Archive pour le Tag 'd’être'

LR Régionales PACA: en attendant d’être ministres !

LR Régionales PACA: en attendant d’être ministres !

 

L’alliance entre les républicains et en marche en Paca s’explique par des considérations électorales locales mais aussi par le fait que plusieurs personnalités espèrent un jour être ministres de Macron. C’est le cas de Christian Estrosi, du maire de Toulon ou même de Renaud Muselier.

Il y a déjà longtemps que ces personnalités manifestent une certaine indulgence vis-à-vis de Marcon voire même un certain soutien. Renaud Muselier trouve des avantages à cet accord avec la république en marche qui souffre sur place d’un net déficit de notoriété et dont la liste avait peu de chances d’être élue.

L’actuel président de la région PACA espère donc mieux faire face au RN particulièrement bien implanté dans cette région. Les considérations personnelles ne sont pas négligeables car les personnes principales impliquées dans le rassemblement des républicains avec la république en marche ne sont pas des perdreaux de l’année et souhaiterait bien un jour être enfin ministres de Macron.

Société- »Fière d’être boomer ! « 

Société-Fière d’être boomer ! 

 

Jacqueline Jacquet exprime dans le Monde dont elle est lectrice sa fierté d’être boomers

 

« Ce dont je suis la plus fière dans l’héritage des boomers, c’est de leur attachement à la liberté, à la tolérance, témoigne Jacqueline Jacquet, en réaction au compte-rendu du livre « Génération fracassée » dans « Le Monde ». [...] Les fracassés ont eu une enfance un peu gâtée, ce qui les rend peut-être plus vulnérables à ce qui leur arrive. [...] Je comprends leur détresse ».

 

J’ai lu avec intérêt le compte-rendu de Vanessa Schneider à propos du livre de Maxime Lledo Génération fracassée (Fayard, 198 pages, 15 euros). Serait-il possible d’engager un débat amical avec ce jeune homme qui semble camper sur ses certitudes et ses a priori ? J’apprends qu’il est titulaire d’une licence d’histoire. Il devrait savoir alors qu’il n’a jamais été facile d’avoir vingt ans à n’importe quelle époque de l’humanité ! Pas plus en 2021 qu’en 1962 (Avoir vingt ans dans les Aurès), qu’en 1968, qu’en 1914 ou qu’au XIXe siècle (Les Souffrances du jeune Werther)…


Pour rappel, le beau texte de Paul Nizan (dans Aden Arabie) : « J’avais 20 ans, je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. Tout menace de ruine un beau jeune homme : l’amour, les idées, la perte de sa famille, l’entrée parmi les grandes personnes, il est dur d’apprendre sa partie dans le monde. »

Mon prénom vous renseignera aisément sur la génération à laquelle j’appartiens :

-  j’arrive au monde : il n’y a pas de place dans les maternités.

- 6 ans, j’arrive au primaire, il n’y a pas de place dans les écoles.

- au collège : 42 à 45 élèves par classe dans des préfabriqués à l’amiante.

- lycée, fac : pas de place, on se bouscule, on s’entasse dans les amphis, dans les couloirs pour suivre les cours magistraux.

- on se marie : pas assez d’apparts (on s’inscrit pour avoir une place en HLM), c’est merveilleux !

- 75 ans : patatras, le Covid ! pas de place dans les hôpitaux en réanimation.

- la suite : pas de place à la morgue (camions frigorifiques…)

- cimetières ? Peut-être la solution de la crémation.

Voilà un résumé, certes caricatural du parcours du boomer, mais le livre de Maxime Lledo ne l’est-il pas aussi ? Le mien a le mérite, outre d’évoquer certaines réalités, d’y ajouter beaucoup d’humour : « Ils ont voyagé, ils ont pollué, ils ont vécu, ils ont joui avec le Sida ». D’accord, mais ce jeune homme a oublié : « Ils ont bossé », beaucoup bossé, et dans tous les domaines : médecine, sciences, arts, techniques, avancées sociétales, la liste ne peut rendre compte de ce que la « génération fracassée » leur doit.

Ils ont joué leur partie dans le monde, en faisant des erreurs, certes, mais avec ce qu’ils avaient : leur enthousiasme. Ils ont surtout essayé de donner une meilleure vie à leurs enfants. Les fracassés ont eu une enfance un peu gâtée, ce qui les rend peut-être plus vulnérables à ce qui leur arrive. Je suis de tout cœur avec eux, je comprends leur détresse et je sais qu’il est dur d’apprendre sa partie dans le monde actuel.

Ce dont je suis la plus fière dans l’héritage des boomers, c’est de leur attachement à la liberté, à la tolérance (à nuancer bien sûr). Je n’aimerais pas qu’à la fin du XXIe siècle, un jeune homme écrive, en parlant de l’époque actuelle, un bouquin intitulé Génération sectaire.

Jacqueline Jacquet, Sausset-les-Pins (Bouches-du-Rhône)

Fière d’être boomer !

Fière d’être boomer ! 

 

Jacqueline Jacquet exprime dans le Monde dont elle est lectrice sa fierté d’être boomers

« Ce dont je suis la plus fière dans l’héritage des boomers, c’est de leur attachement à la liberté, à la tolérance, témoigne Jacqueline Jacquet, en réaction au compte-rendu du livre « Génération fracassée » dans « Le Monde ». [...] Les fracassés ont eu une enfance un peu gâtée, ce qui les rend peut-être plus vulnérables à ce qui leur arrive. [...] Je comprends leur détresse ».

