Archive pour le Tag 'disparition'

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Disparition de la place financière parisienne à horizon 2020?

Disparition de la place financière parisienne à horizon 2020?

Selon l’économiste Marc Fiorentino, la Bourse de Paris n’existera plus en 2020. Sans être aussi alarmiste, Henri de Castries rappelle que « le secteur financier est probablement le premier employeur de la région parisienne. Les institutions financières françaises sont celles d’Europe qui ont le mieux traversé la crise de 2008, quand Londres était à la dérive, Berlin en difficulté, Madrid et Rome à la cave. La plupart des banques et assureurs français étaient dans une situation convenable. On a désigné le secteur financier à la vindicte publique, ce qui a eu des conséquences assez négatives. A partir de 2010, les charges sur ce secteur ont été augmentées » regrette-t-il. « Je voudrais qu’on se demande si la finance c’est l’ennemi, ou si c’est un pôle de création d’emplois et de compétitivité ».  « Il y a une prise de conscience de ce que l’excès de dépense publique est un cancer pour le pays. Elle étouffe la croissance, l’initiative, l’emploi. Le Premier ministre a annoncé un calendrier. Il me semble qu’il commence à y avoir une inflexion relativement sérieuse », a-t-il estimé.  « Il a raison. Sans esprit de polémique, il faut faire face à la réalité. Dans un pays ou 25% des jeunes sont au chômage, plus de la moitié des jeunes sortis sans diplôme du système scolaire sont toujours sans emploi trois ou quatre ans plus tard, on ne peut pas se payer le luxe du dogmatisme ou des réactions instinctives », tranche Henri de Castries. « La politique du mieux-disant partout n’existe plus dans une économie ouverte dans laquelle le capital, la technologie et les talents sont parfaitement mobiles. Si on veut les attirer, il faut se rendre attirant, donc il faut au moins se mettre dans la norme de nos voisins ».  « Le risque est celui de la déflation, que doit surveiller la BCE. Les critiques sur le niveau de l’euro sont souvent le déguisement des partisans de la très vieille école de la dévaluation, qui permet de résoudre toutes les lâchetés et toutes les faiblesses, et qui conduisent à refuser de réformer le pays de l’intérieur », explique Henri de Castries. « Laisser dévaluer la monnaie, ce serait un appauvrissement plus ou moins dissimulé à une partie de la population, une réduction de la richesse naturelle. Je ne suis pas un apôtre de l’euro faible. La monnaie commune a apporté beaucoup de stabilité économique européenne depuis 10 ou 15 ans. Mais ces avantages nécessitaient de la discipline, qui n’a pas toujours été mise en œuvre. Or elle est inéluctable ». Aux exportateurs qui se plaignent, il répond que « quand vous fabriquez un objet de qualité, que vous pouvez vendre avec de fortes marges à l’extérieur, vous ne vous plaignez pas d’avoir une bonne monnaie ».

 

Vers la disparition des abeilles ?

Vers la disparition des  abeilles ?

Moitié moins de miel et sans doute d’abeilles qu’il y a 20 ans. Pour le président de l’UNAF, l’union nationale de l’apiculture française Olivier Belval, les pesticides sont  la cause principale de la disparition des abeilles même si d’autres facteurs entrent en ligne de compte. Des parasites comme le Varoa et des prédateurs comme le frelon asiatique déciment aussi des ruchers entiers principalement dans le sud ouest de la France. Les abeilles, elles, polonisent 80% des cultures dans le monde et un tiers de ce que l’on mange. Elles assurent la fécondation des fleurs et ainsi notre production de courgettes, de poires, de pommes… Même si le vent joue un grand rôle dans la pollinisation des céréales, sans ces insectes notre alimentation serait beaucoup moins variée ou cela nous couterait beaucoup plus cher. Ce service rendu gratuitement par les abeilles est estimé à 153 milliards d’euros.   L’intensification agricole pose aussi un problème aux pollinisateurs selon une étude du Muséum, de l’Inra et de l’Université d’Orléans publiée hier. Les grandes parcelles de monoculture appauvrissent l’alimentation des insectes qui ont besoin de varier les pollens. Comme pour nous : si vous ne mangez que des haricots verts ou du bœuf au bout d’un moment vous tomberez malade et vous n’irez plus au boulot. « Je pense que la menace de la disparition des abeilles est derrière nous. Il y a eu une prise de conscience du problème par l’agriculture  », estime Bernard Vaissière, de l’Inra d’Avignon. Mais le chercheur reconnaît qu’il reste du travail. Même si des études montrent que le déclin de certains pollinisateurs se ralentit, il y a une homogénéisation des espèces. On parle de «  l’abeille  » mais il y a en France plus de mille espèces différentes d’abeilles surtout des sauvages. Il y aussi les mouches syrphe et des papillons qui pollinisent les cultures grâce au travail collectif de tous ces insectes, les fleurs peuvent donner des fruits mais ses abeilles sauvages comme leur nom l’indique, on ne sait pas les élever. « Chaque espèce d’abeille est un capital pour nos variétés de cultures de demain » estime Bernard Vaissière.  Certes on peut élever les abeilles mais encore faut il que les apiculteurs y trouvent leur compte or ils sont de moins en moins nombreux… la production de miel ne décolle pas 15.000 tonnes en 2013 la moitié de ce que l’on produisait il y 20 ans.

