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Gabon : un coup d’Etat différent ?

Gabon : un coup d’état différent ?

Le coup d’État survenu au Niger le 26 juillet n’est pas un événement unique, tant s’en faut : il s’agit du cinquième à secouer le pays depuis son indépendance, et le septième depuis 2020 dans la région du Sahel. Le général Abdourahamane Tiani, qui était à la tête de la Garde présidentielle depuis 2011, a renversé le président Mohamed Bazoum, dont il était chargé de la protection. Il est cependant singulier : le scénario d’une guerre menée par les pays voisins de la Cédéao, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, pour ramener le président Bazoum au pouvoir n’avait pas été envisagé dans la région jusqu’à présent. Ce coup est aussi unique dans l’histoire du Niger, puisqu’il met en exergue des profondes transformations du tissu social et politique en cours dans le pays depuis les années 1990. Elles ont été accentuées par l’insurrection djihadiste et le déploiement des forces militaires internationales, dont françaises.

par Tatiana Smirnova
Chercheuse postdoctorale, CIDIS, Université de Sherbrooke, dans the Conversation

Une séquence d’évènements dramatiques, inscrits dans un contexte géopolitique tendu, a ainsi placé le Niger dans un point de bascule. La suite aura des incidences tant sur la région que sur le pays lui-même.

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Anthropologue et politologue de formation, je travaille depuis plusieurs années en tant que chercheur sur l’histoire politique contemporaine du Niger. Les observations que je me permets d’exprimer sont basées sur des entretiens avec des personnes qui vivent au quotidien la suite des évènements du 26 juillet.

Un coup comme les autres ?

Les précédents coups d’État au Niger survenaient dans des moments de crises politiques aiguës et étaient qualifiés dans la littérature de « coups correctifs ».

Le renversement constitutionnel du 26 juillet épouse ce schéma en apparence et surtout, dans le discours des militaires. Ils ont évoqué la dégradation de la situation sécuritaire comme motif pour la prise du pouvoir. Or, celle-ci s’est plutôt améliorée ces deux dernières années, et empiré depuis le coup d’État. Le 15 août, au moins dix-sept soldats des forces spéciales nigériennes ont été tués dans une embuscade attribuée aux djihadistes, très présents dans le Sahel.

La seule similarité de ce coup d’État avec les précédents est le contexte de lutte pour le partage du pouvoir. Celui du 26 juillet 2023 survient après 12 ans de gouvernance du PNDS-Tarayya, le parti nigérien pour la démocratie et le socialisme, qui s’est considérablement affaibli durant cette période.

Le général Abdourahmane Tiani fait une déclaration à la télévision d’État du Niger, deux jours après le coup d’État. Il se proclame alors chef du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie. (ORTN via AP)
Le coup d’État ne relève pas tant de frictions entre les partis d’opposition et le PNDS, mais plutôt au sein même du parti. Les divisions internes existaient depuis plusieurs années, accentuées depuis l’arrivée au pouvoir de Mohamed Bazoum en mars 2021. Le général Tiani était considéré comme un fidèle du précédent président, Mahamadou Issoufou.

Cependant, en dépit des fractures au sein du parti au pouvoir, le coup d’État ne semble pas les fissurer davantage : le noyau du parti continue à maintenir une ligne ferme, demandant le rétablissement du président Bazoum au pouvoir et ne reconnaissant pas le Conseil National pour la Sauvegarde de la patrie (CNSP), dirigé par le général Tiani.

Le président Bazoum n’a pas présenté sa lettre de démission et se trouve toujours détenu dans le Palais présidentiel avec ses proches.

On a vu plusieurs manifestations de soutien au nouveau régime militaire dans les rues de Niamey.

Mais cette réaction des Nigériens au coup d’État traduit une confusion plutôt que l’unité absolue derrière le CNSP. On peut douter de l’authenticité du soutien de plusieurs vis-à-vis de la gouvernance militaire.

Des témoignages révèlent la distribution d’argent aux manifestants (à tout le moins dans les premiers jours suivant le coup d’État), d’autres que les autorités administratives de certaines localités ont été « contraintes » de suivre la demande des militaires et appeler à la mobilisation en leur faveur. Les craintes de répression pourraient par ailleurs expliquer le silence de certains acteurs politiques. Des fouilles et perquisitions ont été notamment opérées au domicile de certains militants de PNDS, alors que d’autres ont été interpellés par les forces de l’ordre.

Ces réactions des Nigériens donnent ainsi une idée des divisions de la société.

Le renversement de l’ordre constitutionnel au Niger a été condamné en termes extrêmement fermes par les chancelleries occidentales, notamment par crainte de contagion russe dans la région.

Plusieurs y ont perçu une ingérence étrangère, entraînant une radicalisation des positions. Le Mali et le Burkina Faso promettent d’intervenir si la CEDAO opte pour l’option militaire. Depuis leurs propres coups d’État, ces deux pays ont épousé la thèse souverainiste, anti-occidentale.