 

J’ai lu avec intérêt le compte-rendu de Vanessa Schneider à propos du livre de Maxime Lledo Génération fracassée (Fayard, 198 pages, 15 euros). Serait-il possible d’engager un débat amical avec ce jeune homme qui semble camper sur ses certitudes et ses a priori ? J’apprends qu’il est titulaire d’une licence d’histoire. Il devrait savoir alors qu’il n’a jamais été facile d’avoir vingt ans à n’importe quelle époque de l’humanité ! Pas plus en 2021 qu’en 1962 (Avoir vingt ans dans les Aurès), qu’en 1968, qu’en 1914 ou qu’au XIXe siècle (Les Souffrances du jeune Werther)…


Pour rappel, le beau texte de Paul Nizan (dans Aden Arabie) : « J’avais 20 ans, je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. Tout menace de ruine un beau jeune homme : l’amour, les idées, la perte de sa famille, l’entrée parmi les grandes personnes, il est dur d’apprendre sa partie dans le monde. »

Mon prénom vous renseignera aisément sur la génération à laquelle j’appartiens :

-  j’arrive au monde : il n’y a pas de place dans les maternités.

- 6 ans, j’arrive au primaire, il n’y a pas de place dans les écoles.

- au collège : 42 à 45 élèves par classe dans des préfabriqués à l’amiante.

- lycée, fac : pas de place, on se bouscule, on s’entasse dans les amphis, dans les couloirs pour suivre les cours magistraux.

- on se marie : pas assez d’apparts (on s’inscrit pour avoir une place en HLM), c’est merveilleux !

- 75 ans : patatras, le Covid ! pas de place dans les hôpitaux en réanimation.

- la suite : pas de place à la morgue (camions frigorifiques…)

- cimetières ? Peut-être la solution de la crémation.

Voilà un résumé, certes caricatural du parcours du boomer, mais le livre de Maxime Lledo ne l’est-il pas aussi ? Le mien a le mérite, outre d’évoquer certaines réalités, d’y ajouter beaucoup d’humour : « Ils ont voyagé, ils ont pollué, ils ont vécu, ils ont joui avec le Sida ». D’accord, mais ce jeune homme a oublié : « Ils ont bossé », beaucoup bossé, et dans tous les domaines : médecine, sciences, arts, techniques, avancées sociétales, la liste ne peut rendre compte de ce que la « génération fracassée » leur doit.

Ils ont joué leur partie dans le monde, en faisant des erreurs, certes, mais avec ce qu’ils avaient : leur enthousiasme. Ils ont surtout essayé de donner une meilleure vie à leurs enfants. Les fracassés ont eu une enfance un peu gâtée, ce qui les rend peut-être plus vulnérables à ce qui leur arrive. Je suis de tout cœur avec eux, je comprends leur détresse et je sais qu’il est dur d’apprendre sa partie dans le monde actuel.

Ce dont je suis la plus fière dans l’héritage des boomers, c’est de leur attachement à la liberté, à la tolérance (à nuancer bien sûr). Je n’aimerais pas qu’à la fin du XXIe siècle, un jeune homme écrive, en parlant de l’époque actuelle, un bouquin intitulé Génération sectaire.

Jacqueline Jacquet, Sausset-les-Pins (Bouches-du-Rhône)

A gauche: le sentiment d’être trahi depuis plusieurs élections

A gauche: le sentiment d’être trahi depuis plusieurs élections 

Pour le politiste Brice Teinturier, le déclin du clivage droite-gauche et la stratégie de désextrémisation de Marine Le Pen peuvent expliquer les réticences des électeurs à se mobiliser pour faire barrage au Rassemblement national lors du deuxième tour de la présidentielle de 2022.

Vous avez publié en 2017 un ouvrage sur la « PRAF attitude » (« “Plus rien à faire, plus rien à foutre”. La vraie crise de la démocratie », Robert Laffont), de ces électeurs qui sont désormais totalement détachés de la politique, que vous estimiez à près de 30 %. Leur nombre a-t-il évolué ?

Ce que j’ai cherché à pointer en 2017, c’était une menace pour la démocratie induite non par la montée des extrêmes, mais par une proportion de plus en plus importante de Français qui n’en ont « plus rien à faire » de la politique. Il y a une mythologie française sur le fait que les Français seraient passionnés de politique. Elle est en partie vraie, mais elle occulte un phénomène plus profond, la montée en puissance du désengagement à l’égard de la démocratie et du vote, d’une prise de distance profonde chez des Français tout simplement déçus, voire dégoûtés par la politique, pour toute une série de raisons que j’ai cherché à analyser : alternances ayant tué l’espérance, crise de l’exemplarité, mutations de l’information, crise de la représentation, etc.

L’abstention électorale en est une des manifestations les plus visibles et ne relève plus seulement d’un mécanisme d’exclusion sociale. Elle a tendance à augmenter, qu’il s’agisse du premier tour de la présidentielle de 2017 (22,2 %), des législatives qui ont suivi (51,3 %), des européennes de 2019 (50,1 %) ou des municipales de 2020 (55,3 %, un record pour ces élections que l’on ne peut expliquer seulement par le Covid).

Cela ne veut pas dire que le phénomène est inexorable. D’ailleurs, nos enquêtes montrent que l’image du personnel politique s’est plutôt améliorée depuis quatre ou cinq ans, tout comme le sentiment d’être bien représenté, la confiance envers de nombreuses institutions et à l’égard des grandes entreprises. Le niveau reste très préoccupant, mais la tendance est incontestable et le Covid-19 a redonné du sens à l’action des politiques, même si la défiance reste la toile de fond de la société.

