Archive pour le Tag 'dettes'

Perspective négative des 62 000 milliards de dettes souveraines ( Moody’s)

Perspective négative des 62 000 milliards de dettes souveraines ( Moody’s)

 

À juste titre, l’institut de notation Moody’s s’inquiète de l’évolution de la dette publique. Une dette qui représente environ 62 000 milliards de  142 pays qui passent ainsi de l’évaluation stable à négative. L’inquiétude est surtout nourrie par la faiblesse de la croissance et ses perspectives pourraient ne pas fournir les moyens de remboursement de l’endettement. Il ne s’agit toutefois que d’une partie de la dette mondiale qui, elle, atteint désormais environ 300 000 milliards de dollars (près de 300 % du PIB mondial) . Une dette globale qui s’est  envolée depuis les années 50 et surtout les années 80. Les agences de notation auraient sans doute lieu d’être encore plus inquiet la dette du privé qui gonfle avec l’extrême faiblesse des taux qui maintient à flot nombre d’entreprises qui sinon feraient t faillite. D’une certaine manière, nombre d’entreprises ( et de pays) sont sous perfusion financière et les banques centrales n’ont d’autre solution que de pratiquer la fuite en avant en fournissant toujours davantage de liquidités monétaires. Pour parler clair, on fait tourner de plus en plus vite la machine à billets. Le problème c’est qu’un jour ou l’autre il faudra bien un vaste réajustement entre la richesse réelle et leur représentation monétaire. Un réajustement qui peut produire de manière brutale lors de l’éclatement d’une bulle qui contaminerait alors l’ensemble du système financier. Par exemple la bulle obligataire, la bulle immobilière ou encore la bulle du marché des actions. Pour l’instant des inquiétudes de l’agence Moody’s se focalise sur l’endettement public sans doute pour épargner des inquiétudes supplémentaires concernant l’économie.

 

Japon : achat de dettes illimité (BoJ)

Japon : achat de dettes illimité (BoJ)

La Banque du Japon va faire le contraire de la politique de resserrement monétaire engagé aux États-Unis et prévisible en Europe ; elle souhaite ainsi peser sur le niveau des taux pour ne pas handicaper son économie. L’objectif est aussi de faire baisser la devise japonaise par rapport aux autres monnaies. Avant cette annonce, le rendement des emprunts d’Etat japonais à 10 ans avait atteint 0,105%, son plus haut niveau depuis début février, et nettement au-dessus de l’objectif de 0% fixé par la BoJ. Cette hausse s’inscrit dans la tendance observée sur les rendements des dettes américaine, allemande et d’autres pays européens depuis une semaine et demie. Elle est alimentée par les craintes des investisseurs de voir les banques centrales réduire leurs mesures de soutien à l’activité.  Dans le cadre d’une opération ponctuelle, la BoJ a proposé d’acheter un montant illimité d’obligations d’Etat (JGB) à dix ans à un rendement de 0,110%. Elle a aussi augmenté de 50 milliards de yens à 500 milliards de yens ses achats par adjudication de titres de cinq à dix ans. « La BoJ a montré sa détermination à garder le rendement à dix ans aux alentours de 0% et à ne pas le laisser dépasser 0,10% », a déclaré Koichi Sugisaki, stratégiste chez Morgan Stanley MUFG Securities. Après l’annonce de la BoJ, le rendement à dix ans est tombé à 0,085% tandis que le yen a chuté à 113,835 dollars, son plus bas niveau depuis un mois et demi.

 

 

Lancement d’obligation… et de dettes « vertes »

Lancement d’obligation… et de dettes « vertes »

 

L’ingénierie financière française pour augmenter la dette publique ou privée est sans limite. La France se félicite d’être le premier Etat au monde à se lancer sur le marché des « green bonds », ont annoncé vendredi 2 septembre le ministère de l’Environnement et Bercy, confirmant les propos tenus par François Hollande lors de la Conférence environnementale d’avril dernier. En clair on va emprunter encore davantage et mécaniquement augmenter  la. La seule différence c’est qu’on aura passé un coup de peinture verte pour donner une légitimité à ses nouveaux emprunts. Personne ne peut être opposé évidemment aux j’investis dans des styles investissements destinés à l’écologie. Pour autant il aurait sans doute été souhaitable de financer les opérations de transition écologique par redéploiement des moyens financiers existants. Pour deux raisons la première étant  que la protection de l’environnement ne nécessite pas nécessairement de moyens financiers supplémentaires, bien au contraire. Exemple dans l’agriculture. La seconde raison c’est que ces obligations vont contribuer à accroître un endettement déjà démesuré et qu’il sera très délicat d’évaluer le caractère réellement écologique de ces nouveaux emprunts. Même si certains font seront utiles aux entreprises et à la protection de l’environnement. Par ailleurs le statut de ces emprunts verts demeure encore relativement flou quand à la nature et au niveau d’insertion des collectivités et entreprises publiques dans l’opération. Les « green bonds », ces obligations destinées à financer des projets à vocation environnementale, ne seront bientôt plus seulement l’affaire des institutions publiques et des entreprises. L’an prochain, si bien sûr les conditions de marché le permettent, un premier pays s’essaiera à l’émission de « green bonds », et cet Etat n’est autre que la France. L’Hexagone « confirme son rôle moteur, dans la continuité des ambitions de l’accord de Paris sur le Climat de décembre dernier, en devenant le premier Etat au monde à émettre un emprunt vert », a souligné Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, vendredi 2 septembre, dans un communiqué publié conjointement avec Michel Sapin. « L’arrivée de l’Etat français sur le marché des obligations vertes permettra d’en accélérer le développement, pour faire de Paris l’une des places financières de référence dans le soutien à la transition énergétique », a complété le ministre de l’Economie et des Finances. Cette annonce est en réalité une confirmation : le 25 avril dernier, dans le cadre de la quatrième Conférence environnementale, le président de la République François Hollande avait indiqué que le pays s’apprêtait à entrer sur le marché des obligations vertes. Dans quelles proportions ? Si le communiqué du ministère de l’Environnement et de Bercy se borne à évoquer « une opération de plusieurs milliards d’euros », celui du WWF France est en revanche beaucoup plus précis, qui mentionne « un engagement concret portant sur 9 milliards d’euros sur trois ans », afin, notamment, de financer les investissements « verts » du troisième Programme d’investissements d’avenir. L’organisation indépendante spécialisée dans la protection de l’environnement « se félicite » par ailleurs dans un communiqué de cette prochaine incursion de l’Etat français sur le marché des « green bonds. » Cité dans le communiqué, Pascal Canfin, directeur général du WWF France, voit dans cette démarche « deux effets positifs importants. » A commencer par la sécurisation « de 9 milliards de financement public pour la transition écologique, quel que soit le résultat des futures échéances électorales. » Ensuite, la France pourrait faire des émules parmi les autres pays qui réfléchissent à investir le marché des obligations vertes, à l’image de la Chine et du Royaume-Uni. Pour mémoire, le jeune marché des « green bonds » s’est développé à partir de 2007, avec des émissions lancées par des institutions publiques telles que la Banque européenne d’investissement et la Banque mondiale, pour financer des projets ayant trait aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, entre autres. Plus récemment, des entreprises comme EDF, Air Liquide, Engie et Schneider Electric se sont à leur tour lancées sur ce marché, afin, bien sûr, de financer des projets contribuant à la transition écologique, mais également dans le but de diversifier leur base d’investisseurs. Les collectivités territoriales sont elles aussi entrées dans la danse, avec, par exemple, les obligations vertes émises en 2012 par les régions Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais et Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour financer des projets de transports en commun ou de rénovation énergétique de bâtiments. Le marché mondial des obligations vertes, qui ne s’élevait encore qu’à 13 milliards de dollars en 2013, a ainsi bondi à 48 milliards de dollars en 2015, et devrait atteindre les 100 milliards cette année, d’après les chiffres de Bercy et du ministère de l’Environnement. Un développement spectaculaire, qui ne doit pas faire oublier que le marché des obligations vertes pèche encore par son manque de transparence sur la qualification « verte » des projets qu’il doit servir à financer.

