Archive pour le Tag 'devoir'

Grande-Bretagne : Boris Johnson va devoir s’acheter un peigne

Grande Bretagne : Boris Johnson va devoir s’acheter un peigne

 

A force de jouer au mauvais garçon ; Boris est tombé dans le piège de son rôle. On sait que se cheveux ébouriffés sont une mise en scène pour montrer  combien il est hors convention. Avant chaque photo, il met un soin particulier à se décoiffer u peu plus. Cette fois il semble qu’il se soit comporté de manière un peu brutale avec sa compagne au point que la police a été contrainte d’intervenir. Au minimum une dispute très sonore, au pire une scène de ménage violente au moins verbalement.

Ce qui fait les choux gras de la presse britannique. Vendredi 21 juin, la police londonienne s’est rendue au domicile de l’ancien maire de Londres après avoir reçu un appel faisant état d’une bruyante dispute conjugale, puis est repartie, sans avoir rien observé de remarquable. Selon le Guardian, un voisin a entendu des hurlements et des claquements de porte au domicile de Boris Johnson et de sa compagne Carrie Symonds dans le sud de Londres. Cette dernière aurait été entendue hurlant: «Dégage» et «Sors de mon appartement».

Deux études réalisées pour le Mail on Sunday jeudi 20 et samedi 22 juin montrent comment le favori des sondages a perdu de sa superbe en quarante-huit heures. Boris Johnson ne serait plus considéré comme «meilleur [prochain] premier ministre» que par 29% des électeurs britanniques (contre 36% deux jours plus tôt, soit une baisse de sept points).

«Ne sois pas un lâche Boris, sois un homme», a notamment lancé ce lundi 24 juin l’actuel ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, à son prédécesseur. Manière de lui reprocher son choix de ne pas participer, ce mardi, à une émission télévisée organisée par la chaîne SkyNews et pour laquelle les deux prétendants étaient invités.

 

 

Oradour, « le devoir de conscience » contre la « barbarie »

Oradour, « le devoir de conscience » contre la « barbarie »

 

Le village martyr d’Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne),  où 642 personnes, hommes, femmes et enfants, ont été assassinés par une unité de la division SS Das Reich, le 10 juin 1944. « Oradour n’est pas seulement un drame de la guerre, une épouvantable tragédie, Oradour est un scandale, un scandale absolu », a déclaré Emmanuel Macron dans un discours. »Ici, notre conscience se fortifie parce qu’ici elle voit, elle sait, elle touche ce contre quoi elle se dresse », a poursuivi le président. « Ici, nous faisons provision d’indignation. » Le chef de l’Etat a mis en garde contre la « barbarie qui toujours couve » à travers le monde, rappelant que « le Rwanda ou la Yougoslavie hier, la Syrie aujourd’hui ne sont qu’à quelques heures d’avion. » « Nous savons que tout recommence et que tout peut recommencer et ce sera votre responsabilité à vous, jeunes gens, de toujours y veiller parce que jamais vous n’oublierez », a-t-il dit. « Le monde éprouve notre conscience, elle est notre seul recours ». « En oubliant, en décidant de ne plus nous souvenir ou de ne plus nous battre, nous prendrions ce risque immensément coupable de répéter l’Histoire », a conclu le président, au pouvoir depuis un mois. « Je n’ai pour ma part qu’une seule tâche, une seule mission : de toutes mes forces, vous aider à y parvenir, vous en rendre capable ».

Politique économique : Hollande va devoir encore pédaler dans la choucroute

Politique économique : Hollande va devoir encore pédaler dans la choucroute

Il faut s’attendre un numéro d’équilibriste de Hollande concernant une économie toujours très chancelante. Contrairement à ce qu’a affirmé le président de la république la croissance n’est pas nettement repartie et elle demeure même relativement faiblarde en France avec une perspective d’augmentation du PIB  de l’ordre  de 1 %. Il y a des facteurs explicatifs externes à ce manque de dynamisme ; d’abord la zone euro toujours engluée dans la croissance molle et qui est hésite toujours entre relance et austérité. Aussi un contexte international qui se dégrade avec en particulier le tassement de l’activité chinoise qui se répercute sur la demande mondiale ;  par ailleurs la baisse des prix des matières premières profitables à l’amélioration de la compétitivité des pays développés comme la France affecte  nombre de pays dans leur  capacité de financement,  ce qui pèse aussi sur la demande mondiale. Il y a aussi des questions plus conjoncturelles comme l’embargo à l’égard de la Russie qui influencent de manière négative la demande de produits, notamment français.  Pour tout dire les résultats ne sont pas à la hauteur et  la confiance n’est pas réellement revenue en France ni auprès des investisseurs qui doutent encore de l’efficacité de la politique économique française, ni du côté des consommateurs qui adaptent plutôt une position attentiste. Comme d’habitude Hollande va tenter de se montrer optimiste sur les perspectives économiques mais il aura du mal à convaincre. D’autant plus que sa politique est assez contradictoire puisqu’il prévoit de répartir les fruits d’une croissance qui n’existe pratiquement pas en réduisant notamment les impôts en 2016. Ce qui mécaniquement devrait empêcher la France d’atteindre les objectifs budgétaires prévus. Hollande va sans doute aussi aborder la question centrale qui découle de toutes les  autres à savoir : le problème de l’emploi. Sur ce terrain malheureusement pas d’amélioration  constatée ; seulement une petite stabilisation qui n’est dûe  qu’à une modification méthodologique de Pôle emploi pour recenser les chômeurs. Conclusion Hollande risque de se montrer beaucoup plus bavard sur les questions internationales que sur l’économie où  sa politique  peine vraiment à convaincre.

