Archive pour le Tag 'djihadistes'

Djihadistes et peine capitale : un double langage

Djihadistes et peine capitale : un double langage

D’une certaine manière,  c’est aussi le en même temps cher à Macron qui prévaut dans la définition de l’attitude de la France vis-à-vis des Français condamnés en Irak ou en Syrie. D’un côté,  on affirme (notamment la ministre des armées)  que la France n’a aucun état d’âme vis-à-vis de ses terroristes. De son côté la ministre de la justice rééquilibre la position en déclarant pour la première fois que la France interviendrait en cas de condamnation à la peine capitale.  « Les djihadistes n‘ont jamais eu d’états d’âme, je ne vois pas pourquoi nous en aurions pour eux” avait déclaré la ministre de la défense. “J‘ai eu d‘ailleurs des mots sur les djihadistes qui ont fait couler pas mal d‘encre, je le redis ici devant vous, je les assume”, a-t-elle poursuivi. Aux prémices de la chute de la ville de Rakka, le fief du groupe Etat islamique en Syrie, à l‘automne dernier, Florence Parly avait estimé que le sort des combattants étrangers de Daech (acronyme arabe de l‘EI) incombait aux forces syriennes.“Si des djihadistes périssent dans ces combats, je dirais que c‘est tant mieux, et s‘ils tombent entre les mains des forces syriennes, ils dépendront de la juridiction syrienne”, avait-elle affirmé au Grand Rendez-Vous Europe 1, les Echos et CNEWS.“Nous ne pouvons rien faire pour empêcher le retour des djihadistes à part poursuivre ce combat et aller jusqu‘au bout”, avait-elle conclu. La ministre s‘est refusée dimanche sur France 3 à tout “angélisme” à l’égard des Français partis combattre dans les rangs de l‘EI. Dans l‘hypothèse où un ressortissant français était condamné à mort, “l‘Etat français interviendrait, en négociant avec l‘Etat en question, et encore une fois ce serait un traitement au cas par cas”, a pourtant  rectifié Nicole Belloubet dans le cadre du “Grand Jury” RTL-LCI-Le Figaro.  “Je ne crois pas qu‘il y ait de différence d‘analyse”, a répondu la ministre de la Justice à une question sur les propos de Florence Parly. “Je redis comme ma collègue Parly que c‘est volontairement que ces gens sont allés combattre aux côtés de Daech et donc ils assument une responsabilité et un choix”, a-t-elle justifié. “Mais en tant que ministre de la Justice, je ne peux dire autre chose que mon attachement aux règles du procès équitable”, a-t-elle nuancé. “La situation est différente selon les Etats dont vous parlez. Avec la Turquie, nous avons des accords qui sont clairs et qui nous permettent de faire revenir les personnes, avec l‘Irak, c‘est un Etat qui est reconnu comme tel et donc bien entendu les Français qui sont là-bas peuvent être jugés par l‘Etat irakien”, a-t-elle répété. “La Syrie, c‘est un peu plus compliqué puisque l‘Etat n‘est pas reconnu en tant que tel, et bien entendu c‘est un traitement au cas par cas qui doit être effectué”, a-t-elle expliqué, réitérant une position qui ne parvient pas à masquer l‘embarras de l‘exécutif français.  676 Français, dont 295 femmes, se trouveraient encore sur le terrain irako-syrien.

« Pas d’états d’âme » pour les djihadistes français » (Parly)

 « Pas d’états d’âme » pour les djihadistes français » (Parly)

  • « Les djihadistes n‘ont jamais eu d’états d’âme, je ne vois pas pourquoi nous en aurions pour eux” a déclaré la ministre de la défense. “J‘ai eu d‘ailleurs des mots sur les djihadistes qui ont fait couler pas mal d‘encre, je le redis ici devant vous, je les assume”, a-t-elle poursuivi. Aux prémices de la chute de la ville de Rakka, le fief du groupe Etat islamique en Syrie, à l‘automne dernier, Florence Parly avait estimé que le sort des combattants étrangers de Daech (acronyme arabe de l‘EI) incombait aux forces syriennes.“Si des djihadistes périssent dans ces combats, je dirais que c‘est tant mieux, et s‘ils tombent entre les mains des forces syriennes, ils dépendront de la juridiction syrienne”, avait-elle affirmé au Grand Rendez-Vous Europe 1, les Echos et CNEWS.“Nous ne pouvons rien faire pour empêcher le retour des djihadistes à part poursuivre ce combat et aller jusqu‘au bout”, avait-elle conclu. La ministre s‘est refusée dimanche sur France 3 à tout “angélisme” à l’égard des Français partis combattre dans les rangs de l‘EI.

Djihadistes français: ils seront jugés sur place (ministre de la justice)

Djihadistes français: ils seront jugés sur place (ministre de la justice)

 

La position française moins le mérite d’être clair, le gouvernement français ne souhaite pas juger les djihadistes en France et n’ira pas les chercher à cette fin ;  en clair, ils seront jugés par les autorités locales. C’est ce qu’a affirmé Nicole Belloubet, la garde des Sceaux, sur BFMTV et RMC vendredi matin les djihadistes françaises arrêtées au Kurdistan syrien « pourront être prises en charge en France si elles reviennent ». Mais « nous n’irons pas les chercher », ajoute-t-elle. Et « si les autorités locales peuvent leur offrir un certain nombre de garanties, comme la traduction, leur accès à la défense etc., alors il n’y a pas de raison » qu’elles ne soient pas prises en charge là-bas,  explique Nicole Belloubet. Si ça n’était pas le cas, « la France peut intervenir soit par le biais d’une protection consulaire, soit par le biais de la Croix Rouge par exemple ». Pourtant, la France ne reconnaît pas l’Etat kurde. « Il n’y a pas d’Etat que nous reconnaissons mais il y a des autorités locales, et nous pouvons admettre qu’elles puissent procéder à des opérations de jugement », répond la garde des Sceaux.  Jeudi, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux avait avancé le premier sur BFMTV et RMC que les femmes djihadistes pourraient être jugées par les autorités kurdes de Syrie, « si les institutions judiciaires qui sont en capacité d’assurer un procès équitable avec des droits de la défense assurés ».  Quant aux enfants de ces femmes, Nicole Belloubet estime avoir « une obligation humanitaire » à leur encontre:  »Les enfants de moins de 8 ans qui peuvent revenir en France seront pris en charge et présentés à un juge des enfants qui décidera de leur situation ».

