Archive pour le Tag 'Distribution'

 » Le bio trop cher dans la grande distribution ? ! »

 » Le bio trop cher dans la grande distribution ? ! »

Une étude de l’UFC que choisir affirme que les produits bios vendus dans la grande distribution sont en moyenne 170 % plus chers que les produits non bios. Des conclusions très réfutées  par la grande distribution qui conteste que les marges sur ces produits soient plus importantes que sur d’autres mais la vraie question n’est peut-être pas celle  des marges. Il est clair que de toute façon la production bio est forcément moins compétitive que ce qui provient de cultures intensives dopées à l’engrais, insecticides et aux autres  pesticides. En outre, ces cultures exigent davantage de main-d’œuvre. Il est donc normal que les prix du bio soient plus importants que ceux d’autres productions. La vraie question n’est peut-être pas celle mais plutôt de savoir ce qui est bio et ce qui ne l’est pas. En effet environ 80 % des produits bios sont apportées. Il n’est pas certain qu’ils répondent tous aux critères bios français.  Le vrai scandale, c’est  l’insuffisance de l’offre française. Difficile d’affirmer qu’un produit est totalement bio car il faudrait maîtriser tous les éléments de production de la nature de la terre, de la manière de la travailler en passant par la nature des semences et des éléments de nutrition sans parler de l’eau en provenance des sous-sols du ciel qui peuvent eux aussi être porteur de certaines chimiques. Tout ce qu’on peut dire sans doute c’est que  certains produits sont plus bios que d’autres mais sans doute pas 100 % bio. Certes la question des prix n’est pas négligeable mais il s’agit surtout de savoir qu’on achète réellement Évidemment, cette étude suscite des réactions très négatives de la grande distribution.

Migrants Calais: L’arrêté contre la distribution de repas suspendu

Migrants Calais: L’arrêté contre la distribution de repas suspendu

 

Dans son jugement, le tribunal administratif de Lille  estime que la décision de la mairie avait pour effet « de priver une population en très grande précarité d’une assistance alimentaire vitale » et affirme que les décisions de la mairie n’étaient pas proportionnées, adaptées et nécessaires. Le tribunal évoque aussi « une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir, à la liberté de réunion ». « L’arrêté est cassé, pour nous c’est une petite victoire », a déclaré à Reuters Yann Manzi, l’un des fondateurs de l’association Utopia 56. « On est très contents, le droit humain est respecté, on va continuer à faire de l’humanitaire, à penser aux êtres humains », a-t-il ajouté. « Cette décision n’entame pas ma détermination à protéger les Calaisiens et Calaisiennes. Je reste convaincue de l’urgente nécessité de tout mettre en œuvre pour empêcher la reconstitution de points de fixation » a réagi la maire de Calais Natacha Bouchart dans un communiqué. La maire Les Républicains de Calais avait pris le 2 mars dernier un arrêté municipal interdisant les rassemblements dans les zones de distribution de repas par les bénévoles des associations humanitaires présentes dans la ville. Natacha Bouchart avait expliqué qu’elle craignait un appel d’air et un point de fixation des migrants. L’arrêté mettait par ailleurs en avant les risques de « tensions permanentes entre les ethnies ». Plusieurs associations mobilisées à Calais avaient alors saisi le tribunal administratif de Lille.

Benoît Hamon : un programme de distribution de richesses avant leur production (François Lenglet)

Benoît Hamon : un programme de distribution de richesses avant leur production  (François Lenglet)

