Archive pour le Tag 'Dollar'

Guerre monétaire : Trump fait remonter le dollar

Guerre monétaire : Trump fait remonter le dollar

 

Trump  a nettement contredit le secrétaire américain au Trésor qui encourageait la baisse du dollar. Mercredi soir, Steven Mnuchin avait  affirmé qu’un « dollar plus faible » était « bon » pour les Etats-Unis puisqu’il favorise  »le commerce et les opportunités ». Non seulement cette déclaration rompait t avec des décennies de discours américain vantant le « dollar fort », mais elle a immédiatement fait chuter le billet vert, poussant l’euro à la hausse. Du coup, le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a dénoncé jeudi les déclarations du secrétaire américain au Trésor soutenant un dollar faible, qui font craindre le déclenchement d’une guerre monétaire au niveau mondial. Un argument qui a peut-être été entendu par le président américain. En effet, le billet vert s’est nettement renforcé aujourd’hui quand le président américain Donald Trump a assuré qu’il était en faveur d’un « dollar fort », contredisant ainsi directement son secrétaire au Trésor qui la veille avait, en louant le « dollar faible », fortement pesé sur le billet vert. L’euro, qui avait plus tôt dans la journée dépassé pour la première fois depuis 2014 le seuil symbolique des 1,25 dollar, s’est soudainement déprécié quand ces propos ont été rendus publics et est repassé sous la barre des 1,24 dollar.

L’euro baisse encore par rapport au dollar

L’euro baisse encore par rapport au dollar

 

 

Une bonne nouvelle pour les exportations mais une mauvaise pour le prix des imports. L’euro qui valait 1,1604 dollar contre 1,1652 dollar jeudi vers 21H00 GMT, enregistrant sa plus forte baisse hebdomadaire de l’année face au billet vert. Il est tombé vers 15H35 GMT jusqu’à 1,1575 dollar, son niveau le plus faible depuis fin juillet. La monnaie unique perdait également du terrain face à la devise japonaise, à 131,91 yens pour un euro contre 132,83 yens jeudi soir. Le billet vert repartait à la baisse face à la monnaie nippone, à 113,67 yens pour un dollar – après être monté vers 12H25 GMT à 114,45 yens, son niveau le plus fort depuis mi-juillet – contre 114,00 yens la veille. Malgré les ouragans, la croissance économique des Etats-Unis au troisième trimestre s’est établie à 3%, selon une première estimation publiée vendredi. « Alors que toute la demande liée aux ouragans devrait s’accélérer au quatrième trimestre et que la reprise au niveau mondial devient plus synchronisée, de nombreux investisseurs deviennent de plus en plus optimistes sur l’économie américaine », a estimé Omer Esiner de Commonwealth FX. Dans cet environnement, « le billet vert continue d’être soutenu par la perspective d’un relèvement par la Fed de ses taux d’intérêts en décembre pour la troisième fois de l’année et d’éventuellement trois nouvelles hausses l’an prochain, ainsi que par les rumeurs sur le remplacement de l’actuelle présidente de l’institution Janet Yellen à la fin de son mandat en février par un candidat moins prudent », a estimé M. Esiner. Une hausse des taux d’intérêt de la Fed rend le billet vert plus rémunérateur et donc plus attractif pour les investisseurs.

 

Euro : baisse face au dollar

Euro : baisse face au dollar

L’euro baissait face au dollar jeudi dans un marché focalisé sur l’escalade des tensions entre les États-Unis et la Corée du Nord qui poussait les cambistes à privilégier les valeurs refuge. Vers 09H10 GMT (11H10 à Paris), l’euro valait 1,1714 dollar contre 1,1759 dollar mercredi vers 21H00 GMT. La monnaie européenne poursuivait son repli face à la devise nippone, à 128,78 yens pour un euro contre 129,45 yens la veille.

 

Dollar surévalué et euro sous-évalué (FMI)

Dollar  surévalué et euro sous-évalué (FMI) 

Ceux qui estiment que l’euro est déjà trop cher risque de grincer des dents en prenant connaissance du rapport du FMI qui considère qu’au regard des fondamentaux et notamment de la balance des échanges, le dollar est encore surévalué et qu’à l’inverse l’euro, lui, est sous-évalué. Une analyse sans doute objective du FMI mais qui vise sans doute à encourager l’Allemagne a diminué ses excédents et à investir davantage pour relancer l’économie européenne. Pas sûr cependant que l’Allemagne soit très sensible à l’argument car elle s’est toujours accommodée d’une monnaie forte. Dans un rapport annuel d’évaluation de la situation extérieure des principales économies mondiales, en particulier de leur devise et de leurs soldes extérieurs, le FMI constate que les déficits des paiements courants sont de plus en plus concentrés sur un certain nombre de pays, dont les Etats-Unis, et que d’autres affichent des excédents persistants, en particulier la Chine et l’Allemagne. Si le Fonds considère que l’euro est correctement valorisé au niveau de l’ensemble de la zone euro, il estime que son taux de change effectif réel est inférieur de 10% à 20% à ce qu’il devrait être au regard des fondamentaux économiques de l’Allemagne. L’appréciation du dollar au cours des dernières années a résulté de perspectives de croissance plus favorables, de la divergence de politique monétaire avec la zone euro et le Japon et des anticipations de nouvelles mesures de stimulation budgétaire par l’administration Trump, a dit le FMI. L’organisation internationale préconise que les Etats-Unis prennent des initiatives pour diminuer un déficit des comptes courants qui demeure trop important en réduisant le déficit du budget fédéral et en adoptant des réformes structurelles qui améliorent la productivité de l’économie et favorisent une hausse du taux d’épargne. « Il est important de s’attaquer aux déséquilibres parce que s’ils ne sont pas traités de manière appropriée et grâce aux politiques adaptées, nous pourrions en subir le contrecoup sous la forme du protectionnisme », a prévenu le responsable de la division des études du FMI, Luis Cubeddu.

