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Passe sanitaire: Macron divise le pays

Passe sanitaire: Macron divise le pays

 

 

Le président de l’institut Elabe, Bernard Sananès, analyse la stratégie de Macron face à la crise sanitaire. Une stratégie qui en fait  renforce l’anti macronisme. Un anti macronisme sans doute largement aussi fort que l’anti passe.

Le président de la République est monté au créneau avec gravité face à la crise sanitaire. Pourquoi cette tonalité aujourd’hui?

 

Bernard SANANÈS. - Emmanuel Macron veut montrer qu’il n’existe pas d’alternatives, ni sur un plan sanitaire ni sur un plan politique. Si l’on décortique sa stratégie en trois points, il y a d’abord une priorité claire: réussir à diminuer le nombre de réticents à la vaccination, pour atteindre, dans les prochaines semaines, 80 % de vaccinés. Deuxièmement, espérer qu’une forme de radicalisation des anti-passes, comme ce fut le cas avec les «gilets jaunes», finisse par détourner ceux qui pourraient en être sympathisants.

Troisièmement, éviter que le mouvement de contestation ne prenne de l’ampleur en étant nourri par d’autres colères, comme on l’a vu hier avec la décision de l’exécutif sur le contrôle technique des deux roues. Sans doute aussi a-t-il un peu d’inquiétude quant à la question de la hausse.

 

États-Unis : La vaccination obligatoire qui divise

États-Unis : La vaccination obligatoire qui divise

Un article du Wall Street Journal montre que la vaccination obligatoire divise Amérique (Extrait)

Aux Etats-Unis, les chefs d’entreprise sont d’accord sur un point : il faut pousser les salariés à se faire vacciner pour que le variant delta, qui progresse très rapidement dans le pays, ne menace pas l’économie.

Sur la méthode, en revanche, les avis divergent. Certains militent pour des primes ou autres dispositifs incitant les Américains à accepter le vaccin contre la Covid-19. D’autres ont déjà opté pour l’obligation vaccinale.

Ces derniers jours, de Walmart dans l’Arkansas à Microsoft à Seattle, des groupes ont imposé la vaccination, essentiellement aux cols blancs qui réintègrent les bureaux. Mardi, Tyson Foods est même allé encore plus loin : la totalité du personnel du spécialiste de la viande devra être vaccinée avant le 1er novembre.

« C’est une décision mûrement réfléchie, a expliqué le directeur général du groupe, Donnie King, dans une note envoyée aux quelque 120 000 salariés américains. Nous encourageons nos équipes à se faire vacciner depuis des mois ; moins de la moitié de nos collaborateurs sont aujourd’hui vaccinés. ​»

Encouragement ou obligation, aucune des stratégies n’est sans risque pour les patrons, les salariés et les clients, mais les deux ont le pouvoir d’influencer la trajectoire de la pandémie.

Selon les dernières statistiques, plus d’un tiers des adultes américains sont vaccinés. Les entreprises qui ont opté pour l’incitation risquent de voir leurs locaux devenir des foyers de contamination. Celles qui ont choisi l’obligation pourraient perdre des salariés, une mauvaise nouvelle quand le marché du travail est tendu.

Chaque camp avance une myriade de raisons pour justifier son choix, même si beaucoup évoquent les dernières informations des centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) en matière de transmission du variant delta par les personnes vaccinées.

Dans un marché du travail tendu, Walmart se trouve en concurrence avec Amazon.com et d’autres groupes qui n’ont aucune exigence en matière vaccinale

Certaines entreprises veulent rassurer les clients en leur montrant qu’ils peuvent se rendre en toute sécurité dans les magasins ou les parcs d’attractions. D’autres veulent éviter des arrêts maladie ou des absences qui viendraient entraver le redémarrage de l’activité. Une partie des patrons veut aussi en finir avec le télétravail et faire revenir les troupes au bureau. Les syndicats, eux, ont souvent tendance à compliquer encore les choses.

