Archive pour le Tag 'dette'

Page 7 sur 11

La dette française : encore détenue pour plus moitié par des investisseurs étrangers

La dette française : encore détenue pour plus  moitié par des investisseurs étrangers

 

La dette française composée d’une part de la dette publique mais aussi de la dette privée des entreprises et des banques est encore détenue par plus de la moitié des étrangers. La dette française la dette publique représente environ 100 % soit de l’ordre de 2100 milliards, la dette privée équivalent à 250 % de PIB ;  d’où évidemment l’ardente obligation pour la France de mieux gérer ses grands équilibres à moins de voir les taux s’envoler avec des conséquences néfastes sur la compétitivité, la croissance et emploi. La France ne peut pas vivre sans l’aide des investisseurs étrangers ; si cette aide devait cesser l’État notamment serait en faillite et accessoirement les fonctionnaires ne pourraient plus être payés. Leur taux de détention de la dette publique de long-terme fléchit en effet de 59% fin 2015 à 56% fin 2016, relève la Banque de France. Cet indicateur retrouve ainsi un plus bas depuis fin 2006, à l’approche des élections présidentielles. L’an dernier, les non-résidents ont acheté un total de 30 milliards d’euros d’obligations et autres titres de dette sur cette période. Pour rappel, la dette publique représente l’ensemble des emprunts contractés par les administrations publiques. Elle représente ainsi la dette de l’État, des collectivités territoriales et ainsi que celle des organismes de Sécurité sociale. Selon les dernières statistiques publiées par l’Insee, la dette publique a encore progressé de 50 milliards d’euros en 2016. Elle atteint ainsi 2147,2 milliards au 31 décembre 2016 et représente 96 % du PIB, contre 95,6 % fin 2015. Dans le détail, la Banque de France a mis en évidence que la position des non-résidents sur la dette publique française se réduit, avec des «arrivées à échéance et des ventes nettes pour un montant de 11 milliards d’euros», au 31 décembre 2016. D’où la diminution de leur taux de détention. Si l’on observe les statistiques compilées par l’Agence France Trésor et celles de la Banque de France, la part des non-résidents dans la dette française est en recul depuis 2010. Cette année-là, 70% de la dette négociable de l’Etat était détenue par des non-résidents. A titre de comparaison, ce taux atteignait 28% en 1999.

Grèce : pas de vrais accords sur la dette avant les élections françaises et allemands

Grèce : pas de vrais accords sur la dette avant les élections françaises et allemands

 

 

Le premier ministre grec s’impatiente car les négociations entre le gouvernement et les représentants des créanciers sur l’examen des réformes déjà effectuées et celles à venir traînent depuis plusieurs mois, ce qui entrave la poursuite du versement des tranches de prêts internationaux au pays endetté. Des négociations qui avancent mais très lentement notamment du fait des prochaines élections françaises mais surtout allemands. En effet l’une des revendications du gouvernement grec consiste à demander une diminution de la dette contre des mesures de rigueur supplémentaire. Or certains notamment le ministre des finances Schäuble soupçonne la Grèce de se satisfaire seulement de la réduction de la dette. Or Merkel a encore besoin du soutien de son ministre des finances car elle n’est pas totalement assurée de remporter les élections allemandes. Cette question de la dette de plusieurs pays européens est au centre des préoccupations outre-Rhin. Côté français la dette grecque a pour l’instant disparu des radars de l’information d’abord parce que les questions européennes sont relativement absentes du débat ensuite parce que la France est relativement mal placée pour donner des leçons de rigueur à d’autres ou inversement pour solliciter une bienveillance des autorités européennes sur la question de l’endettement. Le recentrage sur les problématiques internes en vue des élections tente en France et surtout en Allemagne tant en France qu’en Allemagne alimente donc  la patience de la Grèce concernant le règlement de sa dette. « La finalisation de l’accord et le vote des  mesures (réclamées par l’Union européenne et le Fonds monétaire international) seront faits (…) mais à condition qu’il y ait aussi entre temps des mesures substantielles sur (l’allègement) de la dette », a déclaré Alexis Tsipras, au quotidien grec Ethnos paru dimanche. Les négociations entre le gouvernement et les représentants des créanciers sur l’examen des réformes déjà effectuées et celles à venir traînent depuis plusieurs mois, ce qui entrave la poursuite du versement des tranches de prêts internationaux au pays endetté. Les énièmes mesures réclamées par les créanciers après sept ans consécutifs de crise constituent un nouveau défi pour le gouvernement de la coalition menée par la gauche d’Alexis Tsipras, qui doit convaincre sa faible majorité parlementaire (153 députés sur les 300) de les avaler. « Les prochains jours nous aurons des évolutions (sur la négociation avec les créanciers), nous sommes dans la dernière ligne droite » de la finalisation de l’accord, s’est prévalu dimanche à la télévision Skaï le porte-parole du gouvernement Dimitris Tzanakopoulos.

 

Franciser la dette ! La nouvelle martingale de Le Pen

Franciser la dette ! La nouvelle martingale de Le Pen

 

La compétence de Marine Le Pen sur le terrain économique n’est pas son point fort, pour marquer sa faiblesse elle considère d’ailleurs que le politique doit avoir raison sur le reste. Sur BFM hier,  elle a réitéré sa proposition de franciser la dette. Une manière en fait de ne pas la rembourser, en tout cas en partie ; en effet, les emprunteurs seraient immédiatement spoliés du fait  du de la différence de taux de change  d’au moins 20 % entre l’euro et le nouveau franc. Malheureusement ce qu’oublie de dire Marine peine c’est que les taux d’intérêt s’envoleraient et que le coût de la dette progresserait dans les mêmes proportions. Or  la France ne peut se priver des emprunts pour son budget. Ainsi en 2016 on a encore emprunté environ 185 milliards (à peu près comme en 2015). Il en sera de même en 2017 et les années suivantes à moins de ne plus payer les fonctionnaires et de fermer les services publics.  On sait aussi que les Français en général font preuve d’une grande inculture économique puisque notamment une étude du groupe Allianz a démontré que dans ce domaine ils occupaient la dernière place en Europe. Ce qui autorise évidemment l’annonce de mesures complètement surréalistes comme celle de la nationalisation de la dette faite par Marine Le Pen. On sait que cette dette représente de l’ordre de 2100 milliards soit environ 33 000 € par Français. Les deux tiers de cette dette sont détenus par des étrangers. La renationalisation de la dette impliquerait donc que la France rachète immédiatement 1400 milliards. Comment ? Marine Le Pen a plaidé jeudi pour une prise de contrôle de certaines banques par l’Etat « en cas de crise grave » et pour une nationalisation de la dette publique, qu’elle présente comme une condition de l’indépendance de la France. Le problème c’est que les banques françaises même nationalisées ne disent poseraient pas des moyens financiers nécessaires pour racheter cet ; il faudrait donc que ces banques empruntent  notamment sur le marché étranger pour recueillir un tel montant et sans doute à des taux exorbitants compte tenu de la politique économique et financière prônée par Marine Le Pen. Marine Le Pen  qui propose aussi de rétablir l’équilibre de la balance des paiements mais qui ne dit pas un mot sur la manière d’y procéder car cette balance des paiements découle elle-même de l’équilibre des échanges de biens et de services. Autrement dit de la compétitivité française qui serait fortement affectée par le renchérissement des intrants ( matières premières) sans parler du coût des promesses démagogiques qu’il faudrait bien faire supporter par la fiscalité. Bref des orientations qui ressemblent à des propos de bistrot après5 ou 10 tournées d’apéritif. La politique économique du front national dans ce domaine, mais aussi au plan budgétaire et monétaire constitue un tissu d’âneries qui conduirait rapidement le pays à la faillite. Discours complètement surréalistes à moins de mettre des murs financiers tout autour du pays et de se retrouver dans la situation de la Grèce voire de la Corée du Nord. Au cours de son discours, Marine le Pen  également insisté sur la « nécessité de refaire un Etat expert, un Etat garant, qui soit aussi un Etat présent ». Si cet Etat est aussi expert que le Front national il ne faudra pas six mois à Marine Le Pen  pour provoquer une ruine du pays.

