Archive pour le Tag 'destruction'

Pouvoir d’achat: la destruction par l’inflation

Pouvoir d’achat: la destruction par  l’inflation  

 

Dans le journal l’opinion, quotidien très libéral assez proche du patronat on commence à s’inquiéter sur l’influence de la hausse des prix sur le pouvoir d’achat. « On ne peut débattre de la question du pouvoir d’achat sans regarder aussi du côté de l’inflation » indique le journal. En effet au-delà de la symbolique progression des prix du carburant, c’est l’inflation globale qui menace de détruire le pouvoir d’achat. En effet l’inflation  atteint de 2,2 % sur un an alors que l’inflation reprend, parallèlement, la croissance se tasse (autour de 1,6% au lieu de 2%). L’augmentation de 0.4%du PIB au troisième trimestre ne compense pas la quasi stagnation des deux premiers trimestres.   L’inflation  s’en envole alors que la croissance ralentit sérieusement cette année et probablement en 2019.  C’est une première depuis la fin 2011 qui a des conséquences économiques importantes sur la vie quotidienne des Français. Du coup, il ne faut guère espérer d’augmentation significative des salaires et le pouvoir d’achat devrait quasiment stagner surtout si on tient compte de la hausse réelle des prix à la consommation. Un pouvoir d’achat qui a déjà perdu 0,6 % au premier semestre et qui explique largement le tassement de la consommation des ménages et au-delà de la croissance. Théoriquement le pouvoir d’achat des ménages devait augmenter de 1.7% d’après le gouvernement mais c’était sans compter sur la renaissance de l’inflation. Cette hausse de l’inflation n’a pas été constatée de manière aussi forte depuis 2012. ; Hausse de l’inflation et tassement de la croissance, un effet de ciseau qui n’est pas particulièrement vertueux. Le gouvernement est pour une part responsable de cette inflation   Ce retour de l’inflation s’explique d’abord par la hausse de la fiscalité indirecte, puisque le gouvernement a augmenté les taxes sur le tabac et les carburants. La hausse du prix du pétrole, dont le baril a été au plus depuis près de quatre ans, renforce la tendance. La question est de savoir si les salaires pourront être augmentés afin de suivre l’inflation. Quant aux pensions, qui ont déjà été bloquées pendant des années (entre 2010 et 2016) elles ne seront revalorisées que de 0.3%.

 

 

 

Destruction d’emplois au troisième trimestre

Destruction d’emplois au troisième trimestre

 

Au troisième trimestre,  la destruction d’emplois (+0.3%)  est à peu près en cohérence avec la montée du chômage (+0.2%). L’économie française a détruit 33.400 postes au troisième trimestre dans le secteur marchand hors intérim  (intérim qui baisse auusi)  en dépit d’une timide croissance, selon des données définitives publiées aujourd’hui par l’Insee. Avec l’emploi intérimaire, ce sont 55.200 postes qui ont disparu, soit des effectifs salariés en baisse de 0,3% par rapport au 2e trimestre. Tous les secteurs sont touchés, en particulier l’industrie (-0,4%) et l’intérim qui accuse une baisse sensible de 4%. Après Pôle emploi l’INSEE avait déjà constaté la hausse du chômage au troisième trimestre. Une hausse qui pourrait être encore davantage catastrophique si certains chômeurs sans aucun droit n’avaient pas renoncé à s’inscrire comme à Pôle emploi. . Sont exclus ceux qui non inscrits bénéficient de diverse aides sociale (RSA, allocation handicapée etc.) ; de toute manière sans croissance on voit mal comment pourrait diminuer le chômage. Tous les chiffres de chômeurs sont d’ailleurs sous estimés, en fait ce sont près de 8 millions de personnes qui sont sans activité (et non pas 3 qui ne représentent que les chômeurs de catégorie A). Après un semestre de stabilisation, le chômage est reparti à la hausse en France au troisième trimestre, atteignant 9,9 % (+ 0,2 point) de la population active en métropole et 10,4 % (+ 0,3 point) avec l’outre-mer, a annoncé l’Insee jeudi. En métropole, le taux de chômage, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), retrouve son niveau du troisième trimestre 2013. En incluant l’outre-mer, le chômage est en hausse de 0,1 point sur un an. Cependant, l’Insee observe une hausse moins nette que celle du nombre d’inscrits à Pôle emploi, qui a grimpé de 4,3 % sur un an en métropole. L’Insee comptabilise au total 2,8 millions de chômeurs en France métropolitaine. Au troisième trimestre, les jeunes ont été frappés de plein fouet par la hausse, leur taux repartant très nettement à la hausse (+ 1 point) à 23,7 %. Après plusieurs trimestres d’amélioration, leur situation est quasi stable sur un an (- 0,1 point). À l’autre bout de la pyramide des âges, les seniors (+ 50 ans) connaissent un trimestre de hausse (+ 0,2 point), mais restent la classe d’âge la plus épargnée par le chômage (6,7 %). La hausse du troisième trimestre n’est pas une surprise. Dans ses dernières prévisions publiées début octobre, l’Insee prévoyait que le taux monte à 9,9 % en métropole et à 10,3 % avec l’outre-mer d’ici à la fin de l’année. Sur ce même troisième trimestre, les listes de Pôle emploi ont accueilli 34 200 demandeurs d’emploi sans activité supplémentaires (+ 1 %), soit approximativement la même évolution que le taux de l’Insee.  Mais les chiffres de Pôle emploi et de l’Insee restent malgré tout divergents, puisque l’opérateur public recensait 3,43 millions de demandeurs d’emploi sans activité fin septembre. Cela s’explique par le fait que les deux organismes ne mesurent pas le chômage de la même manière : Pôle emploi compte les inscrits sur ses listes, alors que l’Insee mesure son taux à partir d’une enquête trimestrielle auprès de 110 000 personnes. Seul le taux de l’Insee est reconnu à l’international.  

