Archive pour le Tag '« Détruire'

Comment produire sans détruire

Comment produire sans détruire

 

Une  tribune de Dominique Carlac’h  du Medef qui montre que la préoccupation environnementale pénètre aussi le monde patronal (tribune dans l’Opinion de Dominique Carlac’h, Medef )

 

Dominique Carlac’h, vice-présidente et porte-parole du Medef.

 

En mars, le monde s’est soudainement arrêté. Plus d’un milliard d’individus se sont retrouvés confinés et privés de la liberté d’aller et venir ; les économies, même les plus solides, ont été atteintes de plein fouet et cherchent à remonter la pente ; les systèmes de santé ont dû rivaliser d’ingéniosité face à un afflux imprévu de patients et à une maladie inconnue qui est encore loin d’avoir révélé tous ses dangers.

Mais, au-delà de ses effets immédiats, la pandémie a mis en exergue les failles et les fragilités de nos sociétés – politiques, économiques, sociales ou sociétales. Le « monde d’hier », pour reprendre l’expression de Stephan Zweig, a montré ses limites et la crise nous conduit à panser nos plaies et à penser « l’après ».

Nos sociétés sont confrontées à des incertitudes, inhérentes à la vie mais mal acceptées et qui génèrent stress et anxiété. La Covid-19 est venue nous rappeler qu’il nous faudrait vivre avec le risque. Elle est loin d’être la première épidémie et n’est sans doute pas la dernière. Devant cette menace, sommes-nous suffisamment armés pour faire face à de futurs dangers, par nature inconnus ?

Se pose en fait la question de toute l’organisation de notre système sanitaire, et en particulier de l’hôpital public. Des années que médecins, infirmiers et services d’urgence tiraient la sonnette d’alarme, sans vraiment être entendus… Alors comment sortir de la « verticalité bureaucratique » pour une meilleure proximité sanitaire ? Un modeste virus est parvenu à stopper toute la machine économique mondiale et défie la science. Serons-nous prêts demain pour affronter une autre pandémie ?

Autre effet de la pandémie, la redistribution des pions sur l’échiquier géopolitique. A l’heure où le souverainisme et le patriotisme économique reviennent en force dans le débat public, à quoi ressemblera le monde demain ? La crise sanitaire semble avoir marqué un tournant dans les relations internationales en accentuant la rivalité entre les Etats-Unis et la Chine. Les Etats-Unis se replient sur eux-mêmes, l’UE cherche une solution commune… et pendant ce temps-là, la Chine multiplie les alliances pour tenter d’imposer un système alternatif au capitalisme.

Nous sommes entrés dans une zone de turbulences et la perspective incertaine de l’élection présidentielle américaine ne fait qu’accroître l’inquiétude. In fine, qui seront les gagnants et les perdants de ce monde futur et comment relancer la gouvernance mondiale ? Et quelle sera la place de l’Europe ?

L’indispensable souveraineté européenne

« DEAL ! » C’est par ce tweet triomphant que le président du Conseil européen, Charles Michel, a annoncé l’accord conclu le 21 juillet par les Vingt-Sept sur le plan de relance post-Covid de 750 milliards d’euros. Cet accord s’inscrit dans le triptyque « souveraineté-unité-démocratie ». Mais, que veut vraiment dire souveraineté européenne alors qu’il n’y a pas d’Etat européen et qu’au plus fort de la mondialisation, les Européens, Allemagne en tête, ont cru à la fin des frontières et à l’émergence d’un monde global ? La mondialisation semble marquer le pas, et une autre Europe commence à se dessiner. Mais comment inscrire ce sursaut européen dans la durée ? Le plan de relance y suffira-t-il ? Et le besoin d’Europe est-il le même pour tout le monde ?

Pas d’économie sans écologie

La crise du coronavirus va sans doute contribuer à une meilleure prise de conscience de l’urgence écologique. Que son origine soit due à une chauve-souris ou à un pangolin, la pandémie illustre les conséquences d’une biodiversité maltraitée. Mais, à la faveur du confinement, la nature a un peu partout repris ses droits : on a vu revenir des dauphins à Venise, des troupeaux de cerfs dans les rues au Japon. L’arrêt de l’activité humaine a entraîné la plus forte diminution annuelle des émissions de gaz à effet de serre jamais enregistrée.