 

 

Le Pen : pour une nationalisation de la dette !!!!

Le Pen : pour  une nationalisation de la dette !!!!

 

On sait que l’économie n’a jamais été le point fort du Front national qui considère que le politique doit avoir raison sur le reste. On sait aussi que les Français en général font preuve d’une grande inculture économique puisque notamment une étude du groupe Allianz a démontré que dans ce domaine ils occupaient la dernière place en Europe. Ce qui autorise évidemment l’annonce de mesures complètement surréalistes comme celle de la nationalisation de la dette faite par Marine Le Pen. On sait que cette dette représente de l’ordre de 2100 milliards soit environ 33 000 € par Français. Les deux tiers de cette dette sont détenus par des étrangers. La renationalisation de la dette impliquerait donc que la France rachète immédiatement 1400 milliards. Comment ? Marine Le Pen a plaidé jeudi pour une prise de contrôle de certaines banques par l’Etat « en cas de crise grave » et pour une nationalisation de la dette publique, qu’elle présente comme une condition de l’indépendance de la France. Le problème c’est que les banques françaises même nationalisées ne disent poseraient pas des moyens financiers nécessaires pour racheter cet ; il faudrait donc que ces banques  empreintent  notamment sur le marché étranger pour recueillir un tel montant et sans doute à des taux exorbitants compte tenu de la politique économique et financière prônée par Marine Le Pen. Marine Le Pen  qui propose aussi de rétablir l’équilibre de la balance des paiements mais qui ne dit pas un mot sur la manière d’y procéder car cette balance des paiements découle elle-même de l’équilibre des échanges de biens et de services. Autrement dit de la compétitivité française qui serait fortement affectée par le renchérissement des intrants ( matières premières) sans parler du coût des promesses démagogiques qu’il faudrait bien faire supporter par la fiscalité. Bref des orientations qui ressemblent à des propos de bistrot après5 ou 10 tournées d’apéritif. La politique économique du front national dans ce domaine, mais aussi au plan budgétaire et monétaire constitue un tissu d’âneries qui conduirait rapidement le pays à la faillite. Discours complètement surréalistes à moins de mettre des murs financiers tout autour du pays et de se retrouver dans la situation de la Grèce voire de la Corée du Nord. Au cours de son discours, Marine le Pen  également insisté sur la « nécessité de refaire un Etat expert, un Etat garant, qui soit aussi un Etat présent ». Si cet Etat est aussi expert que le Front national il ne faudra pas six mois à Marine Le Pen  pour provoquer une ruine du pays.

Dette : ne pas rembourser ou faire payer l’Allemagne (Hamon)

Dette : ne pas rembourser ou faire payer l’Allemagne (Hamon)

 

Pour financer ses orientations fantaisistes,  Benoît Hamon a trouvé la martingale financière pour financer ses orientations fantaisistes Benoît a trouvé la martingale financière il suffit d’abord d’emprunter, ensuite de ne pas rembourser la dette actuelle ou autre solution de la faire rembourser par l’Allemagne. Hamon propose donc soit le défaut comme en Grèce (banqueroute totale ou partielle) ou bien le transfert de dette sur l’Allemagne avec la mutualisation de l’endettement.  . Depuis 35 ans, c’est la grande glissade ;  on objectera que François Fillon en sa qualité de Premier ministre avait déclaré en 2007 être à la tête d’un État en faillite ; malheureusement quand il a quitté Matignon il a ajouté 600 milliards de plus à cet endettement. Le paradoxe c’est que la France détient le record du monde de prélèvement fiscal avec un taux de 46 % mais bien insuffisants pour couvrir cependant les dépenses qui représentent-elles 57 % du PIB. À ce rythme de détérioration du rapport entre recettes et dépenses d’ici 20 ou 30 ans, sur la tendance, la totalité de la richesse nationale pourrait être affectée aux seules dépenses publiques, bref un taux d’imposition globale de 100 % ! De toute manière cette problématique n’est pas tellement vendeur auprès des électeurs en tout cas auprès de la plus grande partie. En cause, l’incurie totale de la plupart des Français en matière de connaissances économiques et financières. Une récente étude effectuée en Europe sur ce sujet montre  que les Français occupent la dernière position en Europe. Il est clair qu’un endettement qui dépasse les 2000 milliards ne dit pas grand-chose à la plupart des citoyens (à peu près 100 % du PIB,  c’est-à-dire de la richesse nationale produite chaque année). Cela représente environ 33 000 € d’endettement par Français qu’il faudra bien rembourser un jour ou l’autre, d’une manière ou d’une autre, à moins comme Hamon ou Mélenchon de décréter que la France ne remboursera pas la dette. (Ce qui n’empêche pas Mélenchon de suggérer d’emprunter 100 milliards à la BCE pour financer son programme !). Quelques chiffres pour résumer : déficit de 70 milliards d’euros en 2016. Dépenses nettes 374 milliards d’euros et recettes nettes à 302 milliards. Les recettes de l’État ne couvrent donc que 80 % de ses dépenses. Le budget de l’État est déficitaire depuis 1974. Le régime général de la Sécurité Sociale est installé dans le rouge, ce qui nous distingue de tous nos grands voisins. «Les déficits publics moyens dans la zone euro et l’Union européenne sont structurellement plus faibles que celui de la France», note le rapport. 35% : C’était la part des dépenses publiques françaises dans le PIB au début des années 1960. Elle était de la moitié de la richesse nationale annuelle au début des années 1990. Elle dépasse ce seuil depuis 1991. En 2015, elle a atteint 57% du PIB, ce qui a placé notre pays au deuxième rang de l’OCDE derrière la Finlande. En moyenne, dans la zone euro, les dépenses publiques atteignaient 48,5% du PIB. La France est donc encore 8,5 points au-dessus, ce qui équivaut à de 185 milliards d’euros. «Entre 2010 et 2014, la France est le seul grand pays européen à avoir augmenté ses dépenses publiques (hors inflation), alors qu’elles ont baissé de 2 à 12 % ailleurs», insiste le rapport. Entre 2007 et 2015, la dépense publique a ainsi augmenté de plus de 250 milliards (passant de 991 milliards à 1 243 milliards). 3,3 points de PIB: c’est l’écart entre la France et la moyenne de la zone euro pour l’ensemble des dépenses de fonctionnement et les subventions, en 2014. Pour les dépenses sociales d’intervention (prestations sociales et transferts en nature), il est de 3,2 points de PIB. L’écart est plus faible s’agissant des dépenses d’investissement (1 point de PIB). Par rapport à notre principal partenaire, l’Allemagne, l’écart est particulièrement marqué pour les dépenses de fonctionnement (7 points de PIB) et dans une moindre mesure pour les prestations sociales et transferts en nature (2,5 points). 63%. C’était le taux de dépenses publiques en Suède entre 1986 à 1995. Le rapport se sert notamment de cet exemple pour montrer qu’une baisse «très significative est possible». Car elles sont revenues à 53,5% en 2000 pour s’établir à 50,5% du PIB en 2015. Au Canada, les dépenses publiques étaient en moyenne de 49% du PIB entre 1986 et 1995 ; elles sont revenues à 40 % en moyenne dans les années 2001 à 2010. 2150 milliards d’euros (33 000 euros par habitant): c’est le niveau actuel de la dette française. Conséquence d’un déficit permanent, la dette publique française n’a cessé d’augmenter. Elle s’élevait à 12% du PIB en 1974, 20% en 1981, 50% en 1994 et atteint désormais 97% en 2016. Cette croissance semble inexorable. En 2003, la dette a dépassé les 1000 milliards. En 2014, elle a franchi les 2000 milliards. Fin 2016, elle est d’environ 2 100 milliards. Mécaniquement, elle augmentera tant que les déficits persisteront. Conclusion: «une réduction de l’ordre de 7 à 8 points de la part des dépenses publiques (autour de 50 % du PIB) permettrait à la France, tout en résorbant son déficit structurel actuel (autour de 2% du PIB potentiel), de baisser son niveau de prélèvements obligatoires de l’ordre de 5 à 6 points», peut-on lire. Dit autrement dépenser moins permettrait de réduire le déficit, tout en diminuant les impôts. À moyen terme, une baisse de 10 à 11 points des dépenses publiques (autour de 46% du PIB, soit un niveau beaucoup plus proche de l’Allemagne) serait même d’ampleur à «combler le déficit entre la France et l’Allemagne en termes de prélèvements obligatoires (8,6 points) tout en maintenant l’équilibre structurel de ses finances publiques».A moins comme Hamon ou Mélenchon de tirer un trait sur l’endettement… comme en Grèce.