Dollar : encore trop haut

Dollar : encore trop haut

 

 

 

 

L’euro encore en hausse  valait 1,1467 dollar samedi  et devrait encore se renforcer d’après l’indice Big Mac.  En cause, une meilleure santé économique européenne et surtout un bon équilibre de la balance commerciale surtout grâce à l’Allemagne (300 milliards d’excédents annuels pour l’Allemagne et malheureusement 50 milliards de déficits pour la France). En cause aussi les perspectives de resserrement monétaire de la part de la BCE.  De son côté, David Madden, analyste chez CMC Markets, attribuait le regain de vigueur de l’euro « à des données robustes sur l’industrie italienne ». (Mais les indicateurs se redressent aussi dans d’autres pays).  La production industrielle en Italie a augmenté de 0,7% en mai sur un mois, après une baisse de 0,5% en avril, a indiqué mardi l’Institut national des statistiques (Istat). « Dans l’ensemble, avec le basculement des attentes sur la BCE, nous prévoyons à moyen et long terme une hausse de l’euro et une faiblesse du dollar », a estimé Eric Viloria.  Ce que confirme  Le fameux indice Big Mac calculé par le très sérieux hebdomadaire britannique The Economist constitue le moyen le plus sûr de savoir si une monnaie est surévaluée ou sous-valorisée par rapport au dollar. La dernière livraison de cet indice montre que le billet vert est aujourd’hui surévalué par rapport à presque toutes les grandes devises mondiales, exception faite du franc suisse, ainsi que des couronnes norvégienne et danoise. Cet indicateur est basé sur l’idée que, sur le long terme, les niveaux des échanges de devises devraient s’ajuster de sorte que le prix d’un panier constitué des mêmes marchandises tende vers la même valeur. The Economist retient, depuis trente et un ans, le Big Mac, le fameux sandwich, considéré comme le produit universel par excellence. Un Big Mac coûte actuellement 5,30 dollars aux États-Unis mais juste 380 yens (3,36 dollars) au Japon. Le Yen japonais est ainsi, selon cette logique, sous-estimée de 37 % par rapport au dollar. Un Big Mac coûte 3,19 livres en Grande-Bretagne et 3,91 euros dans la zone euro. Cela implique que ces deux monnaies sont sous-évaluées respectivement de 22 et 16 %. . Si l’on se fie à cet indicateur, la baisse du dollar qui se fait sentir depuis le début de l’année n’est pas terminée. La perte de confiance dans la capacité de Donald Trump à faire passer ses réformes économiques aux États-Unis devrait continuer de faire des ravages. L’indice Big Mac suggère en effet que le billet vert pourrait encore baisser de 16 % par rapport à l’euro.

L’euro grimpe encore face au dollar

L’euro grimpe encore face au dollar

 

La valeur de l’euro a progressé de 6 % depuis le début de l’année, un phénomène dû en partie à l’élection de Macron. En cause,  les incertitudes concernant la politique économique des États-Unis voir même l’éventualité d’une destitution de Trump. Aussi un regain de confiance en Europe avec une légère reprise économique. On attend aussi des effets positifs d’une relance européenne sous l’impulsion de Macron et de Merkel. De fait, la hausse de l’euro se traduit mécaniquement par une croissance du pouvoir d’achat  notamment sur produits importés même si cela peut handicaper pour partie les exportations. Pour partie seulement car les intrants (matières premières notamment) bénéficieront aussi de ce changement de parité. À 1,07 dollar la veille du premier tour, la devise européenne s’échange aujourd’hui au-dessus de 1,11 dollar. Des niveaux que l’on avait plus observés depuis novembre et l’élection de Donald Trump.  Après la victoire du candidat républicain, l’euro s’était en effet mis à céder du terrain par rapport au billet vert. De novembre à janvier dernier, il avait progressé de 7% face à l’euro, qui avait fini par atteindre son plus bas niveau depuis 15 ans (1,034 dollar). Mais, clairement, depuis la présidentielle française, la donne a changé sur les marchés. L’arrivée d’un pro-européen à l’Elysée a rassuré les investisseurs, aux yeux desquels la monnaie unique redevient une valeur sûre. « Les investisseurs sont très clairement acheteurs de l’euro face au dollar. Ceci est dû, d’une part, à l’abaissement du risque politique en Europe liée à la présidentielle française et, d’autre part, à l’espoir d’un couple franco-allemand de nouveau fort », explique Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank, qui voit également dans cette poussée de l’euro, un facteur purement macroéconomique. « La zone euro affiche un excédent de ses comptes courants (40 milliards d’euros), c’est-à-dire qu’il y a davantage de flux de capitaux qui y entrent qui n’en sortent. Et mécaniquement, cela renforce l’euro face au dollar ».