Saurons-nous pour autant en tirer les leçons et changer nos modes de vie ? L’enjeu est de relancer l’économie tout en opérant une reconstruction écologique, de redémarrer de façon plus durable et responsable. Mais comment produire sans détruire ?

Dans le sillage de la crise climatique, la pandémie est venue creuser le fossé entre les jeunes et leurs aînés. Les premiers peuvent considérer avoir été confinés pour protéger les plus âgés et savent qu’une fois la crise passée, ils en paieront le prix. Pour les plus jeunes, les papy-boomers représentent une génération dorée. Ils ont connu le plein-emploi, la croissance des Trente glorieuses. Les jeunes se considèrent au contraire comme une génération sacrifiée : chômage, précarité, réchauffement climatique… Mais ce conflit intergénérationnel est-il vraiment une fatalité ? Comment réconcilier les générations ?

Travailler, circuler, manager autrement

La pandémie a aussi bousculé en profondeur notre regard sur le monde du travail et sur nos habitudes. A la faveur du confinement, le télétravail est devenu, pour beaucoup d’entreprises, la solution pour continuer de fonctionner, facilitée par la digitalisation. Il s’est révélé efficace mais a aussi suscité des dysfonctionnements.

La crise sanitaire et les mesures qu’elle implique pour garantir la sécurité des salariés accélèrent les mutations. La manière dont nous travaillerons demain est au centre des préoccupations des salariés comme des chefs d’entreprise. Les innovations nées de l’urgence seront-elles pérennes et le célèbre triptyque métro-boulot-dodo ne se résumera-t-il demain qu’à boulot-dodo ?

C’est à toutes ces questions que tentent de répondre, mercredi et jeudi, les intervenants à la REF du Medef, rebaptisée cette année « Renaissance des entreprises de France ».

Dominique Carlac’h est vice-présidente et porte-parole du Medef.

Industrie : La crise pourrait détruire un demi-million d’emplois dans l’industrie en deux ans

Industrie : La crise pourrait détruire un demi-million d’emplois dans l’industrie en deux ans

Presque un quart des salariés de l’industrie pourrait disparaître dans les deux ans. , selon l’étude réalisée par Strategy& pour l’UIMM (L’entité de conseil en stratégie d’entreprise du cabinet PwC)qui   a en effet mesuré l’impact de la crise économique et sanitaire sur ce secteur qui pèse 10 % du PIB, emploie 2,1 millions de salariés dans l’Hexagone et génère quelque 200 milliards d’euros de valeur ajoutée par an. Les résultats, établis sur la base d’études portant sur les crises sanitaires, des déclarations de dirigeants du secteur et des dernières prévisions économiques publiées, laissent craindre le pire.

Selon le scénario établi (modéré, central ou pessimiste), la crise va en effet conduire à la destruction de 187.000 à 463.000 emplois directs dans l’industrie manufacturière ces deux prochaines années.

Détruire ou réformer le capitalisme ? ( l’économiste Michel Aglietta)

Détruire ou réformer le capitalisme ? ( l’économiste Michel Aglietta)

 

 

Détruire ou réformer le capitalisme  s’interroge l’économiste Michel Aglietta, professeur émérite de l’université Paris-Nanterre, conseiller scientifique au CEPII et à France Stratégie . ( La Tribune)

 

« Cette question révèle l’angoisse de notre temps. Le capitalisme financiarisé, qui s’est généralisé en occident depuis quarante ans sous le régime politique néo-libéral, est critiqué pour l’énorme concentration de la richesse et du pouvoir et pour les maux qu’elle a engendrés : fléchissement de l’investissement productif et des progrès de productivité, accroissement intolérable des inégalités, prolifération de la pauvreté, éclatement du contrat de travail, détérioration des ressources naturelles et aggravation de la dérive climatique. La qualité de la croissance est mise en cause par la fragmentation de la société, par les obstacles à la mobilité sociale et par les inquiétudes écologiques.

C’est pourquoi il est question de ruptures. Il s’agit des mutations à entreprendre pour pouvoir fonder l’évolution des sociétés au cours de ce siècle sur une croissance inclusive et soutenable. C’est une forme de développement incorporant les contraintes écologiques et poursuivant l’équité sociale.

