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Encore un comité d’experts économiques …..ou électoraux à l’Élysée

Encore un comité d’experts économiques …..ou électoraux  à l’Élysée

On se souvient que Jean Pisani-Ferry  avait été la tâte pensante de Macron pour son programme électoral. Ensuite, il a été mis sur la touche par  Macron lui-même.  Il ne manque pas en France de comités, d’institutions, de conseils chargés d’éclairer la politique socio- économique du gouvernement. Mais comme pour le Coronavirus, il semble bien que pouvoir ait  choisit le parapluie des experts pour faire avaler d’éventuelles mesures qu’il  ne veut pas assumer. Pour conférer une grande crédibilité à un nouveau comité d’économie placée auprès de l’Élysée, on a choisi deux grands économistes français, le Prix Nobel 2014 Jean Tirole, et l’ancien chef économiste du FMI Olivier Blanchard, ce cénacle va devoir se mettre rapidement au travail. Il rendra un rapport à la fin de l’année et quelques travaux intermédiaires entre-temps. Ses préconisations «alimenteront l’action publique sur ces sujets», selon l’Élysée.

 

Alors que Bruno Le Maire sollicite de son côté à Bercy un groupe d’économistes pour réfléchir aux modalités de la relance suite à l’effondrement de l’activité, l’instauration de cette commission parallèle peut surprendre. «C’est une idée du président qui remonte au G7 de Biarritz, en août dernier, précise-t-on à l’Élysée. Même si l’objectif est de réfléchir sur le long terme à ces thématiques fondamentales, les travaux prendront bien sûr en compte le contexte de crise. Ils ont vocation à éclairer la décision publique à partir de l’automne prochain

Ce cénacle rappelle ainsi la commission Stiglitz, lancée en grande pompe par Nicolas Sarkozy en 2008, mais dont les travaux n’avaient connu qu’une faible postérité.

En plus des deux rapporteurs, la commission compte 24 autres économistes académiques européens et américains. Tous ont été choisis par Jean Tirole et Olivier Blanchard, précise l’Élysée. Parmi ces experts figurent quelques stars américaines comme Lawrence Summers ou Paul Krugman, mais aussi de nombreux Français tels Christian Gollier, Stefanie Stantcheva, Philippe Aghion, Laurence Boone, Daniel Cohen, Emmanuel Farhi, Thomas Philippon ou encore Jean Pisani-Ferry. La commission sera aussi l’occasion pour l’Élysée de tenter d’inciter ceux qui enseignent à l’étranger de revenir sur le territoire. Notons que Jean Pisani ferry avait été choisi comme conseiller privilégié de Macron pour les questions économiques lors de sa campagne mais il a rapidement été mis au rancart.

 

Encore un comité d’experts à l’Élysée

Encore un comité d’experts  à l’Élysée

 

Il ne manque pas en France de comités, d’institutions, de conseils chargés d’éclairer la politique socio- économique du gouvernement. Mais comme pour le Coronavirus, il semble bien que pouvoir ait  choisit le parapluie des experts pour faire avaler d’éventuelles mesures qu’il  ne veut pas assumer. Pour conférer une grande crédibilité à un nouveau comité d’économie placée auprès de l’Élysée, on a choisi deux grands économistes français, le Prix Nobel 2014 Jean Tirole, et l’ancien chef économiste du FMI Olivier Blanchard, ce cénacle va devoir se mettre rapidement au travail. Il rendra un rapport à la fin de l’année et quelques travaux intermédiaires entre-temps. Ses préconisations «alimenteront l’action publique sur ces sujets», selon l’Élysée.

Alors que Bruno Le Maire sollicite de son côté à Bercy un groupe d’économistes pour réfléchir aux modalités de la relance suite à l’effondrement de l’activité, l’instauration de cette commission parallèle peut surprendre. «C’est une idée du président qui remonte au G7 de Biarritz, en août dernier, précise-t-on à l’Élysée. Même si l’objectif est de réfléchir sur le long terme à ces thématiques fondamentales, les travaux prendront bien sûr en compte le contexte de crise. Ils ont vocation à éclairer la décision publique à partir de l’automne prochain

Ce cénacle rappelle ainsi la commission Stiglitz, lancée en grande pompe par Nicolas Sarkozy en 2008, mais dont les travaux n’avaient connu qu’une faible postérité.

En plus des deux rapporteurs, la commission compte 24 autres économistes académiques européens et américains. Tous ont été choisis par Jean Tirole et Olivier Blanchard, précise l’Élysée. Parmi ces experts figurent quelques stars américaines comme Lawrence Summers ou Paul Krugman, mais aussi de nombreux Français tels Christian Gollier, Stefanie Stantcheva, Philippe Aghion, Laurence Boone, Daniel Cohen, Emmanuel Farhi, Thomas Philippon ou encore Jean Pisani-Ferry. La commission sera aussi l’occasion pour l’Élysée de tenter d’inciter ceux qui enseignent à l’étranger de revenir sur le territoire. Notons que Jean Pisani ferry avait été choisi comme conseiller privilégié de Macron pour les questions économiques lors de sa campagne mais il a rapidement été mis au rancart.

