Archive pour le Tag 'discours'

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Discours de Valls à l’assemblée : le zigzag, comme avant

Discours de Valls à l’assemblée : le zigzag, comme avant

 

Dan son discours devant l’assemblée Valls s ‘est encore un peu plus ‘ »hollandisé » avec une sorte d’inventaire à la Prévert de ses orientations, orientations le plus souvent contradictoires. Ainsi alors que la réduction des déficits a grandement justifié l’austérité, Valls y renonce en utilisant une sémantique « énarchique » chère à Hollande :  « il faut utiliser toutes les flexibilités du pacte de stabilité ». En clair ne plus respecter le pacte. Il confirme d’ailleurs le déficit à 4.4% pour le budget en 2014 et à 4.3% en 2015 (0.1% de moins très virtuel). Même chose en matière d’impôts après les avoir augmenté depuis 2012, il prévoit en 2015 de nouvelles baisses pour les bas revenus (sous entendu classes moyennes, elles, vont continuer d’être matraquées et il ne faut gagner beaucoup pou en faire partie).  Dernier exemple avec le pacte de responsabilité quand il constate que nombre de branches n’ont pas commencé la négociation. Au-delà de la grandiloquence du propos, de la dramatisation, de l’autoritarisme de façade, on sent bien que d’une certaine manière Valls est pris au piège de Hollande et de sa politique illisible et contradictoire.

Assemblé nationale : le discours de Valls

Assemblé nationale : le discours de Valls

Comme il fallait s’y attendre et comme d’habitude Valls a commencé son allocution en dramatisant la situation infranationale évoquant en vrac, la Russie, l’Ukraine, Gaza, l’Afrique de l’ouest, le virus Ebola, la Syrie et l’Irak. Situation qui réclame, d’après lui, l’union nationale. Il a ensuite traité de la politique budgétaire : une «  politique calibrée ». En clair qui ne peut tenir se objectifs de déficits. Adieu donc les 1% de croissance, on se contentera de 0.4% et l’inflation sera  limitée à 0.5% en 2014, ce qui  viendra affaiblir les rentrées fiscales. Du coup le déficit sera de 4.4% en 2014 et  peu près autant en 2015. Il a à nouveau évoqué les fameux 50 milliards d’économies en trois ans dont 21 en 2015 assurant qu’il était préférable de faire des économies que d’augmenter les impôts. Le pacte de responsabilité a été confirmé (40 milliards d’allégement fiscaux) mais le Premier ministre a en quelque sorte mis en demeure le branches d’engager enfin  les discussions. Il a insisté pour que ces 40 milliards ne servent pas à augmenter les dividendes ou les hauts salaires des patrons. Puis il a mis en valeur les efforts engagés pour la redorme de l’Etat avec pour exemple la SNCF ou encore la réforme territoriale. Une réforme SNCF qui par parenthèse a oublié de traiter les conditions d’apurement de sa dette abyssale. En matière de réforme territoriale il s’est bien abstenu d’évoquer la suppression des départements. Pour Valls le projet de loi de croissance, en fait projet de loi traitant notamment des professions réglementés,   devrait soutenir l’activité, en pêle-mêle  il a évoqué l’apprentissage, l’ouverture des magasins le dimanche, la formation. Sans doute pour convaincre ses frondeurs le Premier ministre  opposé aux nouvelles demandes patronales concernant les 35 heures, le SMIC ou la modification des CDI. Pour gauchir son discours Valls a lâché une prime exceptionnelle aux retraites de moins de 1200 euros mensuels et la revalorisation du minimum vieillesse. Il a terminé avec un long couplet sur les valeurs républicaines su lesquelles s’appuyer pour résoudre une grande partie du mal être et du sentiment d’abandon de certains citoyens. En conclusion, un discours assez convenu marqué par une tonalité d’autorité  mais globalement dans la continuité de la politique de Hollande et finalemenet assez confus.

