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Temps de travail fonctionnaires : bien en dessous des 35 heures

Temps de travail fonctionnaires : bien en  dessous des 35 heures

 

 

 

La France qui se caractérise déjà par un nombre de fonctionnaires record en Europe  se singularise aussi par des durées du travail très en dessous de la durée légale pour les intéressés. Encore ne s’agit-il que des durées théoriques car dans la pratique, la durée réelle est encore plus réduite. Sans parler évidemment de la productivité qui dans nombre de secteurs est comme les montres de Salvador Dali : très molles (Même s’il existe des exceptions comme dans certains postes dans les hôpitaux ou à la Poste. d’après un rapport officiel  remis à la ministre de la Fonction en moyenne, les fonctionnaires travaillent 1.584 heures par an, soient 23 heures de moins que la durée légale (1.607 heures) et 110 heures de moins que les salariés du privé. Principale explication à ces écarts: le travail le dimanche ou la nuit ainsi que les astreintes qui sont plus fréquentes dans la fonction publique que dans le privé et sont souvent compensés par des jours de RTT. Les infirmières de nuit dans les hôpitaux voient ainsi leur durée de travail ramenée à 32h30 par semaine et les policiers qui ont des horaires atypiques bénéficient d’un régime spécial. Mais le rapport pointe aussi les abus. Les agents administratifs des universités continuent de profiter de quelque 9 semaines de congés par an pour 1.550 heures annuelles. Les fonctionnaires du Conseil économique et social s’activent sur une base annuelle inférieure à 1.402 heures et on trouve jusqu’à 10 régimes horaires différents dans un même Ministère… Les collectivités locales sont les moins regardantes sur le temps de travail de leurs employés. Le maire d’une commune de plus de 25.000 habitants a même avoué payer ses fonctionnaires sur la base de 1.607 heures par an, alors qu’ils ne travaillent en réalité que 1.537 heures…Et encore une fois il s’agit des heures théoriques. Pas étonnant que la France détient le triste record des prélèvements obligatoires qui plombe la compétitivité et l’emploi privé.

Croissance : la consommation des ménages en dessous des attentes en août

Croissance : la consommation des ménages en dessous des attentes en août

 

Il se confirme que la croissance ne repart pas vraiment en France si l’on s’en tient à l’évolution de la consommation des ménages en dessous des attentes. Comme déjà indiqué les français se serrent la ceinture concernant la consommation des produits alimentaires. Ce qui par parenthèse remet aussi en cause la fiabilité de l’indice des prix calculés par l’INSEE car la structure de consommation ce modifie. Du coup le pouvoir d’achat des ménages est surestimé. La consommation des ménages français en biens est ressortie en-dessous des attentes au cours de l’été, progressant de 0,3% au mois de juillet puis se stabilisant en août, selon les données publiées mercredi par l’Insee. L’institut a dans le même temps confirmé à +0,4% le chiffre de juin. Les 15 économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un indicateur en hausse de 0,4% en août après une progression de 0,1% en juillet. « La consommation mesurée sur les trois derniers mois progresse de 0,7% par rapport aux trois mois précédents », précise l’Insee dans son communiqué. Après une hausse en juin, la consommation en biens fabriqués continue de progresser au même rythme en juillet (+0,4 %) puis se stabilise en août, à un plus haut niveau depuis mars 2011. Les dépenses en biens durables sont stables en juillet et en août. Les achats de biens d’équipement du logement progressent fortement en juillet (+2,1% après +0,5% en juin) puis se stabilisent en août. Ils sont en hausse de 1,9% sur ces trois mois, relativement aux trois mois précédents, portés notamment par les achats d’équipements de communication. En revanche, les achats d’automobiles se replient en juillet (-1,3%) après quatre mois consécutifs de hausse, puis sont stables en août. Les achats en textile, habillement et cuir accélèrent lors des soldes de juillet (+2,0% après +0,3% en juin), avant de fléchir en août (-0,3%). Sur les trois derniers mois, ils restent en hausse par rapport aux trois mois précédents (+2,0%). Les dépenses en autres biens fabriqués baissent légèrement en juillet (-0,2%) puis se redressent en août (+0,4%). Après une hausse en juin (+0,7%), la consommation de produits alimentaires se replie légèrement en juillet (-0,3%) et en août (-0,2%). La consommation de tabac limite la baisse en juillet, mais l’accentue en août. Après un léger recul en juin (-0,3%), la consommation d’énergie augmente à nouveau en juillet (+1,5%) et en août (+0,4%).