Merah : une jurisprudence pour les djihadistes

Merah : une jurisprudence pour les djihadistes 

Bien que les  peines soit jugées  encore trop clémentes  par certains, il est clair que le procès de l’affaire Mera risque de faire jurisprudence pour les djihadistes coupables ou  complices de crimes commis en France ou à l’étranger notamment sur l’ancien territoire de l’État islamique. Il est maintenant vraisemblable que les auteurs d’actes de terrorisme mais aussi ceux qui les ont aidés voire manipulé seront désormais lourdement punis. Abdelkader Merah, frère du tueur de militaires et d‘enfants juifs Mohamed Merah, a été condamné jeudi à 20 ans de prison, dont il devra purger au moins les deux tiers, un verdict en forme d‘avertissement pour les soutiens des djihadistes. Cet ex-caïd de quartier franco-algérien de 35 ans, converti depuis 2006 à un islam radical, soupçonné d‘avoir été le mentor de son cadet, était jugé pour participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle et complicité d‘assassinats. La cour a retenu sa participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle, pour laquelle elle lui a infligé la peine maximale, mais pas la complicité d‘assassinats qui aurait pu lui valoir la perpétuité, comme l‘avait requis l‘avocate générale Naïma Rudloff. Les avocats de la partie civile se sont déclarées satisfaites, même si la peine maximale qu‘ils souhaitaient pour Abdelkader Merah n‘a pas été prononcée. La défense d‘Abdelkader Merah a dit envisager de faire appel mais s‘est montrée modérée sur la décision de la cour d‘assises. Mohamed Merah a été tué le 22 mars 2012 dans l‘assaut de l‘appartement où il s’était retranché après avoir abattu trois militaires, trois écoliers de l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse et le père de deux d‘entre eux, les 11, 15 et 19 mars. Ces assassinats, revendiqués par les “Soldats du Califat”, groupe affilié à Al Qaïda avec lequel il avait pris contact au Pakistan, ont bouleversé la perception du terrorisme islamiste, qui a fait plus de 240 morts en France depuis janvier 2015. Contrastant avec l‘absence apparente d’émotion manifestée par Abdelkader Merah, le deuxième prévenu, Fettah Malki avait demandé le pardon des familles de victimes. “A aucun moment j‘ai pu penser que Mohamed allait commettre de telles atrocités et je m‘en voudrai jusqu’à la fin de mes jours”, a-t-il dit. La cour, qui a retenu à son encontre l‘association de malfaiteurs terroriste criminelle mais pas la complicité d‘assassinats, l‘a condamné à 14 ans de prison, avec également une peine de sûreté des deux tiers. Né en Algérie il y a 35 ans, ce délinquant multirécidiviste de la cité toulousaine des Izards, où il a côtoyé Mohamed Merah, lui avait fourni un pistolet mitrailleur Uzi, une arme utilisée dans l‘attaque de l’école Ozar Hatorah, et un gilet pare-balle. La sévérité de la peine est un nouveau signal de la volonté de la justice et des autorités françaises d’être intraitables avec les éléments radicalisés tentés d‘adhérer à l‘idéologie et aux objectifs de l‘organisation de l‘Etat islamique, dont le recul au Levant entraînera de nombreux retours en France. Ainsi en juin, le leader de la cellule djihadiste dite de Cannes-Torcy, Jérémy Bailly, a été condamné à 28 ans de prison et huit autres membres présumés à des peines de 12 à 20 ans. Le 28 septembre la mère d‘un jeune djihadiste présumé mort en Syrie en août 2016, Belabbas Bounaga, a été condamnée à deux ans de prison pour “financement du terrorisme”, pour avoir envoyé de l‘argent à son fils avant qu‘il rejoigne Daech. Un beau-frère d‘Abdelkader Merah, ex-mari de sa soeur Souad, Abdelouahed el Baghdadi, candidat présumé au djihad arrêté en 2014 à son retour de Syrie, a pour sa part été condamné le 20 octobre à Paris, en correctionnelle, à neuf ans de prison. Les peines, pour les djihadistes français “revenants” d‘Irak ou de Syrie, pourraient à l‘avenir être plus lourdes. Le parquet de Paris a en effet décidé au printemps 2016 de qualifier de crimes passibles de 20 ans de prison ou plus des infractions considérées jusque-là comme des délits. Ce sera le cas des personnes parties combattre dans les rangs de Daech.

1000 djihadistes français et 250 revenus en France

 

1000 djihadistes français et 250 revenus en France

 

Bien qu’approximatif les chiffres de djihadistes français donnent une idée du phénomène et du danger potentiel que représente les intéressés. Notons que certains individus impliqués dans plusieurs attentats déjoués n’avaient pas été repérés comme djihadiste. En fait ce sont plusieurs milliers qui représentent un risque potentiel d’où  l’impérative nécessité d’adapter les moyens à cette quasi situation de guerre. Dès leur on peut s’étonner que les défenseurs des droits jusqu’au-boutistes contestent la nécessité d’un environnement juridique et policier adapté à cet état de guerre. Pour une fois Valls n’a pas tort de souligner l’enjeu de la menace. Une menace d’autant plus réelle que l’État islamique sur le terrain en Irak comme en Syrie commence à subir de sérieux revers. En outre si la coalition internationale se met en place -même laborieusement–c’est en partie grâce à la France. L’État islamique en outre a clairement annoncé sa volonté de se venger par des les attentats en France dans des lieux publics. Une menace à prendre très au sérieux car l’État islamique à toujours tenu ses promesses dans ce domaine. Il ne faut sans doute pas attendre une troisième vague d’attentats pour prendre enfin des mesures à la hauteur de l’enjeu même si la tâche se révèle d’une grande complexité. L’État islamique peut en effet compter en France sur des centaines et des centaines de voyous radicalisés qui trouvent à travers l’État islamique l’occasion de donner une légitimité presque « divine » à leur violence, leur haine de la société et à l’échec de leur propre vie. Il est clair qu’au-delà des mesures de renseignements de police et de lutte armée contre le terrorisme, il sera nécessaire le moment venu de nettoyer aussi ces banlieues, zones de non-droit, où le crime et le radicalisme font office de moyens de régulation sociale. Il ne suffit pas de parler de ghettoïsation de certaines zones mais de prendre des mesures pour les supprimer comme cela par exemple a été effectué dans certaines zones très sensibles des États-Unis, à New York en particulier. On entend évidemment déjà les cris d’orfraie de la gauche pure et dure qui malheureusement n’a jamais représenté les couches populaires mais seulement des courants gauchistes coupés des réalités économiques et culturelles. Une seule question parmi les députés gauchistes qui protestent contre la déchéance de nationalité, combien résident  ou on résidé dans des zones HLM où la violence est quotidienne ? Or ce sont ces zones qui constituent le terreau privilégié des futurs terroristes partant en Syrie ou en Irak. « Environ 600 d’entre eux y sont toujours et on estime à 148 le nombre d’individus ayant trouvé la mort. 250 sont revenus sur notre sol », a précisé le Premier ministre au cours d’une conférence de presse à l’issue du Conseil des ministres. « Des individus radicalisés en provenance de nombreux continents rejoignent Daech (acronyme arabe de l’organisation Etat islamique, ndlr), l’Etat islamique. Beaucoup d’entre eux viennent de nombreux pays d’Europe, pas seulement de France ou de Belgique. Il y a aussi de nombreux francophones et on sait que les combattants se regroupent souvent en fonction de leur langue, pour se former et préparer des actions terroristes sur notre sol », a poursuivi Manuel Valls. « Le devoir de vérité, c’est de répéter que la menace n’a jamais été aussi élevée. Le devoir de vérité, c’est de dire que nous devons faire face à une guerre, une guerre contre le terrorisme, contre le djihadisme, contre l’islamisme radical », a-t-il dit.