François Lenglet dans un article sur RTL souligne surtout le déséquilibre entre l’importance de la redistribution et la production de richesses chez Benoit Hamon.
« Ce qui me frappe, dans ce programme, c’est le déséquilibre entre la redistribution et la production. Je m’explique. Vous voulez redistribuer davantage, avec ce projet d’allocation universelle, avec l’augmentation des minimas, l’élargissement du droit aux allocations familiales. Du coup, vous allez prélever davantage, et en particulier sur les entreprises : la taxe sur les robots, les allègements de charges sociales diminuées, les impôts sur les super-profits « qui ne concernera que le système bancaire ». « Ce que je souhaite », explique Benoît Hamon, « c’est que là où nous constatons que l’automatisation se traduit par des destructions d’emplois, il puisse y avoir une contribution sociale prélevée sur la richesse créée par les robots. Et que cette contribution finance un fonds de retour à l’emploi pour les personnes qui auraient perdu leur emploi. C’est le strict symétrique de la proposition de Bill Gates aux États-Unis. »  Soit. Mais qu’est-ce que vous faites pour rendre les entreprises plus compétitives ? Pour faire monter en gamme l’économie française ? Pour rendre la formation professionnelle plus efficace ? Pour rendre la France plus attractive aux yeux des investisseurs étrangers ? En un mot, qu’est-ce que vous faites pour qu’il reste quelque chose à prélever ? Pour que la redistribution n’asphyxie pas la production. Et est-ce que vous ne prenez pas le risque, avec cette politique, de provoquer la fin du travail que vous croyez voir venir ?    Tout cela m’a rappelé une phrase d’un ministre de l’économie socialiste, il y a 20 ans, qui disait, pour répondre à des critiques de gauche de sa politique, « Marx a écrit Le Capital, et pas la Sécurité sociale ». Benoît Hamon a réagi à cette citation signée Dominique Strauss-Kahn. « Je suis favorable à la baisse de l’impôt sur les bénéfices des sociétés pour les PME, TPE et entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices et leurs profits. Je suis favorable à ce que 50% de la commande publique aille à nos entreprises (installés en France, ndlr) par le biais de la réservation des marchés publics. » Le candidat socialiste a par ailleurs insisté sur son « plan de création d’emplois dans des filières qui ont besoin d’être structurées : les métiers des services à la personne, les métiers du soin, la prise en charge du vieillissement, les énergies renouvelables, d’où ma proposition de mettre 100 milliards d’euros sur la table sur la rénovation urbaine et thermique. »  Il y a aujourd’hui en France 1,7 million de jeunes sans emploi ni formation en France. Cela représente presque 15% des 15-29 ans. Avec votre programme, ils auront une allocation, le super RSA, au moins ceux qui ont plus de 18 ans. Mais qu’est-ce que vous faites pour les remettre en selle, les réinsérer, au-delà de l’allocation que vous leur verser ? « Le lien entre les trois dernières années de lycée et les trois premières années de l’enseignement supérieur est un chapitre important de mon projet », répond Benoît Hamon, qui souhaite également développer l’alternance et « revaloriser l’enseignement professionnel ». « Je veux consacrer 1 milliard d’euros supplémentaires à l’enseignement supérieur et à la recherche par an. » Vous êtes très critique sur le CICE, en expliquant qu’on a « arrosé du sable ». Et je dois dire que j’ai pensé la même chose que vous. Et puis sont arrivés les chiffres de création d’emplois : 190.000 en 2016, pour le secteur marchand, avec 1% de croissance seulement. Ça n’est jamais arrivé. Cela n’est-il pas le signe que le CICE, c’est pas si bête, et qu’il pourrait être dangereux de l’interrompre.

Distribution : l’arnaque des produits dits locaux

Distribution : l’arnaque des produits dits  locaux

 

On le sait la mode est aux produits locaux et aux productions bio. Dans la grande distribution on trouve désormais des rayons spécialisés pour vendre du local et du bio. En fait l’origine locale des produits ne garantit aucunement l’absence de pesticides et autres substances chimiques nuisibles à la santé ; d’ailleurs nombre de ses substances chimiques proviennent  de l’étranger et échappent  aux normes européennes (exemple l’alimentation pour bétail provenant par exemple du Brésil). La plupart des éleveurs et des agriculteurs ignorent d’ailleurs tout de la composition des cocktails chimiques qu’ils utilisent. Des cocktails recommandés par les conseillers en marketing des coopératives et autres sociétés de commercialisation de la chimie agricole. Certains produits sont réellement bio mais pas tous. Un exemple parmi d’autres la production de pommes (secteur la plus traitée avec la vigne) qui subit selon les cas entre 15 et 30 traitements par an ! Mais en Grande-Bretagne on a encore fait mieux en inventant des lieux de production fictifs. C’est ce qu’ont fait les cerveaux qui s’occupent du marketing de Tesco. Le géant britannique pâtit d’une très mauvaise campagne sur les réseaux sociaux ces jours-ci. En cause: le lancement de nouvelles marques de produits frais aux noms de fermes qui sonnent très campagne anglaise, mais qui n’existent nulle part ailleurs que sur ces emballages. L’affaire est rapportée par Le Monde ce samedi. Le journal raconte que le groupe irlandais, leader du marché britannique et 3e distributeur mondial, a lancé le 21 mars 7 nouvelles marques. Par exemple « Redmere Farms » pour les légumes, « Rosedene Farms » pour les fruits, « Woodside Farms » pour la cochonnaille. Mais ces fermes n’existent que dans l’imaginaire des équipes de Tesco. Et les produits vendus sous ces noms ne viennent même pas du countryside anglais, mais de l’agriculture mondialisée. Le quotidien évoque ainsi des fraises marocaines, des poires belges, des champignons hollandais, des patates douces américaines. Alors certes, Tesco n’est pas dans l’illégalité en apposant ces noms de lieu fictif sur ces denrées. Le produit est comestible, et ces techniques marketing ne sont pas interdites. Mais sur les réseaux sociaux, c’est le bad buzz. Les consommateurs se sentent floués.