(Avec AFP et RTL)

L’Europe de Macron : transfert de pouvoirs contre une socialisation des dettes

L’Europe de  Macron : transfert de pouvoirs contre une socialisation des dettes

Une fois fait le constat des limites actuelles de la construction européenne et de l’absolue nécessité d’aller vers davantage d’intégration, les orientations diffèrent nettement entre les Etats en particulier en ce qui entre la France et l’Allemagne. Schématiquement la France propose des transferts de souveraineté nationale vers l’Europe en échange d’une solidarité financière c’est-à-dire d’une notamment d’une socialisation des dettes. Ce que refuse Merkel et en particulier le ministre des Schauble.  L’Allemagne craint plus que tout que cela n’entraîne un laxisme encore beaucoup plus important dans le domaine de la gestion budgétaire des états. La France elle ne serait pas mécontente d’accepter des transferts de souveraineté qui permettrait à l’Europe d’imposer des réformes de structures à la France que les gouvernements successifs ont été incapables de mettre en œuvre. Une sorte de défaussement de responsabilité. Tout le monde est donc d’accord sur l’idée d’une plus grande intégration européenne. Mais dès lors que l’on entre dans le détail, l’unanimité prend fin. Cette nouvelle phase d’intégration pose, en effet, deux questions centrales : de quelle intégration parle-t-on ? Et comment y parvenir ? Et sur ce point, les divergences sont notables. La France plaide pour une intégration profonde, incluant des transferts financiers importants et un gouvernement économique de la zone euro. Emmanuel Macron, profitant de sa bonne image outre-Rhin, a tenté de convaincre les Allemands de cette réforme dans les colonnes de la Süddeutsche Zeitung. « Si les Etats membres ne sont pas prêts comme jusqu’à aujourd’hui à toute forme de transferts financiers au sein de l’union monétaire, on peut oublier l’euro et la zone euro », a-t-il martelé, non sans raison, avant d’ajouter : « une union monétaire sans péréquation, ça n’existe pas. » Le commissaire à la zone euro que propose Paris sera donc amené à « déclencher des investissements. ».  La position du gouvernement français est assez logique, car, effectivement, les maux principaux de la zone euro sont liés à cette absence de péréquation et de solidarité. L’idée centrale de Paris, c’est de « vendre » cette solidarité à Berlin en échange de « réformes. » La France et l’Italie devraient donc améliorer leur compétitivité et l’Allemagne, voyant les déséquilibres se réduire, accepterait l’idée d’une union de transferts.

Europe : restructurations de dettes à prévoir ( Piketty)

Europe : restructurations de dettes à prévoir (  Piketty)

Interrogé  sur BFM  Piketty stigmatise l’immobilisme et l’inadaptation des institutions européennes. Il prévoit aussi des restructurations de dettes et pas seulement pour la Grèce.  Thomas Piketty reste sceptique, et c’est un euphémisme. Invité de l’émission 500 millions d’Européens de BFM Business ce samedi 6 juin, l’économiste français auteur du best-seller Le Capital au XXIe siècle, a été invité à réagir aux propositions des ministres de l’Economie allemand et français Sigmar Gabriel et Emmanuel Macron.  Ces derniers proposent, dans une tribune publiée dans plusieurs journaux, une plus grande harmonisation de la zone euro, notamment au niveau budgétaire.  Rien de bien neuf sous le soleil pour Thomas Piketty. Ce dernier a ainsi rappelé qu’ « il y a eu déjà en 2012 un traité entre les pays de la zone euro pour faire du fédéralisme budgétaire ». « Sauf que cela a été fait sans démocratie avec des critères automatiques sur le choix du niveau du déficit et une règle de l’unanimité sur la question fiscale qui fait que cela ne marche pas », développe-t-il. Et en ce sens, il assure ne pas « avoir vu de proposition qui change cela ».  Reste que Thomas Piketty considère lui-même qu’il y a une nécessité de revoir en profondeur les institutions européennes.   »Je crois profondément en l’Europe, c’est le modèle social le plus achevé au monde mais nous sommes en train de le gâcher de façon terrible par des institutions complètement inadaptées et une monnaie unique avec 18 dettes publiques différentes, 18 taux d’intérêt sur lesquels les marchés peuvent spéculer et 18 impôts sur les sociétés sur lesquels chaque pays pique la base de son voisin ».   »C’est un système qui ne marche pas et ne marchera jamais. Et je ne vois pas de propositions du gouvernement français pour changer cela à brève échéance », a-t-il insisté.  Une réforme que propose Thomas Piketty est de créer « une chambre parlementaire de la zone euro ». Cette chambre serait composée « d’une délégation des députés des parlements nationaux de façon à ce que toutes les sensibilités politiques soient représentées », explique-t-il.  De cette manière il serait possible de changer le système de représentation actuel des Etats nations. « Quand vous représentez un pays de 60 ou 80 millions d’habitants par une personne, cela devient une machine à fabriquer de l’inertie et des conflits d’intérêt nationaux car vous ne pouvez pas revenir à la maison pour dire ‘ah pas de chance j’étais dans la minorité sur ce coup, mais le suivant je serai dans la majorité »", considère Thomas Piketty.  D’où cette idée d’une chambre parlementaire de la zone euro qui pourrait traiter de plusieurs sujets, notamment d’une politique fiscale commune, avec un impôt sur les sociétés commun pour les grands groupes.  Est-ce que les Français sont toutefois prêts à voir de nouveaux impôts décrétés par une instance européenne? « Sur certains impôts les citoyens français et allemands ont compris que la souveraineté nationale était devenue une illusion », répond Thomas Piketty.  Interrogé ensuite sur le dossier grec, l’économiste a jugé que ce que l’Europe demande aux Grecs « est une aberration historique » et que les Européens faisaient preuve « d’amnésie historique ». « A un moment cette idée que la Grèce va repayer 4% du PIB en excédent primaire pendant 20 ou 30 ans ça ne se fera pas car ce serait une énorme bêtise ».    Et Thomas Piketty d’affirmer qu’ »il y aura des restructurations de dettes et non seulement pour la Grèce mais aussi pour les autres pays européens car c’est la seule façon que ce soit acceptable pour les autres ». Il rappelle au passage « que cela s’est toujours fait dans l’histoire, l’Allemagne au premier chef après la seconde guerre mondiale ».