Si Walmart a choisi, au printemps dernier, de ne pas rendre la vaccination obligatoire, c’est notamment parce que les dirigeants du géant de la distribution avaient peur que les salariés aient du mal à se procurer le vaccin et parce que la FDA n’avait pas encore approuvé tous les dispositifs, a raconté une source proche du dossier. La semaine dernière, le groupe a annoncé que la vaccination serait obligatoire pour tous les salariés travaillant dans les bureaux et les responsables régionaux, mais pas pour ceux qui travaillent dans les supermarchés.

 

dans  un marché du travail tendu, Walmart se trouve en concurrence avec Amazon.com et d’autres groupes qui n’ont aucune exigence en matière vaccinale. Le géant de la distribution offre néanmoins 150 dollars à ses salariés qui se font vacciner.

Certaines compagnies aériennes, elles, exigent que leurs nouvelles recrues reçoivent l’injection, mais ne demandent rien à leur personnel en poste. Les acteurs du secteur industriel, dont General Electric, Caterpillar et les « big three » de l’automobile, ont déclaré qu’ils n’imposeraient pas la vaccination à leurs équipes.

Snap-on, fabricant d’outils haut de gamme installé dans le Wisconsin, emploie essentiellement des ouvriers. Le groupe ne rendra pas la vaccination obligatoire, indique son directeur général Nicholas T. Pinchuk, parce qu’il pense que ce serait contre-productif.

« Pour moi, dire aux gens qui ne sont pas vaccinés qu’ils ont un problème, ce n’est pas la bonne façon de faire, affirme-t-il. Ça ne leur donnera pas envie de faire les choses. ​»

Le patron préfère vanter les mérites de la vaccination et laisser ses salariés aller se faire vacciner sur leur temps de travail. Le taux de vaccination de Snap-on est supérieur à la moyenne nationale, souligne d’ailleurs Nicholas T. Pinchuk, et les ouvriers sont plus nombreux que les employés de bureau à avoir reçu leurs injections. Il n’a pas souhaité fournir de chiffres précis.

Les entreprises qui veulent imposer la vaccination à des salariés syndiqués doivent par ailleurs en négocier les conditions. C’est notamment le cas chez Tyson ​: un quart des effectifs, soit environ 36 000 personnes, sont syndiqués ou concernés par des accords collectifs.

Sauf que les syndicats ont du mal à parler à l’unisson ​: certains ont estimé qu’il faudrait en passer par un accord collectif, quand d’autres ont publiquement exprimé leur soutien à la vaccination.

Mardi, General Motors et ses concurrents ont annoncé qu’après consultation du syndicat United Auto Workers, le masque serait à nouveau obligatoire pour les salariés.

Le porte-parole de l’UAW a précisé que la question du vaccin ferait l’objet de négociations avec les responsables syndicaux, ajoutant que l’UAW encourage les travailleurs à se faire vacciner.

Chez Walt Disney, qui a annoncé la semaine dernière que la vaccination serait obligatoire pour ses salariés (y compris ceux qui ne sont pas syndiqués), certains syndicats ont annoncé qu’ils soutenaient la mesure.

Pour Eric Clinton, qui préside un syndicat qui représente 8 000 salariés du parc Walt Disney World d’Orlando, en Floride, l’obligation vaccinale est une étape logique pour protéger la santé des collaborateurs. Le syndicat doit rencontrer Disney pour étudier les détails de la mesure et les modalités d’application, a-t-il ajouté.

Stuart Appelbaum, président du Retail Wholesale and Department Store Union, un syndicat qui représente les travailleurs de la distribution et de l’alimentaire (dont certains salariés des usines de transformation de volaille de Tyson), explique que beaucoup de salariés ont peur de se faire vacciner parce qu’ils ont des problèmes de santé, parce qu’ils ne font pas confiance à l’Etat ou parce qu’ils sont sceptiques vis-à-vis de la pandémie.

Si certains dirigeants se sont dits favorables à la vaccination dès le début de l’année, beaucoup d’entreprises ont préféré attendre que l’opinion publique évolue sur cette question avant de prendre position

En début d’année, la commission pour l’égalité des chances a déclaré que les employeurs américains avaient le droit d’exiger de tous les salariés physiquement présents dans leurs locaux qu’ils soient vaccinés.