Combien de djihadistes français ?

Combien de djihadistes français ?

La polémique sur les chiffres de Djihadistes fait rage  surtout dans un contexte de campagne électorale, la fourchette chiffrée paraît en effet très large. Il convient en outre d’éviter les amalgames entre profils de terroristes et profils de droit commun. Les individus qui font l’objet d’une fiche S sont de l’ordre de 10 000, il s’agit d’individus potentiellement dangereux mais pas tous liés à l’État islamique. À peine la moitié serait impliquée d’une manière ou d’une autre avec le djihad hisse soit environ 4000 individus, ce qui est bien sûr déjà considérable. Parmi ces individus tous n’envisage pas de faire le djihad et de partir en Syrie. On compte parmi eux de leurs 1000 personnes déjà parties ou qui manifestent l’intention de le faire. La précision  se trouve é dans le discours du 12 novembre de Bernard Cazeneuve lors de l’ouverture de la Journée de réflexion sur la prévention de la radicalisation. Il réalisait alors le décompte suivant :

  • 571 Français étaient à l’époque en Irak et en Syrie avec des organisations terroristes, dont 199 femmes
  • 246 personnes parties étaient revenues en France
  • 141 Français avaient été tués après avoir rejoint des organisations terroristes en Irak et en Syrie
  • 103 personnes identifiées comme radicalisées ou en voie de radicalisation faisaient « l’objet d’un suivi médical », sans qu’il ne soit précisé si cela correspondait uniquement à des personnes étant partis en Syrie ou en Irak.
  • 200 interdictions de territoires de gens susceptibles de partir faire le djihad avaient été prononcées à cette date

De son côté, un rapport du ICSR (International Centre for the Study of Radicalisation) du Kings College of London estimait que, début 2015, près de 1.200 Français s’étaient rendus en tout en Irak ou en Syrie pour rejoindre des organisations terroristes depuis le début du conflit en 2011. L’ICSR indique aussi (pour l’ensemble des Européens partis dans ces zones de conflit) que 5 à 10% de ces personnes sont mortes et que 10 à 30% d’entre elles ont quitté les théâtres d’opération, retournant chez eux ou étant bloqués dans des pays de transit. Il est évidemment difficile de donner des chiffres très précis concernant les Français impliqués dans les filières dualistes retenons simplement que plusieurs milliers d’individus peuvent présenter un danger potentiel. Ce chiffre démontre à lui seul la nécessité sans doute de revoir de manière approfondie voire de remettre en cause notre système de renseignements d’un point de vue quantitatif, qualitatif mais aussi dans sa philosophie

Nombre djihadistes français : doublé ou triplé en un an

 

 

Nombre djihadistes français : doublé ou triplé  en un an

 

D’après le  ministre de l’Intérieur 457 Français sont partis en Syrie ou en Irak dont 137 femmes et 80 mineurs. 320 seraient en transit vers cette zone de combat. En fait un chiffre assez approximatif puisqu’on a parlé de prés de 1000 djihadistes précédemment et que par définition les djihadistes ne se font pas recenser par l’Etat civil. Toujours d’après le ministre de l’intérieur il y aurait en plus 600 français »impliqués » dans les filières irako-syriennes, a indiqué Bernard Cazeneuve. En faiat ce sosnt les chiffres de ceux qui ont pu être identifiés par le police mais pas forcément le nombre réel. D’autant que le concept  d’ »implication » est très vague puisqu’il peut comprendre des jeunes radicalisés (‘ il y aurait par exemple 500 scolaires) et d’autres membres de filières et actifs.  Ce qui faut peut-être retenir c’est que le nombre a doublé ou triplé en un an.    D’après le ministère de intérieur , les chiffres distinguent les « combattants » et les « impliqués » (qui tiennent compte de ceux qui ne sont pas partis mais en auraient l’intention). « Le nombre global est donc passé de 655 à 1683, c’est une augmentation de 203% depuis le 1er janvier 2014. Le nombre total de combattants est passé de 224 à 457, soit une augmentation de 104%. » Les candidats sont principalement originaires de six régions : Ile-de-France, Rhône-Alpes, PACA, Languedoc-Roussillon, Nord-Pas-de-Calais et Midi-Pyrénées.  Il y a également ceux qui ont changé d’avis et ont finalement quitté la zone. Cela représente 278 personnes, dont 213 sont rentrées en France. Depuis le 1er janvier 2014, 138 procédures judiciaires concernant 673 personnes sont en cours pour des activités liées au terrorisme. 272 personnes ont été interpellées, 161 mises en examen, 111 écrouées et 12 mandats d’arrêt internationaux ont été délivrés. 69 interdictions de sortie du territoire ont été prononcées à l’encontre de Français soupçonnés de vouloir se rendre au Moyen-Orient. 24 interdictions administratives de territoire visent des étrangers, dix personnes ont été expulsées et 52 dossiers sont en cours d’instruction. Par ailleurs, 36 sites internet ont été bloqués pour apologie du terrorisme.