Macron fait remonter l’euro face au dollar

Macron fait remonter l’euro face au dollar

 

Grâce à l’effet Macron, L’euro au  plus haut niveau en six mois face au dollar. La  crainte du populisme étant écartée en France en même temps que les craintes de l’éclatement de l’union européenne, la monnaie commune reprend de la vigueur. « Si, dans les faits, M. Macron gagne dimanche la présidentielle française, cela évacuerait le spectre d’une sortie désordonnée de la France à la fois de la monnaie européenne et de l’Union européenne (UE) », a commenté Joe Manimbo de Western Union dans une note. Dans l’immédiat, cette perspective permettait à l’euro d’évoluer au plus haut face au dollar depuis l’élection présidentielle américaine en novembre, qui avait alors donné un coup de fouet au billet vert. « L’euro était aussi porté par de bons chiffres de l’activité du secteur privé à travers la zone euro en avril, notamment en Italie », a relevé Michael Hewson, analyste chez CMC Markets. De son côté, le dollar tentait de résister grâce au soutien que lui avait apporté la veille la Réserve fédérale américaine (Fed).Vers 21H00 GMT (23H00 à Paris), l’euro valait 1,0984 dollar contre 1,0884 dollar mercredi vers la même heure. La devise européenne montait face à la monnaie nippone, à 123,51 yens pour un euro contre 122,77 yens mercredi soir. L’euro « surfe tout simplement sur la vague Macron », a mis en avant David Gilmore de Foreign Exchange Analytics. « Il s’en est bien sorti lors du débat hier (mercredi) soir et je pense que le marché prend pleinement en compte une victoire de M. Macron dimanche », a-t-il continué.

 

Croissance Etats-Unis : production industrielle en baisse, effet dollar ?

Croissance Etats-Unis : production industrielle en baisse, effet dollar ?

 

 

Jusque là les Etats unis ont connu une croissance presqu’ insolente au regard d’autres économies moins favorisées en particulier en Europe. Mais la baisse de la production industrielle en novembre pourrait susciter des inquiétudes. Sans faut-il y voir notamment les premiers effets  effet de l’appréciation du dollar par rapport à la plupart des autres zones géographiques. La croissance économique des États-Unis a accéléré plus que prévu au troisième trimestre, s’établissant à 2,9 %, selon une première estimation publiée par le département du commerce vendredi 28 octobre. Initialement, les analystes tablaient sur 2,5 % pour cette première évaluation du produit intérieur brut (PIB) de l’été.  Au deuxième trimestre de l’année, l’activité de la première économie mondiale n’avait progressé que de 1,4 %. Au premier trimestre, de seulement 0,8 %. Cette croissance de 2,9 % représente le rythme d’expansion le plus fort depuis le troisième trimestre 2014 où le PIB avait progressé de 5 %. Pourtant, les consommateurs ont été plus prudents, puisque les dépenses de consommation, moteur traditionnel de la croissance américaine, ont continué de progresser légèrement (+ 2,1 %) mais à un rythme beaucoup moins fort qu’au trimestre précédent (+ 4,3 %). C’est en fait du côté des entreprises que les investissements ont repris, là où ils étaient en berne depuis trois trimestres (+ 3,1 % au troisième trimestre au lieu de – 7,9 % au deuxième). A baisse de la production industrielle en novembre pourrait porter un coup d’arrêt à cette bonne santé d’économie américaine. La production industrielle a en effet baissé de 0,4% aux Etats-Unis en novembre, a annoncé mercredi la Réserve fédérale, un recul plus marqué qu’anticipé qui s’explique par une forte diminution de l’activité des services aux collectivités et par un accès de faiblesse du secteur manufacturier. La baisse du mois dernier est la plus marquée depuis mars, lorsqu’elle avait atteint 0,9%. La production manufacturière a reculé de 0,1% en novembre, deux fois moins qu’attendu, mais celle des services aux collectivités a chuté de 4,4%, les températures supérieures aux normales pesant sur la demande de chauffage. La production minière, longtemps pénalisée par la faiblesse des cours du pétrole, a augmenté de 1,1%. Le taux d’utilisation des capacités industrielles a reculé à 75,0% contre 75,4% en octobre, alors que le consensus Reuters le donnait à 75,1%.

