Archive pour le Tag 'Distributeurs'

Industriels et distributeurs pour des relations équitables !

Industriels et distributeurs pour des relations équitables !

Une charte de bonne conduite a été signée entre les industriels, producteurs et les distributeurs afin de parvenir à une répartition plus équitable de la valeur ajoutée des produits alimentaires. L’objectif est aussi d’ arrêter  la baisse tendancielle des prix du fait de la concurrence exacerbée. La logique voudrait qu’on parte de désormais des coûts de revient de la production pour ensuite construire le prix de vente et non partir  de prix de dumping pour imposer des prix aux producteurs qui ne couvrent pas les coûts de production. Reste que cette charte de bonne conduite relève des intentions et qu’il conviendra de la mettre en musique y compris avec des dispositions d’ordre légal. FNSEA, Jeunes Agriculteurs, Confédération paysanne, Coordination rurale côté monde agricole, Ania, Coop de France, FEEF côté industriels, et FCD, Auchan, Casino, Cora, Système U, LIdl, Intermarché, Carrefour côté distributeurs. Tout le monde était présent. Même Michel-Édouard Leclerc, le patron des enseignes du même nom, qui avait fait entendre une voix discordante à la fin du premier chantier des EGA sur l’augmentation du seuil de revente à perte (SRP), censé mettre fin à la guerre des prix. Cette grand-messe qualifiée «d’historique» par nombre de participants, difficile de dire si la charte (qui n’est pas la première du genre), portera ses fruits lors des négociations commerciales annuelles qui viennent de s’ouvrir. Ce qui n’a pas empêché la majorité des 18 signataires de rappeler le gouvernement à ses promesses. Plus précisément à celles d‘Emmanuel Macron, qui s’est engagé le 11 octobre dernier à modifier rapidement la loi pour tenter de mettre un terme à une demi-décennie de guerre des prix entre grandes enseignes. «Nous voulons maintenant du concret. Nous ne serons pleinement satisfaits que quand les engagements gouvernementaux seront tenus», a ainsi clairement exigé Christiane Lambert, présidente du syndicat agricole FNSEA. Les États généraux de l’alimentation ont permis de mettre en lumière le profond déséquilibre qui existe entre les milliers d’organisations de producteurs, petits ou grands, et les quatre puissantes centrales d’achats qui dictent leur loi, forçant parfois les agriculteurs à vendre à des prix inférieurs à leurs coûts de production.

Crise agricole : les distributeurs responsables (FNSEA)

Crise agricole : les distributeurs responsables (FNSEA)

 

 

Accusé d’avoir une responsabilité dans la crise agricole actuelle, le président de la FNSEA, Xavier Beulin, durcit  nettement son discours vis-à-vis des distributeurs. Il les  accuse d’être responsables de cette course à la baisse des prix et donc de la catastrophe financière dans laquelle se trouve nombre d’éleveurs. Xavier Belin n’a sans doute porteur mais il aurait dû aussi évoquer la responsabilité de la FNSEA qui a encouragé l’industrialisation à outrance des filières, il aurait pu aussi mettre en cause le rôle des industriels (dont il fait aussi  partie car Xavier Belin est surtout un homme d’affaires !), industriels  qui s’approprient  une grande part de la valeur ajoutée en raison de la puissance d’achat des grands groupes d’acheteurs (Charal par exemple).   »Quand nous voyons les acheteurs sur le terrain en ce moment même, (…) c’est quoi la demande de la grande distribution? Entre moins 4% et moins 8% sur tous les produits alimentaires », a-t-il ajouté. « Est-ce qu’on peut tenir un discours de façade devant les caméras, est-ce qu’on peut avoir une attitude aussi détestable? ». Les agriculteurs français, en particulier les éleveurs de bovins et de porcs et les producteurs de lait, protestent depuis plusieurs mois contre des cours trop bas, inférieurs aux coûts de production. Les éleveurs souhaitent notamment que les grands distributeurs s’engagent à respecter un prix équitable reversé au producteur et ils accusent les industriels de ne pas jouer le jeu de la transparence sur la répartition des marges.

Crise viande : les distributeurs responsables ?

Crise  viande : les distributeurs responsables ?