« Y a-t-il une limite à la cupidité et au cynisme de Tesco ? ‘Rosedene Farm’ produit du Maroc »! s’indigne un consommateur sur Twitter.

« Tesco invente des fermes fictives pour bénéficier de la tendance locavore. Honte à ses équipes marketing », tonne un autre twitto. Même le monde agricole britannique s’insurge. « Tesco a compris que les clients avaient une opinion positive des agriculteurs et veut capitaliser là-dessus. Nous sommes contents de l’image de notre industrie, mais nous voulons qu’elle soit utilisée avec intégrité », s’est ainsi indigné Phil Bicknell, du syndicat de l’agriculture britannique, cité dans Le Monde.

 

Catastrophe nucléaire : distribution de comprimés !

Catastrophe nucléaire : distribution de comprimés !

On est forcément rassuré par les dispositions que prend l’autorité de sûreté nucléaire qui tous les sept ans distribuent des comprimés d’iode aux résidents pour lutter contre les conséquences d’une catastrophe nucléaire. Certes il s’agit de mesures un peu plus générales mais à peu près tout aussi inefficaces face au danger que représente un éventuel accident nucléaire. (Il faut ajouter la recommandation visant à fermer les volets et à consommer des conserves !) Cette nouvelle campagne de prévention et d’information en cas de catastrophe nucléaire va commencer à partir de janvier. Elle vise à préparer au pire les habitants de 500 communes vivant près des 19 sites nucléaires d’EDF. Une nouvelle campagne de distribution préventive de comprimés d’iode pour les populations habitant près d’une centrale nucléaire sera lancée à partir de janvier prochain. Près de 400 000 foyers et 2 000 établissements vont devoir se ravitailler en pastilles d’iodes, parce qu’en cas d’accident nucléaire, toute personne qui se trouve dans un rayon de moins de 10 km doit en avaler un comprimé : 130 grammes d’iodure de potassium à diluer dans un verre d’eau. L’iode n’est pas un antidote contre les radiations loin de là, mais il est un moyen « simple et efficace » selon l’ASN de prévenir un potentiel cancer de la thyroïde. Les personnes concernées recevront un courrier à partir du mois de janvier, les invitant à retirer les boîtes de comprimés en pharmacie. C’est la cinquième campagne de ce type en France. Elle a lieu tous les sept ans, date à laquelle les comprimés périment, et elle s’accompagne de réunions locales d’information pour tout savoir sur comment réagir en cas d’accident nucléaire : avaler son comprimé d’iode, bien sûr, mais aussi se confiner efficacement chez soi, prendre une douche, préférer les aliments secs ou en conserve et attendre d’être évacué par les autorités.

 

Distribution : non à la guerre des prix (patron de Carrefour)

Distribution : non à la guerre des prix (patron de Carrefour)

 

Pour une fois un patron de la grande distribution dénonce la guerre des prix et le slogan « moins cher que moins cher ». Un slogan qui finalement a favorisé la dégradation de la qualité et l’industrialisation à outrance dans l’alimentaire avec son cortège d’additifs nuisibles à la santé. Sans parler des conséquences sur la situation économique des producteurs agricoles. Georges Plassat , patron de Carrefour «Quand il n’y a plus que le prix, c’est la guerre des prix. Elle fragilise l’emploi et se termine sur des ruines car il est facile d’y entrer et difficile d’en sortir».  Le PDG juge ainsi qu’une entreprise qui commence à réduire ses effectifs pour nourrir la guerre des prix avance dans la mauvaise direction: «L’homme ne peut pas être la seule variable d’ajustement dans les entreprises». Il prend également ses distances avec cette doxa qui assure que les prix bas sont bons pour le pouvoir d’achat. «La guerre des prix n’a jamais créé aucun pouvoir d’achat. Les prix baissent, les salaires stagnent et les impôts montent. Au final, il y a moins de revenus disponibles, plus de mécontentement et de frustration», explique Georges Plassat. En réalité, le dirigeant défend le juste prix qu’il définit comme «celui qui rémunère le talent, le travail et l’investissement. Chaque fois qu’on fait l’impasse sur l’un de ces maillons, on provoque des dommages collatéraux». Le juste prix dépasse ainsi la simple fonction du produit. «Il prend en compte l’intangible qui passe par le goût, l’origine, les procédés de fabrication, l’innovation et les qualités intrinsèques de ce produit».

