Archive pour le Tag 'djihadistes'

Djihadistes : Pour un jugement en France ?

Djihadistes : Pour un jugement en France ?

 

Avocats de plusieurs familles de djihadistes français détenus dans les prisons syriennes depuis la chute de l’organisation Etat islamique, Robin Binsard et Guillaume Martine, avocats,  estiment, dans une tribune au « Monde », que ces hommes, et pas seulement les femmes et les enfants, doivent être rapatriés et jugés en France.

 

Un point de vue qui peut faire débat sauf pour les enfants et les femmes non  impliquées. Une prise de position d’avocats qu’on peut comprendre. Il n’en reste pas moins que les intéressés ont pris le risque de se mettre hors-la-loi dans les pays où ils ont servi le terrorisme. Et la justice dans ces pays est évidemment moins conciliante en général que celle de la France NDLR

 

Le 5 juillet, le ministère des affaires étrangères a annoncé le rapatriement de seize femmes et trente-cinq enfants des camps syriens vers la France. Pour les proches, c’est, bien sûr, un soulagement, certainement mêlé d’inquiétude, car s’ouvre désormais le temps d’une reconstruction incertaine pour ces jeunes, qui ont passé l’essentiel de leur existence dans des camps de réfugiés, et sans doute celui d’une réponse judiciaire pour les femmes concernées. Ainsi, le gouvernement français a décidé d’opérer un tournant – qui reste cependant à confirmer – de sa politique en la matière. Il semble désormais vouloir se conformer aux préconisations de nombres d’ONG et d’associations, largement relayées ces derniers mois en Europe, en particulier depuis la condamnation de la France par le Comité des droits de l’enfant des Nations unies, en date du 24 février. Il demeure pourtant un angle mort dans le débat public autour de la situation des ressortissants français retenus dans les camps syriens : celui du sort des hommes.

Bien sûr, la situation des enfants, âgés de 3 ou 4 ans, vivant depuis des années dans des conditions humanitaires déplorables en plein désert syrien, soulève légitimement les plus grandes inquiétudes et les plus fermes indignations. Naturellement, le sort de leurs mères, que l’on ne saurait séparer de leurs enfants, préoccupe à juste titre. Mais s’agissant de ces hommes, qui ont choisi de rejoindre la Syrie et le territoire contrôlé par l’organisation Etat islamique, et qui se sont retrouvés retranchés, pour certains contre leur gré, dans ses derniers bastions, un silence épais s’est installé, tant la dénonciation de la situation qui leur est faite est moralement moins aisée. Elle n’en est pas pour autant moins préoccupante.

Au printemps 2019, après la chute du dernier bastion de l’organisation Etat islamique à Baghouz, la liste de ces quelques dizaines d’hommes de nationalité française qui furent faits prisonniers avait été dressée, et leur rapatriement en France, afin d’y être jugés, semblait se préparer. Puis, soudainement, le gouvernement français a changé de doctrine : ces hommes devaient finalement rester en Syrie, afin d’être jugés sur place, ou en Irak, pour les crimes qu’ils avaient commis dans la région. Et l’on se désintéressa ainsi aussitôt de leur sort, la conscience tranquille.

Pourtant, dès juin 2019, au terme de procès expéditifs, onze ressortissants français ont été condamnés à la peine de mort. Sous la pression de la France, cette peine n’a toujours pas été exécutée, et ces hommes se trouvent encore à ce jour dans le couloir de la mort. Hormis cette sinistre exception, aucun autre de ces hommes actuellement détenus dans les prisons syriennes n’a fait l’objet d’une procédure judiciaire. Plus de trois ans après la chute de l’organisation Etat islamique, la fable selon laquelle ces hommes seraient jugés sur place, dans le cadre d’un procès équitable, a fait long feu : entassés par dizaines dans la prison de Hassaké, sans accès à un juge ou à un avocat, ces hommes se retrouvent abandonnés par les autorités locales et le gouvernement français.

Mali : cent djihadistes tués

Mali : cent  djihadistes tués

 

 

Un peu ridiculisées depuis plusieurs semaines, les forces maliennes et la force Barkhane ont  réagi avec une grosse opération militaire qui a fait une centaine de morts chez les djihadistes . Une opération qui pourrait préfigurer la future stratégie. En effet la force Barkhane est parfois contestée au Mali comme en France. Du coup, la mission de sécurité courante pourrait être abandonnée au profit d’opérations militaires d’envergure moins coûteuse en hommes. Le président de la république a d’ailleurs annoncé une réduction des troupes françaises affectées à la force Barkhane.

