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Chômage et dette : il faut de nouvelles réformes (FMI)

Chômage et dette : il faut de nouvelles réformes (FMI)

Certes le FMI note une petite amélioration de la croissance et modifie sa prévision (1,5 au lieu de 1.1%). Pour autant le FMI note la fragilité de cette croissance compte tenu du manque de compétitivité du pays. Le FMI préconise des nouvelles réformes structurelles pour améliorer la situation du chômage et de la dette (notamment sur les dépenses de santé de chômage et de retraites) Une dette qui sans doute a été un peu mieux maitrisée mais essentiellement en raison de la petite reprise et de la baisse des taux d’intérêt. Contrairement à Sapin,  le FMI considère que l’effort d’ajustement budgétaire non lié aux deux phénomènes évoqués est presque nul. Le Fonds monétaire international (FMI) a relevé sa prévision de croissance de l’économie française en 2016, à « près de 1,5% » contre 1,1% précédemment tout en préconisant de nouvelles réformes pour réduire le chômage et la dette publique. Alors que la contestation syndicale de la réforme du Code du travail se tend, le FMI souligne dans les conclusions préliminaires de sa revue annuelle de l’économie française que la loi El Khomri, en cours d’examen au Parlement, constituerait une avancée supplémentaire pour améliorer le marché du travail français. Les prévisions du FMI se rapprochent de celles du gouvernement, qui a confirmé son scénario d’une hausse de 1,5% du produit intérieur brut (PIB) cette année après l’annonce d’une progression de 0,5% au premier trimestre. La Commission européenne et l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) se montrent moins optimistes et tablent respectivement sur une croissance de 1,3% et 1,2% en 2016. Le FMI voit ensuite une croissance annuelle de 1,75% en moyenne au cours des cinq prochaines années. Dans ce contexte de reprise économique, l’organisme basé à Washington estime que les efforts budgétaires doivent être renforcés. Il fait état d’un effort d’ajustement budgétaire structurel qui « a ralenti et est presque nul », en soulignant que la baisse du déficit public (à 3,6% du PIB en 2015) a principalement été liée à la reprise conjoncturelle et à la diminution de la charge de la dette. « Sans mesures supplémentaires, la France atteindra à peine l’objectif d’un déficit public de 3% du PIB en 2017 et l’objectif d’équilibre structurel semble hors de portée dans les cinq ans à venir », peut-on lire dans ce rapport publié mardi. Le FMI souligne que le programme de consolidation budgétaire du gouvernement est vulnérable à d’éventuels nouveaux chocs, d’autant plus qu’il devient de plus en plus difficile de trouver des économies destinées à compenser de potentielles nouvelles dépenses. « Comme il n’y a quasiment plus de marge de manoeuvre budgétaire, il est important que la France ne rate pas l’opportunité qu’offre la reprise économique en cours d’accroître les efforts pour reconstituer ses amortisseurs budgétaires et assainir les finances publiques », juge-t-il. « Ce qui nous préoccupe, c’est que l’effort budgétaire ralentit alors qu’au contraire la reprise économique devrait être mise à profit pour renforcer et accélérer cet effort », a déclaré Christian Mumssen, chef de la mission du FMI pour la France. Tout en saluant les mesures prises par le gouvernement ces dernières années en faveur du marché de l’emploi – comme le pacte de responsabilité et de solidarité, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) ou encore la loi Macron, le FMI souligne que « pour réduire durablement le chômage et la dette, des efforts supplémentaires s’imposent ». « La loi El Khomri est importante et nécessaire pour faciliter les embauches, augmenter la compétitivité de l’économie française et la flexibilité du marché du travail », a indiqué Christian Mumssen, en évoquant également le volet modernisation de l’économie prévu dans la loi anti-corruption dite « Sapin 2″. Les services du FMI recommandent parallèlement une refonte du système d’assurance chômage, qui fait actuellement l’objet de discussions entre les partenaires sociaux. Ils suggèrent de renforcer les incitations au retour à l’emploi, par exemple en allongeant la durée de cotisation minimale, ou en mettant en place la dégressivité des allocations. Parmi les autres pistes de réformes évoquées pour améliorer la situation budgétaire, le FMI souligne qu’il existe encore des pistes d’économie susceptibles d’être mises en oeuvre par la suite « sans affaiblir le modèle social français ». Il évoque notamment des marges de manoeuvre sur les retraites (pour retarder l’âge de départ effectif et rationaliser les régimes spéciaux) et le système de santé (recours plus large aux génériques, rationalisation des coûts dans les hôpitaux).