 

 

BCE : l’Allemagne contre le rachat de dettes souveraines

BCE : l’Allemagne contre le rachat de dettes souveraines

 

Drahi et le BCE risquent  encore d’être paralysés par l’ opposition allemande au rachat de dettes souveraines. Du coup, il ne faut pas s’attendre à de décisions de la BCE dans ce domaine avant au moins  la mi-2015. L’Allemagne ne consentira sans doute à changer de position lorsque sa propre croissance sera affectée par l’atonie de l’activité  générale en Europe ; Du coup pour justifier son veto à la BCE le président de la Bundesbank voit la reprise en Europe en 2015 alors qu’en fait le PIB même en Allemagne pourrait pas ne dépasser 1% (sans parler des risques de déflation).  La croissance de l’économie allemande pourrait être plus forte que prévu l’année prochaine et la situation en Europe n’est pas aussi mauvaise que beaucoup le pensent, estime le président de la Bundesbank, dans un entretien paru dans l’édition dominicale du Frankfurter Allgemeine Zeitung. Optimiste pour l’avenir, Jens Weidmann, qui siège au conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), se montre en revanche très hostile au projet de rachat de dette souveraine de l’institution. La BCE observe attentivement les conséquences de la baisse du cours du pétrole sur l’inflation de la zone euro et se tient prête à faire davantage pour écarter le spectre de la déflation. « Au point où en sont les choses pour le moment et si les prix du pétrole restent bas, l’inflation sera moins importante que prévu, mais la croissance sera meilleure« , estime Jens Weidmann. Début décembre, la Bundesbank a réduit de moitié sa perspective de croissance pour l’Allemagne en 2015, désormais de 1%. Elle a également revu à la baisse ses prévisions pour 2014, qui sont passées de 1,9 en juin à 1,4%. « La situation en Europe n’est pas aussi mauvaise que le pensent certains« , poursuit le président de la Buba. Malgré les réserves de la Bundesbank et l’opposition de Berlin, Mario Draghi, président de la BCE, prépare le terrain à un large programme de rachats d’actifs début 2015 pour éloigner définitivement le spectre de la déflation. « Un programme de relance de l’économie nous est offert (avec la baisse du prix du pétrole). Pourquoi devrions-nous y ajouter une politique monétaire ?« , s’interroge Jens Weidmann, ajoutant que la BCE ne doit pas céder aux pressions des marchés financiers.

 

BCE : toujours l’ attente du feu vert de l’Allemagne pour le rachat de dettes souveraines

BCE : toujours l’ attente du feu vert de l’Allemagne pour le rachat de dettes souveraines

 

Il ya déjà des mois que la BCE a annoncé l’éventualité d’un rachat de dettes souveraines  afin d’une part d’alléger le poids de la dette et de relancer la croissance. Mais jusque là l’Allemagne n’a pas donné son feu vert. D’où les tergiversations du président de la BCE, Draghi qui prévoit ce rachat en 2015, peut-être !. Berlin ne veut pas de cette forme de mutualisation de la dette qui contraindrait l’Allemagne d’une manière ou d’une autre à l’amortir. Il y a la crainte d’une baisse de l’euro, aussi celle de la remontée de taux d’intérêt enfin que les Etats en tirent argument pour ne plus tenir leurs équilibres budgétaires. Autant de justifications qui peuvent être entendus. Se pose cependant la viabilité de l’austérité budgétaire à marche forcée vis-à-vis de la croissance. Car dans le même temps Merkel ne veut ni d’un vrai plan de relance allemand, ni d’un autre plan à l’échelle de l’Europe. A cet égard le plan de 400 milliards de Juncker est une illusion puisqu’il repose essentiellement sur les investissements privés. (350 à 400 milliards de fonds privés pour à peine 20 milliards de fonds publics européens dont certains déjà prévus). Il ne faut pas espérer que ce feu  vert de l’Allemagne vienne rapidement. L’Allemagne a coutume de penser européen en fonction de ses intérêts propres et il faudra un tassement significatif de sa croissance pour que sa position évolue. En attendant les dangers déflationnistes menacent de plus en plus l’Europe. Les derniers chiffres concernant la croissance sont particulièrement inquiétants (+0.1% seulement pour la production industrielle en novembre). 2015 dévait être l’année de la reprise, elle risque d’être l’année de la stagnation.

Sarkozy paye ses dettes à l’UMP

 

Sarkozy paye ses dettes à l’UMP

 

