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Développement : « Tout ce que nous faisons aujourd’hui est obsolète « (Sam Pitroda)

Développement : « Tout ce que nous faisons aujourd’hui est obsolète « (Sam Pitroda)

 

 

Sam Pitroda  est une star aux Etats-Unis et en Inde. Physicien de formation, entrepreneur en série, il a consacré sa vie aux télécommunications. Dans les années 1980, à la demande de Rajiv Gandhi, il a contribué à doter son pays d’un réseau digne de ce nom. L’homme aux 100 brevets a aussi inventé l’agenda électronique et le portefeuille virtuel. Depuis dix ans, il travaille auprès du Premier ministre Manmohan Singh pour faire de l’innovation le moteur de la croissance indienne. Toujours en quête de nouvelles visions, il a lancé avec Hubert Védrine un think tank d’une quinzaine de personnalités internationales, pour réfléchir aux modèles de développement futurs.

Ce monde est-il vraiment dépassé?

Tout ce que nous faisons aujourd’hui est obsolète. Prenez l’éducation. Voilà quinze ans, on a décidé qu’il fallait cinq années pour obtenir un master : cela n’a plus de sens. Il suffit de regarder les enfants d’aujourd’hui : j’ai une petite-fille de 3 ans en Californie, elle utilise Skype chaque jour, seule, pour m’appeler. Elle n’est pas spéciale, juste normale. Nous sous-estimons ces enfants : quand ils auront 6 ans et iront à l’école, à quoi servira leur professeur?   Leur cerveau n’est pas configuré comme le nôtre, car ils grandissent dans un écosystème différent. Il faut aussi sortir des catégories : je ne serai plus ingénieur toute ma vie, je pourrai être manager, politicien, artiste, inventeur! Les enfants d’aujourd’hui vivront cent quinze ans, et les générations suivantes, peut-être encore plus longtemps, du fait des avancées de la recherche en biotechnologies et nanotechnologies.   Autre exemple : pourquoi un médecin devrait-il se souvenir de chaque mot désignant la moindre partie du corps humain? Tout est disponible sur le Web! Il s’agit d’apprendre non plus à mémoriser cette masse d’informations, mais à l’utiliser au mieux. Les nouvelles technologies offrent des possibilités bien supérieures à la capacité d’adaptation des êtres humains. Nos leaders ne regardent pas le futur en face, car ils en ont peur. 

Ne sont-ils pas en train de prendre conscience de cette révolution technologique?

Je ne le crois pas. Pendant la crise financière, aux Etats-Unis, on a voulu protéger les banques plutôt que de les laisser disparaître. Mais le système bancaire actuel est condamné: demain, l’argent sera disponible sur votre smartphone, nous n’aurons plus besoin d’imprimer des billets, de les stocker et de les faire circuler physiquement. Dans l’éducation aussi, notre approche est dépassée. Finie l’époque où il suffisait de faire des études pour décrocher un emploi dans une grande entreprise, qui vous offrait protections et garanties tout au long de votre carrière. Aujourd’hui, vous devez la plupart du temps créer votre propre emploi, mais personne ne vous l’a appris ! Résultat : le chômage sévit partout. 

L’innovation technologique n’en est-elle pas parfois responsable, par exemple quand les robots remplacent les hommes?

Depuis quinze ans, la technologie nous a beaucoup apporté : elle a réduit la mortalité, accru la longévité, amélioré les communications, les transports. La qualité de vie n’a cessé de progresser. Et pourtant, ce n’est pas le cas du bien-être ressenti… Car la technologie n’est qu’un outil. En quinze ans, beaucoup de problèmes n’ont pas été résolus : la pauvreté, la faim, le terrorisme. La réponse est sans doute dans la formation des individus : comment préparer chacun à chercher en soi, et pas forcément à l’extérieur, la solution à ses problèmes.   En Inde, les gens se plaignent aujourd’hui de leur téléphone mobile, dont ils sont devenus esclaves ; voilà dix ans, ils n’avaient même pas de téléphone ! Il leur manque quelque chose, il nous manque tous quelque chose : avoir appris à travailler sur nous-mêmes. Nous nous sommes concentrés sur la fabrication de produits zéro défaut au lieu de nous concentrer sur les hommes. 