Coronavirus: un appel d’experts à massifier les tests

  • Coronavirus: un appel d’experts à massifier les tests

Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, trois experts appellent à massifier les tests. On sait malheureusement que le gouvernement adapte sa stratégie de lutte à la pénurie de moyens et tente de la justifier scientifiquement. Ce que dénoncent ces trois experts qui estiment par ailleurs que les autres mesures prises ne sont pas assez rigoureuses en France. L’appel de Carlos Moreno est Directeur scientifique de la Chaire ETI – IAE de Paris à l’université Panthéon Sorbonne., Le Dr Philippe Klein est Médecin chef à la Clinique Internationale de Wuhan., Le Dr Patrick Pelloux est Médecin urgentiste et Président de l’Association des Médecins Urgentistes de France.

 

  • Le coronavirus continue sa progression exponentielle en France: le 15 février, nous avions 7 cas confirmés et 1 mort ; ce week-end du 22 mars, nous avons dépassé, hélas, les 16 000 cas et les 670 morts.
  • Ce palier nous catapulte dans une situation très difficile.
  • Le parallèle avec la progression italienne, avec un écart de 11 jours, est présent dans tous les esprits. L’Île-de-France et la Région Grand Est sont les régions les plus touchées, se traduisant par cette mise en tension du système hospitalier tant redoutée, qui est maintenant sous nos yeux.
  • Néanmoins, aujourd’hui toute la France est touchée et nous sommes face à une situation de crise sans égale depuis la Seconde Guerre mondiale.
  • Le COVID-19 n’est pas qu’une crise sanitaire, il s’agit avant tout d’une crise systémique de nature urbaine. Cette violente crise qui met à l’arrêt nos vies dans la ville est générée par l’impact de la propagation du virus, qui double tous les trois jours et qui n’est pas gérable par des soins de santé classiques. La sociabilité étant au cœur de la propagation du virus, seule sa réduction drastique peut être la source d’un début de solution. L’expérience chinoise l’a montré avec la mise sous cloche de la province d’Hubei, d’une taille équivalente à la France où l’épidémie a fait son premier mort le 10 janvier. Un confinement très sévère a été décrété entre le 23 et le 27 janvier, touchant 17 villes et mettant totalement à l’arrêt les activités, pendant 15 jours. Des villes comme Xiaogan (4,9 millions d’habitants), Huanggang (6,3 millions d’habitants), Jingzhou (5,6 millions d’habitants), avec même peu de cas (respectivement 126, 125 et 49), ont été totalement confinées compte tenu de la propagation déjà intense à Wuhan, la capitale.
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  • Nous faisons face également à une certaine indiscipline sociale, qui reflète encore un manque de prise de conscience sur la gravité de la situation.
    • Le confinement en France est en vigueur depuis le mardi 17 mars à midi, mais hélas, il souffre encore de situations dérogatoires importantes, et du manque d’un réel accompagnement en profondeur, avec de surcroît l’encouragement à la continuité des activités professionnelles.Nous faisons face également à une certaine indiscipline sociale, qui reflète encore un manque de prise de conscience sur la gravité de la situation.
    • Nous voyons près de nous en Italie que l’absence de mesures fortes s’est traduite par une explosion du nombre des cas et des morts, et par la rupture du système sanitaire. Les premières mesures de confinement ont permis d’infléchir la courbe, mais pas suffisamment pour juguler cette crise à la racine. Le gouvernement italien a dû annoncer ce week-end, finalement, un «lock-down» sévère avec la mise à l’arrêt de toutes les fonctions non-productives essentielles.
    • La situation en France, doit aussi basculer dans un confinement sévère, comme en Chine ou maintenant en Italie, mettant à l’arrêt les activités non essentielles. La responsabilité et la coopération de tous est indispensable pour réussir un confinement qui permettrait d’assurer une sortie de crise. Elle a eu lieu avec succès en Chine car le confinement a été accompagné d’un dispositif intégral.
  • Porter un masque est efficace. Il ne peut y avoir ni doute ni polémique à ce sujet.
    • Le premier a été l’acte de porter un masque et cela a signifié un effort énorme de massification de sa production. Il ne peut y avoir ni doute, ni polémique sur ce sujet. Le lecteur peut consulter les pages 47 à 53 du magnifique livre du Hubei Science and Technology Press, Wuhan, China, «Découvrez les 101 conseils scientifiques qui pourraient vous sauver la vie» (disponible en téléchargement gratuit, en anglais) écrit par Wang Zhou, Médecin en chef du Centre de Wuhan pour le Contrôle et la Prévention des Maladies. Du conseil 45 «Les masques sont efficaces» jusqu’au conseil 52, avec toutes les types de masques et attitudes qui vont avec les gestes barrières.
    • Compte tenu d’une présence virale amplement diffusée, au-delà de réduire la sociabilité de chacun pour limiter la contagion, un confinement sévère a aussi comme effet de figer tous et chacun dans un lieu pour identifier, classer, trier dans l’un des trois états possibles: contaminé, en contact avec contaminé, sain ; pour en parallèle diagnostiquer et traiter.
    • En conséquence, le confinement doit être accompagné d’actions clés, en vue d’extraire pendant toute sa durée le Covid-19 de son terreau de propagation: le contact humain de proximité dans toutes ses formes. Compte tenu de l’impact individuel, psychologique, social, économique et du traumatisme généré par ces mesures radicales d’isolement, il est indispensable de tout mettre de côté pour réussir ce confinement sévère, qui a été de 15 jours dans l’Hubei.
    • Ceci implique un dispositif très complet, systématique et déployé de manière organisée pour pouvoir quadriller l’ensemble de la population pour déceler les porteurs du Covid-19. Les médecins généralistes sont un bataillon précieux dans cette guerre. Recensés et opérationnels sur des zones précises dans chaque quartier et équipés de tenues de protection NBC, ils sont le fer de lance pour être au contact des habitants dans la proximité.
  • Qui est malade ? Qui est porteur ? Qui est sain ? Voilà des questions déterminantes pour une population française de 67 millions d’habitants.
    • Cette bataille ne peut être menée avec succès, que si le diagnostic par les tests est massifié, compte tenu du degré de propagation atteint dans notre pays: Qui est malade? Qui est porteur? Qui est sain? Voilà des questions déterminantes pour une population française de 67 millions d’habitants, dont à l’heure actuelle, nous ne connaissons que les 16 000 cas confirmés.
    • En Chine, le couplage scanners pulmonaires/tests PCR (tests par réaction en chaîne par polymérase: pour en savoir plus au sujet de ces tests, la rédaction vous recommande la lecture de cet article: «Trois questions sur les tests de dépistage» , NDLR) a été massifié. Rappelons que dans le Hubei et en général dans toute la Chine, une personne n’est considérée guérie qu’après avoir passé deux tests PCR à 24 heures d’écart.
    • Impossible de faire l’impasse là-dessus aujourd’hui. Nous ne pouvons plus continuer de naviguer à l’aveugle.
    • Enfin, pour tous ceux qui sont contaminés et malades, des actions précises doivent être assurées, à chaque stade. Les traitements et les thérapies assurées en Chine se recoupent assez bien avec celles que propose le Pr Didier Raoult et qui ont encore fait l’objet de polémiques déplacées, contraires à l’intérêt général. En Chine, des hôpitaux ont été consacrés à la crise, avec un système de «jumelage» en zone peu ou non contaminée, ce qui a permis de délester des patients ou d’obtenir des ressources. Cela implique, dans notre cas, d’être en capacité d’anticiper les montées en charge et de prévoir les points possibles de rupture. C’est le numérique, l’algorithmique et la modélisation qui permettent d’effectuer cette tâche avec la granularité la plus fine possible. Cela signifie avoir une chaîne de gestion des données très précise, en vue de leur consolidation et de leur traitement. Cet aspect est particulièrement important pour la gestion des patients en réanimation.
    • La logistique de la continuité de la vie (alimentations et pharmacies) est l’autre aspect qui demande une organisation sans faille en vue de répondre à la double contrainte: assurer l’approvisionnement, tout en réduisant les contacts sociaux au strict minimum. L’expérience chinoise l’a encore montré, cette guerre éclair, impitoyable, demande des sacrifices pour la gagner, avec une prise de conscience sur l’importance d’une chaine logistique majeure, de proximité.
    • Gagner la guerre contre le coronavirus est un engagement qui doit être porté par l’ensemble de la Nation à partir d’une action clairement définie et décidée.

