Archive pour le Tag 'Désert'

Grande distribution et industriels : appel dans le désert d’une ministre inutile

Grande distribution st industriels : appel dans le désert d’une ministre inutile

Une fois de plus la ministre chargée de la consommation prouve son inutilité totale. Elle n’a pas plus d’influence qu’une simple association en souhaitant simplement que distributeurs et industriels s’entendent enfin sur la renégociation. Elle affirme avec la même naïveté que les prix vont diminuer au motif que les matières premières seraient en baisse.

Première observation, la baisse de l’inflation ne signifie nullement la baisse des prix. L’inflation se cumule avec l’inflation. Le ralentissement de l’inflation ne signifie nullement une baisse des prix. Les prix vont se maintenir à un très haut niveau pour des motifs conjoncturels mais aussi structurels. En moyenne dans l’alimentaire depuis deux ans les prix ont augmenté de plus de 20 %. Parfois certains produits subissent une augmentation de 50 %. Il faut vraiment ne jamais faire ses courses dans les grandes surfaces pour ne pas s’apercevoir de l’incroyable hausse des prix.

De toute manière distributeurs et industriels ont déjà convenu qu’il n’y aurait pas de baisse générale de prix. Les uns et les autres se gavent aussi grâce à l’inflation. Les prévisions de la ministre sont aussi fiables en matière de prix que celle de Madame Soleil.

Question à la ministre: Distributeurs et industriels s’accordent à dire qu’il n’y aura pas de baisse générale des prix. Qu’en pensez-vous ?

Il y aura des baisses de prix, même si tous les prix ne baisseront pas. Les raisons qui ont poussé, l’an passé, industriels comme distributeurs à renégocier, c’était l’augmentation du cours de certaines matières premières agricoles. Or les prix de ces mêmes matières, qui entrent dans la composition de nombreux produits alimentaires, sont en baisse.

Santé-Le désert médical progresse

Santé-Le désert médical progresse

En France, environ 20 millions de personnes, soit 30 % de la population, habitent dans une zone définie comme « désert médical ». Si cette pénurie de professionnels, dont on parle depuis 20 ans, a d’abord été cantonnée aux campagnes, voici qu’elle touche désormais les villes et notamment les localités autour de Paris. Population vieillissante exigeant plus de soins, assouplissement tardif du numerus clausus pour les étudiants en médecine, départ massif à la retraite des médecins formés à partir des années 1970… : les raisons de cette situation sont nombreuses. Et la crise actuelle ne pourra pas être résorbée avant 2030 au plus tôt. En attendant, les élus locaux, les pouvoirs publics et les organismes représentatifs cherchent des solutions pour attirer les jeunes dans ces déserts… ( Cet article est issu de Tribune La revue n°14 – Santé : un équilibre en jeu, actuellement en kiosque).

La notion de désertification médicale, dont on parle depuis les années 2000, est circonscrite, dans le jargon de l’administration française, à quelque chose de bien spécifique, comme l’indique Guillaume Chevillard, chargé de recherche à l’Irdes (Institut de recherche et de documentation en économie de la santé) : « Il s’agit avant tout de mesurer l’accès à un médecin généraliste, en fonction de la distance à parcourir, des délais pour les rendez-vous et les soins non programmés. » C’est cette définition, celle de « communes sous-denses en médecins généralistes », car affichant ainsi un indicateur d’accessibilité potentielle localisée inférieur ou égal à 2,5 consultations par an – qui permet de dire si le lieu doit être ensuite considéré comme une « zone d’intervention prioritaire », susceptible de bénéficier de mesures visant à attirer des médecins généralistes… En effet, selon les données de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), les Français iraient aujourd’hui consulter leur médecin généraliste en moyenne 3,4 fois par an. Un indicateur en baisse, d’ailleurs, puisque le chiffre était de 3,5 en 2019 et 3,7 en 2016.

Une commune dont l’indicateur d’accessibilité potentielle localisée est inférieur ou égal à 2,5 consultations par an est donc considérée comme sous-dotée en médecins généralistes. Toujours selon la Drees, près de 26 départements ont au moins 200 communes sous-dotées en médecins généralistes, d’après l’étude qu’elle a menée entre 2019 et 2021 sur toute la France. L’Aisne, l’Eure, la Seine-et-Marne, la Saône-et-Loire, l’Oise, la Côte d’Or sont ainsi les départements les plus touchés. En revanche, sept communes seulement dans les Bouches-du-Rhône affichaient un indicateur d’accessibilité potentielle localisée inférieur à 2,5 consultations par an.