Près de 400 000 euros c’est ce que devait Sarkozy à l’UMP. Un peu radin, Sarkozy a attendu d’être élu avant de payer. Paradoxe sinon il aurait eu à défendre l’UMP contre Sarkozy puisque c’est l’UMP qui est  l’origine de la mise en place d’une information judicaire à l’encontre de Sarkozy. C’est une belle somme mais ce n’est pas grand chose pour Sarkozy qui fait payer ses conférence 100 000 euros.  Nicolas Sarkozy a donc  réglé à l’UMP les pénalités qui lui avaient été infligées pour sa campagne présidentielle en 2012 et que le parti avait dû payer, a indiqué mercredi 3 décembre l’entourage de l’ancien président, confirmant une information d’Europe 1. Avec ce chèque de 363.615 euros, Nicolas Sarkozy entend « mettre la formation politique qu’(il) préside à l’abri de toutes contestations », écrit-il dans une lettre adressée à Jacques Laisne, le trésorier du parti. « Les Français en souscrivant largement à ce qu’il est convenu d’appeler le ‘sarkothon‘, ont donné à l’UMP les moyens de faire face aux conséquences de la décision du Conseil constitutionnel du 4 juillet 2013″, affirme le nouveau président de l’UMP. Un règlement qui recouvrait à l’époque toutes les pénalités, et validée par le ministère de Finances, comme l’affirme Nicolas Sarkozy, ce dernier a tout de même tenu à régler ses comptes ainsi qu’il l’explique :  »Néanmoins, une polémique ayant été entretenue sur la validité de ce règlement et quelle qu’en soit la réalité, je ne puis la laisser prospérer, au moment où j’aspire à redonner à notre pays l’espoir qui l’a fui en rénovant l’opposition. » Les comptes de campagne de l’ancien président avaient été rejetés par le Conseil Constitutionnel pour dépassement du plafond autorisé. En cause, un meeting à Toulon en décembre 2011 réintégré au compte. Le parti s’est vu priver du remboursement de plus de dix millions d’euros. L’UMP avait donc lancé avec succès une vaste collecte auprès de ses militants, le « Sarkothon ». Mais conformément au code électoral, Nicolas Sarkozy s’était vu aussi infliger, à titre personnel, en tant que candidat, plus de 400.000 euros de pénalités. Une somme dont s’est acquitté finalement à sa place l’UMP, en novembre 2013, avec l’aval de Bercy pour l’encaissement du chèque. Au printemps, les commissaires aux comptes de l’UMP se sont interrogés sur le dispositif et ont saisi le parquet qui a ouvert une enquête préliminaire. Le triumvirat à la tête de l’UMP à partir de juin, composé de François Fillon, Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé, avait alors mandaté pour une analyse juridique un avocat qui a contesté la légalité du dispositif. A l’issue de l’enquête préliminaire, le 6 octobre, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire.

 

Mutualisation des dettes souveraines (Draghi)

Mutualisation des dettes souveraines (Draghi)

 

En évoquant des risques graves de divergences économiques, voir d’éclatement de la zone euro,  Draghi tente une nouvelle fois de persuader les Etats membres de renforcer leur solidarité y compris en matière budgétaire. Il évoque à nouveau l’idée d garantie des dettes souveraines autrement dit d’une mutualisation ; Un rappel destiné sans doute surtout à ‘Allemagne qui n’en veut surtout pas.  Les situations économiques des pays de la zone euro pourraient diverger de façon permanente s’ils négligent d’entreprendre des réformes structurelles, menaçant ainsi la cohésion de cette union monétaire, a déclaré jeudi le président de la Banque centrale européenne (BCE). Dans un discours inhabituellement direct prononcé à l’université d’Helsinki, Mario Draghi a pressé les 18 pays partageant la monnaie unique d’étudier d’autres moyens de soutenir les membres en difficulté, soulignant l’accroissement des craintes de voir ces pays abandonner l’euro. « L’absence de réformes structurelles soulève la menace d’une divergence économique permanente entre les pays membres », a-t-il dit. « Dans la mesure où cela menace la cohésion de l’Union dans son essence, cela a des conséquences potentiellement destructrices pour l’ensemble des membres de l’union économique et monétaire (UEM) », a-t-il ajouté. Les remarques de Mario Draghi ne se limitent pas seulement aux réformes économiques dans les différents pays. Il se prononce également pour une refonte plus large de certains des principes de base qui régissent l’Union, tels que les mécanismes permettant aux pays de s’entraider. « Les pays de l’UEM doivent investir davantage dans d’autres mécanismes pour partager le coût des chocs. Une certaine forme de partage du risque transfrontalière s’impose pour permettre de réduire les coûts d’ajustement de ces pays et empêcher que les récessions ne laissent des cicatrices profondes et permanentes ». A l’inverse des Etats-Unis, la zone euro ne dispose pas d’un système de « péréquation budgétaire », un mécanisme de redistribution qui permet à un pays riche tel que l’Allemagne de voler au secours d’un autre plus pauvre comme la Grèce. Une forme de garantie commune des dettes souveraines pour l’émission de nouvelle dette pourrait s’avérer utile, a ajouté Mario Draghi. Le message du président de la BCE intervient moins d’une semaine après qu’il a ouvert la voie à des initiatives de politique monétaire

 

BCE : rachat de dettes d Etat ?

BCE : rachat de dettes d Etat ?

 

 

 

Progressivement la BCE mesure les limites de ses orientations en particulier sa dernière offre de liquidités aux banques qui ne rencontre pas plus de succès que le a précédente. Du coup, Draghi teste le terrain en évoquant à nouveau la possibilité de rachat de dettes d’Etat.  Reste à savoir comment va régir l’Allemagne car il s’agit en fait d’une mutualisation de la dette. Les mesures non conventionnelles que la Banque centrale européenne (BCE) se tient prête à mettre en œuvre si nécessaire pourraient inclure le rachat d’obligations d’Etat, a déclaré lundi son président. Mario Draghi, qui s’exprimait devant le Parlement européen à Bruxelles, a aussi évoqué encore une fois une possible modification de la taille et de la composition du bilan de l’Eurosystème parmi les nouvelles mesures que pourrait prendre l’institut d’émission afin de garantir la stabilité des prix en zone euro à moyen terme. L’évocation par le président de la BCE de possibles rachats de dette souveraine, autrement dit d’un programme d’assouplissement quantitatif, a fait monter l’indice européen Eurofirst 300 de 0,4% et entraîné les rendements des obligations souveraines en zone euro à leurs plus bas du jour. Le rendement de l’obligation à 10 ans italienne a perdu quatre points de base à 2,31%. Les rendements des autres obligations des Etats dits de la périphérie de la zone euro ont perdu un à deux points de base.  Mario Draghi a également déclaré que la BCE continuerait à faire « tout ce qu’il faudrait » dans le cadre de son mandat pour sauver l’euro et a réaffirmé que la monnaie unique était irréversible. Les risques pour les perspectives économiques de la zone euro restent orientés à la baisse et la BCE surveille de près les risques

BCE : des rachats de dettes publiques, si nécessaire ! (Noyer, BdF)

BCE : des rachats de dettes publiques, si nécessaire ! (Noyer, BdF)

 

 

Dans une intreview au Figaro, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France)  toujours aussi technocratique et confus fait le grand écart entre la position de la BCE et celle de la France. Pour lui la BCE a déjà assoupli largement sa politique monétaire notamment avec la série de nouveaux prêts aux banques. Des banques qui pourtant ont dédaigné la dernière offre de la BCE. Du coup se pose la question centrale du rachat de dettes d Etats  par la BCE (donc une forme de mutualisation que refuse l’Allemagne). Là, Noyer n’écarte pas l’hypothèse s’il  se démontre que la politique actuelle est insuffisante à relancer la croissance et l’inflation.  Bref la BCE attend et la croissance aussi!  