Les guerres au Sahel sont toujours asymétriques, impliquant une multitude d’acteurs armés dans un contexte insurrectionnel fluide. Avec le scénario hypothétique de rétablissement de l’ordre constitutionnel et le retour de Mohamed Bazoum au pouvoir, il y a aussi un risque d’exacerber des sentiments anti-occidentaux au Niger. En effet, le CNSP présente la décision de la CEDAO d’intervenir militairement comme émanant des pays occidentaux.

Le sentiment anti-français s’est par ailleurs accentué ces dernières années au Niger, comme en témoignent les manifestations à Téra, en novembre 2021, à la suite du passage d’un convoi de l’opération Barkhane.

Ainsi, le slogan des putschistes mobilisant les populations est « la France, dégage ». Cela a culminé le 25 août par la demande du CNSP du départ de l’ambassadeur français au Niger. Trois jours plus tard, le président français Emmanuel Macron s’est exprimé sur un ton perçu par les populations comme moralisatrice, nourrissant ainsi la rhétorique des putschistes.

Cela dit, la crainte d’expansion de l’influence russe au Niger me semble exagérée. En fait, les relations entre les deux pays ont toujours été relativement distantes. Les projets de développement russes, depuis le début des années 2000, n’ont pas abouti aux résultats escomptés (par exemple le barrage Kandjadji et le Gazprombank).

En 2017, deux accords ont été signés sur la coopération militaire et militaro-technique. Cependant, en dehors de ces accords et des bourses de formation, la Russie ne montrait pas d’intérêt spécifique pour le Niger.

Le Kremlin a cependant besoin d’alliés en Afrique pour alimenter son image de puissance capable de construire un « nouvel ordre mondial ». Il y a aussi des enjeux réputationnels. À la vue de manifestants brandissant son drapeau, la Russie pourrait être poussée à agir, ou à prendre une position plus ferme au Sahel.

Des manifestants en faveur de la junte au pouvoir au Niger… et de la Russie, à Niamey, le 6 août 2023. (AP Photo/Sam Mednick)
La Russie pourrait tirer du coup d’État nigérien des gains géopolitiques ponctuels, avec le minimum d’efforts et d’investissements. Cependant, contrairement aux attentes de certains leadeurs du CNSP, la Russie ne sera pas en mesure d’offrir l’aide militaire nécessaire pour lutter contre les groupes armés présents sur le territoire, dont les djihadistes.

Le groupe Wagner est présent au Sahel, notamment au Mali, depuis au moins la fin 2021. Leur chef Evguéni Prigojine aurait financé certains leadeurs du mouvement « nouveau panafricanisme ».

Les organisations panafricanistes nigériennes ont contribué au changement subtil de la société civile, malgré une influence somme toute restreinte.

La mort des dirigeants de Wagner, dont le chef Prigojine, dans l’écrasement de leur avion le 24 août, n’indique pas la fin des opérations de ce groupe militaire privé, déjà bien ancré en République centrafricaine et au Mali. Selon plusieurs observateurs, le groupe poursuivra probablement ses activités, mais sous un contrôle plus serré du Kremlin.

Le coup d’État du 26 juillet constitue un point de bascule singulier dans l’histoire politique du Niger et de la région. Ce qu’on sait, c’est qu’une intervention militaire du Cédéao serait catastrophique pour le pays, déjà engagé dans la lutte contre plusieurs groupes djihadistes.

Par ailleurs, il faudra voir dans quelle mesure les mobilisations en faveur du coup d’État seront durables. La manifestation du 26 août, qui visait à célébrer le premier mois du coup d’État, n’a pas eu la même ampleur que celle du 6 août : la stade Seyni Kountché a été rempli seulement à moitié.

Les putschistes connaissent par ailleurs des rivalités internes qui pourraient les fragiliser. On ignore dans quelle mesure ils sauront tenir durant la période de transition annoncée de trois ans. Le niveau fluctuant de mobilisation populaire, ainsi que les tensions internes, pourraient faire partie des leviers pour des négociations, toujours en cours.

Cependant, les prises de position très fermes de la France et de certains pays d’Afrique de l’Ouest ne font que renforcer la rhétorique souverainiste des putschistes et leur désir de rester au pouvoir, peu importe le prix à payer.

Gabon : la maladie mortelle des coups d’État s’étend en Afrique

Gabon : la maladie des coups d’État s’étend en Afrique

La maladie des coups d’état s’étend en Afrique ; après le Burkina Faso, le Mali et le Niger, C’est au tour du Gabon. Comme la communauté internationale ne bouge pas, les militaires africains qui s’ennuient passent leur temps à faire de la politique. C’est un secret pour personne que la plupart des militaires africains- par ailleurs mal payés- consacrent très peu de temps à la défense de leur pays et sont le plus souvent à faire la police et à racketter. Pour preuve, la plupart se montrent bien incapable de résister face à la montée du terrorisme. La maladie est mortelle car elles s’accompagnent de pseudo nationalisme et de repli. De quoi décourager les investisseurs d’investir dans des pays à l’environnement trop instable.

Il y a aussi des raisons objectives côté population a rejeté les gens anciens responsables politiques non seulement qui s’enrichissent mais qui font de la corruption le mode de régulation des relations économiques.