Mélenchon 273 milliards dépenses mais envolée de la dette et du chômage

Mélenchon 273 milliards dépenses mais envolée  de la dette et  du chômage

 

La gauche en général entretient de mauvaises relations avec l’économie mais avec Mélenchon c’est l’ignorance complète. Son programme de dépenses se traduirait rapidement par une  hausse de fiscalité, par l’inflation et par une croissance du chômage. Le taux de prélèvement obligatoire passerait de 46 % à près  50 % ce qui amputerait la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat. Jean-Luc Mélenchon promet notamment une Augmentation des salaires, uen sixième semaine de congés 100 milliards d’euros d’investissements dans des projets écologiques et « socialement utiles » sont prévus ainsi que 173 milliards d’euros de dépenses nouvelles pour financer, notamment, une hausse du salaire minimum de 16% (à 1.300 euros nets par mois) dès 2017, la retraite à taux plein à 60 ans ou encore un plan de construction d’un million de logements. Notons que les importations seraient taxées entraînant un renchérissement des produits et services consommés par les Français du fait de cette taxation mais aussi en raison de la dégradation de la compétitivité des entreprises françaises. Au bas mot l’ensemble des mesures provoquerait  un chômage supplémentaire d’environ 1 million. Théoriquement il y aurait bien une hausse de la demande intérieure mais elle serait satisfaite soit par une production interne ou par des importations dont les prix seraient en nette hausse. Le plus grave serait évidemment de plomber la compétitivité des entreprises françaises ce qui ce répercuterait sur les consommateurs, sur la demande étrangère et déséquilibrerait  encore un peu plus une balance commerciale déjà catastrophique. En clair le risque est de détruire massivement des emplois. Ne parlons pas des grands équilibres financiers car cela aggraverait la dette et son coût de près de 200 milliards. Un programme économique et social finalement assez proche de celui de Marine Le Pen même si dans le domaine sociétal les propositions sont assez opposées. Pour résumer,  un programme qui promet tout à tout le monde mais aussi le contraire. À savoir notamment l’augmentation des salaires, des pensions mais avec rapidement une envolée de l’inflation qu’il chiffre à 4 % mais qui pourrait être beaucoup plus considérable avec la croissance notamment des taux d’intérêt. Taux  d’intérêt en nette hausse compte tenu du manque total de crédibilité d’un tel programme. Un programme qui aurait pu être inspiré par Fidel Castro ou Hugo Chavez qui ont conduit leur pays au désastre économique.

 

Dette grecque « intenable » (FMI)

Dette grecque   »intenable » (FMI)

 

 

Curieux le changement total du FMI qui considère aujourd’hui la dette de la Grèce intenable et explosive. Un véritable serpent de mer d’autant plus qu’on sait  très bien que la Grèce est complètement incapable de rembourser cet immense dette de 200 milliards. Même le FMI dirigé par l’incompétente Christine Lagarde s’est complètement planté et a dû faire son mea culpa. Un FMI qui a failli torpiller la Grèce en la menaçant même de défaut et qui aujourd’hui reconnaît que la dette actuelle (autour de 170 % du PIB) est impossible à rembourser. Il aura fallu des mois et même des années aux éminents experts du fonds monétaire international pour s’apercevoir de l’évidence. Comment la Grèce pourrait-elle rembourser la totalité de sa dette dans le délai prévu alors qu’elle a perdue le quart de son PIB. Cela représente 32 000 € par habitant environ. Une somme insupportable pourtant équivalente par habitant à celle de la France. Avec une différence de taille les créanciers n’exigent pas les mêmes délais pour la France. La France paiera mais en monnaie de singe alors que la Grèce, elle ne peut pas même utiliser ce moyen monétaire. La Grèce peut rembourser mais à condition qu’on lui prête les sommes correspondantes ! A chaque plan d’aide, les créanciers et la Grèce se mettent d’accord sur des hypothèses qui ne se réalisent jamais. Croissance, rentrée des impôts, recettes de privatisations : les prévisions sont toujours trop optimistes. Arrive donc le jour où la Grèce manque d’argent, et fatalement il faut renégocier (toujours dans la douleur). En 2012, il était prévu que le ratio dette/PIB soit de 153% en 2015. La réalité d’aujourd’hui s’élève à 175%. De fait, les plans d’austérité, corollaires des plans d’aide, ont fait chuter le PIB grec de 25% depuis 2009. Résultat, malgré l’annulation de 107 milliards d’euros de dette sur les créanciers privés (aussi appelé haircut- « coupe de cheveux»), le ratio dette/PIB a explosé. La Grèce a besoin d’un allègement substantiel de sa dette pour pouvoir en supporter durablement le poids et replacer l’économie du pays sur la chemin de la croissance, a déclaré vendredi le Fonds monétaire international (FMI). Dans sa revue annuelle, distincte des négociations en cours sur la mise en place du dernier plan de sauvetage en date, le FMI dit que l’allègement de la dette grecque doit être calibré sur des objectifs budgétaires et de croissance crédibles et souligne que les objectifs d’excédents primaires (hors service de la dette) qui ont été fixés au-delà de 2018 ne devraient pas être atteints. « Les objectifs actuels des autorités restent irréalistes en conservant l’hypothèse que la Grèce atteindra et maintiendra des excédents primaires de 3,5% du PIB pendant plusieurs décennies malgré des taux de chômage à deux chiffres », écrit le FMI. « Il n’est pas possible de supposer que la Grèce peut tout simplement sortir de son problème d’endettement. Un nouvel allègement de la dette est nécessaire pour qu’elle soit viable. ».  Dans son dernier  document, le FMI appelle la zone euro à prendre des mesures précises qui risquent d’être fraîchement accueillies en Allemagne, notamment l’extension des maturités des prêts jusqu’en 2070 et le prolongement de la période de grâce sur les remboursements jusqu’en 2040.  Toutefois, prévient le Fonds, si Athènes n’applique pas les réformes demandées par ses créanciers, la viabilité de la dette ne sera « pas garantie » même avec ces mesures d’allègement drastiques.