Évidemment, si l’on ajoute l’accès à des services d’urgence, à une maternité ou à des spécialistes, comme des pédiatres ou des cardiologues, le nombre de personnes vivant dans de tels territoires « sous-dotés » ne peut que s’accroître… Reste que même avec la seule définition officielle, la plus limitée, ce sont déjà 30 % de la population, en France, qui habitent dans une zone d’intervention prioritaire. Autrement dit, quelque 20 millions de personnes sont dans une zone définie comme un désert médical, même si elles-mêmes, d’ailleurs, ont accès à un généraliste. Et cette situation ne cesse de s’aggraver, puisqu’avec cette même définition, les données ne faisaient état, il y a quelques années, que d’une proportion de 8 %, puis de 12 % de la population…

Non seulement le désert avance, mais en plus, alors qu’il touchait certes peu ou prou tous les départements, voici maintenant qu’il prend un caractère nouveau : le phénomène affecte en effet aussi, désormais, les zones périurbaines, et en particulier celles de la région parisienne. Parmi les communes de plus de 50 000 habitants, celle d’Argenteuil (95) affiche le plus mauvais score, avec 1,74 consultation par an et par habitant, suivie par Corbeil-Essonnes (91), avec 1,93 et par Chelles (77), avec 1,91 visite. « Cette nouvelle particularité s’explique par le fait que la population augmente dans ces zones – alors qu’elle fond, d’ailleurs, en ruralité -, et que cela se conjugue avec une raréfaction des médecins », explique Guillaume Chevillard.

Le mot est lancé. Les médecins, en particulier généralistes, se font rares… Et cela risque de se poursuivre. Pour plusieurs raisons. D’une part, le départ à la retraite prochain et massif des médecins de la génération des baby-boomers, et de l’autre, pour les remplacer, le nombre encore trop faible de jeunes médecins formés – malgré l’assouplissement progressif du numerus clausus, un quota imposé depuis 1971 pour limiter le nombre d’étudiants admis (du fait d’abord des capacités du système éducatif à les accueillir, puis, en théorie, des besoins en soins identifiés), transformé en numerus apertus depuis 2021. Pour l’heure, selon les chiffres de la Sécurité sociale, 46 % des médecins généralistes sont âgés de 55 ans ou plus et 42 % des spécialistes sont dans le même cas. Ce qui laisse penser que près de la moitié des 229 000 médecins (généralistes et spécialistes) que comptait la France au début 2022 pourraient devoir être remplacés dans les dix ans à venir. Or, c’est à peu près le laps de temps nécessaire pour former un jeune médecin… Déjà, plus de 10 000 étudiants ont été admis en deuxième année en 2021 (contre moins de 7 500 en 2010). L’espoir d’une « normalisation » de la situation est donc permis – à l’horizon de 2030 ou 2035 seulement, cela dit.

Entre-temps, il faudra donc gérer la pénurie. Notamment en encourageant de jeunes médecins à aller s’installer dans les déserts médicaux, afin de ne pas accroître les disparités qui existent déjà en matière de densité de médecins (laquelle s’élève en moyenne à 340 médecins pour 100 000 habitants actuellement, selon la Sécurité sociale), et qui fragilisent un peu plus la cohésion sociale et territoriale du pays. Mais comment ? Les incitations actuelles sont, de l’avis d’Élise Fraih, présidente de ReAGJIR (le Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants), rares et surtout, peu connues. C’est notamment le cas du contrat d’engagement de service public, créé en 2009 et réformé en 2019, qui permet aux étudiants des 2e et 3e cycles de percevoir une allocation mensuelle de 1 200 euros.
En contrepartie, ils s’engagent pendant un nombre d’années égal à celui durant lequel ils auront perçu l’allocation (et pour deux ans minimum) à exercer, une fois leur formation terminée, dans des zones où l’offre de soins est insuffisante ou difficile d’accès. Peu promue, cette bourse est peu utilisée – et donc peu efficace… « Alors que les étudiants en médecine viennent en majeure partie des catégories socioprofessionnelles les plus favorisées, nous pensons qu’il faut accroître la diversité des milieux sociaux et inciter les jeunes issus des territoires sous-dotés – urbains ou ruraux – à faire des études de médecine. Il y a aura ainsi plus de chances pour qu’une fois formés, ils s’installent dans leurs lieux d’origine. Tout cela prendra du temps, bien sûr, et il faudra financer ces initiatives, mais la coercition que veulent mettre en place certains députés est illusoire et montre qu’ils ne comprennent pas ce que nous faisons. Et parachuter seul un jeune médecin dans un territoire sous-doté ne sert pas à grand-chose… », poursuit Élise Fraih, qui s’est installée il y a quelques années à Dachstein, un petit village à 30 minutes de Strasbourg.