France : 300 djihadistes ou 1500 en Syrie ?

France : 300 djihadistes ou 1500 en Syrie ?

Bien difficile de se faire une idée un peu précise du nombre de djihadistes actuellement en France ou dans l’Etat islamique. Le procureur de Paris évoque 300 djihadistes en Syrie « ou sur le retour ». une grande différence avec les  chiffres avancés par d’autres y compris les ministres. Le chiffre de 1000 djihadistes sur  le terrain des combats a été évoqués et plusieurs  centaines seraient prêts à partir ; quant à  savoir combien seraient sur le retour, c’est encore plus hypothétique . A cet égard, la justice comme souvent ne semble pas dans le rythme puisque seulement autour de 10 de djihadistes ont été jugés et qu’une centaine font l’objet d’une procédure. Soit à peine 10% de la population visée potentiellement par des poursuites.  Dans un entretien à paraître mardi dans Le Figaro, le procureur cite trois types de personnes : « il y a les aguerris d’autant plus dangereux qu’ils reviennent endurcis par les combats (…). Puis il y a les déçus (…). Enfin, la dernière catégorie est le profil du déséquilibré psychiatrique ou psychique qui peut avoir prêté la main à des actions abominables et qu’il faut à la fois punir et traiter ». « Nous voulons juger le plus rapidement possible les dossiers syriens », poursuit François Molins. « A ce jour, seuls 11 individus l’ont été. Le plus lourd est à venir puisque nous traitons actuellement des dizaines de dossiers avec 169 personnes mises en examen, dont 106 en détention provisoire ». Il ajoute que Sid Ahmed Ghlam, arrêté le mois dernier et soupçonné d’avoir préparé un attentat contre au moins une église de Villejuif, « a été téléguidé depuis la zone irako-syrienne ». Quant à Amedy Coulibaly, un des auteurs des attentats qui ont fait 17 morts en France en janvier: « selon toutes hypothèses en cours de vérification, Amedy Coulibaly a lui aussi reçu des instructions depuis l’étranger ». Cette accélération risque de relancer le débat sur le bien-fondé du programme de rachat d’actifs lancé en mars par la Banque centrale européenne, que certains jugent inutile compte tenu de la solidité de la reprise en cours.

 

100 djihadistes français tués

100 djihadistes français tués

 

 

104 djihadistes français ont été tués en Syrie et en Irak, a déclaré samedi à Reuters le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet.Parmi eux figurent deux adolescents, âgés de 12 et 14 ans, que leur mère avait emmenés avec elle au Proche-Orient il y a deux ans, a-t-il précisé. « Cela montre bien qu’il est impératif de tout faire pour empêcher les candidats au djihad de partir », a-t-il fait valoir. Selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, il y a actuellement « un peu moins de 450″ islamistes français en Syrie et en Irak aux côtés des combattants de l’Etat islamique. Mais 1.864 familles ont appelé en un an le numéro vert mis en place par les autorités françaises le 29 avril 2014 dans le cadre de la lutte contre la radicalisation islamiste, précise Pierre-Henry Brandet. « Cela a permis d’enclencher un suivi dans plusieurs centaines de cas », ajoute-t-il.

 

Musée Mossoul – Djihadistes : couper des têtes et la mémoire

Musée Mossoul - Djihadistes : couper des têtes et la mémoire

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Les djihadistes ne connaissent que deux méthodes couper des têtes de ceux qui ne sont accord avec eux et couper la mémoire en massacrant les lieux historiques comme au musée de Mossoul. A la barbarie s’ajoute évidemment la stupidité et l’ignorance de cette bande de ratés révolutionnaires. Car le djihadisme permet à tous les ratés, les marginaux, les fous de trouver des excuse à leur ignorance ,  à leur bêtise, à leur folie. Bêtise et violence sont les deux « vertus » communes qui unissent ce combattants de l’absurde meurtrier. Irina Bokova, la directrice générale de l’Unesco dans uen interview au JDD évoque le dernier exploit à Mossoul de ces abrutis.

Vous avez expliqué que ces destructions d’œuvres d’art étaient « plus qu’une tragédie culturelle ». C’est-à-dire?
Nous sommes profondément choqués par ce qui s’est passé jeudi à Mossoul, car ce n’est pas la première fois que l’on assiste à une destruction délibérée du patrimoine dans ce conflit. Cela fait partie des moyens d’actions des extrémistes pour chasser les minorités : la destruction, le pillage, le trafic illicite. Au delà de la tragédie culturelle, je crois que cela porte une atteinte aux identités des peuples et des différentes communautés. Ces gens veulent imposer leurs vues sur une société sans mémoire ni histoire. Ils veulent faire table rase.

A-t-on une idée précise des dégâts causés sur place, à Mossoul?
Nous recevons des informations toutes les heures, mais c’est très difficile de connaître exactement l’étendue des dégâts, car parmi les objets, il existe des répliques et des œuvres authentiques. Nous sommes en train de vérifier cela avec le directorat des antiquités auprès du ministère de la Culture à Bagdad. Leurs experts sont actuellement sur place.

 

Quelle est la stratégie de l’Etat islamique derrière ces actes de vandalisme?
Ils veulent supprimer la mémoire, la diversité culturelle pour imposer une vision totalitaire et unique, qui n’est pas en rapport avec l’histoire de l’humanité et la vision du 21e siècle. Ils veulent aussi empêcher toute réconciliation à l’avenir, en instiguant des fractures au sein de la société irakienne.

Quelle réponse compte apporter l’Unesco à ces agissements?
J’ai envoyé vendredi matin une lettre à la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) parce que je considère qu’il s’agit d’un crime contre l’humanité. J’ai aussi appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à se réunir en urgence. Ces actes arrivent quelques jours seulement après l’adoption d’une résolution sur le financement du terrorisme. Celle-ci va aider à protéger le patrimoine. Elle condamne les nettoyages culturels et entend lutter contre le trafic illicite qui finance une partie des activités terroristes.

«La résolution fait le lien entre les considérations sécuritaires, politiques et celles touchant à la protection du patrimoine.»