“Une centaine de terroristes neutralisés, une vingtaine capturés et plusieurs motos et matériels de guerre saisis, c’est le bilan d’une grande opération dénommée “Eclipse”. Elle a été planifiée et exécutée du 02 au 20 janvier 2021 par les FAMa et la force Barkhane”, dit l’armée malienne dans un communiqué diffusé sur son site internet.

“Cette opération avait pour but de bouter l’ennemi hors de ses zones de refuge. Elle a concerné les localités de Serma, Boulkessi, Foulssaret et Doni”, ajoute l’armée malienne.

Mali : encore une dizaine de djihadistes éliminés par la force Barkhane

Mali : encore une dizaine de djihadistes  éliminés par la force Barkhane

 

Très récemment la force Barkhane a détruit une cinquantaine de Jihadistes au moment même où le gouvernement militaire malien engageait des négociations avec les terroristes. Des négociations condamnées par la France. Cette fois, l’armée française a tué encore une dizaine de djihadistes et en a capturé deux autres vendredi soir au cours d’une opération aéroportée précédée d’une frappe de drone, a annoncé samedi l’état-major des armées.

L’opération, qui a impliqué un drone Reaper de l’armée de l’air française, cinq hélicoptères et une trentaine de commandos au sol, s’est déroulée dans le Gourma malien, dans la région dite des “trois frontières”, à environ 90 km au sud de Gao.

Elle a visé un regroupement de combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), lié à Al Qaïda, précise l’état-major. Une vingtaine de motos et des armes ont été saisies.

Mali : 50 djihadistes tués par Barkhane

Mali : 50 djihadistes tués par Barkhane

 

Ce n’est sans doute pas par hasard si la force par Barkhane  a éliminé 50 djihadises précisément au moment où la junte militaire du Mali engage des négociations avec les islamistes contre la volonté de la France.

Ce n’est sans doute pas non plus par hasard si la ministre des armées a donné une certaine publicité à cette opération de maintien de l’ordre “Je voudrais révéler une opération de grande importance qui a été menée le 30 octobre au Mali par la force Barkhane et qui a permis de neutraliser plus de 50 djihadistes soit l’équivalent d’une katiba (brigade)”, a déclaré la ministre.

“Cette opération (…) porte un coup significatif à un groupe terroriste affilié à Al Qaïda, une katiba “Ansaro Islam” qui opère dans la région de Boulkessi près de la frontière avec le Burkina”, a-t-elle précisé.

La ministre de l’armée a cependant pris des précautions oratoires pour ne pas heurter la sensibilité des militaires maliens un peu pris à revers par la force Brakhane.

“Sur le terrain, les résultats opérationnels sont réels (…). Nous sommes déterminés à continuer à travailler avec nos amis maliens pour achever la lutte qui nous unit depuis des années contre les groupes terroristes”, a-t-elle poursuivi.

Mali : Une centaine de djihadistes libérés contre Sophie Pétronin

Mali : Une centaine de djihadistes libérés contre  Sophie Pétronin

 

Plus d’une centaine de djihadistes condamnés ou présumés ont été libérés au Mali au cours du week-end dans le cadre de négociations pour la libération de Soumaïla Cissé et de la Française Sophie Pétronin.

 

 

. «Dans le cadre de négociations pour obtenir la libération de Soumaïla Cissé et de Sophie Pétronin, plus d’une centaine de prisonniers djihadistes ont été libérés ce week-end sur le territoire malien», a déclaré à l’AFP un responsable de la médiation avec les rebelles au Mali, Un responsable des services de sécurité maliens a confirmé ces informations. Les prisonniers ont été relâchés dans le secteur de Niono (centre) et dans la région de Tessalit (nord) vers où ils ont été acheminés par avion, a-t-il précisé.