S’il se confirme, ce coup d’Etat dans une ancienne colonie française, réputée alliée des pays occidentaux, risque d’affaiblir encore un peu plus la place de la France en Afrique. Des juntes militaires ont déjà pris le pouvoir depuis 2020 au Mali, en Guinée, au Burkina Faso et, le mois dernier, au Niger.

Paris, qui a condamné « le coup d’Etat militaire », par la voix d’Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, fait face à une vague de sentiment anti-français dans la région du Sahel. Au Mali et au Burkina Faso, la France a retiré ses troupes qui étaient stationnées sur place tandis que les putschistes au Niger ont révoqué les accords militaires avec Paris.

Au Gabon, l’ancienne puissance coloniale dispose d’un contingent de 350 soldats, selon le ministère des Armées. Le pays est considéré comme un allié des pays occidentaux. Malgré la tenue régulière d’élections, il est classé comme « non libre » par l’institut Freedom House.

Toutefois, contrairement au Niger et aux autres pays de la région du Sahel, le Gabon n’est pas le théâtre de la violence exercée par les groupes islamistes qui ont fait perdre la confiance de la population dans les gouvernements élus jugés impuissants à assurer leur sécurité. Le Gabon est un pays relativement riche mais cette richesse est ponctionnée par le clan au pouvoir et nombre de Gabonais vivent dans la misère ( Le taux de pauvreté et de l’ordre de 35 %

Gabon : la maladie des coups d’État s’étend en Afrique

Gabon : la maladie des coups d’État s’étend en Afrique

La maladie des coups d’état en Afrique ; après le Burkina Faso, le Mali et le Niger, C’est au tour du Gabon. Comme la communauté internationale ne bouge pas, les militaires africains qui s’ennuient passent leur temps à faire de la politique. C’est un secret pour personne que la plupart des militaires africains- par ailleurs mal payés- consacrent très peu de temps à la défense de leur pays et sont le plus souvent à faire la police et à racketter. Pour preuve, la plupart se montrent bien incapable de résister face à la montée du terrorisme.

Il y a aussi des raisons objectives côté population a rejeté les gens anciens responsables politiques non seulement qui s’enrichissent mais qui font de la corruption le mode de régulation des relations économiques.

S’il se confirme, ce coup d’Etat dans une ancienne colonie française, réputée alliée des pays occidentaux, risque d’affaiblir encore un peu plus la place de la France en Afrique. Des juntes militaires ont déjà pris le pouvoir depuis 2020 au Mali, en Guinée, au Burkina Faso et, le mois dernier, au Niger.

Paris, qui a condamné « le coup d’Etat militaire », par la voix d’Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, fait face à une vague de sentiment anti-français dans la région du Sahel. Au Mali et au Burkina Faso, la France a retiré ses troupes qui étaient stationnées sur place tandis que les putschistes au Niger ont révoqué les accords militaires avec Paris.

Au Gabon, l’ancienne puissance coloniale dispose d’un contingent de 350 soldats, selon le ministère des Armées. Le pays est considéré comme un allié des pays occidentaux. Malgré la tenue régulière d’élections, il est classé comme « non libre » par l’institut Freedom House.

Toutefois, contrairement au Niger et aux autres pays de la région du Sahel, le Gabon n’est pas le théâtre de la violence exercée par les groupes islamistes qui ont fait perdre la confiance de la population dans les gouvernements élus jugés impuissants à assurer leur sécurité. Le Gabon est un pays relativement riche mais cette richesse est ponctionnée par le clan au pouvoir et nombre de Gabonais vivent dans la misère ( Le taux de pauvreté et de l’ordre de 35 %

Niger : la maladie des coups d’Etat en Afrique

Niger : la maladie des coups d’Etat en Afrique

Une nouvelle fois en Afrique Niger est contaminé par la tentation permanente des coups d’état en Afrique. Des coups d’état souvent conduit pour des motifs internes tout simplement pour permettre à une autre clique-souvent militaire- de s’approprier pouvoir et argent. Mais des coups d’état souvent aussi soutenu par des puissances étrangères comme la Chine ou la Russie pas mécontent de déstabiliser l’Occident et de s’approprier eux aussi les richesses locales.

Sur le temps long heureusement la démocratie progresse quand même en Afrique et s’enracine. Mais dans les pays très pauvres et les soumises parfois au ambition et aux intérêts de clan douteux dans l’ambition et surtout de réguler l’économie par la corruption généralisée.

Mercredi en début de soirée l’issue de la tentative de coup d’État contre le président du Niger, Mohamed Bazoum, restait incertaine. Le chef de l’État était toujours encerclé chez lui par des membres de sa garde présidentielle après l’échec de plusieurs pourparlers. Un assaut mené par les forces armées, manifestement demeurées fidèle au chef de l’État, était évoqué. Mais aucune attaque n’avait été constatée, et la situation était de plus en plus tendue. Les capitales étrangères, africaines, mais aussi occidentales, les États-Unis et la France en tête, deux proches alliées du Niger, multipliaient les appels à la libération de Mohamed Bazoum, « président démocratiquement élu », soulignait la Maison-Blanche.