L’euro se tasse face au dollar

L’euro se tasse  face au dollar

Doucement l’euro glisse vers la parité totale avec le dollar. En cause d’abord le différentiel de croissance dans la zone économique européenne avec les Etats-Unis, de l’ordre d’un point de croissance. En cause aussi de nombreuses incertitudes géo politiques en Grande-Bretagne évidemment (qui n’appartient pas à la zone euro mais  fait encore parti de l’union européenne), en Italie, en Espagne, en Autriche, en France et peut-être en Allemagne. Cette évolution de la parité présente des avantages des inconvénients. La baisse de l’euro favorise les exportations européennes qui retrouvent de la compétitivité. À l’inverse elle renchérit les importations et pourrait à terme faire monter l’inflation. Une inflation qui amputera alors le pouvoir d’achat des ménages et la croissance ; croissance  qui repose pour les deux tiers sur cette consommation intérieure. Pour l’instant heureusement l’inflation est négligeable en raison de la faiblesse de la demande. L’euro baissait vendredi face au dollar, comme si des inquiétudes sur le secteur bancaire italien venaient plomber une monnaie unique déjà lourdement affectée la veille par une décision jugée défavorable de la Banque centrale européenne (BCE). Vers 19H00 à Paris, l’euro valait 1,0548 dollar contre 1,0612 dollar jeudi vers 22H00 GMT. La monnaie européenne montait face à la monnaie nippone, à 121,55 yens contre 120,93 yens jeudi soir. Le dollar avançait fortement face à la devise japonaise à 115,24 yens -après avoir monté à 115,37 yens, au plus haut depuis 10 mois-, contre 113,95 yens la veille au soir. « L’un des facteurs négatifs pour l’euro, c’est qu’il y a des rumeurs selon lesquelles la BCE a rejeté une demande de délai de la part de la banque Monte dei Paschi di Siena (BMPS) en Italie », a rapporté Omer Esiner, de Commonwealth Foreign Exchange.

 

 

Baisse de l’euro face au dollar

Baisse de l’euro face au dollar

Deux facteurs explicatifs à la baisse de l’euro d’abord les turbulences provoquées par la décision du maire de Londres de se rallier au Brexit ensuite aussi le net tassement de l’économie européenne par rapport aux prévisions. .  L’indice composite des directeurs d’achats (PMI) — qui intègre le secteur manufacturier et celui des services — est ressorti à 52,7 ce mois-ci dans sa version préliminaire, à son plus bas niveau en 13 mois, contre 53,6 en janvier. Selon un consensus établi par Reuters, les économistes attendaient en moyenne 53,3. « La forte baisse en février de l’indice PMI composite de la zone euro soutient notre conviction que la reprise économique de la région pourrait bien avoir ralenti au premier trimestre. La BCE devra renforcer son soutien via la politique monétaire le mois prochain », souligne Jessica Hinds chez Capital Economics. Les économistes interrogés par Reuters récemment estimaient à 50% la probabilité de voir la BCE augmenter en mars le montant de son programme de rachat d’actifs, actuellement à 60 milliards par mois, et une nouvelle baisse du taux de dépôt est considérée comme étant presque acquise. La croissance du secteur privé a ralenti en Allemagne pour le deuxième mois de suite, freinée notamment par les exportations qui ont souffert du ralentissement mondial. En France, l’activité s’est contractée pour la première fois en plus d’un an. Les responsables de politique monétaire noteront également la faiblesse du sous-indice PMI de la production de la zone euro, qui est tombé à un creux d’un an à 48,6 contre 48,9 en janvier, s’enfonçant un peu plus sous la barre des 50 points qui marque la frontière entre la croissance et la contraction. L’inflation s’inscrit tout juste à 0,4% en janvier, selon les statistiques officielles, très loin du taux légèrement inférieur à 2% visé par la BCE.  L’indice PMI du secteur dominant des services en zone euro, qui était attendu à 53,3 contre 53,6 en janvier, est tombé à un plus bas de 13 mois de 53,0. Celui du secteur manufacturier, attendu à 52,0 points, a reculé à 51,0, son plus bas niveau depuis un an, contre 52,3 en janvier. Il s’est retrouvé en dessous de l’estimation la plus pessimiste des économistes interrogés par Reuters L’euro a chuté fortement lundi face au dollar, après des chiffres préoccupants sur l’activité économique européenne, dans un marché des changes dominé par une chute de la livre britannique sur fond de crainte sur une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE). L’euro a chuté fortement lundi face au dollar, après des chiffres préoccupants sur l’activité économique européenne, dans un marché des changes dominé par une chute de la livre britannique sur fond de crainte sur une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE).
Vers 22H00 GMT (23H00 à Paris), l’euro valait 1,1029 dollar contre 1,1131 dollar vendredi vers la même heure. La monnaie européenne baissait nettement face à la devise nippone, à 124,52 yens – après avoir atteint 124,38 yens, son plus bas niveau depuis début avril 2013 – contre 125,36 yens vendredi soir.

L’euro baisse face au dollar

L’euro baisse face au dollar

 

Progressivement l’euro se rapproche de la parité parfaite avec le dollar. En cause surtout l’atonie de la croissance européenne qui pourrait bien en 2016 ne pas dépasser le niveau d’activité de 2015 comme en témoigne la tendance constatée en décembre. En clair, le différentiel de croissance entre les États-Unis et la zone euro pourrait être encore de l’ordre  1 % en 2016. La baisse de l’euro découle aussi de politiques monétaires pour l’instant différentes. La FED  en effet affirme toujours vouloir un nouveau augmenter ses taux ;  à l’inverse le président de la banque centrale européenne, Mario draghi, a annoncé une possible nouvelle diminution des taux à partir de mars. Ceci étant,  il n’est pas du tout certain que la banque centrale des États-Unis procède durablement à un relèvement des taux en raison de la dégradation de l’activité internationale. En outre le renchérissement du dollar par rapport à l’euro mais aussi à d’autres monnaies comme le yen  japonais ou le Yuan chinois mécaniquement pèse sur la compétitivité américaine.

