Archive pour le Tag 'dette; Europe'

Enfin un débat sur la croissance en Europe

Enfin un débat sur la croissance en Europe

Hollande a pris l’initiative d’un débat sur la relance de la croissance en Europe. Peu apprécié au début, il est de plus en plus repris au sein de l’Europe. Reste l’Allemagne toujours persuadée que la rigueur budgétaire et l’harmonisation fiscale suffiront à relancer l’économie. Le débat n’est pas Gange mais il est au mois engagé. Les mauvais indicateurs économiques européens seront d’un argument de poids pour convaincre les sceptiques. Les appels se multiplient en Europe pour définir une stratégie pour la croissance et tourner la page du tout austérité qui a prévalu au plus fort de la crise, mais les responsables politiques peinent à trouver des solutions concrètes pour faire redémarrer l’économie.  A l’origine de ce changement: la prise de conscience que la cure d’austérité imposée en Europe a parfois aggravé les difficultés de certains pays, leur compliquant la tâche pour ensuite réduire leurs déficits.  Une première brèche a été ouverte avec la proposition du candidat socialiste à l’élection présidentielle française, François Hollande, de renégocier le pacte européen, voulu par les Allemands pour renforcer la discipline budgétaire. L’idée est d’ajouter une dimension de croissance dans ce traité.  En faisant cette annonce, le Français a été d’abord décrié et taxé de naïveté, avant de recevoir cette semaine un soutien inattendu du quotidien des affaires, le Financial Times.   »Plus le climat économique devient difficile, plus les chantres de l’austérité sont isolés. Il est encourageant de voir que de plus en plus d’hommes politiques, notamment François Hollande, appellent à une stratégie européenne de croissance », a écrit un éditorialiste du quotidien.  Le socialiste français, favori des sondages au second tour, a déjà fait des émules: l’opposition en Allemagne reproche également au pacte de ne se préoccuper que de rigueur budgétaire et de ne rien contenir qui stimule la croissance en Europe.  Le président portugais Anibal Cavaco Silva a également appelé l’UE à mettre en place une stratégie pour « faire face à la stagnation économique actuelle ».  Problème: ces déclarations ne contiennent bien souvent pas de revendications précises. Même les ambitions de M. Hollande pourraient être revues à la baisse, s’il est élu président. Le pacte budgétaire est déjà en cours de ratification, ce qui complique une éventuelle renégociation.  Or, « un programme (de soutien à la croissance) doit comporter des mesures concrètes qui ont un effet immédiat. L’Europe parle depuis trop longtemps de croissance, en ne faisant pas assez », assène le Financial Times.  Vienne a bien proposé la création au sein de l’UE d’un fonds pour la croissance, qui reposerait sur la restructuration des crédits existants pour promouvoir les petites et moyennes entreprises innovantes. Une idée faisant écho aux propositions de la Commission européenne qui entend mieux distribuer les fonds européens pour soutenir les PME et lutter contre le chômage des jeunes.  Mais rien n’a pris forme, malgré la tenue de deux sommets européens consacrés à la croissance et l’emploi depuis le début de l’année.  Il faut dire que les dirigeants européens sont divisés sur les moyens de stimuler la croissance. Douze pays regroupés autour des chefs de gouvernement britannique, David Cameron, et italien, Mario Monti, militent pour un marché unique renforcé et des réformes du marché du travail.  A l’inverse, le tandem franco-allemand prône lui plus de coordination des politiques fiscales pour faire redémarrer l’économie. Cependant Sarkozy s’est prononcé dimanche pour uen relance de la croissance par la BCE. Pour l’économiste Jean Pisani-Ferry, le problème est que certains pays ne sont pas convaincus que stimuler la croissance est la priorité. « La stratégie allemande est de dire que les ajustements budgétaires sont nécessaires pour permettre un rééquilibrage des comptes », développe le directeur de l’institut européen Bruegel. Et ce, même au prix de sacrifices douloureux.

 

