Archive pour le Tag 'Distribution'

Baisse des Prix: Les mensonges de la distribution

Baisse des Prix:  Les mensonges de la distribution

 

Dominique Schelcher, PDG de Système U tente de concurrencer Leclerc en matière de déclaration tapageuse mais illusoire: «Un quart des prix alimentaires va baisser en mars». Des annonces déjà entendues de la part du ministre de l’économie mais aussi des grands patrons de la distribution. Parallèlement le patron du groupe Intermarché essaye aussi de concurrencer la grande gueule du patron de Leclerc en critiquant le pouvoir. ( Voir autre article)

 

Évidemment le patron de système U renvoie la responsabilité des folles au aux industriels oubliant au passage que la grande distribution a profité du climat inflationniste pour ajouter des hausses injustifiées. En moyenne les prix avaient augmenté de 20 % au moins en 2 ans; certains produits ont même augmenté de 50 %.

 

Pointé du doigt par certains pour avoir rejoint des centrales d’achats aux Pays-Bas et en Suisse, Dominique Schelcher se défend. «Nous n’avons pas le choix dans ce contexte de mondialisation et face aux magasins de hard discounts qui ne jouent pas avec les mêmes règles, explique-t-il. Il était essentiel de s’allier avec d’autres coopératives européennes, des groupes familiaux comme Esselunga, pour négocier avec des multinationales qui font des arbitrages par pays.»

Tout est dit !

Prix: Les mensonges de la distribution

Prix:  Les mensonges de la distribution

 

Dominique Schelcher, PDG de Système U tente de concurrencer Leclerc en matière de déclaration tapageuse mais illusoire: «Un quart des prix alimentaires va baisser en mars». Des annonces déjà entendues de la part du ministre de l’économie mais aussi des grands patrons de la distribution.

 

Évidemment le patron de système U renvoie la responsabilité des folles au aux industriels oubliant au passage que la grande distribution a profité du climat inflationniste pour ajouter des hausses injustifiées. En moyenne les prix avaient augmenté de 20 % au moins en 2 ans; certains produits ont même augmenté de 50 %.

 

Pointé du doigt par certains pour avoir rejoint des centrales d’achats aux Pays-Bas et en Suisse, Dominique Schelcher se défend. «Nous n’avons pas le choix dans ce contexte de mondialisation et face aux magasins de hard discounts qui ne jouent pas avec les mêmes règles, explique-t-il. Il était essentiel de s’allier avec d’autres coopératives européennes, des groupes familiaux comme Esselunga, pour négocier avec des multinationales qui font des arbitrages par pays.»

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Promesse de coiffeur dans la distribution : les prix vont baisser !

Promesse de coiffeur dans la distribution : les prix vont baisser !

Dominique Schelcher, PDG de Système U Tente de concurrencer Leclerc en matière de déclaration tapageuse mais illusoire: «Un quart des prix alimentaires va baisser en mars». Des annonces déjà entendues de la part du ministre de l’économie mais aussi des grands patrons de la distribution.

 

Évidemment le patron de système U renvoie la responsabilité des folles au aux industriels oubliant au passage que la grande distribution a profité du climat inflationniste pour ajouter des hausses injustifiées. En moyenne les prix avaient augmenté de 20 % au moins en 2 ans; certains produits ont même augmenté de 50 %.

 

Pointé du doigt par certains pour avoir rejoint des centrales d’achats aux Pays-Bas et en Suisse, Dominique Schelcher se défend. «Nous n’avons pas le choix dans ce contexte de mondialisation et face aux magasins de hard discounts qui ne jouent pas avec les mêmes règles, explique-t-il. Il était essentiel de s’allier avec d’autres coopératives européennes, des groupes familiaux comme Esselunga, pour négocier avec des multinationales qui font des arbitrages par pays.»