La France emprunte 7 milliards d’emprunts verts pour une dette encore plus rouge

La France emprunte 7 milliards d’emprunts verts pour une dette encore plus rouge

 

7 milliards d’euros d’obligations vertes, sur une échéance de 22 ans, avec une date de remboursement fixée au 25 juin 2039.  On peut évidemment se féliciter que certains emprunts soient de plus en plus orientés en direction des investissements liés à la croissance verte. Pour autant, la France qui s’enorgueillit  d’avoir lancé les premiers emprunts d’État verts  au monde (mais après la Pologne quand même) devrait sans doute faire preuve de davantage de modestie. En effet,  un emprunt reste un emprunt et viendra s’ajouter à la dette française faute de ressources suffisantes pour le rembourser. Pourtant le gouvernement considère que cet emprunt présente un caractère historique par son ampleur  et que  les ambitions françaises sont sans commune mesure avec l’obligation assimilable d’Etat (OAT) de 750 millions de dollars et d’une maturité de cinq ans annoncée en décembre par la Pologne. « Avec cette obligation en euros, nous espérons susciter l’engouement d’autres Etats européens, ou d’autres entreprises, pour plus d’obligations, encore plus vertes et plus responsables », confie ainsi Michel Sapin, qui souligne que cette obligation verte devra permettre à la France de se financer au même coût, voire à un coût moindre, qu’avec des OAT classiques. « Nous pourrions bénéficier d’un effet de marché avantageux, lié aux règles qui suscitent de la demande verte», se prend-il à espérer. Avec cette obligation verte, la France, déjà à l’origine de 20% des émissions mondiales de green bonds, entend contribuer au bon fonctionnement du marché grâce à la grande qualité de crédit et à la liquidité de l’actif. Encore une fois reste qu’il faudra rembourser ce nouveau type d’obligations. De ce point de vue, avec un endettement dépassant  2000 milliards,  la France a certainement atteint et même dépassé ses capacités d’emprunt surtout si la tendance à la remontée des taux se confirme. On peut aussi se poser la question de la pertinence de l’affectation de ses obligations vers la croissance verte. Peut-être aurait-il été plus utile de contraindre la totalité des emprunts à comporter une part d’orientation de croissance verte ce qui serait économiquement, financièrement et écologiquement plus cohérent. Sinon, on risque de faire coexister des investissements au service d’une croissance verte et d’autres qui vont à l’encontre au contraire des préoccupations environnementales.

Primaire à gauche: les Allemands doivent payer la dette de la France ! (Hamon)

Primaire à gauche: les Allemands doivent payer la dette de la France ! (Hamon)

Décidément Benoît Hamon est sans conteste le champion des martingales pour plaire à son camp. Ainsi après le revenu universel, la légalisation du cannabis, il propose tout simplement que les Allemands payent la date de la France. Il ne le dit pas en ces termes mais il propose de mutualiser les dettes souveraines de l’union européenne, ce qui revient exactement au même point  “La question centrale dans l’Union européenne est de savoir de quelle manière nous sommes les uns et les autres cautions mutuelles de nos dettes nationales respectives. Débat extrêmement difficile à avoir avec l’Allemagne”, a déclaré l’ex-ministre de l’Éducation nationale. Et de mélanger la dette financière et la dette environnementale. Justement une confusion totale que redoute l’Allemagne. Finalement une solution franco française qui plaît nécessairement puisqu’on propose que le fardeau de la dette (2200 milliards d’euros qui représentent 33 000 € par habitant) soit transféré pour l’essentiel sur l’Allemagne. Une telle proposition est de nature à renforcer le sentiment des Allemands sur l’irresponsabilité totale des Français et constitue aussi un risque d’éclatement de l’union européenne. La question est évidemment plus complexe que veut bien expliquer Benoît Hamon ; en outre, la priorité est sans doute de faire converger les politiques économiques et en particulier de relancer l’investissement et derrière la croissance. Ultérieurement il sera nécessaire de se mettre d’accord sur une convergence budgétaire réaliste mais respectée. Après cette intégration économique, budgétaire on pourra parler de mutualisation des nouvelles dettes mais certainement pas des anciennes. Ou alors la France revendique le statut de la Grèce. Il faudra d’autres propositions que celle de Benoît Hamon pour convaincre du sérieux et de la détermination de la France à se moderniser. Cela autrement qu’avec des martingales  illusoires.

2017 :un candidat inconnu propose d’imposer à tous les Français le même remboursement de la dette

2017 :un candidat inconnu propose d’imposer à tous les Français le même  remboursement de la dette

 

Dans le cadre des élections de 2017 les intentions de candidature se multiplient. On en compte maintenant entre 40 et 50. Il y a sans doute parfois des idées  à prendre même chez certains  candidats complètement inconnus comme chez Olivier Régis,  conseiller municipal de Bezons (Val-d’Oise).  Par contre sa proposition de faire rembourser par tous les Français la dette publique ne manque pas d’interroger. L’intéressé propose tout simplement que chaque Français rembourse la dette publique à partir d’un prêt de banque qui serait rendu obligatoire. Une proposition pour le moins surprenante. Certes on objectera que cette dette devra être amortie d’une manière ou d’une autre mais certainement pas de façon aussi brutale et caricaturale. En effet cette dette qui représente plus de 2000 milliards soit environ presque 100 % du PIB représente de l’ordre de 33 000 € par Français. Chaque Français serait donc contraint d’emprunter 33 000 € et de les rembourser. Soit à partir de la vie de travail et de retraite de l’ordre  deux 500 € par mois (l’âge moyen d’entrée au travail est de 25 ans). Comme la durée moyenne de vie est d’environ 80 ans, chaque français rembourserait 500 € Pourtant  Diplômé d’économie l’intéressé oublie sans doute que le salaire moyen est de 2200 euros et le salaire moyen autour de 1800 euros. Bref qu’il faudrait retirer 500 euros pendant toute la vie de travail et de retraites.  On se demande aussi pourquoi il faudrait l’intermédiation des banques pour un remboursement qui prendrait en fait la forme d’un impôt. et qui n’a nul besoin de l’intervention des banques.  

Montant de la dette mondiale : risque d’éclatement ?