Une forte abstention à la prochaine élection présidentielle est donc possible, même si un an avant le scrutin, sans connaître encore l’offre de candidatures et avec tout ce qui peut se produire dans une campagne, il faut être très prudent : lorsqu’il existe un enjeu et que les Français ont le sentiment d’avoir à trancher entre des alternatives claires, distinctes et importantes, ils se rendent aux urnes.

La proportionnelle : un moyen d’être représenté pour les exclus de la démocratie

La proportionnelle : un moyen d’être représenté pour les exclus de la démocratie

Ce mode de scrutin est le seul à pouvoir prendre en compte la voix de chacun et à offrir une solution à la montée de l’abstention, estime Dorian Dreuil, représentant associatif, dans une tribune au « Monde ».

 

Rituel de l’élection et point culminant d’une campagne électorale, un dimanche de vote est fait de symboles et d’habitudes. Les prises de parole politiques sont interdites aux candidats, il faut donc meubler et commenter l’environnement. Avant 20 heures et la proclamation des résultats, le chiffre le plus commenté est celui de la participation. Viennent ensuite l’annonce des résultats et son cortège de joies ou de peines selon qui gagne ou qui perd. Mais, depuis longtemps, le grand vainqueur n’a pas de visage, pas de bulletin, ni même de programme. Il ne se présente pas au suffrage et, pourtant, il gagne à tous les coups. C’est l’abstention.

La désaffection croissante des urnes a de nombreuses causes : démocratie représentative à bout de souffle, discrédit sur une partie du personnel politique, faible représentation de la société dans sa diversité. Au bout du compte, une méfiance envers le système lui-même et ses institutions. Ce que Paul Ricœur résumait d’une phrase : « Nos démocraties électives ne sont pas, ou de façon inaccomplie, des démocraties représentatives. »

 

Dans l’histoire de notre pays, la République ne s’est pas toujours méfiée du recours au vote proportionnel : ce fut le cas sous la IIIe (au moins de 1919 à 1928) et sous la IVe République (de 1946 à 1958). Sous la Ve, François Mitterrand y a recours durant les législatives de 1986. Le taux d’abstention a été parmi les plus bas de ces trente-cinq dernières années, à 21,5 %, contre 51,3 % en 2017. Le scrutin proportionnel traîne malheureusement la mauvaise réputation d’être à l’origine de l’instabilité ministérielle et de l’échec de la IVe République. C’est trop vite oublier que c’est son régime parlementaire qui causa sa perte, plus que son format d’élection.

En réalité, ce mode de scrutin a pour vertu d’assurer une représentation plus fidèle de l’ensemble des courants de pensée ou d’opinion qui traversent un pays. C’est une réponse à celles et ceux qui ne se considèrent pas ou plus représentés. Son fonctionnement devra être transparent, la proportionnelle est intégrale ou n’est pas – elle doit s’appliquer à la totalité de l’Assemblée nationale –, au risque qu’un simple dosage crée un écart entre des parlementaires élus différemment.

Ce scrutin doit aussi être simple, de liste paritaire, à l’échelle du département et à deux tours. La liste qui obtient la majorité absolue des suffrages se voit attribuer les deux tiers des sièges à pourvoir. Les sièges restants sont proportionnellement répartis entre toutes les listes ayant dépassé un certain seuil de suffrages exprimés afin d’assurer un meilleur équilibre des pouvoirs.

Les risques d’être un milliardaire chinois en Chine

Les risques d’être un milliardaire chinois en Chine

 

Philippe Rozin, Université de Lille et Estelle Bories, Sciences Po (*) évoque les risques que prennent certains milliardaires chinois à s’exprimer sur la politique du parti communiste. Exemple évidemment celui du patron d’Alibaba fermement rappelé à l’ordre. ( Chronique dans The Conversation)

 

 

Le brutal changement de statut d’un homme public de renommée internationale n’est pas toujours aisé à interpréter. L’exercice se complexifie encore davantage dès lors que la grammaire politique joue un rôle déterminant dans le phénomène. Le cas de Jack Ma est parfaitement emblématique de ce changement de régime. Disparu de la scène médiatique pendant 88 jours, le créateur d’Alibaba, jeune retraité de son entreprise, est brusquement réapparu sur les écrans, mercredi 20 janvier. Symbole d’un entrepreneuriat à l’anglo-saxonne, mâtiné de taoïsme, son retour interroge, surtout dans le contexte d’une débauche d’activisme sur le théâtre de la lutte contre la Covid, qui avait fini de le rendre omniprésent.

Le questionnement est d’autant plus légitime que son apologie de l’enseignement en milieu rural et du nécessaire retour au temps de la réflexion sonnent très étrangement après le scandale causé par le post de blog qu’il a publié sur la plate-forme Weibo le 11 avril 2019. Il y appelait de ses vœux l’application du 996 (un système consistant à travailler 12 heures par jour, 6 jours par semaine) pour ses nouveaux employés. L’application de ce système, déjà expérimenté dans certaines grandes entreprises comme JD.com, fait toujours l’objet de débats houleux dans les médias chinois.

Le texte de ce post jetait les fondements d’une véritable pédagogie de l’entrepreneur chinois. Après un retour quelque peu complaisant sur sa fulgurante carrière, Jack Ma affirmait que l’investissement en temps dans son activité avait été la clé, dès ses débuts, lorsqu’il était enseignant d’anglais. Par la suite, sa mue en dirigeant d’une grande entreprise ne l’aurait pas conduit à abandonner cette discipline de vie, bien au contraire. Et le milliardaire d’évoquer la joie qu’il ressentait en travaillant 12 heures quotidiennement et, en contrepoint, de décrire l’ennui qui affectait ceux qui vivaient leurs 8 heures de travail comme une torture. Son discours avait pour finalité de donner l’exemple aux jeunes. Au surplus, le propos, un peu simplificateur, valorisait l’idée d’un nécessaire retour sur investissement : on s’engage dans l’entreprise, et, en échange, l’entreprise vous offre un levier d’ascension sociale qui vous extrait de votre condition.