Hausse des taux d’intérêt pour l’Espagne

Hausse des taux d’intérêt pour l’Espagne

Le Trésor espagnol a adjugé pour 2,6 milliards d’euros d’obligations, dans le bas de la fourchette visée, et à des rendements en hausse, le soutien apporté aux banques par les injections de liquidité de la Banque centrale européenne (BCE) ne masquant plus la nervosité des investisseurs. « On est très loin des adjudications spectaculaires observées entre décembre et février, ce qui sera sans aucun doute interprété comme un assèchement de l’effet des LTRO (opérations de refinancement à long terme de la BCE, NDLR) », commente Peter Chatwell, stratège taux pour le Crédit agricole à Londres. Madrid a adjugé 1,1 milliard d’euros de papier 2015 à un rendement moyen de 2,89%, contre 2,44% lors d’une précédente opération de ce type mi-mars, mais en deçà des 3,1% attendus. L’offre a été sursouscrite 2,4 fois, contre 5 précédemment. Le Trésor a également placé pour 973 millions d’euros de papier à échéance 2016 et 489 millions d’euros de papier 2020, à des rendements moyens eux aussi en hausse, à 4,319% (contre 3,376% précédemment; 3,95% attendus) et 5,338% (contre 5,156%; 5,2% attendus) respectivement. Au total, le montant adjugé ressort dans le bas de la fourchette visée. Madrid espérait placer entre 2,5 et 3,5 milliards d’euros d’obligations souveraines. Les ratios de couverture ressortent en demi-teinte mais traduisent une demande encore solide. Les Bourses européennes ont creusé leurs pertes après les résultats de l’adjudication, tandis que l’euro côtoyait un plus bas de deux semaines contre le dollar. Vers 10h10 GMT, l’indice paneuropéen Eurostoxx 50 perdait 1,04% et le CAC 40 parisien cédait 1,24%. Le rendement des obligations espagnoles à cinq ans accentuait quant à lui sa hausse sur le marché secondaire, prenant 26 points de base à 4,53%. Celui du papier à dix ans avançait de 25 pdb à 5,7%, tandis que celui de l’homologue italien prenait 18 pdb à 5,34%. Le coût de l’assurance contre un défaut de l’Espagne grimpait de son côté, les CDS à cinq ans sur la dette du pays bondissant de 20 pdb sur la séance, à 457 pdb, d’après Markit, entraînant dans leur sillage les CDS italiens à cinq ans, en hausse de 25 pdb à 407 pdb.  

 

Dette: honteux, la zone euro va faire la manche auprès du FMI et du G20

Dette: honteux, la zone euro va faire la manche auprès  du FMI et du G20

 

Fin 2011, les Européens avaient lancé un appel désespéré au reste du monde pour donner davantage de moyens au FMI afin d’en finir avec la crise de la dette.  En réponse, l’institution de Washington et plusieurs pays du G20 (le forum des pays riches et émergents, ndlr) avaient fait du renforcement du pare-feu de la zone euro une condition sine qua non. Un message bien reçu dans son ensemble sauf par l’Allemagne et la Finlande, excédées de devoir remettre au pot.  La zone euro attend désormais un geste des pays du G20, notamment émergents, et du Fonds monétaire international (FMI) pour circonscrire la crise de la dette après avoir rempli sa part du contrat en acceptant de renforcer son propre filet de sécurité.   »Il est temps d’accroître les ressources du FMI et nous devons nous mettre d’accord à l’échelle mondiale », a lancé samedi la ministre danoise des Finances, Margrethe Vestager, au terme d’une réunion avec ses homologues européens.  Au terme d’intenses tractations, les 17 pays de l’Union monétaire se sont mis d’accord pour se doter d’un pare-feu contre la crise de 800 milliards d’euros au total.  La décision prise est moins ambitieuse qu’espéré: la zone euro ne disposera en réalité que de 500 milliards d’euros d’argent frais, une somme modeste pour venir en aide à un pays comme l’Espagne, dont les dérapages budgétaires suscitent des inquiétudes.  Mais cet accord –maintes fois reporté– est avant tout un sésame pour que les 17 puissent recevoir de l’aide de leurs partenaires internationaux.   »L’idée est d’avoir un double pare-feu, une réponse européenne et une réponse internationale coordonnée par le FMI avec l’augmentation de ses ressources », a expliqué le ministre français des Finances, François Baroin.  Fin 2011, les Européens avaient lancé un appel désespéré au reste du monde pour donner davantage de moyens au FMI afin d’en finir avec la crise de la dette.  En réponse, l’institution de Washington et plusieurs pays du G20 (le forum des pays riches et émergents, ndlr) avaient fait du renforcement du pare-feu de la zone euro une condition sine qua non. Un message bien reçu dans son ensemble sauf par l’Allemagne et la Finlande, excédées de devoir remettre au pot.  Après avoir traîné des pieds, Berlin a fini par lâcher du lest.   »Nous avons répondu à nos partenaires du G20, nous espérons que cette décision va ouvrir la voie à un accroissement des ressources du FMI en avril », a estimé vendredi le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.  Abondant dans le même sens, Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), a estimé que les Européens « avaient accompli leur devoir » et que la balle était désormais dans le camp du FMI.  A Washington, les premières réactions ont été positives: la directrice générale du FMI Christine Lagarde –qui avait fait campagne pour un renforcement du pare-feu de la zone euro– a salué une décision qui « soutiendra les efforts » de son institution « pour accroître ses ressources disponibles ».   »Il y aura encore des débats au sein du G20 sur cette question mais nous allons dans la bonne direction », a rappelé M. Baroin. « Nous avons encore 15 jours de discussions ».  Afin de mettre toutes les chances de son côté, la zone euro a également confirmé qu’elle allait fournir 150 milliards d’euros pour renflouer les caisses du FMI comme elle s’y était engagée.  D’autres pays européens extérieurs à la zone euro devraient apporter leur écot, notamment le Danemark, a rappelé sa ministre des Finances.  L’idée est de montrer l’exemple à « d’autres pays solides sur le plan financier », selon ses termes, afin qu’ils contribuent également à augmenter les ressources du FMI.  L’institution de Washington dispose actuellement d’une capacité de prêts de 364 milliards de dollars. Elle disait en janvier être à la recherche des sommes nécessaires pour accroître sa capacité de prêts de 500 milliards de dollars.

