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ENA : « Non, les élèves ne sont pas coupés des réalités » (le directeur de l’ENA)

ENA : « Non, les élèves ne sont pas  coupés des réalités » (le directeur de l’ENA)

 

Une défense assez corpo du directeur de l’ENA qui protège son établissement en affirmant notamment que les élèves ne sont pas coupés des réalités, ni cooptés. Ce qui formellement est vrai sur ce dernier point.  En effet, les élèves sont recrutés par voie de concours mais le problème c’est que seulement moins de 20 % viennent de milieux modestes et 10 % de milieux très modestes. Quant à dire que les élèves de l’ENA ne sont pas coupés des réalités, c’est évidemment une information un peu gratuite quand on connaît d’une part le  programme d’enseignement, d’autre part la réalité des stages sur le terrain (le plus souvent dans les bureaux d’une préfecture ou d’une ambassade). Cette défense de l’institution tente évidemment de répondre par avance aux menaces de suppression que pourrait annoncer le président de la république. Une suppression d’ailleurs virtuelle puisqu’elle serait remplacée par un institut supérieur de formation des fonctionnaires. Le directeur reconnaît fois que près de la moitié des ambassadeurs préfets ou recteur sont d’anciens élèves. S’il ne veut pas  « participer au débat actuel sur l’avenir de l’ENA, qui sera tranché par le président de la République », il estime tout de même de son « devoir de rétablir quelques vérités » face aux critiques visant l’établissement qui « choquent voire blessent profondément ses élèves et ses personnels ».

Le  patron de l’ENA dit refuser d’entendre que les étudiants y entrent  »par favoritisme » puisqu’ils passent « un concours exigeant ». Avant d’ajouter que  »non, les élèves de l’ENA ne sont pas tous des jeunes de 25 ans » mais qu’ils ont un « âge moyen de 31 ans et demi » à la sortie de l’école. Et qu’ils y entrent après « plusieurs années d’expérience professionnelle » ou « après des études supérieures plus longues qu’autrefois ».

Il rappelle aussi que la création de l’école en 1945 visait précisément à mettre fin à « un système de cooptation » des hauts fonctionnaires. D’ailleurs, « l’actuelle promotion Molière ne compte aucun enfant d’énarque, de ministre ou de parlementaire ». Pour autant, concède Patrick Gérard, « il faut encore mieux faire ». Car « on peut regretter que seuls 19% des élèves actuels aient un parent ouvrier, commerçant, employé, agriculteur, artisan ou chômeur. »

 

Affaire Benalla: une enquête ouverte concernant le directeur de cabinet de Macron

Affaire Benalla: une enquête ouverte concernant le directeur de cabinet de Macron

 

 

Ce n’est pas un procès des barbouzes à proprement parler mais une affaire judiciaire qui concerne l’entourage très sulfureux de Macron. Ce qui a amené d’ailleurs plusieurs conseillers à démissionner sans parler aussi de l’autre affaire du secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, accusé par l’association Anticor de conflit d’intérêts.Le parquet de Paris a ouvert lundi deux nouvelles enquêtes préliminaires, dont une pour « faux témoignages », dans l’affaire Benalla, à la suite d’un signalement du Sénat par lettre du 27 mars dernier. Les suspicions de faux témoignages visent l’ancien chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla et l’ancien employé de La République en Marche (LaREM) Vincent Crase, mais également le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda.  Le président du Sénat, Gérard Larcher, a saisi par lettre le procureur de la République de Paris le 27 mars 2019 de soupçons de faux témoignages devant la mission d’information sénatoriale sur les conditions dans lesquelles l’ancien chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla a malmené des manifestants le 1er mai 2018, rappelle le parquet dans un communiqué. Ces suspicions visent l’ex-homme de confiance du chef de l’Etat, son ami Vincent Crase, chef d’escadron de la réserve opérationnelle de la gendarmerie et ex-employé de La République en Marche (LaREM), et le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron. Patrick Strzoda est soupçonné d’avoir menti sur le périmètre des missions confiées à Alexandre Benalla et ce dernier sur la nature de ses fonctions à l’Elysée, la restitution de passeports diplomatiques et son rôle dans la conclusion d’un contrat de sécurité avec l’oligarque russe Iskander Makhmudov, alors même qu’il travaillait encore à la présidence de la République. Vincent Crase est soupçonné d’avoir menti sur les conditions de sa participation à la conclusion de ce contrat. Selon le parquet de Paris, le Sénat a joint à son signalement une “liste des incohérences et contradictions” dans les déclarations de Patrick Strzoda, du secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, et du chef de la sécurité de la présidence, Lionel Lavergne, devant la mission d’information. Cette liste a été transmise à la demande du bureau du Sénat dans la perspective d’éventuelles investigations complémentaires et suites judiciaires, précise le parquet. La deuxième enquête préliminaire vise “l’absence d’accomplissement par M. Alexandre Benalla de ses obligations déclaratives auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP)”. Selon la mission sénatoriale, Alexandre Benalla et sept autres chargés de mission à la présidence de la République échappaient à toute transparence. “Alors qu’ils exerçaient des missions importantes ainsi qu’une influence certaine sur la réflexion et les décisions du chef de l’État, ces chargés de mission (…) n’ont pas rempli ni déposé de déclaration d’intérêts ni de déclaration patrimoniale”, lit-on dans son rapport. Cette affaire a également créé des tensions au sommet de l’Etat et éclaboussé certains des plus proches collaborateurs d’Emmanuel Macron.

