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« Entreprise: partager les dividendes entre actionnaires et salariés »

Entreprise:  partager les dividendes entre actionnaires et salariés

Le capitalisme du « monde d’après » doit réconcilier actionnariat et salariat dans une démarche de convergence, estiment, dans une tribune au « Monde », Eric Campos, directeur de la Fondation Grameen Crédit agricole et Bagoré Bathily, chef d’entreprise franco sénégalais.

Tribune.

 

Le choc planétaire de la pandémie du Covid-19 de 2020 montre l’absolue nécessité de repenser notre système économique. Les urgences sanitaires et climatiques ne laissent plus le choix. Sans changement structurant, les risques de tensions sociales, politiques ou environnementales deviendront chaque jour plus importants.

Nous soumettons au débat collectif l’idée d’un modèle d’entreprise socialement différent : l’entreprise à capital coopératif, une entreprise dont la rémunération du capital se partage entre l’actionnariat et le salariat grâce à un montage permettant aux salariés de percevoir directement une partie des dividendes, en cas de distribution. La détention du capital est un facteur d’exclusion des populations, notamment vis-à-vis des jeunes générations, force de travail. Si l’on souhaite construire un avenir durable et harmonieux, il est crucial de résoudre la question d’une redistribution équitable de la valeur créée par la croissance et donc par l’entreprise.

Aujourd’hui, l’actionnariat possède la propriété du capital, le salariat en fournit l’exploitation. Leurs destins sont intimement corrélés, pourtant aucun lien direct n’existe vraiment entre eux. Nous pensons possible de les réunir en instaurant une convergence de leurs intérêts, grâce à des règles nouvelles où les salariés deviennent usufruitiers d’une partie du capital de l’entreprise. Les actionnaires apportent les fonds, les travailleurs délivrent la valeur ajoutée. Et finalement, chacun mérite sa part.

L’idée est là, elle peut paraître iconoclaste mais elle est au fond réaliste : celle d’une entreprise dont les dividendes sont désormais partagés entre actionnaires et salariés de manière fondamentale par l’attribution aux salariés d’une part d’usage du capital. C’est ce que nous appelons l’entreprise à capital coopératif. Pour le devenir, l’entreprise intègre dans ses statuts une disposition particulière qui permet aux salariés de percevoir une part sur les bénéfices en cas de déclenchement de dividendes.

L’entreprise leur accorde ainsi une place d’actionnaire usufruitier. Quant à eux, les actionnaires restent porteurs des capitaux et sont propriétaires des titres, à la différence près qu’ils décident de se placer en nu-propriétaire pour une partie spécifique du capital dont ils cèdent la valeur de rendement au collectif salarial. Pour ce faire, ils acceptent une diminution de la valeur nominale de leur part – par exemple par l’effet d’une augmentation de capital en émission de titres – et en cèdent la différence à ceux qui « fabriquent la croissance », les salariés. Idéaliste ? Etonnant ? Bizarre ? Non, loin de là.

 

Assurances: suspension de dividendes, oui ou non ?

Assurances: suspension de dividendes, oui ou non ?

 

AAvec prudence, l’autorité européenne qui supervise les assurances recommande de suspendre les dividendes pour cette année. Pour autant certains grands acteurs du secteur ont quand même promis dans verser au moins une partie. Pas vraiment une attitude très responsable car il y a encore beaucoup d’interrogations quant aux conséquences des éventuelles indemnisations liées à la crise sanitaire “Nous croyons toujours que c’est une approche raisonnable (…). Il y a encore trop d’éléments d’incertitude”, a déclaré le président de l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (AEAPP), Gabriel Bernardino, lors d’une visioconférence organisée par IIF, qui regroupe les grands acteurs mondiaux de l’industrie de la finance.

. À noter aussi que les assureurs du manière d’une autre ont pu bénéficier de l’indemnisation française du chômage partiel et qu’il serait choquant de privilégier le retour financier vers les actionnaires tout en demandant sans doute des efforts aux salariés.

 

Malgré ces recommandations, l’assureur français Axa a annoncé mercredi qu’il verserait un dividende au titre de l’année 2019, réduit toutefois de moitié. Son concurrent allemand Allianz a également maintenu le versement d’un dividende.

Les compagnies européennes d’assurance étaient dans une santé florissante avant la crise du coronavirus, a souligné Gabriel Bernardino. Il a déclaré être en accord “pour le moment” avec la manière dont les assureurs ont relevé le défi de la crise, ajoutant toutefois que les incertitudes étaient encore trop forte pour relâcher les efforts.

Si la crise s’aggrave, le régulateur pourra donner aux compagnies plus de temps pour reconstituer leurs réserves de capital, a déclaré le chef de l’AEAPP.

D’après Gabriel Bernardino, les assureurs doivent être particulièrement attentifs à l’impact sur leur solvabilité de la hausse des demandes d’indemnisation pour perte d’activité de la part d’entreprises clientes.

Un certain nombre d’entreprises au Royaume-Uni, en France et aux États-Unis demandent à être indemnisées par des assureurs au titre de l’interruption de leur activité au plus forte de l’épidémie. Selon plusieurs assureurs, ce risque épidémique n’est pas couvert par leur police d’assurance.

Des dividendes quand même pour Fiat Chrysler ?

Des dividendes quand même pour  Fiat Chrysler ?