 

 

La gauche menacée de destruction (Delphine Batho)

La gauche menacée de destruction (Delphine Batho)

Batho a raison Hollande a sûrement signé l’arrêt de mort de la gauche et même sans doute la disparation du PS qui risque d’éclater. Mitterrand, lui, à force de ruse était parvenu à donner l’impression d’une unité de façade mais là la fracture idéologique est irréparable d’autant que les français rejette complètement ce PS trop à gauche dans les discours et trop à droite dans ses pratiques et finalemenet confus, contradictoire et inefficace. En outre la crise a relativisé les clivages gauche-droite qui n’ont pas toujours un sens concret quant il s’agit de défendre l’emploi, l’ environnement ou encore la sécurité publique. D’une certaine manière les logiciels idéologiques des partis sont obsolètes car finalemenet il s font à peu près la même chose et mal. Une opération montée de toutes pièces, comme s’il avait été décidé à l’avance de se séparer d’Arnaud Montebourg dès que l’occasion de présenterait. Hier à Melle, Delphine Batho, députée PS des Deux-Sèvres, a pour la première fois livré sa vision de la crise gouvernementale et du remaniement qui a suivi. L’occasion pour elle « d’adresser un salut fraternel » aux ministres qui ont pris la porte, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti. La députée n’a pas manqué d’établir un parallèle avec sa propre éviction du gouvernement Ayrault : « Il y a un an et 53 jours », précise-t-elle, tenant manifestement un décompte précis du temps écoulé depuis sa chute. L’occasion aussi pour elle de brosser un tableau très sombre de l’état de la France à mi-mandat de François Hollande : « L’économie s’enfonce, l’extrême-droite poursuit sa progression et la gauche a subi deux défaites électorales d’ampleur historique. » Du temps où elle était ministre de l’Écologie, elle avait eu de sérieuses divergences avec Arnaud Montebourg, notamment sur le gaz de schiste. Elle n’est pas non plus partisan, comme l’est Benoît Hamon, d’une relance de la croissance pour la consommation. Pour autant, elle juge leur départ, en particulier celui d’Arnaud Montebourg « porteur d’un grand danger: celui de l’émiettement de la gauche qui conduira à sa destruction. » Delphine Batho s’en dit persuadée, Hollande et Valls ont offert la tête de Montebourg au monde de la finance : « Les milieux financiers et bancaires la voulaient, ils l’ont eue […] Il est significatif que la politique économique de la France ne soit plus dans les mains d’un élu du peuple mais d’un technocrate devenu banquier d’affaires qui ne s’est jamais confronté au suffrage universel », commente-t-elle, taclant le nouveau ministre de l’Économie, Emmanuel Macron. Faut-il comprendre qu’elle refusera de voter la confiance au gouvernement Valls 2 ? Non, finit-elle par lâcher quand on l’interroge : « Jamais je ne prendrai la responsabilité de provoquer une dissolution. Mais ce n’est pas une approbation de la politique gouvernementale. » Delphine Batho persiste à vouloir changer les lignes de l’intérieur. Elle annonce qu’elle va rencontrer sous peu ceux qui au sein de la gauche partagent ses désaccords en vue « d’un rassemblement ». A la mi-octobre, elle fera paraître chez Grasset « L’Insoumise » où elle témoigne de son expérience de ministre. Mais au fil des 220 pages, assure-t-elle, il ne s’agira pas juste de raconter un vécu : « Ce sera aussi un livre pour dire quoi faire. »

 




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