 

 

La distribution contre le gaspillage et les particuliers ?

La distribution  contre le gaspillage et les particuliers ?

 

 

Il est évidemment de bon ton d’accuser la grande distribution de gaspillage alimentaire. Ce gaspillage existe bien entendu mais il est marginal par rapport à celui des particuliers, lequel est 10 fois supérieur. En cause la question du packaging et des dates de péremption. Du faît du conditionnement certains produits ne peuvent être achetés que par six ou 12 en tout cas en quantité supérieure à celle de la consommation d’une semaine. En outre les dates de péremption ne rendent pas vraiment compte des dates où le produit devient non consommable. Du coup de  nombreux de produits consommables sont jetés par des particuliers. L’accord avec la grande distribution est utile mais c’est sans doute en direction des particuliers qu’il conviendrait d’engager une action pédagogique. Ségolène Royal a fait état jeudi soir d’un accord avec la grande distribution sur une convention d’engagements volontaires pour mieux lutter contre le gaspillage alimentaire en France. La ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie avait convoqué les représentants des grandes enseignes qui, tout en s’offusquant d’être désignées en coupables, s’étaient déjà engagées à signer le document. « Cette convention est vraiment un événement très important », a-t-elle déclaré sur BFM TV. Selon le député socialiste Guillaume Garot, auteur d’un récent rapport sur le gaspillage alimentaire, chaque Français gâche par an entre 20 et 30 kilos de nourriture, dont sept kilos encore emballés, soit environ 100 euros. Selon le ministère de l’Ecologie, 31% des produits jetés sont des légumes, 19% des fruits, 24% des liquides, 12% des féculents et 4% de la viande et du poisson. Le Conseil constitutionnel a censuré en août, pour une question de procédure, une disposition sur le gaspillage dans la loi de transition énergétique qui prévoyait notamment d’interdire aux grandes surfaces de rendre les invendus impropres à la consommation.  Selon Ségolène Royal, les enseignes se sont engagées à appliquer volontairement cette disposition, de même qu’à accepter l’obligation pour les magasins de plus de 400 m2 de signer des conventions avec des associations caritatives. L’interdiction pour les marques distributeur de faire des dons sera également levée et les dates de consommation « optimales », qui peuvent tromper le consommateur en l’incitant à jeter des produits consommables, seront supprimées.

Marges des producteurs : mise en cause de la grande distribution

Marges des producteurs :mise en cause de la grande distribution

 

Il est clair que la crise conduit à écraser prix et marges. De ce fait les producteurs souffrent surtout avec la concentration des centrales d’achat. La grande distribution elle-même a rogné se propres marges car le chiffre d’affaires n’évoluent pas. Les producteurs , eux sont surtout victime de ces appels d’offres répétés qui tirent les prix vers le bas. C’est vrai pour l’agriculture mais aussi pour l’industrie. Le PDG de la filiale française du groupe suisse Nestlé, Richard Girardot lance un cri d’alarme et se plaint de la pression des distributeurs, qui ont poussé les producteurs à réduire leurs marges, et s’interroge sur l’attitude des pouvoirs publics.  « Nous avons écrasé nos marges pour continuer d’être référencés chez les distributeurs » qui « sont revenus nous mettre la pression toute l’année », écrasant aussi leurs propres marges pour faire baisser « de 7% les prix sur les produits leaders comme le Ricoré ou Mousline [...]  Pour compenser cet effort, ils ont augmenté les prix des produits vendus sous leurs marques propres. » Ainsi, le PDG de Nestlé-France Richard Girardot, dont le groupe est l’un des premiers fournisseurs des grandes surfaces en France, a vivement dénoncé les méthodes de la grande distribution dans une interview au Figaro, lundi 30 mars. Et de renchérir : les distributeurs « refusent de signer des chartes de bonnes pratiques avec les industriels, alors que nous en signons avec les agriculteurs ». Richard Girardot rappelle que l’Autorité de la concurrence ne s’est toujours pas prononcée sur les rapprochements entre grandes enseignes telles Auchan/Système U et Casino/Intermarché, qui constituent ainsi des forces de frappe ultra-puissantes face aux acheteurs. « Cela fait sept mois que les premiers rapprochements entre centrales d’achat ont été annoncées et l’Autorité n’a toujours pas rendu sa décision sur le sujet, laissant passer la période cruciale des négociations tarifaires annuelles », insiste le PDG de Nestlé-France. Saisie en novembre du sujet par le ministre de l’Économie Emmanuel Macron et par la Commission des affaires économiques du Sénat, elle avait promis de rendre un avis « au cours du premier trimestre 2015″, qui s’achève mardi soir. « C’est stupéfiant! », s’écrie le patron de Nestlé-France, ajoutant que l’Autorité de la concurrence est « toujours prompte à prendre la parole contre les industriels ».