D’ailleurs, les autres incitations, comme le contrat d’aide à l’installation des médecins (toujours dans des zones sous-dotées), proposant un coup de pouce financier, accordé une seule fois et versé aux médecins en deux fois : 50 % dès l’installation et 50 % après un an, sont, elles aussi, peu prisées. « Un médecin qui s’installe a besoin d’un environnement adéquat, explique Emmanuel Touzé, professeur de neurologie et doyen de l’unité de formation et de recherche santé à l’université de Caen Normandie. Il doit pouvoir avoir accès à des spécialistes pour des avis de premier recours et à un plateau technique pour des examens complémentaires. C’est donc une nouvelle organisation du territoire qui doit se mettre en place. » Et c’est d’ailleurs le cas dans de plus en plus de lieux. Sous forme, notamment, de maisons de santé ou de centres pluri-professionnels, qui font que le jeune médecin n’est pas isolé et qu’éventuellement, il peut avoir recours à d’autres experts. « Les acteurs : collectivités, agences régionales de santé, centres hospitaliers régionaux et universitaires… dialoguent de plus en plus dans les territoires pour trouver des solutions innovantes, se félicite-t-il. Et les jeunes, aujourd’hui, veulent de toute façon travailler en réseaux. »

Ce sont donc plusieurs pièces d’un même puzzle – y compris, comme le rappelle Élise Fraih, « un emploi pour le conjoint du médecin et des perspectives de vie dans le lieu d’accueil », qu’il faut réunir pour venir à bout des déserts médicaux. Le maire d’Autun, Vincent Chauvet, ne dit pas autre chose lorsqu’il estime que « toutes les subventions, tous les investissements du type « Action Cœur de ville » et autres ne serviront à rien si, autour, on ferme des hôpitaux et que les médecins ne peuvent faire appel à des confrères. D’autant que ce qui freine l’arrivée de nouveaux habitants dans les villes moyennes, c’est avant tout l’accès aux soins. »

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Le désert médical progresse

Le désert médical progresse

En France, environ 20 millions de personnes, soit 30 % de la population, habitent dans une zone définie comme « désert médical ». Si cette pénurie de professionnels, dont on parle depuis 20 ans, a d’abord été cantonnée aux campagnes, voici qu’elle touche désormais les villes et notamment les localités autour de Paris. Population vieillissante exigeant plus de soins, assouplissement tardif du numerus clausus pour les étudiants en médecine, départ massif à la retraite des médecins formés à partir des années 1970… : les raisons de cette situation sont nombreuses. Et la crise actuelle ne pourra pas être résorbée avant 2030 au plus tôt. En attendant, les élus locaux, les pouvoirs publics et les organismes représentatifs cherchent des solutions pour attirer les jeunes dans ces déserts… ( Cet article est issu de Tribune La revue n°14 – Santé : un équilibre en jeu, actuellement en kiosque).

La notion de désertification médicale, dont on parle depuis les années 2000, est circonscrite, dans le jargon de l’administration française, à quelque chose de bien spécifique, comme l’indique Guillaume Chevillard, chargé de recherche à l’Irdes (Institut de recherche et de documentation en économie de la santé) : « Il s’agit avant tout de mesurer l’accès à un médecin généraliste, en fonction de la distance à parcourir, des délais pour les rendez-vous et les soins non programmés. » C’est cette définition, celle de « communes sous-denses en médecins généralistes », car affichant ainsi un indicateur d’accessibilité potentielle localisée inférieur ou égal à 2,5 consultations par an – qui permet de dire si le lieu doit être ensuite considéré comme une « zone d’intervention prioritaire », susceptible de bénéficier de mesures visant à attirer des médecins généralistes… En effet, selon les données de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), les Français iraient aujourd’hui consulter leur médecin généraliste en moyenne 3,4 fois par an. Un indicateur en baisse, d’ailleurs, puisque le chiffre était de 3,5 en 2019 et 3,7 en 2016.

Une commune dont l’indicateur d’accessibilité potentielle localisée est inférieur ou égal à 2,5 consultations par an est donc considérée comme sous-dotée en médecins généralistes. Toujours selon la Drees, près de 26 départements ont au moins 200 communes sous-dotées en médecins généralistes, d’après l’étude qu’elle a menée entre 2019 et 2021 sur toute la France. L’Aisne, l’Eure, la Seine-et-Marne, la Saône-et-Loire, l’Oise, la Côte d’Or sont ainsi les départements les plus touchés. En revanche, sept communes seulement dans les Bouches-du-Rhône affichaient un indicateur d’accessibilité potentielle localisée inférieur à 2,5 consultations par an.