Les distributeurs seuls responsables, ce serait un peu réducteurs. Pour autant c’est la grande distribution qui a afit du prix écrasé toute la philosophie  commerciale actuelle. Du coup la pression s’est exercée sur chaque maillon de la production à la consommation. Certes, la compétitivité est un atout et le consommateur en a aussi profité. Mais les excès ont conduit à favoriser le prix par rapport à la qualité. Du coup, la viande est souvent immangeable et nuisible à la santé  parce produite industriellement, nourrie d’antibiotique, d’alimentation aux produits chimiques et aux OGM. Les producteurs eux-mêmes se sont inscrits dans cette logique productiviste, souvent d’ailleurs en s’endettant de manière irresponsable. Les intermédiaires (nombreux : acheteurs, transformateurs, traders etc.) ont prélevé leur dime rendant la pression sur les prix encore plus pesante. Hollande a pointé du doigt cette responsabilité des distributeurs dont de l’ordre de 10% sosnt menaces dans leur existence. En cause évidemment aussi la dérégulation à l’échelle européenne qui faiat entrer des viandes soumise à des conditions de concurrence très inégales (y compris sur le pan sanitaire). La phobie des prix de la grande distribution est largement responsable de cette situation économique des producteurs, aussi de la malbouffe (sur la viande comme sur le reste).  Face à la crise des éleveurs, le président de la République a donc appelé samedi la grande distribution à augmenter ses prix. Réaction vigoureuse de la Fédération du commerce et de la distribution qui s’estime injustement accusée.  Le président de la République a lancé deux appels samedi pour aider les éleveurs. Le premier, en direction de la grande distribution, qu’il a appelée à augmenter ses prix vis-à-vis des éleveurs. Dans la soirée, la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), qui regroupe les principaux acteurs de la grande distribution a renvoyé la balle en direction des industriels en rappelant que les distributeurs n’achètent pas de viande en direct aux agriculteurs, mais qu’ils se fournissent auprès d’industriels. « Les hausses de prix doivent être intégralement répercutées aux producteurs en difficulté, ce qui ne semble, hélas, pas être toujours le cas »  ont-elles insisté. Serge Papin est le patron du groupe de supermarchés SUPER U. Il appelle à un grand plan de sauvegarde pour la filière de l’élevage. « Si on cherche le prix à tout prix (…) on sera obligé d’importer » Les plus grandes enseignes de la distribution appellent enfin solennellement le médiateur du gouvernement à rendre son rapport au plus vite. Un rapport sur le rôle de chaque intervenant : distributeurs, industriels et restauration hors domicile est attendu mercredi à 17h. Le président de la République, François Hollande a également lancé un appel aux consommateurs, pour qu’ils plébiscitent le nouveau label « Viande de France » qui sera lancé lundi. Ce nouveau label permettra aux consommateurs de repérer les produits français. Ces produits seraient un peu plus chers pour permettre aux producteurs de vivre de leur activité. Laurent Pinatel, le porte-parole national de la Confédération paysanne, voit ce dispositif comme un « petit plus » … mais aussi un aveu d’impuissance des pouvoirs publics …  »Sur le principe c’est pas mauvais, mais attention à l’empilement » La situation est alarmante pour les éleveurs français. 20 000 d’entre eux seraient au bord du dépôt de bilan selon Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture.

Carburant : trop de marge chez les distributeurs

Carburant : trop de marge chez les distributeurs

 