 

Grandes distribution : Un rayon « zéro-gâchis » à moitié prix

Grande  distribution : Un rayon « zéro-gâchis »

 

 

Un récent reportage télévisé a mis en valeur les énormes gâchis en matière alimentation mais la responsabilité est très partagée entre les producteurs, les distributeurs et les consommateurs. Des consommateurs en particulier qui ne veulent que des produits bien calibrés, bien lisses, bien colorés au détriment de la qualité. Du coup, tout le monde jette ceux qui produisent ceux qui stockent, ceux qui vendent.. Il faut donc saluer cette initiative de zéro gâchis dans la grande distribution. Là, dans un rayon spécial décoré en vert avec un panneau « zéro-gâchis », vous trouvez rassemblés tous les produits bientôt périmés : une salade, des manchons de poulet, une tarte au framboise, qui sont vendus moitié prix. Une trentaine de grandes surfaces (Leclerc, Carrefour, Système U…) proposent ce rayon pour l’instant en France. Le concept de baisser les prix quand un produit est bientôt invendable, existe partout. Mais en général, ces produits sont éparpillés dans tous les rayons, pas forcément très visibles. Les grandes surfaces n’aiment pas trop les mettre en valeur quand il s’agit de poulet un peu vieux ou de poireaux qui commence à ramollir. Quand ils étaient étudiants, les trois Bretons à l’origine de ce concept traquaient ces produits, car ils n’avaient beaucoup d’argent. C’est ce qui leur a donné l’idée de les réunir dans un même rayon. Ils ont convaincu les responsables de supermarchés qu’ils pouvaient y trouver un avantage : mettre en avant le fait qu’ils contribuent à lutter contre le gaspillage, mais aussi faire des économies.  Jeter des produits périmés à un coût. Il faut les acheminer dans un incinérateur à la décharge. Grâce à ce nouveau rayon, le nombre d’invendus chute de 90%. Sur le site internet zéro-gâchis, vous avez la liste des magasins et même tous les matins la liste des produits qui sont proposés, avec les prix.

 

Grande distribution : baisse des prix

Grande distribution : baisse des prix

 

Conséquence de la plus grande maitrise des dépenses par les ménages, les prix de la grande distribution ont tendance à diminuer. Les prix des produits de grande consommation dans la grande distribution en France ont certes augmenté de 0,1% en août après une baisse de 0,1% en juillet, mais ont accentué leur recul sur un an (0,8%), a annoncé l’Insee ce jeudi 11 septembre 2014. En juillet, les prix sur un an avaient régressé de 0,6%, contre -0,5% en juin, -0,3% en mai et -0,1% sur les quatre premiers mois de 2014. + 0,1% en août Selon l’Institut national de la statistique, les prix des produits alimentaires, hors produits frais, sont restés stables en août dans la grande distribution, après avoir légèrement baissé (-0,1%) en juillet.  Les prix des viandes, comme ceux des produits d’entretien ont en revanche augmenté de 0,2% en août, après un léger repli en juillet 2014 (-0,1%). Le prix des boissons, eux, ont gagné 0,1% en août après -0,1% en juillet.

 

Grande distribution : prix en baisse

Grande distribution : prix en baisse

 