Toute l’énergie déployée irait dans le sens d’une amélioration de la vie familiale, conditionnée par la tranquillité financière. L’idée étant d’atteindre le Graal : devenir un « homme Alibaba » (Alibabaren). Il affirmait :

« Nous serons capables d’introduire de vraies valeurs dans la société, nous permettrons à l’homme ordinaire d’acheter des choses meilleures, de vivre une vie meilleure. »

‘idée du cercle vertueux est palpable : création de richesse et d’emplois, développement des échanges économiques… toutes ces activités convergeraient à faire spontanément fructifier le bien collectif. Le modèle d’une contribution à la prospérité sociale est aussi présent ; c’était même un objectif du discours :

« Nous apporterons des contributions au progrès de la société. »

 

En réponse à cette publication, les retours critiques n’ont pas manqué. Une part significative des éditorialistes et des internautes ont reproché au businessman la tonalité excessivement individualiste de son discours : comment un milliardaire aussi détaché des contingences du quotidien se permettait-il de donner des leçons de vie aux masses laborieuses ? Circonstance aggravante : son positionnement, plus proche de l’image charismatique d’un patron à l’américaine, que du modèle de vertu cardinale de sobriété exalté par le modèle chinois. Les comparaisons sont très fréquentes avec Jeff Bezos.

Cet épisode a sans doute constitué le pas de trop de Ma, une faute stratégique et communicationnelle préjudiciable due à sa propension naturelle à se répandre sans frein dans les médias. En dépit de son apolitisme revendiqué, des suspicions gravissimes, dans le climat politique chinois, n’ont pas tardé à fleurir. Ma a tenté de se défendre : « En tant qu’entreprise, si vous ne pouvez pas changer la loi, suivez la loi. Respectez le gouvernement local. La politique ne nous intéresse pas. Nous nous concentrons juste sur le commerce électronique. » Cette profession de foi n’a pas été suffisante.

Un grand nombre de messages critiques ayant ensuite inondé les réseaux sociaux ont par la suite stigmatisé un autre point : l’affaire des prêts. Jack Ma, via ANT, la filiale financière d’Alibaba, a en effet consenti aux étudiants (environ 20 millions sur un total de 120 millions) des prêts à des taux attractifs. Beaucoup de familles se sont rapidement retrouvées en situation de surendettement.

À ces condamnations vient se greffer un troisième épisode : le discours prononcé à Shanghai le 24 octobre dernier lors d’un sommet sur la finance. À cette occasion, Ma s’est permis de critiquer une certaine régression dans l’évolution du système bancaire chinois, pilier du socialisme de marché, pointant du doigt les effets pervers de son centralisme endémique.

Le système de financement de crédit mis en place par Ma, hors de tout contrôle étatique, a fini par devenir un problème de société. Cette situation rendait nécessaire un retour à l’ordre. À ce stade, Ma a franchi la frontière de trop et se sera immiscé dans un domaine réservé au Parti, la doctrine économique.

Dans un contexte national plus large, la réorientation de la politique bancaire chinoise vers un système de contrôle beaucoup plus fort des canaux de distribution du crédit et des prêts est en jeu est devenu un enjeu majeur. En arrière-plan se dessine la volonté du président chinois, Xi Jinping, de revaloriser le poids des banques nationales et d’exercer un contrôle plus étroit sur les entreprises privées – qui, au passage, doivent toutes s’aligner expressément sur la doctrine économique du Parti. Ce recadrage aurait constitué une raison suffisante pour faire un exemple et mettre au pas l’audacieux.

Sans compter bien sûr la question d’une reprise en main de ses accès aux données de millions de consommateurs – des accès obtenus pratiquement sans le moindre contrôle gouvernemental pendant deux décennies.

 

Le coup de semonce d’une inculpation pour pratiques monopolistiques, fin décembre 2020, n’avait été pour lui qu’un hors-d’œuvre. Les choses ne se sont pas arrêtées là puisque le 24 octobre dernier, Jack Ma a tout bonnement disparu des écrans radars : plus d’apparitions publiques ni d’entretiens ! Les systèmes politiques autoritaires ne sont pas avares de numéro de prestidigitation

Cette dissipation médiatique n’est pourtant pas une singularité absolue. La liste est longue des magnats chinois en situation de relapse spatio-temporelle.

Sortir brutalement du champ médiatique une personnalité ayant franchi certaines lignes est autant un processus de sanction qu’un avertissement.

D’une manière sans doute plus profonde, une volonté du pouvoir de changer le paradigme des milliardaires en Chine est aussi à prendre en considération. Le président chinois, dans plusieurs discours prononcés dernièrement, est revenu sur les grandes figures d’entrepreneurs chinois philanthropes. L’idée, en somme, est de réorienter le curseur vers des modèles nationaux en phase avec le milieu rural. Injonction est donc faite de passer d’un modèle de type extraverti, usant de tout le panel médiatique pour maximiser la mise en scène de soi, à un archétype beaucoup plus proche de la culture chinoise, valorisant un caractère besogneux, celui d’un individu soucieux de sa communauté villageoise, en cohérence avec le modèle du Parti. L’heure n’est plus au financement des musées d’art contemporain mondialisés, mais à des investissements vertueux (et non ostensibles) dans les infrastructures de la ville ou de la de région natale du héros national.

