Archive pour le Tag 'destitution'

Pour une procédure de « destitution » d’Emmanuel Macron. (Asselineau)

Pour  une procédure de « destitution » d’Emmanuel Macron. (Asselineau)

Le président du parti UPR, ancien candidat aux présidentielles reprend à son compte le slogan entendu pendant les manifestations de gilets jaunes : Macron, démission ». Un slogan qui risque de monter tellement Macron ne cesse de jeter de huile sur le feu par son mépris, quant il déclare « honte aux manifestants »qui veulent intimider les élus ».   François Asselineau, a donc invité les gilets jaunes à « aller chercher Macron » en demandant aux députés de lancer une procédure en « destitution » du chef de l’Etat pour « manquements graves » à « ses devoirs». Dans un communiqué, l’ex-candidat à la présidentielle, qui n’ira pas manifester samedi, demande « à chaque député de lancer la destitution de Macron, en application de l’article 68 de la Constitution », qui permet cette procédure  » « en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat » « . Pour le président de l’UPR, « les manquements de Macron à ses devoirs sont foisonnants, évidents, graves et concordants, et (…) ils mettent désormais en jeu la paix civile en France, comme en témoignent le mouvement des « gilets jaunes » ainsi que le profond soutien qu’il reçoit dans la population », estime-t-il, citant « la paupérisation et la précarisation de pans entiers de la société française.

 

Etats-Unis : Trump vers la destitution (Allan Lichtman)

Etats-Unis : Trump  vers la destitution  (Allan Lichtman)

 

Allan Lichtman prévoie que Trump ne finira pas son mandat dans une interview à France Info.  Allan Lichtman avait d’ailleurs prédit la victoire du candidat républicain face à Hillary Clinton, tout comme il a correctement pronostiqué l’élection de tous les futurs présidents américains depuis Ronald Reagan en 1984. Lui ne voit pas Donald Trump finir son mandat. C’est ce qu’il explique dans son livre The Case for Impeachment (éd. Harper Collins). Il répond aux questions de Franceinfo. 

Depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, comment a évolué votre prédiction de septembre dernier quant à son impeachment ?

Allan Lichtman : Tout ce qui s’est passé depuis, le renvoi de James Comey, directeur du FBI, le témoignage de Sally Yates, le fait qu’il ait partagé des informations hautement classifiées avec les Russes, tout cela renforce ma prédiction que Trump se dirige droit vers une procédure de destitution. Et si le mémo de Comey existe et dit ce qui a été rapporté, ce serait la preuve la plus forte contre Donald Trump. Il ne peut plus y avoir d’excuse pour ne pas entamer une procédure d’impeachment.

Pourquoi les actions de Donald Trump peuvent-elles justifier le déclenchement d’une procédure de destitution ?

 

Alexander Hamilton, l’un des principaux auteurs de la Constitution américaine, a écrit que la procédure pouvait se justifier par « des offenses découlant de fautes des hommes publics ou, en d’autres termes, de la violation de la confiance publique ». Il ne parle pas ici de comportements criminels spécifiques, mais il parle d’un abus du pouvoir présidentiel qui pose un danger à la société. Dire que Trump n’a pas violé la loi en révélant des informations hautement classifiées aux Russes est hors propos. Ce qu’une procédure de destitution, et notamment la phase d’investigation, doit déterminer, c’est s’il y a eu abus de pouvoir ou non. Elle doit déterminer si Trump a fait obstruction à la justice, si les potentiels conflits d’intérêts ou encore le partage d’informations classifiées ont compromis la présidence. S’il n’y a pas encore suffisamment de preuves pour effectivement le destituer de sa fonction, il y en a certainement assez pour au moins commencer une investigation. Elle doit être conduite par le comité judiciaire de la Chambre des représentants, un comité bipartisan et complètement indépendant du pouvoir exécutif.

 

Quels sont les précédents historiques ? 