 

Comment renverser le cours des choses?

Il faut d’abord reconnaître que tout est en train de changer. Prenez les banques : nous n’avons pas besoin d’immenses sièges sociaux ; nous avons juste besoin de confiance. L’éducation : je n’ai plus besoin de professeur qui délivre du savoir, mais d’un mentor qui m’accompagne. Pour apprendre, seules trois choses sont indispensables : la motivation, le temps, les contenus. La santé : je n’ai pas besoin d’un médecin chaque fois que j’ai un rhume. La démocratisation de l’information redonne du pouvoir aux citoyens pour prendre leur destin en main. 

Elle ne garantit pas forcément la capacité d’innovation…

Il est vrai que, ces cinquante dernières années, presque toutes les technologies clefs nous sont venues des Etats-Unis. Mais rien n’empêche d’utiliser ces technologies, qui se sont largement démocratisées, pour inventer un autre monde. Le modèle américain, fondé sur un cycle de consommation très court, n’est pas tenable. Cela peut fonctionner pour 300 millions de personnes, pas pour 7 milliards. Aujourd’hui, les meilleurs cerveaux du monde travaillent à résoudre les problèmes des riches et non ceux des pauvres. Il faut changer de perspective : Bangalore est devenu le back-office des Etats-Unis, pourquoi l’Inde ne serait-elle pas plutôt le back-office de Bangalore ? 

Vous dénoncez la course au gigantisme des villes…

Pourquoi les mégalopoles sont-elles devenues l’unique modèle de développement ? Avec Internet, avons-nous vraiment besoin de concentrer les administrations gouvernementales dans une seule et même ville ? Notre modèle urbain actuel est fondé sur le système américain, où l’on prend chaque matin sa voiture pour aller travailler, avec un trajet de plus en plus long. On construit des parcs technologiques occupés de 9 à 17 heures, le reste du temps, routes, parkings, bureaux sont vides.   C’est un non-sens, à l’heure du pétrole cher! Demain, nous irons au travail à pied et non en voiture. Ce qui suppose de redessiner les villes. Les nouvelles technologies permettent d’envisager de créer des emplois localement. Cela ne veut pas dire renoncer à la globalisation. Les puces électroniques continueront probablement à parcourir des milliers de kilomètres, mais pourquoi les tomates que nous consommons le devraient-elles? 

En quoi des pays comme l’Inde peuvent-ils nous inspirer dans cette quête?

Nous réfléchissons depuis plusieurs années à un autre modèle de développement, que je qualifierais de « gandhien » – fondé sur la simplicité, l’accessibilité, la satisfaction des besoins essentiels, la confiance et la non-violence. Les technologies peuvent nous y aider. Il ne s’agit pas de faire du socialisme. Il faut arrêter de penser le monde en termes de socialisme ou de capitalisme.   Ces prismes ne sont plus valables. En Inde, compte tenu de la taille de la population et de la pauvreté, tout ce que nous développons doit être abordable, évolutif et donc durable. Nous devons apprendre à créer dans un monde aux ressources de plus en plus rares et aux inégalités de plus en plus criantes. Cela nous a conduits au concept d’innovation frugale : une innovation peu coûteuse, mais profitable au plus grand nombre.   Le Dr Devi Shetty, qui a réussi à baisser fortement les prix des opérations cardiaques dans notre pays, vient d’ouvrir dans les Caraïbes un hôpital pour la clientèle américaine : il y propose des interventions à 6000 dollars, au lieu d’un prix moyen de 75000 dollars! C’est un exemple de ce que nous pouvons décliner dans le reste du monde. 

L’innovation n’est pas seulement technologique, disiez-vous?