Après avoir purgé sa quarantaine médiatique, Jack Ma est justement réapparu dans une communauté rurale. Il semble que son retour en odeur de sainteté participe d’un processus de renormalisation bien pensé. Commettre des erreurs ; subir un feu nourri de critiques de la part des médias officiels et de nombreux internautes proches du Parti ; se trouver mis brutalement en quarantaine ; passer un sas de vide médiatique ; connaître un épisode plus ou moins discret de contrition publique ; revenir enfin sur le devant de la scène, parfois mezzo voce, en modifiant son discours et sa posture : voilà ce que l’homme a connu.

 

Le retour de Jack Ma a été mis en scène dans le cadre de son passage dans sa fondation du Hainan. Tout a été fait pour orchestrer une valorisation des enseignants en milieu rural. Le maitre-mot était le bien commun (育公益 : yugongyi), un impératif catégorique qui devrait désormais caractériser l’action publique des milliardaires chinois. Les vertus du temps de suspension ont été cathartiques : désormais Ma devait s’éloigner du discours sur les 996 et revenir à des dispositions différentes. Aucun individu ne peut lancer de grands mots d’ordre à la place du Parti, et certainement pas sur le temps de travail et la productivité des travailleurs. Beaucoup de commentateurs ou d’investisseurs, mais surtout les marchés financiers, ont d’ailleurs [applaudi en chœur à sa réapparition]. L’ensemble de ces acteurs et de ces institutions semblent avoir bien compris la nouvelle grammaire politique du pouvoir en vigueur…

Le cas est éloquent : cette opération n’est pas une simple démonstration de force du pouvoir, mais une illustration du nouveau processus de visibilité installé dans l’espace médiatique par le Parti communiste chinois.

Le pouvoir attend désormais des grands managers qu’ils se coulent dans un moule social très particulier. L’homme d’affaires doit démontrer une capacité d’investissement social ; plus généralement, il doit manifester une forme de rectitude morale, en ligne avec les devoirs que le Parti impose aux citoyens chinois particulièrement élevés dans l’échelle sociale – des individus exceptionnels, qui doivent incarner exemplairement certaines vertus sociales cardinales et une éthique personnelle sans faille. Le philosophe américain Quine parlait pour le réel d’une « envergure des catégories ». Il est clair, désormais, que travail du Parti consiste à aménager constamment le réel et de changer, finalement, continument, l’envergure des catégories…

Par Philippe Rozin, Maître de conférences, Université de Lille et Estelle Bories, Centre d’histoire de Sciences Po (CHSP), Sciences Po.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Le dioxyde de titane, colorant suspecté d’être cancérogène, suspendu

Le dioxyde de titane, colorant suspecté d’être cancérogène, suspendu

 

Cet additif dans l’alimentation est soupçonné d’être cancérigène Le dioxyde de titane, reconnaissable à la mention E171 dans la liste des ingrédients, avait été suspendu une première fois le 1er janvier 2020. Cette décision faisait suite à la publication, en 2017, d’une étude de l’Institut national de la recherche agronomique (aujourd’hui Inrae) qui avait mis en évidence chez les rats un risque de cancer colorectal lié la présence de cet additif dans les denrées alimentaires, et d’un rapport de l’agence de sécurité sanitaire des aliments (Anses) qui n’avait pu, en 2019 « lever les incertitudes sur l’innocuité » du colorant. Dans l’attente de l’avis de l’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) attendu pour 2021, le gouvernement a décidé de prolonger la suspension de l’additif.

Le dioxyde de titane toujours présent dans les médicaments et les produits d’hygiène

Engagé depuis plusieurs années dans la lutte contre le dioxyde de titane, l’association Agir pour l’environnement salue cette décision, mais voudrait que le gouvernement aille plus loin. « Il faut être logique : cette suspension aurait du être élargie aux dentifrices et aux médicaments. Le dioxyde de titane fait courir des risques graves à la population alors qu’il n’a pas de vraie utilité et peut être facilement substitué », déclare-t-elle dans un communiqué.

 

Nicolas Dupont-Aignan content d’être reçu par Jair Bolsonaro !

Nicolas Dupont-Aignan content d’être reçu par Jair Bolsonaro !

 

Il est clair que bien peu de chefs d’État sont prêts à recevoir Dupont Aignan crédité seulement de 5 % dans les sondages. Et en outre relativement marqué à droite. Le seul  chef d’État qui a bien voulu accepter de recevoir Nicolas Dupont Saint-Aignan est le dictateur du Brésil Jair Bolsonaro;  on fait mieux comme parrainage si l’on tient compte notamment des dérives autoritaires de l’intéressé, de sa politique sociale injuste et de sa politique écologique désastreuse. Notons que Dupont Aignan tente peut-être de se donner une certaine image internationale après la défection de nombreux cadres partis rejoindre le Front National.

 «Je ne suis pas venu faire un voyage politique, je suis venu faire un voyage parlementaire. Le ministre et les personnalités (brésiliens) ont souhaité me voir, voilà» ! , s’est justifié Nicolas Dupont-Aignan,.

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« Le bon Arabe, c’est celui qui choisit d’être le meilleur en français plutôt qu’en arabe »

« Le bon Arabe, c’est celui qui choisit d’être le meilleur en français plutôt qu’en arabe »

Nabil Wakim, journaliste au « Monde » né au Liban et ayant grandi en France, publie « L’Arabe pour tous. Pourquoi ma langue est taboue en France » (Seuil), une enquête personnelle sur le rapport des enfants de l’immigration avec leur langue maternelle. Extraits.