 

 À quelles conditions la BCE pourrait-elle acheter de la dette publique ?

Noyer : « Si nous constations que notre politique actuelle n’a plus d’effet. Je ne verrais aucun problème à ce que la BCE achète d’autres actifs et si nécessaire des emprunts d’Etat si par exemple les taux remontaient dans la zone euro à cause d’un resserrement de la politique monétaire aux Etats-Unis en 2015. Ou si l’économie de la zone subissait un nouveau choc défavorable, différant l’atteinte de notre objectif de prix. La BCE doit être en mesurer de parer à des développements adverses. Il faut cependant veiller à bien calibrer la réaction, à préserver la confiance et à ne pas heurter l’opinion publique, y compris en Allemagne ».

Pour la première fois, la BCE a fait référence à l’augmentation de la taille de son bilan dans le communiqué mensuel. Pourtant celui-ci a tendance à diminuer…

Noyer : » Nous pensons que le deuxième grand prêt que nous allons proposer aux banques en décembre aura plus de succès que celui de septembre. Cela viendra gonfler le bilan, de même que les opérations d’achats de titres.  S’il faut aller plus loin et que les conditions n’exigent pas d’acheter de la dette publique, on peut imaginer d’intervenir sur les obligations d’entreprises. On aurait déjà pu les inclure dans notre programme mais les taux d’emprunt sur ce marché sont en fait déjà très bas. Quant aux dettes bancaires, c’est un peu compliqué d’intervenir sur ce marché au-delà de ce que nous faisons sur les obligations sécurisées en raison des multiples interactions entre l’eurosystème et les banques. Il faudrait mesurer tous les effets induits par ces rachats. »

En augmentant le bilan de la BCE, votre objectif est-il d’affaiblir l’euro ?

Noyer : »Certains pensent qu’il y a un lien direct entre la taille du bilan et le taux de change. C’est notamment l’argument des investisseurs qui parient sur le lancement prochain d’un programme d’achat de dette publique et prennent des positions en conséquence sur les marchés pour gagner de l’argent. Il faut être prudent. La transmission vient surtout du fait que les achats d’actifs font pression sur les taux de toute la courbe de maturités, et c’est ce phénomène qui affaiblit la devise. Comme je l’ai dit, dans la zone euro, nous sommes déjà dans cette situation.  L’évolution du taux de change contre toute devise, et pas seulement contre le dollar, est l’une des courroies de transmission de notre politique monétaire. C’est certain. La baisse de l’euro est l’un des facteurs qui peut alimenter l’inflation. Mais ce n’est qu’un élément parmi d’autres ».

UNEDIC : 25 milliards de dettes en 2015

UNEDIC : 25 milliards de dettes en 2015

 

Avec environ 100 000 chômeurs en plus en 2015, la dette cumulée de l’Unedic atteindra de l’ordre de 25 milliards en 2015. Un déficit qui s’ajoute à celui de la sécu et du budget de l‘Etat (sans parler d’autres déficits comme celui d’EDF ou de la SNCF). En matière de rétablissement des équilibres financiers Hollande aura tout raté. Tous les efforts demandés n’auront donc servi à rien sinonqu’à affaiblir la croissance. L’Unedic, organisme de gestion de l’assurance chômage, maintient donc à peu près ses prévisions de déficit, à 3,8 milliards d’euros pour 2014 et environ 3,5 milliards pour 2015, malgré une dégradation des prévisions de croissance économique française. « Le déficit de 2014 s’élèverait à 3,8 milliards d’euros, portant la dette cumulée à 21,4 milliards d’euros en fin d’année », lit-on dans ses prévisions financières publiées lundi. Dans ses prévisions de mai dernier, l’Unedic prévoyait un déficit de 3,75 milliards pour 2014, contre 3,8 en 2013, et une dette cumulée de 21,335 milliards. Pour 2015, l’Unedic prévoit une stabilisation du déficit de l’assurance chômage à 3,5 milliards d’euros, ce qui porterait la dette cumulée à 24,9 milliards en fin d’année. Dans ses prévisions de mai, elle anticipait un déficit de 3,6 milliards d’euros pour l’année prochaine. Les effets des mesures prises dans le cadre de la nouvelle convention d’assurance chômage conclue par les partenaires sociaux au premier semestre de cette année paraissent limités, au regard de l’ampleur des déficits. L’Unedic estime que sans la convention de mai 2014, le déficit de l’assurance chômage serait supérieur de 300 millions d’euros cette année et de 830 millions l’an prochain, par rapport à ses nouvelles prévisions.

A cause de dettes, Tapie vend son yacht et son jet : vite un « Tapie-thon » !

A cause de dettes, Tapie vend son yacht et son jet : vite un « Tapie-thon » !

 