(Avec Reuters)

Dette grecque : on reverra la question après les élections allemandes

Dette grecque : on reverra la question après les élections allemandes

 

Pour cause d’élections allemandes, le plan d’allégement de la dette grecque est reporté en 2018. Merkel et le ministre des finances allemand Schäuble ne souhaitent  pas engager un débat polémique avec le Parlement allemand avant les prochaines élections. Ils ne souhaitent surtout pas se prononcer sur les propositions du FMI qui vise à étaler le remboursement de la dette grecque jusqu’en 2080 et à supprimer les intérêts jusqu’en 2040. Le gouvernement allemand considère que d’éventuelles mesures d’allègement de la dette grecque n’auront donc lieu qu’à partir de 2018, une fois le programme d’aide actuel achevé, mais surtout après les élections législatives en Allemagne.  »A l’été dernier, l’Eurogroupe avait expliqué être prêt, si nécessaire, à envisager des mesures supplémentaires pour maintenir à un niveau supportable les besoins en financement de la Grèce », rappelle un document du ministère allemand des Finances. « Ces mesures auraient lieu sous condition d’une complète mise en œuvre du programme (d’aide) en 2018″, ajoute ce compte-rendu de la dernière réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles le 9 mai, présenté à une commission parlementaire et que l’AFP a pu consulter. En insistant sur le fait que tout allègement de la dette grecque ne peut avoir lieu avant la fin complète du programme d’aide en cours, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble « est bien décidé (…) à éviter tout vote parlementaire avant les élections législatives » en Allemagne prévues à l’automne 2017, a commenté le quotidien économique Handelsblatt.

(Lu dans Challenges avec AFP)

Grèce étalement de la dette jusqu’en 2080 ?

Grèce étalement de la dette jusqu’en 2080 ?

 

 

Finalement on aura perdu beaucoup de temps pour rien avec le psychodrame de la Grèce. En effet il semble bien qu’on s’oriente vers un compromis consistant à étaler la dette dans le temps. En réalité on ne veut pas parler d’annulation de la dette pour ne pas fâcher les Allemands mais son n’étalement revient strictement au même.  FMI envisage même un échelonnement jusqu’en 2080. Selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier, l’institution internationale proposerait un moratoire jusqu’en 2040 de tous les remboursements de la Grèce puis leur étalement entre 2040 et 2080. «L’opinion du FMI va toujours dans la bonne direction», se félicite Olga Gerovasili, la porte-parole du gouvernement grec. Le FMI juge en effet nécessaire un important allégement de la dette grecque, ce à quoi certains pays européens sont réticents. Confiante sur le fait que le FMI saura assouplir sa position, mais également consciente qu’elle devra faire des concessions, l’Europe propose à la Grèce un allégement de la dette qui reposerait sur des délais de grâce et des échéances rallongés à partir de 2018. À condition que, d’ici là, elle ait accompli toutes les réformes convenues dans le cadre de son dernier programme de renflouement. «Le problème le plus urgent, pour la Grèce n’est pas le service de la dette mais le respect du programme (de réformes) et la capacité du pays à retrouver son indépendance économique», affirme le président de la Bundesbank, Jens Weidmann dans une interview à l’alliance des journaux européens Lena, dont Le Figaro fait partie. Cette offre, qui apparaît comme un compromis entre l’Allemagne, qui ne croit pas que la Grèce ait besoin d’un tel allégement, et le FMI qui le juge indispensable, sera détaillée par les secrétaires d’État aux Finances d’ici mardi prochain, date à laquelle les Européens espèrent parvenir un accord. L’adoption de ces réformes est d’autant plus nécessaire qu’elle doit permettre le déblocage, pour une Grèce écartée des marchés de la dette depuis 2014, d’une nouvelle tranche d’aide dans le cadre du troisième plan de sauvetage signé l’été dernier avec ses créanciers (Union européenne, Banque centrale européenne, FMI). «Étant donné que la Grèce s’active déjà pour inscrire dans la loi les mesures antérieures, je pense que nous pouvons être assez optimistes sur le fait que ces conditions préalables seront remplies», a déclaré un responsable européen.