L’euro à parité avec le dollar

Leuro à parité avec le dollar

Conséquence de la politique accommodante de la BCE l’euro ne vaut plus qu’environ un dollar et a ainsi perdu un quart de sa valeur en un an. Le différentiel de parité découle aussi de la différence de croissance entre les deux zones concernées par ces monnaies. La zone euro est en effet engluée dans la croissance molle alors que les États-Unis connaissent toujours une solide croissance. En outre la BCE va encore accroître le volume de ses rachats d’actifs et encore assouplir sa politique monétaire tandis que la Fed va sans doute annoncer un relèvement de ses taux d’intérêt. La monnaie unique est donc  tombée cette semaine à pratiquement un dollar (environ 1,06 dollar ce matin). C’est le résultat du choc entre les politiques monétaires menées des deux cotés de l’Atlantique. La Banque centrale européenne (BCE) tient à partir d’aujourd’hui et jusqu’à jeudi une réunion de politique monétaire. Et, de nombreux analystes s’attendent à ce qu’elle annonce de nouvelles mesures de relance. Elle injecte ainsi, chaque mois 60 milliards de dollars sur les marchés, ce qui a pour effet d’affaiblir l’euro face aux grandes devises de référence mondiales, dollar en tête. En face, la Fed américaine fait le chemin inverse. Après avoir déjà rangé la planche à billet, elle s’apprête à relever ses taux. Mieux rémunéré et plus rare, le dollar grimpe par rapport aux autres devises et notamment par rapport à l’euro.

Dollar trop faible ?

Dollar trop fort ?

 

 

Il est clair qu’on est entré dans une phase de guerre des monnaies avec par exemple la Chine qui dévalue et le dollar qui monte et surtout partout la baisse des taux. La hausse de près de 20% du dollar depuis l’été 2014 pèse en effet sur les exportations des Etats-Unis et les profits des entreprises américaines, freinant la reprise économique outre-Atlantique. Elle affecte aussi les économies émergentes en contribuant à l’effondrement des prix des matières premières et en accroissant le poids de leur dette libellée dans la devise américaine. La Réserve fédérale, elle-même, s’en est inquiétée faisant référence aux effets de l’appréciation du taux de change sur l’économie pour justifier le mois dernier sa décision de reporter la hausse de ses taux directeurs. La question pourrait bien se retrouver à nouveau au cœur des discussions lors de la réunion de son comité de politique monétaire cette semaine. Un affaiblissement du dollar semble toutefois difficile à envisager alors que les autres grandes banques centrales poursuivent leur politique ultra-accommodante quand elles ne s’inquiètent pas ouvertement de l’appréciation de leur monnaie.  Les prévisionnistes anticipent dans leur grande majorité une dépréciation du dollar contre les autres monnaies de réserve à l’horizon des douze prochains mois.  Pour Willem Buiter, chef économiste de Citi et ancien responsable monétaire à la Banque d’Angleterre, un dollar plus faible permettrait de conjurer le risque d’un retour en récession ou d’une période prolongée de croissance inférieure au potentiel de l’économie mondiale. Les économistes de Deutsche Bank estiment que le commerce extérieur amputera la croissance du produit intérieur brut américain de 0,7 point de pourcentage cette année, contre une contribution négative de 0,5 point attendue en janvier. Autre conséquence négative : Le ralentissement de la croissance dans les économies émergentes est déjà largement à l’œuvre. La Banque mondiale, qui s’attendait en janvier à ce que leur croissance atteigne 4,8% cette année, a abaissé cette prévision à 4,4% six mois plus tard. Malgré la prudence manifestée par la Réserve fédérale sur le relèvement de ses taux directeurs, les politiques monétaires ultra-accommodantes poursuivies par les autres grandes banques centrales poussent le dollar à la hausse.

La monnaie chinoise pour remplacer le dollar ?

La monnaie chinoise pour remplacer le dollar ?

 

Au-delà de la dévaluation de la monnaie chinoise, il faut prendre en compte la nouvelle politique monétaire. En fait la Chine progressivement laisse sa monnaie flotter pour faciliter les ajustements de sa valeur aux fondamentaux économiques. Dans un premier temps l’objectif est de rejoindre le panier des monnaies retenues par le FMI. La monnaie chinoise aurait donc un statut de grande monnaie internationale. Mais au-delà compte tenu de la puissance économique du pays, il s’agit un jour d’imposer le yuan  à la place du dollar. Une hypothèse possible compte tenu du poids de la Chine dans les échanges internationaux. Il ne s’agit donc pas pour les autorités chinoises d’une concession en matière de politique de change mais d’une stratégie pour s’imposer au plan monétaire mondial  L’évolution récente de la politique de change de la Chine devrait conduire la République populaire « très près » d’un régime de change flottant, a estimé vendredi un haut responsable du Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport sur l’économie chinoise.  Le nouveau système mis en place par Pékin devrait en théorie permettre à la valeur du yuan de varier de jusqu’à 10% par semaine et d’atteindre un niveau susceptible d’être fixé par les marchés, a dit Markus Rodlauer, le chef de mission du FMI pour la Chine.  Les autorités chinoises devraient rester actives sur le marché des changes, a-t-il ajouté, mais « cela pose les bases d’une flexibilité accrue ».   »Nous ne nous attendons pas à un régime de change flottant dès demain. Nous nous attendons au maintien d’un régime administré. Mais nous espérons que cela va progressivement conduire à une flexibilité accrue et au flottement d’ici deux ou trois ans », a-t-il dit. Même en prenant en compte la baisse de la valeur du yuan qui a suivi l’entrée en vigueur du nouveau système, le FMI estime que la monnaie chinoise n’est plus sous-évaluée, a poursuivi Markus Rodlauer, un jugement important car la question de la valeur relative du yuan est un facteur clé des relations en la Chine et les Etats-Unis.  Les déclarations de Markus Rodlauer accompagnent le rapport annuel du FMI sur l’économie chinoise, une revue achevée avant l’annonce de la mise en place de la nouvelle politique de change mardi.  Dans son rapport, le FMI estime que la Chine devrait laisser son économie continuer de ralentir au cours de l’année à venir, et se préparer à un ralentissement de sa croissance à moyen terme.  Pour le Fonds, les autorités de Pékin doivent « calibrer » leurs politiques, notamment leur politique budgétaire, dans la perspective d’une croissance de 6% par an l’année prochaine, contre 6,8% attendu pour cette année, des chiffres à comparer à un rythme de plus de 10% par an avant la crise financière de 2007. « La Chine est en train d’évoluer vers une nouvelle norme, avec une croissance certes plus lente mais aussi plus saine et plus durable », explique le FMI dans son rapport.