On sait bien que lorsque le pétrole augmente, les prix à la pompe progressent eux aussi très rapidement ; A l’inverse lorsque les prix du pétrole diminuent, il faut bien davantage de temps pour le constater à la pompe. Mais cette fois au lieu de répercuter les baisses au bout d’une dizaine de jours, les distributeurs vont sans doute attendre au moins trois semaines. Certes la baisse du carburant ne peut être auusi forte que celle des prix du pétrole (-50%  en une six mois) du fait de la structure des couts du pétrole  composé au deux tiers de fiscalité. L’Association de consommateurs CLCV  estime que les prix pourraient baisser davantage si les distributeurs n’augmentaient pas leurs marges. Les cours du pétrole ont chuté de près de 50% par rapport à leur pic de l’année atteint en juin. Les prix à la pompe, eux, ont baissé de 17%, selon les calculs du Parisien ce 26 décembre. En cause: les distributeurs qui profiteraient de cette conjoncture pour faire un petit peu plus de profit sur chaque litre vendu.  En parallèle de la chute des cours, depuis mi-novembre, les marges de la distribution sur l’essence sans plomb et le fioul domestique sont reparties à la hausse et « atteignent des niveaux trop élevés », note la CLCV. Le diesel est en revanche épargné par ce phénomène. Pour l’essence par exemple, la marge brute, c’est-à-dire la différence entre coût de production et prix de vente, est passée de 9,4 centimes par litre de carburant à 12,4 centimes la troisième semaine de décembre. Sur le fioul domestique, celui utilisé dans les chaudières, la marge des distributeurs se maintenait en moyenne à 12 centimes le litre sur l’année, et est brusquement passée à 15,1 centimes la troisième semaine de décembre.  L’association estime que ces marges n’ont pas encore tout à fait atteint « des niveaux déraisonnables ». Pour autant, elle appelle les distributeurs de carburant à redresser la barre très vite et à respecter leur engagement de ne pas pratiquer des marges de distribution excessives en cette période de baisse du prix du baril ».  Elle appelle en outre les compagnies aériennes à supprimer la majoration tarifaire liée au carburant. L’achat de kérosène représente en effet leur deuxième poste de dépenses. Mais l’impact de la baisse du pétrole n’a pas encore eu d’effet sur le prix des billets. Les compagnies expliquent cet immobilisme par la baisse de l’euro par rapport au dollar, le fait que le carburant utilisé aujourd’hui a été négocié il y a six mois, et enfin l’effet pervers des assurances sur la volatilité des cours, qui amenuisent les hausses et les baisses.

La guerre du lait reprend entre producteurs, industriels et distributeurs

La guerre du lait reprend entre producteurs, industriels  et distributeurs

 

 Les éleveurs laitiers ont appelé la grande distribution à la responsabilité, avant la fin des négociations commerciales jeudi sur le prix du lait pour l’année à venir. François Hollande a d’ailleurs été interpellé sur le sujet lors de sa visite sur le salon ce matin. « Quand le prix du lait baisse en Allemagne, il baisse ici et quand il remonte en Allemagne il ne remonte pas en France », s’est agacé un éleveur des Pays de Loire. Le président se retourne alors vers son ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, lui disant: « Stéphane faut négocier, faut négocier ». Les éleveurs se plaignent, en effet, d’un prix d’achat inférieur au marché. Le prix du lait payé au producteur est d’environ 400 euros les 1.000 litres, mais « la réalité est tout autre, de l’ordre de 335 euros », affirme Ludovic Blin, président de la section lait de la FDSEA de la Manche, dans Ouest France.   Les industriels appellent, eux, à une prise de conscience des distributeurs. Leur filière est dans l’impasse. D’un côté, le prix du lait flambe en raison d’une demande toujours plus forte, notamment en provenance de Chine. En 2013, il a augmenté de 9% et atteint aujourd’hui un niveau record. Et de l’autre, une guerre des prix dans la grande distribution fait qu’en rayon, le prix moyen des produits laitiers a baissé de près d’1% sur la même période. Entre les deux, des industriels qui voient rouge. Leurs marges ne cessent de diminuer. La  Fnil, qui les représente, appelle les distributeurs à une prise de conscience. Hier, jeudi 20 février, c’est le patron de Danone qui en a remis une couche. « Il n’y a pas le choix, il faut répercuter la hausse aux consommateurs ». Seul le patron de Système U est dans la même logique. Pour les autres distributeurs, Carrefour, Casino et Leclerc notamment, ce n’est pas encore le bon moment, en raison d’une consommation atone et d’un faible pouvoir d’achat. Selon Franck Riboud, la solution ne peut être que politique.