Évidemment, si l’on ajoute l’accès à des services d’urgence, à une maternité ou à des spécialistes, comme des pédiatres ou des cardiologues, le nombre de personnes vivant dans de tels territoires « sous-dotés » ne peut que s’accroître… Reste que même avec la seule définition officielle, la plus limitée, ce sont déjà 30 % de la population, en France, qui habitent dans une zone d’intervention prioritaire. Autrement dit, quelque 20 millions de personnes sont dans une zone définie comme un désert médical, même si elles-mêmes, d’ailleurs, ont accès à un généraliste. Et cette situation ne cesse de s’aggraver, puisqu’avec cette même définition, les données ne faisaient état, il y a quelques années, que d’une proportion de 8 %, puis de 12 % de la population…

Non seulement le désert avance, mais en plus, alors qu’il touchait certes peu ou prou tous les départements, voici maintenant qu’il prend un caractère nouveau : le phénomène affecte en effet aussi, désormais, les zones périurbaines, et en particulier celles de la région parisienne. Parmi les communes de plus de 50 000 habitants, celle d’Argenteuil (95) affiche le plus mauvais score, avec 1,74 consultation par an et par habitant, suivie par Corbeil-Essonnes (91), avec 1,93 et par Chelles (77), avec 1,91 visite. « Cette nouvelle particularité s’explique par le fait que la population augmente dans ces zones – alors qu’elle fond, d’ailleurs, en ruralité -, et que cela se conjugue avec une raréfaction des médecins », explique Guillaume Chevillard.

Le mot est lancé. Les médecins, en particulier généralistes, se font rares… Et cela risque de se poursuivre. Pour plusieurs raisons. D’une part, le départ à la retraite prochain et massif des médecins de la génération des baby-boomers, et de l’autre, pour les remplacer, le nombre encore trop faible de jeunes médecins formés – malgré l’assouplissement progressif du numerus clausus, un quota imposé depuis 1971 pour limiter le nombre d’étudiants admis (du fait d’abord des capacités du système éducatif à les accueillir, puis, en théorie, des besoins en soins identifiés), transformé en numerus apertus depuis 2021. Pour l’heure, selon les chiffres de la Sécurité sociale, 46 % des médecins généralistes sont âgés de 55 ans ou plus et 42 % des spécialistes sont dans le même cas. Ce qui laisse penser que près de la moitié des 229 000 médecins (généralistes et spécialistes) que comptait la France au début 2022 pourraient devoir être remplacés dans les dix ans à venir. Or, c’est à peu près le laps de temps nécessaire pour former un jeune médecin… Déjà, plus de 10 000 étudiants ont été admis en deuxième année en 2021 (contre moins de 7 500 en 2010). L’espoir d’une « normalisation » de la situation est donc permis – à l’horizon de 2030 ou 2035 seulement, cela dit.

Entre-temps, il faudra donc gérer la pénurie. Notamment en encourageant de jeunes médecins à aller s’installer dans les déserts médicaux, afin de ne pas accroître les disparités qui existent déjà en matière de densité de médecins (laquelle s’élève en moyenne à 340 médecins pour 100 000 habitants actuellement, selon la Sécurité sociale), et qui fragilisent un peu plus la cohésion sociale et territoriale du pays. Mais comment ? Les incitations actuelles sont, de l’avis d’Élise Fraih, présidente de ReAGJIR (le Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants), rares et surtout, peu connues. C’est notamment le cas du contrat d’engagement de service public, créé en 2009 et réformé en 2019, qui permet aux étudiants des 2e et 3e cycles de percevoir une allocation mensuelle de 1 200 euros.
En contrepartie, ils s’engagent pendant un nombre d’années égal à celui durant lequel ils auront perçu l’allocation (et pour deux ans minimum) à exercer, une fois leur formation terminée, dans des zones où l’offre de soins est insuffisante ou difficile d’accès. Peu promue, cette bourse est peu utilisée – et donc peu efficace… « Alors que les étudiants en médecine viennent en majeure partie des catégories socioprofessionnelles les plus favorisées, nous pensons qu’il faut accroître la diversité des milieux sociaux et inciter les jeunes issus des territoires sous-dotés – urbains ou ruraux – à faire des études de médecine. Il y a aura ainsi plus de chances pour qu’une fois formés, ils s’installent dans leurs lieux d’origine. Tout cela prendra du temps, bien sûr, et il faudra financer ces initiatives, mais la coercition que veulent mettre en place certains députés est illusoire et montre qu’ils ne comprennent pas ce que nous faisons. Et parachuter seul un jeune médecin dans un territoire sous-doté ne sert pas à grand-chose… », poursuit Élise Fraih, qui s’est installée il y a quelques années à Dachstein, un petit village à 30 minutes de Strasbourg.