Mercredi à l’aube, la capitale du Niger bruissait de rumeurs de coups d’État. Depuis 6 heures du matin, le président Mohamed Bazoum était retenu chez lui avec sa femme par des membres de sa garde présidentielle manoeuvrés par des séditieux.

Le concept d’Etat de droit en cause

Le concept d’Etat de droit en cause


Le professeur de droit public réagit, dans une tribune au « Monde », aux critiques formulées vis-à-vis de l’Etat de droit, rappelant qu’il est le produit de luttes souvent longues, et qu’il participe pleinement de la vie démocratique.

Il est très tendance dans certains milieux politiques, à droite comme à gauche, mais aussi dans certains cercles académiques, de critiquer l’Etat de droit, cette forme constitutionnelle où tous les pouvoirs – législatif compris – sont soumis au respect de la Constitution et en particulier des droits et libertés qu’elle énonce. Il serait la cause de tous les maux : l’économie de marché qu’il légitimerait, la dissolution des liens sociaux qu’il provoquerait et l’individualisme qu’il sacraliserait. Il serait même responsable de la crise des démocraties en affaiblissant l’Etat, en désagrégeant les identités nationales, en provoquant la colère des peuples et la montée des populismes. Au moment où cette pensée unique se diffuse dans toute l’Europe, il est urgent d’affirmer que l’Etat de droit est la forme qui garantit la qualité démocratique d’une société.

L’Etat n’est pas né « Etat de droit ». Il a fallu des siècles, écrivait la juriste Mireille Delmas-Marty, « pour inventer un Etat de droit caractérisé par la séparation des pouvoirs et la garantie des droits fondamentaux » (Le Monde du 24 octobre 2019). Ces droits ne sont pas tombés du ciel ; ils sont le produit des contradictions sociales et des luttes, politiques et intellectuelles, souvent longues, souvent violentes pour les obtenir. « Dans l’épreuve quotidienne qui est la nôtre, relevait Camus, la révolte joue le même rôle que le cogito dans l’ordre de la pensée : elle est la première évidence. Mais cette évidence tire l’individu de sa solitude. Elle est un lien commun qui fonde sur tous les hommes la première valeur. Je me révolte, donc nous sommes » (L’Homme révolté, Gallimard, 1951).

Les droits fondamentaux sont tous issus de la révolte et, en ce sens, ils portent le souci de tous les hommes, ils sont le lieu commun de tous les hommes, ils signent la solidarité de tous les hommes. De cela, ils sont une politique, soulignait le philosophe Claude Lefort. Et très précisément, une politique de la société contre l’Etat. Car l’expression « Etat de droit » prête à confusion ; elle donne à croire que le droit est l’ordre dans lequel l’Etat parle, alors que le droit n’est ni le principe qui le fonde, ni la rationalité qui le guide, ni le cadre qui le contraint. La langue de l’Etat est, pour reprendre une formule de Michel Foucault (Naissance de la biopolitique, Seuil, 2004), l’économie politique ou le calcul des intérêts.

Macron ou la caricature de la noblesse d’Etat

Macron ou la caricature de la noblesse d’Etat

« Le populisme de Macron est paradoxal, tant celui-ci incarne jusqu’à la caricature la “noblesse d’Etat” analysée par Pierre Bourdieu »

Pierre-Yves Le Meur, Anthropologue dans Le Monde

Populisme : le mot est en vogue depuis quelque temps déjà. Tel un improbable couteau suisse, ses usages sont multiples, sans que son sens soit toujours clairement défini. Il permet, par exemple, d’éviter de dire que le Rassemblement national est un parti d’extrême droite : ce serait un parti populiste, voire national-populiste. Il aide aussi à disqualifier les positionnements politiques d’un parti ou d’un politicien qui se ferait le porte-parole du peuple vis-à-vis d’élites dénoncées comme coupées des réalités et vivant dans une bulle de privilèges.

Autrement dit, l’usage du terme « populisme » en dit souvent plus sur celui ou celle qui l’emploie que sur sa cible. Il vise plus à disqualifier qu’à qualifier, à l’exception du populisme de gauche, théorisé par les philosophes Ernesto Laclau et Chantal Mouffe comme radicalisation de la démocratie et reconnaissance de sa nature agonistique.

Le populisme est souvent compris comme le rapport d’un leader au peuple, rapport imaginé comme immédiat, sans intermédiaire ou filtre institutionnel. Le cas d’Emmanuel Macron est, à cet égard, emblématique. Avant sa première élection, comme dans sa pratique présidentielle, sa stratégie politique a systématiquement consisté à contourner ou à déstabiliser tous les corps intermédiaires qui font la démocratie représentative dans sa pluralité institutionnelle. Ses attaques contre les partis dits « de gouvernement » (le terme signifie juste qu’ils ont gagné des élections, pas qu’ils seraient plus sages ou responsables) – Parti socialiste et Les Républicains – ont été systématiques.