Sophie Pétronin, 75 ans aujourd’hui, a été enlevée le 24 décembre 2016 par des hommes armés à Gao (nord du Mali), où elle vivait et dirigeait depuis des années une organisation d’aide à l’enfance. Elle est apparue dans des vidéos diffusées en 2017 et 2018 par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al-Qaïda. La dernière où on la voit, publiée mi-juin 2018, la montre très fatiguée, le visage émacié, en appelant au président français Emmanuel Macron.

Soumaïla Cissé, 70 ans, ancien chef de l’opposition parlementaire et deuxième à trois reprises de l’élection présidentielle, a été kidnappé quant à lui le 25 mars alors qu’il était en campagne législative dans la région de Tombouctou (nord-ouest). À défaut de preuve formelle, les soupçons pèsent sur le groupe djihadiste d’Amadou Koufa, actif dans le centre du Mali et affilié à Al-Qaïda.

 

Retour de djihadistes : Macron pas vraiment rassurant

Retour de djihadistes : pas vraiment rassurant

 

 

Le flou et l’attentisme dominent  les propos du gouvernement depuis la décision des Etats –Unis de quitter la Syrie. C’est vrai à propos de la diplomatie française complètement inopérante et pour cause : on prend soudain conscience que la participation française aux forces de l’alliance contre les terroristes est très marginale. Sans les américains, les forces françaises n’existent pas. La France ne peut jouer aucun rôle pour empêcher la Turquie de massacrer les kurdes. « Nous n’enverrons plus d’armes à la Turquie » la seule décision prise par la France vis-à-vis de la Turquie qui évidemment sait comment s’approvisionner autrement y compris en arme française. Même embarras vis-à-vis des djihadistes qui pourraient revenir en France. 12.000 combattants djihadistes seraient détenus, dont 2.500 à 3.000 étrangers, Parmi eux quelques dizaines seulement de Français ?

-Emmanuel Macron a toutefois déclaré  qu’il n’y avait pas d’inquiétude particulière à avoir à ce sujet. “Il ne faut pas inquiéter la population française avec parfois des propos rapides”.

“Ils peuvent s’ils s’échappent décider de recombattre et dans ces cas-là, il nous faudra prendre notre responsabilité en tant que coalition internationale pour stopper toute résurgence de Daech”, a-t-il ajouté à l’issue d’un conseil des ministres franco-allemand.

“Si certains rejoignent le sol irakien (…), ils pourront être judiciarisés, ce qui est déjà le cas de plusieurs de nos ressortissants (…). Si certains voulaient rejoindre la France, ils n’ont d’autre choix que de passer par la Turquie où nous avons un protocole qui conduit les autorités turques à signaler ces personnes qui sont à chaque fois prises en charge à leur arrivée sur le sol français, emprisonnées et judiciarisées”.

“C’est un sujet que nous suivons de très près et je veux rassurer chacune et chacun : il n’est pas question de voir d’un seul coup ces combattants arriver sur le sol français comme ça par miracle». Comme si les djihadistes avaient l’habitude d’utiliser les réseaux classiques de transport ! En clair, cela signifie que le gouvernement espère que les djihadistes français seront jugés au levant. Quant aux accords conclus avec des pays en décomposition et en guerre, ils sont bien relatifs.

Les autorités kurdes ont annoncé dimanche la fuite de près de 800 proches de djihadistes étrangers de l’organisation Etat islamique (EI) du camp de déplacés d’Aïn Issa du nord de la Syrie, à proximité des combats qui opposent forces kurdes et pro-turques.

Selon les autorités françaises, entre 400 et 500 ressortissants français se trouveraient dans le Nord-Est syrien, dont une soixantaine de combattants. Un chiffre de combattants au demeurant curieux.

 

 

Retour des enfants de djihadistes : au cas par cas (Macron)

Retour des enfants de djihadistes : au cas par cas (Macron)

 