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Grande distribution: Les super profits de Carrefour et des autres

Grande distribution: Les super profits de Carrefour et des autres

 

 Les résultats de l’industrie alimentaire et des grands distributeurs montrent que l’inflation a été l’occasion de superprofits; Ainsi Carrefour va accorder une augmentation de 55% aux actionnaires via les dividendes. Bref en rajoutant des hausses illicites à l’inflation générale. Ce qu’on fait la plupart des grandes entreprises.

 

Contrairement à ce qu’avait annoncé le ministre de l’économie, on n’a pas constaté de baisse des prix de l’alimentaire au cours de l’été et pas davantage en cette rentrée; en cause, la confusion à dessein entre la baisse de l’inflation et la baisse des prix. Certes l’inflation se tasse mais les prix mécaniquement continuent d’augmenter. Par ailleurs ,l’inflation nouvelle s’ajoute à l’inflation ancienne ce qui maintient les prix à un niveau particulièrement élevé. Cela d’autant plus que les industriels et les distributeurs rajoutent de l’inflation illicite à l’inflation

Les espoirs du gouvernement risquent donc fort d’être douchés. Imposé par une récente loi, le calendrier accéléré des négociations tarifaires annuelles entre distributeurs et industriels des produits de grande consommation a certes été tenu. Mais il ne pourra pas entraîner la baisse générale des prix alimentaires que promet Bercy depuis des mois …. au contraire.

 

La fin des discussions a été avancée au 15 janvier pour les PME réalisant moins de 350 millions d’euros de chiffre d’affaires, au 31 janvier pour les autres. 90 % des industriels ont déjà envoyé leurs conditions générales de vente. Ils demandent en moyenne une hausse de tarifs de 4 %. Soit au total une augmentation par rapport à la situation actuelle et non une baisse des prix comme annoncé imprudemment par le ministre de l’économie. La vérité c’est que les distributeurs et les industriels se gavent.

Grande distribution: Les scandaleux profits de Carrefour et des autres

Grande distribution: Les scandaleux profits de Carrefour et des autres

 

 Les résultats de l’industrie alimentaire et des grands distributeurs montrent que l’inflation a été l’occasion de superprofits; Ainsi Carrefour va accorder une augmentation de 55% aux actionnaires via les dividendes. Bref en rajoutant des hausses illicites à l’inflation générale. Ce qu’on fait la plupart des grandes entreprises.

 

Contrairement à ce qu’avait annoncé le ministre de l’économie, on n’a pas constaté de baisse des prix de l’alimentaire au cours de l’été et pas davantage en cette rentrée; en cause, la confusion à dessein entre la baisse de l’inflation et la baisse des prix. Certes l’inflation se tasse mais les prix mécaniquement continuent d’augmenter. Par ailleurs ,l’inflation nouvelle s’ajoute à l’inflation ancienne ce qui maintient les prix à un niveau particulièrement élevé. Cela d’autant plus que les industriels et les distributeurs rajoutent de l’inflation illicite à l’inflation

Les espoirs du gouvernement risquent donc fort d’être douchés. Imposé par une récente loi, le calendrier accéléré des négociations tarifaires annuelles entre distributeurs et industriels des produits de grande consommation a certes été tenu. Mais il ne pourra pas entraîner la baisse générale des prix alimentaires que promet Bercy depuis des mois …. au contraire.

 

La fin des discussions a été avancée au 15 janvier pour les PME réalisant moins de 350 millions d’euros de chiffre d’affaires, au 31 janvier pour les autres. 90 % des industriels ont déjà envoyé leurs conditions générales de vente. Ils demandent en moyenne une hausse de tarifs de 4 %. Soit au total une augmentation par rapport à la situation actuelle et non une baisse des prix comme annoncé imprudemment par le ministre de l’économie. La vérité c’est que les distributeurs et les industriels se gavent.

Électricité : une facture de 200 milliards pour moderniser la distribution

Électricité : une facture de 200 milliards pour moderniser la distribution

Il est clair que tarifs d’électricité ne sont pas près de diminuer, il y a d’abord les énormes besoins d’EDF pour produire notamment en modernisant des centrales actuelles et en construisant les EPR. Mais il y a également les besoins de financement pour le développement du réseau et la modernisation de sa distribution. 100 milliards pour le réseau RTE et encore 100 milliards pour la distribution ENEDIS . Des sommes à ajouter au besoin d’EDF de l’ordre d’ici une quinzaine d’années de 200 milliards.