Emmanuel Macron s’est, par ailleurs, aliéné (on le voit aujourd’hui avec le projet de réforme des retraites) le syndicat dont il aurait pu se faire un allié, à savoir la CFDT, au point que Laurent Berger, son secrétaire général, l’a taxé de « populiste light ». Populiste, certes, soft, non, tant son radicalisme néolibéral (conception verticale du pouvoir, vision autoritaire d’une action inégalitaire de l’Etat, destruction des corps intermédiaires) transpire de tous ses discours et de sa pratique politique. Si, de manière générale, le populisme oppose « peuple » et « élites », le populisme singulier de Macron est également paradoxal, tant celui-ci incarne jusqu’à la caricature la « noblesse d’Etat » analysée, en son temps, par Pierre Bourdieu.

Macron: la caricature de la noblesse d’Etat

Macron: la caricature de la noblesse d’Etat

« Le populisme de Macron est paradoxal, tant celui-ci incarne jusqu’à la caricature la “noblesse d’Etat” analysée par Pierre Bourdieu »

Pierre-Yves Le Meur, Anthropologue dans Le Monde

Populisme : le mot est en vogue depuis quelque temps déjà. Tel un improbable couteau suisse, ses usages sont multiples, sans que son sens soit toujours clairement défini. Il permet, par exemple, d’éviter de dire que le Rassemblement national est un parti d’extrême droite : ce serait un parti populiste, voire national-populiste. Il aide aussi à disqualifier les positionnements politiques d’un parti ou d’un politicien qui se ferait le porte-parole du peuple vis-à-vis d’élites dénoncées comme coupées des réalités et vivant dans une bulle de privilèges.

Autrement dit, l’usage du terme « populisme » en dit souvent plus sur celui ou celle qui l’emploie que sur sa cible. Il vise plus à disqualifier qu’à qualifier, à l’exception du populisme de gauche, théorisé par les philosophes Ernesto Laclau et Chantal Mouffe comme radicalisation de la démocratie et reconnaissance de sa nature agonistique.

Le populisme est souvent compris comme le rapport d’un leader au peuple, rapport imaginé comme immédiat, sans intermédiaire ou filtre institutionnel. Le cas d’Emmanuel Macron est, à cet égard, emblématique. Avant sa première élection, comme dans sa pratique présidentielle, sa stratégie politique a systématiquement consisté à contourner ou à déstabiliser tous les corps intermédiaires qui font la démocratie représentative dans sa pluralité institutionnelle. Ses attaques contre les partis dits « de gouvernement » (le terme signifie juste qu’ils ont gagné des élections, pas qu’ils seraient plus sages ou responsables) – Parti socialiste et Les Républicains – ont été systématiques.

Emmanuel Macron s’est, par ailleurs, aliéné (on le voit aujourd’hui avec le projet de réforme des retraites) le syndicat dont il aurait pu se faire un allié, à savoir la CFDT, au point que Laurent Berger, son secrétaire général, l’a taxé de « populiste light ». Populiste, certes, soft, non, tant son radicalisme néolibéral (conception verticale du pouvoir, vision autoritaire d’une action inégalitaire de l’Etat, destruction des corps intermédiaires) transpire de tous ses discours et de sa pratique politique. Si, de manière générale, le populisme oppose « peuple » et « élites », le populisme singulier de Macron est également paradoxal, tant celui-ci incarne jusqu’à la caricature la « noblesse d’Etat » analysée, en son temps, par Pierre Bourdieu.

Bassines en Charente-Maritime : Le Conseil d’État confirme l’interdiction

Bassines en Charente-Maritime : Le Conseil d’État confirme l’interdiction

Le Conseil d’État a confirmé vendredi l’interdiction de remplir les cinq bassines controversées à usage agricole. Celles-ci font l’objet de nombreuses manifestations en Charente-Maritime.

Dans son jugement du 17 mai, la cour administrative d’appel avait interdit de les remplir, notant « l’insuffisance » ou « l’absence de données » de certains aspects des études d’impact avancées par les irrigants. Selon la cour, l’absence de sources de certains chiffres avancés ou des mesures ne permettait pas un « ajustement pertinent » du remplissage des réserves.

Pour demander l’annulation de l’arrêt de la cour administrative d’appel de Bordeaux, l’association syndicale de défense des bassines soutenait que ce dernier était entaché « d’une insuffisance de motivation en ce qu’il se fonde sur des motifs hypothétiques » et plusieurs « dénaturations des pièces du dossier ». Mais pour le Conseil d’État, « aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi ».

« On s’y attendait. On va refaire une demande d’autorisation encore une fois avec une nouvelle étude d’impact, mais cela prend du temps », a réagi à l’AFP Thierry Boucard, qui préside l’association, qui « n’a aucune obligation à reboucher les réserves » car « légales ». « Si on abandonne, c’est 5,5 millions d’euros perdus, dont 67 % d’argent public », a-t-il déploré. Avec cette décision, « on donne un permis de les dégrader ».