Deux procédures de destitution ont été lancées [par la Chambre des représentants]. Il y a eu celle d’Andrew Johnson en 1868 et celle de Bill Clinton en 1998. Aucun des deux cependant n’a eu à quitter ses fonctions car moins de deux tiers des sénateurs se sont exprimés pour. Les gens ont tendance à voir l’impeachment comme un évènement apocalyptique, mais dans ces deux cas, la procédure de destitution a eu un effet très positif. Andrew Johnson en est ressorti affaibli et a donc modéré ses politiques qui bloquaient la reconstruction du pays. Bill Clinton en est ressorti plus fort. Quant à Richard Nixon, il a démissionné avant d’être condamné et destitué par le Congrès, en 1974.

Comment évaluez-vous les scandales auxquels fait face Trump par rapport à ceux de ses prédécesseurs qui ont connu une procédure de destitution ?

Les allégations contre Donald Trump sont bien plus graves que celles soulevées contre Richard Nixon, alors que le Watergate est considéré comme le pire scandale de l’histoire politique américaine. Mais cette fois, les accusations impliquent une puissance étrangère, et une puissance étrangère qui sape notre démocratie et menace notre sécurité nationale.

Qu’est-ce qui vous permet de penser que les républicains vont se décider à mener à terme cette procédure contre leur propre président ?

Il suffit que deux douzaines de républicains se joignent aux démocrates. Au Congrès, ce qui guide les politiques, c’est l’instinct de survie. Ce qu’ils ont en ligne de mire, ce sont les prochaines élections législatives en 2018. S’ils pensent que Donald Trump devient un handicap pour leur réélection, alors il se pourrait qu’il y en ait bien plus que deux douzaines qui fassent défection. Et si des preuves suffisamment fortes sont mises au jour, j’ose espérer que les républicains se joindront aux démocrates, comme ils l’ont fait dans le cas du Watergate. En ce qui concerne l’impeachment, il existe un précédent de coopération bipartisane.

Destitution de la présidente du Brésil : imbroglio juridique

Destitution de la présidente du Brésil : imbroglio juridique

Alors que le président de la chambre des députés vient d’annuler le vote en faveur de la destitution de la présidente du Brésil pour irrégularité, le président du Sénat, lui, maintient son vote. Du coup la destitution de la présidente du Brésil pourrait bien s’engler dans des procédures juridiques complexes créant encore un peu plus de déstabilisation dans un pays par ailleurs confronté à de nombreuses affaires de corruption et à une très grave crise économique. Le président par intérim de la Chambre des députés brésiliens a annoncé lundi avoir annulé le vote intervenu le 17 avril dans cette chambre sur la procédure de destitution engagée contre la présidente Dilma Rousseff, mais quelques heures plus tard, le Sénat a annoncé qu’il maintenait son propre vote sur cette question. Le président du Sénat, Renan Calheiros, a dit rejeter la décision du président de la chambre basse et maintenir son scrutin, prévu cette semaine, pour décider si Dilma Rousseff doit ou non être renvoyée devant la justice. Waldir Maranhao, président par intérim de la chambre des députés, a annulé le vote des députés en faisant état d’irrégularités lors du scrutin du 17 avril, au cours duquel les députés s’étaient majoritairement déclarés favorables à une destitution de la présidente, accusée d’avoir maquillé des comptes publics pour favoriser sa réélection en 2014. Maranho a appelé de ses voeux la tenue d’un nouveau vote sur la question. Après décompte des voix, le 17 avril, 367 députés s’étaient prononcés favorablement à la motion qui devait être adoptée par au moins deux tiers des voix, soit 342 suffrages. Alors vice-président de la chambre des députés, Waldir Maranhao, contrairement aux autres élus de son Parti progressiste (centre droit), avait voté le 17 avril contre une destitution de Dilma Rousseff. Il a succédé le 5 mai à titre intérimaire à la présidence de la chambre des députés à Eduardo Cunha, démis de ses fonctions par la Cour suprême pour corruption. Implacable adversaire de Dilma Rousseff, Eduardo Cunha était celui-là même qui avait initié la procédure en destitution. Après le vote de la Chambre des députés, le processus de mise en destitution a été transmis au Sénat, dont une commission a recommandé vendredi dernier le renvoi devant la justice de la présidente, pour infraction aux règles budgétaires. Une parti d’opposition a demandé à la Cour suprême d’invalider la décision prise lundi par Waldir Maranhao, et le sénateur Aecio Neves, un des chefs de file de l’opposition battu par Rousseff à la présidentielle de 2014, a demandé au Sénat de s’en tenir à son projet de vote de cette semaine. Dilma Rousseff a paru surprise d’apprendre l’annulation par Waldir Maranhao du vote des députés, annoncée alors qu’elle prononçait un discours au palais présidentiel. L’assistance a vivement acclamé la nouvelle, mais la présidente a préconisé la prudence. « Un appel a été accepté et le processus est suspendu », a-t-elle dit à l’assistance. « Ce n’est pas officiel, et je n’en connais pas les conséquences, aussi restons prudents », a-t-recommandé. La monnaie brésilienne a perdu jusqu’à 5% et les marchés financiers ont chuté à l’annonce de l’annulation du vote des députés, car cette décision éloigne la perspective d’avènement d’un gouvernement plus tourné vers le monde de la finance. Le sénateur Humberto Costa, du Parti des travailleurs (gauche au pouvoir) a en revanche dit croire que la présidence Rousseff pouvait être sauvée. « C’est un premier pas vers une annulation définitive du processus de destitution », a-t-il estimé.