Carburant: marges distributeurs en hausse

Carburant: marges distributeurs en hausse

Quand le pétrole flambe, les distributeurs répercutent la hausse immédiatement quand c’est l’inverse, ils prennent leur temps. Les distributeurs de carburants ont enregistré des marges record, de 15 centimes d’euros par litre en mars dernier. Des niveaux historiquement élevés, relevés par l’association Consommation, Logement et cadre de vie ce jeudi 9 mai. Pour l’association de consommateurs, les distributeurs profitent de la baisse des prix pour augmenter leurs profits. En avril, le prix du pétrole avait en effet baissé d’environ 2% par rapport à l’année dernière. Et lundi 6 mai, le gazole est même tombé à son plus bas niveau depuis août 2011, à 1,3163 euro le litre. Un recul général, qui concerne aussi les cours du brut, principalement lié à une faible demande mondiale d’or noir attendue en 2013.  Mais les consommateurs ne voient pas se répercuter cette baisse en intégralité à la pompe, en raison d’une ponction plus forte des distributeurs. Rien d’anormal pourtant pour Jean-Louis Schilansky, le président de l’Union française des industries pétrolières. Il reconnait que, « sur le sans plomb 95, les marges brutes de distribution ont atteint les 12 à 13 centimes d’euros du litre, soit deux à trois centimes de plus qu’à l’ordinaire ». Mais uniquement « sur une période très brève », relativise-t-il, le temps de s’adapter aux turbulences intervenues sur le marché pétrolier en février et mars. On est actuellement revenu à « dix centimes d’euros du litre », assure Jean-Louis Schilansky, qui affirme par ailleurs que la marge moyenne pour l’année reste également à ce niveau.

Distributeurs-fournisseurs: les prix stables en 2013

distributeurs-fournisseurs: les prix stables en 2013

Les négociations 2012 destinées à fixer les accords tarifaires entre les représentants de l’agroalimentaire et la grande distribution, closes officiellement depuis le 1er mars, se sont conclues globalement par « une stabilité des prix des produits alimentaires » pour 2013, a indiqué lundi la FCD dans un communiqué.  Cette stabilité globale cache toutefois une certaine disparité.  Ainsi, certains produits ressortent en augmentation dans le sillage de l’inflation des matières premières agricoles, comme la viande, l’huile, la farine, certains produits laitiers, explique la FCD, sans préciser les montants exacts de ces hausses.  Certaines boissons (bières et spiritueux, ndlr) devraient également voir leurs prix augmenter du fait de la hausse des taxes, est-il ajouté.  En revanche, les produits à base de sucre, café, chocolat devraient voir leurs tarifs chuter, en raison de la baisse des matières premières, indique la FCD, toujours sans préciser les variations.   »L’augmentation des prix des matières premières a été prise en compte quand elle était justifiée, avec un effort marqué pour les PME », souligne-t-elle.   »Sans notre capacité de négociations, sans la LME (loi de modernisation de l’économie), les prix des produits alimentaires auraient augmenté de près de 5% en 2013″, affirme la Fédération, estimant que cela aurait été « inacceptable pour le consommateur, dans le contexte actuel » de restriction du pouvoir d’achat.  Selon la représentante de nombreux distributeurs français, comme Carrefour ou Auchan (mais à l’exception des indépendants comme Leclerc ou Système U), les hausses que réclamaient certains grands groupes industriels étaient « déraisonnables et injustifiées » et ont donc été négociées par les enseignes.   »Il faut que ces grandes industries prennent en compte la variable du pouvoir d’achat ! », martèle la FCD.  En revanche, certaines hausses demandées par les PME ont quant à elles été acceptées. C’est le cas pour plusieurs produits de charcuterie, dont les prix ont été revus à la hausse de 4% lorsqu’ils étaient fabriqués par des PME. Mais sont restés stables quant ils étaient fabriqués par des grands groupes.  Selon la FCD, les grands groupes de l’agro-alimentaire « se portent bien: +13% de marges depuis 2008 (+68% depuis 2000) alors que les enseignes de la distribution ont des marges historiquement faibles: -13% depuis 2008 (-14% depuis 2000) ».  L’association des industries agroalimentaires (Ania) avait dénoncé le 4 mars la pression que les représentants des industriels avaient subie de la part de distributeurs « sans foi ni loi » lors des négociations commerciales 2012. Elle réclamait également une modification de la LME.  Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a annoncé quelques jours plus tard une « mise en oeuvre renforcée » des dispositions existantes » de la LME et une modification de certaines autres, en vue notamment de davantage de transparence sur les conditions de négociations.

 




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