Il y a quelques semaines le gouvernement s’était prononcé pour un rapatriement des terroristes français actuellement détenus par les kurdes de Syrie. Suite aux réactions pour et contre cette orientation, Macron a décidé de se réfugier  dans l’ambiguïté en déclarant que le rapatriement se ferait au cas par cas. Deux positions assez opposées s’étaient exprimées sur le sujet. Ceux qui considèrent que la France n’a pas à rapatrier des terroristes qui doivent être jugés dans le pays où ils ont été arrêtés. Ce sera d’ailleurs le cas pour l’Irak mais c’est plus difficile en Syrie où la notion d’État est relative. Il y a aussi ceux qui considèrent qu’il convient de prendre en comte la dimension  humanitaire des enfants dont d’ailleurs certains sont orphelins. “Pour ce qui est des enfants, c’est une approche au cas par cas qui est menée, en particulier en lien avec la Croix-Rouge internationale, c’est une approche humanitaire qui est suivie et avec beaucoup de vigilance en lien avec tous les acteurs qui sont sur le terrain”, a dit le chef de l’Etat français lors d’une conférence de presse au Kenya. Le 28 février, des familles d’enfants se trouvant en Syrie ont déposé une plainte devant le Comité des droits de l’enfant des Nations unies afin de contraindre la France à offrir sa protection à ces mineurs venus avec leurs parents djihadistes ou nés sur place. Cet appel en faveur de leur rapatriement a été repris ce week-end dans Libération par un collectif d’acteurs de la société civile qui ont estimé que le refus de venir en aide à “ces victimes de guerre” était “en contradiction avec nos valeurs” et nourrissait “le risque d’en faire des ‘bombes à retardement’”.

Rapatriement des djihadistes : le gouvernement pas très clair !

Rapatriement des djihadistes : le gouvernement pas très clair !

 

Il y a quelques semaines le gouvernement semblait favorable au retour de djihadistes  détenus en Syrie par les forces kurde. Une annonce qui avait provoqué des réactions contradictoires. Du coup, le gouvernement a tenté de clarifier une position parfois fortement critiquée. Pour autant la réponse d’Édouard Philippe sur la question est particulièrement confuse. En effet le Premier ministre ne parle plus de rapatriement systématique mais indique que la France aura à s’interroger le moment venu en fonction des modifications de l’équilibre des forces dans le nord-est de la Syrie. Autant dire que le premier Ministre ne répond pas. Pour l’Irak la situation est plus claire ; les ressortissants français seront jugés dans ce pays par les autorités judiciaires. Pour la Syrie, c’est un peu le grand brouillard car il n’y a pas encore d’Etat indiscutable. La question est pourtant de savoir s’il est opportun ou pas de rapatrier notamment les épouses de djihadistes  et les enfants dont certains sont orphelins. Cela pour des motifs humanitaires (les djihadistes adultes seront évidemment jugés en France) mais aussi politiques. Il se pourrait en effet que le maintien sur place de femmes et d’enfants de djihadistes constitue un réservoir de futurs terroristes. La question n’est pas simple car en cas de retour il faut non seulement juger les terroristes mais aussi prévoir les moyens de leur incarcération et de leur réinsertion. Le moins que l’on puisse dire c’est que pour l’instant la position gouvernementale se caractérise par un grand flou:

“Si une modification de l’équilibre des forces dans le nord-est syrien conduisait à la libération de ces détenus et à leur éparpillement dans la zone ou dans d’autres pays voire à leur retour illégal en France, à ce moment-là il faudrait se poser la question”, a déclaré le Premier ministre français sur BFM TV.

“Aussi longtemps qu’ils sont détenus, ils ont vocation à être jugés et punis sur place” mais “si la situation là-bas venait à changer et si nous devions craindre la dispersion et la libération de ces ressortissants français, alors nous pourrions nous poser la question de savoir s’il n’est pas préférable qu’ils soient détenus en France plutôt qu’en liberté ailleurs”, a-t-il ajouté.

Sondage djihadistes : énorme majorité contre leur retour

Sondage  djihadistes : énorme majorité contre  leur retour

 

Selon la dernière étude Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info 82 % des personnes interrogées en France approuvent le jugement des djihadistes français en Irak. Pas question donc, à leurs yeux, de voir revenir ces islamistes radicaux qui ont renié et combattu le pays des droits de l’homme pour que la justice leur serve ensuite de tribune et leur trouve des excuses.

Les sympathisants de La République en marche font ici jeu égal avec ceux du Rassemblement national de Marine Le Pen! Dans ces deux «familles» politiques, 89 % des sondés estiment que le gouvernement a raison de laisser l’Irak juger ces ressortissants français. Les LR sont à peine plus fermes, avec 90 % de soutien à la décision d’Emmanuel Macron. À gauche, même les sympathisants du PS et de La France Insoumise approuvent largement le choix de la fermeté, à 72 % pour les socialistes et à 61 % pour les mélenchonistes.  Restent cependant la question des enfants notamment des orphelins.

