Archive pour le Tag 'dictature'

Chine: le retour de la terreur et de la dictature maoïste

Chine: le retour de la terreur et de la dictature maoïste

 

 

On a beaucoup parlé du conflit qui oppose Hong Kong à Pékin mais on parle moins des opérations de nettoyage ethnique sur lesquels le parti communiste chinois met une chape de plomb. Comme sous Mao, le processus de sinisation vise à tuer tout particularisme culturel, démocratique ou religieux. Non seulement la dictature s’amplifie en Chine mais ce pays durcit sa diplomatie pour nier toute entrave à la démocratie n’hésitant pas à comparer le problème des gilets jaunes  en France avec les 2 millions de Ouighours emprisonnés dans des camps ! Les occidentaux s’offusquent mais mollement car des intérêts commerciaux sont en jeu. Pour vendre des Airbus ou des centrales nucléaires, on peut passer sur les libertés individuelles et collectives et même sur la répression et  les tortures . Rien ne fera changer le régime chinois sinon des menaces économiques car la chine veut aussi exporter son régime politique !

Par contre, la Chine sera nécessairement sensible  à des représailles économiques puisqu’elle inonde la monde de son industrie manufacturière polluante.  La dictature communiste chinoise se rapproche de plus en plus du modèle maoïste  avec d’une part son système d’évaluation civique de chaque citoyen,  d’autre part la répression de tous les opposants. sans parler de son président élu maintenant à vie . Par exemple ,  d’après des organisations de défense des droits de l’homme, plus de deux  millions de musulmans sont détenus au Xinjiang dans des camps de rééducation politique.

La même démarche que le maoïsme qui a fait près de 70 millions de morts en temps de paix . Tel est le stupéfiant record détenu par Mao (1893-1976), « le suprême despote totalitaire », selon Simon Leys. Cependant, le portrait du « grandiose pilote, grandiose chef, grandiose général en chef, grandiose maître à penser, suprêmement bienaimé président Mao » orne toujours les murs de la Cité interdite et les foules continuent de défiler dans l’affreux mausolée coffre-fort qui abrite sa momie. Un cas unique parmi les dictateurs du XXe siècle. L’Histoire a jugé Hitler et Staline ; « pour Mao, le verdict est encore en suspens », selon Federico Rampini, auteur de « l’ombre de Mao » (éd. Robert Laffont).

Pékin récuse ce chiffre des Ouigours emprisonnés aujourd’hui  dans les camps et évoque des « centres de formation professionnelle » destinés à lutter contre la radicalisation islamiste, en réaction à une série d’attentats sanglants attribués ces dernières années à des militants ouïghours.

La France a appelé ce mercredi la Chine à cesser ses « détentions arbitraires de masse » au Xinjiang (nord-ouest), où plus d’un million de musulmans, principalement d’ethnie ouïghoure, seraient détenus dans ce que Pékin présente comme des « centres de formation professionnelle ». « Nous appelons les autorités chinoises à mettre un terme aux détentions arbitraires de masse dans des camps », a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères au point de presse électronique quotidien du Quai d’Orsay.

« Nous invitons la Chine, outre la fermeture des camps d’internement, à inviter la Haut-commissaire aux Droits de l’Homme (de l’ONU, Michelle Bachelet) et les experts des procédures spéciales dans les meilleurs délais afin de rendre compte de manière impartiale de la situation », a ajouté le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Une nouvelle fuite de documents officiels chinois a jeté une lumière crue sur les « centres de formation professionnelle » où seraient détenus près de  2  million de musulmans. Ces documents, obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et publiés dimanche par 17 organes de presse à travers le monde, détaillent les règlements draconiens régissant les sites de détention installés au Xinjiang, vaste région du nord-ouest de la Chine à majorité musulmane.

 

 

Chine: le retour de la dictature maoïste

Chine: le retour de la dictature maoïste

 

 

Non seulement la dictature s’amplifie en Chine mais ce pays durcit sa diplomatie pour nier toute entrave à la démocratie n’hésitant pas à comparer le problème des gilets jaunes  en France avec les 2 millions de Ouighours emprisonnés dans des camps ! Les occidentaux s’offusquent mais mollement car des intérêts commerciaux sont en jeu. Pour vendre des airbus ou des centrales nucléaires, on peut passer sur les libertés individuelles et collectives et même sur la répression et  les tortures . Rien ne fera changer le régime chinois sinon des menaces économiques car la chine veut aussi exporter son régime politique !

Par contre, la Chine sera nécessairement sensible  à des représailles économiques puisqu’elle inonde la monde de son industrie manufacturière polluante.  La dictature communiste chinoise se rapproche de plus en plus du modèle maoïste  avec d’une part son système d’évaluation civique de chaque citoyen,  d’autre part la répression de tous les opposants. sans parler de son président élu maintenant à vie . Par exemple ,  d’après des organisations de défense des droits de l’homme, plus de deux  millions de musulmans sont détenus au Xinjiang dans des camps de rééducation politique.

La même démarche que le maoïsme qui a fait près de 70 millions de morts en temps de paix . Tel est le stupéfiant record détenu par Mao (1893-1976), « le suprême despote totalitaire », selon Simon Leys. Cependant, le portrait du « grandiose pilote, grandiose chef, grandiose général en chef, grandiose maître à penser, suprêmement bienaimé président Mao » orne toujours les murs de la Cité interdite et les foules continuent de défiler dans l’affreux mausolée coffre-fort qui abrite sa momie. Un cas unique parmi les dictateurs du XXe siècle. L’Histoire a jugé Hitler et Staline ; « pour Mao, le verdict est encore en suspens », selon Federico Rampini, auteur de « l’ombre de Mao » (éd. Robert Laffont).

Pékin récuse ce chiffre des Ouigours emprisonnés aujourd’hui  dans les camps et évoque des « centres de formation professionnelle » destinés à lutter contre la radicalisation islamiste, en réaction à une série d’attentats sanglants attribués ces dernières années à des militants ouïghours.

La France a appelé ce mercredi la Chine à cesser ses « détentions arbitraires de masse » au Xinjiang (nord-ouest), où plus d’un million de musulmans, principalement d’ethnie ouïghoure, seraient détenus dans ce que Pékin présente comme des « centres de formation professionnelle ». « Nous appelons les autorités chinoises à mettre un terme aux détentions arbitraires de masse dans des camps », a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères au point de presse électronique quotidien du Quai d’Orsay.

« Nous invitons la Chine, outre la fermeture des camps d’internement, à inviter la Haut-commissaire aux Droits de l’Homme (de l’ONU, Michelle Bachelet) et les experts des procédures spéciales dans les meilleurs délais afin de rendre compte de manière impartiale de la situation », a ajouté le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Une nouvelle fuite de documents officiels chinois a jeté une lumière crue sur les « centres de formation professionnelle » où seraient détenus près de  2  million de musulmans. Ces documents, obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et publiés dimanche par 17 organes de presse à travers le monde, détaillent les règlements draconiens régissant les sites de détention installés au Xinjiang, vaste région du nord-ouest de la Chine à majorité musulmane.