La plupart des entreprises ont déclaré qu’elles accepteraient les dispenses pour motif religieux ou de santé, et certaines se demandent encore comment traiter les cas de refus. Au Texas, un centre hospitalier exigeant que tous ses salariés soient vaccinés a licencié plusieurs personnes qui refusaient de l’être.

Le porte-parole de Tyson a, lui, indiqué que le groupe continuera de faire de la pédagogie auprès des équipes et de les rassurer. Toutes les demandes de dispense pour motif religieux ou de santé seront examinées, mais la vaccination restera indispensable pour travailler.

Si certains dirigeants se sont dits favorables à la vaccination dès le début de l’année, beaucoup d’entreprises ont préféré attendre que l’opinion publique évolue sur cette question avant de prendre position, souligne Peter Capelli, professeur de gestion à la Wharton School de l’université de Pennsylvanie.

« Est-ce que vous préférez vous fâcher avec 100 % de vos salariés au moment où l’idée d’une vaccination émerge, ou attendre que la pression sociale pousse la quasi-totalité de la population à se faire vacciner et qu’il ne vous reste qu’une minorité à convaincre ?, résume-t-il. C’est beaucoup, beaucoup plus facile de convaincre une minorité que de contraindre la majorité. »

L’obligation vaccinale a reçu un soutien très tardif : début juillet, seules 15 % des quelque 150 entreprises interrogées dans le cadre d’un sondage commandé par le cabinet d’avocats Blank Rome se disaient favorables à une vaccination obligatoire, un chiffre similaire à l’enquête de février.

Les chefs d’entreprise et les responsables politiques ont haussé le ton. Ces derniers mois, un nombre croissant d’hôpitaux, d’universités et d’autres organisations ont opté pour la vaccination obligatoire. Et obtenu gain de cause quand des salariés les ont poursuivis en justice.

« Au départ, tout le monde a essayé de respecter le point de vue de chacun à propos du vaccin, mais on sait que si on continue de fonctionner comme ça, on risque de se retrouver dans une situation très délicate », estime Francine Katsoudas, directrice des ressources humaines de Cisco Systems.

Bon nombre d’entreprises américaines exigent d’ores et déjà un test de dépistage de certaines drogues, et par le passé, certaines ont demandé une vaccination contre la grippe

Le géant de l’informatique a exigé que les quelques salariés autorisés à revenir au bureau en juillet et en août soient totalement vaccinés, une exigence qu’il devrait continuer d’appliquer cet automne, lorsque la réouverture des bureaux se généralisera, ajoute-t-elle. « Il faut que l’on contrôle un peu l’environnement » dans lequel les gens travaillent, conclut-elle. De fait, bon nombre d’entreprises américaines exigent d’ores et déjà un test de dépistage de certaines drogues, et par le passé, certaines ont demandé une vaccination contre la grippe.

Harvey Spevak, président exécutif et directeur de la chaîne de salles de sport Equinox, raconte que la question de l’obligation vaccinale s’est faite plus pressante ces dix derniers jours, parce que les contaminations ont augmenté et que les CDC ont publié de nouvelles données et des recommandations sur le port du masque. L’entreprise a réalisé un sondage : 89% des 14 000 salariés ont déclaré avoir été vaccinés.

« On sait que c’est un sujet sensible, donc c’est plus facile de ne rien dire et de ne pas prendre position, souligne-t-il. Mais avec l’envolée des cas, on s’est dit que c’était la meilleure chose à faire. »

L’entreprise, qui possède aussi la chaîne de salles de vélo en intérieur SoulCycle, rendra la vaccination obligatoire pour les salariés et les clients de New York début septembre, puis étendra progressivement la mesure à ses autres sites. Mardi, la ville de New York a annoncé que, pour les activités en intérieur (restauration, salles de sport, événements culturels…), la présentation d’une preuve de vaccination serait obligatoire.

L’aciériste Cleveland-Cliffs a lancé début juillet un programme destiné à convaincre les salariés. Objectif : 75% de vaccinés parmi les 25 000 collaborateurs. Les salariés des sites qui atteindront ce chiffre recevront une prime de 1 500 dollars, qui pourra atteindre 3 000 dollars si le taux de vaccination monte à au moins 85 %. Le programme s’arrête le 21 août.