 

Djihadistes et peine capitale : un double langage

Djihadistes et peine capitale : un double langage

D’une certaine manière,  c’est aussi le en même temps cher à Macron qui prévaut dans la définition de l’attitude de la France vis-à-vis des Français condamnés en Irak ou en Syrie. D’un côté,  on affirme (notamment la ministre des armées)  que la France n’a aucun état d’âme vis-à-vis de ses terroristes. De son côté la ministre de la justice rééquilibre la position en déclarant pour la première fois que la France interviendrait en cas de condamnation à la peine capitale.  « Les djihadistes n‘ont jamais eu d’états d’âme, je ne vois pas pourquoi nous en aurions pour eux” avait déclaré la ministre de la défense. “J‘ai eu d‘ailleurs des mots sur les djihadistes qui ont fait couler pas mal d‘encre, je le redis ici devant vous, je les assume”, a-t-elle poursuivi. Aux prémices de la chute de la ville de Rakka, le fief du groupe Etat islamique en Syrie, à l‘automne dernier, Florence Parly avait estimé que le sort des combattants étrangers de Daech (acronyme arabe de l‘EI) incombait aux forces syriennes.“Si des djihadistes périssent dans ces combats, je dirais que c‘est tant mieux, et s‘ils tombent entre les mains des forces syriennes, ils dépendront de la juridiction syrienne”, avait-elle affirmé au Grand Rendez-Vous Europe 1, les Echos et CNEWS.“Nous ne pouvons rien faire pour empêcher le retour des djihadistes à part poursuivre ce combat et aller jusqu‘au bout”, avait-elle conclu. La ministre s‘est refusée dimanche sur France 3 à tout “angélisme” à l’égard des Français partis combattre dans les rangs de l‘EI. Dans l‘hypothèse où un ressortissant français était condamné à mort, “l‘Etat français interviendrait, en négociant avec l‘Etat en question, et encore une fois ce serait un traitement au cas par cas”, a pourtant  rectifié Nicole Belloubet dans le cadre du “Grand Jury” RTL-LCI-Le Figaro.  “Je ne crois pas qu‘il y ait de différence d‘analyse”, a répondu la ministre de la Justice à une question sur les propos de Florence Parly. “Je redis comme ma collègue Parly que c‘est volontairement que ces gens sont allés combattre aux côtés de Daech et donc ils assument une responsabilité et un choix”, a-t-elle justifié. “Mais en tant que ministre de la Justice, je ne peux dire autre chose que mon attachement aux règles du procès équitable”, a-t-elle nuancé. “La situation est différente selon les Etats dont vous parlez. Avec la Turquie, nous avons des accords qui sont clairs et qui nous permettent de faire revenir les personnes, avec l‘Irak, c‘est un Etat qui est reconnu comme tel et donc bien entendu les Français qui sont là-bas peuvent être jugés par l‘Etat irakien”, a-t-elle répété. “La Syrie, c‘est un peu plus compliqué puisque l‘Etat n‘est pas reconnu en tant que tel, et bien entendu c‘est un traitement au cas par cas qui doit être effectué”, a-t-elle expliqué, réitérant une position qui ne parvient pas à masquer l‘embarras de l‘exécutif français.  676 Français, dont 295 femmes, se trouveraient encore sur le terrain irako-syrien.

« Pas d’états d’âme » pour les djihadistes français » (Parly)

 « Pas d’états d’âme » pour les djihadistes français » (Parly)

  • « Les djihadistes n‘ont jamais eu d’états d’âme, je ne vois pas pourquoi nous en aurions pour eux” a déclaré la ministre de la défense. “J‘ai eu d‘ailleurs des mots sur les djihadistes qui ont fait couler pas mal d‘encre, je le redis ici devant vous, je les assume”, a-t-elle poursuivi. Aux prémices de la chute de la ville de Rakka, le fief du groupe Etat islamique en Syrie, à l‘automne dernier, Florence Parly avait estimé que le sort des combattants étrangers de Daech (acronyme arabe de l‘EI) incombait aux forces syriennes.“Si des djihadistes périssent dans ces combats, je dirais que c‘est tant mieux, et s‘ils tombent entre les mains des forces syriennes, ils dépendront de la juridiction syrienne”, avait-elle affirmé au Grand Rendez-Vous Europe 1, les Echos et CNEWS.“Nous ne pouvons rien faire pour empêcher le retour des djihadistes à part poursuivre ce combat et aller jusqu‘au bout”, avait-elle conclu. La ministre s‘est refusée dimanche sur France 3 à tout “angélisme” à l’égard des Français partis combattre dans les rangs de l‘EI.