D’ailleurs, les autres incitations, comme le contrat d’aide à l’installation des médecins (toujours dans des zones sous-dotées), proposant un coup de pouce financier, accordé une seule fois et versé aux médecins en deux fois : 50 % dès l’installation et 50 % après un an, sont, elles aussi, peu prisées. « Un médecin qui s’installe a besoin d’un environnement adéquat, explique Emmanuel Touzé, professeur de neurologie et doyen de l’unité de formation et de recherche santé à l’université de Caen Normandie. Il doit pouvoir avoir accès à des spécialistes pour des avis de premier recours et à un plateau technique pour des examens complémentaires. C’est donc une nouvelle organisation du territoire qui doit se mettre en place. » Et c’est d’ailleurs le cas dans de plus en plus de lieux. Sous forme, notamment, de maisons de santé ou de centres pluri-professionnels, qui font que le jeune médecin n’est pas isolé et qu’éventuellement, il peut avoir recours à d’autres experts. « Les acteurs : collectivités, agences régionales de santé, centres hospitaliers régionaux et universitaires… dialoguent de plus en plus dans les territoires pour trouver des solutions innovantes, se félicite-t-il. Et les jeunes, aujourd’hui, veulent de toute façon travailler en réseaux. »

Ce sont donc plusieurs pièces d’un même puzzle – y compris, comme le rappelle Élise Fraih, « un emploi pour le conjoint du médecin et des perspectives de vie dans le lieu d’accueil », qu’il faut réunir pour venir à bout des déserts médicaux. Le maire d’Autun, Vincent Chauvet, ne dit pas autre chose lorsqu’il estime que « toutes les subventions, tous les investissements du type « Action Cœur de ville » et autres ne serviront à rien si, autour, on ferme des hôpitaux et que les médecins ne peuvent faire appel à des confrères. D’autant que ce qui freine l’arrivée de nouveaux habitants dans les villes moyennes, c’est avant tout l’accès aux soins. »

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Climat : un nouvel appel dans le désert des dirigeants mondiaux

Climat : un nouvel appel dans le désert des dirigeants mondiaux 

Un nouvel appel en faveur du climat de la part des dirigeants mondiaux lancés en Corée. Un appel qui ne mange pas de pain mais qui sans doute ne changera pas grand-chose tellement les déclarations sont éloignées des politiques réelles.. De quoi sourire un peu face aux déclarations du fantasque Boris Johnson qui a rarement tenu ses promesses dans ce domaine comme ailleurs :

«C’est un bon début, mais ne nous tapons pas dans le dos pour l’instant parce que notre planète et notre peuple ont besoin de plus», a-t-il déclaré. «Nous avons besoin de gouvernements qui ne feront pas seulement des promesses sur le climat et la nature, mais joignent le geste à la parole».

 

Reste que beaucoup de pays en développement préfèrent privilégier la croissance pour lutter contre la misère ce que constate le secrétaire général de l’ONU. «Ce n’est pas un partenariat mondial si certains luttent pour survivre», a ajouté le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. «Lutter de front contre le changement climatique aidera à protéger les personnes les plus vulnérables de la prochaine crise tout en soutenant une reprise riche en emplois après la pandémie», a-t-il déclaré.

 

Bref encore de belles déclarations, de belles intentions mais qui laisse à chaque pays le soin de faire ce qu’il veut. La régulation mondiale de la lutte contre le climat reste encore à inventer.

 

Transports collectifs: le désert dans les zones rurales

Transports collectifs: le désert dans les zones rurales

 

 

 

Les ruraux sont souvent accusés d’être les plus grands utilisateurs de l’automobile donc aussi des polluers. Le problème, c’est que les intéressés n’ont guère de choix dans la mesure où les transports collectifs sont à peu près inexistants. Il y a longtemps que les petites lignes de chemin de fer ont été supprimées et quant aux cars, il faut  souvent se contenter d’une desserte aller-retour par jour. Une étude menée par l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST). montre que pour rejoindre les grands centres urbains, dans un rayon de 50 kilomètres, les habitants des territoires ruraux n’ont bien souvent d’autres choix que de prendre leur véhicule personnel à cause d’un maillage insuffisant de cars et de trains… quand ils existent. Mais la question plus globale est celle de l’aménagement du territoire caractérisé par la folie de la concertation urbaine avec son corolaire la désertification ailleurs.