Prix de l’énergie : La scandaleuse décision du Conseil d’Etat

Prix de l’énergie : La scandaleuse décision du Conseil d’Etat

On sait que le gouvernement français est largement responsable de la crise de l’énergie actuelle pour avoir organisé la pagaille de la distribution et délaissé pendant des années la filière nucléaire. Pire, pour accroître encore la pagaille, EDF a été contraint de consentir à prix réduit la vente d’électricité nucléaire à de pseudos énergéticiens qui se sont gavés. Et pour en rajouter encore le 11 mars 2022 une quinzaine de jours après le déclenchement de la guerre en Ukraine, le gouvernement décidait, par décret et via plusieurs arrêtés, d’augmenter le volume d’électricité devant être cédé en 2022 par EDF à prix réduit.

Ces pseudos énergéticiens sont de véritables parasites car ils ne produisent rien, ne transportent rien et utilisent les infrastructures d’EDF comme les compteurs. Bref, ils n’ont pas aucune valeur ajoutée. Ce qui n’a pas empêché le gouvernement d’autoriser et de renforcer encore le pillage d’EDF par ces parasites.

Un choix politique que l’énergéticien et des organisations de salariés et d’actionnaires minoritaires ont demandé au Conseil d’Etat d’annuler. Après s’être prononcé en urgence en mai 2022 via un référé, le juge administratif suprême vient de communiquer sur la conformité au droit national et au droit de l’Union européenne. Aussi le Conseil d’Etat juge-t-il la décision gouvernementale de «
Et pourtant le conseil d’État a osé prétendre que cette vente supplémentaire d’électricité nucléaire à bas prix à ces parasites ne constitue pas une « aide d’Etat » Et a donc donné tort à EDF.

Dans une déclaration transmise à la presse ce 5 février, EDF déclare « prendre acte de la décision du Conseil d’État ».

« La procédure indemnitaire engagée par EDF devant le Tribunal administratif de Paris pour obtenir la réparation intégrale par l’Etat des préjudices subis par EDF du fait du dispositif se poursuit », conclut l’énergéticien.

CBD : légalisé par le conseil d’État pour faire oublier aux Français le naufrage du pays

CBD : légalisé par le conseil d’État pour faire oublier aux Français le naufrage du pays

Il y a évidemment quelque chose d’assez surréaliste dans la décision du Conseil d’État qui autorise définitivement la vente de fleurs de CBD

Au motif que le CBD ne provoque pas de dépendance. Il permet cependant de transformer la vie en rose comme un psychotrope. Or le pays est dans une situation dramatique qu’il s’agisse notamment de l’école, de l’inflation, de la politique énergétique, de la sécurité, des incivilités, de l’industrie voire même de la démocratie.

Première observation, on se demande à partir de quelles compétences, le conseil d’État peut se prononcer sur la légalisation d’une sorte de drogue. Il y a suffisamment d’institutions médicales pour traiter de la question. Pour un peu, on saisirait aussi le conseil constitutionnel. Il faut dire qu’avec le temps, le conseil d’État s’estt érigé en sorte d’organismes para politique qui permet au pouvoir en place de se défausser de problématiques susceptibles de froisser certains électeurs.

On peut légitimement se demander si le Conseil d’État n’a pas lui-même fait usage du CBD pour prendre nombre de décisions aussi surréalistes qu’incohérentes. Par exemple quand il vient à décider qu’une éolienne ici est interdite mais qu’elle est ailleurs autorisée.

Dans de nombreux cas il s’agit de questions techniques mais aussi d’éthiques qui demande un arbitrage politique et non la décision d’un conseil de fonctionnaire fussent-ils très diplômés

Dans une décision rendue jeudi 29 décembre, l’institution annule l’arrêté du 30 décembre 2021, qui était venu interdire la vente de fleurs et feuilles de cannabis présentant un taux de THC inférieur à 0,3%. Un revers pour le gouvernement, fondé sur l’analyse selon laquelle «le CBD n’a pas d’effet psychotrope et ne provoque pas de dépendance», et qu’il ne représente donc pas un «risque pour la santé publique justifiant une interdiction générale et absolue».

Après le Mali, La Russie encore derrière le coup d’État au Burkina Faso

Après le Mali, La Russie encore derrière le coup d’État au Burkina Faso

Après les manipulations de la Russie au Mali, c’est au tour du Burkina Faso de connaître les mêmes turbulences avec encore un coup d’État. Des manifestations hostiles aussi près de l’ambassade de France. À peu près le même processus qu’au Mali. Tout cela sans doute orchestré par la Russie qui pousse ses pions en Afrique histoire de déstabiliser l’Occident. Pas très compliqué d’organiser une manifestation de rue. On trouve un manifestant rémunéré pour une bière ou 500 francs CFA.

Le problème c’est que la France a dû lamentablement reculer au Mali. Après avoir sauvé ce pays d’une invasion de terroristes, la France a été chassée de façon pitoyable. En cause aussi une politique de défense complètement inadaptée non seulement sous dimensionnée mais qui est négligée les problématiques de sécurité des populations et de développement. En outre l’Europe se désintéresse totalement de ce continent où la Russie et la Chine ne cesse de pousser leurs avantages politiques et économiques.