Chine -70 ans de régime communiste : l’envoûtante drogue de la dictature

Chine -70 ans de régime communiste : l’envoûtante drogue de la dictature  

 

 

 

On ne peut sans doute pas discuter des progrès économiques, sociaux et technologiques qu’a obtenus la Chine. Mais on ne peut oublier que ce développement économique s’est produit dans un environnement démocratique qui bâillonne les citoyens, étouffe toute liberté individuelle et collective sans parler des millions de morts. C’est le triomphe d’un régime de dictature et d’aliénation. La plupart des morts sont dues aux terribles règnes de Mao. Une posture dans laquelle s’inscrit malheureusement le président chinois actuel qui vient de se mettre au-dessus du pays et même du parti puisqu’il est devenu président à vie. On compte sans doute sur la technologie type 5G  pour contrôler encore un peu plus fait et gestes et même pensées d’un peuple chinois privé de toute source d’information extérieure et de toute capacité d’expression contraire à celle du parti. On a vu récemment comment la grande Chine respectait le statut d’autonomie de Hong Kong : En s’asseyant tout simplement sur ces principes et en réclamant le droit de rapatrier en Chine les justiciables. Quand on sait comment fonctionne la justice Chine, on devine qu’elle peut être le sort de ces justiciables dont nombre finissent dans des geôles  digne de celles de Mao. Jusque-là les Chinois ont accepté d’être pratiquement totalement privés de liberté démocratique au profit d’un développement économique indéniable surtout pour les couches moyennes, aussi pour les membres du parti qui sont devenus milliardaires. Il se pourrait bien toutefois que la donne change un peu car la baisse de croissance de la Chine se traduit par une crise de l’emploi et du pouvoir d’achat. Cela en raison du fait que les pays réceptacles des exportations chinoises n’acceptent plus des exportations aussi inégalitaires vis-à-vis des aspects sociaux, sanitaires ou environnementaux. C’est  peut-être au moment où la Chine apparaît après 70 ans de régime communiste au mieux de sa forme que pourrait bien s’amorcer les difficultés car aucune idéologie n’a jamais réussi jusqu’alors  à maintenir les hommes sous le joug d’une dictature. Il faudra toutefois se méfier des velléités de la Chine à exporter leur modèle en prenant en particulier le contrôle des informations et de la pensée des citoyens via les nouvelles technologies notamment la 5G.

Hong Kong : toujours des manifs contre la dictature communiste

Hong Kong : toujours des manifs contre la dictature communiste

 

Jusque-là les mesures de répression n’ont pas entamé l’enthousiasme des manifestants de Hong Kong qui refusent les méthodes dictatoriales du régime chinois. Non seulement les manifestations ne cessent pas mais elles amplifient. Pourtant, Pékin a déployé d’importantes forces armées autour de Hong Kong. La question se pose de savoir si Pékin va s’engager dans une opération de répression type Tienanmen et faire à nouveau des milliers de morts. Une perspective qui pourrait sans doute réveiller les idéaux  démocratiques des pays modernes et conduire, il faut l’espérer, à des mesures de rétorsion économique, le seul terrain sur lequel Pékin  est sensible. Des milliers de manifestants antigouvernementaux ont donc marché samedi dans les rues de Hong Kong malgré l’interdiction. La police a tiré des cartouches de gaz lacrymogène et brièvement utilisé des canons à eau contre des protestataires rassemblés près du siège local de l’Armée populaire de libération.

La police a tiré des cartouches de gaz lacrymogène et brièvement utilisé des canons à eau contre des protestataires rassemblés près du siège local de l’Armée populaire de libération.

Des manifestants ont répliqué en jetant des briques et des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre.

Faute d’autorisation, le Front civique des droits de l’homme, à l’origine des grandes manifestations du mois de juin qui ont réuni plusieurs millions de personnes, a annulé son appel à manifester pour marquer le cinquième anniversaire de la décision par Pékin de limiter les réformes démocratiques dans l’ancienne colonie britannique.

Vendredi, plusieurs activistes ont été arrêtés, parmi lesquels Joshua Wong, figure du Mouvement des parapluies qui avait paralysé l’ancienne colonie britannique en 2014. Il a été inculpé d’organisation de manifestation illégale avant d’être libéré sous caution.

Né en avril du rejet d’un projet de loi qui aurait permis l’extradition de suspects vers la Chine continentale, le mouvement de contestation s’est élargi à des revendications plus larges, dont la protection des libertés et de l’autonomie dont jouit la “région administrative spéciale”.

Nombre de Hongkongais estiment que ce régime particulier, résumé par la formule “un pays, deux systèmes”, est aujourd’hui menacé par l’emprise croissante qu’exerce le gouvernement central chinois.

La presse officielle chinoise a prévenu vendredi que les soldats chinois stationnés dans la région administrative spéciale n’avaient pas une présence seulement symbolique et n’auraient “aucune raison de rester les bras croisés” si la situation venait à empirer.

Hong Kong : la dictature communiste en route

 

 

Pour le régime communiste chinois, de plus en plus dictatorial, il y a deux méthodes pour  éteindre la contestation. Soit la violence brutale en tuant des milliers de responsables et de manifestants comme à Tienanmen, soit la terreur consistant notamment à emprisonner sans raison les leaders de la  révolte. Pour l’instant, le  gouvernement chinois emploie la seconde manière en arrêtant les leaders et les députés qui s’opposent à Pékin. La situation paraît de plus en plus inquiétante du fait durcissement du régime ; par exemple on a fait  sauter le verrou de la durée du mandat préside Xi. Lequel en profite pour d’ailleurs resiniser les symboles culturels ou les religions. Plusieurs figures du mouvement pro-démocratie à Hong Kong ont ainsi été arrêtées vendredi, parmi lesquelles le militant Joshua Wong, qui avait été libéré de prison en juin. Ces arrestations interviennent après l’interdiction par la police d’une nouvelle grande manifestation qui était prévue samedi, mais qui a été annulée par ses organisateurs. Elle devait marquer le cinquième anniversaire du refus par Pékin d’organiser des élections au suffrage universel dans la ville, décision qui fut le déclencheur du « Mouvement des parapluies ». Ce mouvement de contestation avait été marqué par 79 jours d’occupation du coeur financier et politique de Hong Kong.

Deux des grandes figures de ce mouvement, Joshua Wong et Agnes Chow, tous deux âgés de 22 ans et très populaires au sein de la contestation actuelle, ont été arrêtées vendredi, a annoncé leur parti.  »

Le site Hong Kong Free Press a fait état de son côté de l’arrestation jeudi soir du militant indépendantiste Andy Chan. Le fondateur du Parti national (HKNP), minuscule formation indépendantiste interdite par les autorités en 2018, a été interpellé alors qu’il était sur le point d’embarquer dans un vol à destination du Japon, selon Hong Kong Free Press qui cite un porte-parole de la police.

Vendredi, les organisateurs d’une grande manifestation prévue à Hong Kong ont annulé ce rassemblement après l’échec de leur appel devant une commission, comme l’indiquent plusieurs journalistes locaux. 

Russie : contestation de la dictature

Russie : contestation de la dictature

 

Pendant que Macron va prochainement recevoir Poutine, les opposants manifestent de plus en plus régulièrement pour avoir le droit de se présenter aux élections !


Une nouvelle fois une manifestation s’est déroulée en Russie pour protester contre la dictature qui interdit aux candidats de se présenter aux prochaines élections et qui de surcroît profitent des manifestations pour mettre en prison les opposants politiques. Avec Poutine, la répression et de plus en plus violentes, et on peut s’étonner que les occidentaux et la France en particulier tolèrent de pareille atteinte à la démocratie et aux droits de l’homme. À noter cependant la grande tolérance démocratique cette fois puisque la manifestation a été autorisée mais pour deux heures seulement ! On se demande vraiment pourquoi la venue de Poutine se justifie en France à moins que Poutine comme Macron affaiblis respectivement ne cherche à redorer leur blason avec leur posture  internationale. Des dizaines de milliers de personnes ont participé samedi 10 août à une manifestation à Moscou pour demander des élections libres au parlement municipal après l’invalidation de nombreuses candidatures par la commission électorale. Il s’agit de la plus grosse mobilisation en Russie depuis le début de ce mouvement de contestation. 136 personnes ont été arrêtées à Moscou, selon un communiqué de la police de la ville.