Tapie a des dettes, il a été contraint de vendre son yacht et son jet. Bref la misère ou presque. On se demande bien où est passé la fameuse indemnisation de 400 millions d’Adidas généreusement attribuée par Sarkozy et Lagarde ( en partie à l’étranger !). A moins que ce ne soit pour jouer au pauvre ! Et il joue tellement bien, façon théâtre de boulevard des années 50. Si c’est la vérité alors il vite organiser un Tapie-thon car le personnage est indispensable dans la comédie médiatique  de la France. On a besoin de Tapie, de Sarkozy, de Hollande ,  des comédiens qui ne croient pas un seul mot de ce qu’ils disent mais qui le disent avec tellement de talent théâtral. Dramatique,  l’homme d’affaires aurait cédé son yacht « Reborn » début juin pour rembourser ses dettes liées à « La Provence » indique Libération dans son édition de vendredi.  Le luxueux navire de 76 mètres de long permettra-t-il au patron de presse de « renaître » comme son nom l’indique? Selon Libération daté du vendredi 26 septembre, la vente a été conclue en juin dernier pour 44 millions d’euros, une somme qui devrait servir notamment  à combler les 31 millions d’euros déboursés pour racheter 80% du quotidien La Provence. Bernard Tapie aurait également mis en vente son jet privé Bombardier Global Express, acheté 16 millions d’euros. Ces deux opérations pourraient, en plus d’éponger une partie de ses dettes, permettre à l’homme d’affaires d’entrer dans le capital d’un autre quotidien régional à hauteur de 35% : Nice-Matin.  Le journal La Provence devrait également bénéficier de ces deux ventes, comme l’avait promis Bernard Tapie. Dans une lettre du 2 juin adressée au juge Tournaire, l’un de ses avocats assure que les bénéfices issus de la cession du yacht et de celle du jet privé seront « versés directement sur le compte de La Provence », rappelle Libération. Le quotidien devrait ainsi percevoir 15 à 18 millions d’euros d’ici 2015, et pouvoir effectuer les « investissements nécessaires pour faire de La Provence un groupe multimédia ». Mais ce que révèle aussi le quotidien national, c’est que tout le processus de vente a bien failli capoter. L’argent de Tapie étant gelé par les juges Tournaire, Daïeff et Thépaut au moment du rachat de La Provence, Bernard Tapie a signé avec la banque suisse UBS un mandat de vente de son yacht. La prospection d’un acheteur a été confiée à un courtier spécialisé qui a finalement trouvé un acquéreur… accusé de corruption. Selon un rapport du Sénat américain, Gabriele Volpi aurait aidé l’une des épouses d’un haut dignitaire nigérian à blanchir 17 millions de dollars (soit 13,3 millions d’euros). Malgré cette réputation, la vente est finalement autorisée par UBS, après l’aval de Siccfin, la cellule anti-blanchiment du ministère monégasque des Finances. Selon ses déclarations au journal Libération, Bernard Tapie n’aurait jamais eu connaissance de l’identité de l’acheteur. Le luxueux navire de 76 mètres de long permettra-t-il au patron de presse de « renaître » comme son nom l’indique? Selon Libération daté du vendredi 26 septembre, la vente a été conclue en juin dernier pour 44 millions d’euros, une somme qui devrait servir notamment  à combler les 31 millions d’euros déboursés pour racheter 80% du quotidien La Provence. Bernard Tapie aurait également mis en vente son jet privé Bombardier Global Express, acheté 16 millions d’euros. Ces deux opérations pourraient, en plus d’éponger une partie de ses dettes, permettre à l’homme d’affaires d’entrer dans le capital d’un autre quotidien régional à hauteur de 35% : Nice-Matin. Le journal La Provence devrait également bénéficier de ces deux ventes, comme l’avait promis Bernard Tapie. Dans une lettre du 2 juin adressée au juge Tournaire, l’un de ses avocats assure que les bénéfices issus de la cession du yacht et de celle du jet privé seront « versés directement sur le compte de La Provence », rappelle Libération. Le quotidien devrait ainsi percevoir 15 à 18 millions d’euros d’ici 2015, et pouvoir effectuer les « investissements nécessaires pour faire de La Provence un groupe multimédia ». Mais ce que révèle aussi le quotidien national, c’est que tout le processus de vente a bien failli capoter. L’argent de Tapie étant gelé par les juges Tournaire, Daïeff et Thépaut au moment du rachat de La Provence, Bernard Tapie a signé avec la banque suisse UBS un mandat de vente de son yacht. La prospection d’un acheteur a été confiée à un courtier spécialisé qui a finalement trouvé un acquéreur… accusé de corruption. Selon un rapport du Sénat américain, Gabriele Volpi aurait aidé l’une des épouses d’un haut dignitaire nigérian à blanchir 17 millions de dollars (soit 13,3 millions d’euros). Malgré cette réputation, la vente est finalement autorisée par UBS, après l’aval de Siccfin, la cellule anti-blanchiment du ministère monégasque des Finances. Selon ses déclarations au journal Libération, Bernard Tapie n’aurait jamais eu connaissance de l’identité de l’acheteur.

Foot : le Real champion …des dettes

Foot : le Real champion …des dettes

 

Le Real a gagné la finale de coupe d’Europe (sans grand panache et pendant les prolongations). , le Real auusi champion des dettes. Pourtant le français Platini essaye comme président de l’UEFA d’imposer des règles financières. En réalité il a surtout puni le PSG et quelques autres clubs jusque là. Curieux car en fait le PSG n’est pas endetté, on lui reproche au contraire ses recettes. Les deux finalistes de la Ligue des Champions dépassent allègrement le milliard d’euros de dettes puisque courant 2013, la dette du Real Madrid atteignait les 541 millions d’euros tandis que celle de l’Atletico était de 539 millions! Dans ce domaine on peut quasiment donc parler de match nul entre les «Merengues» et les «Colchoneros». Les intérêts de la dette du club « Rojiblanco » s’élèvent à 17 millions par an tandis que les arriérés d’impôts et de charges sociales s’élevaient à … 125 millions d’euros ! Cette dette est d’autant plus grave pour l’Atletico que le club a généré 120 millions de revenus en 2013 contre 519 pour son prestigieux voisin. Les conséquences sont financièrement terribles puisque les intérêts de la dette du club «Rojiblanco» s’élèvent à 17 millions par an tandis que les arriérés d’impôts et de charges sociales s’élevaient à … 125 millions d’euros! Inutile de dire qu’avec de tels arriérés et de telles finances l’Atletico Madrid, s’il avait évolué dans le championnat de France, aurait été mis en faillite et jouerait aujourd’hui en National ou en CFA ; pourtant Platini n’a pas sanctionné les clubs espagnols, Platini l’un des plus grands joueurs français se monte en faiat un piètre dirigeant en ménageant les clubs importants qui peuvent soutenir sa carrière actuelle.

Islande : jusqu’à 24.000 euros de dettes par ménage annulée

Islande :  jusqu’à 24.000 euros de dettes par ménage annulée

 

 

Après de longs mois de tractations, le gouvernement de coalition a présenté des mesures d’un coût évalué à 150 milliards de couronnes (plus de 900 millions d’euros) sur quatre ans.  La mesure-phare est la réduction du principal de la dette pour les ménages ayant contracté un emprunt immobilier indexé sur l’inflation (ce qui correspond à la grande majorité des cas), sans conditions de revenus. Cet allégement de dettes, qui dépend du montant emprunté, est plafonné à quatre millions de couronnes (24.400 euros).   »80% à peu près des ménages vont être directement touchés, mais tous les ménages islandais vont en tirer profit, entre autres grâce à une croissance (économique) et un pouvoir d’achat accrus », a déclaré M. Gunnlaugsson.  L’autre mesure est une exemption d’impôt pour les ménages puisant dans leur épargne-retraite pour rembourser leur emprunt immobilier.  Les banques en Islande ne proposaient pratiquement que des emprunts indexés avant l’effondrement du système financier en 2008. Or, la profonde crise financière traversée par ce pays a fait chuter la couronne islandaise, alimentant une inflation qui a fait grimper la dette des ménages.   »Actuellement, la dette des ménages équivaut à 108% du PIB, ce qui est élevé au plan international. (…) La mesure va doper le revenu disponible des ménages et encourager l’épargne », a affirmé le gouvernement dans un communiqué.  Le financement sera assuré par une taxation des banques et des fonds qui gèrent les actifs des banques ayant fait faillite en 2008.  Depuis qu’il a pris ses fonctions, le Premier ministre a assuré que le plan ne devrait pas accroître la dette publique.   »Nous pensons qu’il n’y a aucune doute sur le fait que cette taxe puisse être mise en place. Et si elle doit être attaquée, nous la défendrons jusqu’à la juridiction la plus élevée », a pour sa part déclaré le ministre des Finances Bjarni Benediktsson à la télévision publique Ruv.  Les allégements de dettes doivent commencer « vers la mi-2014″, a précisé le gouvernement.

 

Dettes : « le monde en otage des Etats-Unis » (Eric Chaney)

Dettes : « le monde en otage des Etats-Unis » (Eric Chaney)

L’accord entre républicains et démocrates scellé, il est déjà temps de faire un premier bilan. Car la crise budgétaire américaine a laissé des traces. Pour Eric Chaney, chef économiste d’Axa, invité de Good Morning Business ce 17 octobre, « les Etats-Unis ont pris le reste du monde en otage ». Pour ce spécialiste de l’économie américaine, « cela montre que l’on ne peut pas faire n’importe quoi avec les finances publiques fédérales. » Revenant sur le mécanisme « couperet » du plafond de la dette, il estime que ce dernier est « quelque chose d’intelligent s’il est utilisé comme une menace. Mais s’il rentre en œuvre, il faut reconnaître que ce n’est pas la manière la plus intelligente de gérer les finances publiques. » Autre point important soulevé par Eric Chaney: la position de la Chine dans cette affaire. Plusieurs voix s’élèvent en effet pour appeler à un nouvel ordre mondial, comme cet éditorialiste de l’agence Chine nouvelle qui affairme : »c’est peut-être le bon moment  pour une planète abasourdie de commencer à envisager la construction d’un monde désaméricanisé ». A cela, Eric Chanet répond: « les Chinois mettent le doigt sur une transition, qui va prendre beaucoup de temps et dans laquelle ils vont jouer un rôle ». En ajoutant : « mais pour que le monde se ‘désaméricanise’, il faut qu’il y ait une concurrence sur le marché des dettes gouvernementales. » Selon lui, « il faudrait que la zone euro puisse émettre des bonds qui soient communs. Mais la Chine devrait également proposer des bonds aussi liquides et profonds que les ‘tresories’ américains. Le jour où les Chinois seront convertibles, le jour où l’on pourra acheter de la dette gouvernementale chinoise, on aura fait un pas. »

 

Dexia : les collectivités ne payent plus leurs dettes, le résultat de la gestion de nos villes par des fonctionnaires

Dexia : les collectivités ne payent plus leurs dettes, le résultat de la gestion de nos villes par des fonctionnaires

 

La situation est catastrophique pour de nombreuses collectivités endettées jusqu’au cou et qui ne peuvent plus faire face à leurs engagements. De quoi enfoncer un peu plus Dexia déjà bien malade. En cause, l’irresponsabilité des élus locaux incapables de maitriser aussi bien les investissements que le fonctionnement. Pas étonnant la plupart des villes sont dirigées par des fonctionnaires ou des professions libérales qui ne seraient pas susceptibles  de gérer une épicerie plus de 6 mois ; pourtant, une ville est souvent le premier employeur local, un véritable entreprise qui devrait être gérée comme telle même si l’ objet social est différent d’une société à but commercial. Exemple  de dépenses, celles concernant des effectifs surabondants partout ou des projets pharaoniques type tramway. Les impayés des collectivités locales sur leurs échéances de prêts ont bondi depuis la fin 2011, le secteur de la santé étant particulièrement touché ;. Le portefeuille de prêts consentis aux collectivités françaises atteignait, en 2012 environ 50 milliards d’euros, selon les documents publiés par la banque. Sur le total des impayés, 75 millions, soit les trois-quarts, portent sur des prêts à court terme, avait  précisé M. Mariani lors de son audition devant la commission des Finances du Sénat. « Cela concerne, pour une très forte proportion, (…) le secteur de la santé et les collectivités au sens large (sociétés d’économie mixte par exemple, NDLR) plutôt que les collectivités locales stricto sensu », a-t-il détaillé. Le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Frédéric Valletoux, avait  tiré la sonnette d’alarme sur la situation des hôpitaux, soumis à de graves difficultés pour se financer. « La situation de l’hôpital nous préoccupe énormément », « Ce sont de petits montants (de prêts sollicités par les hôpitaux) et il y a peu d’acteurs qui peuvent se subistituer à Dexia » pour prêter aux hôpitaux, a expliqué M. de Villeroché. En fait  « certains » ont  interprété la garantie partielle apportée par l’Etat sur la partie la plus complexe du portefeuille de prêts déjà consentis par Dexia crédit local, filiale française de Dexia, « comme une prise en charge par le contribuable ».

 

Dettes : après la Grèce, L’Irlande veut du temps pour rembourser

 

Dettes : après la Grèce, L’Irlande veut du  temps pour rembourser

 

L’Irlande, considérée comme l’élève modèle des pays très endettés va sans doute décevoir avec sa demande de délais pour rembourser sa dette. En clair le plan s’assainissement financier ne sera pas respecté. »Le gouvernement essaie de regagner la confiance des marchés financiers et le plan de remboursement actuel complique cela », a estimé M. Honohan, dans un entretien au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.  L’Irlande, dont les banques avaient été durement frappées par la crise financière, avait dû demander fin 2010 une aide à l’Union européenne, à la Banque centrale européenne (BCE) et au FMI.  Ce plan de sauvetage prévoyait 85 milliards d’euros d’aides sur trois ans en échange de la mise en oeuvre de douloureuses mesures d’austérité. Plus de 30 milliards d’euros ont été prévus pour renflouer les banques en difficultés Anglo Irish Bank et Irish Nationwide Building Society (INBS), nationalisées puis fusionnées.   »Cet argent sera assurément remboursé, mais cela doit s’opérer sur une période plus longue », a affirmé M. Honohan.  Interrogé sur le délai supplémentaire nécessaire pour rembourser, le gouverneur de la Banque centrale d’Irlande a plaidé pour la recherche d’une « solution durable », qui n’aurait pas à être de nouveau modifiée par la suite.   »En conséquence, le délai de remboursement devrait être considérablement allongé », a-t-il ajouté, sans donner aucune autre précision.  M. Honohan, également membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a expliqué que la BCE montrait des doutes sur l’octroi d’un tel délai, parce qu’elle doit assurer qu’il ne s’agit pas là de financement direct d’un Etat, ce qui lui est interdit.