 

(Avec le Figaro)

Grèce : dette allégée à partir de 2018

Grèce : dette allégée à partir de 2018

Officiellement on ne retiendra pas l’expression annulation de la dette (ou d’une partie) qui serait susceptible de contrarier l’opinion allemande mais comme c’était prévisible par différents moyens (notamment étalement et taux d’intérêt) on va procéder un lissage dans le temps de cette dette, ce qui d’une certaine manière revient au même. Même le ministre allemand des finances a considéré que les conditions étaient maintenant réunies pour conclure un accord avec la Grèce. En fonction des efforts qui seront faits par les Grecs eux-mêmes (comme par exemple très récemment avec le vote concernant les retraités les impôts) l’Eurogroupe  procédera donc à partir de 2018 n’on pas à une annulation de la dette mais à son allégement Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) ont donc proposé lundi à la Grèce un allègement de la dette qui reposerait sur des délais de grâce et des échéances rallongés à partir de 2018 si, d’ici là, elle a accompli toutes les réformes convenues dans le cadre de son dernier programme de renflouement. Cette proposition, qui sera détaillée par les secrétaires d’Etat aux Finances d’ici au 24 mai, apparaît comme un compromis entre l’Allemagne, qui ne croit pas que la Grèce ait besoin d’un tel allègement, et le Fonds monétaire international (FMI) qui le juge indispensable. « Cet accord sur la dette… par les partenaires européens doit permettre au FMI de participer au programme », explique l’Eurogroupe dans un communiqué. Ce dernier escompte par ailleurs un accord dans les jours qui viennent sur des mesures d’urgence qui s’appliqueraient dans le cas où la Grèce n’atteindrait pas les objectifs budgétaires prévus d’ici 2018, lorsque l’actuel programme de renflouement de 86 milliards d’euros aura expiré. Ces mesures produiraient, le cas échéant, des économies représentant 2% du PIB. Les ministres ont expliqué que les principes directeurs d’un allègement de dette seraient de faciliter l’accès aux marchés, de lisser le profil de remboursement, de fournir des incitations à réformer même après l’expiration du renflouement et laisser une marge de manoeuvre quant à l’évolution de la croissance et des taux d’intérêt à l’avenir. le ministre des Finances grec Euclide Tsakalotos a dit, après la réunion de Bruxelles, qu’Athènes et ses créanciers de la zone euro avaient conclu un accord qui préparerait le terrain au déboursement d’une nouvelle tranche d’aide financière qui permettrait de couvrir des échéances de remboursement qui tomberont en juin et en juillet et qui pourrait comporter des mesures d’allègement de la dette. L’analyse d’allègement de la dette sera divisée en trois parties correspondant aux court, moyen et long termes. Sur le court terme, il s’agira d’optimiser la gestion de la dette. A moyen terme, des délais de grâce et des échéances rallongés seront étudiés, ainsi que la possibilité de restituer à la Grèce les bénéfices engrangés par la Banque centrale européenne (BCE) sur les obligations achetées dans le cadre de son Programme pour les marchés de titres et aux fins de placement. A long terme, l’Eurogroupe verra en 2018, pour autant que la Grèce ait atteint l’objectif d’un excédent budgétaire primaire, c’est-à-dire hors service de la dette, de 3,5% du PIB, si un nouvel allègement de la dette s’impose pour que le service de ladite dette soit supportable. Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe, a dit que le FMI appuyait une telle approche de la question de l’allègement de la dette grecque. L’offre de l’Eurogroupe fait suite à l’adoption par la Vouli, le Parlement grec, de réformes impopulaires des retraites et de la fiscalité. Ces réformes étaient l’une des conditions pour débloquer au moins 5,4 milliards d’euros de nouveaux crédits tirés de son troisième programme de renflouement.

(Avec Reuters)