Quelques heures avant le début de la manifestation, la police a procédé à l’arrestation de l’avocate et dernière figure de l’opposition en liberté, Lioubov Sobol, qui a entamé une grève de la faim. Des hommes masqués sont intervenus dans ses bureaux et la police a déclaré avoir obtenu des informations selon lesquelles l’opposante et d’autres militants prévoyaient de mener des «provocations» lors du rassemblement de samedi. «Je ne vais pas pouvoir aller à la manifestation. Mais vous savez quoi faire sans moi. La Russie sera libre», a déclaré l’avocate.

 

Les manifestants ont pu accéder au lieu du rassemblement après être passés entre des portiques détecteurs de métaux pour participer à cette quatrième journée de protestation en un mois. Les protestataires demandent que soient autorisées les candidatures qui ont été exclues du scrutin destiné à désigner le parlement moscovite le 9 septembre. Les autorités municipales ont autorisé la manifestation de samedi contrairement à celle de la semaine précédente qui s’est soldée par l’arrestation de plus de mille personnes, parfois dans des conditions violentes

Encadré par une forte présence policière et autorisé pour seulement deux heures, le rassemblement à démarré sous la pluie à 14h00 sur l’avenue Sakharov, près du centre de la capitale russe, seul lieu de manifestation autorisé. Dans le calme, les manifestants portaient des pancartes sur lesquelles était écrit «Donnez-nous le droit de vote» ou «Vous nous avez assez menti», tandis que d’autres brandissaient des drapeaux russes ou les portraits d’activistes arrêtés.

 

Hong Kong : Xi Jinping, le nouveau Mao veut installer aussi la dictature

Hong Kong : Xi Jinping, le nouveau Mao veut installer aussi la dictature

 

Manifestation pro démocratie, répression policières se succèdent à HONG Kong ou XI Ping veut aussi installer la dictature. Le pouvoir chinois a même eu recours à la mafia pour bastonner des manifestants. L’origine de l’affaire, c’est le refus des résidents de Hong Kong d’être jugé par l’Etat chinois (conformément à l’accord qui a prévu le rattachement de Hong Kong la Chine). En apparence, Xi Jinping, le nouveau maître de la Chine, donne l’impression d’une grande sérénité voir même d’une certaine sagesse. La vérité est toute autre, c’est le nouveau dictateur de la Chine puisqu’il a même réussi à obtenir des instances démocratiques  (le parti communiste)  un caractère illimité pour la durée de son mandat. Bref c’est un nouveau Mao qui certes est préoccupé de développement économique et a connu des réussites indiscutables ces dernières années ;  même si en ce moment,  la Chine connaît de sérieux problèmes de croissance. Des problèmes qui ne sont pas tous liés aux difficultés commerciales avec les États-Unis mais qui sont aussi structurels (la question de l’endettement général en particulier). On a pu voir quelles étaient les réelles intentions de ce nouveau Mao vis-à-vis de Hong Kong dont le rattachement à la Chine garantissait l’’indépendance judiciaire pour la zone considérée. L’accord a volé en éclats et la Chine a exigé le rapatriement des résidents. En Chine,  le lavage de cerveau fait office de culture historique. Ainsi a-t-on gommé dans les mémoires et dans tous les documents officiels le massacre de la place Tiananmen. Ainsi développe-t-on la culture de l’enlèvement de personnalités trop gênantes (au motif souvent qu’elles sont corrompues comme si l’appareil communiste de l’était pas tout entier !). Surtout la Chine ne se prive pas de prendre des intérêts financiers à l’extérieur (pays développés ou pays pauvres) sans qu’aucune contrepartie ne soit possible en Chine où tout est contrôlé par l’Etat. Le pire c’est sans doute la chape de plomb culturelle et démocratique qui permet au parti communiste de maintenir le pays en état de dictature. Il serait peut-être temps que les pays développés s’intéressent un peu à autre chose qu’à leur commerce avec la chine. Exemple de la fermeture culturelle, maintenant on  veut siniser le nom des rues, des quartiers et des cinémas. Bref une révolution culturelle nouvelle qui ne dit pas son nom, chape de plomb supplémentaire pour écraser toute culture étrangère et les Chinois avec.

 

L’UE et le Vietnam signent un accord commercial avec une dictature !

L’UE et le Vietnam signent un accord commercial avec une dictature !

On vérifie chaque jour le fait que l’Europe se réduit essentiellement à un marché, c’est-à-dire à un espace d’échange commercial comme d’ailleurs le souhaiter les Britanniques les plus généralement les anglo-saxons. On sait que l’Europe fait les yeux doux à la Chine, certains pays passant même directement des accords commerciaux. Pour l’essentiel il s’agit de favoriser le business et de s’asseoir un peu surtout le reste (y compris d’ailleurs la réciprocité en matière d’échange commerciaux). De sorte que les conditions d’échange sont beaucoup plus favorables à la Chine qu’à l’Europe. Les questions de démocratie ou de droit de l’homme sont à peu près ignorées. Cela même un moment où le champ des libertés démocratiques ne cesse de ce réduire en Chine. Dès lors, on peut s’étonner que l’Europe décide de passer un accord commercial permettant de supprimer la quasi-totalité des droits de douane avec la dictature du Vietnam. D’une part l’enjeu commercial ne méritait pas une telle compromission sans parler des atteintes aux libertés fondamentales d’un des régimes les plus durs au monde.   »C’est incroyable que l’Union européenne décide de se lancer dans les conditions actuelles dans un partenariat économique complet avec Hanoï », a critiqué Phil Robertson, de l’ONG Human Rights Watch. « Je ne pense pas que cet accord commercial puise résoudre ces problèmes, mais cela ouvre un canal de discussions franches », a réagi la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström, interrogée par l’AFP après la signature.

Cet accord, dont les négociations ont été conclues en décembre 2015, a été approuvé par l’ensemble des Etats membres, mais il devra encore être voté par le nouveau Parlement européen pour entrer en vigueur.

L’Union européenne vise à consolider sa place au Vietnam, marché de plus de 95 millions de consommateurs, dont elle est l’un des principaux partenaires commerciaux. Les deux parties échangent chaque année pour environ 50 milliards d’euros de biens et 4 milliards dans les services, largement au désavantage des Européens.

La dictature du politiquement correct (Consigny)

 La dictature du  politiquement correct (Consigny)

 

Chroniqueur à ONPC, Charles Consigny dénonce en quelque sorte le retour du politiquement correct. (Interview le Figaro)

Laurent Ruquier a regretté qu’ «on ne puisse plus rien dire sur quoi que ce soit», ajoutant «Nous vivons sous la dictature de Twitter et de Marlène Schiappa. Nous sommes en permanence la proie des lobbies, des associations, de corporatismes catégoriels, du communautarisme…». Après une saison de l’émission, «On n’est pas couché», partagez-vous ce sentiment?

 

Charles CONSIGNY.- Je crois qu’il y a en effet une crispation du débat, l’avènement en France d’une hypersensibilité catégorielle d’inspiration américaine. Des porte-parole souvent auto-proclamés de «minorités» surveillent les discours publics et se ruent sur le moindre «dérapage». De fait, les discours publics sont devenus plus lisses qu’auparavant. Mais je crois que la société, la population, d’une certaine manière, y consentent. Après plusieurs années de «grand déballage» où l’on ne pouvait plus allumer sa télévision sans entendre parler des sujets qui fâchent, il est possible que les individus aient eu envie d’un peu de calme. Ils savent qu’il y a des problèmes, mais ils préfèrent qu’on n’en parle pas. C’est de l’ordre du confort psychologique.

J’ai fait en sorte de ne pas devenir une de ces marionnettes à buzz dont se nourrit le système médiatique.