 

Non à la gratuité Transports ‘ (comité d’experts parisien)

 

Un groupe d’experts s’est prononcé contre la gratuité des transports en commun dans la région parisienne. On sait que certains collectifs militent pour la gratuité au motif d’une lutte contre les inégalités et de la préservation de l’environnement. Il est clair que le système de transport actuel participe largement à des rejets d’émissions polluantes qui dégradent l’environnement en général et le climat en particulier.  Dans les zones urbaines, le transfert modal de la voiture vers des transports collectifs est évidemment souhaitable quand c’est possible. Le processus est d’ailleurs largement engagé depuis une quarantaine d’années avec notamment un mode de financement spécifique qui rend possible la transformation de l’organisation des transports en milieu urbain. Du coup certains posent maintenant la question de la gratuité de ces transports. Pour cela ils fondent leur argumentation sur les éléments déjà avancés précédemment et indiquent que de toute façon la part payée par les usagers est relativement marginale (autour de 20 % des coûts). Reste à savoir si ce concept de gratuité est bien réaliste car le rapport qu’on entretient à la gratuité n’est pas le même que celui qu’on a vis-à-vis des objets ou des services qu’on rétribue ne serait-ce que d’une manière marginale. En outre même si la participation financière demeure faible elle n’est pas complètement négligeable et en cas de suppression il faudrait bien la compenser d’une manière ou d’une autre. Aucun service aucun accès un équipement n’est réellement gratuit, il a toujours un coût que quelqu’un supporte par les tarifs, les subventions ou la fiscalité. Finalement, c’est un peu le même débat que celui qui concerne l’éventuelle gratuité totale des actes médicaux.

 




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