(Avec reuters)

Brésil : destitution de la présidente et probable coup d’Etat

Brésil : destitution de la présidente et  probable coup d’Etat

Cette fois ce ne sont pas les militaires qui préparent un coup d’État au Brésil mais la droite appuyé par certains juges très politisés. La présidente du Brésil est accusée de corruption et un processus est en cours pour sa destitution ; l’ assemblée  s’est prononcée pour cette destitution et c’est maintenant au Sénat de décider de l’éviction de la présidente, une probabilité sérieuse qui pourrait jeter le pays dans une crise profonde tellement les positions sont fortes tant au sommet de l’État que dans la population. La présidente et son entourage sont accusés d’avoir trafiqué les comptes pour assurer leur réélection on les accuse aussi de corruption Certes cette  corruption et sans doute réelle  notamment pour des motifs de financement de campagne électorale mais au Brésil toute la classe politique est impliquée dans les affaires. Si l’on devait écarter du pouvoir tous les responsables des gouvernements impliqués dans des affaires de ce type il ne resterait plus grand monde pour diriger les pays. C’est le revers actuel des conditions contradictoires de la démocratie. Ceci vaut pour le Brésil, mais pour nombre d’autres pays comme les États-Unis, la Russie ou même la France ( affaires Chirac, Sarkozy, Balladur et autres situations de corruption légale qui consiste tout simplement à additionner nombre de revenus ,  retraites et autre avantages liée au cumul des mandats, comme Hollande par exemple). Du coup la procédure en cours au Brésil est surtout de nature politique. Elle s’est  compliquée avec la tentative de faire entrer au gouvernement l’ancien président, Lula,  lui aussi impliqué et dont la justice a refusé la nomination au gouvernement. La problématique politique se complexifie car le Brésil connaît une crise économique très grave Du coup des manifestations sont organisées par la gauche et surtout par la droite dans le bras de fer engagé entre ces deux tendances politiques  L’opposition accuse aussi la présidente d’avoir sciemment maquillé les comptes publics l’année de sa réélection, en 2014. Un maquillage pourtant récurrent en France et qui aboutit à une dette réelle de plus de 30 000 € par habitant ! En tout cas au Brésil Un pas supplémentaire a été effectué vers la destitution de Dilma Rousseff. Le Parti des Travailleurs (PT) de la présidente brésilienne a reconnu dimanche soir sa défaite avant même la fin du vote sur cette question à l’assemblée.  Les putschistes ont gagné ici à la Chambre», mais cette «défaite provisoire ne signifie pas que la guerre est perdue», a déclaré le leader du PT à des journalistes alors que le score des pro-impeachment était de 200 voix supérieur à celui des pro-Rousseff. L’ouverture d’un procès politique contre la chef de l’Etat devra maintenant être ratifiée par le Sénat.

(Avec AFP)




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