 

La mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Les créations d’emplois se en effet concentrent depuis une dizaine d’années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, zones où l’on trouve les métiers les plus dynamiques – notamment les postes de cadres - au détriment des villes petites et moyennes, constate une étude de France Stratégie. Au total, c’est une douzaine de métropoles régionales qui se partagent quasiment la moitié (46%) des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. Et ce marché de l’emploi à deux vitesses se creuse. La situation est inédite: entre en 1968 et 1999, la croissance de l’emploi profitait à l’ensemble du pays… avant que les territoires ne se différencient de plus en plus, et que la fracture ne se transforme en fossé entre 2006 et 2013. C’est durant cette période que les aires urbaines de plus de 500.000 habitants ont massivement créé des emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi des pertes, observe l’organisme placé auprès du Premier ministre. Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduits le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040 certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être.

Le désert médical pour 50% de Français « ruraux»

Le désert médical pour 50% de Français « ruraux»

A peu près 50% des français ont des difficultés pour accéder aux services d’un médecin dans les villes rurales. Pas vraiment une découverte mais une confirmation par un sondage Viavoice*pour la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) : 49% des personnes vivant en milieu rural ont difficilement accès à un professionnel de santé, contre 14% pour les personnes résidant en région parisienne. Or on sait que la moitié de la population vit dans des villes de moins de 10 000 habitants et dans des zones rurales. Des zones qui progressivement se vident non seulement des activités économiques mais aussi des services publics, des services privés et des commerçants. Il y a d’ailleurs une certaine interaction entre la diminution des services, la régression de l’activité économique et la démographie. Concernant plus particulièrement la médecine, les gouvernements jusqu’alors  se sont refusés à imposer un temps de présence obligatoire des jeunes médecins dans ces régions. Une erreur évidemment aussi une forme de lâcheté pour  ne pas déplaire à la jeune génération de praticiens qui préfèrent demeurer près des centres urbains où ils ont été formés. Il y aurait pourtant des raisons d’imposer une période obligatoire de présence hors des grandes métropoles dans la mesure où la d’au moins 10 ans  pour un médecin est assumée par la collectivité. Il ne s’agit pas seulement d’une problématique médicale mais aussi d’un état d’esprit qui touche toute la société. Les médecins, comme les autres travailleurs d’ailleurs ne veulent plus de ses conditions de travail démentielles  des vieux généralistes qui travaillent jusqu’ à 15 heures par jour. Des généralistes ne seront d’ailleurs jamais remplacés pas plus d’ailleurs que les spécialistes des petites villes. C’est toute la conception de l’aménagement du territoire qui est en cause car jusque-là on a surtout favorisé le super regroupement urbain avec pour objectif de créer 15 à 20 métropoles de plus d’un million d’habitants et de laisser à l’abandon le reste du territoire dans tous les domaines. « La différence entre la ville et la campagne est évidente, commente le président de la FHP, Lamine Gharbi. Je suis dans le nord de l’Hérault et je vois année après année les médecins généralistes partir. Nous, dans les hôpitaux privés, nous prenons en charge toutes les pathologies qui étaient avant prises en charge en ville. Il n’y a plus de médecins. »

 

 

Wauquiez, « le désert de la pensée » (Aurore Bergé)

Wauquiez,  « le désert de la pensée » (Aurore Bergé)