Grèce : contrôle des migrants contre la réduction de la dette

Grèce : contrôle des migrants contre la réduction de la dette

Selon le quotidien conservateur hellénique Kathimerini, Merkel proposerait à la Grèce un curieux marché : un contrôle effectif des mouvements migratoires contre une réduction de la dette. En cas de désaccord l’Allemagne menacerait la Grèce de l’exclure de l’espace Schengen. Merkel qui a largement ouvert ses frontières pour faciliter l’accueil des migrants (en 2015 l’Allemagne a accueilli environ 1 million de personnes) se trouve désormais confrontée à une position de plus en plus importante vis-à-vis de ce mouvement migratoire. En fait elle doit complètement changer son fusil d’épaule mais sans le dire. Une raison fondamentale : sa perte de popularité dans l’opinion publique (elle a perdu 10 points en six mois se retrouve à 33 %). Au lieu de fixer un quota de migrants comme par exemple l’Autriche, elle propose donc à la Grèce d’assurer la régulation des flux migratoires qui vont principalement vers l’Allemagne. L’Allemagne a bien tenté d’influencer certains pays d’Europe mais en vain. Il y a d’un côté ceux comme la Pologne, la Slovaquie ou la république tchèque qui sont bien contents de laisser passer les migrants qui se dirigent vers l’Allemagne, il y a  des pays qui tout simplement ont décidé de fermer leurs frontières comme le Danemark, la Suède ou la  Hongrie enfin d’autres qui ont mis en place des quotas. On sait que la Grèce est le principal point d’entrée pour les migrants en raison notamment de la proximité géographique avec la Turquie. Le problème c’est que la Grèce est entourée de pays qui ne font pas parti de l’union européenne et qui s’estime donc dispensés d’un rôle de régulation vis-à-vis de migrants qui veulent précisément s’installer dans l’union européenne. Le marchandage de Merkel viserait donc à exiger de la Grèce un contrôle strict de ses frontières st un filtrage des migrants. En retour l’Allemagne serait disposée à se montrer très accommodante concernant la question récurrente de la réduction de la dette grecque. Une question toujours en suspens d’autant que les récentes mesures de rigueur annoncée par la Grèce n’ont pas convaincu l’union européenne en particulier sur la question délicate de la réforme des retraites. Il se pourrait bien que le gouvernement grec acculé financièrement et fragile politiquement accepte finalement le marché proposé par Angela Merkel. Le chef du gouvernement grec en réalité n’a guère d’autre choix que d’accepter la proposition Merkel sinon il risque  c’est d’être exclu de l’espace Schengen et de n’obtenir au qu’une réduction de son énorme dette.

La dette publique française grossit toujours

La dette publique française grossit toujours

 

Il y a au moins une constance en matière de gestion politique : celle de l’envolée de la dette publique qui sous Chirac,  Sarkozy ou Hollande évolue toujours au même rythme pour atteindre désormais presque 100 % du PIB (les critères européens prévoient 60 %, on en est loin !). En cause évidemment l’impossibilité depuis 30 ou 40 ans à freiner le train de vie de l’État et d’une manière plus générale à freiner la dérive des comptes publics y compris territoriaux. La masse de fonctionnaires inutiles se reproduit naturellement ;  un phénomène quasi existentielle. Chaque fonctionnaire a besoin d’exister il produit des procédures, consomme des budgets, favorise la fiscalité lesquels ont besoin encore de davantage de fonctionnaires pour être administrés. La plupart des politiques au plan national comme local n’y connaissant rien ne gère que l’écume des choses et se laisse manipuler par le monstre bureaucratique. La dette publique de la France s’est établie à 2.103,2 milliards d’euros à la fin du troisième trimestre, en légère baisse par rapport au trimestre précédent, a annoncé mercredi 23 décembre l’Institut national de la statistique et des études économiques. Rapportée à la richesse nationale, cette dette, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 96,9% du Produit intérieur brut, contre 97,6% à la fin du deuxième trimestre.

Allégement de la dette grecque

Allégement  de la dette grecque

Conséquence de l’accord entre les autorités européennes et la Grèce on pourrait désormais envisager un allégement de la dette. Certes on ne parlera pas d’une réduction de cette dette  pour ne pas heurter les pays orthodoxes notamment l’Allemagne mais on pourrait procéder à un allongement des délais de remboursement, ce qui revient au même !   La dette grecque peut être viable et l’objectif est de la reprofiler afin de permettre des remboursements réguliers en étendant les échéances, déclare samedi le directeur du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, à l’hebdomadaire grec To Vima. Il ajoute que, selon lui, la Grèce pourrait avoir de nouveau accès aux marchés obligataires d’ici la fin 2016.Le Fonds monétaire international (FMI), poursuit-il sans donner de précisions, participera pour une faible part au troisième plan d’aide international à financièrement revient au même mais qui paraît politiquement plus acceptable. Athènes. Lundi dernier, dans un entretien télévisé, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a accusé le FMI de formuler des exigences irréalistes, à la fois pour Athènes en matière de réformes et pour ses partenaires de la zone euro en matière d’allégement du fardeau de la dette. « C’est une position que l’on ne peut pas qualifier de constructive dans le processus actuel », a déclaré Alexis Tsipras. « Le Fonds doit décider s’il veut un compromis, s’il reste dans le programme. » Samedi, le président du groupe de travail de l’Eurogroupe, Thomas Wieser, tout comme Klaus Regling, a indiqué que le FMI ne serait pas tenu à l’écart du troisième plan d’aide. « Il n’y a aucune possibilité que le premier examen (par les créanciers des conditions attachées au plan d’aide) s’achève sans le FMI », a assuré Thomas Wieser à l’hebdomadaire Kathimerini. « Ce n’est pas uniquement mon opinion personnelle ou celle des institutions européennes, c’est la réalité qui découle des procédures parlementaires dans plusieurs Etats membres », a-t-il ajouté. Dans son interview à To Vima, Klaus Regling souligne qu’ »il n’y aura pas de ‘haircut’ (réduction du montant de la dette-NDLR) » et que « le gouvernement grec semble l’avoir bien compris. » « Nous allons chercher à assouplir le profil de cette dette, nous voulons tous que la Grèce attire les investisseurs », souligne-t-il. « Et si nous arrivons à étendre un peu plus le calendrier des remboursements, qui sont déjà très bas, cela va attirer les investisseurs. »