Les investissements dédiés au développement du réseau pourraient avoisiner les 100 milliards d’euros d’ici à 2040-2045. Des investissements du même ordre de grandeur sont attendus pour le réseau de distribution.

Interrogé ce jeudi 7 décembre à l’occasion du Forum Zéro Carbone, organisé par La Tribune, France Urbaine et la ville de Paris, à l’Hôtel de ville de Paris, sur un possible montant d’investissements proche de 100 milliards d’euros, le dirigeant a confirmé qu’il s’agissait du bon « ordre de grandeur ».

« Vous avez raison c’est de cet ordre de grandeur-là d’ici à 2040, voire 2045 pour le transport d’électricité. C’est du même ordre de grandeur pour la distribution [dont le réseau est géré par Enedis, ndlr]. Donc vous voyez que ce sont des volumes de milliards avec plusieurs zéros », a répondu le président de RTE.

Le président de RTE a ajouté que ces chiffres seraient « à confirmer » au printemps 2024, lors de la présentation du SDDR. Les prévisions du gestionnaire s’appuieront sur les données de la nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) mise en consultation par le gouvernement fin novembre.

Grande distribution : Négociations commerciales désormais en janvier

Grande distribution : Négociations commerciales désormais en janvier

Les négociations commerciales une fois par an dans la grande distribution constituent en quelque sorte une bizarrerie juridique. L’objectif est de protéger les producteurs notamment agricoles français. Pour autant il ne doit pas y avoir une grande différence entre des négociations en janvier ou en mars. En effet les évolutions des matières premières n’évoluent pas en fonction d’un calendrier pré-établi. En outre on pourrait imaginer sinon des négociations permanentes au moins plusieurs négociations dans l’année. L’inflation alimentaire est revenue à 7,7% en octobre, contre 9,7% en septembre ou encore 15,9% en mars dernier, selon Bercy. Les négociations commerciales annuelles entre industriels et distributeurs se terminent habituellement le 1er mars mais le gouvernement a décidé de les avancer en janvier en espérant répercuter plus vite sur les prix en magasin les baisses du coût de certaines matières premières.

Députés et sénateurs se sont aussi mis d’accord lundi sur l’avancement des négociations commerciales entre supermarchés et industriels pour 2024 au cours d’une commission mixte paritaire sur le projet de loi dit « anti-inflation », comme l’a annoncé un communiqué du Sénat.

Ces négociations commerciales devront se conclure le 15 janvier pour les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 350 millions d’euros, et au 31 janvier pour les autres. Ce calendrier « nous convient bien parce qu’il va permettre d’obtenir rapidement des baisses de prix substantielles, dès le 15 janvier », a vanté le cabinet de la ministre déléguée chargée des Petites et moyennes entreprises Olivia Grégoire lors d’un brief téléphonique à la presse.

« L’enjeu de cette loi est d’anticiper au mois de janvier la répercussion des baisses de cours des matières premières qui n’auraient sinon pu être répercutées qu’en mars », insiste un communiqué de presse émanant du ministère de l’Economie. « De nombreuses baisses se poursuivent et doivent être répercutées au consommateur : par exemple ce mois-ci, les cours du blé tendre, du blé dur, du tournesol, du maïs et du colza sont, en moyenne, nettement inférieurs à ceux de novembre 2022. Il y aura donc des baisses de prix », affirme encore le communiqué.

Prix alimentaires : en baisse à la production mais pas encore à la distribution !

Prix alimentaires : en baisse à la production mais pas encore à la distribution !

La tendance semble au léger repli des prix alimentaires à la production mais, comme pour le pétrole, les baisses à la distribution tardent. En France notamment, la baisse des prix n’a pas été constatée et c’est tout juste si l’on observe une stabilisation tarifaire à un très haut niveau.