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Si « Macron est le désert de l’âme », pour le futur responsable des Républicains, « Wauquiez, est  le désert de la pensée « pour Aurore Berger. Une réponse à la mesure de l’attaque de Wauquiez contre Macon. Réplique d’autant plus pertinente que Wauquiez ne se caractérise pas par une grande intelligence et un grand charisme ;  au surplus il rivalise de démagogie avec le Front National. L’intéressé déclare par exemple que pôle  l’emploi invite les chômeurs à profiter de leurs indemnités. Une déclaration à la fois scandaleuse et injuste. Certes on  conviendra peut-être qu’une minorité peut s’installer dans le chômage, on conviendra aussi que Pôle emploi  est loin d’être efficace en matière d’ ’insertion professionnelle. Pour autant se laisser aller à de tels propos témoigne de la dérive droitière de Wauquiez à la pêche aux voix les plus radicales de son parti et ailleurs. Certes on peut aussi  convenir que parfois Macron se laisse enivrer par  le parfum pouvoir mais de là à considérer qu’il n’a pas d’âme relève de l’excès donc d du dérisoire, de l’insulte également Invité par le Journal du Dimanche (JDD) à dresser le portrait du chef de l’Etat, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a livré un portrait au vitriol, dénonçant « la morgue » d’un président qui n’est selon lui « guidé que par l’ambition personnelle » et qui « oppose les générations et divise les Français ». « Bien sûr que chez tout politique l’ego est surdilaté, mais lui est passé de l’autre côté du miroir », écrit également celui qui affrontera le « juppéiste » Maël de Calan et la « filloniste » Florence Portelli lors du scrutin interne de décembre. Laurent Wauquiez a enfoncé le clou à la mi-journée lors du Grand Jury LCI/Le Figaro/RTL, décrivant un « petit président arrogant et capricieux » auquel il reproche une absence de « vision de la France ».Chritophe Castaner a ainsi accusé sur Twitter Laurent Wauquiez de se faire le porte-voix des idées du Front national. Dans un tweet publié dans la nuit de samedi à dimanche reprenant le lien vers le portrait du chef de l’Etat par Laurent Wauquiez dans l’hebdomadaire dominical, titré « Macron, c’est le désert de l’âme », le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement note : « Quand d’autres ne sont que la desserte de l’âme FN ». Le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a quant à lui évoqué des propos « grotesques », relevant de la « caricature », lors de l’émission Questions politiques de France Inter, franceinfo et Le Monde. Pour l’ex-écologiste, député LREM de Loire-Atlantique, Laurent Wauquiez « essaie de faire un peu du Trump à la française (même si) Monsieur Trump avait au moins pour lui d’avoir une réussite économique personnelle. » Laurent Wauquiez, « c’est Nicolas Sarkozy sans les idées », a poursuivi François De Rugy. « Au moins Nicolas Sarkozy, il fallait lui reconnaître une chose, il avait des idées, il faisait des propositions. Elles sont où les propositions de Monsieur Wauquiez ? », a également dit François de Rugy. La députée des Yvelines Aurore Bergé, porte-parole du groupe La République en marche (LREM) à l’Assemblée nationale, a quant à elle estimé dans un tweet que Laurent Wauquiez représentait « le désert de la pensée et la ‘tea partisation’ de la droite », en référence au mouvement ultraconservateur au sein du Parti républicain américain.

 

Mario Draghi : un appel à la croissance dans le désert

Mario Draghi : un appel à la croissance dans le désert

 

 

D’une certaine manière le président de la BCE a lancé un appel à la croissance dans le désert à Strasbourg devant les députés européens lundi. Pour cela il plaide pour une plus grande intégration économique et financière à l’intérieur de l’union. Il constate un manque de confiance récurrent aussi bien des consommateurs que des citoyens ou des marchés ; manque de confiance  entretenu par les incertitudes qui planent sur le projet européen. Il constate que l’architecture notamment économique et financière est encore en chantier. En réalité Draghi  bien qu’il affirme le contraire n’est pas  certain du caractère durable de la reprise européenne d’autant qu’elle s’inscrit dans un environnement international caractérisé par une croissance qui se tasse. Des inquiétudes légitimes sur tous les terrains : économiques, financier et sociétaux. On a bien lors  de la crise des migrants que chaque pays entendait  développer sa propre politique certains refusant toute immigration quand d’autres ouvraient largement leurs frontières faisant par ailleurs voler  en éclats l’accord de Schengen. Pourtant le  principe de libre circulation des personnes comme des marchandises constitue la principale philosophie de l’union européenne. Concernant la politique budgétaire on peut aussi considérer que le pacte de stabilité est mis à rude épreuve certains le respectant scrupuleusement quand d’autres l’ont renvoyé aux calendes grecques. En matière économique, on attend toujours le fameux pacte de croissance et la relance coordonnée des investissements. La vérité c’est que l’union européenne est encore moins gouvernée qu’avant surtout depuis l’explosion du couple franco allemand en désaccord à peu près sur tout. Reste alors la politique monétaire mais dont les effets jusque-là ont été bien peu efficaces pour soutenir l’inflation et la croissance. En creux Mario Draghi milite pour des réformes structurelles susceptibles de muscler l’économie européenne. Cet appel à la responsabilité de la gouvernance européenne vise aussi à démontrer que la politique monétaire ne peut pas tout pour relancer la croissance même s’il est vraisemblable que la banque centrale européenne décidera en mars d’une politique encore plus accommodante.