« Hollande: loin du discours du Bourget  » (Édouard Martin)

« Hollande  loin du discours du Bourget  » (Édouard Martin)

 

L’emblématique syndicaliste d’Arcelor Mittal Édouard Martin revient sur la politique du gouvernement depuis le deuxième remaniement de François Hollande. « Je porte beaucoup d’amitié à Arnaud Montebourg. J’ai beaucoup aimé son volontarisme politique », explique-t-il. « Même s’il n’a pas réussi sur tous les dossiers, il a voulu démontrer que c’est bien le politique qui doit mener à bien les orientations qui doivent être bonnes pour le pays et non pas la finance ou les multinationales », ajoute-t-il.   « Je me reconnais dans ce volontarisme-là », confie Édouard Martin. Mais le député européen a du mal à cacher sa déception concernant les promesses non-tenues de François Hollande. « Si vous voulez me faire dire que l’on est loin du discours du Bourget de François Hollande, je vais vous dire oui. Si vous me faire dire que nous sommes loin du discours du Président à Florange, je vais vous dire oui. On voit bien que malgré toutes les aides, le chômage ne cesse de croitre », estime-t-il.  L’État doit être moteur. Il ne doit pas attendre que le privé le fasse à sa place.  Concernant le discours de Manuel Valls au Medef, où ce dernier avait déclaré « j’aime l’entreprise », Édouard Martin trouve choquant les propos des patrons qui disaient que le Premier ministre était encore mieux que la droite.  »Je partage l’idée du Premier ministre. Il faut défendre les entreprises et les aider à retrouver leur rentabilité. Mais il faut aussi que l’Etat soit un peu moteur et prend sa part de responsabilité et ne pas attendre que le privé le fasse à sa place », ajoute Édouard Martin.    Cependant le député reproche à Manuel Valls d’oublier ses fondamentaux. « Il doit être plus attentif à l’aile gauche du PS », estime-t-il avant d’ajouter « il donne le sentiment qu’il n’écoute plus le parti socialiste », conclut-il. 

 

Economie : Changement de discours, Gattaz est content !

Economie : Changement de discours, Gattaz est content !

 

Il ya a encore quelques semaines les propos de Gattaz étaient empreints de pessimisme et de critiques acerbes à l’égard du gouvernement. Aujourd’hui changement de communication Gattaz estime que le gouvernement va dans le bon ses et que la France va rebondir. Que s’est- il passé pour permettre un changement radical de discours ? D’abord les actionnaires sont contents, ils viennent d’empocher 30 milliards, il serait donc malvenu d’exiger encore davantage que les 40 milliards prévus par le pacte de responsabilité. Certes cela concerne les grandes entreprisses mais on sait que les PME ne sont pas ou très mal représentées par le Medef. Ensuite, à force d’entretenir un climat de critiques et de pessimiste, Gattaz se rend compte qu’il influe négativement sur le climat d’affaires, il rectifie donc le tir.  A quelques jours des universités d’été du mouvement patronal (27 et 28 août), au cours desquelles le Premier ministre Manuel Valls fera une intervention très attendue, le patron des patrons s’est exprimé sur son blog lundi pour dire sa vision du pacte de responsabilité, présenté par le gouvernement comme l’outil essentiel de la relance économique du pays.  Bien que maintes fois décrié par les partenaires sociaux, le pacte de responsabilité semble recueillir aujourd’hui l’approbation du patronat.  « Redisons-le : le pacte est la bonne solution, la politique de soutien à la compétitivité des entreprises est la bonne solution », écrit Pierre Gattaz sur son blog à l’adresse de ceux qui voient dans la mesure voulue par François Hollande un « cadeau » de plus fait aux entreprises.   Parmi les détracteurs du dispositif, on trouve les syndicats CGT et FO notamment, mais aussi l’aile gauche du PS qui dénonce, selon l’une de ses porte-parole, Marie-Noëlle Lienemann, une politique non tenable « avec la seule stratégie et le seul soutien du Medef« . Quant aux députés « frondeurs » de l’Assemblée nationale, ils exigent toujours de la part des entreprises des contreparties aux allègements du coût du travail et voudraient davantage privilégier les baisses d’impôts et l’investissement public. Un dernier vœu pieux si l’on en croit Manuel Valls, qui a déclaré au JDD qu’il était « hors de question de changer » de politique. Et le Medef de s’en réjouir. « Le gouvernement fait ce qu’il faut et va dans la bonne direction. Pour une fois, reconnaissons-le ! », estimait lundi Pierre Gattaz, qui apporte ainsi son soutien au Premier ministre.