Le directeur de Nissan se prend pour l’actionnaire de référence

Le directeur de Nissan se prend pour l’actionnaire de référence

 

 

 

De plus en plus gonflé Hiroto Saikawa, le directeur de Nissan auteur du complot contre son président qui a déclaré que ce n’était pas le moment de discuter des liens capitalistiques entre les deux constructeurs. Il faut rappeler que, Hiroto Saikawa, n’est que le directeur général, pas le président et encore moins l’actionnaire de référence. Pourtant il se comporte comme tel en refusant par exemple de réunir une assemblée générale qui permettrait de pouvoir au remplacement de Carlos Ghosn  aussi de désigner les administrateurs de Nissan. Pourtant Renault est l’actionnaire de référence. Le directeur général de Nissan craint évidemment une intégration plus poussée de Nissan au sein du groupe Renault alors que précisément appuyé par son gouvernement il milite pour une autonomie voire une indépendance de Nissan. Alors encore président de Nissan et PDG de Renault, Carlos Ghosn, incarcéré pour des accusations de malversations financières depuis le 19 novembre au Japon, avait préconisé un rapprochement plus étroit des deux constructeurs automobiles, y compris une fusion totale, malgré les fortes réserves exprimées par Nissan. Renault, dont l’Etat est le principal actionnaire, détient 43,4% du capital de Nissan, qui de son côté a 15% du constructeur français avec aucun droit de vote. Nissan contrôle à son tour Mitsubishi Motors, le troisième partenaire de l’alliance, via une part de 34%.

Russie : relèvement du taux directeur à 7,5%

Russie : relèvement du taux directeur à 7,5%

 

Les sanctions prises à l’égard de la Russie pèsent de plus en plus sur la situation économique et sociale. Du coup la banque centrale a été contrainte de relever encore son taux directeur à 7,5 %. La conséquence sera un nouvel affaiblissement du pouvoir d’achat déjà bien entamé des ménages. L’institution s’attend désormais à ce que la hausse des prix atteigne un pic au premier semestre de l’an prochain et prévoit un taux d’inflation de 5,0% à 5,5% d’ici la fin 2019.En phase de reprise depuis la récession de 2015-2016, le pays semble en effet dans l’impasse, menacé de stagnation faute de nouveaux relais de croissance. Après une progression de 1,5 % en 2017, la hausse du produit intérieur brut (PIB) s’est accélérée depuis le début de l’année (+ 1,8 % sur un an au deuxième trimestre), mais elle reste loin des 7 % enregistrés lors des deux premiers mandats du président Vladimir Poutine (2000-2008) et à bonne distance de son objectif : dépasser le taux de croissance mondiale pour 2018 (+ 3,9 %, selon le Fonds monétaire international, FMI).La criante c’est aussi que le rouble s’écroule encore davantage.

Benalla : le directeur de cabinet se sacrifie

Benalla : le directeur de cabinet se sacrifie

 

Il est évident que tout dans l’audition du directeur de cabinet, Patrick Strzoda, démontre une volonté de mettre à labri Macron. Patrick Strzoda s’est attribué l’exclusive responsabilité de l’affaire Benalla allant jusqu’à affirmer que Macron ne lui avait même pas parlé de cette affaire. En substance, Patrick Strzoda a affirmé qu’il était seul responsable. Il est clair que directeur de cabinet, proche de la retraite, va jouer le rôle de bouc émissaire. Les réponses confuses et surréalistes du directeur de cabinet n’ont convaincu personne. “Les éléments dont je disposais le 2 mai, donc le lendemain, m’ont conduit à cette sanction, que j’ai considérée comme adaptée, proportionnée à un comportement individuel fautif”, a-t-il déclaré devant les députés. “Je comprends parfaitement qu’on puisse considérer qu’elle n’était pas adaptée”, a-t-il ajouté. “En tout cas, en ce qui me concerne, j’assume ma décision.” Il a également dit ne pas avoir eu suffisamment d’”éléments” lui permettant à l’époque de saisir la justice en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale ! Mais maintenant il les aurait.

Trump vire le directeur du FBI : pour éviter une enquête sur ses liens avec Moscou

Trump vire le  directeur du FBI : pour éviter une enquête sur ses liens avec Moscou

Sur franceinfo, Fabrizio Calvi, journaliste spécialiste de l’histoire du renseignement américain, a estimé la véritable raison était l’enquête ouverte par le FBI sur les connexions supposées de Donald Trump avec la Russie.