  • Dette mondiale : risque d’éclatement ?
  • Avec la remontée de l’inflation vers 2018, les risques d’éclatement de la bulle de l’endettement comportent des risques accrus d’éclatement.  En tout, le monde accumule presque 62.000 milliards de dollars de dette publique. Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont sinon proches de zéro (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Israël, Danemark), carrément nuls (les 19 pays membres de la zone euro et le Japon) voire… négatifs (Suisse et Suède). Le fonds monétaire international s’inquiète à juste titre de l’emballement de la dette mondiale qui atteint un record historique Une dette de l’ordre de 200 000 milliards. En excluant le secteur financier, l’endettement global s’élevait fin 2015 à 152.000 milliards de dollars, soit 225% du produit intérieur mondial exprimé en nominal, selon un nouveau rapport publié par le Fonds. On se demande bien pourquoi le fonds monétaire international exclu un secteur financier aujourd’hui en danger du fait de ses investissements spéculatifs. Les politiques monétaires et budgétaires ont montré leurs limites pour réduire la bulle de ses dettes qui présentent un sérieux risque d’éclatement. D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il. Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes. Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il. Ce que dit d’une autre manière le FMI « De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd’hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine. « Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière », a estimé Vitor Gaspar. Les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, qui les empêche de réduire ce fardeau, souligne le FMI. La dette du Japon devrait ainsi atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%, selon les nouvelles projections du FMI.  Selon les chiffres de l’Insee dévoilés cette semaine, la dette publique française s’établit à 2148 milliards d’euros à la fin de 2016. Rapportée à la richesse nationale, cette dette de l’ensemble des administrations publiques, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 98,4% du PIB. L a dette publique correspond à la somme des soldes des comptes publics enregistrés chaque année par un État. Or la France n’a pas affiché une seule année budgétaire positive depuis… 1975! Voilà donc bientôt 41 années consécutives que la dette publique française file de record en record. Le risque central étant que le monde s’installe dans une croissance molle pour très longtemps.
    • (Avec agences)

Dette grecque : retour du serpent de mer

Dette grecque : retour du serpent de mer

 

 

Rebelote sur la dette grecque, une énième négociation va s’engager avec l’union européenne ;  un véritable serpent de mer d’autant plus qu’on s’était très bien que la Grèce est complètement incapable de rembourser cet immense dette de 200 milliards. Même le FMI dirigé par l’incompétente Christine Lagarde s’est complètement planté et a dû faire son mea culpa. Un FMI qui a failli torpiller la Grèce en la menaçant même de défaut et qui aujourd’hui reconnaît que la dette actuelle (autour de 170 % du PIB) est impossible à rembourser. Il aura fallu des mois et même des années aux éminents experts du fonds monétaire international pour s’apercevoir de l’évidence. Comment la Grèce pourrait-elle rembourser la totalité de sa dette dans le délai prévu alors qu’elle a perdue le quart de son PIB. Cela représente 32 000 € par habitant environ. Une somme insupportable pourtant équivalente par habitant à celle de la France. Avec une différence de taille les créanciers n’exigent pas les mêmes délais pour la France. La France paiera mais en monnaie de singe alors que la Grèce, elle ne peut pas même utiliser ce moyen monétaire. La Grèce peut rembourser mais à condition qu’on lui prête les sommes correspondantes ! A chaque plan d’aide, les créanciers et la Grèce se mettent d’accord sur des hypothèses qui ne se réalisent jamais. Croissance, rentrée des impôts, recettes de privatisations : les prévisions sont toujours trop optimistes. Arrive donc le jour où la Grèce manque d’argent, et fatalement il faut renégocier (toujours dans la douleur). En 2012, il était prévu que le ratio dette/PIB soit de 153% en 2015. La réalité d’aujourd’hui s’élève à 175%. De fait, les plans d’austérité, corollaires des plans d’aide, ont fait chuter le PIB grec de 25% depuis 2009. Résultat, malgré l’annulation de 107 milliards d’euros de dette sur les créanciers privés (aussi appelé haircut- « coupe de cheveux»), le ratio dette/PIB a explosé. La Grèce a besoin d’un allègement substantiel de sa dette pour pouvoir en supporter durablement le poids et replacer l’économie du pays sur la chemin de la croissance, a déclaré vendredi le Fonds monétaire international (FMI). Dans sa revue annuelle, distincte des négociations en cours sur la mise en place du dernier plan de sauvetage en date, le FMI dit que l’allègement de la dette grecque doit être calibré sur des objectifs budgétaires et de croissance crédibles et souligne que les objectifs d’excédents primaires (hors service de la dette) qui ont été fixés au-delà de 2018 ne devraient pas être atteints. « Les objectifs actuels des autorités restent irréalistes en conservant l’hypothèse que la Grèce atteindra et maintiendra des excédents primaires de 3,5% du PIB pendant plusieurs décennies malgré des taux de chômage à deux chiffres », écrit le FMI. « Il n’est pas possible de supposer que la Grèce peut tout simplement sortir de son problème d’endettement. Un nouvel allègement de la dette est nécessaire pour qu’elle soit viable. ». Ce qu’admet progressivement l’Europe.  A Bruxelles, des sources au sein de l’Eurogroupe ont confirmé que l’accord sur l’allègement à court terme de la dette, qui se fera essentiellement par la prolongation de prêts à faible taux d’intérêt, serait débloqué par les ministres des Finances de la zone euro dès le mois prochain. Elles doivent permettre de réduire le poids de la dette grecque de 20 points de pourcentage du produit intérieur brut (PIB) d’ici 2060, tout en remettant à plus tard, après les élections législatives prévues cette année aux Pays-Bas (mars) et en Allemagne

SNCF : un plan pour rénover le réseau mais une dette qui s’envole

 

SNCF : un plan pour rénover le réseau mais une dette qui s’envole

 

Environ 3 milliards par an seront consacrés à la rénovation d’un réseau SNCF relativement dégradé. Avec une aide équivalente de l’État Une rénovation qui sera réalisée par  SNCF Réseau, la branche en charge de la gestion du réseau ferré, qui bien sûr aura aussi à financer les investissements. Du coup,  la dette va encore s’envoler puisque l’État a renoncé à la prendre en charge. « Le gouvernement a en effet fermé la porte à une reprise partielle de la dette de l’entreprise. C’est dommage car cela lui aurait donné un peu d’oxygène », regrette-t-on à l’Arafer. Promise en juin par Manuel Valls devant les députés, confirmée par le secrétaire d’État aux transports, Alain Vidalies, le sujet a été enterré en septembre. Pis, dans le projet de loi de finances pour 2017, l’État a décidé de revoir à la baisse les subventions qu’il doit apporter au gestionnaire. Du coup le plan de rénovation ne prendra pas effet avant 2018 et sera géré par la nouvelle majorité qui pourrait le remettre en cause. L’équilibre financier de SNCF réseau sera à peine assuré chaque année et la dette risque d’atteindre 60 milliards d’ici 2026. Théoriquement le contrat dit de performance passée entre l’État et la SNCF sanctuarise pour les dix prochaines années le niveau d’investissement que l’État va consacrer à la rénovation du réseau ferroviaire le plus «circulé»: 34 milliards d’euros y seront alloués. Jusqu’à présent l’État ne voyait pas plus loin que «l’annualité budgétaire» ce qui limitait la visibilité des dirigeants de la SNCF, mais aussi de ses clients, les opérateurs privés du fret ferroviaire. À partir de 2020, trois milliards d’euros seront dédiés chaque année au renouvellement du réseau ferroviaire principal. «Dans les années 1980 à 1990, on dépensait environ un milliard d’euros chaque année», rappelle un dirigeant de SNCF Réseau. Ce n’est qu’à partir de 2005, date de la publication de l’audit sur la vieillesse chronique du réseau, que ce seuil a été relevé jusqu’à 2,5 milliards d’euros en 2015. Par ailleurs, 12 milliards d’euros seront dédiés aux lignes régionales et aux nœuds ferroviaires. Ces montants s’inscrivent dans le cadre des contrats de plan État Région et prévoient une montée en puissance à plus de un milliard d’euros dès 2018 alors que seulement 600 millions d’euros sont actuellement consacrés aux lignes régionales. De son côté, SNCF Réseau s’engage à réaliser 1,2 milliard d’euros d’économies d’ici à 2026. Autre promesse prévue par la loi: le durcissement des règles de financement des investissements dans le cadre des nouveaux projets, de lignes à grande vitesse notamment. La «règle d’or», prévoyant que la SNCF ne pourrait pas s’endetter au-delà de dix-huit fois sa marge opérationnelle, n’a toujours pas été entérinée. Comme le souligne l’Arafer, le régulateur du rail, le ratio actuel est de 22 fois en 2016 et de 24 fois selon le budget de 2017. Cette fois, le contrat de performance prévoit de respecter la fameuse règle à horizon 2020 mais on ne voit pas très bien comment.