Quel bilan faites-vous de cette saison? Avez-vous des regrets?

C’était une expérience intéressante. L’actualité culturelle a souvent amené des bonnes choses, comme le très beau livre d’Olivia de Lamberterie, Avec toutes mes sympathies (Stock) ou les lives de musiciens comme Angèle, Robert Charlebois, Jeanne Added, et beaucoup d’autres bonnes surprises.

Sur le plan politique, tout est compliqué par le macronisme qui a ringardisé le clivage droite/gauche, mais en un sens ce n’est pas plus mal car cela conduit à des échanges plus «thématiques» et moins idéologiques.

J’ai pu dire par exemple ce que je pensais de la répression du mouvement des Gilets jaunes, constatant en tant qu’avocat une sévérité judiciaire totalement excessive (mais les gilets jaunes ne sont pas les seuls à la subir).

Quant aux regrets, je n’ai pas de regrets si ce n’est que Michel Houellebecq ne soit pas venu parler de Sérotonine, qui est vraiment un livre sublime.

Vous êtes-vous parfois sentis censurés? Vous étiez-vous fixés des limites?

J’ai fait en sorte de ne pas devenir une de ces marionnettes à buzz dont se nourrit le système médiatique. Donc j’ai évité les déclarations tonitruantes et les clashs inutiles, d’autant que les invités des plateaux de télévision ne sont, la plupart du temps, pas armés pour répondre. Je n’avais aucune envie d’être le roquet qui exécute des proies faciles tous les samedis soir: je sais que c’est ce qu’attendaient certains commentateurs mais franchement je me serais senti ridicule à faire ça.

Le politiquement correct est tout simplement la traduction d’une lassitude du débat.

Au-delà de l’émission, assistons-nous au grand retour du politiquement correct?

Oui, mais en réalité il est faible, il est tout simplement la traduction d’une lassitude du débat. Les gens n’aiment plus débattre. Il y a une aspiration à la tranquillité qui passe par le politiquement correct dans les médias. C’est une phase, un peu comme une dépression. Cela ne durera pas indéfiniment.

Laurent Ruquier s’en prend à Marlène Schiappa. Le phénomène «Balance ton porc» a-t-il été un tournant?

Si cela a pu calmer les ardeurs d’hommes qui s’autorisaient des comportements désagréables ou illégaux sur des femmes, tant mieux, mais honnêtement ce phénomène ne m’a pas passionné et je ne peux pas soutenir un mouvement qui passe par la dénonciation.

Peut-on parler d’américanisation de la société française?

Bien sûr. On continue d’importer les modes américaines avec retard. Toutes ces histoires de genre, cet activisme sur les questions relatives aux minorités, tout cela vient des États-Unis. D’ailleurs, attention au retour de bâton: après les années Obama, qui à mon sens ont surtout consisté en une période de politiquement correct furieux, de communication pure et de mollesse dans l’action, de délaissement des classes défavorisées, les Américains ont élu Donald Trump, qui donne de l’urticaire à la plupart des grands prêtres du politiquement correct. Cela pourra toucher aussi la France après les années Macron.

La majorité actuelle ne semble pas passionnée par la préservation des libertés et se laisse volontiers aller à des tentations autoritaires.

Laurent Ruquier s’en est également pris à Twitter. Les réseaux sociaux sont-ils la cause ou le miroir du politiquement correct?

En tout cas ils créent ou relaient les polémiques, et contribuent probablement à hystériser le débat, avec l’aide des chaînes d’information en continu. Mais je les considère tout de même comme un bon baromètre de l’opinion, et plus généralement de l’humeur du temps. À titre personnel je fais généralement l’objet de commentaires positifs sur les réseaux sociaux et ils me font plaisir! Je crois qu’on y trouve des opinions spontanément exprimées par des citoyens qui ont autant le droit d’avoir la parole que Jean-Michel Apathie (à qui je n’ai rien de particulier à reprocher) et consorts.

Que pensez-vous de la loi Avia. La proposition de loi substitue au contrôle par le juge judiciaire, un contrôle réalisé par un opérateur privé… Est-ce au GAFA de réguler la liberté d’expression?

Je pense que c’est une tentative de museler la parole. La majorité actuelle ne semble pas passionnée par la préservation des libertés et se laisse volontiers aller à des tentations autoritaires. Je suis assez effaré par le vide dans lequel prospèrent les responsables politiques actuels: comme plus personne ne veut faire de politique, les plus nuls y creusent leur sillon! Je ne parle pas spécialement de Mme Avia que je ne connais pas, mais qui peut dire qu’on a un personnel politique de qualité dans le soi-disant «nouveau monde»? La politique actuelle n’a aucun intérêt.

 

Non à la dictature de Twitter et de Schiappa (Ruquier)

Non à la dictature de Twitter et de Schiappa (Ruquier)

 

 

Laurent Ruquier a sans doute raison de s’insurger contre la dictature bien-pensante qui interdit désormais de s’écarter du dogme de la pensée unique sur le plan sociétal. Du coup les personnalités, les journalistes et autres personnages médiatisées sont condamnées à délivrer des propos d’eau tiède pour éviter les attaques sur telle ou telle catégorie sociale. Ruquier  s’insurge contre cette police bien-pensante conception très puritaine de l’expression et de la liberté. Ceci vaut en particulier à la télévision ou au moindre dérapage un animateur est immédiatement viré. Laurent Ruquier une dans le JDD proteste contre cette  police assurée le plus souvent via Twitter et notamment la shérif Schiappa : « Il est cocasse de se faire allumer par des concurrents qui font à peu près la même audience à 19 heures, avec des parts de marché trois à quatre fois inférieures. » Il détaille la rénovation d’On n’est pas couché pour la rentrée, qui n’aura plus de chroniqueurs fixes (« J’aurai des libres penseurs qui seront choisis en fonction de l’actualité. Je composerai mes plateaux au coup par coup »).

Le départ de vos chroniqueurs Christine Angot et Charles Consigny est-il le résultat d’une erreur de casting ou de l’usure d’un d’un concept?
Pas du tout. C’est la conséquence d’une réalité : la société française n’est plus la même. Christine Angot et Charles Consigny ne sont pas responsables du fait que j’ai décidé de m’en séparer. Nous avons tout simplement changé d’époque. On l’a bien vu avec la polémique née des propos de Christine Angot sur l’esclavage. Ou chez nos confrères de RMC avec les mises à pied de Daniel Riolo et Jérôme Rothen, tous deux sanctionnés pour avoir évoqué, certes avec lourdeur, les frasques du Brésilien Neymar : on ne peut plus rien dire sur quoi que ce soit.

C’est-à-dire?
Nous vivons sous la dictature de Twitter et de Marlène Schiappa. Nous sommes en permanence la proie des lobbies, des associations, de corporatismes catégoriels, du communautarisme… Or ce qui est grave, c’est que les journalistes eux-mêmes s’y mettent! On a vu des ex-chroniqueurs d’ONPC, tels qu’Audrey Pulvar et Aymeric Caron, stigmatiser Christine Angot pour sa maladresse, quand personne ne peut pourtant la soupçonner de négationnisme ou de racisme. M’accuser des mêmes ignominies est tout aussi infâme alors que je suis l’un des rares à ne pas recevoir – hors période électorale – le Rassemblement national ou Nicolas Dupont-Aignan sur mon plateau. Que des gens de ce métier aujourd’hui sur le carreau utilisent les réseaux sociaux dans le seul but d’exister est honteux!

Diriez-vous que vous aviez plus de liberté à l’époque où les réseaux sociaux n’existaient pas?
Infiniment! Twitter a rendu folle une profession à la dérive, qui se tire une balle dans le pied. Viendra le jour où les journalistes, s’ils ne se ressaisissent pas, ne pourront plus rien dire à force de taper sur des confrères qui sortent du lot et vont à contre-courant de la bien-pensance ou de la pensée unique.