Dette américaine : 200% du PIB d’ici 25 ans, selon un rapport du congrès

Dette américaine : 200%  du PIB d’ici 25 ans, selon un rapport du congrès

Dans son document, le CBO, une entité non partisane du Congrès, souligne que la dette émise sur les marchés –de près de 70% du PIB des Etats-Unis actuellement– doit atteindre les 109% d’ici 2026 et se rapprocherait des 200% en 2037.  Le rapport précise que si les allègements fiscaux actuels sont reconduits et si les dépenses publiques ne sont pas réduites, le coût de cette dette continuera de grimper.  L’augmentation de la dette est liée en partie au vieillissement de la génération du « baby-boom » qui arrive à l’âge de la retraite, avec les conséquences que cela implique sur les programmes sociaux tels que le Medicare (assurance santé des personnes âgées) et la Social Security (retraites et prestations handicapés).  Selon un autre scénario impliquant notamment des augmentations d’impôts, la dette émise sur les marchés pourrait baisser à 53% du PIB au cours des 25 prochaines années.  Le rapport du CBO pourrait apporter de l’eau au moulin du candidat républicain à la présidentielle Mitt Romney et de ses alliés du Congrès qui insistent sur une politique budgétaire fondée sur de fortes réductions des dépenses publiques.   »Le rapport du CBO d’aujourd’hui confirme que le président (Barack) Obama nous conduit sur le chemin de la ruine », a indiqué mardi Lanhee Chen, directeur politique de l’équipe de campagne de Mitt Romney, en reprochant au président de ne pas avoir de plan pour réformer les programmes sociaux. « C’est immoral de faire porter un tel fardeau aux générations futures », a ajouté M. Chen.  Mais les démocrates favorables à l’expiration des allègements fiscaux datant de la présidence du républicain George W. Bush devraient aussi être satisfaits des conclusions du CBO.   »Il est temps pour le parti républicain de mettre les besoins des familles américaines avant ceux des millionnaires et des grandes compagnies pétrolières, et de tendre la main aux démocrates pour favoriser notre reprise économique », a écrit mardi dans un communiqué Chris Van Hollen, le plus haut représentant démocrate à la commission du Budget de la Chambre des représentants.

 

Bruxelles sermonne la France

Bruxelles sermonne la France

Paris s’est fait sermonner par la Commission européenne, ce mercredi, dans un rapport faisant le point sur la situation économique des pays de l’Union. Bruxelles souligne le manque de compétitivité de l’économie française et un déficit public toujours excessif, malgré la promesse de François Hollande de le ramener à zéro en 2017. La Commission appelle la France a des efforts supplémentaires. 

«La consolidation budgétaire reste un des principaux défis de la politique économique de la France», affirme la Commission dans un rapport faisant le point sur l’application des recommandations qu’elle avait formulées en juin 2011. «Bien que l’objectif de 4,4% du PIB de cette année paraisse atteignable, l’écart avec le seuil de 3% du PIB reste considérable», avertit-elle. Ce dernier chiffre doit être atteint en 2013, selon l’engagement pris par François Hollande. 

L’ensemble des recommandations de la Commission apparaît dès lors comme une mise en garde, voire un programme «clé en main» pour le nouveau président français. 

«Plus d’efforts» en matière fiscale

Bruxelles demande à Paris de «préciser les mesures nécessaires pour s’assurer que le déficit excessif soit résorbé d’ici à 2013 comme recommandé par le Conseil» de l’Union européenne. La Commission juge «important que la hausse des dépenses publiques reste située sous le taux de croissance potentiel du PIB, avec une attention particulière portée à la tendance de l’évolution des dépenses sociales et des collectivités locales».

Elle recommande «plus d’efforts» dans le développement d’un système fiscal «plus favorable à une croissance économique durable» malgré les mesures déjà prises pour réduire les charges pesant sur le coût du travail. La Commission fait remarquer que sa recommandation sur le développement d’une fiscalité favorable à la protection de l’environnement «n’a pas été appliquée»«La France est à l’avant-dernière place en terme de part de taxes environnementales dans ses recettes fiscales au sein de l’UE», note-t-elle, ajoutant que «des subventions nuisibles à l’environnement continuent d’avoir un coût budgétaire élevé».

 Un marché du travail «cloisonné»

La Commission s’inquiète par ailleurs de la «viabilité à long terme du système des retraites» et estime que son retour à l’équilibre envisagé par les autorités françaises d’ici 2018 «ne peut être assuré» car cet objectif «pourrait être fondé sur des prévisions de croissance et d’emploi optimistes».

Le ralentissement prévu de la croissance, à 0,5% en 2012 après 1,7% en 2011, «exige un effort de volonté supplémentaire pour s’attaquer à la situation du marché du travail» où le chômage devrait dépasser 10%, selon elle, en 2012 et 2013. Un des principaux problèmes est «le cloisonnement» du marché français du travail, explique la Commission en soulignant «la chute spectaculaire» de la probabilité de passer d’un contrat à durée déterminée à un contrat à durée indéterminée entre 1995-96 et 2010 (de 45% à 12,8%), contre une moyenne de 25,8% dans l’UE. Bruxelles redoute que le chômage ait en France «un impact durable sur le capital humain» et juge «préoccupante» la situation des jeunes.

Un commerce extérieur en berne

Autre «défi majeur», les exportations françaises, avec une part du commerce mondiale en baisse non seulement pour des raisons de coût mais aussi du fait de la compétitivité hors coûts. «Le déficit durable, depuis 2004, de la balance commerciale française met en lumière la détérioration de la compétitivité de l’économie française, notamment en comparaison avec certains de ses partenaires de l’Union européenne», souligne la Commission. La France a enregistré en 2011 un déficit commercial record de plus de 70 milliards d’euros.

«L’innovation est considérée comme un des moteurs clés de la compétitivité hors prix», souligne la Commission et les dépenses de recherche et développement de la France représentaient 2,26% du PIB en 2010 contre 2,08% en 2007 mais «restent très en deçà de l’objectif de 3% de ce pays».

Elle appelle la France à créer de meilleures opportunités de carrière pour les détenteurs d’un doctorat dans le secteur privé. Les programmes de l’enseignement supérieur devraient accorder «plus systématiquement une place aux matières relatives à l’innovation et l’entreprenariat», recommande Bruxelles. La Commission déplore par ailleurs «le poids des réglementations en France» et appelle à «des simplifications».

 




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