 

 

Comme pour d’autres entreprises en Europe voire , la question des dividendes est posée pour les entreprises qui vont bénéficier de soutiens publics massifs. C’est particulièrement vrai pour la future entreprise Fiat Chrysler qui va solliciter un prêt de 5 à 6 milliards garantis par le gouvernement italien. Ce qui  pose par ailleurs de redoutables problèmes juridiques car le siège de FCA est situé aux Pays-Bas. Juridiquement rien ne se pose au versement de dividendes, il s’agit surtout d’une question d’éthique et de justice sociale.( FCA a annoncé qu’il ne verserait pas de dividendes en 2019 mais ce n’est encore pas clair pour Fiat ( Notons que bien d’autres constructeurs vont bénéficier aussi de près de leurs gouvernements.

Ce sera en France par exemple le cas de Renault qui pourra compter sur un prêt de leurs de 5 milliards de la part de l’État. Pour  Renault,, le versement de dividendes est plus qu’hypothétique d’autant que sont annoncés des restructurations aboutissant à des fermetures ou des réductions de production de sites, bref à des licenciements.(De son côté PSA a aussi annoncé l’annulation de dividendes pour l’exercice 2019). Fiat va faire faire l’objet d’un examen minutieux des autorités italiennes auprès desquelles le constructeur a sollicité une garantie sur un prêt de 6,3 milliards d’euros, a-t-on appris mardi d’une source gouvernementale.

L’hypothèse du versement d’un dividende d’une telle ampleur au moment où la crise sanitaire liée au coronavirus a contraint de nombreuses industries à réclamer un soutien de l’Etat suscite à Rome une vive controverse et alimente les tensions au sein du gouvernement emmené par Giuseppe Conte.

“Dans les discussions avec le groupe, le dividende exceptionnel n’a pas encore été abordé. Mais si vous me demandez si le gouvernement ne posera aucune condition dans un avenir proche, je vous dirais qu’il est trop tôt pour le dire”, a dit la source de Reuters.

Fiat Chrysler (FCA) a annoncé la semaine dernière que son versant italien travaillait avec le gouvernement italien afin que ce dernier garantisse à hauteur de 80% un prêt de 6,3 milliards d’euros qui doit lui permettre de surmonter les retombées économiques de la crise sanitaire.

Le recours à l’emprunt ne constitue pas en soi un obstacle au versement du dividende exceptionnel prévu dans l’accord de fusion, d’une part parce qu’il ne doit pas être effectué avant 2021, d’autre part parce qu’il doit l’être par Fiat Chrysler Automobiles NV, une entité néerlandaise.

“La plupart d’entre nous s’opposent au versement du super-dividende de FCA”, a toutefois déclaré à Reuters une source haut placée au sein du Mouvement 5 Etoiles (M5S), majoritaire au sein de la coalition gouvernementale.

Mais le ministre de l’Economie Roberto Gualtieri a souligné lundi que la perspective de la fusion de FCA et PSA, potentiel numéro 4 mondial de l’automobile, justifiait un coup de pouce de Rome.

“Ce que le gouvernement a fait et ce qu’il continuera de faire, c’est d’apporter des liquidités afin d’ancrer FCA en Italie”, a déclaré le ministre issu du Parti démocrate, membre de la coalition gouvernementale.

FCA et PSA ont annoncé la semaine dernière avoir renoncé à verser des dividendes au titre de l’exercice 2019 “en raison de la pandémie de coronavirus”.

Baisse des dividendes mondiaux

Baisse des dividendes mondiaux

 

Nombre d’entreprises ne verseront pas de dividendes cette année, d’autres vont en diminuer le montant de manière notoire. En moyenne, Les dividendes versés par les entreprises mondiales devraient reculer d’au moins 15% cette année en raison de la pandémie de coronavirus qui affecte fortement l’activité économique, prévient lundi la société de gestion Janus Henderson.

“Pour évaluer l’impact de la pandémie sur les dividendes de l’année 2020, Janus Henderson a passé au crible des entreprises représentant plus des trois quarts des paiements mondiaux en termes de valeur. L’équipe a identifié celles qui ont déjà annulé ou suspendu leurs paiements, celles dont elle juge les paiements soumis à caution et celles qui sont le moins susceptibles d’être touchées”, explique-t-elle.

Dans le cas “optimiste”, seules les réductions de dividendes déjà annoncées ou qui le seront très probablement sont prises en compte. Cela suggère que les paiements mondiaux vont diminuer de 15% cette année pour atteindre 1.210 milliards de dollars (1.120 milliards d’euros), soit une baisse de 213 milliards de dollars, indique Janus Henderson.

Dans le cas “pessimiste”, qui inclut également tous ceux qui sont tangents, les paiements mondiaux pourraient chuter de 35% cette année, à 933 milliards de dollars, précise la société de gestion.

“L’ampleur de la fourchette reflète l’évolution rapide de la crise et la probabilité que de nombreuses entreprises se contenteront de réduire leurs paiements plutôt que de les annuler complètement”, explique Janus Henderson.

L’Europe et le Royaume-Uni devraient être particulièrement concernés par le repli des dividendes, les régulateurs ayant demandé aux banques de suspendre la rémunération des actionnaires et plusieurs grandes compagnies pétrolières ayant déjà réduit leur coupon.

Les Etats-Unis devraient être moins affectés car les entreprises américaines devraient privilégier la réduction des rachats d’actions sur celle des dividendes, estime Janus Henderson.

“En Chine et dans le reste de l’Asie, les entreprises ont déjà ajusté leurs paiements de 2020 sur les bénéfices de 2019, l’impact devrait donc être plus important en 2021”, ajoute le gestionnaire d’actifs.