Au lendemain du putsch, l’ambassade de France au Burkina Faso a donc été la cible de manifestants.

Ces attaques « sont le fait de manifestants hostiles, manipulés par une campagne de désinformation à notre encontre », a estimé l’ambassade : « Toute atteinte à nos emprises diplomatique est inacceptable. Nous appelons les parties prenantes à assurer la sécurité, conformément aux conventions internationales. » Quant aux ressortissants français, ils ont reçu les consignes suivantes : faire preuve de la plus grande vigilance et rester à leur domicile.La plus grande confusion règne au sein même de l’armée

«Les putschistes inscrivent très explicitement leurs actions dans un clivage Russie versus France», relevait samedi Yvan Guichaoua, expert de la région à l’université de Kent, à Bruxelles. «Très étonnant de voir les putschistes déclarer leur flamme si vite à leur  »partenaire stratégique »» privilégié. «On aurait pu imaginer qu’ils prennent le pouvoir d’abord puis fassent monter les enchères», ajoutait-il sur Twitter.

Et l’expert de poser deux hypothèses : «soit bosser avec les Russes était le projet depuis le début et on a affaire à un plan de déstabilisation mûrement réfléchi, soit on invoque de manière opportuniste le clivage France/Russie pour galvaniser les soutiens parce que le projet tangue». Samedi l’ambassade de France à Ouagadougou a donc même été attaquée. La claque est d’autant plus rude pour Paris qu’elle s’inscrit dans une tendance lourde.

«À qui le tour ?» s’interrogeait pleine d’ironie, une source sécuritaire ouest-africaine à l’AFP, en évoquant le coup d’État au Burkina. «Au Sénégal et en Côte d’Ivoire, c’est à bas bruit, mais le vent  »France dégage » souffle également». À terme, la France pourrait devoir quitter le Burkina. Quelque 400 soldats y sont présents avec la force Sabre, des forces spéciales qui forment des soldats burkinabés près de Ouagadougou.

La Russie encore derrière le coup d’État au Burkina Faso ?

La Russie encore derrière le coup d’État au Burkina Faso ?

Après les manipulations de la Russie au Mali, c’est au tour du Burkina Faso de connaître les mêmes turbulences avec encore un coup d’État. Des manifestations hostiles aussi près de l’ambassade de France. À peu près le même processus qu’au Mali. Tout cela sans doute orchestré par la Russie qui pousse ses pions en Afrique histoire de déstabiliser l’Occident. Pas très compliqué d’organiser une manifestation de rue. On trouve un manifestant rémunéré pour une bière ou 500 francs CFA.

Le problème c’est que la France a dû lamentablement reculer au Mali. Après avoir sauvé ce pays d’une invasion de terroristes, la France a été chassée de façon pitoyable. En cause aussi une politique de défense complètement inadaptée non seulement sous dimensionnée mais qui est négligée les problématiques de sécurité des populations et de développement. En outre l’Europe se désintéresse totalement de ce continent où la Russie et la Chine ne cesse de pousser leurs avantages politiques et économiques.

Au lendemain du putsch, l’ambassade de France au Burkina Faso a donc été la cible de manifestants.

Ces attaques « sont le fait de manifestants hostiles, manipulés par une campagne de désinformation à notre encontre », a estimé l’ambassade : « Toute atteinte à nos emprises diplomatique est inacceptable. Nous appelons les parties prenantes à assurer la sécurité, conformément aux conventions internationales. » Quant aux ressortissants français, ils ont reçu les consignes suivantes : faire preuve de la plus grande vigilance et rester à leur domicile.La plus grande confusion règne au sein même de l’armée

Depuis le putsch de vendredi, qui a hissé à la tête du pouvoir un jeune capitaine renommé pour ses activités antidjihadistes, ce pays pauvre du Sahel est plongé dans le chaos. Des échanges de tirs sont couramment rapportés dans la capitale burkinabé, où les militaires ont été déployés dans chaque grand axe.
La confusion règne à Ouagadougou, alors que l’État-major général des Armées a déclaré ne pas reconnaître Ibrahim Traoré comme nouveau chef de la junte. « Quelques unités ont pris le contrôle de certaines artères de la ville de Ouagadougou, demandant une déclaration de départ du lieutenant-colonel Damiba », mais cette volonté « ne représente pas la position de l’institution », écrit l’armée dans un communiqué. Au Burkina Faso, qui dirige ?

Italie et chefs d’État en Europe : sauveur un jour, pestiféré le lendemain !

Italie et chefs d’État en Europe : sauveur un jour, pestiféré le lendemain !

 

On ne compte plus les chefs d’État qui ont endossé le costume de sauveur de leur pays. C’est notamment le cas en Italie, en Grande-Bretagne ou encore en France. La faute évidemment à une opinion publique un peu crédible qui prend pour argent comptant des promesses politiciennes. Mais la responsabilité surtout à ces  candidat à la posture de dieu grec pendant les campagnes électorales et qui après être élus se montrent à la fois inefficaces et contradictoires. C’est le cas aujourd’hui encore en Italie comme c’était le cas avec Macron, un président rarement aussi détesté sous la Ve République. Le cas aussi avec Boris Johnson.