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Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Discours de Valls: « bravo l’artiste  » (La presse)

Discours de Valls: «  bravo l’artiste  »  (La presse)

Comme souvent la presse se montre bienveillante et même complaisante au lendemain d’une annonce gouvernementale puis les jours et les semaines suivantes décortique les discours. C’est le cas avec le discours de Valls dont on souligne surtout le ton de fermeté et le volontarisme verbal ; Il faut reconnaître que l’exercice n’était pas facile, il fallait donner des gages à l’ultra gauche, aux députés en colère, aux écolos et en même temps poursuivre la politique de Hollande. Pour l’ultra gauche et les écolos, il faudra se satisfaire de propos convenus ; En fait rien ou presque sur l’écologie et des mesures sociales cosmétiques (sans parler de la réduction de certaines prestations sociales). La presse en général fait surtout l’impasse sur le financement, une équation impossible. En effet il faut prendre en compte les 50 milliards de remboursements de la dette, les 50 milliards pour parvenir à l’équilibre budgétaire et les 50 milliards pur le financement des pactes. Autant dire que rien n’est vraiment réglé tellement les financements sont flous. Pourtant dans un premier temps la globalement salue l’artiste. « Un autre ton, un autre élan, un diagnostic lucide sur l’état de la France et des Français et un train de mesures qui ressemble à un programme… présidentiel » Dans Le Parisien/Aujourd’hui en France, Thierry Borsa salue le grand oral du nouveau Premier ministre.  Le satisfecit est à peu près général dans la presse. A l’exception notable du Figaro qui a trouvé Manuel Valls « sur le fond sinon sur la forme, contraint, emprunté, ligoté, en un mot, hollandisé » (Alexis Brézet). Et de l’Humanité qui déplore un « verbe haut » et une « addition vertigineuse » en termes de « nouveaux cadeaux au patronat » (Patrick Apel-Muller).  Les Echos salue un « Valls sans tabou ». L’éditorialiste du quotidien économique, Dominique Seux, a trouvé « un ton et du fond » au chef du gouvernement.   »Vérité, efficacité, apaisement furent des clés de son discours. Des mots que l’on voudrait prendre au mot », se prend à espérer Dominique Quinio dans La Croix.  C’est bien ce « talent pour donner de l’envie, transmettre de l’enthousiasme » qui a séduit David Guévart dans Le Courrier picard.  Jacques Camus (La Montagne/Centre France) devine aussi « chez Manuel Valls le souci de rassembler et de réconcilier, au-delà des clivages politiques ».   »Comme Matteo Renzi en Italie, qui distribue quelques douceurs salariales pour mieux opérer, le Premier ministre veut enjamber l’opposition et montrer à l’opinion que l’effort demandé ne sera pas vain », explique Michel Urvoy dans Ouest France.  Pour La Dépêche du Midi et Jean-Claude Souléry, « Manuel Valls a secoué nos pesanteurs, il a secoué tout à la fois la gauche, la droite et les Français ».  La comparaison est cruelle avec Jean-Marc Ayrault, Premier ministre sortant. « Plus de charisme, plus de conviction, plus de nerf, le discours de politique générale de Manuel Valls ne pouvait qu’être meilleur que les prestations de son prédécesseur », juge Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne. Pour Hubert Coudurier (Le Télégramme), Valls a tranché « avec l’ennui et la monotonie que dégageait son prédécesseur ».  Après cet examen de passage réussi pour Manuel Valls, « il lui reste maintenant à obtenir des résultats », conclut Therry Borsa dans Le Parisien.

 

Municipales : « Un discours ahurissant de Ayrault et un tsunami politique» (Glavany, PS)

Municipales : « Un discours ahurissant de Ayrault et un tsunami politique» (Glavany, PS)

A la différence de la direction du PS qui paraît assommé et pratique le déni de réalité, pas de langue de bois pour le député PS Glavany, c’est « un gros coup sur la tête » et de « la gauche (qui) sort éreintée » de ce premier tour de scrutin, l’élu des Hautes-Pyrénées a souligné que cela n’avait « rien d’étonnant » . Affirmant qu’il l’avait vu venir, il a déclaré qu’il en avait prévenu « nos gouvernants » depuis « des mois ». « L’électorat de gauche va s’abstenir, annonçais-je … et il s’est abstenu. Parce qu’il est de gauche et ne vote donc pas à droite. Mais parce qu’il est mécontent de la gauche qui gouverne et voulait lui mettre une taloche. Ca, c’est fait », a lancé l’ancien ministre de Lionel Jospin. Pour Jean Glavany, « toute la question posée est simple: quelles leçons l’exécutif va-t-il en tirer? »  « A écouter l’ahurissante allocution du Premier ministre hier soir, commentant les résultats comme on commente les chiffres du chômage, parlant de doute ou d’inquiétude là où il y a colère, et incapable de tenir un discours mobilisateur, je l’avoue: je m’inquiète … », a conclu l’ancien chef de cabinet du président François Mitterrand (1981-1988). Début octobre, dans le sillage du premier tour de la législative partielle de Brignoles avec une forte montée du FN, le député PS avait prévenu sur son blog ses « amis qui gouvernent: attention, si vous ne changez pas de cap, si vous ne trouvez pas vite le chemin de l’autorité-cohérence-clarté-exemplarité – et peut-être surtout, efficacité, l’avertissement d’hier pourrait bien se transformer en tsunami politique au printemps ».

Hollande : un discours contre les riches pour légitimer le matraquage fiscal pour tous

 

Hollande  : un discours contre les riches pour légitimer le matraquage fiscal

La finance, les riches ce sont les ennemis mais c’est là un discours du gouvernement pour matraquer fiscalement les ménages, les couches moyennes ; en fait ceux qui travaillent. Une politique en plus complètement contre productive qui affecte la consommation, la croissance et l’emploi .En plus qui accentue les déficits !  Pas étonnant de la part de ce gouvernement composé essentiellement de fonctionnaires qui ignorent tout des réalités socio-économiques. Une litanie sans fin. Le nouveau coup de rabot au quotient familial, décidé lundi par le gouvernement, vient s’ajouter à la longue série de hausses d’impôt votées ces deux dernières années. En 2012, puis en 2013, les ménages ont vu leur facture fiscale grimper de quelque 13 milliards d’euros! Certaines mesures ont été particulièrement insidieuses. Ce fut le cas du gel du barème de l’impôt sur le revenu. Très technique, cette mesure était difficile à appréhender pour les Français lorsqu’elle a été annoncée, en novembre 2011, par le gouvernement Fillon. Pourtant, elle a eu un impact réel, puisqu’elle a entraîné une hausse moyenne de 2 % de leur impôt sur le revenu, payé neuf mois plus tard. Et contrairement aux promesses de campagne de François Hollande, la majorité socialiste n’est pas revenue sur ce gel (sauf pour les ménages les moins aisés). 16 millions de foyers fiscaux verront donc leur impôt augmenter à nouveau de 2 % en septembre 2013  Les classes moyennes supérieures subiront en outre les effets de la première baisse du plafond du quotient familial, votée à l’automne dernier. Le plafond a alors été ramené de 2 336 à 2 000 euros par demi-part. À l’époque, ce coup de rabot avait fait assez peu de bruit. Comme pour le gel du barème, la complexité de la mesure a permis, pendant un temps, de noyer le poisson. Et ce même si les seuils d’application n’étaient pas très élevés (un couple avec deux enfants gagnant plus de 6 433 euros par mois à deux était touché par le premier rabot).D’une façon générale, ces dernières années ont été éprouvantes pour les Français aisés. Le gouvernement Fillon avait commencé à relever les prélèvements sur l’épargne, à augmenter les taxes sur les plus-values immobilières (la résidence principale restant exonérée), à raboter les niches, à créer une contribution sur les hauts revenus. Son successeur a amplifié le mouvement sur tous ces sujets, tout en augmentant nettement les droits de succession, en créant une tranche d’impôt sur le revenu à 45 % et en instaurant en 2012 une contribution exceptionnelle d’ISF. Cette surtaxe d’ISF a été si élevée qu’elle a conduit 8 010 ménages à voir leurs impôts dépasser 100 % de leurs revenus. Contrairement à ce qu’il prétend, le gouvernement Ayrault a aussi mis à contribution les Français les plus modestes. La refiscalisation des heures supplémentaires à partir d’août 2012 et leur soumission aux charges sociales à partir de septembre ont fortement pénalisé les ouvriers. À cela, il faut ajouter la hausse de la redevance télévision, de la fiscalité du tabac et des taxes sur la bière. Les retraités imposables ont, eux, subi une nouvelle taxe de 0,3 % sur leur pension et les travailleurs indépendants constaté une envolée de leurs prélèvements sociaux. Bref, aucun ménage n’a été épargné par le coup de massue fiscal. Et la hausse de la TVA, effective au 1er janvier 2014, sera elle aussi partagée par tous…