 

Euro-dollar : vers la parité

Euro-dollar : vers la parité

On va vers la parité Un euro –un dollar sous l’effet de l’atonie de la croissance, de l’endettement européen et de la vraisemblable remontée des taux aux Etats –Unis. En un an l’euro est passé de 1.37 à 10.5 (ce matin 1,09). En faiat une  dévaluation lente encouragée par le déversement de liquidités de la banque centrale européenne. Heureusement l’inflation mondiale est très modérée ce qui ne renchérit pas trop les importations en Europe et ce qui favorise au contraire les exportations dans un environnement mondial assez déprimé. Le phénomène pourraiat s’accélérer avec la possible remontée des taux que pourrait décider la FED avant le fin de l’année.  Le baromètre que va suivre la FED pour vraiment choisir le meilleur timing pour sa hausse de taux, le niveau des salaires. Janet Yellen constate des signes plutôt intéressants à ce niveau mais qui méritent d’être confirmés, d’autant que sur la période mai-juin l’inflation salariale est vraiment minime, dans un contexte de stabilité des prix.  Donc des signes plutôt positifs, doublés d’observations plutôt rassurantes autour de l’impact escompté des turbulences de marché en Chine, ou de la crise grecque sur l’Economie américaine, certes regardées de très près par la FED, mais pas de nature à enrayer la croissance du pays. Enfin la problématique du dollar trop fort ne semble pas non plus trop inquiéter la Réserve Fédérale, les entreprises américaine semblant s’être bien adaptées ces derniers mois, il faudra sans doute plus de précisions à ce sujet pour se faire une idée, et la vague actuelle de résultats trimestriels sera un excellent baromètre à ce niveau. Malgré tout, Janet Yellen encore une fois se donne toute la marge de manœuvre pour agir, et suffisamment de souplesse pour arriver au meilleur timing, puisque politiquement la patronne de la FED doit agir pour s’adapter aux fondamentaux de l’économie américaine.  Mais encore une fois la fenêtre de tir est mince… ce qui fait que les marchés travaillent sur une hypothèse de hausse de taux qui interviendrait soit en octobre, soit en décembre, avec une majorité pour la dernière option.  Ce qui explique que le mouvement coordonné « Hausse du Dollar/Baisse de l’Euro » a repris, sans être encore trop violent, après la pause de mai-juin. Depuis un peu plus d’un an, on est passé d’1,37 à 1,05 au plus bas. Les cambistes qui parient sur un retour à la parité entre les deux monnaies vont pouvoir jouer à nouveau leur scénario, certains comme Goldman Sachs ou Deutsche Bank prévoyant avant la crise grecque 1,05 ou même 0,95 à la fin de l’année-début de l’année prochaine.

 

L’euro baisse encore face au dollar

L’euro baisse encore face  dollar

D’uen certaine manière les prévisions de Goldman Sachs de début d’année qui avaient surpris à l’époque semblent  se réaliser. On s’oriente progressivement vers la parité euro- dollar et en 2015 l’euro pourrait passer en dessous  du dollar.   Le dollar a en effet atteint lundi son meilleur niveau depuis un mois  euro ; face à un panier de devises, aidé par les chiffres américains de l l’euro pourrait passer en dessous du dollar. L’indice dollar, qui mesure le niveau du billet vert face à d’autres grandes devises, progressait de 0,3% en fin de journée, à 96,475, mais dans des échanges calmes du fait de la fermeture des marchés à Londres et aux Etats-Unis.  L’euro a reculé à un plus bas d’un mois de 1,0959, plombé par les inquiétudes sur la dette grecque et aussi par la percée des partis anti-austérité aux élections municipales et régionales de dimanche en Espagne. La devise européenne se traitait à 1,0974 en fin de journée, en repli de 0,4% sur la séance. Face au yen, le dollar rebondissait à 121,78, près d’un plus haut de deux mois, dans le sillage du rendement de l’emprunt du Trésor américain à 10 ans. La monnaie américaine se rapproche ainsi du seuil de 122,04 qui représenterait un pic de huit ans contre le yen. L’indice d’inflation hors énergie et alimentation, le « CPI core », a augmenté de 0,3% aux Etats-Unis en avril, sa plus forte hausse depuis 2013, selon les chiffres publiés vendredi par le département du Travail. Le même jour, Janet Yellen a évoqué un probable relèvement des taux cette année, jugeant l’économie américaine mûre pour un rebond après son accès de faiblesse du début d’année. « Le franchissement du seuil des 122,04 yens dépendra des indicateurs américains à venir », estime Junichi Ishikawa, analyste chez IG Securities à Tokyo. « Une hausse de taux en juin ne semble plus envisageable mais des indicateurs vigoureux, à la suite du CPI, renforceraient l’espoir de voir la Fed préciser son calendrier de remontée des taux lors de sa réunion de juin ». Une hausse des taux serait la première décidée par la banque centrale américaine depuis près de 10 ans, la dernière remontant à juin 2006.  Le dollar a atteint lundi son meilleur niveau depuis un mois face à un panier de devises, aidé par les chiffres américains de l’inflation qui confortent les anticipations d’une première hausse des taux de la Réserve fédérale dans le courant de 2015, comme s’y attend sa présidente Janet Yellen. L’indice dollar, qui mesure le niveau du billet vert face à d’autres grandes devises, progressait de 0,3% en fin de journée, à 96,475, mais dans des échanges calmes du fait de la fermeture des marchés à Londres et aux Etats-Unis.  L’euro a reculé à un plus bas d’un mois de 1,0959, plombé par les inquiétudes sur la dette grecque et aussi par la percée des partis anti-austérité aux élections municipales et régionales de dimanche en Espagne. La devise européenne se traitait à 1,0974 en fin de journée, en repli de 0,4% sur la séance. Face au yen, le dollar rebondissait à 121,78, près d’un plus haut de deux mois, dans le sillage du rendement de l’emprunt du Trésor américain à 10 ans. La monnaie américaine se rapproche ainsi du seuil de 122,04 qui représenterait un pic de huit ans contre le yen.

L’euro à 0.95 dollar en 2015 ( Goldman Sachs)

L’euro à 0.95 dollar en 2015 ( Goldman Sachs)

 

L’Euro à 0.95 dollars c’est le pronostic de Goldman Sachs qui pourraiat bien être justifié car le différentiel de croissance (2,7% aux Etats-Unis en 2015, pour 1.5% en Europe) aussi par le relèvements des taux américains qui va drainer les flux financiers °. De toute manière en l’état des résultats  de la croissance  l’euro était surévalué. En outre l’euro souffre des disparités économiques de la zone. Ainsi l’euro devrait valoir autour de 1.5 dollars en Allemagne ou en Autriche, autour de 0.95 dollar pour la France et environ 0.60 dollar pour la Grèce. La prévision de Goldman Sachs encore hypothétique pourrait cependant se réaliser si la zone euro s’enlise dans la croissance molle pendant encore plusieurs années. Cette prévision de Goldman Sachs est la plus sévère de tous les établissements financiers. La banque américaine estime qu’un euro vaudra 95 cents dans les 12 mois.  Goldman Sachs a revu ses estimations à la baisse. Il considère désormais que l’euro va rapidement enfoncer très rapidement le seuil de la parité face au dollar américain. Et ce, dans l’espace d’un an, pour inscrire un nouveau plus bas record d’ici la fin 2017. Goldman Sachs voit ainsi l’euro à 95 cents dans les 12 mois, au lieu de 1,08 dollar anticipé dans les prévisions de fin janvier. La monnaie unique européenne passera à 85 cents d’ici la fin 2016 et à 80 cents à la fin de l’année 2017, selon l’établissement financier. La prévision de la banque d’investissement américaine est dorénavant la plus sévère pour la monnaie unique, parmi les établissements financiers, et tombe à la fin d’une semaine au cours de laquelle la Banque centrale européenne (BCE) a lancé son programme d’assouplissement quantitatif (QE) et plusieurs banques ont sabré leurs projections pour la monnaie unique.

 

L’euro à 0.80 dollar en 2017 ( Goldman Sachs)

L’euro à 0.80 dollar en 2017 ( Goldman Sachs)

 