Les dessous du rachat d’Alstom par General Electric (France inter)

Les dessous du rachat d’Alstom par General Electric (France inter)

Au moment où la société Alstom négociait avec Général Electric la vente de sa branche énergie, le groupe français faisait l’objet de poursuites judiciaires dans une affaire de corruption aux Etats Unis. Plusieurs responsables politiques et industriels sont aujourd’hui convaincus que ce contentieux a pesé dans la négociation.  Depuis plusieurs années, les autorités américaines enquêtent sur le groupe Alstom. Grâce à une fuite, le département américain de la Justice a appris que des pots de vins auraient été très certainement versés par Alstom en 2003 en Indonésie pour obtenir un contrat de 118 millions dans le cadre de la construction d’une centrale à charbon.  Le 15 avril 2013, Frederic Pierucci, le vice-président monde de la division chaudière d’Alstom est interpellé aux États Unis. Il va effectuer 14 mois de détention dans une prison de haute sécurité. Trois autres cadres (dont un ancien très haut dirigeant du groupe) sont également poursuivis. Au siège d’Alstom en France, l’état-major est inquiet. Le FBI a débloqué des moyens considérables pour mener à terme ces investigations. Une vingtaine d’enquêteurs est mobilisée. Un infiltré chez Alstom a réussi à siphonner l’intégralité des échanges mails.  Jusqu’à quel niveau de la hiérarchie va remonter la justice américaine ? C’est dans ce contexte tendu qu’arrive la proposition d’achat de la société américaine Général Electric. Même si, officiellement, la direction dément le moindre lien entre les négociations avec l’un des géants de l’énergie et cette affaire de corruption, en interne, certains cadres de très haut niveau ne partagent pas le même avis. Nous avons pu en rencontrer deux qui ont accepté de nous faire part de leur sentiment de manière confidentielle.  Au sein de l’état-major d’Alstom, je peux vous dire que tout le monde sait parfaitement que les poursuites américaines ont joué un rôle déterminant dans le choix de vendre la branche énergie. (…) Lors des négociations secrètes, curieusement, une personne a été associée tout de suite à la discussion.  Il s’agit de Keith Carr, le directeur des affaires juridiques. C’est étrange car normalement sa principale mission c’est de traiter le règlement des affaires de corruption. Des cadres ne sont pas les seuls à avoir eu des doutes. Au sein du cabinet d’Arnaud Montebourg, on s’est également interrogé sur ces poursuites américaines. Un petit commando de trois conseillers techniques a été mobilisé trois semaines. Les conseillers ont même demandé à leur ministre d’activer les grandes oreilles françaises, les services secrets, pour vérifier si Alstom n’était pas victime d’une déstabilisation. Mais Arnaud Montebourg, pour des raisons politiques, n’a pas donné suite.  D’autres responsables politiques ont encore aujourd’hui de gros doutes, comme Daniel Fasquelle, député UMP, vice-président de la commission des affaires économiques de l’assemblée nationale : Le dossier Alstom est une incroyable mystification. On a trompé les Français. En aucun cas on a sauvé Alstom et il faut quand même s’interroger sur les difficultés d’Alstom aux Etats Unis et les procès en cours. Le rachat par Général Electric, c’était aussi une façon commode pour Alstom de se sortir du piège judiciaire dans lequel la société est tombée aux Etats Unis.  L’accord passé avec le groupe américain prévoit que Général Electric reprend la totalité du passif (y compris pénal) d’Alstom, donc les conséquences des poursuites judiciaires. Un passif que ne souhaitait pas récupérer en revanche l’autre repreneur possible, l’Allemand Siemens.  À combien vont se monter en définitive les amendes qu’Alstom va devoir verser à la justice américaine ? Selon l’agence Bloomberg, une transaction pourrait être finalisée dans les prochains jours. Alstom se verrait infliger une amende d’un montant de 700 millions de dollars. Si ce chiffre est confirmé, il s’agirait de la plus grosse pénalité jamais infligée à une entreprise par la justice américaine dans une affaire de corruption internationale. 

Lu dans France inter.




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