Concrètement, comment cette résolution se met en place?
Elle fait le lien entre les considérations sécuritaires, politiques et celles touchant à la protection du patrimoine. Cela permet d’intégrer cette notion dans les réponses humanitaires à la crise. Nous sommes mieux organisés désormais pour travailler en collaboration avec Interpol, l’organisation mondiale des douanes, les grandes maisons d’enchères et les musées notamment. J’ai aussi lancé ce vendredi l’idée de créer une coalition internationale pour lutter contre le trafic illicite des biens culturels.

En attendant une issue au conflit, comment protéger les sites au sol?
Ce n’est pas facile, et il y a des réponses différentes à apporter. En Syrie par exemple, j’ai lancé l’idée – de plus en plus soutenue – d’avoir des zones culturelles protégées, à commencer par Alep. Cela doit permettre de sauvegarder tout ce qui n’est pas encore détruit. Mais en temps de conflit, il faut veiller à la protection du patrimoine.

 

Comment les djihadistes recrutent les plus paumés socialement et les plus fragiles psychologiquement.

Comment les djihadistes recrutent les plus paumés socialement et  les plus fragiles psychologiquement.

Témoignage sur France Inter.

Sous couvert d’arguments humanitaires, des djihadistes approchent des adolescents, par des réseaux sociaux. C’est le cas de Léa recrutée sur Facebook et qui était prête à partir en Syrie via la Turquie. Dans l’émission, Secrets d’info sur France Inter ce vendredi, son témoignage éclaire la pression calculée des recruteurs. Depuis plusieurs mois, Léa (le prénom a été modifié pour préserver son anonymat) est prise en charge par le centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam, une association fondée par l’anthropologue Dounia Bouzar. Elle y raconte son recrutement, au fil des jours, via Facebook, pour partir un jour en Syrie.  Au début de l’année 2014, l’adolescente a été recrutée sur Facebook par des djihadistes qui lui proposent de l’envoyer en Syrie. Ses correspondants lui promettent que sur place elle mènera une mission humanitaire, qu’elle pourra sauver des enfants de la guerre, et qu’elle deviendra « une bonne musulmane ». En quelques semaines, Léa est endoctrinée. Elle se coupe de son milieu familial, elle ne regarde plus les informations. Elle s’isole totalement. Un matin, une voiture l’attend devant son collège pour l’emmener en Turquie. Là-bas, elle doit rencontrer un islamiste radical, lui faire un enfant, fonder une famille et le rejoindre après en Syrie. Mais la jeune fille rate de quelques minutes le rendez-vous. Comme les autorités ont été informées de son projet, l’adolescente comprend qu’elle ne pourra plus quitter la France. Sur Facebook, puis directement par téléphone, ses interlocuteurs lui demandent alors d’inciter d’autres jeunes au départ et de commettre des attentats en France « contre les juifs« . Interpellée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), Léa est ensuite placée sous contrôle judiciaire. Aidée par les membres de l’association de Dounia Bouzar, l’adolescente comprend peu à peu qu’elle a été piégée, qu’elle s’est fait endoctriner. Séance après séance, elle se confie un peu plus. À Avignon, Fouad El Bathi a vu partir sa sœur, une jeune fille du même âge que Léa. Elle rêvait de devenir médecin et elle a cru, elle aussi, pouvoir faire de l’humanitaire en Syrie. Mais elle a très vite déchanté. Lors d’une conversation téléphonique, elle craque et raconte à son frère la réalité de sa vie sur place. Pour son frère, c’est le seul moment où elle ne se contentait pas de répéter ce qu’on lui soufflait. Depuis, les nouvelles se font rares. « Le profil de ces barbares, c’est de recruter les filles les plus naïves, les plus humaines » : Fouad El Bathi, dont la soeur est partie en Syrie Après ce coup de fil, Fouad El Bathi est parti lui-même en Syrie. Il a pu rencontrer sa sœur durant une demi-heure, mais n’a pas pu la ramener. Aujourd’hui, il est convaincu que sa sœur est retenue prisonnière. Il y aurait actuellement un peu plus de 90 Françaises en Syrie. À ce jour, aucune n’est jamais rentrée.

Arrestation de huit djihadistes présumés, on en fait quoi ?

Arrestation de huit djihadistes présumés, on en fait quoi ?

Encore 8 djihadistes présumés arrêtés, d’un coté c’est rassurant mais on en fait quoi après ? Il y a aujourd’hui des procédures judicaires engagées contre plus de 500 personnes, demain 1000, 5000, 10 000 ? C’est évidement mieux de les inculper que de les ignorer mais  la question qui se pose es t de savoir ce qu’on en fait s’ils sont condamnés ? Il faut par ailleurs rappeler que le coût d’un détenu est supérieur à 30 000 euros par an. À terme plusieurs centaines de millions d’euros pourraient être consacrés à la détention de ces djihadistes qui seront vraisemblablement enfermés ensemble mais qui sortiront un jour. Se repose donc la question centrale de la déchéance de nationalité pour ceux, nettement les plus nombreux,  qui jouissent de double nationalisé. Une question que les politiques prennent avec des pincettes alors que les Français y sont massivement favorables. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a donc annoncé mardi matin que huit personnes soupçonnées d’être impliquées dans une filière djihadiste vers la Syrie avaient été interpellées en régions parisienne et lyonnaise.  Huit personnes soupçonnées d’être impliquées dans une filière djihadiste vers la Syrie ont été interpellées mardi matin en régions parisienne et lyonnaise, a annoncé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Les interpellations ont été menées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et la police judiciaire parisienne, sur commission rogatoire de magistrats du pôle antiterroriste, a-t-il précisé. »Les individus arrêtés, tous placés en garde à vue, sont soupçonnés d’implication dans une filière djihadiste organisant des enrôlements et des départs vers la Syrie », a expliqué Bernard Cazeneuve à la presse. « Ce coup de filet intervient une semaine après l’arrestation pour des raisons similaires de cinq individus à Lunel, dans le sud de la France, qui sont aujourd’hui mis en examen et incarcérés », a rappelé le locataire de Beauvau. Pour le ministre de l’Intérieur, « près d’un mois après les attentats qui ont frappé Paris, cette opération est une nouvelle manifestation de la détermination totale des forces de l’ordre, sous l’autorité de la justice, à lutter sans relâche contre le terrorisme ». Il y a actuellement 161 procédures judiciaires ouvertes, concernant 547 personnes, dont 167 ont été interpellées, 95 mises en examen et 80 écrouées, a-t-il également indiqué.