Selon lindice FAO des prix des denrées alimentaires, qui reflète la variation des cours internationaux d’un panier de produits de base, a diminué de 0,5% par rapport au mois de septembre pour un repli total de 10,9% sur un an.

Le riz avait atteint en août son plus haut niveau en 15 ans, avec une hausse de près de 10% sur un mois à la suite des restrictions imposées par l’Inde sur ses exportations.

La tendance se poursuit. Les prix mondiaux des denrées alimentaires continuent dans l’ensemble de se dégonfler pour le troisième mois consécutif en octobre. Les cours du riz, du blé, du sucre et du porc fléchissent tous, comme indiqué vendredi par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

L’indice des prix des huiles végétales a lui faibli de 0,7%, les prix de l’huile de palme ont de même particulièrement baissé au moment où la production atteint un pic saisonnier dans les principaux pays fournisseurs. Quant à la viande, l’indice a reculé de 0,6%, surtout sous l’effet du recul des prix du porc.

Les prix des viandes de volaille ont, eux, légèrement monté, « car les épidémies de grippe aviaire ont continué à peser sur l’offre de plusieurs fournisseurs mondiaux importants, dans un contexte de forte demande de la part des consommateurs », friands de ce produit plus économique que d’autres viandes, souligne la FAO.

L’indice des prix du sucre, qui avait lui aussi atteint en septembre son plus haut niveau en 13 ans en raison de préoccupations autour de l’impact d’El Niño sur les récoltes en Thaïlande et en Inde, s’est replié de 2,2%.

Enfin, l’indice des prix des produits laitiers a augmenté en octobre (+2,2%), après neuf mois de baisses consécutives, le lait en poudre profitant d’une forte demande, en particulier en Asie du nord-est. Cet indice reste néanmoins inférieur de 20,1% à son niveau d’octobre 2022.

Fin du rituel des négociations annuelles dans la grande distribution ?

Fin du rituel des négociations annuelles dans la grande distribution ?


Les négociations entre les industriels et la grande distribution se déroule chaque année ensuite la tarification négociée est ainsi bloquée pour un an. Par les distributeurs demandent une totale liberté de négociation est en permanence avec les industriels afin de tenir compte de la confiture économique. Le gouvernement qui jusque-là était opposé à cette orientation pour protéger notamment l’agriculture mais aussi les industriels s’apprêteraient à supprimer le rituel annuel. En clair les partenaires économiques pourraient négocier tout au long de l’année.

Olivia Grégoire, la ministre du Commerce, a annoncé ce lundi le lancement d’une «mission gouvernementale transpartisane pour réfléchir à une réforme du cadre global des négociations commerciales ». Elle intervenait dans le cadre des débats au Parlement sur le projet de loi visant à avancer de six semaines les négociations annuelles 2024, avec l’espoir d’accélérer la baisse des prix en rayon: la date butoir passe au 31 décembre pour les PME (plus 350 millions d’euros de chiffre d’affaires), au 15 janvier pour les autres.

L’organisation des négociations autour d’une date butoir annuelle est une exception française. Ailleurs en Europe, distributeurs et enseignes négocient toute l’année au gré de l’évolution des prix. C’est déjà le cas en France pour les marques de distributeurs. «Un acteur qui gagne sa négociation en bénéficie pendant un an. À l’inverse, un acteur qui perd sa négociation en souffre pendant un an. Cette date est un amplificateur de tensions», résume Guillaume Kasbarian, le président de la commission des affaires économiques.

Grande distribution : E.Leclerc détient 25 % du marché

Grande distribution : E.Leclerc détient 25 % du marché

En parts de marché, E.Leclerc serait plus que jamais l’enseigne préférée des Français. Près d’un quart des achats de produits de grande consommation se ferait en effet dans un magasin du groupe.