(Avec Reuters)

La COP21 : «différenciation » ou qui va payer la dette écologique ?

 

La COP21 : «différenciation » ou qui va payer la dette écologique ?

La différenciation au cœur des enjeux dans la négociation pour la lutte contre le réchauffement climatique. Un concept bien théorique mais qui concrètement traduit les oppositions relatives à la prise en charge de la dette climatique. Pour parler simplement, il s’agit de savoir si les pays développés, qui sont à l’origine de la dette climatique liée à leur pollution, sont décidés non à payer la note ou alors s’ils vont en faire payer une partie aux pays en développement. C’était aussi au nom de ce principe que les pays développés avaient promis à la conférence de Copenhague, en 2009, de consacrer 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 à l’aide aux pays en développement, face au réchauffement climatique.  A l’époque de l’adoption du protocole de Kyoto, les pays industrialisés représentaient encore à eux seuls les deux tiers des émissions de GES. Depuis, le développement à marche forcée des pays émergents a changé la donne. La Chine, notamment, est devenue le premier pays émetteur de GES, devant les Etats-Unis. Une partie des Etats développés, dont les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et le Japon, ont alors demandé que ces pays soient soumis aux mêmes traitements et contribuent, eux aussi, à l’aide aux pays les plus vulnérables. « Copenhague a échoué là-dessus », souligne un spécialiste des négociations sur le climat. Le G77, qui fédère 134 pays en développement et émergents, dont la Chine, « résiste à l’idée que nous abandonnions les responsabilités communes mais différenciées », a expliqué la négociatrice de l’Union européenne, Elina Bardram, à Reuters. Ces Etats estiment que les pays les plus riches ont une dette à payer au reste du monde. Nozipho Mxakato-Diseko, présidente sud-africaine du G77, l’a implicitement confirmé samedi soir lors d’une réunion plénière de la COP21 : « Nous demandons aux pays développés de montrer la voie par des engagements ambitieux de réduction des émissions et en renforçant leur aide financière et leurs transferts de technologie aux pays en développement », a-t-elle déclaré. Maintenant que les experts ont rendu leur copie – par ailleurs très floue– il appartient aux politiques de se livrer à un marchandage pour répartir la note financière d’une part, autoriser des marges de manœuvre plus importante en matière d’émissions polluantes pour les pays en développement d’autre part.