 

 

Dette mondiale : risque d’éclatement ?

Dette mondiale : risque d’éclatement ?

Avec la remontée de l’inflation vers 2018, les risques d’éclatement de la bulle de l’endettement comportent des risques accrus d’éclatement.  En tout, le monde accumule presque 62.000 milliards de dollars de dette publique. Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont sinon proches de zéro (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Israël, Danemark), carrément nuls (les 19 pays membres de la zone euro et le Japon) voire… négatifs (Suisse et Suède). Le fonds monétaire international s’inquiète à juste titre de l’emballement de la dette mondiale qui atteint un record historique Une dette de l’ordre de 200 000 milliards. En excluant le secteur financier, l’endettement global s’élevait fin 2015 à 152.000 milliards de dollars, soit 225% du produit intérieur mondial exprimé en nominal, selon un nouveau rapport publié par le Fonds. On se demande bien pourquoi le fonds monétaire international exclu un secteur financier aujourd’hui en danger du fait de ses investissements spéculatifs. Les politiques monétaires et budgétaires ont montré leurs limites pour réduire la bulle de ses dettes qui présentent un sérieux risque d’éclatement. D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il. Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes. Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il. Ce que dit d’une autre manière le FMI « De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd’hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine. « Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière », a estimé Vitor Gaspar. Les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, qui les empêche de réduire ce fardeau, souligne le FMI. La dette du Japon devrait ainsi atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%, selon les nouvelles projections du FMI.  Selon les chiffres de l’Insee dévoilés cette semaine, la dette publique française s’établit à 2170,6 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre 2016. Rapportée à la richesse nationale, cette dette de l’ensemble des administrations publiques, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 98,4% du PIB. C’est chaque trimestre -et chaque année- toujours un peu plus qu’avant. Forcément: la dette publique correspond à la somme des soldes des comptes publics enregistrés chaque année par un État. Or la France n’a pas affiché une seule année budgétaire positive depuis… 1975! Voilà donc bientôt 41 années consécutives que la dette publique française file de record en record. Le risque central étant que le monde s’installe dans une croissance molle pour très longtemps

(Avec agences)

Dette mondiale : une bulle prête à éclater

Dette mondiale : une bulle prête à éclater

Le fonds monétaire international s’inquiète à juste titre de l’emballement de la dette mondiale qui atteint un record historique Une dette de l’ordre de 200 000 milliards. En excluant le secteur financier, l’endettement global s’élevait fin 2015 à 152.000 milliards de dollars, soit 225% du produit intérieur mondial exprimé en nominal, selon un nouveau rapport publié par le Fonds. On se demande bien pourquoi le fonds monétaire international exclu un secteur financier aujourd’hui en danger du fait de ses investissements spéculatifs. Les politiques monétaires et budgétaires ont montré leurs limites pour réduire la bulle de ses dettes qui présentent un sérieux risque d’éclatement. D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il. Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes. Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il. Ce que dit d’une autre manière le FMI « De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd’hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine. « Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière », a estimé Vitor Gaspar. Les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, qui les empêche de réduire ce fardeau, souligne le FMI. La dette du Japon devrait ainsi atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%, selon les nouvelles projections du FMI. Le risque central étant que le monde s’installe dans une croissance molle pour très longtemps

(Avec agences)

 

La Grèce : une dette impossible à rembourser ( le FMI)

La Grèce : une dette impossible à rembourser ( le FMI)

 

Mea culpa du FMI qui a failli torpiller la Grèce en l menaçant même de défaut et qui aujourd’hui reconnaît que la dette actuelle (autour de 170 % du PIB) est impossible à rembourser. Il aura fallu des mois et même des années aux éminents experts du fonds monétaire international pour s’apercevoir de l’évidence. Comment la Grèce pourrait-elle rembourser la totalité de sa dette dans le délai prévu alors qu’elle a perdue le quart de son PIB. Cela représente 32 000 € par habitant environ. Une somme insupportable pourtant équivalente par habitant à celle de la France. Avec une différence de taille les créanciers n’exigent pas les mêmes délais pour la France. La France paiera mais en monnaie de singe alors que la Grèce, elle ne peut pas même utiliser ce moyen monétaire. La Grèce peut rembourser mais à condition qu’on lui prête les sommes correspondantes ! A chaque plan d’aide, les créanciers et la Grèce se mettent d’accord sur des hypothèses qui ne se réalisent jamais. Croissance, rentrée des impôts, recettes de privatisations : les prévisions sont toujours trop optimistes. Arrive donc le jour où la Grèce manque d’argent, et fatalement il faut renégocier (toujours dans la douleur). En 2012, il était prévu que le ratio dette/PIB soit de 153% en 2015. La réalité d’aujourd’hui s’élève à 175%. De fait, les plans d’austérité, corollaires des plans d’aide, ont fait chuter le PIB grec de 25% depuis 2009. Résultat, malgré l’annulation de 107 milliards d’euros de dette sur les créanciers privés (aussi appelé haircut- « coupe de cheveux»), le ratio dette/PIB a explosé. La Grèce a besoin d’un allègement substantiel de sa dette pour pouvoir en supporter durablement le poids et replacer l’économie du pays sur la chemin de la croissance, a déclaré vendredi le Fonds monétaire international (FMI). Dans sa revue annuelle, distincte des négociations en cours sur la mise en place du dernier plan de sauvetage en date, le FMI dit que l’allègement de la dette grecque doit être calibré sur des objectifs budgétaires et de croissance crédibles et souligne que les objectifs d’excédents primaires (hors service de la dette) qui ont été fixés au-delà de 2018 ne devraient pas être atteints. « Les objectifs actuels des autorités restent irréalistes en conservant l’hypothèse que la Grèce atteindra et maintiendra des excédents primaires de 3,5% du PIB pendant plusieurs décennies malgré des taux de chômage à deux chiffres », écrit le FMI. « Il n’est pas possible de supposer que la Grèce peut tout simplement sortir de son problème d’endettement. Un nouvel allègement de la dette est nécessaire pour qu’elle soit viable. »