Elle pose donc le problème du choix social parce que le bien-être social n’est pas l’agrégation des préférences individuelles. Il implique un principe éthique de justice sociale dont le fondement est la disposition par tous les citoyens de ressources matérielles, éducatives et institutionnelles (au premier chef les services de santé) dans un environnement sain. La privation de ces biens communs conduit aux inégalités inacceptables, parce qu’elle est privation de liberté réelle.

Il s’ensuit qu’un régime de croissance soutenable et autoentretenu englobe quatre propositions formant un cercle vertueux.

Celle-ci implique le plein emploi, des salaires décents et une protection sociale préservée. Ces objectifs de politique économique requièrent la transformation des structures de production dans le sens d’une économie circulaire rétablissant une complémentarité urbaine rurale sur les territoires. Une économie circulaire ne peut être atteinte sans transition écologique.

La difficulté de cette transformation est qu’elle doit être à la fois comportementale, technologique et spatiale. Cette mutation multidimensionnelle exige des États stratèges avec des vues de long terme pour conduire les politiques d’infrastructures, remodeler la fiscalité, encadrer les marchés immobiliers, réorganiser la recherche et la formation, valoriser les complémentarités territoriales. Ces États stratèges ne pourront réussir sans décentraliser les pouvoirs aux collectivités locales et à des collectifs citoyens pour promouvoir une démocratie participative.

Se pose alors le problème de la régulation de cette croissance inclusive et soutenable qui fait retour sur la question initiale.

Posée autrement, la question devient : le capitalisme est-il compatible avec les limites écologiques ? Les conséquences sociales dans le monde entier peuvent être très lourdes si la survie des générations futures dépend d’une révolution sociale et politique qui fasse « table rase ».

On peut avoir une autre perspective. Certes le capitalisme financiarisé doit disparaître en tant que régime de croissance. Mais en est-il de même du capitalisme en général ? Le capitalisme a connu dans l’histoire des régimes de croissance séparés par des époques de rupture, où les sociétés se transforment pour inventer de nouvelles institutions capables d’organiser de nouveaux modes de régulation socio-économique.

Ne pourrait-on pas voir émerger un mode de régulation socio-écologique ? »

« Détruire la Corée du Nord » (Trump)

« Détruire la Corée du Nord »  (Trump)

 

Comme d’habitude le président américain n’a pas fait dans la dentelle sur les différents sujets internationaux conflictuels lors de son intervention à l’ONU. Il a notamment menacé de détruire totalement la Corée du nord. Il a aussi reproché à la Chine son inertie vis-à-vis de la Corée. “Il est scandaleux que certains pays (La Chine surtout NDLR) fassent non seulement du commerce avec un tel régime mais qu‘ils arment, fournissent et soutiennent financièrement un Etat qui met en danger le monde avec un conflit nucléaire”. Le président américain a ensuite attaqué l’Iran et l’accord nucléaire passé avec ce pays qualifié d’État voyou. Il a surtout  visé l‘accord conclu en 2015, après douze années de longues et complexes négociations entre Téhéran et le groupe P5+1, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l‘Allemagne. Le président américain a laissé entendre qu‘il pourrait le dénoncer à la mi-octobre lorsqu‘il s‘agira de certifier si Téhéran le respecte, ce que Washington a déjà fait à deux reprises depuis son investiture.  Le président français Emmanuel Macron a pris le contrepied de Donald Trump sur l‘Iran, peu après, en estimant que dénoncer l‘accord serait une lourde erreur. Pour le président français, il s‘agit d’“un accord solide, robuste et vérifiable, qui permet de garantir que l’Iran ne se dotera pas de l’arme nucléaire”. “Le dénoncer aujourd’hui, sans rien proposer d’autre, serait une lourde erreur. Ne pas le respecter serait irresponsable”, a-t-il ajouté, le qualifiant d’“essentiel à la paix à l’heure où le risque d’une spirale infernale ne saurait être exclu”. Abordant enfin, la crise au Venezuela, Donald Trump a jugé “totalement inacceptable” les violences qui s‘y déroulent.




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