En effet. Un jour, je roulais en zone rurale, je suis tombé en panne, je me suis arrêté dans un village. Un jeune homme a ouvert le capot de ma voiture, il y avait une fuite dans le radiateur. Je lui ai demandé s’il avait les outils nécessaires pour le réparer, il a dit « non, mais pas de problème, je vais le faire ». Il est parti dans sa cuisine, est revenu avec du curcuma qu’il a mis dans le radiateur, et la fuite a été stoppée ! Car cette épice possède des propriétés coagulantes ! Cela n’allait pas durer longtemps, mais allait me permettre de parcourir 50 miles, jusqu’à la prochaine ville.   Voilà un exemple d’innovation locale, et frugale. Il en existe beaucoup d’autres. Il faut aider ces gens et leur redonner du pouvoir localement. La gouvernance de demain sera décentralisée et participative. Le pouvoir ne pourra plus être concentré, à cause de la démocratisation de l’information et des progrès de la connectivité. 

Quel est le secret de la créativité?

Une femme au foyer, qui règle des problèmes quotidiens, peut se révéler très innovante. Etre créatif suppose d’abord de bien se connaître, de savoir quelles sont ses compétences, ce qu’on peut apporter, et d’avoir confiance en ses capacités. Cela suppose aussi d’être capable de travailler en collaboration avec des personnes aux profils différents. Le drame des business schools, c’est qu’elles vous apprennent à extraire la valeur, pas à la créer par vous-même. 

Lu dans l’Express

Aide au développement : une loi

Aide  au développement : une loi

Une loi pour laide au développement essentiellement destinée à l’Afrique. Il serait temps car jusque là laide était saupoudrée et surtout ne parvenait que très partiellement aux populations ; En cause surtout la corruption et l’absence de critères d’évaluation. Il faudra aussi secouer sérieusement nos ambassades qui autres organismes de coopération qui confondent souvent tourisme et coopération.  Le ministre délégué chargé du Développement, Pascal Canfin, a présenté mercredi en conseil des ministres une loi sur l’aide au développement, première du genre en France, afin de mieux canaliser les trois milliards d’euros versés chaque année. Le texte prévoit notamment la création d’indicateurs de résultats et une liste de pays destinataires. La lutte contre la pauvreté et la préservation de la planète sont élevées au rang de priorité. En conseil des ministres, François Hollande a souligné « la nécessité de soutenir les pays les plus pauvres dans le monde mais aussi les pays émergents car leur croissance est également la nôtre », a rapporté la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. Avec 3,1 milliards d’euros d’aide au développement dans le projet de loi de finances pour 2013, la France est le quatrième contributeur mondial, à l’origine de 10% du montant total des aides publiques dans le monde. A partir de 2014, la France va concentrer la moitié de ses dons et les deux tiers de ceux de l’Agence française de développement (AFD) en direction de 16 pays pauvres, tous africains: Bénin, Burkina-Faso, Burundi, Centrafrique, Djibouti, Comores, Ghana, Guinée, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République démocratique du Congo, Tchad, Togo et Sénégal. En outre, 85% de l’effort financier en faveur du développement seront dirigés vers les pays de l’Afrique sub-saharienne et les pays voisins du sud et de l’est de la Méditerranée. Selon des chiffres officiels, l’aide française a permis la scolarisation de 10 millions d’enfants en primaire et trois millions au collège en 2012. Elle a facilité l’accès à l’eau à 1,79 million de personnes. Dans les trois prochaines années, la France consacrera plus d’un milliard d’euros à la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Aide au développement : recentrage sur l’Afrique