(Avec Reuters)

Tradition : la patate chaude de la dette SNCF pour le futur gouvernement

Tradition : la patate chaude de la dette SNCF pour le futur gouvernement

 

Après la réforme bâclée de la SNCF, il ne fallait pas s’attendre à des miracles. Réforme bâclée car on a simplement oublié de traiter la question financière notamment la dette, pas plus d’ailleurs que l’environnement économique ou la politique des transports. Bref une réforme comme d’habitude essentiellement institutionnelle. Du coup le gouvernement ne sait  pas quoi faire de cette dette qui atteint aujourd’hui plus de 40 milliards. Ou plutôt si, il va repasser la patate chaude au gouvernement suivant en 2017. Une vieille tradition française transmettre au successeur les problèmes non réglés. Paradoxal car dans le même temps le gouvernement claironne qu’il faut sauver Alstom en imposant à la SNCF de commander du matériel dont elle  n’a pas besoin ;  et pour cause, les parts de  marché  régressent partout, y compris souvent le trafic. Le sauvetage d’Alstom est bien entendu une nécessité mais comment faire quand la vitrine ferroviaire française devient obsolète. On a en effet décidé de ne plus construire de lignes TGV. Pour l’essentiel le déficit de la SNCF revient du fait qu’elle finance elle-même ses infrastructures depuis des décennies et des décennies. Une singularité par rapport à tous les autres modes de transport et qui plombe les comptes de l’entreprise surtout lorsque la construction de ces infrastructures est imposée par l’État. Bref c’est le chien qui se mord la queue. Il faut ajouter à cela la dérive financière liée à une gestion calamiteuse caractérisée par un manque de compétitivité. Le gouvernement français s’est donc une nouvelle fois prononcé contre une reprise, même partielle, de la dette abyssale de SNCF Réseau, au nom de la réduction des déficits publics, selon un rapport transmis au Parlement lundi et dont l’AFP a obtenu copie. La dette de la société qui gère le réseau ferré français a beau dérailler depuis 2010, l’Etat ne la reprendra pas à son compte. « Pas opportun », a tranché l’exécutif, à une semaine de la présentation du dernier budget du quinquennat de François Hollande. Et tant pis si, sur les 44 milliards d’euros cumulés à fin juin, une bonne partie de la dette de SNCF Réseau est liée à la construction des nouvelles lignes à grande vitesse commandées par l’Etat vers Bordeaux, Rennes, Strasbourg et Montpellier. Tant pis aussi pour l’Insee, qui a reclassé une partie de cette somme en dette publique, à hauteur de 10,9 milliards fin 2014, à cause des subventions versées par l’Etat à Réseau pour financer ses investissements. Une simple « décision comptable », qui « n’implique nullement une reprise effective de tout ou partie de cette dette par l’État », seul apte à réaliser un tel « choix délibéré », affirme le gouvernement. A l’heure des choix budgétaires, la dette ferroviaire pèse moins lourd que le déficit public. Une reprise « aurait des conséquences très lourdes », prévient le gouvernement, avec cette précision: 10 milliards d’euros de dette feraient augmenter le déficit public de 0,5 point de PIB (Produit intérieur brut). Autres options écartées: la création d’une structure ad hoc pour cantonner une partie de la dette de Réseau, ou la prise en charge d’une partie des intérêts par l’Etat, car au bout du compte le déficit public se creuserait. Sans proposer de solution nouvelle, le gouvernement vante sa réforme ferroviaire, votée en août 2014 et censée « permettre de tendre vers le redressement financier » de la SNCF. Une réforme déjà obsolète deux ans après son adoption. Comme en témoigne le rapport remis le gouvernement ; rapport, attendu depuis deux ans, est loin des espoirs encore permis en juin, quand le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies évoquait « les conditions dans lesquelles une partie de la dette sera reprise » et que son prédécesseur, Frédéric Cuvillier, jugeait ce scénario « inéluctable ». « On refile la patate chaude aux successeurs », a déclaré à l’AFP le sénateur (UDI) Hervé Maurey, président de la commission de l’aménagement du territoire à la chambre haute. « On voudrait la mort de la SNCF qu’on ne s’y prendrait pas autrement », a-t-il ajouté, regrettant au passage l’accord d’entreprise signé en juin sous la pression du gouvernement, désireux de mettre fin aux grèves des cheminots avant l’Euro de football. « Je n’étais pas favorable à un allègement de la dette » de SNCF Réseau, mais « dès lors que cet accord était passé, il était souhaitable que l’Etat reprenne une partie de cette dette », a-t-il expliqué à l’AFP. « Plus on avance, plus le gouvernement refuse de trouver des solutions au problème de la dette », a réagi un porte-parole de la CGT-Cheminots (premier syndicat à la SNCF). « On a le sentiment que le gouvernement lâche le ferroviaire à six mois de la présidentielle et laisse le bébé au suivant », a renchéri Roger Dillenseger, secrétaire général de l’Unsa-ferroviaire (deuxième syndicat), pour qui « les engagements de l’Etat stratège ne sont pas respectés ». D’autres éléments clés de la réforme de 2014 n’ont toujours pas été mis en oeuvre, notamment le décret sur la « règle d’or », qui fixera un plafond à la dette de SNCF Réseau. La loi Macron d’août 2015 avait précisé que ce seuil ne pourrait pas dépasser 18 fois le résultat opérationnel de l’entreprise. Un niveau allègrement pulvérisé selon l’ancien gendarme du rail, Pierre Cardo, qui signalait avant son départ en juillet que ce ratio s’établissait déjà à 22 fin 2015. 

(Avec AFP et la Tribune)

 

La Chine menacée par la dette de ses entreprises

La Chine menacée par la dette de ses entreprises

 

Un rapport publié vendredi par le FMI se montre en effet très alarmant sur cette fragilité financière : actuellement, hors secteur financier, les dettes atteignent 120% du PIB chinois, et pourraient atteindre 140% d’ici à trois ans. La transition du modèle économique chinois vers la consommation et les services au détriment de l’industrie lourde et des exportations à faible valeur ajoutée « continuera d’être complexe, difficile, et potentiellement chaotique, alors que les risques augmentent et que les facteurs de solidité s’effritent», affirme le FMI. Autre point d’inquiétude, les créances douteuses – susceptibles d’être non remboursées – pourraient tripler, en passant de 5,5% à 15,5% du total des prêts. Si un tel scénario se produisait, les pertes seraient équivalentes à 7% du PIB, explique l’institution. Ce problème concerne en particulier la sidérurgie et le secteur du charbon. Le rapport note que Pékin a promis de s’attaquer à la surproduction mais que les entreprises étatiques peinent à se réformer, le FMI évoquant même des entreprises « zombies » qui ne survivent que grâce au crédit. Faute de réforme rapide, le rapport affirme que la Chine connaîtra « une croissance affaiblie de façon permanente« . Le problème, c’est que le gouvernement chinois a du mal à réduire les effectifs des entreprises d’Etat, les autorités locales étant très soucieuses de ne pas provoquer une instabilité sociale en cas de chômage massif. L’année dernière, la croissance chinoise était de 6,9%, son plus mauvais score depuis un quart de siècle. Au premier semestre 2016, la croissance continue de ralentir, à 6,7%. « Les politiques et déclarations du gouvernement semblent alternativement donner la priorité aux réformes et à la croissance« , un effet girouette dommageable, selon le FMI.