 

Allemagne : Le déficit public à 2011 à 1% du PIB

Allemagne : Le déficit public à 2011 à 1% du PIB

 

Le chiffre était de 4,3% en 2010 et 3,2% en 2009, selon un chiffre définitif publié vendredi par l’Office fédéral des statistiques (Destatis).  Le déficit public de l’Allemagne a fondu en 2011 à 1% du Produit intérieur brut, contre encore 4,3% en 2010 et 3,2% en 2009, selon un chiffre définitif publié vendredi par l’Office fédéral des statistiques (Destatis). En valeur absolue, le déficit public de la première économie européenne s’est monté l’an dernier à 25,3 milliards d’euros, pour un PIB de 2.570,8 milliards d’euros. L’Etat fédéral et les Etats régionaux ont dépensé plus qu’ils n’ont gagné, alors qu’au contraire les communes ont fini dans le vert et que le système d’assurance-chômage a dégagé son plus gros excédent depuis la Réunification grâce au dynamisme du marché de l’emploi.

 

L’Irlande retarde le remboursement de sa dette

L’Irlande retarde le remboursement de sa dette

Dublin devait rembourser 3,06 milliards d’euros à la fin mars. Mais elle a obtenu de l’Europe le report de cette échéance. L’Irlande a réussi à transformer sa reconnaissance de dette en obligations du Trésor irlandais à horizon 2025, ce qui lui permet d’allonger dans le temps ses remboursements à des taux d’intérêts plus supportables. Cette faveur européenne va permettre au pays de «regagner plus facilement la confiance des marchés», se félicite le ministre de la Dépense publique et des Réformes, Brendan Howlin. Plus globalement, l’Irlande négocie toujours avec la Commission européenne, la Banque centrale européenne, et le Fonds monétaire international, pour revoir l’ensemble de ses engagements auxquels elle doit faire face. Soit les 31 milliards d’euros qu’elle avait reçus en 2010 pour sauver la banque Anglo Irish Bank, depuis nationalisée et rebaptisée Irish Bank Resolution Corp.  L’obtention de ce report n’était pas évident. Les partenaires européens, avec lesquels l’Irlande a négocié, excluent pas qu’on touche à leur conditions de prêts. Mais cette fois-ci, ils ont cédé, au risque de créer un précédent: l’Irlande est considérée comme un bon élève en matière de respect de son programme budgétaire. Même si techniquement c’est le cas, un refus européen aurait précipité la note de la dette de long terme de l’Irlande au niveau de «défaut» par les agences de notation, et relancé la crise existentielle de la zone euro. De plus, en répondant positivement à ce report, L’Europe donne aux Irlandais une raison de plus de voter «oui» au prochain référendum irlandais.  L’Irlande se prononcera en effet le 31 mai sur le nouveau pacte budgétaire européen, signé début mars par 25 pays membres de l’Union européenne (tous sauf la Grande-Bretagne et la République tchèque). Ce traité met en place des règles d’or sur l’équilibre des comptes publics et prévoit des sanctions quand les déficits déraillent. Les deux précédents référendum (2001 et 2008) organisés par l’Irlande se sont soldés par des «non» – au traité de Nice puis à celui de Lisbonne -, avant que des scrutins de rattrapage ne permettent d’obtenir une adhésion. De quoi expliquer l’inquiétude européenne. Mais cette fois-ci, le gouvernement fera campagne pour le «oui». De même que le principal parti d’opposition, le Fianna Fail (centre). En revanche, le Sinn Fein (parti nationaliste de gauche) milite pour le «non», hostile à un texte qui «institutionnalise l’austérité». Selon un nouveau sondage publié dimanche, 49% des Irlandais se prononceraient cette fois en faveur du traité et 33% seraient contre. Mais 18% n’ont pas encore arrêté leur choix

 




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