Faute de croissance de la consommation et de la crise en général, l’activité de la grande distribution est peu dyadique et va encore favoriser la baisse des prix. La bataille a pris un nouveau tour ces dernières semaines avec l’offensive d’Auchan visant à regagner le terrain perdu face à ses concurrents à coup de baisses de prix et de promotions plus agressives. « La bagarre va se poursuivre de manière virile au deuxième semestre 2014 car nous sommes encore dans un contexte de consommation tendu », souligne Yves Marin, spécialiste de la distribution chez Kurt Salmon. Auchan, qui a vu ses ventes reculer en France l’an dernier, a abaissé ses prix de 1% à 5% en mars, a déclaré à Reuters Philippe Courbois, directeur clients du groupe. « La guerre des prix se poursuit. Nous ne serons pas les premiers à l’arrêter. En 2013, nous n’avons pas été assez agressifs », a-t-il ajouté. De son côté, Leclerc, chantre des prix bas qui ambitionne de ravir à Carrefour sa place de numéro un de la distribution en France dès cette année, a suivi le mouvement en avril, selon Olivier Dauvers, spécialiste de la distribution. La part de marché du groupement d’indépendants a pris 30 points de base le mois dernier par rapport à la même période de 2013, à 20,0%, derrière Carrefour (-30 points à 20,5%) mais devant Intermarché (+20 points à 14,1%) et Casino (+10 points à 11,5%) qui est revenu dans la course après avoir opéré en 2013 des baisses massives de prix dans tous ses formats. « Leclerc va être plus agressif pour conforter ses positions », estime John Kershaw, analyste de BNP Paribas. L’absence d’inflation coïncide avec une consommation faible et accroît les risques de tensions concurrentielles. Alors que la confiance des ménages a été ramenée en avril à son plus bas niveau depuis décembre 2011, l’indice des prix des produits de grande consommation de grandes marques a accentué son recul à 2,1% en mars sur un an, selon l’institut Nielsen, après des baisses de 1,9% et 2% en janvier et février. Ces dernières années, la course à la part de marché avait été moins coûteuse grâce au « drive », ce réseau de points de retrait où les clients peuvent aller chercher les produits qu’ils ont commandés sur internet. Mais après un développement fulgurant, le système semble arrivé à maturité. Avec plus de 2.000 « drive » à la fin mars 2014, le nombre de ces points de retrait dépasse maintenant celui des hypermarchés en France, selon Nielsen. « Les positions sont maintenant fortement consolidées au niveau national », a observé Philippe Courbois. Carrefour, qui a vigoureusement redressé la barre en France l’an dernier, assure pour sa part avoir les moyens de faire front. « La guerre des prix va se poursuivre. Elle va être réelle mais nous avons les moyens de la financer », a déclaré son PDG Georges Plassat lors de l’assemblée générale des actionnaires. Il mise sur la poursuite du plan de rénovation des hypermarchés pour faire progresser le trafic et les ventes et sur des économies permises par une rationalisation de la chaîne d’approvisionnement et des systèmes d’information. Pourtant, selon certains observateurs, le groupe risque de voir sa rentabilité mise à mal en 2014 avec l’offensive de ses grands concurrents Leclerc, Auchan et Casino. « Carrefour devra davantage baisser ses prix que ce à quoi nous nous attendions cette année, et cette baisse pourra difficilement être financée par son programme d’économies qui devrait surtout porter ses fruits en 2015″, estiment les analystes de Kepler Cheuvreux. En conséquence, ils tablent sur une baisse de 15 points de la marge opérationnelle du groupe en France en 2014, alors qu’ils anticipaient une hausse de 8 points auparavant, et sur un Ebit annuel de 2,269 milliards d’euros, un chiffre inférieur de 5% au consensus Thomson Reuters I/B/E/S (2,394 milliards).Le distributeur a vu sa rentabilité opérationnelle grimper de 80 points de base en France l’an dernier et, pour 2014, le consensus des analystes table sur une progression comprise entre 10 et 20 points de base. Les effets d’une guerre des prix sur les marges risquent de davantage toucher Carrefour que Casino, Carrefour étant plus exposé aux formats sensibles aux prix (les hypermarchés français pèsent pour près du quart de ses ventes) et moins exposé que son concurrent aux pays émergents à plus forte croissance, qui pèsent pour 34% de l’Ebit chez Carrefour et pour 66% chez Casino.

Consommation-distribution : marché en baisse en 2014

Consommation-distribution : marché en baisse en 2014

 

Système U, le sixième distributeur français, qui a annoncé mardi un chiffre d’affaires en croissance de 3,5% (hors essence) en 2013 à 18,45 milliards d’euros, porté par l’alimentaire (+4,5%) et l’ouverture de 55 nouveaux magasins, a dit anticiper une progression de ses ventes limitée à 2,5% cette année. A surface comparable, sa croissance est ressortie à 2% en 2013 et devrait atteindre seulement 1,5% en 2014. La croissance de Système U a été principalement nourrie par le recrutement de nouveaux clients, le panier moyen ayant, lui, reculé l’an dernier, a déclaré son président, Serge Papin. « L’année 2014 va être modeste. La consommation va être difficile, avec les questions de prélèvements et de fiscalité (…) Nous sommes dans un marché déflationniste pourri » a-t-il dit lors d’une conférence de presse. Dans un contexte où les prix ont reculé de 3% pour les produits de grande marque depuis septembre dernier, Serge Papin estime « qu’avec une croissance de 2,5%, Système U continuera de gagner des parts de marché ». La guerre des prix à laquelle se livrent les distributeurs, la baisse de certaines matières premières comme le blé ou les fruits et légumes, ainsi qu’une consommation générale très déprimée devraient se traduire, selon Système U, par une baisse en valeur du marché alimentaire comprise entre 0,5% et 1% en 2014. En France, la consommation des ménages est restée atone en 2013 (+0,1%) après un recul de 0,5% en 2012.  

 

Commerce: action en justice contre la grande distribution

Commerce: action en justice contre la grande distribution

 

Les ministres de l’Economie, Pierre Moscovici, et de la Consommation, Benoît Hamon, ont assigné le groupement devant le tribunal de commerce de Paris pour « déséquilibre significatif » dans ses relations avec ses fournisseurs.  Leclerc est notamment accusé d’avoir inséré dans son contrat avec ses fournisseurs une clause qui oblige chacun d’eux, en cas de contentieux, à intervenir en justice pour défendre ledit contrat.  Selon une source proche du dossier, Bercy a bon espoir de voir aboutir son action avant la fin des négociations commerciales pour 2014, prévue le 28 février. « Il pourrait par ailleurs y avoir d’autres actions en justice dans les mois qui viennent contre d’autres distributeurs », a ajouté cette source.  De son côté, Leclerc a exprimé jeudi son « étonnement » face à l’action du gouvernement et lui a reproché d’ »attiser les conflits », alors que les pourparlers fournisseurs/distributeurs s’annonçaient pour une fois cette année dans un climat relativement apaisé.  Il rappelle en outre qu’en septembre, Bercy s’était vu débouter par le tribunal de commerce de Paris d’une demande quasi-similaire.  Le gouvernement avait alors attaqué Galec, la centrale d’achat de Leclerc, l’accusant d’imposer à ses fournisseurs des obligations contestables en matière de ristourne de fin d’année, et réclamant pour cela une amende de 15 millions d’euros.  Le tribunal avait jugé les preuves insuffisantes. Bercy a depuis fait appel de cette décision. La DGCCRF a rappelé de son côté de précédentes actions dans lesquelles les pouvoirs publics ont obtenu gain de cause face aux enseignes.  La centrale d’achat de Leclerc a ainsi été condamnée le 18 septembre à deux millions d’euros d’amendes pour avoir tenté de se faire reverser par ses fournisseurs… des sommes qu’elle avait été condamnée à leur verser lors de précédentes poursuites.  Le groupement n’était pas le seul visé par ces actions judiciaires: le 11 septembre, la centrale d’achat d’Auchan a écopé d’une amende d’un million d’euros pour avoir notamment menacé ses fournisseurs de rupture de contrats si ceux-ci cherchaient à modifier leurs tarifs.  La veille, la cour de Cassation avait validé une action de Bercy contre Carrefour, dans une affaire de clauses « manifestement disproportionnées au regard de la valeur des services rendus » à ses fournisseurs, condamnant l’enseigne à 2 millions d’euros d’amende.  Toutes ces procédures rappellent une série d’assignations engagées en 2009 par l’ancien secrétaire d’Etat au Commerce Hervé Novelli contre Darty, Castorama, Auchan, Carrefour, Leclerc, Casino, Cora et Système U.  L’actuel gouvernement n’a quant à lui jamais caché son intention d’intervenir dès lors qu’un quelconque déséquilibre dans les relations commerciales, que ce soit entre professionnels ou entre une entreprise et un consommateur, apparaitrait, quel que soit le secteur d’activité.  Le 13 novembre, la DGCCRF a ainsi assigné en justice le site de réservation en ligne Expedia, dénonçant l’illégalité de certaines clauses en matière de tarifs appliqués aux hôteliers.  Le projet de loi Hamon qui doit revenir en deuxième lecture au Parlement le 9 décembre comporte également plusieurs articles visant à instaurer davantage de transparence dans les négociations entre distributeurs, industriels et producteurs.  Ces mesures, loin de rassurer les acteurs, semblent plutôt les inquiéter, distributeurs comme industriels craignant de voir les relations commerciales se rigidifier à l’extrême en cas de trop grande intervention de l’Etat.

Distribution: « Made in France » ?

Distribution: « Made in France » ?

 

Leclerc lance des rayons « made in France » ; question : sur quoi et pourquoi ? Apparemment c’’est surtout les produits frais qui seraient concernés ; par ailleurs l’étiquetage « production locale » n’est pas nouveau ; Il frauda aussi s’assurer du contenu réellement français du produit made in France. Pas nécessairement une mauvaise idée mais la question centrale est celle de la qualité et de la compétitivité des produits français. Pour l’instant en tout cas une belle opération markéting pour Leclerc. Les centres E. Leclerc viennent donc de lancer en test dans plusieurs supermarchés des rayons de « Produits fabriqués en France », comme réclamés à l’automne par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.  Le ministre, qui n’avait pas hésité à poser en marinière bretonne, avait invité les Français à acheter français, y voyant là la clé d’une troisième révolution industrielle, et écrit aux grandes enseignes de distribution pour leur suggérer de « mettre du tricolore dans les linéaires ».  Leclerc a rebondi: « On teste ce que Montebourg pourrait appeler un +marketing patriotique+, comme le font des magasins italiens à New York par exemple », a expliqué lundi le dirigeant de la chaîne, Michel-Edouard Leclerc, dans un message à l’AFP.  Dans l’un des supermarchés concernés, à Lanester en Bretagne, des dizaines de références de produits alimentaires français ont été regroupées sous une bannière bleu-blanc-rouge estampillée « Produits fabriqués en France », comme le montrait lundi le quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France.  Le groupe Leclerc « se donne un an » pour tirer les conclusions du test. « Il y a débat pour savoir si, pour valoriser les produits français, il faut les marketter ainsi ou promouvoir les labels régionaux », ce que fait déjà Leclerc, a souligné le patron du groupement.  Interrogées par l’AFP, les concurrents Carrefour, Casino, Auchan et Système U n’ont pas l’air convaincus de la nécessité de rayons Made in France pour vendre français.  Auchan souligne toutefois être « en réflexion pour voir ce qu’on peut faire de plus pour les produits français aujourd’hui ».  Globalement, la concurrence de Leclerc estime valoriser déjà largement les produits français, via un étiquetage ou des marques vantant l’origine régionale ou locale.  Casino et Carrefour rappellent que 80% de leurs produits frais sont issus d’une production française. Et pour appuyer les produits du terroir, Carrefour ou Auchan exhibent jusqu’à la photo du producteur local.  Par ailleurs, la marque Reflets de France, lancée il y a quinze ans chez Carrefour, « parle pour elle-même » et elle est « plébiscitée par nos clients », relève le groupe.  Casino a répliqué avec la gamme « Le Meilleur d’ici », lancée en 2012 et qui concerne « entre 200 et 300 produits achetés chez des producteurs dans un rayon de 80 kilomètres », ou encore, depuis 2010 chez Leader Price, avec « La Sélection de nos régions ».  A Carrefour, on assure que le client est particulièrement « sensible » à la valorisation locale ou régionale des produits. Depuis 2012, la priorité du groupe est d’ailleurs de « développer l’offre de produits locaux »: « dans un magasin breton, on va surtout mettre en avant les produits du cru ou de Bretagne ».  Idem pour Auchan, où depuis trois ans, « le gros de la communication se fait sur les produits locaux et régionaux », dans tous les magasins.  Auprès du client, le Made in France peut-il mieux vendre que l’argument de proximité ?  Michel-Edouard Leclerc reconnaît que si « les magasins parisiens ou de Lyon, de Nice sont intéressés » par l’idée d’un rayon Made in France, en revanche « en Alsace, en Bretagne, dans le sud-ouest, nos adhérents sont majoritairement pour une valorisation régionale ».  Par ailleurs, certains doutent de la faisabilité du projet d’un rayon Made in France.   »Dans l’alimentaire, on peut oublier l’idée, c’est ingérable, il faudrait mettre presque tous les produits », juge un porte-parole de Système U.   »Et dans le non-alimentaire, on peut l’envisager pour des opérations saisonnières, sur des produits précis: les jouets à Noël, les objets de jardinage, etc. Mais de manière permanente, tout réunir ensemble n’a aucun sens », ajoute-t-on.  Autre écueil, que concède Leclerc: « dans le non-alimentaire, il y a carence de produits 100% français, donc un problème de définition pour ne pas être en publicité mensongère ». Il faudra du temps pour parvenir à « +délimiter+ un périmètre de produits suffisamment +made in France+ (…) dont le regroupement ferait +sens+ ».  Et selon Système U, restera « le problème de certaines productions françaises, dont le prix est trop élevé pour la clientèle ».

 

 

 

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