LREM : la dictature comme ciment des godillots?

LREM : la dictature comme ciment des godillots?

 Chez Macron comme à LREM, on ne tolère pas la contestation. Le parti du président est tellement ficelé qu’on a du mal à citer un nom de député ayant un peu d’originalité et de charisme. Un vrai parti de godillots avec la menace d’expulsion pour les contestataires. Cette expulsion pourrait être réalité pour un député LREM de la Vienne  qui ne veut pas voter la loi immigration. D’autres sont en désaccord mais il ses taisent. La quasi totalité des députés ne sont redevables de leur mandat qu’envers Macron qui les a recrutés par petites annonces. Et le chef des députés Richard Ferrandd (lui aussi ficelé mais en plus avec un affaire politico financière sur le dos)  obéit et confirme que l’exclusion du député sera nécessaire en cas de vote négatif de l’intéressé. Encore heureux qu’on ne fasse pas venir un bataillon de CRS pour l’expulser de l’assemblée au nom de «  L’état de droit » bien sur !  Richard Ferrand pourrait ordonner l’expulsion de Jean-Michel Clément, élu de la Vienne, qui a annoncé son intention de voter contre le projet de loi Asile et Immigration. Pour le chef du groupe LREM à l’Assemblée, Richard Ferrand, seule l’abstention est tolérée: « Si s’abstenir était un péché véniel, voter contre un texte était un péché mortel qui méritait l’exclusion », avait-il déclaré, comme le rappelle Le Parisien. « Mourir pour ses idées, il y a pire comme sanction », a rétorqué Jean-Michel Clément, assurant que la question de son exclusion « n’était pas d’actualité». Pourtant, l’élu de la Vienne devrait recevoir un courrier pour une convocation à une réunion spéciale du bureau du groupe le 9 mai. « Les règles statutaires sont claires: tout le monde peut faire valoir ses raisons mais ensuite c’est la position majoritaire du groupe qui prévaut. Sinon c’est l’anarchie », explique l’entourage de Richard Ferrand.

Chine : le capitalisme et la dictature renforcés

 

 

 

 

 

Un double défi pour Xi Jinping, le numéro un chinois,  qui  sera reconduit pour cinq ans dans un premier temps. : développer le capitalisme et renforcer encore la dictature. Xi Jinping, à la fois secrétaire général du PCC, président de la République populaire et chef des armées, pourrait en effet faire le ménage dans le parti pour lui permettre d’être prolongé jusqu’en 2027. Le numéro un chinois doit faire face à une contradiction à savoir ouvrir davantage son pays au monde via le capitalisme est en même temps réduire la corruption et les dérives de certains responsables. De ce point de vue le renouvellement de certains organes sera déterminant en particulier celui de  Commission militaire centrale (11 membres), qui contrôle l’armée, de même que la très redoutée Commission centrale d’inspection militaire, qui pilote depuis cinq ans une vaste campagne anti-corruption. Les défis économiques sont immenses il faut notamment que la Chine réussisse à rééquilibrer les deux piliers de sa croissance : la consommation intérieure dune part, les exportations d’autre part. Des exportations dont la croissance a eu tendance à se tasser compte  tenu de l’environnement international mais aussi du fait de la concurrence d’autres pays en développement. Le président chinois devra aussi s’attaquer à l’énorme endettement notamment des entreprises qui représentent environ 200 % du PIB et qui découle en particulier du soutien artificiel de nombreux d’entreprises dont l’appareil de production est surdimensionné. De ce point de vue,  les réformes risquent d’être douloureuses et le président chinois aura besoin d’un pouvoir encore renforcer. Parallèlement Xi Jinping voudra encore ouvrir son pays vers le monde notamment en développant le capitalisme mais tout en veillant à un équilibre des investissements chinois affectés en interne et ceux effectués à l’extérieur.

Macron condamne la Venezuela : dictature pour Macron, pas pour les insoumis

Macron condamne la Venezuela : dictature pour Macron, pas pour les insoumis

 

 

Le Venezuela est une  dictature pour Macron qui s’inquiète donc de la dérive totalitaire tandis  que les insoumis soutiennent implicitement le dictateur qui précisément a fait élire une assemblée constituante illégale pour balayer l’assemblée nationale qui lui était opposée. Ce que proposent d’ailleurs aussi les insoumis qui rêvent toujours de cette révolution bolivarienne. Pas étonnant la plupart des dirigeants insoumis sont des gauchistes aux références marxistes qui prônent le socialisme révolutionnaire. Malheureusement un socialisme qui s’assoit sur les libertés démocratiques qui  a fait 125 morts et conduits aussi le pays au désastre économique et social. Conséquence notamment de la dérive totalitaire,  l’économie du Venezuela, déjà mal en point, va connaître cette année une récession de 7% à 10%, a prédit mercredi le président de la Fedecamaras, la fédération des chambres de commerce du pays, dans le cadre d’un sommet Reuters sur l’investissement en Amérique latine. Carlos Larrazabal juge que la nouvelle assemblée constituante, installée par le président Nicolas Maduro malgré une violente contestation dans la rue, ne fera qu’aggraver une crise économique déjà profonde, qui se traduit par des pénuries de nourriture et de médicaments pour des millions de Vénézuéliens. « Nous ne pensons pas que l’assemblée nationale constituante va être une solution, nous pensons plutôt qu’elle va approfondir, de manière très importante, la grave situation économique que connaissent les Vénézuéliens », a-t-il dit. Pour cet homme d’affaires de 60 ans ayant fait ses études aux Etats-Unis, le Venezuela doit tourner le dos au modèle socialiste promu par Nicolas Maduro dans le sillage de son prédécesseur Hugo Chavez. « Le secteur privé fait partie de la solution et ne fait pas partie du problème », a-t-il déclaré, interrogé au siège de la Fedecamaras. Cette institution est en froid avec le gouvernement depuis que son président de l’époque, Pedro Carmona, a brièvement assumé la direction du pays lors d’un coup d’Etat finalement mis en échec contre Hugo Chavez en 2002. Malgré l’absence de statistiques officielles depuis près de deux ans, des données obtenues en début d’année par Reuters indiquent que l’économie vénézuélienne s’est contractée de 18,6% en 2016, soit sa pire récession en 13 ans. Devant les ambassadeurs de France réunis à l’Elysée, Emmanuel Macron a estimé que les Français ne comprenaient pas la “complaisance” de certains vis-à-vis du régime, visant sans le nommer le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon et des membres de son parti. “Qu’il me soit permis de dire combien est préoccupante la crise actuelle du Venezuela”, a-t-il dit. “Une dictature tente de se survivre au prix d’une détresse humanitaire sans précédent, de radicalisations idéologiques inquiétantes, alors même que les ressources de ce pays restent considérables.” “Je souhaite réfléchir avec les gouvernements d’Amérique latine et d’Europe à la manière d’éviter de nouvelles escalades, y compris régionales”, a-t-il ajouté. Jean-Luc Mélenchon, qui avait affiché son soutien au président en place, est resté silencieux sur le sujet depuis le début des affrontements. L’ex-candidat à l’élection présidentielle n’a jamais caché que l’ancien président du Venezuela, Hugo Chavez, était pour lui une source d’inspiration, notamment s’agissant du concept d’assemblée constituante et de révolution par les urnes. Après s’être montrés relativement discrets, plusieurs députés FI sont sortis de leur réserve début août, assurant que le régime de Nicolas Maduro n’était pas une “dictature”.