Pour le moment, un peu moins de 50 % des salariés ont été vaccinés, contre 35 % quand le programme a été lancé. Au siège de l’entreprise, à Cleveland, le taux de vaccination atteint 97 %, souligne Lourenco Goncalves, le directeur général. Dans l’une des usines de Conshohocken, en Pennsylvanie, 61 % des ouvriers ont été vaccinés, contre 20 % au lancement du programme.

Lourenco Goncalves explique qu’il ne rendra pas la vaccination obligatoire puisqu’il n’est pas nécessaire que la totalité des salariés soient vaccinés pour que le risque d’une contamination au travail baisse.

La condamnation de Nicolas Sarkozy divise les rédactions

La condamnation de Nicolas Sarkozy divise les rédactions

La condamnation de Nicolas Sarkozy aura donné lieu dans les rédactions à des commentaires très clivants . Au point d’ailleurs que des journalistes au Parisien et à Paris-Match ce sont désolidarisés des éditoriaux de leur patron qui défendait Sarkozy. Pour Paris-Match ,il n’y a rien de surprenant puisque ce journal comme le JDD est dirigé par Hervé Gattegno soutien affirmé de Sarkozy est encore davantage de Macron.

Le problème c’est que l’affaire du dernier jugement de Sarkozy pose de nombreuses questions juridiques. La réalité c’est que l’intéressé a été condamné davantage pour l’ensemble de son œuvre (il est cité dans une dizaine d’affaires) que pour le dossier  bismuth des écoutes, par ailleurs illégales. Or Sarkozy a été jugé non pas sur des preuves mais sur des faisceaux d’indices qui dégageaient un parfum de revanche des juges que l’intéressé a par ailleurs régulièrement critiqués.

D’une certaine manière, les critiques des un et des autres mêmes contradictoires en sont en apparence justifiées. Les journalistes de Paris-Match protestent, ils ont le droit. Mais ils pourraient le faire plus souvent quand à longueur d’année Paris-Match -comme le JDD diffuse- des informations et des sondages qui soutiennent inconditionnellement le pouvoir en place. Ajoutons que pour complexifier l’affaire Sarkozy est aussi membre de l’organe d’administration du groupe Lagardère qui possède le JDD et Paris-Match.

Économie–La dette divise économistes et idéologues

Économie–La dette divise économistes et idéologues

Le pays est engagée dans un débat assez surréaliste quant à la nécessité ou pas de rembourser la dette sanitaire et même la totalité de la dette.

 

C’est oublier un peu vite que la France qui serait privée d’emprunt pour faire tourner l’état tomberait immédiatement en faillite. En effet une majorité de la dette est détenue par l’étranger. On voit mal les investisseurs étrangers consentir à prêter à nouveau la France sans être assuré d’être remboursés.

 

Dans tous les cas d’une manière ou d’une autre,  cette dette  devra être remboursée. Les extrémistes de gauche et ceux  qui restent du parti socialiste proposent la solution idiote et populiste de ne plus rien rembourser. Une proposition idéologique qui méconnaît totalement les mécanismes du système financier.

 

Ceux-là  même qui proposent cette solution, souvent fonctionnaires ou assimilés, perdraient immédiatement leur source de revenus. La dette était de 100 % du PIB  à 120 % 2019. En gro,s elle se montra à 2700 milliards fins 2020. Schématiquement, la dette sanitaire par ailleurs difficile à évaluer serait de l’ordre de 500 milliards. Il est clair qu’on ne peut amortir cette dette avec l’impôt en quelques années. Le plus vraisemblable, c’est de cantonner au moins la dette dans une structure spécifique pour l’amortir progressivement avec une recette affectée.

 

Une autre solution serait un dérèglement brutal système financier avec une forte inflation, une hausse des taux d’intérêt et de fait  une dévalorisation de la monnaie. Un processus longtemps appliqué par la France avant l’euro mais qui fait payer le consommateur et l’épargnant. Les experts s’étendent peu sur le sujet pour l’instant car l’hypothèse la plus sérieuse pour l’instant est une crise du système financier.