 

 [L’arabe est la deuxième langue la plus parlée en France, avec 3 millions ou 4 millions de locuteurs ; mais seuls 14 000 élèves l’apprennent dans les collèges et les lycées. Né au Liban, Nabil Wakim, journaliste au Monde, a grandi en France après que ses parents ont quitté le pays, en 1985, pendant la guerre civile. Dans L’Arabe pour tous. Pourquoi ma langue est taboue en France (Seuil), il interroge le rapport que les enfants issus de l’immigration entretiennent avec leur langue maternelle. Nous en publions quelques extraits.]

Bonnes feuilles. Je suis né à Beyrouth, au Liban, en 1981, pendant la guerre, puis j’ai déménagé en France, à l’âge de 4 ans. Je suis devenu journaliste au Monde, j’écris et je parle un français châtié. Par contre, je suis nul en arabe. Pourtant, j’ai grandi avec. Plus encore : l’arabe est ma langue maternelle. Celle que m’a parlée ma mère à la naissance, celle de mes premiers jeux d’enfant, celle de mes plats préférés. Quelque part entre mes 4 ans et mes presque 40 ans, j’ai perdu l’arabe en cours de route. Sans vraiment y faire attention, sans vraiment savoir pourquoi.

Pendant toute mon adolescence, j’ai chassé l’arabe de ma vie : j’étais Français, je parlais français, j’avais des bonnes notes en français, les choses étaient très simples. Rien ne m’ennuyait plus que les vacances estivales au Liban, où je devais supporter l’ingrat rituel familial, heureusement atténué par les quantités de houmous et de knéfé que cela permettait d’ingurgiter. J’ai refusé bêtement d’apprendre l’arabe, j’ai écouté les sermons de ma grand-mère avec une moue amusée et frondeuse.

Et me voilà, à 38 ans, incapable de soutenir une conversation décente. Oh, bien sûr, je sais commander un chich taouk dans un restaurant ou échanger une ou deux politesses avec un chauffeur de taxi. Mais je ne comprends pas combien je dois payer s’il ne bascule pas vers l’anglais ou le français – autant dire que, dans un pays comme le Liban, c’est une bonne technique pour se faire souvent arnaquer.

Je ne peux pas écouter les infos à la radio ou à la télévision – ce qui est quand même ridicule quand on est journaliste. Alors mener une interview ou faire un reportage en arabe ? Impossible. Je parle pourtant un anglais teinté d’accent yankee et un espagnol andalou aux sonorités chantantes. Mais je suis analphabète dans ma langue maternelle.

Et depuis dix ans, je suis paralysé : impossible de parler l’arabe, impossible de ne pas le parler.

Trump accuse la fédération de basket américaine d’être «une organisation politique»

Trump accuse la fédération de basket américaine d’être «une organisation politique»

 

On sent un certain vent de panique dans le camp de Donald Trump avec des attaques un peu dans toutes les directions y compris pour discréditer des organisations sportives ! En plus avec un vocabulaire d’une nullité confondante. Le président américain Donald Trump a en effet accusé jeudi la NBA d’être devenue une organisation politique, après le boycott de plusieurs matchs de basket en réaction à l’affaire Jacob Blake.

 «Je ne sais pas grand-chose sur les protestations au sein de la NBA. Je sais que leurs audiences sont très mauvaises parce que je pense que les gens en ont marre de la NBA», a-t-il déclaré. «Ils sont devenus un peu comme une organisation politique et ce n’est pas une bonne chose», a-t-il ajouté.

La NBA a invoqué jeudi une union sacrée entre dirigeants et joueurs pour trouver un moyen de finir la saison, malgré la colère résultant de l’affaire Jacob Blake. La Ligue nord-américaine de basket a annoncé que les trois matches de play-offs prévus jeudi (Clippers-Dallas, Denver-Utah et la demi-finale de conférence Toronto-Boston) ne seraient pas joués. Ils s’ajoutent à ceux de mercredi (Milwaukee-Orlando, Houston-Oklahoma City et Lakers-Portland) également reportés après le boycott des Milwaukee Bucks. Sans prendre le risque d’annoncer des dates de reprogrammation, l’instance a dit «espérer reprendre le jeu vendredi ou samedi».

Economie UE : Plan de relance à 27 : c’est loin d’être ficelé

Economie UE  : Plan de relance à 27 : c’est loin d’être ficelé

Si le principe semble maintenant acquis après l’accord entre Merkel et Macron restent à en finir définir les modalités ce qui est loin d’être le cas notamment concernant le montant des aides, des prêts et des conditions de gestion budgétaire que certains pays exigent. Les pays d’une nord  sont très réticents à accorder des sortes de subventions à des pays considérés comme irresponsables sur le plan budgétaire. Ces pays visés sont l’Italie mais aussi l’Espagne, la Grèce et la France qui voudrait bien s’inviter, elle aussi, à cette nouvelle modalité de financement des emprunts pour éviter d’avoir à subir une augmentation de taux d’intérêt de la part des agences de notation.

Dans sa «lettre d’invitation» au sommet, le président du Conseil européen, Charles Michel, estime qu’«un consensus se fait jour» sur la nécessité d’un tel plan et sur le fait qu’il devra «être financé par des emprunts» communs. Mais les divergences restent nombreuses, qu’il s’agisse de son montant, de sa durée, de l’équilibre entre prêts et subventions, des critères de répartition des aides, ainsi que de la délicate question d’une «conditionnalité», c’est-à-dire la contrepartie (par exemple des réformes) réclamée à un Etat en échange de ces fonds.