Venezuela : vers une dictature

 

Progressivement, on s’oriente vers un régime dictatorial avec notamment des répressions sanglantes. Il y a quelques jours c’est le chef de l’opposition qui a été arrêté. Hier c’était la procureurs générale qui a été limogée par une nouvelle assemblée constituante douteuse. L’opposition vénézuélienne dénonce « la prise en otage » des institutions, ce qui ne surprend pas Gaspard Estrada, directeur exécutif de l’Observatoire Politique de l’Amérique Latine et des Caraïbes de Sciences Po (OPALC), « lorsque la procureure Luisa Ortega a pris ses distances avec le régime, il était clair qu’il s’agissait là d’une cible pour le président Maduro », a-t-il déclaré dimanche sur franceinfo. » Avec ces annonces de l’Assemblée constituante on va vers un pas supplémentaire dans ce durcissement, dans cette dérive autoritaire » analyse Gaspard Estrada.

  • Luisa Ortega, la procureure générale, qui est une chaviste, a été limogée. Cela vous surprend-t-il ?
  • Gaspard Estrada : Non, dans le sens où très clairement depuis l’installation de cette Assemblée constituante, on voyait que le régime chaviste voulait reprendre en main les institutions du pays, en tout cas celles qui n’étaient pas contrôlées par le régime. C’était déjà l’objet de cette constituante : faire dissoudre ou disparaître et mettre de côté l’actuelle Assemblée qui elle est contrôlée par l’opposition. Très clairement, depuis le mois de mars dernier, lorsque la procureure Luisa Ortega a pris ses distances avec le régime, il s’agissait là d’une cible pour le président Maduro.
  • Le « madurisme » est-il encore compatible avec le « chavisme » ?
  • Je pense que la vraie question qui se pose aujourd’hui, c’est la question du durcissement du régime. Sous Chavez, on pouvait contester les méthodes, les outrances verbales du président Chavez, mais il y avait des élections régulières au milieu des années 2000 notamment. Depuis l’arrivée de Monsieur Maduro, qui a été élu en 2013, on voit très clairement les régressions démocratiques : lorsque le gouvernement a décidé de ne pas convoquer des élections, qui étaient pourtant prévues au niveau local tout comme au niveau régional, lorsque le président a décidé d’utiliser tous les moyens pour éviter un référendum révocatoire durant toute l’année 2016. Il a très clairement porté atteinte à la démocratie. Avec ces annonces de l’Assemblée constituante, on va vers un pas supplémentaire dans ce durcissement, dans cette dérive autoritaire. Par ailleurs, selon les sondages d’opinion qui ont été publiés, 70% des Vénézuéliens n’approuvent pas la manière de gouverner du président Maduro. Je pense que c’est ce qui explique que des élections ne soient pas organisées.  La dernière élection tenue en 2015 au Venezuela a permis d’élire au deux tiers une majorité d’opposition à l’Assemblée nationale, et depuis, le gouvernement se refuse à organiser tout nouveau scrutin. C’est un bon indicateur du niveau d’impopularité du gouvernement.
  • Combien de temps Nicolas Maduro peut-il encore tenir au pouvoir ?
  • La vraie question qui se pose, c’est la question de l’économie. Certes le gouvernement reprend en main les institutions, il les verrouille. Cependant les Vénézuéliens constatent la catastrophe économique du pays, la pénurie alimentaire, le drame de la grave sanitaire qui secoue le Venezuela. Je vois mal comment cette Assemblée constituante en soi sera capable de répondre à ces défis. C’est pourquoi je pense que ce blocage politique va perdurer et que les tensions vont perdurer dans les semaines et les mois à venir. L’opposition est assez marquée à droite, c’est vrai. C’est aussi une opposition qui a essayé de faire un coup d’État contre Monsieur Chavez en 2002. Mais aujourd’hui le mécontentement populaire va bien au-delà des étiquettes politiques. Je pense qu’il y a un vrai ras-le-bol des Vénézuéliens en ce qui concerne ces questions liées à l’inflation, à la crise économique, aux questions alimentaires, au problème sanitaire. C’est l’accumulation de ces problèmes économiques, des tensions sociales et économiques qui expliquent cette situation de crise que vit le Venezuela.

Turquie : Erdogan de plus en plus vers la dictature

Turquie : Erdogan de plus en plus vers la dictature  

 

Jean Marcou, directeur des Relations internationales de Sciences Po Grenoble et spécialiste de la Turquie estime que les purges et le renforcement du pouvoir d’Erdogan conduisent le pays vers la dictature (interview le Figaro)

 

Un an après la tentative de coup d’État, comment a évolué la Turquie sur le plan politique?

Jean MARCOU - Depuis le 15 juillet 2016, la Turquie a glissé vers une situation d’autoritarisme extrêmement sévère. Le coup d’État a servi de point de départ à de grandes purges dans pratiquement toutes les institutions, que ce soit l’armée, la police, la justice, l’éducation ou encore la presse. Des purges qui se font presque sans justification ou sous des prétextes douteux. Il y a actuellement un reformatage de l’État et de la société turque qui se combine à un phénomène de transformation politique, avec, notamment une forte centralisation du pouvoir. Tayyip Erdogan a su utiliser le coup d’État à son profit pour renforcer ses propres pouvoirs. Le putsch a désarmé l’opposition et le président turc en a profité pour accélérer certaines réformes en gestation. Il a également personnalisé un peu plus le pouvoir.

La Turquie est-elle encore un pays de droit et qu’en est-il de la liberté d’expression alors que de nombreux médias ont été contraints de fermer?

Formellement, un certain nombre de droits demeure même si certains sont très altérés. En ce qui concerne la liberté d’expression, il y a un fort phénomène d’intimidation de l’opposition. Il reste des journaux d’opposition comme le Cumhuriyet, qui est de tendance kémaliste. Mais beaucoup de journalistes ou d’intellectuels qui ont collaboré avec ce journal ont été arrêtés, placés en garde à vue et pour certains incarcérés. Toutefois cette situation est antérieure au putsch. Le rédacteur en chef Can Dündar, avait été interpellé en 2015 au moment de la révélation de l’affaire de camion du MIT, les services de renseignement turcs. C’est une pratique malheureusement courante en Turquie. La presse et les médias ne sont pas les seuls touchés par le recul des libertés. Plus de 2000 personnes ont été poursuivies pour «insultes au président». Il y a également eu, dans le cadre de l’état d’urgence, la levée des immunités parlementaires. Un droit pourtant fondamental dans un régime démocratique.

 

Quel impact le putsch a-t-il eu sur les relations de la Turquie avec les grandes puissances comme l’Europe ou les États-Unis?

Les relations entre la Turquie et l’Europe ont clairement pâti de la dérive démocratique qui a suivi la tentative de coup d’État. On se rappelle qu’en avril, au moment du référendum sur le renforcement des pouvoirs d’Erdogan, le pays a eu plusieurs conflits notamment avec l’Allemagne, les Pays-Bas ou encore l’Autriche. En effet, cela posait problème que des membres du gouvernement turcs viennent rencontrer la diaspora turque. Plus récemment, Erdogan a voulu organiser des meetings avec ses partisans en marge du G20 qui se tenait à Hambourg. Mais l’Allemagne a refusé. Avec les États-Unis c’est un peu différent. Les relations entre les deux pays étaient très dégradées sous l’administration Obama, notamment parce qu’il n’a pas voulu extrader l’opposant Fethullah Gülen, considéré par Erdogan comme un initiateur du putsch. Avec l’élection de Trump, Erdogan a eu de réels espoirs mais ils ne l’ont pas extradé non plus. Cependant, sur les questions humanitaires et de respect de droits, la nouvelle administration est beaucoup moins vigilante, ce qui arrange Tayyip Erdogan.