Sur la période mi-avril/mi-mai, E.Leclerc obtient 23,9% des parts du marché, selon Kantar. Avec une augmentation de +1,1 point, le groupe creuse l’écart avec son poursuivant, Carrefour. L’attractivité de ce dernier reste néanmoins stable, le groupement captant toujours 18,8 % des achats de produit de grande consommation. La troisième marche est occupée par Les Mousquetaires et ses 16,4% de parts du marché. Viennent ensuite Système U (11,6%), Auchan Retail (8,3%), Lidl (8,2%) et Casino (6,1%).

En période d’inflation, les discounters attirent également davantage de clients. Lidl enregistre une hausse du même acabit, avec +0,5 pt. Aldi observe une progression encourageante, avec 0,2 point en plus.

Grande distribution: CONTRE LA PROPOSITION DE LOI SUR LES NÉGOCIATIONS

Grande distribution: CONTRE LA PROPOSITION DE LOI SUR LES NÉGOCIATIONS

Invité sur BFM Business, Didier Duhaupand a à son tour fustigé le texte du député Descrozaille qui veut redonner du pouvoir aux industriels dans les négociations commerciales.
La proposition de loi du député Frédéric Descrozaille n’en finit pas de faire des remous dans la grande distribution. Après la charge de Michel-Edouard Leclerc sur Twitter, le coup de sang du patron de Lidl sur RMC, c’est au tour du président d’Intermarché de tirer la sonnette d’alarme contre ce texte qui sera examiné à partir du 16 janvier prochain à l’Assemblée Nationale.
Invité sur BFM Business ce vendredi, Didier Duhaupand n’a pas mâché ses mots contre cette proposition qualifiée d’inflationniste par la grande distribution.

« Cette proposition de loi est une folie pour les consommateurs. Dans tout match, il y a deux équipes et un arbitre qui décide des règles. C’est la première fois qu’on laisse une équipe écrire elle-même les règles. »
Le distributeur fait référence ici à l’article 3 de cette proposition de loi aux termes duquel si la négociation des prix n’aboutit pas entre le distributeur et l’industriel, c’est le prix décidé par ce dernier qui pourrait s’imposer. Or, avec la hausse des prix, notamment de l’énergie, les distributeurs craignent que les tarifs qu’ils seraient obligés d’accepter soient en très forte hausse, ce qui nourrirait la spirale inflationniste en rayons.

Pour rappel, la législation actuelle permet aux distributeurs en cas d’absence d’accord de prolonger les prix d’achat négociés durant l’année précédente le temps de trouver un nouvel accord. Or avec la hausse des coûts, le maintien des prix d’achats de l’année précédente risquait de fragiliser les petits industriels.
C’est pour éviter une multiplication des faillites dans le secteur de l’agroalimentaire que le député Frédéric Descrozaille a fait cette proposition de loi. Le but étant de rééquilibrer selon lui le rapport de force entre une poignée de grands distributeurs et des dizaines de milliers d’industriels contraints de vendre leurs produits en grande distribution.
Un argument rejeté en bloc par le patron d’Intermarché.

« C’est une présentation complètement biaisée, estime Didier Duhaupand. [Le député] a parlé de plusieurs dizaines de milliers d’industriels. La plupart de ces industriels et notamment le syndicat des petits industriels qui représente 90% de ceux qui produisent dit « attention cette proposition de loi est une folie, elle va générer une hausse de prix de 40 à 50% ». »
Le risque c’est qu’en cas de refus des nouveaux tarifs par la distribution, les industriels ne livrent plus les magasins.
« Les industriels n’hésitent pas, rappelle-t-il. Que ce soit Evian, Coca Cola, les grands industriels du café… Ils n’hésitent pas à couper leurs livraisons. Ces grands industriels multinationaux pour eux la France ça représente 1-2% de leur bilan, ils n’en ont rien à faire, ils n’hésiteront pas à couper les livraisons si nous n’acceptons pas sans discuter. »

Des craintes jugées excessives par Jean-Philippe André, président d’Haribo France et de l’Ania, l’association des grands industriels de l’alimentaire.
« [Avec l'actuelle législation] En cas de désaccord, on est obligé de pratiquer les anciens prix mais avec 10% d’inflation vous comprenez bien que c’est impossible, a-t-il affirmé sur BFM Business ce jeudi. Il faut faire en sorte d’aller au bout des négociations mais si dans un cas de figure, vous avez un industriel qui dit « à ces conditions-là je ne peux pas », on prend le temps, on discute ensemble, on va peut-être voir le Médiateur et dans un nombre infinitésimal de cas, si je dois rompre, je peux rompre. »

Le texte qui a été étudié et amendé ce mercredi 11 janvier en commission des affaires économiques sera discuté en séance plénière le 17 janvier prochain.