 

Paradoxe, la BCE inquiète de la disparition de l’inflation !

Paradoxe, la BCE inquiète de la disparition de l’inflation !

 

La seule mission officielle de la BCE est de surveiller l’inflation. Or elle  inquiète de sa faiblesse ; en cause évidemment , l’activité qui s’écroule et dont la BCE prend enfin conscience. . Non seulement l’activité économique est de plus en plus faible en Europe, mais l’inflation, qui est normalement le principal souci de la BCE, est tombée à 1,7% sur les douze derniers mois dans la zone euro. Bien en deçà de la norme de 2% qui est son objectif officiel. Mario Draghi, le président de la BCE, a expliqué ces dernières semaines qu’il s’inquiétait d’une inflation trop basse. C’est le signe indiscutable d’une baisse de régime de l’activité économique de plus en plus inquiétante. La BCE, qui a publié ce mercredi son rapport annuel 2012, apporte un indice supplémentaire du soin qu’elle apporte à bien cerner les véritables tensions inflationnistes. Elle y explique qu’elle suit de très près un indicateur relativement négligé précédemment, qui consiste à défalquer les hausses de TVA de l’indice des prix à la consommation. Ainsi, si on fait abstraction de l’impact des changements de TVA en 2012, l’inflation n’a été que de 2,1% au lieu de 2,5%, chiffre officiel, l’an dernier. De plus en plus de pays y ont recours pour combler leurs déficits, même si en France on y répugne car ce n’est pas «politiquement correct»: les ménages les moins aisés y sont en effet plus sensibles dans la mesure où la consommation pèse relativement plus dans leurs budgets. Au passage, les experts de la BCE disent tout le bien d’«imposer des taux de taxation plus élevés sur la consommation et de réduire les taxes sur les revenus du travail». C’est une façon pour les pays qui souffrent d’une mauvaise compétitivité de combler en partie leurs handicaps. Dans cette même étude de son rapport annuel, la BCE met en avant un autre concept, celui «d’inflation sous-jacente», autrement dit la hausse des prix à la consommation à l’exclusion des produits énergétiques et alimentaires qui sont très volatils. La notion «d’inflation sous-jacente» mesure en réalité les véritables tensions inflationnistes d’un pays et en particulier le couple prix-salaires. La BCE explique qu’elle reste très vigilante sur ce point, et qu’elle veut éviter les «effets de second tour», autrement dit les réactions salariales aux hausses de prix. Mais il semblerait qu’étant donné l’état du marché du travail en Europe, ces réactions soient pour le moins bien amorties. Au total, si on élimine les effets TVA, ainsi que les produits énergétiques et alimentaire, on s’aperçoit que l’inflation a été négative en Grèce et au Portugal l’an dernier, qu’elle a été inférieure à 1% en Espagne et de 1,7% en Italie, alors que la hausse des prix a été de plus de 3% en apparence dans la péninsule italienne. En France, elle n’a pas dépassé 1,2% l’an dernier, au lieu de 2,2% en apparence. Et pour la zone euro dans son ensemble cette mesure hors TVA et produits volatils conduit au chiffre de 1,2% au lieu du taux officiel de 2,5% en 2012.La BCE, dont la mission principale, sinon unique, est la stabilité des prix, peut donc être rassurée quant à l’importance des véritables tensions inflationnistes. En mettant l’accent à la fois sur l’inflation sous-jacente et sur l’inflation hors TVA elle exprime son inquiétude vis à vis d’une éventuelle disparition de l’inflation. Après tout ce serait son fonds de commerce qui disparaîtrait du même coup. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé, serait on tenté de dire.

 

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