 

Pour le futur, peut-on imaginer la Turquie s’enfoncer dans cette situation d’autoritarisme?

Le grand rendez-vous est fixé en 2019. Ce sont les élections présidentielle et législatives qui décideront de l’avenir du pays. Si elles sont favorables à Erdogan, cela lui permettra d’appliquer les réformes prévues par le référendum d’avril dernier. En mai, il est déjà redevenu leader du Parti de la justice et du développement (AKP). Ce qui fait de lui un leader politique en plus d’être le président d’un régime parlementaire.

L’opposition pourra-t-elle faire barrage à la main mise d’Erdogan et de l’AKP? Peut-être. La «marche pour la justice» organisée le 9 juillet a rassemblé plusieurs dizaines de milliers d’opposants. Ça a surpris tout le monde alors qu’on croyait l’opposition fragilisée depuis la tentative de coup d’État. C’est un avertissement auquel vont répondre les partisans d’Erdogan. De grandes manifestations sont déjà prévues pour fêter l’échec du putsch.

 

Venezuela: les manifs font reculer la dictature

Venezuela: les manifs font reculer la dictature

 

 

Voilà où finit l’illusion de la révolution: dans la misère et la dictature. Face aux manifestations de masse, La Cour suprême vénézuélienne a cependant  renoncé samedi à s’attribuer les pouvoirs du Parlement et à conférer des prérogatives élargies au président Nicolas Maduro, qui semble avoir décidé de reculer face à des manifestations annoncées comme massives. La Cour a d’abord annoncé revenir sur sa décision du 29 mars de s’arroger les pouvoirs législatifs et de priver les députés de leur immunité. Celle-ci avait déclenché une vague de réprobation internationale et marqué une escalade dans la crise politique agitant ce pays pétrolier.  La haute juridiction a ensuite publié une décision annulant les pouvoirs élargis qu’elle avait conférées précédemment au président socialiste afin de réviser les lois sur le crime organisé, le financement du terrorisme et sur la corruption, ainsi que le code pénal et celui de la justice militaire. Au Venezuela, comme dans d’autres pays d’Amérique du Sud on est passé du bolivarisme, d’ailleurs mal compris, à une sorte de socialisme détourné pour finir comme à Cuba dans la dictature et la misère. L’espérance a tourné au cauchemar aussi bien sur le plan démocratique économique De quoi faire réfléchir les Américains du Sud mais aussi des responsables français comme Mélenchon qui avait fait de Chavez, de Maduro et des autres ses  modèles ! Inutile de tourner autour du pot le chef d’État du Venezuela vient d’imposer la dictature Les juges de la Cour suprême ont fait savoir, jeudi, qu’ils assumeraient les fonctions de l’Assemblée nationale, s’octroyant le droit d’édicter des lois. Le président du Parlement dénonce un « coup d’Etat ». Au lendemain de la levée de l’immunité parlementaire dont jouissaient les députés, les juges de la Cour suprême ont fait savoir qu’ils assumeraient les fonctions de l’Assemblée nationale « tant que durera la situation de mépris » des institutions dans laquelle elle se trouve. La Cour annulait systématiquement déjà depuis des mois toutes les décisions de l’Assemblée nationale, au motif que trois députés d’opposition accusés de fraude électorale y ont prêté serment à la fin de 2015. Le président du Parlement, Julio Borges, a accusé le président Nicolas Maduro de « coup d’Etat » à l’annonce de cette décision de la Cour suprême de s’octroyer le droit d’édicter des lois. « Nicolas Maduro ne peut pas être au-dessus de la Constitution », a lancé M. Borges lors d’une conférence de presse devant le Parlement, estimant que le président avait « retiré le pouvoir au peuple vénézuélien ». Il a appelé l’armée à sortir du « silence » face à la rupture de l’ordre constitutionnel. Le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), Luis Almagro, a lui aussi dénoncé « un coup d’Etat auto-infligé » au Venezuela. Pour l’organisation régionale établie à Washington, et qui rassemble les pays du continent américain, cette décision est l’un « des derniers coups par lesquels le régime bouleverse l’ordre constitutionnel du pays et met fin à la démocratie ». L’opposition cherche depuis des mois à obtenir la révocation du successeur de Hugo Chavez, qu’elle accuse d’incompétence et de tendances dictatoriales. Malgré ses efforts, un référendum révocatoire n’a pu être organisé l’an dernier. La décision de la Cour suprême traduit une escalade supplémentaire dans la crise politique qui agite ce pays pétrolier depuis la large victoire de l’opposition antichaviste (du nom de l’ancien président Hugo Chavez, 1999-2013) aux élections législatives à la fin de 2015, pour la première fois en dix-sept ans. Le pays, parmi les plus violents au monde, est également frappé par une pénurie qui concerne 68 % des produits de base, et l’inflation y est devenue incontrôlable (1 660 % à la fin de 2017, prédit le Fonds monétaire international).

Venezuela : du bolivarisme à la dictature

Venezuela : du bolivarisme  à la dictature

Comme dans d’autres pays d’Amérique du Sud on est passé du bolivarisme d’ailleurs mal compris à une sorte de socialisme détourné pour finir comme à Cuba dans la dictature et la misère. L’espérance a tourné au cauchemar aussi bien sur le plan démocratique économique De quoi faire réfléchir les Américains du Sud mais aussi des responsables français comme Mélenchon qui avait fait de Chavez, de Maduro et des autres ses  modèles ! Inutile de tourner autour du pot le chef d’État du Venezuela vient d’imposer la dictature Les juges de la Cour suprême ont fait savoir, jeudi, qu’ils assumeraient les fonctions de l’Assemblée nationale, s’octroyant le droit d’édicter des lois. Le président du Parlement dénonce un « coup d’Etat ». Au lendemain de la levée de l’immunité parlementaire dont jouissaient les députés, les juges de la Cour suprême ont fait savoir qu’ils assumeraient les fonctions de l’Assemblée nationale « tant que durera la situation de mépris » des institutions dans laquelle elle se trouve. La Cour annulait systématiquement déjà depuis des mois toutes les décisions de l’Assemblée nationale, au motif que trois députés d’opposition accusés de fraude électorale y ont prêté serment à la fin de 2015. Le président du Parlement, Julio Borges, a accusé le président Nicolas Maduro de « coup d’Etat » à l’annonce de cette décision de la Cour suprême de s’octroyer le droit d’édicter des lois. « Nicolas Maduro ne peut pas être au-dessus de la Constitution », a lancé M. Borges lors d’une conférence de presse devant le Parlement, estimant que le président avait « retiré le pouvoir au peuple vénézuélien ». Il a appelé l’armée à sortir du « silence » face à la rupture de l’ordre constitutionnel. Le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), Luis Almagro, a lui aussi dénoncé « un coup d’Etat auto-infligé » au Venezuela. Pour l’organisation régionale établie à Washington, et qui rassemble les pays du continent américain, cette décision est l’un « des derniers coups par lesquels le régime bouleverse l’ordre constitutionnel du pays et met fin à la démocratie ». L’opposition cherche depuis des mois à obtenir la révocation du successeur de Hugo Chavez, qu’elle accuse d’incompétence et de tendances dictatoriales. Malgré ses efforts, un référendum révocatoire n’a pu être organisé l’an dernier. La décision de la Cour suprême traduit une escalade supplémentaire dans la crise politique qui agite ce pays pétrolier depuis la large victoire de l’opposition antichaviste (du nom de l’ancien président Hugo Chavez, 1999-2013) aux élections législatives à la fin de 2015, pour la première fois en dix-sept ans. Le pays, parmi les plus violents au monde, est également frappé par une pénurie qui concerne 68 % des produits de base, et l’inflation y est devenue incontrôlable (1 660 % à la fin de 2017, prédit le Fonds monétaire international).