Grande distribution : vers la disparition des grandes marques

Grande distribution : vers la disparition des grandes marques

En raison de l’inflation, la grande distribution recherche les moyens de limiter les conséquences pour le consommateur. Actuellement la mode est aux hard discount partout, soit dans des magasins spécialisés, soit par la croissance des achats de marque de distributeurs.

L’objectif pour la grande distribution est de freiner la baisse de la consommation. Le panier moyen des ménages ayant tendance à baisser en volume. Pour le consommateur, il s’agit de préserver le pouvoir d’achat alors qu’en moyenne les prix ont augmenté de 10 % pour l’INSEE mais en réalité de près de 20 % surtout avec la valse des étiquettes ,des changements de marque et de conditionnement.

L’action des distributeurs visera aussi à réduire parallèlement le nombre de références très nombreuses et forcément très coûteuses à gérer ( autour de 50 000 références).

Par exemple l’enseigne de la grande distribution Carrefour entend tout miser sur les petits prix. Pour cela, Carrefour veut développer rapidement sa marque distributeur, MDD, moins chère que les produits classiques, car exempts de marketing, de publicité, etc.

Aujourd’hui, les produits de la marque Carrefour représentent 30 % des références dans les rayons. Mais, le groupe espère atteindre 40 % d’ici 4 ans. «

Dans sa course au prix bas, le groupe veut aussi s’appuyer sur ses hypermarchés. Il en compte près de 200 dans l’hexagone. Et alors que l’on disait le modèle en perte de vitesse ces dernières années, ces grandes surfaces reprennent de la vigueur avec la crise. Pour payer moins cher, les consommateurs cherchent les promotions et achètent en grande quantité. « L’hyper, c’est un rempart contre l’inflation », a ainsi plaidé Alexandre Bompard, lors de la présentation du plan stratégique.

D’autres marques s’inscrivent dans la même stratégie comme par exemple Leclerc qui a fait du prix bas sa référence publicitaire.

Distribution- Un Conseil national du commerce pour quoi faire ?

Un Conseil national du commerce pour quoi faire ?

Olivia Grégoire, soldat perdu du parti socialiste dans le gouvernement Macron, s’efforce d’exister alors que le chef d’État a nettement opéré un virage à droite. Du coup, elle prend une initiative consistant à créer une institution supplémentaire : le Conseil national du commerce. Le tout avec des objectifs un peu surréaliste visant à supprimer les zones commerciales actuelles. Bref l’utopie socialiste coupée des réalités qui rebondit.

L’objectif est louable mais surréaliste, il s’agit est de « reconstruire un commerce qui s’intègre dans un lieu de vie, densifié et mêlé à des logements, des services et des bureaux, le tout avec des signatures architecturales et environnementales innovantes », développe la ministre chargée des PME et du Commerce. Soit l’inverse de ce qui a longtemps été fait en France. L’enjeu est fort : au-delà de l’économie, c’est la vie de la cité qui est en cause ainsi que l’image de marque du pays auprès des touristes.

Tout cela finira évidemment en eau de boudin, il s’agit d’une vision de bobos urbains qui ignorent sans doute qu’elle est la structure de l’urbanisme aujourd’hui et les réalités du secteur de la distribution.

Restera sans doute une institution supplémentaire qui sera présidée par Thierry Mandon ancien secrétaire d’État à la simplification de Hollande et qui évidemment n’a jamais rien simplifié. Avant de vouloir révolutionner les structures de distribution, on ferait mieux de soutenir les derniers petits commerces qui risquent de disparaître encore plus massivement.