 

Montebourg : un discours incompréhensible sur le sauvetage d’emplois

Montebourg : un discours incompréhensible sur le sauvetage d’emplois

 

Il faut lire et relire ce qu’a déclaré Montebourg à propos des sauvetages d’emplois. Première affirmation gratuite et totalement invérifiable, il aurait sauvé 60 000 emplois ; sans doute s’agit-il d’entreprises en difficultés qui ont pu être redressées et ou reprises mais sans que nécessairement Montebourg ait eu la moindre influence ; ensuite il parle de stratégie d’endiguement, d’outils de travail conservés avec des sacrifices et d’éventuelle nationalisation ( comme à Florange ?) . Bref un charabia auquel Montebourg nous a habitués et qui confond le verbiage des prétoires et l’analyse économique.  Montebourg, ministre du Redressement productif, explique ce dimanche 24 mars sur BFM TV, qu’il mène une lutte contre les licenciements et cette politique « est une politique de cause nationale, d’unité nationale ». Une politique qui paie selon lui. « Sur 399 dossiers, qui menaçaient 70.909 emplois, nous en avons préservés 59.961″. C’est pour cela qu’il déclare que « la nationalisation temporaire, si elle doit être faite, elle aura lieu dans d’autres dossiers. Je n’ai pas renoncé à cela ». Il précise qu’il reçoit, de partout sur le territoire, des dossiers qui arrivent avec des entreprises qui sont en difficultés. « Donc nous avons mis en place une stratégie d’endiguement, c’est-à-dire que nous gardons nos outils de travail et nous sommes parfois obligés de faire des sacrifices ». Et il poursuit : « nous mettons tout le monde autour de la table : les banquiers, les actionnaires, les dirigeants, les syndicats, les élus, les commissaires au redressement productif, … Ils se battent pour garder les appareils industriels sur le terrain. Parfois ça marche et parfois on y arrive pas ».

Jean-Marc Ayrault : pas d’austérité, du redressement dans la concertation ; bref de la rigueur

Jean-Marc Ayrault : pas d’austérité, du redressement dans la concertation ; bref de la rigueur  