Afrique : la dette menace à nouveau

Afrique : la dette menace à nouveau

L’Afrique renoue avec une dette très menaçante pour son économie. Il y a 10 ans, les pays développés avaient décidé d’effacer la plus grande partie de la dette africaine, autour de 100 milliards de dollars. Or aujourd’hui l’endettement de l’Afrique retrouve son niveau de 2005, soit autour de 300 milliards de dollars. En cause notamment des taux d’intérêt très bas qui ont encouragé des pays à emprunter de manière excessive. Mais deux éléments fragilisent grandement les capacités de remboursement. Il y a d’abord la baisse des prix des matières premières qui handicape lourdement les ressources des pays producteurs. En outre les investisseurs exigent des taux de retour usuraire de leurs capitaux : de l’ordre  10 % alors qu’ils empruntent à1 ou 2 %. Des taux de rentabilité qui saignent l’Afrique. Si l’on ajoute à cela des choix d’investissement hasardeux et la corruption on aura compris que la bulle de la dette de l’Afrique risque à nouveau d’éclater sans mesure d’effacement de la part de la communauté internationale. . selon des données du cabinet de données financières Dealogic, certains états ont voulu profiter de conditions de financement favorables pour s’endetter massivement. Parmi eux, le Ghana, qui grâce au programme de 2005 a vu son ratio dette/PIB revenir de 48,6% à 26,2%, un chiffre très favorable même à l’échelle mondiale. Depuis il est remonté à 72,8%. Le Cameroun avait vu ce même ratio revenir de 40,7% à 24%, Depuis il est remonté à 36%. Et c’est l’ensemble des états africains qui se refinancent sur les marchés faisant décoller les dettes. Le continent africain a ainsi levé 36 milliards de dollars en dix ans. Mais il y a pire: non seulement les états retrouvent des niveaux d’endettement qui justifiaient aux yeux de la communauté internationale une aide substantielle, mais les conditions de financement ont empiré. Face à de très faibles taux d’intérêt sur les émissions de longue durée dans la majorité des pays développés (la France est à 0,8% sur 10 ans, et même en négatif sur 5 ans…) les investisseurs se tournent vers l’Afrique, qu’ils perçoivent comme ayant un fort potentiel de croissance, en exigeant des rendements à deux chiffres. La dernière levée de fonds ghanéenne s’est ainsi négociée à un taux sur 15 ans de… 11%.Une situation potentiellement explosive, bien plus qu’il y a dix ans, si ces pays, qui encaissent en plus le choc de la baisse des matières premières, ne peuvent assurer leurs traites.

La France s’enfonce dans la dette

La France s’enfonce dans la dette

Le gouvernement prévoit que la dette publique atteigne 96,3% du PIB en 2015 et 96,5% du PIB en 2016, signes que la dette se stabiliserait enfin. Pour ses prévisions de 2016, l’État vise une croissance de 1,5%, un déficit public de 3,3% et une inflation de 1%. Outre le caractère un peu optimiste de ces hypothèses, de tels objectifs pourraient voler en éclats si les taux longs sur les marchés financiers remontaient. Ils devraient remonter mais nul ne saurait présager quand. L’Agence France Trésor chiffre l’impact budgétaire d’une hausse de 1% sur l’ensemble des taux relatifs à la dette de l’État à 2,2 milliards d’euros la première année, puis 5 milliards la deuxième et 10 milliards au bout de 5 ans.  La dette émise par l’État est prépondérante, ce qui est logique puisque c’est lui qui investit le plus, dans l’éducation, la santé, etc. En revanche, la progression de la «dette sociale», celle qui finance la protection sociale des Français (santé, retraite, famille et chômage), est frappante. Or normalement, un État ne doit pas s’endetter pour ses frais courants: le «pacte budgétaire» ou la «règle d’or» stipule que l’endettement public doit être limité à l’investissement. Là aussi, la situation est parfaitement inédite: jamais la France ne s’est financée aussi bon marché. Les taux obligataires à 10 ans (l’OAT) auxquels la France emprunte ont chuté vers 1% depuis 2014, quand ils valaient près de 10% en 1987. Dans ce graphique, nous avons calculé le taux apparent de la dette (le montant des intérêts payés par rapport à la dette totale). Prolongeant un mouvement entamé il y a une vingtaine d’années, le taux apparent de la dette a fortement reculé au cours de la période 2003-2013, revenant de 4,4 % à 2,5 %, ce qui explique sans doute pourquoi les gouvernements respectifs ont retardé leurs efforts budgétaires: dans le même temps, la dette publique augmentait de 30 points de PIB! La France s’enfonce dans la dette

Dette de la France record: 32 000 euros environ par habitant !

Dette de la France record 32 000 euros environ par habitant !