En guise d’amorce, une enveloppe de 24 millions d’euros sera débloquée en 2023, avec entre 10 et 30 « démonstrateurs » à la clef. « L’État ne va pas financer seul cette transformation, mais l’impulser avec les collectivités locales et l’accélérer », veut croire Olivia Grégoire.

Électricité : le fiasco de la distribution privée

Électricité : le fiasco de la distribution privée

Pour fournir les s nouveaux arrivants Abandonnés ou chassés par les anciens distributeurs privés, EDF doit acheter des électrons à prix d’or sur le marché de gros. Prix qu’il ne peut répercuter ensuite sur les contrats de ventes encadrés par le tarif réglementé. Très pénalisée, l’entreprise se réserve le droit de saisir la justice.

EDF n’en finit pas d’enregistrer de nouveaux clients qui viennent d’anciennes sociétés privées qui la promettaient des prix durables très concurrentiels ( comme Leclerc par exemple) et en plus hypocrisie supplémentaire de l’énergie verte. La vérité c’est que le marché de l’électricité a été complètement bouleversé à l’occasion de la guerre en Ukraine et que les sociétés privées ont dû abandonner les contrats passés avec les particuliers.

Du coup les consommateurs se rabattent sur EDF. Il n’y a rien d’étonnant à cela car la production était celle d’EDF et de la même manière les réseaux de distribution. On voit mal comment les sociétés privées auraient pu durablement fournir de l’électricité à des conditions avantageuses.

Ce fort regain d’engouement des particuliers pour les offres d’EDF n’est pas une bonne nouvelle pour l’entreprise, qui s’attend à perdre de l’argent. En effet, ce récent attrait s’explique, en grande partie, par le comportement de certains fournisseurs alternatifs, qui à l’approche de l’hiver poussent leurs clients à résilier leurs contrats et à se tourner vers l’électricien historique afin de bénéficier du tarif réglementé de vente (TRV), que, seul EDF, bientôt renationalisé, peut proposer. Cette stratégie permettrait à certains fournisseurs de revendre à prix d’or le précieux courant sur la bourse d’échange, plutôt que de le délivrer à leurs clients.

Début septembre, le gendarme de l’énergie a ainsi lancé une enquête visant le fournisseur Ohm Energie. L’entreprise est soupçonnée de réaliser des profits indus sur les marchés, en revendant à prix d’or les électrons achetés bon marché à EDF.

Culture- La mainmise de Netflix et autres plates-formes sur la création et la distribution

Culture- La mainmise de Netflix  et autres plates-formes sur la création et la distribution