Un exercice inutile devant un parlement qui finalement ne sert à rien en France sinon qu’à produire des tonnes de lois pour complexifier la vie économique et sociale. On n’en saura pas plus ; C’est l’exercice littéraire attendu pour parler de  la politique budgétaire principal objet  de la crise (voir article). Faute de pouvoir et surtout vouloir développer la politique budgétaire de manière comptable, on a eu droit au discours littéraire. « On ne procédera pas à un redressement brutal et comptable » et « on ne touchera pas aux couches moyennes et populaires ». Cela donnait d’entrée les limites de l’exercice, un discours pour ne rien dire ! Jean-Marc Ayrault a appelé mardi devant les députés à la « mobilisation » générale pour redresser la France, « abîmée moralement » et « affaiblie économiquement », sans toutefois reprendre à son compte les termes d’austérité budgétaire.  Après une minute de silence à la mémoire du député PS Olivier Ferrand, décédé subitement samedi, le Premier ministre a livré les grands axes des réformes du quinquennat, avant d’engager la responsabilité de son gouvernement lors d’un vote de pure forme, le PS et ses proches alliés détenant la majorité absolue des 577 sièges.  Sur un ton volontaire, M. Ayrault a lancé un appel à la « mobilisation » de tous pour que la France, « affaiblie économiquement, dégradée socialement, divisée politiquement, abîmée moralement », retrouve « confiance » en son destin.  La lutte contre la dette, qui atteint « près de 1.800 milliards d’euros, soit 90% de la richesse produite par la France chaque année », est ainsi érigée au rang de priorité, au même titre que l’emploi.  Une France endettée est une France dépendante, dépendante vis-à-vis des agences de notation, dépendante vis-à-vis des marchés financiers », a fait valoir M. Ayrault, à la veille de la présentation d’un collectif budgétaire pour 2012 d’un montant de 7 à 10 milliards d’euros.  Sans engager de « débat sur l’héritage », le Premier ministre a toutefois souligné que cette dette s’était accrue de 600 milliards d’euros durant le dernier quinquennat.  Il a aussi écarté à plusieurs reprises toute idée d’austérité budgétaire, privilégiant les termes de « redressement dans la justice ». « Contrairement à ce qu’on a pu lire ou entendre ces derniers jours, le gouvernement n’a pas besoin d’opérer un tournant. Il n’y aura pas de tournant ! », a martelé le Premier ministre.  M. Ayrault, dont l’intervention a été brièvement interrompue par le malaise d’un député PS, a toutefois admis que la seule maîtrise des dépenses ne serait pas « suffisante » pour atteindre l’objectif de retour à l’équilibre des comptes en 2017.  M. Ayrault en a aussi appelé au « patriotisme », un terme pourtant peu courant à gauche, pour fustiger l’évasion fiscale et appeler de ses voeux le redressement de l’appareil industriel français, qui a perdu, selon lui, 750.000 emplois en dix ans. Il a affirmé ne pas être « l’ennemi de l’argent ». Durant la campagne présidentielle, François Hollande avait fait de la Finance son « adversaire ».   »Le redressement prendra du temps, mais nous surmonterons la crise et nous retrouverons le progrès », a promis M. Ayrault.  Sans dévoiler de mesures nouvelles, toutes annoncées par François Hollande durant la campagne, M. Ayrault s’est surtout attaché à décrire sa méthode et préciser le calendrier des réformes.  Loin du style de Nicolas Sarkozy, qui consistait à « combattre l’inertie par l’agitation », M. Ayrault veut plutôt « installer le changement dans la durée ». « Prendre le temps d’écouter, d’évaluer, de décider, de faire partager, c’est la condition même du changement », a-t-il insisté.  L’ancien maire de Nantes a ainsi livré une nouvelle ode à la concertation, au « donnant-donnant » avec les partenaires sociaux, au détriment des décisions « imposées d’en haut et dans la précipitation ».  Au final, le quinquennat se divisera en « deux temps », avec d’abord des « réformes de structure » qui permettront ensuite de « tirer les bénéfices de l’effort collectif ».  A côté des efforts économiques et sociaux, qui ont constitué le gros morceau de l’intervention, M. Ayrault a aussi ouvert le chantier de l’école, avec le lancement jeudi d’une consultation pour sa « refondation ». La transition énergétique, pour aboutir à une réduction de la part du nucléaire dans le bouquet énergétique français, fera l’objet d’une conférence intergouvernementale à la rentrée.

 

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