La dette divise économistes et idéologues

La dette divise économistes et idéologues

la France est engagée dans un débat assez surréaliste quant à la nécessité ou pas de rembourser la dette sanitaire et même la totalité de la dette.

 

C’est oublier un peu vite que la France qui serait privée d’emprunt pour faire tourner l’état tomberait immédiatement en faillite. En effet une majorité de la dette est détenue par l’étranger. On voit mal les investisseurs étrangers consentir à prêter à nouveau la France sans être assuré d’être remboursés.

 

Dans tous les cas d’une manière ou d’une autre,  cette dette  devra être remboursée. Les extrémistes de gauche et ceux  qui restent du parti socialiste proposent la solution idiote et populiste de ne plus rien rembourser. Une proposition idéologique qui méconnaît totalement les mécanismes du système financier.

 

Ceux-là  même qui proposent cette solution, souvent fonctionnaires ou assimilés, perdraient immédiatement leur source de revenus. La dette était de 100 % du PIB  à 120 % 2019. En gro,s elle se montra à 2700 milliards fins 2020. Schématiquement, la dette sanitaire par ailleurs difficile à évaluer serait de l’ordre de 500 milliards. Il est clair qu’on ne peut amortir cette dette avec l’impôt en quelques années. Le plus vraisemblable, c’est de cantonner au moins la dette dans une structure spécifique pour l’amortir progressivement avec une recette affectée.

 

Une autre solution serait un dérèglement brutal système financier avec une forte inflation, une hausse des taux d’intérêt et de fait  une dévalorisation de la monnaie. Un processus longtemps appliqué par la France avant l’euro mais qui fait payer le consommateur et l’épargnant. Les experts s’étendent peu sur le sujet pour l’instant car l’hypothèse la plus sérieuse pour l’instant est une crise du système financier.

Burkini : le maillot qui divise le gouvernement

Burkini : le maillot qui divise le gouvernement

 

Opération réussie pour les intégristes qui avec le burkini sont parvenus à installer la polémique au sein même du gouvernement dont plusieurs membres ont pris leurs distances avec la multiplication des arrêtés d’interdiction soutenus par Manuel Valls. François Hollande, lui, n’a pas voulu se mouiller et a indirectement évoqué la question en marge d’une réunion de sociaux-démocrates européens dans les Yvelines, en appelant tous les citoyens à « se conformer aux règles », sans « provocation ni stigmatisation ». Le débat enfle depuis fin juillet. Au nom de risques de troubles à l’ordre public, plusieurs dizaines de maires, la plupart de droite, ont pris des arrêtés interdisant cette tenue de bain couvrante, utilisée par des musulmanes pratiquantes. Le Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative française, se prononcera vendredi à 15H00 sur une demande de suspension en urgence de l’un de ces arrêtés, pris par la mairie de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). La prolifération des arrêtés anti-burkini « n’est pas bienvenue », a estimé sur Europe 1 la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem. « Jusqu’où va-t-on pour vérifier qu’une tenue est conforme aux bonnes moeurs ? » « Je pense qu’il y a une dérive qui est dangereuse, une dérive politique, puisque ces arrêtés ont été pris par des responsables politiques », a-t-elle ajouté, tout en déplorant que cela « libère la parole raciste ». Dans un texte publié sur son site internet, la ministre de la Santé Marisol Touraine a lancé pour sa part une mise en garde contre une « polémique de tous les dangers ». « Faire comme si, en se baignant voilée ou en restant habillée sur une plage, on menaçait en soi l’ordre public et les valeurs de la République, c’est oublier que ces valeurs doivent précisément permettre à chacun de ne pas renier son identité », dit-elle. « La laïcité (…) ne doit pas devenir le fer de lance d’une stigmatisation dangereuse pour la cohésion de notre pays. » Le Premier ministre a pour sa part réaffirmé son soutien aux arrêtés anti-burkini : « Ils ont été pris à un moment donné, dans des plages du sud de la France, quelques jours après les attentats de Nice dans un contexte particulier », a dit Manuel Valls sur BFM TV, récusant le terme de « dérive ». Quant à la libération de la parole raciste évoquée par sa ministre de l’Education nationale, il a estimé que c’était « une mauvaise interprétation », car « ces arrêtés ont été pris au nom-même de l’ordre public ». Une mise au point critiquée par le député socialiste « frondeur » Yann Galut qui l’a accusé sur Twitter de « diviser les Français, la gauche » et son propre gouvernement. Quant à la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, elle a déploré une « hystérie médiatique et politique qu’il faut arrêter ». Les arrêtés anti-burkini, largement soutenus à droite, nourrissent dans la communauté musulmane la crainte d’une stigmatisation. Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) a ainsi été reçu mercredi à sa demande par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui lui a assuré que les principes de l’État de droit seraient respectés.

(Avec Reuters)

Alcatel : le bonus du patron divisé par deux…vite un téléthon

Alcatel : le bonus du patron divisé par deux…vite un téléthon

 

Le conseil d’administration d’Alcatel a lâché mais à moitié ! Face à la pression, Alcatel-Lucent a décidé d’agir et s’est réuni jeudi en conseil d’administration pour revoir les conditions de départ de l’ancien dirigeant. Conclusion : le «package» de départ de Michel Combes est divisé par près de deux. L’ancien patron de l’équipementier partira finalement avec l’équivalent de 7,9 millions d’euros. Il ne sera sans doute pas nécessaire d’organiser un téléthon car l’ancien patron d’Alcatel a retrouvé un job à la direction de Numéricable…où sa rémunération (stock-option) est déjà aussi contestée.  Sur le plan étique et social le bonus de près de 14 millions accordés au patron d’Alcatel  était  évidemment contestable. Mais il était  aussi de plus en plus critiqué au plan juridique d’autant que l’intéressé a retrouvé immédiatement un poste de dirigeant chez Numéricable. On lui reproche surtout d’avoir tordu les textes qui prévoyaient ce parachute doré. Le haut comité de gouvernement d’entreprise aurait en effet  émis un avis défavorable sur la régularité des conditions financières du départ de l’ex-patron d’Alcatel-Lucent. Après le déclenchement d’une enquête de l’autorité des marchés financiers, le Haut comité de gouvernement d’entreprise (HCGE), dont l’avis a été transmis au conseil d’administration d’Alcatel-Lucent, aurait pointé plusieurs et significatives irrégularités à ce sujet, selon Europe1. Parmi les points pouvant poser problème, figure en tête la clause de concurrence de 4,5 millions d’euros, qui doit être payée en 3 fois, à l’ex-directeur général de l’industriel franco-américain des télécommunications.  Les interrogations soulevées portent notamment sur le calendrier de la décision d’octroyer un tel montant alors que, dès le printemps 2015, l’arrivée prochaine de Michel Combes chez SFR-Numéricable était un secret de polichinelle.». Michel Combes avait quitté l’entreprise, le 31 août 2015, avec des conditions prévoyant le versement de près de 14 millions d’euros d’ici 2018, payables en actions et en stock-options.

 

 

Accueil Migrants : 55% contre ou la question qui divise .

Accueil Migrants : 55% contre ou la question qui divise

La question des migrants divise les Français qui sont 55 % à ne pas vouloir voir évoluer les conditions de leur accueil en France selon un sondage Odoxa pour Le Parisien et Aujourd’hui en France, dévoilé dimanche 6 septembre. Il faut dire que la question est complexe surtout dans un pays miné par la crise et qui ne croit pas beaucoup dans les solutions des partis politiques. Au préalable faut sans doute indiquer que le même résultat pourrait être obtenus dans la plupart des pays européens tentés  par le repli nationaliste. De ce point de vue Merkel n’a pas non plus l’opinion publique de son côté pour approuver son plan d’accueil des réfugiés. C’est tout à l’honneur des responsables politiques de s’engager parfois à contre-courant de l’opinion publique car on ne saurait diriger un pays uniquement avec des sondages. Plusieurs facteurs explicatifs sont à prendre en compte dans la problématique des réfugiés. D’abord à l’origine c’est bien l’intervention inconsidérée des pays développés dans certaines dictatures du Proche et Moyen-Orient qui a créé à la fois le chaos et le développement de l’État islamique. Rappelons-nous notamment de la première intervention des États-Unis en Irak pour deux faut motif. La France elle-même en intervenant en Libye a largement contribué à la déstabilisation de pays certes dirigé par des dictateurs mais qui avait le mérite au moins d’empêcher tueries et affrontements ethniques ou religieux de la dimension actuelle. Victime de violences insoutenables et de barbarie les syriens  en particulier ne mérite d’être accueillis avec dignité en Europe. Des mesures humanitaires d’urgence imposent donc. Il y a bien entendu une hypocrisie majeure à vouloir repousser des migrants dans les pays voisins de l’union européenne ou non. Bien entendu il convient aussi de s’attaquer aux réseaux de passeurs mais sur ce point leur avait jusque-là été incapable d’agir avec efficacité ; bilan de cette forme de migration de 2 000 morts en Méditerranée. Au-delà des aspects conjoncturels à caractère humanitaire des questions structurelles se posent cependant pour les  conditions d’accueil de migrants venus maintenant du monde entier et souvent pour des questions économiques. Là encore les pays développés ont des responsabilités mêmes si les dirigeants locaux notamment travers la corruption sont bien entendus responsables. Cela pose la question générale de politique de coopération qui demeure largement virtuelle, aussi du rééquilibrage des rapports économiques notamment à propos du pillage des matières premières. Enfin il est clair que les conditions de mobilité dans l’espace Schengen devront être modifiées. Toutefois cela remettra en cause certains principes de la libre circulation des personnes et aussi des biens qui constituent l’essentiel de la philosophie européenne. Des modifications sont possibles voire nécessaires mais leur bouleversement total remettrait en cause l’existence même de l’union européenne. La questionest  donc complexe et on peut comprendre les réticences des populations vis-à-vis des réfugiés. Cela d’autant plus que les incertitudes les plus grandes planent sur le devenir économique et donc social de nombre de pays de l’union européenne. Pour la France le sentiment de certains Français à l’égard des nouveaux réfugiés est aussi largement hypothéqué par l’échec total de l’intégration de certaines populations étrangères ou même de français d’origine étrangère. Plusieurs dimensions s’articulent donc :  le contexte économique, social et  culturel. Encore une fois la problématique n’est pas simple  et il n’est pas surprenant que des divisions apparaissent sur le sujet des réfugiés. Ces divisions s’illustrent  encore plus en fonction des opinions politiques. Si les sympathisants de gauche sont pour un meilleur accueil des migrants (69%), les sympathisants de droite sont en revanche largement opposés, dans la même proportion (69%), à cela. D’ailleurs, Europe. Concernant la question spécifique des migrants syriens, qui fuient la guerre sévissant dans leur pays, les Français ne font pas de différenciation particulière. Ils sont 62% à estimer qu’il faut traiter ces personnes comme les autres alors que 36% pensent que ces migrants « méritent un meilleur accueil en tant que réfugiés de guerre ». La politique de l’Union européenne par rapport à cette crise humanitaire se trouve par ailleurs sous le feu des critiques. 78% désapprouvent l’action des dirigeants de l’UE et seulement 21% jugent qu’ils ont bien réagi. En outre, 69% des Français ne veulent pas entendre parler de quotas pour répartir les migrants et les demandeurs d’asile entre les pays de l’Europe. François Hollande s’est en tout cas récemment prononcé en faveur de l’instauration d’un « mécanisme permanent et obligatoire ». Enfin, alors que le chef de l’État songe à mener des frappes aériennes contre l’État islamique en Syrie, les Français voudraient que l’armée française s’engage encore plus. Comme certaines voix politiques, ils sont 61% à être favorables à l’envoi de troupes militaires au sol, selon ce sondage réalisé par Internet les 3 et 4 septembre auprès d’un échantillon de 1.003 personnes représentatifs de la population française selon la méthode des quotas.

Mariage homos : le FN divisé

Mariage homos : le FN divisé

 

« Alors que Marine Le Pen rêve de faire imploser l’UMP, c’est le Front national qui fait du suivisme, explique au JDD.fr le sociologue spécialiste du Front, Sylvain Crépon . En outre, explique-t-il, les cadres du parti craignent les débordements lors de cette manifestation. Mi-novembre, lors d’une première manifestation contre le mariage homosexuel, les activistes féministes de Femen et l’essayiste Caroline Fourest avaient été prises à partie et certains roués de coups. Marine Le Pen, qui cherche à « dédiaboliser » son parti, ne veut pas de ce genre d’incidents près du cortège du FN. Pour preuve, le point de rendez-vous de la délégation du mouvement a été prévu à plusieurs kilomètres de celui du cortège de l’institut catholique intégriste Civitas. Pour le député Gilbert Collard, la position d’équilibriste de Marine Le Pen était seulement une question de stratégie politique vis-à-vis de l’UMP. Rien à voir avec le fait que certains cadres du parti sont favorables au mariage pour tous ou soucieux que le parti ne s’éloigne pas trop de ses électeurs homosexuels. « Je ne crois pas que ce soit le problème. Dans mon entourage aussi, j’ai des personnes favorables au mariage pour tous. Mais on ne peut pas demander aux gens de renoncer à leurs opinions car ce ne sont pas les nôtres », glisse l’avocat au JDD.fr. Pourtant, Marine Le Pen est prise en tenailles entre les membres historiques de son parti et certains proches. « Elle est entourée par quelques gays. C’est de notoriété publique au sein du parti, même si aucun d’entre eux n’a fait de coming out », explique Sylvain Crépon, qui a consacré un chapitre de son Enquête au cœur du nouveau Front national aux homosexuels au sein du Front national. Ces cadres ne réclament pas forcément le droit au mariage mais sont sensibles aux droits des homosexuels. A l’opposé, des membres historiques estiment que la famille traditionnelle est une valeur cardinale du parti. C’est cette partie-là du FN qui l’a emporté lundi matin en bureau politique. Depuis l’accession de Marine Le Pen à sa tête, le FN est presque devenu « gay friendly ». « Il y a eu un afflux de militants gays » depuis 2010, assure Sylvain Crépon. Ses déclarations (« qu’on soit homme ou femme, hétérosexuel ou homosexuel, chrétien, juif, musulman ou non-croyant, on est d’abord français! », avait-elle dit  le 1er mai 2011) ont montré la volonté d’un renouvellement générationnel qui a séduit. Selon une étude Ifop pour le Cevipof sur les électorats sociologiques à la présidentielle, sortie en janvier 2012, 10% des personnes sondées se déclarant homosexuels se disaient proches du Front national, soit un point de plus que dans le reste de la population. A l’époque, Marine Le Pen recueillait le même taux d’intention de vote au premier tour chez les hétérosexuels (19,5%) que chez homosexuels et bisexuels (19%). Soit cinq points de plus dans cette dernière catégorie par rapport au score réalisé par son père en 2007. « Electoralement parlant, ce n’est pas porteur pour Marine Le Pen de faire campagne contre le mariage pour tous », assure Sylvain Crépon. Ainsi, selon un sondage Ifop pour le JDD paru en novembre, il y a plus de personnes favorables à l’adoption pour les couples homosexuels chez les sympathisants du FN (35%) que chez les sympathisants de l’UMP (29%), où les catholiques sont plus nombreux qu’au FN, précise le sociologue. En outre, les ouvriers, catégorie visée principalement par Marine Le Pen, sont majoritairement pour la proposition portée par le gouvernement de François Hollande. « Marine Le Pen avait réussi à trouver un point d’équilibre en prenant exemple sur des partis européens comme le PVV de Geert Wilders ou le FPÖ autrichien qui sont pour le mariage homosexuel et dénonce l’attitude des islamistes sur ces questions », poursuit Sylvain Crépon. Marine Le Pen, qui aime à critiquer le conservatisme supposé de certains musulmans, voit ainsi son parti prendre une position conservatrice. Une position qui divise donc : selon le sociologue, « il peut y avoir un vrai problème d’unité du parti sur cette question ».




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