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Salaires grands patrons : Hollande recule devant le MEDEF et renonce à légiférer

Salaires grands patrons : Hollande recule devant le MEDEF et renonce à légiférer

 

François Hollande a renoncé à légiférer sur la rémunération des dirigeants de sociétés pour se rallier à un code de bonne conduite présenté par le patronat, ont déclaré les présidents du Medef et de l’Association française des entreprises privées. « Le gouvernement a compris que l’intérêt d’une loi était moindre qu’il ne l’avait pensé », explique Laurence Parisot dans une interview publiée dans l’édition de lundi des Echos. Le code présenté vendredi au chef de l’Etat par le Medef et l’Afep est une nouvelle version, plus exigeante, de celui qui existait déjà et avait été révisé en 2008 et 2010. François Hollande « nous a écouté avec bienveillance et s’est montré satisfait », explique Laurence Parisot. Le président de l’Afep, Pierre Pringuet, loue pour sa part « la qualité de dialogue et d’écoute dont ont fait preuve le ministre de l’Economie et ses services ». Ce code de bonne conduite prévoit notamment que les assemblées générales d’actionnaires des entreprises s’expriment sur la rémunération individuelle de chaque mandataire social. « Ce sera un vote consultatif », explique Pierre Pringuet. En cas de vote négatif, « le conseil d’administration se réunit et doit indiquer publiquement les conclusions qu’il en tire. » Laurence Parisot estime que cela suffira à encadrer les rémunérations des dirigeants. « Avec le ‘say on pay’ nous posons un principe très fort (…): se soumettre ou expliquer, ‘comply or explain’ », explique la présidente du Medef en fin de mandat. « Stocks options, retraites supplémentaires, indemnité de départ n’ont jamais été autant encadrées que dans ce nouveau code », renchérit Pierre Pringuet. Selon le Figaro, qui a révélé l’information, les « retraites-chapeaux » seront ainsi plafonnées à 45% du revenu de référence. Autre innovation: la création d’un haut comité de suivi de la gouvernance des entreprises, qui pourra se saisir lui-même. « Nous avions le code de la route, nous créons un gendarme », souligne Laurence Parisot. Selon Pierre Pringuet, ce comité « sans équivalent en Europe » sera composé de dirigeants et d’anciens dirigeants d’entreprise mais également de personnalités qualifiées. Ce comité, qui comptera sept membres, selon Le Figaro, surveillera l’ensemble des entreprises. Enfin, le nouveau code de conduite fixe un nombre de mandats maximum en France et à l’étranger.

 

 

« Mur des cons »: démonté mais devant le CSM

« Mur des cons »: démonté mais devant  le CSM

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), instance de nomination et de discipline des magistrats, devra apprécier s’il y a eu « manquement à la déontologie » de la part du SM, qui avait exposé dans son local syndical parisien un « mur des cons » regroupant des dizaines de photos de personnalités du monde politique, médiatique et judiciaire.  Pour la garde des Sceaux, le syndicat « a pris des risques (…), à en juger les menaces de récusation (de magistrats) » dans des procédures en cours.   »C’est un acte insupportable, stupide et malsain », a-t-elle dit en réponse au sénateur UMP Antoine Lefèvre, qui lui reprochait d’avoir minimisé l’initiative du 2e syndicat de magistrats, classé à gauche.  La ministre condamne ainsi dans des termes plus forts le trombinoscope du SM, qu’elle avait seulement qualifié la veille d’ »action malheureuse » et « inadmissible » devant l’Assemblée nationale, affirmant que les offensés étaient libres de porter plainte.   »Ce qui est important, c’est que notre magistrature retrouve sa noblesse et que nous puissions la débarrasser du soupçon qui pèse sur son impartialité », a-t-elle justifié au Sénat.  Plus tôt dans la journée, Mme Taubira exprimait dans un communiqué sa « vive émotion » et sa « consternation » au sujet de l’initiative du SM, qu’elle « condamne ». Mais restait silencieuse sur l’hypothèse d’une saisine du CSM plusieurs fois réclamée par la droite, notamment par le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, qui a écrit au président Hollande en ce sens.   »Ce mur a été fait à une ancienne époque, sous l’ère Sarkozy, où les magistrats étaient attaqués de toutes parts », avait tenté de relativiser mercredi la présidente du SM, Françoise Martres, qualifiant ce trombinoscope de « défouloir » sur un mode « potache ».  Le SM a depuis démonté son « mur ». Dès mercredi, le syndicat avait jugé que sa « private joke » étant devenue publique, elle n’avait plus lieu d’être.  Mais la classe politique de droite a condamné à l’unisson « une liste noire » et « une remise en cause de l’impartialité de la justice », selon les termes du député UMP Luc Chatel, lui-même un épinglé du mur.  Le feu des critiques était également attisé par la gauche, qui après être restée discrète a elle aussi condamné jeudi le désormais célèbre « mur des cons ».   »C’est pas supportable », a réagi dans la matinée le président de l’Assemblée Claude Bartolone (PS), tandis que la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine jugeait la démarche « inappropriée ».  Sur ce panneau aux multiples visages, on pouvait reconnaître Nadine Morano, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, le juge Philippe Courroye, Jacques Attali ou le journaliste David Pujadas, parfois affublés de légendes infamantes.




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