 

Ne pas mettre les djihadistes en prison !! (Gilles de Kerkhove)

Ne pas mettre les djihadistes en prison !!  (Gilles de Kerkhove)

Dans cette interview au JDD du responsable européen de la lutte contre le terrorisme, on mesure bien les limites de l’action de l’UE mais aussi les interrogations sur la manière de traiter le problème Par exemple quand Gilles de Kerkove estime qu’il ne fait pas mettre les terroristes de retour du djihad en prison.de toute évidence il y a encore des progrès à faire, ne matière d’analyse ! Gilles de Kerkhove, coordinateur de l’UE pour la lutte contre le terrorisme, explique comment développer la lutte antiterroriste alors que les ministres européens se réunissent jeudi.

Jeudi, les ministres européens de l’Intérieur et de la Justice se réuniront à Riga. Sur quels points faudrait-il plus d’Europe dans la lutte antiterroriste?
L’une des idées serait de déployer des attachés de sécurité intérieure auprès des délégations européennes dans tous les pays concernés, du Maroc à la Turquie. Ces pays se sont souvent demandé si on était des partenaires dans la lutte antiterroriste, et pas seulement sur l’immigration. Or nous sommes confrontés à la même menace. La Libye étant, par exemple, un pays de transit des candidats au djihad, il faut aider la Tunisie et l’Algérie à accentuer le contrôle aux frontières, mais aussi l’Égypte, vu que beaucoup d’armes partent de Libye et se retrouvent dans le Sinaï, où est active une des « franchises » de Daech.

Comment améliorer l’échange d’informations au sein même de l’UE?
La douzaine d’États qui sont le plus confrontés à la question des combattants étrangers sont conscients qu’ils n’obtiendront d’informations que s’ils partagent les leurs. Il existe, par exemple, un point focal au sein d’Europol dédié aux combattants étrangers. Mais pour qu’on puisse croiser les noms et affiner les enquêtes, il faut convaincre les États d’alimenter ce point focal. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. La Belgique et l’Allemagne sont de gros contributeurs, tandis que d’autres ne fournissent pas grand-chose.

Faut-il œuvrer en vue de l’échange des données sur les passagers aériens, ce qu’on appelle le PNR (Passenger Name Record)?
Le PNR est essentiel car c’est un des rares mécanismes qui permet de détecter des mouvements suspects. Deux tiers des candidats européens au djihad sont identifiés par nos services de renseignement, mais un tiers passe « sous le radar ». Le PNR permettrait de mieux les détecter.

Que faire avec ceux qui reviennent d’Irak et de Syrie?
C’est une profonde erreur de les envoyer tous en prison. Bien sûr, il faut punir ceux qui ont du sang sur les mains, mais il faut pouvoir offrir une alternative à la voie judiciaire. Il faut plus de programmes de prévention et de réhabilitation. Mettre en prison un radicalisé va le radicaliser encore plus. Mohamed Merah et Amedy Coulibaly étaient des délinquants de droit commun qui sont devenus radicaux en prison au contact de vétérans du djihad ou d’imams autoproclamés. Il faut augmenter l’assistance spirituelle par des imams qui ne soient pas des prédicateurs de la haine et préparer le retour à la vie normale.

Le 29 janvier, les ministres européens de l’intérieur et de la justice se réuniront à Riga. Sur quels points faudrait-il plus d‘Europe dans la lutte antiterroriste?
Précisons d’abord que même si l’antiterrorisme est une compétence partagée entre l’UE et les Etats membres, ce sont les Etats membres qui, à 90%, font le boulot. L’UE a toutefois son mot à dire, et possède déjà des instruments comme Europol, Eurojust et Frontex. Je vois 5 ou 6 sujets sur lesquels on peut travailler : l’Internet, les contrôles aux frontières extérieures, l’échange d’informations entre tous les acteurs, l’éducation en Europe, ou encore une plus grande coopération avec les pays du pourtour méditerranéen, pour laquelle les ministres des affaires étrangères de l’UE ont donné lundi dernier mandat à la Haute représentante Federica Mogherini.

Quels seraient les contours de cette coopération euro-méditerranéenne?
L’idée serait de déployer des attachés de sécurité intérieure auprès des délégations européennes dans tous les pays concernés, du Maroc à la Turquie. Ces pays se sont souvent demandé si on était des partenaires dans la lutte antiterroriste, et pas seulement sur l’immigration. Or nous sommes confrontés à la même menace. La Libye étant par exemple un pays de transit des candidats au djihad, il faut aider la Tunisie et l’Algérie à accentuer le contrôle aux frontières, mais aussi l’Egypte, vu que beaucoup d’armes partent de Libye et se retrouvent dans le Sinaï où est active une des « franchises » de Daech.

Comment améliorer l’échange d’informations au sein même de l’UE?
La douzaine d’Etats qui sont le plus confrontés à la question des combattants étrangers travaille aujourd’hui de manière intense, tant ils sont conscients que la menace est très aiguë. Et ils sont tout aussi conscients qu’ils n’obtiendront d’informations que s’ils partagent les leurs. Il existe par exemple un point focal au sein d’Europol dédié aux combattants étrangers. Mais pour qu’on puisse croiser les noms et affiner les enquêtes, il faut convaincre les Etats d’alimenter ce point focal. Aujourd’hui ce n’est pas le cas. La Belgique et l’Allemagne sont de gros contributeurs, tandis que d’autres ne fournissent pas grand-chose.

Faut-il œuvrer en vue de l’échange des données sur les passagers aériens, ce qu’on appelle le PNR (Passenger Name Record)?
Le PNR est essentiel car c’est un des rares mécanismes qui permet de détecter des mouvements suspects. Deux tiers des candidats européens au djihad sont identifiés par nos services de renseignement, mais un tiers passe « sous le radar ». Le PNR permettrait de davantage les détecter.

Comment freiner la radicalisation des jeunes djihadistes?
Cela passe par une meilleure éducation, ce qui entre davantage dans les compétences de la Commission européenne. Je suis convaincu que l’apprentissage à la pensée critique et à la lecture des médias, l’amélioration de la qualité pédagogique et scientifique des imams, la lutte contre l’antisémitisme et toute forme d’agression contre la communauté musulmane sont autant de points essentiels. Il faut prolonger le mouvement citoyen « Je suis Charlie » en allant vers plus de cohésion et de respect mutuel.