Aide au développement : recentrage  sur l’Afrique

Les  nouvelles priorités ont été définies lors d’un comité interministériel de la coopération internationale et du développement (Cicid), instance créée en 1998 par Lionel Jospin qui se réunissait pour la première fois depuis quatre ans. Elles feront l’objet d’un projet de loi d’orientation et de programmation de la politique du développement qui sera adopté par le Conseil des ministres avant la fin de l’année et examiné au Parlement début 2014. « Nous changeons d’ère », a estimé le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à l’issue de la réunion qui s’est tenue à Matignon et à laquelle ont participé une quinzaine de ministres. « Il y a désormais avec Pascal Canfin un ministre du Développement, et non plus de la Coopération qui renvoie à d’autres conceptions plus anciennes, je pense à la conception tant controversée de la France Afrique », a-t-il ajouté. « Nous sommes engagés dans une maîtrise de nos comptes publics, pour autant la France maintient son effort en matière de développement puisque nous allons consacrer en 2013 3,1 milliards d’euros d’aides directes », a-t-il poursuivi. Au total, en tenant compte de l’ensemble des actions menées (annulations de dette, secteur humanitaire, accueil des étudiants étrangers…), la France consacrera 9,3 milliards d’euros, soit 0,46 % de son revenu national brut (RNB), à l’aide publique au développement (APD). La zone de solidarité prioritaire (ZSP), qui définissait jusqu’à présent la répartition de l’aide française, a perdu de sa « cohérence et de sa pertinence » et va être supprimée au profit d’une aide différenciée qui prendra en compte les besoins et les profils des pays. À partir de l’an prochain, la moitié des subventions de l’Etat iront aux pays les plus pauvres, tous situés en Afrique, dont une nouvelle liste a été définie mercredi par le Cicid. Cette liste, qui compte 16 pays, comprend notamment le Burundi, le Ghana, la Guinée, le Mali, le Niger, le Sénégal ou encore le Tchad. Au total, 85% de l’effort financier de l’Etat sera consacré aux pays de l’Afrique subsaharienne et aux pays du sud et de l’est de la Méditerranée. L’aide sera également consacrée aux pays « en sortie de crise », comme Haïti, l’Afghanistan, le Yémen et la Palestine. Dans le reste du monde, en Asie, Amérique Latine et dans les Caraïbes, la France sera également présente, a indiqué Jean-Marc Ayrault, mais recentrera ses aides aux politiques de croissance verte et solidaire. Les grands pays émergents ne devraient plus bénéficier d’aide financière directe, et l’assistance se fera désormais via des prêts non bonifiés et non plus des dons. Pour financer cette politique, le gouvernement mise sur une hausse de la taxe sur les billets d’avion, dite « taxe Chirac » qui sera revalorisée de 12,7% l’an prochain. Des outils de contrôle et d’évaluation vont être par ailleurs mis en place afin de garantir la transparence de l’efficacité de l’aide qui a été « longtemps un sujet de controverse », selon le Premier ministre. Il a expliqué que pour l’aide à la reconstruction du Mali, par exemple, les aides seront mises en ligne sur internet avec leur objet et leurs destinataires. « Chacun pourra ainsi vérifier grâce à ces indicateurs si on a amélioré la situation au niveau scolaire, en matière agricole ou de santé », a conclu Jean-Marc Ayrault.

 