 

Partisans d’une plus grande rigueur financière, les quatre «frugaux» réclament un niveau de dépense «proportionné», beaucoup moins élevé que les 750 milliards annoncés. Et il optent pour des prêts, que chaque Etat devra donc rembourser, plutôt que des subventions, dont les modalités de remboursement ne sont pas définies dans la proposition de la Commission. Le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, se dit «très critique sur le fait que l’UE devrait réunir 500 milliards d’euros (…) pour les distribuer ensuite sous forme de subventions, sans aucune obligation de remboursement, envoyant ainsi la facture aux futurs contribuables». Il faut noter que les divergences sont encore importantes sur la nature et les modalités de cette mutualisation des aides européennes. En outre sur ce terrain l’unanimité incontournable d’où une difficulté diplomatique qui pourra sans doute rallonger les délais au-delà de juillet.

 

Economie UE : Plan de relance à 27 : c’est loin d’être ficelé

Economie UE  : Plan de relance à 27 : c’est loin d’être ficelé

Si le principe semble maintenant acquis après l’accord entre Merkel et Macron restent à en finir définir les modalités ce qui est loin d’être le cas notamment concernant le montant des aides, des prêts et des conditions de gestion budgétaire que certains pays exigent. Les pays d’une nord  sont très réticents à accorder des sortes de subventions à des pays considérés comme irresponsables sur le plan budgétaire. Ces pays visés sont l’Italie mais aussi l’Espagne, la Grèce et la France qui voudrait bien s’inviter elle aussi à cette nouvelle modalité de financement des emprunts pour éviter d’avoir à subir une augmentation de taux d’intérêt de la part des agences de notation.

Dans sa «lettre d’invitation» au sommet, le président du Conseil européen, Charles Michel, estime qu’«un consensus se fait jour» sur la nécessité d’un tel plan et sur le fait qu’il devra «être financé par des emprunts» communs. Mais les divergences restent nombreuses, qu’il s’agisse de son montant, de sa durée, de l’équilibre entre prêts et subventions, des critères de répartition des aides, ainsi que de la délicate question d’une «conditionnalité», c’est-à-dire la contrepartie (par exemple des réformes) réclamée à un Etat en échange de ces fonds.

Partisans d’une plus grande rigueur financière, les quatre «frugaux» réclament un niveau de dépense «proportionné», beaucoup moins élevé que les 750 milliards annoncés. Et il optent pour des prêts, que chaque Etat devra donc rembourser, plutôt que des subventions, dont les modalités de remboursement ne sont pas définies dans la proposition de la Commission. Le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, se dit «très critique sur le fait que l’UE devrait réunir 500 milliards d’euros (…) pour les distribuer ensuite sous forme de subventions, sans aucune obligation de remboursement, envoyant ainsi la facture aux futurs contribuables». Il faut noter que les divergences sont encore importantes sur la nature et les modalités de cette mutualisation des aides européennes. En outre sur ce terrain l’unanimité incontournable d’où une difficulté diplomatique qui pourra sans doute rallonger les délais au-delà de juillet.

Macron promet d’être plus humain !

Macron promet d’être plus humain !

 

Promis juré, Macron ne se comportera plus en petit dictateur méprisant. Il sera désormais plus humain et même plus social et davantage écolo. Bref un petit discours démago tout autant que ridicule à destination de certains électeurs qui ont exprimé leur mécontentement lors des élections européennes. On suppose que Macron aurait eu un mot pour les nudistes si cette catégorie avait obtenu un bon score aux européennes, sans parler des pêcheurs à la ligne, des animalistes et des jardiniers du dimanche. Et si les gilets jaunes avaient obtenu un meilleur score, il est probable  macro aurait revêtu aussi la tenue symbolique  de ces protestataires. D’une certaine manière, cette déclaration faite à une télévision Suisse préfigure le discours d’Édouard Philippe à l’Assemblée nationale avec en plus pour ce dernier une posture bien droite dans des bottes encore plus ridicules que celle de Juppé. Macron  répète évidemment tour ce que les innombrables boîtes de communication lui susurrent à l’oreille. Pour résumer,  peu d’action mais un déluge de discours et de postures. Bref le degré zéro de la politique. “Les réformes qui ont été conduites par le gouvernement” ces 24 derniers mois “ont remis de la confiance des investisseurs, de la possibilité de recréer de l’emploi, y compris de l’emploi industriel, et donc les choses sont reparties”, a estimé le chef de l’Etat français dans une interview à la Radio Télévision Suisse (RTS). “Il nous faut consolider ça et même le renforcer”, a-t-il poursuivi. “Dès demain, le Premier ministre aura une déclaration de politique générale à faire devant l’Assemblée qui portera ces réformes à venir, sur l’assurance chômage, les retraites et beaucoup de sujets économiques et sociaux”.“Mais nous avons dans le même temps à tenir l’urgence environnementale et la question sociale et je crois qu’on ne peut pas considérer que régler la question productive se règle à part”, a-t-il souligné. Face à la “souffrance” exprimée ces derniers mois notamment par les “Gilets jaunes”, “je veux remettre de l’humanité, de la proximité, c’est un changement de méthode que j’ai dessiné”, a indiqué Emmanuel Macron.“Pas de réduction de notre ambition sur le plan économique, une accélération de notre ambition environnementale et écologique, une accélération de notre préoccupation sociale, et dans la méthode plus d’humanité et de proximité : c’est comme ça que je crois qu’on peut répondre à la situation que traverse notre pays”.” Bref, toujours le même Évangile. Il y en a pour tout le monde même si certains devront attendre en vain et pendant longtemps les promesses paradisiaques. Davantage l’homélie d’un curé de campagne que d’un président.

Corse : « Ne pas attendre de nous d’être garants de l’unité de la république » (Talamoni)… tu m’étonnes !