Plus fondamentalement en cause un système démocratique sur les conditions d’émergence des leaders et responsables politiques et sur leur fonctionnement interne qui les coupe des réalités .

Demain l’Italie va donc se doter encore d’un nouveau sauveur.

Après Renzi le «rottamatore» (le démolisseur), Salvini le «capitano», et «Super Mario» Draghi, l’Italie pourrait, ce dimanche soir, se donner un nouveau sauveur pour redresser la barre. Plusieurs estimations placent Giorgia Meloni, cheffe du parti post-fasciste Fratelli d’Italia, en tête avec plus de 20% des intentions de vote contre 4% en 2018.

Ces dernières années, l’Italie semble condamnée à la recherche perpétuelle d’une nouvelle figure providentielle. «Il y a toujours un moment où les médias et une partie de l’opinion se disent qu’une personne peut les sauver. Aujourd’hui une partie de l’Italie se dit qu’avec Meloni, c’est possible», analyse ainsi Marc Lazar, président de la School of Government de l’université LUISS à Rome. «Mais une partie de l’Italie investit tellement dans ce ‘sauveur’, que s’il n’est pas à la hauteur, l’opinion se renverse», poursuit-il. Et ce, très rapidement.

Mais le problème vaut pour nombre de pays d’Europe. À quand des responsables plus représentatifs et qui auront la décence de ne rien promettre ?

Chefs d’État en Europe : sauveur un jour, pestiféré le lendemain !

Chefs d’État en Europe : sauveur un jour, pestiféré le lendemain !

 

On ne compte plus les chefs d’État qui ont endossé le costume de sauveur de leur pays. C’est notamment le cas en Italie, en Grande-Bretagne ou encore en France. La faute évidemment à une opinion publique un peu crédible qui prend pour argent comptant des promesses politiciennes. Mais la responsabilité surtout à ces  candidat à la posture de dieu grec pendant les campagnes électorales et qui après être élus se montrent à la fois inefficaces et contradictoires. C’est le cas aujourd’hui encore en Italie comme c’était le cas avec Macron, un président rarement aussi détesté sous la Ve République. Le cas aussi avec Boris Johnson.

Plus fondamentalement en cause un système démocratique sur les conditions d’émergence des leaders et responsables politiques et sur leur fonctionnement interne qui les coupe des réalités .

Demain l’Italie va donc se doter encore d’un nouveau sauveur.

Après Renzi le «rottamatore» (le démolisseur), Salvini le «capitano», et «Super Mario» Draghi, l’Italie pourrait, ce dimanche soir, se donner un nouveau sauveur pour redresser la barre. Plusieurs estimations placent Giorgia Meloni, cheffe du parti post-fasciste Fratelli d’Italia, en tête avec plus de 20% des intentions de vote contre 4% en 2018.

Ces dernières années, l’Italie semble condamnée à la recherche perpétuelle d’une nouvelle figure providentielle. «Il y a toujours un moment où les médias et une partie de l’opinion se disent qu’une personne peut les sauver. Aujourd’hui une partie de l’Italie se dit qu’avec Meloni, c’est possible», analyse ainsi Marc Lazar, président de la School of Government de l’université LUISS à Rome. «Mais une partie de l’Italie investit tellement dans ce ‘sauveur’, que s’il n’est pas à la hauteur, l’opinion se renverse», poursuit-il. Et ce, très rapidement.

Mais le problème vaut pour nombre de pays d’Europe. À quand des responsables plus représentatifs et qui auront la décence de ne rien promettre ?

La secrétaire d’État à la ruralité aux champs !

  • La secrétaire d’État à la ruralité aux champs  !

 

 

La secrétaire d’État à la ruralité aux champs; enfin pas tout à fait puisque ce sera à Briançon.

Une secrétaire d’État à la ruralité peu connue et qui entretient sans doute des liens assez ésotériques avec cette ruralité. L’intéressé en effet a une formation d’ingénieur à l’INSA (Institut national des sciences appliquées) à Lyon et une formation MBA à HEC à Paris.

Elle travaille dans de grands groupes (IBMMotorolaSFRVeolia), puis dirige un cabinet de conseil en ressources humaines. Après avoir suspendu pendant quelques années sa carrière professionnelle pour se consacrer à la politique, elle devient à partir de 2019 conseil expert pour de grandes entreprises. Elle accompagne aussi son époux, gérant d’un hôtel-restaurant, dont elle est coactionnaire

Dominique Faure, la secrétaire d’État à la ruralité, doit donc  venir s’exprimer lors de l’assemblée générale de l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne.

Un rendez-vous important, deux mois avant le début de la saison d’hiver dans un contexte inflationniste inédit. Le coût de l’énergie et l’explosion des dépenses dans certaines stations, comme aux Orres, seront évoqués.

Première observation voit mal quel est la compétence de cette techno urbaine en matière de ruralité. Seconde observation, on comprend mal que la question des stations de montagne soit rattachée à la ruralité et non au tourisme !

 

 

 

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