Rejet des comptes de Sarkozy : l’UMP va devoir faire la manche

Rejet des comptes de Sarkozy : l’UMP va devoir faire la manche

 

Sitôt la nouvelle publiée, le président du parti Jean-François Copé s’est rendu chez Nicolas Sarkozy, dans ses bureaux parisiens de la rue de Miromesnil. En début de soirée, il a annoncé le lancement par l’UMP d’ »une grande souscription nationale ».  M. Copé a également décidé de réunir « la semaine prochaine, le Bureau politique statutaire de l’UMP (la direction du parti) afin d’examiner toutes les conséquences » de la décision des neuf Sages.  De son côté, l’ex Premier ministre François Fillon, en déplacement au Liban, a appelé dans un communiqué sa « famille politique » à « assumer de manière solidaire les conséquences financières » du rejet des comptes de M. Sarkozy.  Depuis les élections législatives de 2012 et la perte de 125 députés par rapport à la mandature précédente, les finances de l’UMP se sont réduites comme peau de chagrin, la dotation de l’Etat, proportionnelle au nombre d’élus, étant passée d’un peu plus de 33 millions à un peu plus de 20 millions d’euros.  Le trou est conséquent si on le compare aux budgets annuels de l’UMP (54 millions d’euros en 2009, 50 millions en 2010).  La décision du Conseil « est très injuste. Nicolas Sarkozy voulait une campagne exemplaire, on a fait du sur-mesure », a affirmé à l’AFP le député Philippe Briand, qui fut le trésorier de campagne du candidat Sarkozy. « Tout était justifié, tout était impeccable, sincère ».  Il s’est demandé notamment pourquoi a été réintégrée dans les comptes de campagne la moité des sommes engagées pour le grand meeting de Villepinte, le 11 mars 2012, « alors qu’en 2007, on avait été autorisés à le faire pour celui de la Porte de Versailles », les frais engendrés par la grande réunion publique de Toulon antérieure à sa déclaration de candidature (15 février 2012) et « même 70.000 euros pour le Magazine de l’Union », qui ne s’adresse pourtant « qu’aux militants ».  Semblant désarçonné par cette décision, M. Briand se demande si « on n’est pas en train d’inventer une nouvelle jurisprudence ». « Un président ne pourrait plus s’exprimer l’année qui précède la présidentielle. Il n’est plus élu pour cinq ans mais pour quatre, ça devient compliqué! ».  Dominique Dord, ex-trésorier de l’UMP, a jugé auprès de l’AFP qu’à propos du meeting de Villepinte, « on (était) dans l’épaisseur du trait ». « Comment déterminer la part des dépenses qui revient à l’UMP, celle qui revient au candidat? ».  Il a calculé que pour « éponger » les 11 millions d’euros manquant dans les caisses de l’UMP, le parti devrait faire des efforts correspondants à 2,5 millions d’euros jusqu’à 2017, « par des réductions de dépenses ».  Au-delà de ces problèmes de trésorerie, se pose, aux yeux du député de Savoie, « un fait politique assez hallucinant ». « Le Conseil constitutionnel prend une énorme responsabilité juridique. Qu’aurait-il fait si M. Sarkozy avait gagné l’élection? »  Le problème aurait pu se poser en 1995 pour Jacques Chirac dont les comptes de campagne ont été aussi contestés. Mais Roland Dumas, à l’époque président du Conseil constitutionnel, ne l’avait révélé que bien des années après. « La France avait besoin d’un président de la République. Elle venait d’élire Jacques Chirac (…) Annuler les élections, comme cela aurait été possible », c’était « laisser la France sans capitaine », affirmait-il en 2011.  Un élu UMP ne peut s’empêcher de voir « une curieuse coïncidence » entre les bons sondages de M. Sarkozy et toutes les affaires auxquelles son nom est mêlé. « Si on voulait abattre un homme, on ne s’y prendrait pas autrement », a affirmé un autre, ajoutant: « et l’UMP n’a plus les moyens d’expression nécessaires à un parti d’opposition. Tout cela a mauvaise allure ».

 




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