Que faire avec ceux qui reviennent d’Irak et de Syrie?
C’est une profonde erreur de les envoyer tous en prison. Bien sûr, il faut punir ceux qui ont du sang sur les mains, mais il faut pouvoir offrir une alternative à la voie judiciaire. Il faut plus de programmes de prévention et de réhabilitation. Mettre en prison un radicalisé va le radicaliser encore plus. Mohamed Merah et Amedy Coulibaly étaient des délinquants de droit commun qui sont devenus radicaux en prison au contact de vétérans du jihad ou d’imams autoproclamés. Il faut augmenter l’assistance spirituelle par des imams qui ne soient pas des prédicateurs de la haine et préparer le retour à la vie normale.

Daech occupant une partie du territoire syrien, peut-on faire l’économie d’une collaboration avec le régime de Bachar Al Assad?
C’est Mme Mogherini et les 28 ministres qui définissent la politique à l’égard de la Syrie, pas moi. Ils sont en train de finaliser une stratégie à l’égard de ce pays et de l’Irak. Ce qui me paraît assez clair, c’est que M. Assad ne fait pas partie de la solution. En relâchant de dangereux djihadistes, il a contribué à transformer une opposition démocratique modérée en un mouvement très radicalisé. La priorité aujourd’hui est de soutenir le nouveau gouvernement irakien à réformer son système de sécurité et à développer des politiques inclusives afin de marginaliser le cœur de Daech.

Impossible d’interdire le retour des djihadistes français !!! (Cazeneuve)

Impossible d’interdire le retour des djihadistes français !!! (Cazeneuve)

Cazeneuve s’oppose à l’idée d’interdire e le retour des djihadistes sur le territoire, cela pour des raisons juridiques, En l’état du droit international , il a raison mais il a cependant tort car le fait précède souvent le droit qui est appelé à évoluer en permanence. En outre sur le plan matériel comment Cazeneuve compte s’y prendre pour surveiller les 1000 djihadistes actuels (en plus des djihadistes potentiels) et cela pendant des années. Majoritairement  les Français sont pour l’interdiction de ce retour et le droit doit évoluer compte tenu des nouveaux enjeux du terrorisme. Dans un courrier en réponse à la lettre que lui a adressée jeudi le président de l’UMP, Bernard Cazeneuve remercie Nicolas Sarkozy d’avoir pris part à sa consultation des ex-ministres de l’Intérieur. Le ministre explique par ailleurs pourquoi il s’oppose à la proposition phare du patron de l’UMP : l’interdiction de retour en France pour les personnes parties faire le jihad à l’étranger, y compris si elles sont Françaises ou binationales. La Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme stipule que  »nul ne peut être privé du droit d’entrer sur le territoire de l’Etat dont il est le ressortissant », souligne Bernard Cazeneuve.  »Sauf à prendre le risque de se trouver sanctionné par la Cour européenne des droits de l’Homme, cet article s’oppose donc à ce que le retour en France de ressortissants français soit interdit, qu’ils aient ou non une autre nationalité », affirme-t-il. S’agissant de la déchéance de nationalité française pour les personnes condamnées pour terrorisme, Bernard Cazeneuve rappelle qu’elle est prévue par la loi et souligne avoir lui-même pris une mesure de ce type. Il affirme partager le souhait d’une coopération internationale « renforcée » en matière de renseignement, notamment avec le Maghreb et le Proche-Orient.  »Je partage votre ambition » aussi sur une réforme de l’espace Schengen, écrit par ailleurs Bernard Cazeneuve, qui ajoute avoir pris des initiatives pour renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l’UE.   Même consensus affiché dans la lutte contre la radicalisation en prison et le trafic d’armes, ainsi que sur le renforcement de l’équipement des forces de l’ordre.  Le ministre promet également qu’une future loi sur le renseignement, dont l’élaboration est accélérée, « permettra de doter nos services de moyens nouveaux ».  »Le gouvernement a décidé (…) de recruter 500 agents supplémentaires chaque année« , a-t-il développé.

Interdire le retour des djihadistes en France (Valérie Pécresse)

Interdire le retour des djihadistes en France (Valérie Pécresse)

Valérie Precresse a raison, on peut et on doit interdire le retour des djihadistes en France. Une opinion par ailleurs partagée par une majorité de Français.  Une question aussi de bon sens, comment pour-t-on surveiller pendant des années les milliers djihadistes à leur retour (sans parler de la surveillance des djihadistes potentiels). Les djihadistes ont fait un choix, celui de combattre aux côtés des ennemis de la France. Il est donc plus efficace de les empêcher de revenir. Juridiquement cela pose quelques difficultés mais il est possible de les déchoir de la nationalité en modifiant la loi actuelle (qui ne la rend possible que pour ceux qui ont le double nationalité. Le choix de combattre dans une armée terroriste constitue en fait la volonté claire de rompre avec la communauté nationale française. Selon Bernard Cazeneuve, une telle mesure serait difficile à mettre en place. « Quand on veut, on peut », répond Valérie Pécresse. «La CEDH permet des dérogations dictées par des nécessités d’ordre public. Les Britanniques vont voter une interdiction de retour de deux ans », assure-t-elle. L’ancienne ministre considère par ailleurs qu’il n’est pas forcément nécessaire d’organiser un référendum pour faire passer une telle loi : « C’est à la représentation nationale d’assumer ses responsabilités ».

Sondage-non au retour des djihadistes présumés pour 68%

Les Français veulent punir les djihadistes présumés

68% des Français souhaitent que ceux soupçonnés « d’être allés se battre dans des pays ou régions contrôlés par des groupes terroristes » n’aient pas le droit de revenir en France, selon un sondage IFOP pour le JDD à paraître dimanche. Les sondés se disent également largement favorables à la déchéance de nationalité pour les binationaux. Les avis sont par contre partagés quand on leur demande s’il faut tenir compte des réactions des musulmans pratiquants, « qui se sentent blessés ou agressés » par la publication des caricatures de Mahomet, notamment en une de Charlie Hebdo. Par ailleurs, dans leur majorité, les Français ne voient pas de solution militaire à l’extérieur de nos frontières pour combattre Daech et Al-Qaïda.