  • Pierre Jolivet président de l’ARP, la Société des auteurs, réalisateurs et producteurs français, se bat pour défendre les intérêts des créateurs et craint  la mainmise deux plates-formes comme Netflix  sur la création et la distribution.
  • Omar Sy vient de signer un contrat avec la plateforme Netflix. De quel œil voyez-vous cet accord, une première pour un acteur français ?
  • Netflix fait son job. La plateforme va chercher les talents qui sont les plus pertinents. C’est normal, et ce n’est que le début. On est dans une situation inédite et inquiétante pour l’avenir.
  • Quels sont vos motifs de préoccupation ?
  • Les plateformes font la loi du marché. Elles s’introduisent dans notre écosystème. Que pouvons-nous proposer en face pour garantir qu’un talent, comme Fanny Herrero par exemple (créatrice de la série Dix pour cent), aura une liberté de création et d’insolence tout en gagnant autant qu’avec Netflix ? Pour l’instant, nous nous protégeons du mieux que nous pouvons.
  • Mardi, vous avez signé un accord au ministère de la Culture. Il porte sur les « clauses type ». De quoi s’agit-il précisément ?
  • C’est un garde-fou fondamental pour défendre notre souveraineté et la singularité de notre modèle. Jusqu’à présent c’était la loi du copyright imposée par les plateformes qui s’exerçait. Cela signifie qu’elles délivrent le « final cut », c’est-à-dire qu’elle ont le dernier mot sur l’œuvre. Le film ou la série appartient totalement à la plateforme, à vie. L’auteur et ses ayants droit n’ont pas leur mot à dire. Ce n’est pas notre façon de raisonner. Chez nous, une œuvre est terminée quand le réalisateur ou l’auteur disent qu’elle l’est, de concert avec l’industriel, qui l’écoute. Nous avons réussi à casser cette machine du copyright qui attaque notre droit moral à l’européenne. Désormais, ces clauses seront présentes dans chaque contrat français signé entre auteurs et producteurs de cinéma. Quand les plateformes signeront avec un producteur français, elles devront appliquer le droit moral français. Si elles ne respectent pas cela, alors leurs œuvres ne toucheront pas les aides du CNC (le Centre national du cinéma et de l’image animée).
  • La menace est-elle assez forte pour les encourager à signer ces clauses ?
  • Peut-être pas. Surtout si l’affaiblissement du cinéma est structurel. C’est la pandémie qui a entraîné l’explosion des plateformes. Mais ce n’est peut-être que conjoncturel. Ce qui nous tient à cœur, c’est de pouvoir encore faire des films que le marché ne veut pas. Les plateformes qui font changer le script au troisième épisode d’une série parce que ça ne marche pas commercialement, ce n’est pas dans notre culture. C’est pourquoi depuis l’année dernière, via la transposition de la directive européenne SMA (Service de médias audiovisuels), nous avons imposé aux plateformes d’exposer 30 % d’œuvres européennes. Nous avons également obtenu que 20 % du chiffre d’affaires réalisé en France soit consacré au financement d’oeuvres françaises.
  • « Ce que je redoute, c’est que Netflix rachète les salles de cinéma »
  • Le décret Smad, entré en vigueur le 1er juillet, garantit que Netflix, Disney + et Amazon financent le cinéma français à hauteur de 20 % à 25 % de leur chiffre d’affaires réalisé en France. Cela représente entre 150 et 200 millions par an. Netflix joue le jeu et contribue depuis le mois de janvier. En revanche, il y avait une contrepartie — la modification de la chronologie des médias — que vous ne respectez pas. Pourquoi ?
  • Pour l’instant, une fois qu’un film est sorti en salles, les plateformes doivent attendre trois ans avant de le récupérer et de le diffuser. C’est une négociation. On leur dit : “Combien vous mettez ?” Ensuite, on verra combien de mois elles devront attendre avant de diffuser. Les plateformes doivent entrer dans une régulation auxquelles elles ne sont pas habituées. Ce n’est pas simple pour elles. J’insiste sur le fait que, pour cette négociation, la profession est extrêmement unie.
  • Comment voyez-vous l’avenir ?
  • Moi, ce que je redoute, c’est que Netflix rachète les salles de cinéma. Imaginez si Amazon acquiert UGC. Imaginez le catalogue de Canal+ qui part chez les Chinois et Netflix qui rachète Pathé Gaumont, alors que toute notre industrie a été aidée par l’Etat français. Si l’Europe a son imaginaire financé par l’étranger, l’Europe ne sera plus l’Europe. On n’est pas dans une guerre classique. Les plateformes veulent gagner la guerre des esprits. C’est pourquoi nous voulons que la France considère la culture comme un actif stratégique.
  • Quel serait le vrai contre-feu ?
  • Je voudrais une grande plateforme européenne qui contrebalance la puissance d’Amazon et de Netflix. Mais il n’en existe même pas une esquisse !
  • Qu’attendez-vous de la présidence française de l’Union européenne qui va débuter le 1er janvier ?
  • D’affirmer que les produits de l’esprit ne sont pas des biens comme les autres. Ils ne peuvent pas tomber dans l’escarcelle chinoise ou américaine. Chez eux, tout s’achète, pas chez nous. C’est le combat fondamental des deux années qui viennent.
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