 

Franceinfo : Donald Trump reprocherait à James Comey sa gestion de l’affaire des emails d’Hillary Clinton. Est-ce la véritable raison ?

Fabrizio Calvi : Les mails d’Hillary Clinton sont vraiment un prétexte. En fait, la véritable raison est qu‘il y a une enquête ouverte par le FBI sur les connexions russes de Donald Trump, aussi bien mafieuses qu’au niveau des services secrets.

Le directeur du FBI a réclamé plus de fonds au département de la Justice pour pouvoir continuer cette enquête sur les connexions russes de Donald Trump. Le lendemain il a été limogé. Il y avait des rumeurs, comme quoi Donald Trump risquait d’être mis en examen, donc c’est une affaire très délicate. Cela fait partie d’une guerre secrète entre les grandes agences de renseignement américain et Donald Trump.

Donald Trump se méfie-t-il beaucoup du FBI ?

Il se méfie énormément. Il a fait un coup de force, c’est du jamais vu à ce niveau-là. Il y a eu déjà un limogeage d’un directeur du FBI. C’était par Bill Clinton en 1993, mais dans des conditions différentes. On lui reprochait d’avoir utilisé de l’argent public pour refaire sa maison.

Le limogeage du directeur du FBI apparaît comme une opération grossière, pourquoi Donald Trump a-t-il agi de la sorte ?

C’est vrai que pour bloquer l’enquête, c’était sans doute la seule manière qu’il avait. Maintenant il y a des Républicains qui demandent la nomination d’un procureur indépendant. Mais le procureur indépendant est nommé soit par la Maison Blanche soit par le ministère de la Justice. S’il n’y pas de nomination d’un procureur indépendant, ça risque d’être compliqué. Il y a une chose sur laquelle il faut compter, c’est sur l’indiscipline de certains agents du FBI. Mais s’il n’y a pas d’enquête ouverte, leur marge de manoeuvre est très limitée.

« Les démocraties ont besoin d’élites »… ou de technocrates ? (Mion, directeur de sciences-po)

 « Les démocraties ont besoin d’élites »… ou de technocrates ? (Mion, directeur de  sciences-po)

L’ancien énarque Frédéric Millon défend sa boutique de Sciences-po en considérant que la France a besoin d’élites. Il confond sans doute le concept d’élites avec celui de technocrates. Des technocrates qui bien sûr pullulent dans l’administration française mais aussi dans les entreprises grâces aux puissants réseaux d’influence constitués par les instituts d’études politiques, Sciences-po, l’ENA. Il ne craint pas d’ailleurs d’opposer les experts aux technocrates. Des experts qui seraient privés des connaissances des sciences sociales et politiques et même de la connaissance des réalités. On croit rêver évidemment. D’abord parce que nombre d’entreprises surtout publiques où  sera recasent les technocrates sont dans une situation de gestion catastrophique. Ensuite parce que les politiques issus de cette filière n’ont guère fait la démonstration de leurs connaissances des réalités sociales concrètes. Formatés  à peu près sur le même modèle, il se réfugie dans une dialectique scientiste et démagogique, en tout cas très approximative. De ce point de vue la France a davantage besoin d’experts, d’économistes et d’ingénieurs que d’anciens élèves d’instituts  politiques. Extrait de l’interview parue dans les Échos

Nos démocraties ont-elles encore besoin d’élites et d’expertise ?

Oui, les démocraties ont besoin d’élites. C’est un besoin absolument vital. Nemat Shafik, une Anglo-Egyptienne formée à Oxford qui a rejoint l’administration britannique et les institutions internationales et qui va prendre prochainement la tête de la London School of Economics (LSE), me disait récemment que sa priorité sera de réhabiliter le rôle et la place de l’expertise. C’est un combat que je partage, mais qui n’a rien d’aisé. D’abord parce que nous vivons dans un monde de l’immédiateté, de la communication instantanée via des réseaux sociaux qui nous poussent à condenser toute pensée en quelques signes. C’est le règne du raccourci. Ensuite, parce qu’il nous faut réinventer les voies qui permettront aux experts de se faire entendre de l’opinion et des décideurs. Les experts ont la tentation de vivre en vase clos, avec pour risque de se priver d’un rôle social. Regardez, par exemple, l’écart qui existe entre les experts et l’opinion publique sur une question comme les migrations. Le consensus des experts est qu’elles sont vertueuses. Toute la recherche, toute la littérature prouvent qu’accueillir des immigrés a un impact positif sur un pays. Et pourtant, le ressenti des populations, c’est un consensus exactement inverse ! Comment faire se rencontrer ces deux visions ? C’est l’une des questions majeures pour les décennies qui viennent pour nos démocraties.

Comment définir le populisme ?

Comme la volonté de proposer à l’opinion des réponses simples, voire simplistes, au mépris de la complexité, en faisant appel à l’émotion plus qu’à l’intelligence. C’est ce qu’on a vécu lors de la campagne du Brexit. Une campagne pendant laquelle certains ont sciemment menti. La capacité à susciter la peur et l’angoisse l’a emporté.

Les écoles comme la vôtre, qui forment les élites, n’ont-elles pas leur part de responsabilité ?

Notre responsabilité est pleinement engagée pour contribuer à rénover la légitimité des futurs décideurs. Nous devons intervenir à deux niveaux, le recrutement, d’une part, et le contenu de la formation, d’autre part. A nous, d’abord, de faire en sorte que celles et ceux que nous formons et qui ont vocation à rejoindre l’élite ne soient pas tous issus du même petit monde parisien. Sciences Po a atteint aujourd’hui près de 30 % de boursiers et nos nouveaux admis proviennent de 1.020 lycées à travers le monde. Mais nous devons poursuivre notre recrutement dans tout le pays, tous les pays, toutes les couches de la société. Pourquoi cette nécessité de diversité et de mixité ? Parce que l’apprentissage n’est pas que vertical, il est aussi, voire avant tout, horizontal. On apprend avec ses pairs et on apprend de ses pairs, au sein d’une communauté humaine. Attirer les talents les plus divers n’impose d’ailleurs nullement que nous abaissions nos niveaux d’exigence. A nous, en second lieu, de repenser en profondeur nos méthodes pédagogiques et nos formations pour que nos étudiants acquièrent une vraie expérience du terrain. A Sciences Po, les sciences sociales nous apportent des clefs essentielles de compréhension et un enracinement dans la réalité.

L’ENA se justifie-t-elle encore ?

L’ENA est-elle la source de tous nos maux ? Non. Elle demeure sans doute la moins mauvaise des réponses pour le recrutement des hauts cadres de l’Etat. Le contenu de l’enseignement dispensé à l’ENA est-il convaincant ? On entend souvent que les élèves apprécient les stages, mais peu les cours. Je salue le travail de Nathalie Loiseau pour répondre à ce défi. Le problème est que les jeunes qui sortent de l’ENA donnent l’impression d’être déconnectés de la réalité. C’est là-dessus qu’il faut travailler, et ce travail commence en amont de l’ENA.

Affaire Tapie : l’ancien directeur du trésor dénonce la décision scandaleuse de Lagarde

Affaire Tapie : l’ancien directeur du trésor dénonce la décision scandaleuse de  Lagarde

 

 

Plus le procès avance Christine Lagarde s’enfonce. L’ancien directeur du trésor, Bruno Bézard, a clairement mis en cause la responsabilité directe de Christine Lagarde. Christine complice de la volonté de l’Élysée, de Matignon et du gouvernement de faire un cadeau à Tapie pour le  soutien qu’il avait apporté à Sarkozy. Pour sa défense, Christine Lagarde renvoie la responsabilité à son directeur de cabinet, Stéphane Richard,  qui lui aurait dissimulé les éléments du dossier. Stéphane Richard, aujourd’hui PDG d’Orange, et qui a refusé  de témoigner au  procès. ! Une affaire qui souligne  les liens entre le milieu politique et le milieu financier. Si la responsabilité de Christine Lagarde est indiscutable c’est en raison aussi de son incompétence.  Faut-il rappeler qu’elle a été nommée  par hasard par Sarkozy de ministre des finances pour remplacer Juppé  qui a démissionné. Avocate d’affaires, elle  n’a aucune compétence  .  La seule qualité de cette avocate d’affaires qui ne connait rien à l’économie et n’a pas la moindre formation  c’est celle de parler parfaitement l’anglais. De quoi éblouir la classe  politique qui pratique la langue de Shakespeare comme jadis Yasser Arafat.  .  L’ex-directeur de l’Agence des participations de l’Etat (APE), dont l’hostilité à l’arbitrage Tapie est au coeur des accusations qui pèsent contre Christine Lagarde, s’est dit « choqué » mercredi de la rapidité avec laquelle la décision de ne pas engager de recours contre la sentence a été prise. L’ancien haut fonctionnaire, désormais associé dans un fonds d’investissement après avoir été directeur du Trésor, n’a pas mâché ses mots contre un arbitrage jugé « extrêmement dangereux », et pour lequel ses services ont « essayé de limiter les dégâts ». Il était cité comme témoin au procès pour négligences de la directrice générale du Fonds monétaire international. Celle qui était ministre des Finances à l’époque des faits est accusée d’avoir pris une décision « malvenue » allant à l’encontre « de l’avis répété » de l’APE et d’avoir renoncé de manière « précipitée » à exercer un recours contre la sentence. A l’APE, « nous étions absolument convaincus (…) que cet arbitrage était fondamentalement contraire aux intérêts de l’Etat », a déclaré Bruno Bézard à la barre. « Ne pas engager de recours était une erreur », a-t-il ajouté, se disant « plus choqué par la rapidité de renonciation au recours que par la rapidité de décision » d’entrer en arbitrage. « Devant une décision aussi scandaleuse (elle a accordé 403 millions d’euros à l’homme d’affaires avec les intérêts, NDLR), même si nous avions une chance sur 1.000 de gagner, il n’y avait que des avantages, et aucun inconvénient » à tenter le recours. Christine Lagarde dit s’être reposée sur son directeur de cabinet, Stéphane Richard, pour la décision d’entrer en arbitrage, mais avoir personnellement étudié de près la question du recours. Quand, le 28 juillet 2008, elle décide de ne pas s’y opposer, c’est pour faire « cesser l’hémorragie des honoraires » et « mettre un terme » à un contentieux vieux de 15 ans entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas, a-t-elle assuré mardi. Les frais d’avocats s’élevaient, pour la seule année 2005, à 32 millions d’euros pour le Consortium de réalisation (CDR), organisme chargé de liquider les actifs de l’ancienne banque publique, a-t-elle précisé. Mais cet argument a été mis à mal mercredi par Bruno Bézard. Le dossier Tapie n’était pas le seul, ni le plus onéreux, à générer des frais d’avocats pour le CDR, a-t-il souligné, estimant entre 1,2 et 2,3 millions d’euros les frais annuels pour ce seul dossier. Interrogé sur la raison pour laquelle il n’a pas, face à une décision lui semblant si contraire aux intérêts de l’Etat, essayé d’obtenir un rendez-vous auprès de la ministre des Finances, il a répondu : « je pense que ça n’aurait servi à rien puisque la décision d’aller à l’arbitrage était prise ou allait être prise. » « Une bonne partie de l’appareil d’Etat allait dans ce sens », a-t-il ajouté, évoquant « les membres de gouvernement, Matignon et la présidence de la République ». Nicolas Sarkozy était alors président, et François Fillon, son Premier ministre. La directrice générale du FMI, qui dit avoir toujours « travaillé en confiance avec ses équipes » et n’avoir reçu « aucune instruction », n’exclut pas d’avoir été « abusée ». Son ex-directeur de cabinet, désormais PDG d’Orange, soupçonné de lui avoir « dissimulé » des éléments « essentiels » du dossier, a refusé de venir témoigner mercredi à son procès. Tout en assurant ne pas vouloir se « dérober », il a mis en avant, par la voix de son avocat, la « contradiction » entre son statut de témoin devant la CJR et celui de mis en examen dans l’enquête toujours en cours sur l’arbitrage controversé. Mais pour l’avocat de Christine Lagarde, qui a fait remarquer qu’il se prononçait sur le fond du dossier dans une lettre refusée par la Cour mais diffusée dans la presse, son absence signe sa volonté « d’éviter de répondre » aux questions de la CJR. Deux autres personnes mises en examen comme lui pour escroquerie en bande organisée, ont témoigné mercredi. Le rôle de Stéphane Richard dans la gestion de l’arbitrage a été au coeur des débats mercredi, malgré son absence. « La façon dont le directeur de cabinet présentait le dossier semblait indiquer une volonté d’aboutir quoi qu’il arrive à un arbitrage dans le cadre d’une compréhension assez poussée des intérêts de Monsieur Tapie », a ainsi déclaré Bruno Bézard, disant avoir perçu des « promiscuités curieuses » dans cette affaire, dès 2007. « J’ai le souvenir que mes collaborateurs ont pu rencontrer Monsieur Tapie dans les couloirs du ministère, ce qui était un peu inattendu », a-t-il ajouté. Christine Lagarde a déclaré à plusieurs reprises ne pas avoir eu connaissance de toutes les notes de ses services (notamment de l’APE), ni avoir été au courant de toutes les réunions à ce sujet, y compris à l’Elysée. Son directeur de cabinet, chargé de ce dossier, jouait un rôle de « filtre », a-t-elle confirmé, indiquant qu’il gérait tous les dossiers « micro » quand elle s’occupait des questions « macro ». Un rôle inhabituel, à en croire l’un de ses prédécesseurs aux Finances, Thierry Breton. De son temps, « il n’y avait certainement pas de filtre », a-t-il témoigné à la barre. « Le directeur de cabinet était un chef d’orchestre », a-t-il ajouté, qualifiant le ministre de « patron de l’administration ».

(avec reuters)

Le directeur de cabinet d’Anne Hidalgo à la SNCF : pour couler un peu plus l’entreprise ?

Le directeur de cabinet d’Anne Hidalgo à la SNCF : pour couler un peu plus l’entreprise ?

Encore un énarque à la direction de la SNCF et en plus pour s’occuper de la communication. Un secteur déjà largement exploité par l’entreprise qui y consacre des sommes colossales. Une situation d’ailleurs critiquée par la cour des comptes. Un directeur général en plus qui viendra encore alourdir l’appareil déjà bien fourni de la direction. On saiat que le Patron de la SNCF faut de pouvoir redresser la gestion de l’entreprise a fait de la communication son axe d’action essentiel. Il y aura donc un communiquant de plus à la SNCF. Il n’est pas certain que ce passage de conseiller politique à celui de conseiller d’entreprise confère à l’intéressé les qualités pour diriger une entreprise en crise économique et financière déjà dramatique.  Mathias Vicherat deviendra dès janvier prochain directeur général adjoint du groupe ferroviaire. Il sera également membre du comité de direction générale. Le « dircab » d’Anne Hidalgo, Mathias Vicherat, va quitter la mairie de Paris pour occuper en janvier le poste de directeur général adjoint de la SNCF. Ce départ « se fait en bonne intelligence avec la maire », a indiqué Mathias Vicherat à l’AFP. Âgé de 38 ans, Mathias Vicherat, énarque, avait été directeur de cabinet adjoint, puis le directeur de cabinet de Bertrand Delanoë maire de Paris. Il avait conservé ces fonctions auprès d’Anne Hidalgo en avril 2014. Il occupera début janvier le poste « nouvellement créé de directeur général adjoint en charge du projet d’entreprise et de la communication. Il aura également une fonction de porte-parole. Il sera membre du comité de direction générale », précise un communiqué de la SNCF.

Foot Marseille : un nouveau président pour un OM invendable

Foot  Marseille : un nouveau président pour un OM  invendable

Décidément Margarita Louis Dreyfus veut faire argent de tout. Pourtant elle a hérité de l’immense fortune de Robert Louis Dreyfus passée ainsi sous pavillon russe ;  très critiqué pour sa gestion de l’Olympique de Marseille (et pour cause elle a vendu tous les  meilleurs joueurs au cours des dernières saisons) elle ambitionne de redresser la valeur de vente potentielle de l’Olympique de Marseille. Le problème c’est que l’Olympique de Marseille ne vaut à peu près rien surtout compte tenu de ses lamentables résultats sportifs. La raison commanderait que Margarita Louis Dreyfus cède le club pour le franc symbolique afin qu’un repreneur sérieux puisse redonner à Marseille le club que ses supporters exceptionnels méritent. La vérité c’est que son mari Louis Dreyfus aujourd’hui décédé, lui, s’intéressait vraiment au football et avait mis son argent personnel au service du club. Ce n’est pas le cas de Margarita Louis Dreyfus qui ne sait vraiment jamais intéressée au football et en plus qui espère tirer un profit de la vente d’un club. Le risque évidemment c’est qu’avec l’affaiblissement de l’effectif l’Olympique de Marseille pourrait encore flirter avec la descente en ligue deux pour la saison 2016 2017. En attendant Margarita Louis Dreyfus a désigné un nouveau président. L’Italien Giovanni Ciccolunghi succèdera lundi à Vincent Labrune.  Louis Dreyfus a annoncé ce mardi qu’il prendrait ses fonctions dès lundi prochain.  Ancien patron d’Adidas en Russie, membre du board de la holding Louis-Dreyfus depuis cinq ans, cet Italiens de 72 ans a été un « proche collaborateur de Robert Louis-Dreyfus », si l’on s’en tient au communiqué de Margarita Louis Dreyfus. Spécialiste du marketing sportif, Ciccolunghi devra préparer le club a une vente annoncée depuis plusieurs mois, pour laquelle les négociations sont en cours. Jean-René Angeloglou, « ami de la famille Louis-Dreyfus depuis plus de 30 ans », selon le communiqué, travaillait à l’OM depuis sa reprise par la famille Louis-Dreyfus en 1997 et connaît bien les rouages du club. Une assemblée générale doit se tenir jeudi après-midi au siège du club, pour entériner le changement de gouvernance, avec directoire et conseil de surveillance.

 

FMI : un nouveau directeur du tiers monde ?

FMI : un nouveau directeur du tiers monde ?

 

Christine Lagarde  est  candidate à sa succession toutefois on pourrait bien assister à un changement des usages qui veut que FMI soit dirigé par un Européen. Il est en effet envisagé de nommer un directeur qui ne soit ni américain ni européen. Un changement qui pourrait peut-être permettre une modification dans l’approche des crises économiques et financières. Le prochain directeur général du Fonds monétaire international (FMI) devrait venir d’un pays non européen lorsque la directrice générale actuelle Christine Lagarde quittera son poste, a déclaré samedi le directeur général adjoint du Fonds.  David Lipton a déclaré à BBC World Service que la tradition selon laquelle un Européen prend la tête du FMI, tandis qu’un Américain dirige la Banque mondiale, est contestée et que la prochaine nomination se ferait « strictement au mérite ».  Qualifiée dans la même émission d’ »incroyable anachronisme » par l’ancien chef économiste du FMI Kenneth Rogoff, la contestation de la tradition qui veut que des Européens dirigent le Fonds est montée d’un cran pendant la crise de la zone euro. David Lipton a affirmé qu’au départ de Christine Lagarde, son successeur viendrait probablement d’un pays non européen.   »Avec des candidats venant du monde entier, je crois que c’est beaucoup plus probable au prochain tour que cela ne l’a jamais été », a-t-il dit.   »Il y a de plus en plus de personnes parfaitement qualifiées venant d’ailleurs que d’Europe et des Etats-Unis et je crois que le fait qu’il y ait eu une telle focalisation sur la crise aux Etats-Unis au début de la crise financière mondiale et sur l’Europe va déboucher sur le sentiment qu’il doit y avoir un éventail de choix plus large pour la fonction de directeur. » Christine Lagarde a pris la tête du FMI en 2011 après la démission de Dominique Strauss-Kahn suite à l’affaire du Sofitel de New York dans laquelle il a bénéficié d’un non-lieu au pénal.  Son mandat de cinq ans arrive à son terme à la fin de l’an prochain mais elle fait savoir en juin qu’elle pourrait envisager un deuxième mandat si elle a le soutien des membres du FMI. Bien qu’il n’y ait aucune obligation à ce que le patron du FMI vienne d’Europe, la tradition a voulu que ce soit le cas depuis la création du FMI après la Deuxième Guerre mondiale, alors que la Banque mondiale est dirigée par un Américain.

 

Sanofi :petite prime d’arrivée de 4 millions pour le directeur

Sanofi :petite prime d’arrivée de 4 millions pour le directeur

Il y avait déjà les salaires indécents, les stock-options ;  les golden parachutes  aussi pour le départs des dirigeants maintenant il y a les primes d’arrivée, c’est chez Sanofi. Un nouveau concept pour se gaver ( déjà pratiqué chez Sanofi) mais en plus  renouveler l l’année suivante . On peut se permettre car en faiat ceste la sécu qui paye ( en France) , en plus on a supprimé 5000 emplois en France.   Brandicourt prendra la tête du groupe français en avril et touchera pour cela quatre millions d’euros. Un « golden hello » indécent aux yeux des syndicats.  Une prime de bienvenue de quatre millions d’euros qui dérange. Le futur directeur général de Sanofi, l’un des géants français de la chimie et de la pharmacie, devrait empocher ce bonus, sorte de « golden hello », lors de sa prise de fonction en avril. Olivier Brandicourt touchera ainsi d’abord deux millions puis encore la même somme en janvier 2016. A cela s’ajoute un salaire annuel de trois à quatre millions d’euros et 220.000 stock options. Selon Sanofi, cette prime se justifie « en contrepartie des avantages auxquels il a renoncé en quittant son précédent employeur », le groupe allemand Bayer. De quoi faire réagir les syndicats, d’autant que la société a supprimé des milliers d’emplois ces dernières années, comme l’a souligné Thierry Bodin, délégué central CGT à Sanofi : « Le golden hello était déjà pratiqué avec le dernier directeur mais là ce qui est étonnant c’est qu’il double la mise au bout d’un an. Quatre millions d’euros au total : on voit que le conseil d’administration soigne bien ses dirigeants, plutôt que ses salariés. » « Sanofi se porte très bien financièrement, par contre ces cinq dernières années la direction a supprimé plus de 5.000 CDI en France », a ajouté le délégué syndical.

Porte- Hélicoptères Mistral pour la Russie : victime des hésitations de Hollande, le directeur est viré

Porte- Hélicoptères Mistral pour la Russie : victime des hésitations  de Hollande, le directeur est viré

 

Finalement c’est un directeur de la DCNS qui va payer les atermoiements de Hollande ; Hollande qui d’abord avait indiqué que le livraison des hélicoptères Mistral  n’était pas en cause au début du conflit en Ukraine, puis ensuite qui a décalé la date de livraison, promis ensuite de livrer pour maintenant ne plus savoir aujourd’hui ce que la France va faire exactement.  Hervé Guillou, le PDG de DCNS, a démis Yves Destefanis de ses fonctions. Ce dernier paye sans doute le courrier d’invitation envoyé aux Russes pour la livraison des porte-hélicoptères Mistral. Le courrier de DCNS invitant les Russes à assister le 14 novembre à la livraison du premier des deux Mistral qu’ils ont commandés continue de faire des vagues en interne. Yves Destefanis, le directeur du projet, a été « démis de ses fonctions » jeudi soir. L’annonce a été faite ce vendredi matin par Hervé Guillou, le PDG du chantier naval, à ses directeurs généraux.  Daté du 8 octobre et signé par Pierre Legros, le responsable des navires de surface de DCNS, ce courrier a provoqué une tempête médiatique quand il a été rendu public car officiellement, Paris martèle que la décision de livrer les deux porte-hélicoptères n’a pas été prise, les conditions en Ukraine n’étant pas réunies pour cela.  Dans son message interne, Hervé Guillou ne mentionne pas explicitement le courrier, mais il invoque, en substance, «des conséquences dommageables qui ne peuvent être mesurées à cet instant», toujours selon nos informations. Contacté, DCNS n’a pas souhaité s’exprimer. On peut comprendre que DCNS ait anticipé la possible livraison du premier des deux Mistral au cas où François Hollande donnerait son feu vert. On a du mal en revanche à croire qu’une invitation officielle puisse avoir été expédiée sans l’aval de l’Elysée.

 

Orange : un « copain » comme directeur financier

Orange : un « copain » comme directeur financier

Encore deux  fonctionnaires qui auront  profité de leur  passage dans les cabinets pour faire une carrière sans beaucoup de risques. Ou la France des oligarques. Changement en vue à la direction d’Orange. L’actuel directeur du Trésor à Bercy, Ramon Fernandez, se verrait confier la direction financière de l’opérateur télécom historique, rapporte le Wall Street Journal. Le quotidien précise que l’actuel directeur financier d’Orange, Gervais Pellissier, qui occupe le poste depuis 2006, souhaite se voir confier de nouvelles responsabilités au sein du groupe. Cette nomination pourrait être annoncée dans les prochaines semaines. Une source proche du dossier avait récemment déclaré à Reuters que Ramon Fernandez rejoindrait le groupe Orange, mais sans préciser à quel poste.  Le conseil d’administration de l’opérateur a choisi, fin mars, de reconduire Stéphane Richard à la tête du groupe, dont l’Etat détient environ 28% du capital, optant pour la continuité dans un marché des télécoms en recomposition. Ramon Fernandez, qui avait été nommé sous Nicolas Sarkozy, pourrait être remplacé à la tête de l’importante direction du Trésor par François Villeroy de Galhau, actuel numéro deux de BNP Paribas. Même si jusqu’à présent, cet ancien collaborateur de DSK à Bercy de 1997 à 2000 a démenti cette possibilité.

Le directeur de cabinet de Marisol Touraine viré par Matignon ; trop de com. !

Le directeur de cabinet de  Marisol Touraine viré par Matignon ; trop de com. !

Trop de com, pas assez de sérieux dans les dossiers, le directeur de cabinet de Marisol Touraine a été viré par Matignon. Pourtant  Jean-Luc Névache, préfet de formation et ancien délégué interministériel à la Sécurité routière, avait été choisi par Matignon ! Délégué à la sécurité routière, une fonction qui ne sert pas à grand chose sinon à dire pourquoi chaque mois les accidents augmentent ou régressent mais sans analyse sérieuse (il n’y a aucun organisme compétent dans ce domaine ; Marisol Touraine ne le connaissait pas avant. cependant Avenue de Ségur, il était plutôt apprécié. Mais voilà, depuis la rentrée couraient de méchantes rumeurs, venant aussi  bien de Matignon que de son propre ministère, mais aussi plus généralement du monde de la santé. On répète que le cabinet de la ministre fonctionnerait mal, les dossiers du ministère manqueraient de panache. Certains pointant les rapports distants de Marisol Touraine avec le Premier ministre, rappelant l’analyse peu diplomatique de la ministre, en septembre dernier, qui regrettait qu’à coté d’un président normal il y ait un… Premier ministre normal. Ce qui avait été fort peu apprécié. «Le problème n’était pas son directeur de cabinet», note un ancien directeur de la santé, «mais son cabinet». Un cabinet qui manquerait de souffle, avec peu de personnalités. Et le sentiment que le travail des conseillers se limiterait à faire la communication de la ministre. Propos sévères et un rien machistes: ces mêmes hauts fonctionnaires ne se seraient jamais permis pareilles critiques face au cabinet de l’ancien ministre de la Santé, Xavier Bertrand, dont l’alpha et l’oméga étaient pourtant l’image de leur ministre. Il n’empêche, Marisol Touraine termine l’année un brin fatiguée. Elle a pu donner le sentiment de jouer en solitaire. Aux yeux de certains, la ministre a paru lointaine, se refermant sur la gestion technique des dossiers. A l’image de la négociation sur les dépassements d’honoraires : à l’extérieur, celle-ci a été perçue comme le summum de la confusion et d’un jeu de rapports d’un autre temps. Alors que la ministre a continué, elle,  de défendre cet accord, le jugeant «historique». «On dit qu’elle reçoit peu, mais elle ne fait que cela, du matin jusqu’au soir», constate une amie. Quant à ses directeurs d’administration, ce sont certes de bons professionnels, mais aucun ne s’impose. Au final, si le ministère paraît tenu, il manque quelques idées fortes, bref un souffle. En cela , le ministère de la Santé ressemble… sacrément à Matignon. Ce sera, en tout cas, le troisième départ au sein du cabinet de Marisol Touraine. Cet été, la chargée de communication est partie; récemment Christophe Lannelongue, chargé de l’organisation des soins, s’en est allé après quelques loupés dans ses dossiers. Et il vient d’être remplacé par François Crémieux, une personnalité que nul ne conteste. L’arrivée de Denis Morin va marquer un changement, mais lequel? Il vient, avec un de ses adjoints Bruno Marquat, inspecteur général des affaires sociales

 




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