L’Euro plonge, il va rapidement atteindre 1 dollar. Mais certains comme Goldman Sachs envidage une baisse encore plus importante d’ici 2017 : à 0.80 dollar. En cause d’abord la bonne santé des Etats-Unis à l’inverse de l’atonie de la croissance européenne. Aussi la politique maintenant très accommandante de la BCE qui a décidé nettement de racheter des actifs d’Etat. Bref de faire tourner la planche à billets . ( comme lavait fait la FED)°. De toute manière en l’état des résultats  de la croissance  l’euro était surévalué. En outre l’euro souffre des disparités économiques de la zone. Ainsi l’euro devrait valoir autour de 1.5 dollars en Allemagne ou en Autriche, autour de 0.95 dollar pour la France et environ 0.60 dollar pour la Grèce. La prévision de Goldman Sachs encore hypothétique pourrait cependant se réaliser si la zone euro s’enlise dans la croissance molle pendant encore plusieurs années. Cette prévision de Goldman Sachs est la plus sévère de tous les établissements financiers. La banque américaine estime qu’un euro vaudra 95 cents dans les 12 mois.  Goldman Sachs a revu ses estimations à la baisse. Il considère désormais que l’euro va rapidement enfoncer très rapidement le seuil de la parité face au dollar américain. Et ce, dans l’espace d’un an, pour inscrire un nouveau plus bas record d’ici la fin 2017. Goldman Sachs voit ainsi l’euro à 95 cents dans les 12 mois, au lieu de 1,08 dollar anticipé dans les prévisions de fin janvier. La monnaie unique européenne passera à 85 cents d’ici la fin 2016 et à 80 cents à la fin de l’année 2017, selon l’établissement financier. La prévision de la banque d’investissement américaine est dorénavant la plus sévère pour la monnaie unique, parmi les établissements financiers, et tombe à la fin d’une semaine au cours de laquelle la Banque centrale européenne (BCE) a lancé son programme d’assouplissement quantitatif (QE) et plusieurs banques ont sabré leurs projections pour la monnaie unique. Pour rappel, l’euro a touché cette semaine un pic de 12 ans à 1,0494 dollar. Son plus bas  de 82,25 cents, a été atteint en octobre 2000. A 12h20, l’euro valait 1,0589 dollar

Nouvelle baisse de l’euro, vers les 1 dollar ?

Nouvelle baisse de l’euro, vers les 1 dollar ?

 

Bonne et mauvaise nouvelle avec la baisse de l’euro. Bonne nouvelle car  cela redonne de la compétitivité aux exportations, à l’inverse les importations voient leurs prix augmenter. Heureusement l’  inflation reste plus que sage puisque pratiquement nulle en France. L’euro tombait vendredi sous de nouveaux seuils face à un dollar. Vers 19H00 GMT (20H00 à Paris), la monnaie unique européenne valait 1,0855 dollar.  Vers 18H30 GMT, la monnaie européenne atteignait même 1,0842 dollar, soit un nouveau plus bas en 11 ans et demi. L’euro évoluait encore autour de 1,12 dollar en début de semaine. En mai l’euro était encore à 1.40 dollars ,il pourraiat revenir à 1 dollar dans les semaines à venir.  Plusieurs facteurs explicatifs. Il y a d’abord la situation économique de l’Europe moins dynamique qu’ailleurs, aussi les  inquiétudes sur la Grèce. Une autre crainte provient de la  progression des prix qui ralentit sans cesse en zone euro et fait craindre un passage en situation de déflation ; enfin, des spéculations sur les  de rachats massifs d’actifs – y compris de dettes des États – par la Banque centrale européenne. D’ une certaine  manière l’euro était surévalué et constituait un handicap pour la compétitivité de l’Europe. Cependant la monnaie unique qui a des avantages présente aussi des inconvénients compte tenu de la disparité des structures économiques. L’euro devrait valoir autour de 1.40 dollars en Allemagne et en Autriche, 0.70 en Grèce et environ  dollar en France.

Zone euro : Croissance à 1.5% en 2015 et un euro à 1 dollar ?

Zone euro : Croissance à 1.5% en 2015 et un euro à 1 dollar ?

 

 

La politique accommodante de la BCE semble porter ses fruits ( y compris depuis son annonce puisque le rachat d’actifs ne commencera que le 9 janvier). D’abord l’euro s’affaiblit encre nettement par rapport au dollar ( aujourd’hui autour de 1.09) , on va doucement vers 1 dollar ; d’où un regain de compétitivité pour les entreprises à l’export ( inversement un renchérissement des imports), heureusement le pétrole reste sage malgré une petite remontée. Grâce à cette politique accommandante l’accès au crédit est facilité tant pour le entreprises que pour les ménages et on sent par exemple un frémissement dans la consommation des ménages et les commandes des entreprises. Du coup la BCE revoit à la hausse ses prévisions 1.5% pour la croissance du PIB au lieu de 1%  en 2015 ( 1.9 en 2016 et 2.1 en 2017).  Ce n’ est pas encore le Pérou mais si ce chiffre est effectivement atteints ce pourrait être l’amorce de inversion du chômage.  Au-delà des modalités techniques, Mario Drag hi s’est félicité qu’avant même son lancement effectif l’assouplissement quantitatif (quantitative easing, QE) porte ses fruits. «Nous avons déjà vu un certain nombre d’effets positifs de ces décisions de politique monétaire», a-t-il noté. En particulier «les conditions d’emprunts des entreprises et des ménages se sont considérablement améliorées», a-t-il dit. Il entend démontrer ainsi que le QE aura un impact favorable sur l’économie réelle et pas seulement sur les marchés financiers. Il a d’ailleurs insisté sur l’objectif de ces achats de titres de dettes souveraines, qui est de tuer dans l’œuf les risques de déflation. «Il est prévu qu’ils seront conduits jusqu’à ce que nous constations un ajustement durable de la trajectoire de l’inflation qui soit cohérent avec notre objectif d’atteindre des taux d’inflation inférieurs mais proches de 2 % à moyen terme.». la BCE estime que la hausse des prix à la consommation de la zone euro sera de zéro en 2015, 1,5 % en 2016 et 1,8 % en 2017. Ces nouveaux chiffres d’inflation ont été revus à la baisse par rapport à décembre 2014 pour l’année en cours, du fait de la chute du pétrole, et en légère hausse pour 2016.

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