Djihadistes : une filière près de Toulouse

Djihadistes : une filière près  de Toulouse

Selon une source policière, cette filière était chargée d’acheminer des djihadistes français vers la Syrie. Une « dizaine d’objectifs » étaient visés dans plusieurs départements par la police antiterroriste et les hommes du Raid.  Si la plupart des interpellations semblent avoir eu lieu dans la région de Toulouse et notamment dans le Tarn, certaines ont eu lieu en région parisienne et en Normandie. Selon les premières informations disponibles, cette filière présumée aurait déjà acheminé en Syrie des candidats au djihad.

Djihadistes : un réseau démantelé …grâce à la télé

Djihadistes : un réseau démantelé …grâce à la télé

Preuve que les service de renseignements sont obsolètes pour lutter contre la propagande djihadiste, c’est une émission de télé qui a permis d’attirer attention des forces de l’ordre sur un réseau islamiste dans l’Ain ; La vérité c’est que la France est incapable de contrôler les candidats djihadistes (le plus gros contingents de l’occident près de 1100 terroristes français  actuellement qui se battent pour l’Etat islamique), le service de renseignement actuel est inadapté à ce type de mission ; notamment du fait que la police a déserté depuis longtemps les quartiers sensibles. Il va falloir attendre un attentat en France pour qu’un plan à la hauteur de l’enjeu soit mis en place. L’affaire révélée par le journal Le progrès a démarré en fait dimanche dernier lors de la diffusion sur M6 de l’émission « Enquêtes exclusives ». Le sujet de l’émission portait sur les jeunes Français djihadistes. Dans cette émission, le journaliste a rencontré en caméra cachée a rencontré à Ambérieux-en-Bugey, dans l’Ain, des jeunes apparemment attirés par la propagande djihadiste. Les visages de ces jeunes étaient camouflés, mais cela n’a pas empêché le voisinage d’être stupéfait de découvrir ainsi de découvrir ainsi leur quartier à la télévision. Après enquête discrète et sur ordre du parquet, la gendarmerie est intervenue ce mercredi peu avant 20h pour interpeler plusieurs personnes dans ce quartier d’Ambérieux-en-Bugey. Du matériel a été saisi au domicile de plusieurs individus, notamment des drapeaux en rapport avec l’organisation islamiste Daech. Les personnes interpellées sont soupçonnées d’appartenir à un réseau de propagande islamiste.

 

Djihadistes français : le fiasco total des services de renseignements

Djihadistes français : le fiasco total des services de  renseignements

 

On avance maintenait le chiffre de 1100 djihadistes français de loin le contingent le plus important de l’Etat islamique. La France n’est pas capable de les empêcher de partir et même de les arrêter en revenant, sauf à la marge. D’abord pour les empêcher de partir, il faudrait les repérer. Or nos services de renseignements sont complètement incompétents dans ce domaine, il faudrait autrement organiser la surveillance et s’inspirer par exemple de ce qui se passe au Maroc, pourtant véritable réservoir de terroriste ;  ensuite il conviendrait de définir une politique. Faut-il les empêcher de partir ou de revenir (comme en Grande Bretagne).  Faut-il les déchoir de la nationalité française (ce qui n’est possible qu’en cas de double nationalité), l’arsenal juridique est de ce point de vue obsolète. En cause évidemment une police qui ne pénètre plus dans les quartiers sensibles et qui préfère faire du chiffre avec le code de la route pour de infractions mineures. A cet égard la politique du chiffre na guère changé ;  exemple quand on bidonne les statistiques des cambriolages pour les « requalifier’ en « dégradations » avec Vals !  Mais la responsabilité incombe surtout à la déliquescence  de la société française qui petit à petit perd ses repères, ses valeurs dans tous les domaines économiques, sociaux, culturels et moraux. A cet égard l’élite ne donne guère exemple. Le djihad c’est le refuge des paumés de la société et la religion sert de thérapie à ces asociaux. Le mal est profond, il faudrait commencer par réformer l’école, encourager les parents à se réapproprier leur autorité, donner une espérance à une génération perdue, bref reformer la société. Des réformes structurelles inenvisageables rapidement compte tenu de peu de crédibilité du personnel politique et pus généralement des institutions.

Qui sont les djihadistes français : surtout des paumés

Qui sont les djihadistes français : surtout des paumés

 

Dans un rapport remis au ministère de l’intérieur, on découvre que les djihadistes français sont surtout des paumés pas forcément des classes sociales les plus défavorisées. En fait c’est la perte de repères, de valeurs et l’éducation qui sont aussi en cause. Vraisemblablement également l’absence de tout sens civique et moral. Et la violence djihadiste comble le vide absolu de ces jeunes psychologiquement perdus. En cause vraisemblablement également une société française qui se désagrège   Ces jihadistes français ne sont pas forcément des jeunes fragilisés socialement, mais sont majoritairement issus de classes moyennes. C’est ce que montre un rapport du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam (CPDSI), rendu public lundi. Les classes moyennes sont majoritaires (67%) et les milieux populaires (16%) ne sont pas plus représentés que les catégories socioprofessionnelles supérieures (17%). En revanche, les jeunes (de 15 à 21 ans) sont les plus largement touchés (63%). Le rapport montre également que c’est quasi systématiquement par Internet (91% des cas) que ces jeunes sont endoctrinés.  Le rapport, demandé par le ministère de l’Intérieur, est le fruit de 6 mois de travail et d’une enquête auprès de 160 familles qui ont vu un de leurs enfants changer de comportement et/ou partis faire le jihad. Dounia Bouzar, directrice du “centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam” a dirigé ce travail, avec Christophe Caupenne, ancien chef des négociateurs du RAID. Elle était l’invité de RMC  ce mardi.   »Le nouveau discours terroriste arrive à toucher des jeunes qui vont bien, qui sont de enfants de fonctionnaires, d’enseignants, de tous métiers de la classe moyenne. On peut être fils de médecins et embrigadé », explique-t-elle. Dounai Bouzar nous apprend également que « 80% des familles concernées se déclarent athées », allant à l’encontre d’un préjugé qui veut que seules les familles pratiquantes seraient concernées.   »Le seul point commun qu’on a trouvé chez les jeunes embrigadés, c’est un caractère d’hypersensibilité, poursuit Dounia Bouzar.

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