Corse : « Ne pas attendre de nous d’être garants de l’unité de la république » (Talamoni)… tu m’étonnes !

Alors que la Corse est comme sur le continent en prise avec des conflits identitaires, Talamoni ne peut s’empêcher d’en rajouter une couche comme s’il était déjà investi de la mission de négocier l’indépendance de la Corse.  Faut-il d’abord rappeler qu’il n’a aucune compétence pour traiter des questions régaliennes aussi que la » très grande majorité » des corses  indépendantistes est à laquelle il se réfère ne représente que 5 % des électeurs.  De ce point de vue l’amalgame pernicieux qu’il opère  entre indépendantistes et autonomistes vise  sans doute à cacher sa très faible représentativité.  À l’occasion de la visite du ministre de l’intérieur, il aurait mieux fait une nouvelle fois de se taire, lui, le Mandela d’opérette du peuple corse, pourtant élu de la république et  qui veut rendre officielle une langue comprise par moins de 10 % de la population !  .Bernard Cazeneuve s’est donc rendu à Ajaccio mercredi dans le quartier sensible où des pompiers avaient été agressés la nuit de Noël, ce qui avait provoqué plusieurs jours de manifestations et de débordements racistes. Le ministre de l’Intérieur a affiché la fermeté du gouvernement et rencontré les responsables locaux. « Un échange apaisé », selon le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni.  Bernard Cazeneuve a condamné dans un discours ce midi à Ajaccio les agressions de deux pompiers et d’un policier le 24 décembre dans un quartier sensible de la ville et les « violences gratuites » qui ternissent l’image de la Corse. Le ministre de l’Intérieur a aussi martelé combien le respect et la fraternité sont d’importantes valeurs. Il a satisfait l’Assemblée en annonçant un plan d’action pour le quartier des Jardins de l’Empereur, avec à la fois plus de sécurité dans la copropriété, et plus de moyens pour les associations du quartier. Pour le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, « le ministre de l’Intérieur est venu prendre acte de l’apaisement qui était opéré depuis plusieurs heures et auquel nous (les élus locaux) avons largement contribué et c’est très bien« , a-t-il réagi mercredi soir sur France info. « Cela nous a donné l’occasion d’avoir un échange avec lui à la préfecture. Un échange apaisé au cours duquel nous avons réaffirmé que nous étions disponibles pour le dialogue, que nous avons été mandatés par les Corses pour défendre un certain nombre d’idées et que, bien entendu, c’est sur la base de ce mandat que nous voulons discuter avec Paris dans les semaines à venir« , indique-t-il. « Mais encore une fois, nous pensons qu’il faut aujourd’hui construire de façon apaisée un dialogue qui permette de mettre en place les bases d’une solution politique de manière générale« , poursuit Jean-Guy Talamoni. « L’Etat doit incarner et faire respecter l’unité de la République tout en prenant en compte la riche singularité de votre île« , a également insisté le ministre de l’Intérieur, tout en prenant soin de féliciter les élus nationalistes pour leur victoire aux régionales et de leur adresser ses vœux de succès.  »Je crois que personne n’attend de nous que nous soyons garants de l’unité de la République française« , répond  Jean-Guy Talamoni.

Chômage : que les ministres arrêtent de se contenter d’être des commentateurs ( Placé)

Chômage : que les ministres arrêtent de se contenter d’être des commentateurs ( Placé)

 

Placé (EELV)  recadre sérieusement Rebsamen qui récemment s’est encore contenté de commenter l’actualité du chômage (après sa sortie malheureuse sur le contrôle renforcé des chômeurs). Rebsamen a notamment déclaré qu’il n’y avait pas assez de croissance pour créer des emplois (une découverte !). Placé  invite à l’action et non à se laisser aller pour étaler ses sentiments sur les médias.  Jean-Vincent Placé, président du groupe écologiste au Sénat, a joué les maîtres d’écoles, ce dimanche, et a invité les ministres à «ne pas débiter» leurs «avis et sentiments» dans les médias, mais au contraire à «se concentrer» sur leur action, lors du grand entretien de RCJ, la radio de la Communauté Juive.  «J’appelle à la responsabilité toutes celles et tous ceux au gouvernement qui, matin, midi et soir, passent sur les antennes des radios et télévisions, sur les chaines info notamment, et débitent un peu leurs avis, leurs sentiments ! Le ministre, vraiment, qu’il évite de raconter avis et sentiments et qu’il se concentre sur son action», a plaidé le sénateur. Le dirigeant du parti écologiste a notamment évoqué les récentes déclarations au Parisien de François Rebsamen, ministre du Travail, sur «l’échec» du gouvernement sur le chômage. Rebsamen, «c’est vraiment un très bon ami. Il était président du groupe socialiste au Sénat et on a travaillé très très bien» mais «ses sorties sur les chômeurs, ses sorties sur les réformes du droit du travail, faut vraiment qu’il arrête !». «Si le droit du travail c’était ça le problème dans ce pays, peut être que la droite l’aurait reformée pendant 10 ans. On n’est pas obligé de faire ce que la droite n’a pas fait pendant 10 ans. On est quand même une majorité de gauche ! Emmanuel Macron a lancé lui aussi des idées ! Eh bien, qu’il se concentre sur l’économie, qu’il se concentre sur l’action. Quand je vois les difficultés qu’on a eu lors des discussions sur l’Europe, encore tout récemment !», les ministres, «qu’ils se concentrent tous», a-t-il insisté.   Jean-Vincent Placé à a plusieurs reprises refuser de participer à un gouvernement de François Hollande.




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