La dette publique de la France qui représente 2100 milliards ne dit pas grand-chose à la plupart des  français. Par contre quand on le ramène à chaque habitant cela représente de l’ordre de 32 000 €. Une dette évidemment qu’il est inenvisageable de rembourser et qui prouve s’il en était besoin que la France vit complètement à crédit. En dépit des annonces réitérées du gouvernement cette dette continue d’augmenter  avec un nouveau record: la dette publique de la France a continué à progresser au deuxième trimestre, pour s’établir à 2105,4 milliards d’euros au 30 juin, soit l’équivalent de 97,6% du produit intérieur brut (PIB). Par rapport à la fin du premier trimestre, la dette a augmenté de 16 milliards d’euros, ou 0,2 point de PIB, selon l’Insee.  C’est encore et toujours un peu plus que les périodes précédentes. Forcément: la dette publique correspond à la somme des soldes des comptes publics enregistrés chaque année par un État. Or la France n’a pas affiché une seule année budgétaire positive depuis… 1975! Voilà donc 40 années consécutives que la dette publique française file de record en record. Réponses en graphiques historiques. L’année 2014 a signé un record hautement symbolique pour la France: la dette publique de notre pays a dépassé la barre des 2000 milliards d’euros. Elle a doublé en l’espace de 12 ans et quadruplé en seulement 22 ans. Depuis 1978, elle a été multipliée par 27!  Ainsi la dette publique française équivaut presque à une année de richesse créée dans l’Hexagone: le taux de dette sur le PIB atteindra 96,3% à la fin de l’année selon les dernières estimations du gouvernement. Du jamais-vu. Jusqu’au milieu des années 1980, ce taux ne dépassait pas les 30%. Notons que depuis 2014, la tendance est à la stabilisation du taux de la dette publique sur le PIB.  Si la question de la bonne gestion de la dette publique se pose au regard de ces chiffres astronomiques, il n’est pas pertinent de comparer la dette d’un État à celle d’un ménage. L’État a en charge l’avenir collectif, il transfère des recettes de court terme vers des dépenses de long terme, des jeunes vers des moins jeunes, de certains contribuables vers d’autres contribuables. Par ailleurs, il a une durée de vie infinie, et répond à une logique de marchés financiers. Il ne peut obéir à la seule logique du «bon père de famille» qui ne dépense pas plus que ce qu’il gagne. La dette continue de s’accroître parce que la France est en déficit chronique (ses dépenses sont chaque année, depuis 1974, plus élevées que ses recettes). 

Grèce : le FMI pour une restructuration de la dette

Grèce : le FMI  pour une restructuration de la dette

Ce n’est pas la première fois que le FMI estime nécessaire de restructurer la tête grecque en faite il s’agit d’une sorte d’aveu concernant un plan d’aide déjà obsolète. La dette actuelle de la Grèce est en effet insoutenable. Pour ne pas froisser l’Allemagne le FMI n’utilise pas d’expression annulation mais restructuration. Ce qui d’une certaine manière est la même chose mais paraît plus présentable aux yeux de l’opinion pique allemande. Pourrait par exemple suspendre pendant un temps les remboursements, allongés dans le temps les échéances réduire les taux. Une restructuration plutôt qu’une annulation des créances grecques devrait donc permettre à la Grèce d’assumer une dette qui n’est actuellement pas viable, a déclaré la directrice général du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, au quotidien suisse Le Temps. Le FMI n’a pas encore dit clairement s’il participerait au troisième programme d’aide accordé début août à Athènes par ses créanciers, plaidant en faveur d’une décote partielle sans laquelle la dette grecque ne serait pas viable. Les créanciers européens, Allemagne en tête, ont écarté toute idée de décote, mais ils n’excluent plus de procéder à une restructuration qui pourrait, par exemple, passer par un allongement des maturités. Priée de s’expliquer sur ces divergences, Christine Lagarde a déclaré au Temps « Le débat sur l’annulation de la dette n’a jamais été ouvert ! Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de l’ouvrir si les choses vont bien ». « On parle d’allongement des maturités, de réduction des taux, de franchise pour une certaine période. On ne parle pas d’annulation de dette. »