Djihadistes français: ils seront jugés sur place (ministre de la justice)

Djihadistes français: ils seront jugés sur place (ministre de la justice)

 

La position française moins le mérite d’être clair, le gouvernement français ne souhaite pas juger les djihadistes en France et n’ira pas les chercher à cette fin ;  en clair, ils seront jugés par les autorités locales. C’est ce qu’a affirmé Nicole Belloubet, la garde des Sceaux, sur BFMTV et RMC vendredi matin les djihadistes françaises arrêtées au Kurdistan syrien « pourront être prises en charge en France si elles reviennent ». Mais « nous n’irons pas les chercher », ajoute-t-elle. Et « si les autorités locales peuvent leur offrir un certain nombre de garanties, comme la traduction, leur accès à la défense etc., alors il n’y a pas de raison » qu’elles ne soient pas prises en charge là-bas,  explique Nicole Belloubet. Si ça n’était pas le cas, « la France peut intervenir soit par le biais d’une protection consulaire, soit par le biais de la Croix Rouge par exemple ». Pourtant, la France ne reconnaît pas l’Etat kurde. « Il n’y a pas d’Etat que nous reconnaissons mais il y a des autorités locales, et nous pouvons admettre qu’elles puissent procéder à des opérations de jugement », répond la garde des Sceaux.  Jeudi, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux avait avancé le premier sur BFMTV et RMC que les femmes djihadistes pourraient être jugées par les autorités kurdes de Syrie, « si les institutions judiciaires qui sont en capacité d’assurer un procès équitable avec des droits de la défense assurés ».  Quant aux enfants de ces femmes, Nicole Belloubet estime avoir « une obligation humanitaire » à leur encontre:  »Les enfants de moins de 8 ans qui peuvent revenir en France seront pris en charge et présentés à un juge des enfants qui décidera de leur situation ».

Merah : une jurisprudence pour les djihadistes

Merah : une jurisprudence pour les djihadistes 

Bien que les  peines soit jugées  encore trop clémentes  par certains, il est clair que le procès de l’affaire Mera risque de faire jurisprudence pour les djihadistes coupables ou  complices de crimes commis en France ou à l’étranger notamment sur l’ancien territoire de l’État islamique. Il est maintenant vraisemblable que les auteurs d’actes de terrorisme mais aussi ceux qui les ont aidés voire manipulé seront désormais lourdement punis. Abdelkader Merah, frère du tueur de militaires et d‘enfants juifs Mohamed Merah, a été condamné jeudi à 20 ans de prison, dont il devra purger au moins les deux tiers, un verdict en forme d‘avertissement pour les soutiens des djihadistes. Cet ex-caïd de quartier franco-algérien de 35 ans, converti depuis 2006 à un islam radical, soupçonné d‘avoir été le mentor de son cadet, était jugé pour participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle et complicité d‘assassinats. La cour a retenu sa participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle, pour laquelle elle lui a infligé la peine maximale, mais pas la complicité d‘assassinats qui aurait pu lui valoir la perpétuité, comme l‘avait requis l‘avocate générale Naïma Rudloff. Les avocats de la partie civile se sont déclarées satisfaites, même si la peine maximale qu‘ils souhaitaient pour Abdelkader Merah n‘a pas été prononcée. La défense d‘Abdelkader Merah a dit envisager de faire appel mais s‘est montrée modérée sur la décision de la cour d‘assises. Mohamed Merah a été tué le 22 mars 2012 dans l‘assaut de l‘appartement où il s’était retranché après avoir abattu trois militaires, trois écoliers de l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse et le père de deux d‘entre eux, les 11, 15 et 19 mars. Ces assassinats, revendiqués par les “Soldats du Califat”, groupe affilié à Al Qaïda avec lequel il avait pris contact au Pakistan, ont bouleversé la perception du terrorisme islamiste, qui a fait plus de 240 morts en France depuis janvier 2015. Contrastant avec l‘absence apparente d’émotion manifestée par Abdelkader Merah, le deuxième prévenu, Fettah Malki avait demandé le pardon des familles de victimes. “A aucun moment j‘ai pu penser que Mohamed allait commettre de telles atrocités et je m‘en voudrai jusqu’à la fin de mes jours”, a-t-il dit. La cour, qui a retenu à son encontre l‘association de malfaiteurs terroriste criminelle mais pas la complicité d‘assassinats, l‘a condamné à 14 ans de prison, avec également une peine de sûreté des deux tiers. Né en Algérie il y a 35 ans, ce délinquant multirécidiviste de la cité toulousaine des Izards, où il a côtoyé Mohamed Merah, lui avait fourni un pistolet mitrailleur Uzi, une arme utilisée dans l‘attaque de l’école Ozar Hatorah, et un gilet pare-balle. La sévérité de la peine est un nouveau signal de la volonté de la justice et des autorités françaises d’être intraitables avec les éléments radicalisés tentés d‘adhérer à l‘idéologie et aux objectifs de l‘organisation de l‘Etat islamique, dont le recul au Levant entraînera de nombreux retours en France. Ainsi en juin, le leader de la cellule djihadiste dite de Cannes-Torcy, Jérémy Bailly, a été condamné à 28 ans de prison et huit autres membres présumés à des peines de 12 à 20 ans. Le 28 septembre la mère d‘un jeune djihadiste présumé mort en Syrie en août 2016, Belabbas Bounaga, a été condamnée à deux ans de prison pour “financement du terrorisme”, pour avoir envoyé de l‘argent à son fils avant qu‘il rejoigne Daech. Un beau-frère d‘Abdelkader Merah, ex-mari de sa soeur Souad, Abdelouahed el Baghdadi, candidat présumé au djihad arrêté en 2014 à son retour de Syrie, a pour sa part été condamné le 20 octobre à Paris, en correctionnelle, à neuf ans de prison. Les peines, pour les djihadistes français “revenants” d‘Irak ou de Syrie, pourraient à l‘avenir être plus lourdes. Le parquet de Paris a en effet décidé au printemps 2016 de qualifier de crimes passibles de 20 ans de prison ou plus des infractions considérées jusque-là comme des délits. Ce sera le cas des personnes parties combattre dans les rangs de Daech.

1000 djihadistes français et 250 revenus en France

 

1000 djihadistes français et 250 revenus en France

 

Bien qu’approximatif les chiffres de djihadistes français donnent une idée du phénomène et du danger potentiel que représente les intéressés. Notons que certains individus impliqués dans plusieurs attentats déjoués n’avaient pas été repérés comme djihadiste. En fait ce sont plusieurs milliers qui représentent un risque potentiel d’où  l’impérative nécessité d’adapter les moyens à cette quasi situation de guerre. Dès leur on peut s’étonner que les défenseurs des droits jusqu’au-boutistes contestent la nécessité d’un environnement juridique et policier adapté à cet état de guerre. Pour une fois Valls n’a pas tort de souligner l’enjeu de la menace. Une menace d’autant plus réelle que l’État islamique sur le terrain en Irak comme en Syrie commence à subir de sérieux revers. En outre si la coalition internationale se met en place -même laborieusement–c’est en partie grâce à la France. L’État islamique en outre a clairement annoncé sa volonté de se venger par des les attentats en France dans des lieux publics. Une menace à prendre très au sérieux car l’État islamique à toujours tenu ses promesses dans ce domaine. Il ne faut sans doute pas attendre une troisième vague d’attentats pour prendre enfin des mesures à la hauteur de l’enjeu même si la tâche se révèle d’une grande complexité. L’État islamique peut en effet compter en France sur des centaines et des centaines de voyous radicalisés qui trouvent à travers l’État islamique l’occasion de donner une légitimité presque « divine » à leur violence, leur haine de la société et à l’échec de leur propre vie. Il est clair qu’au-delà des mesures de renseignements de police et de lutte armée contre le terrorisme, il sera nécessaire le moment venu de nettoyer aussi ces banlieues, zones de non-droit, où le crime et le radicalisme font office de moyens de régulation sociale. Il ne suffit pas de parler de ghettoïsation de certaines zones mais de prendre des mesures pour les supprimer comme cela par exemple a été effectué dans certaines zones très sensibles des États-Unis, à New York en particulier. On entend évidemment déjà les cris d’orfraie de la gauche pure et dure qui malheureusement n’a jamais représenté les couches populaires mais seulement des courants gauchistes coupés des réalités économiques et culturelles. Une seule question parmi les députés gauchistes qui protestent contre la déchéance de nationalité, combien résident  ou on résidé dans des zones HLM où la violence est quotidienne ? Or ce sont ces zones qui constituent le terreau privilégié des futurs terroristes partant en Syrie ou en Irak. « Environ 600 d’entre eux y sont toujours et on estime à 148 le nombre d’individus ayant trouvé la mort. 250 sont revenus sur notre sol », a précisé le Premier ministre au cours d’une conférence de presse à l’issue du Conseil des ministres. « Des individus radicalisés en provenance de nombreux continents rejoignent Daech (acronyme arabe de l’organisation Etat islamique, ndlr), l’Etat islamique. Beaucoup d’entre eux viennent de nombreux pays d’Europe, pas seulement de France ou de Belgique. Il y a aussi de nombreux francophones et on sait que les combattants se regroupent souvent en fonction de leur langue, pour se former et préparer des actions terroristes sur notre sol », a poursuivi Manuel Valls. « Le devoir de vérité, c’est de répéter que la menace n’a jamais été aussi élevée. Le devoir de vérité, c’est de dire que nous devons faire face à une guerre, une guerre contre le terrorisme, contre le djihadisme, contre l’islamisme radical », a-t-il dit.