 

Télécoms : comment empêcher la dictature des GAFA (Arcep)

Télécoms : comment empêcher la dictature des GAFA (Arcep)

 

La question qui se pose est de savoir si la puissance mondiale des GAFA  ne va pas conduire à asservir les citoyens consommateurs et à transformer les opérateurs en simples distributeurs des services commerciaux américains. Une problématique que posait notamment Marc Dugain et Christophe Labbé dans leur ouvrage techno-critique L’homme nu, la dictature invisible du numérique, paru récemment chez Plon. Un ouvrage qui dénoncé la dictature des GAFA et qui  peut ouvrir la porte à toutes les dérives, dans tous les domaines.  Une  dictature invisible, celle du numérique. Américaine de fait. Intrusive, globale, cynique, dissimulée derrière des smileys abêtissants, des icônes infantilisantes, des prétentions louches à nous ‘simplifier la vie’. Les auteurs ne sont pas des réactionnaires ronchons et sont les premiers à reconnaître la formidable révolution qu’a été la naissance du web. Ce qui ne les empêche pas de s’interroger sur ses dérives (inscrites dès le début dans les gènes de cette invention militaire).   Actuellement, ils reprennent l’histoire du 2.0, racontent la montée irréversible des géants Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon), les nouveaux rois du monde, toujours plus gourmands de data-données (nos goûts, nos choix, nos clics, nos humeurs, nos positions physiques à tout moment). Rappellent au passage la célèbre maxime qui meut les réseaux sociaux : Un exemple parmi cent : Facebook, numéro deux mondial de la pub en ligne, Facebook et ses 1,4 milliards d’utilisateurs (20 millions en France), Facebook, ses ‘amis’, ses cœurs et ses identifications sympathiques (tout est sympa sur FB) à qui nous avons cédé l’accès à notre intimité, nos listes, nos pensées, nos photos, en signant ‘j’accepte ces conditions d’utilisation’, vient de se doter d’un outil de tracking acheté à Microsoft, encore plus efficace que les cookies mouchards. Appelé Atlas, il permet de pister chaque membre du réseau social. À la trace, la firme de Mark Zuckerberg suit donc près d’1,4 milliards d’humains n’importe où sur la toile. « Depuis 2010, l’humanité produit autant d’informations en deux jours qu’elle ne l’a fait depuis l’invention de l’écriture il y 5300 ans. 98% de ces informations sont aujourd’hui consignées sous forme numérique. Apple, Microsoft, Google ou Facebook détiennent 80% de ces informations personnelles de l’humanité. » Le secteur du data (traitement de cette masse de données intimes pour mieux cibler les consommateurs) : un véritable gisement d’une croissance de 40% l’an et dont le chiffre d’affaires atteindra 24 milliards de dollars en 2016. Car la philosophie libertarienne (chacun pour soi, abolition des états, des impôts, création d’une élite entrepreneuriale) portée par les Bill Gates, Mark Zuckerberg, le défunt Steve Jobs (qui, pas fou, conscient des dégâts sur l’attention, interdisait le numérique à ses jeunes enfants) et autres souriants grands patrons 2.0  remet en cause la souveraineté des états aimés les situations les consommateurs sous dépendance. les big data . L’objectif est de transformer les citoyens en consommateurs dociles). Comme souvent en matière de progrès technologique, ce n’est pas la technique qui est en cause mais son appropriation est sa domination par certains au service du seul intérêt commercial voire sociétal.  Dans une interview à l’Usine Digitale, l’été dernier, Sébastien Soriano, président de l’ARCEP,  s’alarmait des conséquences de leur mainmise sur Internet. « Il y a des géants qui sont de véritables gatekeepers et ont pouvoir de vie ou de mort dans cet espace », dénonçait-il. Avant d’illustrer ses propos par « les histoires de déréférencement sur Google ou dans l’appstore d’Apple [qui] sont légion ». Selon lui, cette « concentration du pouvoir entre quelques acteurs » prend « une dimension considérable ». Ainsi, « pour les acteurs économiques, les plates-formes sont un peu les nouveaux gestionnaires du domaine public qui acceptent ou refusent sa terrasse dans la rue à un commerçant. » Du coup l’ARCEPT s’interroge sur les moyens qui pourraient lui permettre de réguler les GAFA et autres géants du Net. 

Castro : une utopie qui finit en dictature

Castro : une utopie qui finit en dictature

 

Castro aura marqué l’histoire du XXe siècle mais reste à savoir ce qu’il en restera. Pour Obama : l’histoire jugera. Le père de la révolution cubaine aura mis fin à une telle dictature mais pour lui en substituer une autre avec des objectifs de démocratie et de progrès mais qui ont plongé finalement le pays dans la pauvreté et dans un régime totalitaire. Certes des aspects positifs seront à retenir en matière d’égalité, de formation, de santé, de réussite sportive aussi ;  cependant le propre frère de Fidel aura été contraint de se résoudre à des réformes caractérisées par l’ouverture au libéralisme à fin d’éviter la faillite au pays. Encore une ambition utopique, certes louable mais qui se termine de manière lamentable. Il faut reconnaître que l’embargo décidé par les États-Unis a aussi contribué à maintenir Cuba dans une situation économique désastreuse mais la responsabilité première en revient à Fidel Castro. L’un des derniers révolutionnaires de la planète qui a voulu mettre le peuple au centre de la problématique démocratique mais finalement qui s’est complètement substitué  à lui. À l’échec démocratique bien sûr tout autant qu’un échec économique. En France il n’y a guère que Mélenchon pour trouver des vertus à ce régime

La France n’est pas une dictature (Hollande)

La France n’est pas une dictature (Hollande)

La France n’est pas une dictature d’après Hollande qui réagit aux propos de Sarkozy dans le Figaro. Des propos forcément excessifs mais qui posent quand même la question fondamentale de l’indépendance de la justice et de son instrumentalisation par le pouvoir en place. Nul doute que les faits reprochés à Sarkozy sont très graves pour autant on ne peut que s’étonner de la violation permanente du secret des instructions dont la presse est informé presque chaque jour. De toute évidence le mélange sulfureux de la justice et de la politique ne renforce pas le crédit de nos institutions et de la classe politique.  François Hollande a affirmé jeudi à Bruxelles que « toute comparaison avec des dictatures (était) forcément insupportable », en réponse à la tribune de Nicolas Sarkozy comparant les écoutes le visant aux méthodes de la Stasi (la police politique de l’ex-RDA). Il ne voulait répondre à aucune « polémique ». Interrogé à Bruxelles en conférence de presse, le chef de l’Etat a tout de même jugé « insupportable » la comparaison avec la Stasi faite par son prédécesseur dans une tribune dans le Figaro publiée vendredi. « Laisser penser que notre pays, notre République puissent ne pas être fondés sur les libertés, c’est introduire un doute qui n’a pas sa place, et toute comparaison avec des dictatures est forcément insupportable », a également répliqué le chef de l’État à Nicolas Sarkozy. L’ex-président juge dans sa tribune que les principes fondamentaux de la République ont été « foulés au pied » dans les procédures judiciaires le visant. « Mon devoir comme tout président de la République, a également fait valoir François Hollande, c’est d’assurer l’indépendance de la justice, la séparation des pouvoirs, l’exercice des droits de la défense, la présomption d’innocence, le respect des décisions de la chose jugée qui s’imposent à tous ». C’est « de faire en sorte que les magistrats puissent faire leur travail dans notre pays, non pas comme ils le pensent individuellement, mais comme le droit leur fait obligation d’agir » et « c’est aussi de veiller à ce que les avocats puissent assurer la tâche qui est la leur », a-t-il poursuivi.

 




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