Gaza : Hollande appelle à un cessez-le feu …dans le désert

Gaza : Hollande appelle à un cessez-le feu …dans le désert

 

Il a raison Hollande de  demander un cessez le feu d’urgence mais c’est un appel qui aura autant de résonance que celui que pourrait lancer mon concierge. Il ya longtemps que la France ne pèse plus au Proche-Orient et particulièrement dans le conflit entre israéliens et palestiniens. En cause la position trop fluctuante de la France qui pendant un temps était très en faveur de la Palestine (du temps de Chirac notamment) puis progressivement s’est plutôt alignée sur Israël (et ne particulier depuis Hollande). Du coup, la France est discréditée dans les deux camps. Aujourd’hui ceux qui pèsent encore dans ce conflit à la fois dramatique et ingérable c’est bien sûr les Etats –unis, l’Egypte et certains autres pays arabes et ou musulmans ; ne parlons pas de l’Europe qui sur ce sujet comme sur d’autres n’ pas de politique étrangère. (Une politique étrangère qui n’intéresse pas l’Allemagne). Certes l’Europe intervient quand même un peu  mais n’est pas déterminante dans la gestion du tel conflit. « Tous nos efforts doivent être tendus pour imposer, aujourd’hui plus que jamais le cessez-le feu à Gaza et en finir avec les souffrances des populations civiles« , a affirmé le président de la République sur le site du Hartmannswillerkopf , lieu symbolique de la violence des affrontements de la Première Guerre mondiale, entre Français et Allemands. Et c’est cette réconciliation qu’il a donnée en exemple.   »L’histoire de la France et de l’Allemagne démontre que la volonté peut toujours triompher de la fatalité » (François Hollande) qui désespèrent du processus de paix au Proche-Orient, quel plus beau message pouvons nous délivrer que celui d’aujourd’hui. L’histoire de la France et de l’Allemagne démontre que la volonté peut toujours triompher de la fatalité. Et que des peuples qui ont été regardés comme des ennemis héréditaires peuvent en quelques années se réconcilier. Voilà l’image que nous devons donner pour tous les peuples qui s’interrogent sur l’avenir. Et qui s’affrontent encore aujourd’hui » . 

 

 

Déserts médicaux : le phénomène d‘une société malade

Déserts médicaux : le  phénomène d‘une  société malade

La ministre de la santé va annoncer son plan qui ne changera rien car le phénomène est culturel ; En bref, les jeunes médecins veulent être salarié, travailler en ville et le moins de temps possible. Finalement comme les autres. C’est tout simplement le mal de la société française ; Les incitations financières ne changeront pas la tendance. Sur France Info, une femme de médecin résumait bien la situation «  on veut vivre ». Sans doute mais toute cela ne saurait durer très longtemps, le mal est profond dans toutes les professions. . Il est évidemment légitime de vouloir mieux vivre mais quand cela met en péril les équilibres financiers, une telle aspiration est économiquement suicidaire. Le départ à la retraite dans les cinq ans à venir d’environ 25% des médecins généralistes libéraux va accentuer le problème car la relève n’est plus là.  Les jeunes médecins, dont un nombre croissant de femmes (56% des nouveaux praticiens), ne veulent plus travailler comme leurs aînés.  De plus en plus urbains, ils veulent exercer en groupe, tiennent à leur vie de famille, refusent les longues journées et semaines de travail qu’acceptaient les anciens.  Au moins la moitié des jeunes médecins aspirent à travailler dans des structures de groupes en tant que salariés, que ce soit à l’hôpital, dans des centres de santé ou dans des maisons de santé pluridisciplinaires (MSP).  Pour assurer les soins de proximité sans remettre en cause la liberté d’installation chère aux médecins libéraux, François Hollande a choisi la voie de l’incitation plutôt que la coercition. Une ligne qui ne fait pas l’unanimité à gauche, ni à droite d’ailleurs, comme le prouvent régulièrement des amendements parlementaires des deux côtés de l’Hémicycle pour davantage de dirigisme.  Mais dans un passé récent (loi Bachelot de 2009) la politique du bâton n’a pas fonctionné et des mesures contraignantes ont été abandonnées.  Les aides financières incitatives, pas toujours bien ciblées, ont échoué également.  Début décembre à l’Assemblée nationale, Mme Touraine a indiqué que son plan serait « global et cohérent ».  Elle n’en a révélé que quelques bribes, dont une garantie de salaire annuel de 55.000 euros (4.600 euros par mois) pour 200 « praticiens territoriaux de médecine générale » qui iront en 2013 s’installer dans ces « déserts ».  Mercredi l’Association des maires de France (AMF) a réclamé la « mise en oeuvre urgente de mesures assurant une couverture médicale de l’ensemble des territoires à des tarifs accessibles ».

 




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