Combien de djihadistes français ?

Combien de djihadistes français ?

La polémique sur les chiffres de Djihadistes fait rage  surtout dans un contexte de campagne électorale, la fourchette chiffrée paraît en effet très large. Il convient en outre d’éviter les amalgames entre profils de terroristes et profils de droit commun. Les individus qui font l’objet d’une fiche S sont de l’ordre de 10 000, il s’agit d’individus potentiellement dangereux mais pas tous liés à l’État islamique. À peine la moitié serait impliquée d’une manière ou d’une autre avec le djihad hisse soit environ 4000 individus, ce qui est bien sûr déjà considérable. Parmi ces individus tous n’envisage pas de faire le djihad et de partir en Syrie. On compte parmi eux de leurs 1000 personnes déjà parties ou qui manifestent l’intention de le faire. La précision  se trouve é dans le discours du 12 novembre de Bernard Cazeneuve lors de l’ouverture de la Journée de réflexion sur la prévention de la radicalisation. Il réalisait alors le décompte suivant :

  • 571 Français étaient à l’époque en Irak et en Syrie avec des organisations terroristes, dont 199 femmes
  • 246 personnes parties étaient revenues en France
  • 141 Français avaient été tués après avoir rejoint des organisations terroristes en Irak et en Syrie
  • 103 personnes identifiées comme radicalisées ou en voie de radicalisation faisaient « l’objet d’un suivi médical », sans qu’il ne soit précisé si cela correspondait uniquement à des personnes étant partis en Syrie ou en Irak.
  • 200 interdictions de territoires de gens susceptibles de partir faire le djihad avaient été prononcées à cette date

De son côté, un rapport du ICSR (International Centre for the Study of Radicalisation) du Kings College of London estimait que, début 2015, près de 1.200 Français s’étaient rendus en tout en Irak ou en Syrie pour rejoindre des organisations terroristes depuis le début du conflit en 2011. L’ICSR indique aussi (pour l’ensemble des Européens partis dans ces zones de conflit) que 5 à 10% de ces personnes sont mortes et que 10 à 30% d’entre elles ont quitté les théâtres d’opération, retournant chez eux ou étant bloqués dans des pays de transit. Il est évidemment difficile de donner des chiffres très précis concernant les Français impliqués dans les filières dualistes retenons simplement que plusieurs milliers d’individus peuvent présenter un danger potentiel. Ce chiffre démontre à lui seul la nécessité sans doute de revoir de manière approfondie voire de remettre en cause notre système de renseignements d’un point de vue quantitatif, qualitatif mais aussi dans sa philosophie

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