Développement : une banque créée par les BRICS

Développement : une banque créée par les BRICS

Les dirigeants des pays émergents des Brics, réunis à Durban en Afrique du Sud, se sont mis d’accord mardi pour créer une banque de développement commune destinée à financer des infrastructures, qui devrait leur permettre de se passer de la Banque mondiale.   »C’est fait », a déclaré le ministre sud-africain des Finances Pravin Gordhan, quand l’AFP lui demandait si les cinq pays –Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud– étaient parvenus à un accord sur la création de cette banque, lors des discussions ministérielles précédant leur cinquième sommet annuel.  Les détails devraient être annoncés mercredi par les chefs d’Etat et de gouvernement des cinq pays, selon M. Gordhan.  Mais il devrait ne s’agir que d’un accord de principe, le règlement des questions techniques étant remis à plus tard.   »Il y a encore beaucoup de détails à discuter (…) et il va y avoir un processus pour le reste de ces détails », a indiqué à l’AFP le ministre du Commerce et de l’Industrie sud-africain Rob Davies.  La nouvelle banque devrait, selon les conclusions de la commission de travail qui a précédé le sommet, être dotée d’un capital de départ de 50 milliards de dollars, soit 10 milliards par pays. Quand bien même elle devrait avoir du mal à réunir une telle somme qui correspond à 2,5% de son produit intérieur brut (PIB), l’Afrique du Sud en a fait une priorité. Elle espère trouver ainsi un moyen de financer son ambitieux programme d’infrastructures et aussi les projets des pays voisins.   »Je pense que les montants disponibles pour financer le développement ne sont clairement pas suffisants pour satisfaire (…) les besoins en infrastructures sur le continent africain. Ainsi, un nouvel acteur sera le bienvenu, pour ajouter sa contribution et, espérons le, secouer quelques-unes des autres institutions grâce à une saine concurrence », a relevé le ministre du Commerce et de l’Industrie sud-africain Rob Davies.  Le pays hôte a d’ailleurs donné pour thème à la rencontre de Durban « Les Brics et l’Afrique: un partenariat pour le développement, l’intégration et l’industrialisation ».  Derrière le discours politique unificateur, qui consiste à dire que les Brics doivent constituer une force économique et politique pour s’affranchir des puissances occidentales, se dissimulent cependant des appréhensions africaines.  L’implantation massive en Afrique de la Chine, le géant des Brics, pose question, certains estimant que la Chine n’est plus un pays émergent, et que ses relations économiques avec le continent s’apparentent désormais à une nouvelle forme de colonialisme.  La journée a justement démarré mardi pour le président sud-africain Jacob Zuma par la réception de son homologue chinois Xi Jinping dans le cadre d’une visite d’Etat à Pretoria.   »Nous voyons les succès de la Chine comme une source d’espoir et d’inspiration. L’émergence de la Chine porte des leçons pour nous, car nous essayons de suivre son exemple », a déclaré M. Zuma.  Et les deux pays de signer quelques contrats, notamment dans les domaines des hydrocarbures et du développement d’infrastructures de transport.  Les deux hommes se sont ensuite rendu à Durban où M. Zuma s’est entretenu en tête-à-tête avec le Russe Vladimir Poutine.  Soucieux de leur indépendance, le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, qui rassemblent 43% de la population mondiale et produisent le quart du PIB de la planète, veulent se doter d’institutions et mécanismes communs leur permettant de contourner un système mondial actuellement dominé par l’Occident, du Fonds monétaire international (FMI) à la Banque mondiale (BM) en passant par les agences de notation.  La BM a « salué » mardi le lancement de cette nouvelle banque, rejetant implicitement toute idée de compétition entre les deux insitutions.   »Nous sommes prêts à travailler étroitement avec cette nouvelle banque pour mettre un terme à la pauvreté », a précisé l’institution de Washington dans un communiqué.  Outre la création d’une banque de développement, les Brics pourraient aussi mettre en réserve une partie de leurs fabuleuses réserves de change –4.400 milliards de dollars, selon Pretoria, aux trois quarts détenus par Pékin– pour s’entraider en cas de choc conjoncturel.  Ce pot commun, qui leur permettrait d’éviter un recours au FMI, devrait être doté d’une centaine de milliards de dollars, selon le gouverneur de la banque centrale du Brésil Alexandre Tombini.  Le Brésil et la Chine ont parallèlement signé un accord d’échange de 30 milliards de dollars entre leurs banques centrales destiné à stimuler leur commerce bilatéral.  Les cinq pays ont aussi dans leurs cartons une agence de notation, un mécanisme de réassurance, un conseil d’entrepreneurs, une classification maison des universités… On évoque également un câble sous marin permettant de transmettre des données à haut débit du Brésil à la Russie via l’Afrique du Sud, l’Inde et la Chine, un projet à 1,2 milliard de dollars.

 

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