Lagarde pour un allègement «significatif» de la dette grecque

Lagarde pour  un allègement «significatif» de la dette grecque

Ce n’est pas un organisme vraiment gauchiste qui le propose mais le fond monétaire international. Christine Lagarde préconise en effet d’alléger très nettement l’endettement de la Grèce. C’est sans doute le signe que le FMI considère l’accord avec la Grèce comme insuffisant,  trop partiel et trop provisoire. Même si on se félicite de la négociation en cours. Le FMI de ce point de a sans doute raison car la Grèce ne pourra rembourser intégralement une dette qui va représenter maintenant près de 200 % du PIB. Cela d’autant plus que le nouvel accord impose des mesures d’austérité qui vont peser négativement sur la croissance. Et de ce point de vue les objectifs budgétaires imposés sont  à la fois dangereux et illusoires. Certes il est indéniable que la Grèce doit procéder à des réformes structurelles notamment en n’améliorant l’efficacité du fonctionnement de l’État qui a trop favorisé le corporatisme et la corruption. Pour autant la saignée imposée dans la forme actuelle risque d’affaiblir la possibilité d’un redressement économique. D’une certaine manière c’est aussi une critique à l’égard de la politique économique et financière conduite par l’Europe qui privilégie l’austérité par rapport à la croissance. Une critique fondée si l’on s’en tient aux derniers résultats économiques du second trimestre et aux indicateurs de prévisions diffusés en juillet. En fait l’Europe est bien engluée dans la croissance molle et d’une façon générale se pose le problème de la gestion  d’une dette qui ne concerne pas seulement la Grèce. Nombre de pays dont la France sont dans l’incapacité de rembourser leur dette (une dette par exemple pour la France qui représente plus de 30 000 € par habitant ! ). Le FMI a des raisons de s’inquiéter de la situation économique de l’Europe qui influence de manière négative la croissance mondiale. Une croissance mondiale assez inquiétante susceptible d’  ouvrir la porte à une nouvelle crise.  La directrice générale du FMI Christine Lagarde a donc salué vendredi l’accord sur le programme d’aide avec la Grèce mais en répétant que l’endettement du pays n’était « pas viable » et réclamant un allègement « significatif » de la part des Européens.

L’Allemagne profite de la crise de la dette

L’Allemagne profite de la  crise de la dette

La crise de la dette qui a été douloureuse pour de nombreux pays qui ont été contraints d’engager des politiques d’austérité a cependant été bénéfique pour  d’autres. Notamment pour l’Allemagne qui a pu bénéficier de taux d’intérêt très faible sur ses les emprunts. En schématisant on pourrait dire que finalement la crise des pays du Sud a été profitable au pays du Nord. Notons que la France est dans une position intermédiaire cumulant baisse des taux d’intérêt et mesure d’austérité. L’Allemagne, elle,  a économisé 100 milliards d’euros depuis 2010 en raison de la baisse de ses coûts d’emprunt liée à la crise européenne de la dette, montre un rapport publié lundi. L’instabilité en zone euro a conduit les investisseurs à se réfugier vers les obligations d’Etat allemandes, faisant baisser leurs rendements, lit-on dans le rapport de l’institut Leibniz pour la recherche économique. Le fait de devoir payer moins d’intérêts a permis au gouvernement d’économiser plus de 3% de produit intérieur brut, faisant plus que compenser le coût de la crise de la dette pour la première économie d’Europe, selon le rapport. L’étude établit clairement le lien entre les pics de la crise de la dette en zone euro et les fluctuations des rendements des Bunds allemands, qui ont par exemple chuté lorsque le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a décidé en juin d’organiser un référendum sur les réformes demandées par ses créanciers. Les obligations d’Etat d’autres pays, dont la France, les Etats-Unis et les Pays-Bas, ont bénéficié du même phénomène mais dans des proportions moindres, indique le rapport.

Dette Grecque :une restructuration possible ( Merkel)

Dette Grecque :une restructuration possible ( Merkel)

 

Merkel comprend vite mais il faut lui expliquer longtemps. Ainsi sur la dette grecque elle convient enfin mais timidement  qu’il faudra allonger la maturité autant dire restructurer la dette et en abandonner une partie (en euros constants). La preuve que l’accord récent est déjà obsolète comme notamment le pense d’ailleurs le FMI Angela Merkel a jugé possible, dimanche, de discuter d’un changement des maturités de la dette grecque ou d’une réduction des intérêts versés par Athènes une fois achevé avec succès le premier examen du nouveau projet de renflouement de la Grèce. « La Grèce a déjà obtenu une aide. Les créanciers privés ont accepté une décote et nous avons allongé les maturités et réduit les taux d’intérêt », a déclaré la chancelière allemande dans une interview à la chaîne ARD, qui sera diffusée ce dimanche.   »Et nous pourrons reparler de telles possibilités (…) une fois que sera achevé avec succès le premier examen du programme à négocier. Cette question sera alors discutée, pas maintenant, mais à ce moment-là », a-t-elle ajouté.  Athènes a accepté lundi dernier à Bruxelles une série de réformes imposées par ses créanciers en échange de l’ouverture de négociations sur un plan de renflouement, le troisième depuis 2010, qui pourrait atteindre 86 milliards d’euros sur trois ans. Dans son interview, Angela Merkel souligne qu’une décote classique est exclue tant que la Grèce appartient à la zone euro: « Cela peut se produire hors d’une union monétaire, mais pas dans une union monétaire », dit-elle.

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