Au premier trimestre, les dividendes n’ont presque pas été affectés par la pandémie et ont atteint des niveaux record. Les paiements mondiaux de dividende ont augmenté de 3,6% en base globale pour atteindre un record de 275,4 milliards de dollars (250,9 milliards d’euros).

Sanofi : 4 milliards d’euros de dividendes !

Sanofi :  4 milliards d’euros de dividendes !

Après Bolloré et son groupe Vivendi, c’est autour de Sanofi  de narguer le pouvoir en accordant des dividendes particulièrement scandaleux au regard de la période.

« La direction a beau claironner que Sanofi va verser 100 millions d’euros aux hôpitaux, cette somme ne représente que 2,5% du montant astronomique des dividendes » et cette enveloppe de 100 millions d’euros « ne correspond même pas aux crédits d’impôts perçus chaque année par Sanofi en France [119 millions d'euros en 2019]« , proteste la CGT.

Le groupe, « en versant 3,95 milliards d’euros de dividendes, va enrichir de centaines de millions quelques dizaines d’actionnaires [famille Bettencourt: 120 millions d’euros, BlackRock: 200 millions d’euros…) qui font leurs fortunes grâce à la spéculation », tandis que « ce sont des milliards de personnes qui attendent des traitements urgents, et pas que pour le Covid-19″, critique le syndicat.

Vivendi : augmentation scandaleuse de 20% des dividendes

Vivendi :  augmentation scandaleuse de  20% des dividendes

 

Comme d’habitude Bolloré et Vivendi adoptent une attitude particulièrement irresponsable et peu respectueuse des intérêts nationaux. On sait que le gouvernement a recommandé aux grandes entreprises de ne pas distribuer de dividendes cette année afin de ne pas choquer l’opinion publique en prise aujourd’hui avec une grave crise sanitaire et demain une terrible crise économique. Mais Bolloré préfère satisfaire les intérêts de ses actionnaires en les gavant de retours financiers en décalage aussi bien avec l’activité qu’avec le résultat. Bref la fuite en avant habituel du capitalisme français qui distribue les plus forts dividendes au monde pour mieux dissimuler sans doute sa fragilité structurelle. Vivendi n’est pas à l’abri d’un vent mauvais qui va affecter la bourse surtout dans un secteur aussi superficiel que les médias ( medias, musique, vidéos  etc.). . Une écrasante majorité des actionnaires de Vivendi a évidemment approuvé lundi l’augmentation de 20% du montant du dividende pour l’année 2019, en dépit des appels à la modération lancés par le gouvernement français en pleine crise du COVID-19.

Les grandes entreprises françaises cotées ont majoritairement décidé de supprimer ou de réduire leurs dividendes, ou encore d’entamer une réflexion sur le sujet dans le contexte actuel qui a conduit le gouvernement à élaborer des plans de soutien pour éviter des licenciements trop massifs. Parmi les groupes du CAC 40, Carrefour, LVMH et Orange ont ainsi décidé de réduire leurs dividendes, tandis que Safran ou Airbus l’ont purement et simplement supprimé.

Le groupe dirigé par Vincent Bolloré a annoncé lundi matin que son chiffre d’affaires avait augmenté de 4,4% à 3,87 milliards d’euros. Son titre a fini en hausse de 4,02% à la Bourse de Paris.

L’autorité bancaire aussi pour la suppression de dividendes

L’autorité bancaire aussi pour la suppression de dividendes

comme l’avait suggéré en France Bruno Lemaire et la CFDT, les dividendes pourraient être suspendus cette année. Comme nombre d’entreprises vont profiter des liquidités massives distribuées par la banque centrale européenne, il paraissait évident de faire participer les entreprises à l’effort de solidarité. Une solidarité qui à terme sera payée par les salariés et les consommateurs dont forcément le pouvoir d’achat sera amputé d’une part par la fiscalité avenir d’autre part par l’inflation.

L’autorité de tutelle du secteur bancaire en France a donc invité lundi, conformément aux directives données vendredi par la Banque centrale européenne, les établissements financiers à ne verser aucun dividende avant octobre prochain et à ne prendre aucun engagement pour les exercices 2019 et 2020 en raison de la crise provoquée par la pandémie de coronavirus.

“La préservation des ressources en capital pour pouvoir soutenir l’économie réelle et/ou absorber les pertes devrait être prioritaire à l’heure actuelle sur les distributions de dividendes et les rachats d’actions”, déclare l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) dans un communiqué.

“L’ACPR invite donc les établissements de crédit relevant de sa supervision directe et les sociétés de financement, à veiller, au moins jusqu’au 1er octobre 2020 à ce qu’aucun dividende ne soit versé et qu’aucun engagement irrévocable de verser des dividendes ne soit pris pour les exercices 2019 et 2020 (et) à ce qu’aucun rachat d’actions destiné à rémunérer les actionnaires n’ait lieu”, ajoute-t-elle, en avertissant qu’elle exigera des explications en cas de non respect de ces instructions.

Pas de dividendes: la ministre du travail d’accord avec le CFDT

Pas de dividendes: la ministre du travail d’accord avec le CFDT

“Je comprends la démarche de la CFDT et avec Bruno Le Maire ( ndlr, le ministre de l’Economie), nous pensons que, pour commencer, pour les entreprises où l’Etat est actionnaire, même minoritaire, on va leur demander de ne pas verser de dividendes en tout cas à des particuliers, à des individus”, a-t-elle dit sur CNews en réponse à une question sur la demande de la confédération syndicale de suspendre le versement des dividendes cette année.

“Je crois que dans ce contexte, tout le monde doit montrer que le partage de la valeur, c’est aussi une solidarité et donc c’est la démarche qu’on va pousser”, a-t-elle ajouté.

L’Etat dispose notamment de participations dans ADP, Airbus, Air France-KLM, EDF, Engie, Eramet, la FDJ, Orange, Renault, Safran et Thales.

Le président d’Engie, Jean-Pierre Clamadieu, a déclaré que le groupe avait besoin d’un peu de temps avant de se prononcer sur ce sujet.

“Les questions posées autour du dividende sont de bonnes questions. Laissons au conseil d’administration le temps d’absorber toutes les informations venant du groupe et de prendre dans ce domaine la décision qui nous paraîtra la plus sage”, a-t-il déclaré sur BFM Business.

L’absence de dividende priverait l’Etat d’importantes recettes. Pour Engie, dont il détient une participation 23,6%, l’abandon du dividende représenterait ainsi un manque à gagner de quelque 461 millions d’euros pour Bercy.

Coronavirus: la CFDT demande à ne pas verser de dividendes

Coronavirus: la CFDT demande  à ne pas verser de dividendes

« De nombreux salariés, pour assurer une continuité de service, doivent s’adapter dans des conditions parfois difficiles. Dans ce contexte, il serait incompréhensible que les actionnaires ne fassent pas eux aussi un effort », écrit la CFDT, premier syndicat français, dirigé par Laurent Berger, secrétaire général.

« Les entreprises et notamment les grands groupes doivent pleinement participer à la solidarité nationale. Il ne serait en effet ni raisonnable ni responsable que les entreprises versent des dividendes à leurs actionnaires comme si de rien n’était », insiste le syndicat qui rappelle que les entreprises du CAC 40 ont versé l’an dernier « près de 50 milliards à leurs actionnaires ».

« L’année 2020 se présentait sous les mêmes auspices, certains grands groupes français ont annoncé qu’ils ne verseraient pas de dividendes à leurs actionnaires. D’autres semblent encore s’interroger », relève la CFDT, pour qui « l’heure n’est plus à l’hésitation ».

 

Mardi dernier, le ministre de l’Économie a appelé les grandes entreprises à faire preuve de « la plus grande modération sur le versement des dividendes » aux actionnaires, à « un moment où tout l’argent doit être employé pour faire tourner votre entreprise, pour s’assurer qu’elle redémarre dans de bonnes conditions ».

Le même jour, les cinq organisations syndicales du groupe Engie ont demandé dans une lettre à Bruno Le Maire que le dividende pour l’année 2019 soit entièrement affecté à l’investissement, « afin de faire face à la crise sanitaire ».

 

513,8 milliards de dollars de dividendes : le scandale

 513,8 milliards de dollars de dividendes : le scandale

En dépit de la crise et des risques de récession, le porte-monnaie des actionnaires se porte bien puisque les dividendes versés ont encore augmenté au second trimestre à l’échelle mondiale d’un peu plus de 1 %, soit un peu plus de 500 milliards de dollars. La France est toujours au hit-parade des meilleurs rémunérateurs d’actionnaires puisque la progression atteint un peu plus de 3 % et environ 50 milliards au second trimestre. On objectera que nombre de ces actionnaires sont des fonds de pension (souvent américains), des sociétés d’assurances etc. Mais il y a  aussi de grandes fortunes particulières qui ont gagné quelques milliards de plus sans trop de fatiguer.

 

Cette  rémunération des actionnaires, surtout des gros qui font la cote, se fait  sur le dos des petits et pose   aussi  un problème fondamental à savoir les conditions de répartition de la richesse dans le monde. Aujourd’hui on arrive aux limites raisonnables de la concentration des richesses alors qu’inversement se développe souvent dans les mêmes pays une misère sociale. Mais cette accumulation de richesse est stérile pour la croissance. Les 1 % les plus riches possèdent désormais un peu plus de la moitié (50,1 %) de la fortune mondiale des ménages. 6,4 % La richesse mondiale totale s’est accrue de 6,4 % pour atteindre 28 000 milliards de dollars américains au cours des douze derniers mois.

En dépit de la crise, le portefeuille des actionnaires se porte donc bien L’Europe «est particulièrement touchée» par le ralentissement de l’augmentation des dividendes, souligne le rapport du fond d’investissement Janus Henderson Investors . Ils y ont reculé de 5,3% à 169,5 milliards de dollars, en raison notamment de la faiblesse de l’euro.

Dans ce marasme, les actionnaires français tirent leur épingle du jeu. En effet les entreprises tricolores se sont montrées à nouveau très généreuses avec eux. La France est «de loin le plus grand payeur de dividendes en Europe», ils sont même en hausse de 3,1% à 51 milliards de dollars. Dans le m^me temps les petits épargnants du livret à perde de l’argent avec la petite rémunération à hauteur de 0,75 % (sous l’inflation). Une petite rémunération que pourtant les autorités envisagent encore d’abaisser Depuis 2015, les dividendes mondiaux du deuxième trimestre n’ont cessé de croître. Pour l’année 2019, Janus Henderson maintient ses prévisions inchangées, tablant sur un montant record de 1430 milliards de dollars de dividendes, soit une hausse de 4,2%.

 

Montant des dividendes : ça baigne avec un nouveau à 513,8 milliards de dollars !

Montant des dividendes : ça baigne avec un nouveau à  513,8 milliards de dollars !

En dépit de la crise et des risques de récession, le porte-monnaie des actionnaires se porte bien puisque les dividendes versés ont encore augmenté au second trimestre à l’échelle mondiale d’un peu plus de 1 %, soit un peu plus de 500 milliards de dollars. La France est toujours au hit-parade des meilleurs rémunérateurs d’actionnaires puisque la progression atteint un peu plus de 3 % et environ 50 milliards seconds trimestre.

 

Une rémunération des actionnaires surtout des gros qui font la cote sur le dos des petits,  qui  pose un problème fondamental à savoir les conditions de répartition de la richesse dans le monde. Aujourd’hui on arrive aux limites raisonnables de la concentration des richesses alors qu’inversement se développe souvent dans les mêmes pays une misère sociale. Mais cette accumulation de richesse est stérile pour la croissance. Les 1 % les plus riches possèdent désormais un peu plus de la moitié (50,1 %) de la fortune mondiale des ménages. 6,4 % La richesse mondiale totale s’est accrue de 6,4 % pour atteindre 28 000 milliards de dollars américains au cours des douze derniers mois.

En dépit de la crise, le portefeuille des actionnaires se porte bien L’Europe «est particulièrement touchée» par le ralentissement de l’augmentation des dividendes, souligne le rapport du fond d’investissement Janus Henderson Investors . Ils y ont reculé de 5,3% à 169,5 milliards de dollars, en raison notamment de la faiblesse de l’euro.

Dans ce marasme, les actionnaires français tirent leur épingle du jeu. En effet les entreprises tricolores se sont montrées à nouveau très généreuses avec eux. La France est «de loin le plus grand payeur de dividendes en Europe», ils sont même en hausse de 3,1% à 51 milliards de dollars.

Depuis 2015, les dividendes mondiaux du deuxième trimestre n’ont cessé de croître. Pour l’année 2019, Janus Henderson maintient ses prévisions inchangées, tablant sur un montant record de 1430 milliards de dollars de dividendes, soit une hausse de 4,2%.

 

Le ridicule des dividendes d’EDF à l’Etat

 Le ridicule des dividendes d’EDF à l’Etat

 

Les dividendes d’EDF destiné à l’Etat sont aussi ridicules que ceux de la SNCF et pour à peu près les mêmes raisons. Certes EDF est une société par actions à la différence de la SNCF mais ils ont en commun une situation financière particulièrement catastrophique notamment avec des dettes géantes. Quand on apprend qu’EDF va verser environ 400 millions de dividendes à l’État, c’est un peu surréaliste. D’ailleurs l’État ne prendra pas ce cash mais le transformera en actions alors qu’il détient déjà 83,66 % des parts de l’entreprise. Cette augmentation de la participation de l’État n’a aucun sens économique. Il serait plus utile (comme pour la SNCF) d’affecter ces dividendes à un fonds d’amortissement de la dette. Par ailleurs l’entreprise aura à moyen terme à affronter le financement d’énormes investissements : autour de 200 milliards. Cela pour réaliser le grand (mesure de sécurité suite à la catastrophe de Fukushima), pour financer la filière EPR (plus de 10 milliards par centrale, on envisage d’en construire deux ou trois ans en  plus de Flamanville), pour le financement du traitement des déchets et pour le financement du démantèlement des vieilles centrales. Lévy, dont le mandat a été renouvelé la semaine dernière. « L’Etat nous soutient à nouveau en prenant son dividende sous forme d’actions nouvelles jusqu’en 2020. C’est une immense marque de confiance, concomitante avec la décision sur mon deuxième mandat », indique-t-il dans un entretien publié sur le site du quotidien économique.« En prenant le solde de son dividende en titres pour l’exercice 2018, l’Etat renonce à 400 millions d’euros de cash. Personne ne connaît aujourd’hui le montant des dividendes 2019 et 2020, mais cela représente au final des montants importants », poursuit M. Lévy. Selon lui, « en soutenant ainsi l’entreprise, l’Etat montre aussi qu’il confie à EDF le rôle de leader de la transition énergétique ». L’Etat s’était déjà abstenu de prélever un dividende en numéraire pour les exercices 2015, 2016 et 2017, mais devait reprendre par la suite ses prélèvements en « cash ». Dans son entretien, Jean-Bernard Lévy souligne également que « le prix auquel nous sommes tenus de vendre notre électricité à nos concurrents n’a pas évolué depuis huit ans », et plaide pour (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique). Ce mécanisme oblige EDF à revendre à ses concurrents une partie de son électricité nucléaire produite en France, à un prix fixé à 42 euros le mégawatheure, actuellement bien inférieur aux prix du marché (autour de 52 cmes). (Notons qu’EDF rachète aussi l’électricité des éoliennes à 82 cmes !)

 

Record des dividendes mondiaux et plus 9% !

Record des  dividendes mondiaux  et plus  9% !

Record de  dividendes en 2018, 1370 milliards de dollars en 2018 (+9,3%) d’après  la société de gestion Janus Henderson Global Investors, »Plusieurs secteurs, comme les secteurs minier, pétrolier et bancaire, ont normalisé leurs paiements de dividendes, après une période où leurs dividendes furent faibles, voire inexistants », explique Ben Lofthouse, directeur de la gestion actions internationales à fort rendement chez Janus Henderson. « Certaines des grandes sociétés technologiques adoptent de plus en plus une culture de paiement de dividendes », ajoute-t-il en notant que « l’incidence des réductions d’impôts aux États-Unis a également, là aussi, fortement aidé la croissance des dividendes ». Janus Henderson estime en outre « que les dividendes augmenteront de 3,3% en 2019 pour atteindre 1414 milliards de dollars ». « Les prévisions de bénéfices des sociétés ont chuté, les perspectives économiques mondiales ont été revues à la baisse, mais la plupart des observateurs continuent de s’attendre à ce que les sociétés enregistrent une croissance de leurs bénéfices en 2019″, souligne Janus Lofthouse.

 

 

 

CAC 40 : dividendes en hausse de 12,8 % en 2018

CAC 40 : dividendes en hausse de 12,8 % en 2018

Avec une soixantaine de milliards de dividendes distribués, chiffre record, la situation des actionnaires se porte bien. Il faut cependant relativiser ; la capitalisation boursière totale est de leurs 1500 milliards et que le rendement est donc de 4 %. (Il faut aussi intégrer les opportunités et les risques liés à l’évolution des cours). C’est en tout cas mieux que l’inflation entre parenthèses près de 2 % est mieux que l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages (théoriquement autour de 1 %). Quarante plus grands groupes français ont versé 57,4 milliards d’euros à leurs actionnaires, dont 10,9 milliards sous forme de rachats d’actions. L’année 2018 aura été faste pour les actionnaires des entreprises du CAC 40. Du côté des dividendes, du moins, puisque l’indice phare de la Bourse de Paris a, lui, chuté de 10,95 % (contre + 9 % en 2017). Les quarante plus grands groupes français leur ont versé 57,4 milliards d’euros, dont 10,9 milliards sous forme de rachats d’actions (0,8 % de leur capitalisation moyenne), au titre de l’exercice 2017, annonce La Lettre Vernimmen.net, sur la base d’une compilation des informations publiées par les sociétés.  La distribution de dividendes record pour les groupes du CAC 40. En 2018, 42,7 milliards d’euros ont été distribués en numéraire, 3,8 milliards en actions nouvelles ; enfin, les entreprises ont resserré leur dilution capitalistique en rachetant pour près de 11 milliards d’euros d’actions à leurs actionnaires. L’étude souligne que la progression moyenne du dividende (4,7 %) est très sensiblement inférieure à la hausse des résultats nets courants part du groupe (+ 18 %). Le taux de distribution recule encore par rapport aux années précédentes (46 %), mais il atteint 59 %, si l’on y inclut les dividendes extraordinaires et les rachats d’actions. Fait nouveau, toutes les entreprises ont versé un dividende en 2018, même si celui d’ArcelorMittal reste modeste et si trois d’entre elles (Engie, TechnipFMC et Carrefour) ont dû le réduire. A elles seules, Total (10,1 milliards), Sanofi (4,8 milliards) et BNP Paribas (3,8 milliards) pèsent 33 % des capitaux redistribués. En y ajoutant Axa, LVMH, L’Oréal et Schneider, on atteint 51 %.

Les auteurs répondent aux critiques de ceux qui estiment que ces entreprises feraient mieux de les réinvestir (ou d’augmenter les salaires). Ils jugent « plus sain de les reverser à leurs actionnaires, plutôt que de les gaspiller en surinvestissements ou en placements oisifs de trésorerie, et de priver ainsi de capitaux propres d’autres groupes qui en auraient besoin pour se développer », supposant que les actionnaires les réinvestiront ailleurs. Le problème c’est que ce ne sera peut-être pas en actions compte tenu du ralentissement économique mais en obligations, ce qui n’entretient pas le même lien avec l’économie !

 

Dividendes : Profits record pour les actionnaires… merci Macron

Dividendes : Profits record pour les actionnaires… merci Macron

La France détient le record de versements de dividendes au second trimestre, c’était déjà le cas précédemment : 50 milliards pour un trimestre.  Grace aux résultats économiques, aux résultats des entreprises mais aussi grâce à Macron et à sa politique fiscale défavorables aux riches.  Notamment la suppression de l’ISF. Tous les lobbys de la grande finance se félicitent de ce résultat tout à fait exceptionnel des dividendes distribués notamment en France au cours du deuxième trimestre de l’année. Ce serait une bonne nouvelle pour le pays et en particulier pour l’économie. Bref la théorie du ruissellement développé par Macron. Le problème c’est que précisément ces rémunérations assez exceptionnelles n’ont pas eu l’effet de contagion d’un point de vue économique et social. En effet dans le même temps la croissance s’est nettement tassée pour être pratiquement insignifiante sur les six premiers mois de l’année. Sur le plan du chômage,  les avancées sont aussi insignifiantes. Quant au pouvoir d’achat il a été largement plombé par les mesures fiscales du gouvernement. Les grandes entreprises qui se montrent généreuses en matière de dividendes ont surtout bénéficié d’un bon niveau de l’euro et d’un climat international assez favorable. Quant aux actionnaires grassement rétribués ils n’ont pas fait généralement bénéficier l’environnement économique. Paradoxalement il faut noter que c’est la France qui est le pays qui proportionnellement le plus de dividendes alors que la croissance et même les bénéfices sont inférieurs à la moyenne internationale mais comme la concurrence est rude pour attirer les capitaux les entreprises françaises privilégie la distribution des profits en direction des actionnaires. Cela souvent au détriment des investissements de long terme et de la rémunération des salariés. Ces résultats aux allègements fiscaux de Macron qui renforce encore son image de président des riches. Selon les données des ONG, les groupes du CAC40, qui ont réalisé un bénéfice de 93 milliards d’euros et un chiffre d’affaires de plus de 1.300 milliards d’euros en 2017, auraient redistribué les deux tiers de leurs bénéfices à leurs actionnaires, au détriment des investissements et des salariés.

Dividendes France : 50 milliards pour un trimestre : où est le ruissellement de Macron ?

Dividendes France : 50 milliards pour un trimestre : où est le ruissellement de Macron ?

 

Tous les lobbys de la grande finance se félicitent de ce résultat tout à fait exceptionnel des dividendes distribués notamment en France au cours du deuxième trimestre de l’année. Ce serait une bonne nouvelle pour le pays et en particulier pour l’économie. Bref la théorie du ruissellement développé par Macron. Le problème c’est que précisément ces rémunérations assez exceptionnelles n’ont pas eu l’effet de contagion d’un point de vue économique et social. En effet dans le même temps la croissance s’est nettement tassée pour être pratiquement insignifiante sur les six premiers mois de l’année. Sur le plan du chômage,  les avancées sont aussi insignifiantes. Quant au pouvoir d’achat il a été largement plombé par les mesures fiscales du gouvernement. Les grandes entreprises qui se montrent généreuses en matière de dividendes ont surtout bénéficié d’un bon niveau de l’euro et d’un climat international assez favorable. Quant aux actionnaires grassement rétribués ils n’ont pas fait généralement bénéficier l’environnement économique. Paradoxalement il faut noter que c’est la France qui est le pays qui proportionnellement le plus de dividendes alors que la croissance et même les bénéfices sont inférieurs à la moyenne internationale mais comme la concurrence est rude pour attirer les capitaux les entreprises françaises privilégie la distribution des profits en direction des actionnaires. Cela souvent au détriment des investissements de long terme et de la rémunération des salariés. Ces résultats aux allègements fiscaux de Macron qui renforce encore son image de président des riches. Selon les données des ONG, les groupes du CAC40, qui ont réalisé un bénéfice de 93 milliards d’euros et un chiffre d’affaires de plus de 1.300 milliards d’euros en 2017, auraient redistribué les deux tiers de leurs bénéfices à leurs actionnaires, au détriment des investissements et des salariés.

Dividendes : 500 milliards à la hausse dans le monde

Dividendes : 500 milliards à la hausse dans le monde

*Ça baigne pour les actionnaires dont les revenus ont augmenté de près de 13 % deuxième trimestre. En cause,  effectivement une amélioration des résultats des entreprises mais aussi une politique de distribution des profits très favorables aux détenteurs d’actions et qui compense d’une certaine façon l’insuffisante valorisation des cours. L’objectif est bien entendu d’attirer les capitaux très hésitants entre la faible rémunération des obligations est un marché des actions risqué. Normalement la rémunération des actionnaires devrait suivre l’évolution des bénéfices. Mais  il y a des exceptions à la règle. En effet compte tenu du manque chronique de compétitivité de nombre d’entreprises, la France est le pays qui proportionnellement distribue le plus de dividendes pour fidéliser ses actionnaires. Une politique souvent de court terme au détriment des investissements de plus long terme  En tête du classement, l’Europe, hors Royaume-Uni, contribue largement à ce record, avec 176,5 milliards de dollars de dividendes sur les 497,4 milliards distribués au deuxième trimestre. Avec 18,7 % de croissance (7,5 % en fait une fois corrigée des dividendes extraordinaires et des effets de change), l’Europe réalise sa meilleure distribution depuis le deuxième trimestre de 2015. En France, seules Engie et EDF ont diminué leurs dividendes. Sur la période, la France a reversé 50,9 milliards de dollars, soit une hausse de 23,5 % par rapport au deuxième trimestre de 2017. Ce sont les entreprises des secteurs miniers principalement, mais aussi celles des technologies et l’énergie qui ont été les plus généreuses avec leurs actionnaires, contrairement aux secteurs de bien de consommation et des services aux collectivités qui connaissent des difficultés.

Parmi les 12 pays les plus rémunérateurs, les États-Unis, le Japon et la France se placent en tête.

Le scandale des dividendes en France

Le scandale des dividendes en France

 

Le scandale des dividendes n’a pas fait la Une des grands médias, juste un article parfois ou une allusion. Il  faut dire que les grands médias sont pratiquement tous possédés par de grandes fortunes ou de grandes entreprises qui n’apprécient pas qu’on critique les excès du capitalisme. Pourtant cette information constitue un des facteurs explicatifs du dépérissement de certaines activités notamment industrielles. 68% des dividendes sont attribuées aux actionnaires au détriment des salariés et surtout des investissements. Même les entreprises peu rentables montrent  des largesses vis à vis des détenteurs d’actions ; L’objectif est de séduire ces actionnaires qui en retour exigent des rendements financiers fous qui hypothèquent l’avenir des activités. Quant à l’actionnariat des salariés, cela reste marginal (il ne faut se plaindre après d’avoir en France des syndicats radicaux !). Notons que 40% de l’actionnariat français est possédé par l’étranger.  On est loin de l’objectif de Nicolas Sarkozy qui avait voulu établir la règle des trois tiers (un tiers pour les actionnaires, un tiers pour l’entreprise et un tiers pour les salariés). La France fait exception car les entreprises allemandes ou anglaises versent moins de dividende. On est à 55% en moyenne en Europe.  Mais surtout, aux États-Unis, pays du capitalisme, les dividendes ne représentent que 48% des profits contre 68 chez nous (  montant total des dividendes en 2017 environ 100 milliards !). L’absence de salariés dans les conseils d’administration contribue à rendre les français méfiants vis-à-vis des actions qui préfèrent l’immobilier,  les bas de laine, l’or ou le livret A.:

Dividendes : la France championne du monde

Dividendes : la France championne du monde

 

D’après un rapport publié lundi par les ONG Oxfam et Basic.  »La France est le pays au monde où les entreprises cotées en bourse reversent la plus grande part de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires », assure le rapport intitulé « CAC 40: des profits sans partage », réalisé par Oxfam et le Bureau d’analyses sociétale pour une information citoyenne (Basic).

Selon cette étude, les groupes français ont « reversé plus de deux tiers de leurs bénéfices à leurs actionnaires sous forme de dividendes (depuis 2009) », soit deux fois plus que dans les années 2000, « ne laissant que 27,3% au réinvestissement et 5,3% aux salariés ».  »Les richesses n’ont jamais été aussi mal partagées depuis la crise au sein des grands groupes, qui choisissent délibérément une course aux résultats de court terme pour conforter les actionnaires et les grands patrons au détriment des salariés et de l’investissement », a dénoncé Manon Aubry, porte-parole d’Oxfam France, citée dans le communiqué. Le sidérurgiste ArcelorMittal, l’énergéticien Engie et le leader mondial de la gestion de l’eau Veolia sont, dans l’ordre, ceux ayant les taux les plus élevés de redistribution des bénéfices en dividendes aux actionnaires, soulignent les deux ONG.

Oxfam et Basic appellent le gouvernement « à reprendre la main sur cette économie déboussolée avec des mesures de régulation ambitieuses », « en préservant la capacité d’investissement et en interdisant que la part des bénéfices reversée aux actionnaires dépasse celle qui est reversée aux salariés ».

 

L’annulation de la Taxe dividendes: pour justifier le déficit

L’annulation de la Taxe dividendes: pour justifier le déficit

 

D’une certaine manière,  la  ministre française chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau,  renvoie la balle à l’UE en demandant que l’annulation de la taxe dividendes décidée par le précédent gouvernement et annulée par Bruxelles soit intégrée pour autoriser la France à dépasser 3% de déficit budgétaire. Une bataille budgétaire et  juridique qui est aussi une bataille d’incompétence. Et chacun de renvoyer la responsabilité aux différents gouvernements précédents. Reste que la facture que laisse François Hollande est dure à avaler puisque la fameuse taxe sur les dividendes été  décidée en 2012 et qu’il faut maintenant rembourser aux contribuables concernés représente  une facture de 10 milliards. Le ministre de l’économie Bruno Lemaire a largement critiqué l’ardoise du gouvernement précédent. Une “ardoise” liée à “l‘amateurisme juridique” du précédent exécutif pour Christophe Castaner et “un scandale d‘Etat” pour le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire. Du coup l’ancien secrétaire budget de François Hollande se défend et renvoie la balle au gouvernement de Sarkozy. Dans un billet publié sur son blog, Christian Eckert rappelle que cette contribution avait été mise en place fin 2012 notamment pour faire face à des contentieux d‘un montant de 4,5 milliards d‘euros “laissé par le gouvernement précédent auquel Bruno Le Maire appartenait”, du fait de la censure par la justice européenne d‘un prélèvement mis en place durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Il souligne que toutes les analyses effectuées en 2012 avaient conclu “à la conformité au droit communautaire” et explique que la censure de la taxe repose sur une jurisprudence datant de fin 2016 et qui était donc “inenvisageable en 2012”. Et d’accuser certains responsables d’avoir été complice de décision qu’il critique aujourd’hui. Pour Christian Eckert, la polémique vise à “faire diversion” et Bruno Le Maire et Gérald Darmanin “auraient sans doute été plus mesurés” s‘ils avaient pris en compte le fait que de nombreux membres de la majorité actuelle ont participé au vote de cette loi. “Si avant de parler de scandale et d‘amateurisme juridique ils s’étaient interrogés sur le rôle du président (Emmanuel) Macron, secrétaire général adjoint de l‘Elysée en 2012, qui s‘occupait avant tout de fiscalité des entreprises, du secrétaire général de l‘Elysée d‘aujourd‘hui, Alexis Koehler, directeur de cabinet du ministre des finances (Pierre Moscovici, ndlr) en 2012 et des parlementaires devenus ministres (Christophe) Castaner, (Gérard) Collomb, (Richard) Ferrand…, qui ont voté à l’été 2012 la loi de finances et tous ses articles, ils auraient sans doute été plus mesurés”. La réplique de Christian Hecker et notamment sa critique de Macron n’est guère étonnante car lorsqu’il était au gouvernemenet avec Macron,  Christian Hecker n’a jamais caché son opposition à l’actuel présidentes de la république. .Reste que ces affaires sont assez lamentables et démontrent surtout qu’on fait semblant de boucher des trous budgétaires avec des recettes hypothétiques. Ce qu’avait d’ailleurs dénoncé la Cour des Comptes en considérant que le budget défendu par Christian Hecker était insincère. Pour parler plus clairement bidonné ! Pour sortir partiellement de cet imbroglio, une nouvelle contribution exceptionnelle pour les grandes entreprises a été adoptée le mois dernier au Parlement afin de compenser la moitié des coûts liés à l‘invalidation. Il faut évidemment espérer qu’elle ne sera pas à nouveau annulée par Bruxelles.

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