(Avec AFP)

 

Une solution pour la dette de la SNCF, comment ?

Une solution pour la dette de la SNCF, comment ?

 

L’État s’est évidemment pris les pieds dans le tapis en contredisant la direction de la SNCF sur les négociations en cours concernant les conditions de travail et au-delà sur le statut de cheminot. Pour obtenir le soutien de certains syndicats le gouvernement a d’une part cédé sur les modifications envisagées par la direction et s’est engagé par ailleurs à trouver une solution pour alléger la dette de la SNCF. Une question centrale qu’on a oublié de traiter dans la récente réforme SNCF et qui revient à l’occasion du conflit. Une énorme dette de 50 milliards qui hypothèque tout redressement financier significatif de l’entreprise et qui n’a pas les moyens de financer ses investissements et même d’entretenir un réseau dont l’État ne cesse de ce dégradé. Cette dette n’est pas récente, elle s’est accumulée au cours des dizaines d’années passées simplement parce que la SNCF n’a jamais eu les moyens de financer des projets TGV qui lui ont été imposés par l’État. À cela s’ajoute le coût excessif des conditions de production de l’entreprise du fait du manque de productivité et des conditions sociales des cheminots. Le gouvernement s’est donc engagé à remettre en août en août au Parlement un rapport sur « les solutions envisageables pour traiter la dette historique et les frais financiers qui pèsent sur le groupe SNCF ». Tout dépendra donc de ce qu’on entend par le concept de « dette historique » et surtout quels montants on prendra en compte. Selon une source familière du dossier, ces solutions pourraient prendre la forme d’une prise en charge d’environ un milliard d’euros d’intérêts payés par l’entreprise, d’une reprise partielle de sa dette ou de moratoires. La dette de la SNCF a atteint 50 milliards d’euros fin 2015, dont près de 43 milliards au titre des infrastructures. La direction de la SNCF négocie depuis des mois avec les quatre syndicats de l’entreprise (CGT, Unsa, Sud-Rail et CFDT) un accord sur une réorganisation du travail dans l’entreprise, dans la perspective de l’ouverture à la concurrence du trafic passagers dans l’Union européenne en décembre 2019.  Ces négociations sont censées aboutir à un accord le 6 juin mais le mouvement contre le projet de loi Travail, auquel se sont joints mercredi une partie des cheminots sont venues brouiller le calendrier. Le gouvernement a fait pression sur la direction pour accepter des compromis et a même conclu directement le week-end dernier un accord avec la CFDT cheminots, au grand dam du président de l’entreprise. L’Etat se fixe par ailleurs pour objectif de signer avec les différentes entités de la SNCF des « contrats de performance » à la fin de 2016, rappelle Alain Vidalies dans son courrier. « Ces contrats intégreront une poursuite de l’accroissement de l’effort de régénération des infrastructures existantes par SNCF réseau, actuellement de l’ordre de 2,5 milliards d’euros par an », écrit le secrétaire d’Etat aux Transports.

(Avec Reuters)

Dette grecque : enfin un accord global

Dette grecque : enfin un accord global

 

Enfin un accord global pour la dette grecque et en dépit de l’opposition allemande qui voulait renvoyer la question après 2018, après les élections allemandes ; Un accord qui se caractérise par un allégement de la dette et un nouveau plan d’aides. Un accord facilité par les de mesures de rigueur votées par le parlement grec (notamment sur les retraites). Le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, s’est félicité de ce résultat : « C’est un moment important dans le long programme grec, un moment important pour chacun d’entre nous, depuis l’été dernier, quand nous avons été traversés par une crise majeure de confiance. »

« Cet accord est d’abord un acte de confiance vis-à-vis de la Grèce d’aujourd’hui », a commenté de son côté le ministre français des finances, Michel Sapin. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, s’est réjouit de cette annonce, saluant un « message fort pour la stabilité de la Grèce, de l’Europe et de l’économie mondiale ».

Même s’il est illisible pour les non initiés, ceux qui ne suivent pas au jour le jour les négociations bruxelloises autour de la crise grecque, cet accord permet deux choses, importantes : le déblocage de nouvelles tranches de prêts et un allègement de la dette. L’accord ouvre la voie, dès juin, au déboursement d’une tranche de prêts de 7,5 milliards d’euros pour la Grèce. Quelque 2,8 milliards d’euros supplémentaires devraient suivre au début de l’automne, à condition qu’Athènes avance dans la privatisation de certains actifs publics, continue à réformer son secteur de l’énergie, améliore la gouvernance de ces banques, etc. Ce montant total de 10,3 milliards d’euros va permettre au troisième plan d’aide au pays de 86 milliards d’euros, lancé en août 2015, de reprendre son cours. Il était à l’arrêt après un premier versement de plus de 20 milliards d’euros à l’automne 2015. Il va surtout éviter à l’Etat grec un défaut de paiement, alors qu’il commençait à manquer de liquidités et qu’il devait rembourser courant juillet plus de 3 milliards d’euros à la Banque centrale européenne, l’un de ses créanciers, avec le FMI et le Mécanisme européen de stabilité (MES). L’Eurogroupe a aussi accepté d’alléger l’énorme dette grecque (180 % de son produit intérieur brut), au moins jusqu’à la fin 2018, à la fin du troisième plan d’aide au pays. Le processus passera par des opérations très techniques de rachats et de levées obligataires par le MES pour lisser les taux d’intérêts liés aux différents prêts à la Grèce. Les Européens ont encore accepté de considérer, à la fin du programme, si tout le contrat « réformes contre prêts » a été rempli, de nouvelles mesures de restructuration de la dette (allongement des durées d’amortissement, déjà conséquentes, des périodes de grâce, sans paiement ni des intérêts ni du capital), afin de maintenir les besoins bruts de financement du pays (l’épargne brute) sous la barre des 15 % du PIB « à moyen terme ». Le problème, c’est qu’un certain nombre de pays de l’Union, Allemagne en tête, refusent obstinément un tel allégement massif de la dette grecque. Mais, paradoxe, Wolfgang Schäuble, le ministre des finances allemand, a promis au Bundestag que le pays ne versera pas un euro de plus à Athènes si le FMI ne participe pas au troisième plan… Pour les Allemands, le Fonds est une garantie de sérieux, de sévérité, par rapport à une Commission européenne jugée trop politique, voire laxiste vis-à-vis d’Athènes. Ces dernières semaines, le débat entre Athènes et ses créanciers s’est donc résumé à un bras de fer entre le FMI et Berlin. Et mercredi dans la nuit, il apparaissait que c’était plutôt les Allemands, la ligne Schäuble, qui l’avait emporté. L’Eurogroupe, dans le communiqué final, accepte d’activer un « mécanisme » avec des mesures d’allégement de dettes supplémentaires afin de respecter la cible de besoin brut de financement, entre 15 % et 20 %, mais sans entrer davantage dans les détails.

(avec le Monde)

 

1...56789...11



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol