Archive pour le Tag 'Dim'

Intermarché, Dim, Total, La Halle : la poursuite des plans sociaux

Intermarché, Dim, Total, La Halle : la poursuite des plans sociaux

La reprise est là ! En faiat ça va un peu mieux mais c’est pas le Pérou ; une petite reprise qui malheureusement ne stoppe pas les plans sociaux ; des plans sociaux qui affectent de grandes marques connues mais surtout de  nombreuse PME en province. Du coup on pourrait effectivement assister à une petite reprise en 2015 autour de 1.2% mais sans emploi supplémentaire, bien au contraire.  Les défaillances d’entreprises (sauvegarde, redressement ou liquidation) ont augmenté de 7,6% sur un an au premier trimestre, selon une étude du cabinet Altares publiée jeudi. A la clé, plus de 66.000 emplois menacés, au plus haut depuis 2009. Le nombre de plans sociaux (PSE), obligatoires au delà de dix licenciements, n’a pas pour autant suivi cette tendance. Les derniers chiffres (provisoires) du ministère du Travail font état de 53 procédures de PSE lancées en janvier, un chiffre inférieur aux mois précédents. La part des licenciés économiques dans les entrées à Pôle emploi reste aussi très faible (moins de 3%), par rapport aux fins de CDD et fin de missions intérim (près de 30%). Les dernières données font état de 13.500 licenciés économiques inscrits en février et 12.900 en janvier, dans la moyenne des deux dernières années.

Le point sur les grandes entreprises qui ont récemment fait parler d’elles :

INTERMARCHÉ
Selon les syndicats, la filiale logistique du groupe va supprimer au moins 600 postes et fermer six bases d’ici 2018. L’entreprise a récusé jeudi ce chiffre, sans évaluer l’impact des mesures de son vaste plan de réorganisation lancé en 2012.

MORYGLOBAL
La liquidation fin mars de l’ex-Mory Ducros va entraîner dès la fin avril le licenciement des 2.138 salariés, après plus de 2.800 départs en 2014.

GEFCO
L’ancienne filiale logistique de PSA subit les difficultés du secteur automobile et de la messagerie et prévoit 486 suppressions de postes (+10% des effectifs).

TOTAL
Le groupe a annoncé jeudi la reconversion de la raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), notamment vers les carburants bio. Un plan qui implique la suppression de 180 postes sur 430. Total s’est engagé à reclasser tous les salariés.

DIM
Ce symbole du « made in France » va supprimer 265 postes (sur 1.500). Annoncés mercredi, ces chiffres ont été vécus comme un « coup de massue » à Autun, en Saône-et-Loire, berceau de la marque de collants et sous-vêtements depuis 1956.

VIVARTE
Le groupe de textile (17.000 employés) a annoncé début avril la fermeture de plus de 200 magasins. Sont touchés La Halle (environ 1.500 postes), André (une centaine) et Kookaï (une trentaine).

GALERIES LAFAYETTE
La direction a annoncé fin marsla fermeture des magasins de Thiais (Val-de-Marne) et Béziers, employant près de 180 personnes. L’avenir de celui de Lille (environ 150 salariés) reste incertain.

LA MARSEILLAISE
Le tribunal de commerce a validé cette semaine la seule offre de reprise du quotidien du Sud-Est. Mais le titre va perdre plus de 40% de ses effectifs, soit environ 90 postes.

AIM
La reprise partielle des abattoirs normands, entérinée fin mars par la justice, n’aura permis de sauver que 276 emplois sur 590.

RADIO FRANCE
Le récent conflit s’est cristallisé autour de plusieurs mesures du plan stratégique pour redresser les comptes: parmi elles, une « réduction nette d’effectifs de 250 à 330 équivalents temps plein » via des départs volontaires.

ALCATEL-LUCENT
Le Finlandais Nokia va absorber l’équipementier télécomL’annonce, faite mercredi, préoccupe « évidemment les syndicats » en France (8.000 salariés) en raison des redondances entre les activités des deux groupes.

AREVA
Le géant nucléaire envisage une cession totale ou partielle à EDF de sa filiale ingénierie et réacteurs Areva NP. Les pistes, présentées début avril, font craindre aux syndicats un « démantèlement ».

LAFARGE
Dans la série des fleurons français passant sous contrôle étranger, les syndicats du cimentier Lafarge ont manifesté en mars leur inquiétude pour l’emploi, lorsque les Suisses de Holcim ont renégocié à leur avantage l’accord de fusion.

 

Après Mory, Dim, encore 1.600 postes supprimés chez La Halle et André

Après Mory, Dim, encore 1.600 postes supprimés chez La Halle et André

1600 postes supprimés chez la halle et André, après ceux hier des 400 chez Dim et avant-hier plus de 2000 chez Mory ( Sans parler des nombreux licenciements dans des PME qui sont moins médiatisés).  La direction du groupe Vivarte (enseignes La Halle, André, Kookaï, Minelli, Caroll, Naf-Naf…), qui emploie plus de 17.000 salariés en France, a annoncé mardi la suppression de 1.600 postes, essentiellement dans ses magasins La Halle aux Vêtements, ont indiqué des sources syndicales. Le groupe Vivarte est en mauvaise posture plusieurs années : la baisse de la consommation a touché ses différents enseignes de prêt-à-porter et de chaussure et les ventes ont reculé de 10% en deux ans. A l’été 2014, le groupe avait pourtant réussi la restructuration de ses 2.8 milliards d’euros de dette, effaçant 2 milliards grâce à des accords d’abandon de créances. Mais la montée en gamme soudaine des magasins de La Halle et la hausse des prix des articles qui l’accompagnaient avaient surpris les clients, habitués à du vêtement à prix discount, et l’électrochoc n’avait pas dynamisé les ventes sur un marché ultra-concurrencé par Zara, H&M et Primark.  Lors de comités centraux d’entreprises (CCE) dans les enseignes, la fermeture de 174 magasins La Halle aux Vêtements (sur 620), s’accompagnant de 1.500 suppressions de postes, a été annoncée. 34 magasins André seront aussi fermés, avec une centaine de suppressions de postes, selon les sources syndicales. En 2013, près de 200 magasins avaient déjà été fermés. Un comité d’entreprise du chausseur André est programmé ce mardi, après-midi tandis qu’un plan de restructuration plus détaillé devrait être présenté aux salariés mercredi.

Dim : suppression de 400 emplois

Dim : suppression de 400 emplois

L’inversion du chômage c’est pas pour demain, après les licenciement de 2150 salariés de Mory ( qui n’ont pas donné lieu à beaucoup de commentaires de la part du gouvernement, c’est maintenant Dim qui est dans le viseur du chômage. HanesBrands (HBI), propriétaire des marques de sous-vêtements Dim, Playtex et Wonderbra, envisage de supprimer 400 emplois dans toutes ses implantations en France dont 160 au minimum à Autun (Saône-et-Loire) où Dim emploie actuellement 1.010 personnes, indique Le Parisien, mardi 7 avril. À Autun, où a été fondé Dim en 1956, les suppressions d’emplois ne concerneraient ni la fabrication des collants et des bas ni le C3D, qui assure la logistique pour l’Europe, d’après le quotidien. Toutefois, les 160 suppressions de postes frapperaient tous les autres corps de métier. Ces 400 suppressions d’emplois devraient être officialisées dans les prochains jours, selon le journal. Il s’agirait d’abord de départs volontaires ou des départs en préretraite, dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui reste à définir. En septembre 2014, le fonds d’investissement américain Sun Capital Partners avait cédé le groupe de sous-vêtements DBApparel qui compte les marques Dim, Playtex et Wonderbra, au groupe de textile américain HanesBrands (HBI) pour 400 millions d’euros.

 

Dim, Playtex et Wonderbra à vendre

Dim, Playtex et Wonderbra à vendre

Sun Capital a mandaté la banque américaine Morgan Stanley pour procéder à la vente du groupe DBApparel, racheté il y a six ans au groupe américain diversifié Sara Lee, et vise une valorisation à 600 millions d’euros, soit dix fois son résultat brut d’exploitation, précisent Les Echos.  Un multiple élevé mais qui correspondrait à la pratique du secteur, note le journal.  Sun Capital travaille parallèlement à un plan de refinancement de l’entreprise, qui n’est pas endettée, mais se rabattrait sur cette stratégie uniquement s’il n’obtenait pas le prix espéré.  Depuis sa reprise, le groupe, qui emploie 7.500 personnes, a vu son chiffre d’affaires reculer de 950 millions à environ 700 millions d’euros, mais sa rentabilité a été multipliée par six, à 60 millions d’euros.  Cette croissance s’est faite au prix d’une profonde restructuration, incluant une série de plans de départs avec, en 2010, la fermeture d’une de ses trois usines d’Autun (Saône-et-Loire) et la délocalisation en Roumanie d’une partie de la production, poursuivent Les Echos.  Conséquence de la crise, le groupe DBApparel, qui génère 40% de son chiffre d’affaires en France, a enregistré un recul de 1,5% de ses ventes en 2011. Le repreneur, un fonds ou un industriel, n’aurait donc d’autre choix que de chercher sa croissance à l’international, conclut le quotidien.

 




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