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Après la catastrophe de Rouen, remise en cause des sites Seveso près des villes

Après la catastrophe de Rouen, remise en cause des  sites Seveso près des villes

 

 

L’idée de Bruno Lemaire ministre de l’économie pourrait avoir des conséquences considérables sur l’aménagement du territoire et la localisation des usines Seveso et de l’habitat. En clair, il s’agirait sans doute d’accroître encore la distance entre ces unités industrielles sensibles et les constructions à usage d’habitat, d’école et toute autre activité humaine. Déjà de nombreuses usines avaient du être éloignées  après les normes Seveso. Inversement, des zones d’habitat avaient été détruites. Des usines et des habitats dont la proximité était bien antérieure aux normes Seveso. L’affaire n’est pas mince car la France compte environ 1300 usines classées Seveso. Des mesures d’éloignement pourraient être prises mais il faut prendre en compte comme déjà indiqué que l’imbrication de certains sites et de certains habitats est antérieure aux normes Seveso. De nouvelles normes imposeront l’expulsion des un ou des autres. Notons que dans le cas d’expulsion des habitants le prix de rachat des logements est environ en moyenne 50 % inférieur au coût réel du marché et que cela pose d’énormes problèmes sociaux. Notons aussi que nombre de maires ont autorisé avant Seveso nombre de logements à se construire près d’usines sensibles. La question est donc complexe Bruno Le Maire juge cependant « utile » de revoir l’implantation de l’usine Seveso pour les éloigner des villes. Le Premier ministre promet la « transparence totale » aux populations inquiètes.

Le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire, a jugé qu’il serait « utile » de revoir les règles d’implantation des usines sensibles, après l’incendie jeudi de l’usine chimique Lubrizol de Rouen. « Avoir des usines classées Seveso qui sont quasiment imbriquées dans une ville, on ne ferait plus ça aujourd’hui », a déclaré le ministre.

« L’urgence aujourd’hui c’est garantir la sécurité sanitaire des habitants de Rouen. Après, qu’on fasse un retour d’expérience, que nous regardions quelles leçons il faut en tirer sur les implantations d’usines, sur les usines à risque, sur la topographie de toutes les usines à travers le territoire, pourquoi pas, je pense que ça pourrait être utile », a t-il avancé.

Plusieurs riverains, associations ou syndicats ont fait part depuis jeudi de leur inquiétude ou de leur colère, alors que l’usine chimique Lubrizol, un site industriel Seveso seuil haut, est située dans la ville de Rouen, à environ trois kilomètres de la célèbre cathédrale.

Les sites Seveso sont classés selon deux niveaux de risque, seuil haut et seuil bas, en fonction de la quantité de matières dangereuses présentes. Selon le ministère de la Transition écologique et solidaire, la France compte 1.312 sites classés Seveso (dont 705 en seuil haut) à ce jour. Fin 2015, lors du dernier recensement, la France en comptait 1.261 (dont 700 en seuil haut).

Croissance : Zone euro: un tassement inquiétant des prix à la production

Croissance : Zone euro: un tassement inquiétant des prix à la production

 Le recul des prix à la production enregistré en août témoigne évidemment de la mollesse de la demande. Certes les prix de l’énergie ont pesé sur l’évolution globale mais la tendance est inquiétante. Elle traduit en fait une certaine atonie tant de la demande internationale que des demandes internes. Autant d’éléments qui confirment la faiblesse attendue de la croissance en 2019 qui se limitera pour de 1 % pour la zone euro. Les prix à la production dans la zone euro ont en effet  baissé plus qu’attendu en août en raison d’une chute de ceux de l’énergie, montrent les statistiques publiées jeudi par Eurostat, qui confirment la tendance à la baisse des pressions inflationnistes.

L’indice des prix à la production a reculé de 0,5% par rapport à juillet et de 0,8% par rapport à août 2018.Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 0,3% seulement sur un mois et de 0,5% sur un an. Les prix de l’énergie affichent une baisse de 1,9% d’un mois sur l’autre et de 4,9% sur un an. Hors énergie, les prix à la production restent stables par rapport à juillet et augmentent de 0,5% en rythme annuel.

Retraites : Macron promet des règles d’or douteuses

 Retraites : Macron promet des règles d’or douteuses

 

 

 

Macron a trouvé un nouveau concept pour faire avaler la réforme des retraites : la règle d’or. En fait une  sorte de promesse du maintien pouvoir d’achat des retraités. Une promesse qui va toutefois à l’encontre même de la réforme qui vise à un rééquilibrage financier et qui forcément en moyenne doit se traduire par une détérioration des conditions de retraites. Notons aussi que cette règle d’or pourrait ressembler à une promesse de coiffeur dans la mesure où les gouvernements français ont pris l’habitude d’engager une réforme des retraites tous les cinq ans. Macron avoue-même son incertitude en déclarant qu’il ne sait pas s’il faudra ou non augmenté les cotisations pour équilibrer le système en 2 025, début de mise en application de la réforme. Vraisemblablement, Macon essaye de prendre en compte les interrogations et même les oppositions vis-à-vis des perspectives de cette réforme.

Pour l’instant seulement environ 30 % sont favorables à cette retraite par points très ambigus. Selon,  un sondage Elabe pour BFMTV, 32% se disent favorables à la mise en place de la retraite par points envisagée par le gouvernement, ils sont 43% à se dirent opposés (dont 23% très opposés). Le pourcentage d’indécis reste élevé puisqu’ils sont 24% à se dire aujourd’hui ni pour, ni contre. La crainte  qui arrive en tête et qui est stable depuis le dernier sondage, c’est l’obligation de travailler plus longtemps. 74% des personnes interrogées citent en premier cet inconvénient de la réforme. Le deuxième point d’inquiétude concerne le montant des pensions. 68% des Français craignent qu’elles baissent avec la réforme. Mais sur ce point, ils semblent avoir un peu plus confiance puisqu’ils étaient 74% à le craindre en juillet dernier. Troisième crainte soulevée: l’obligation de faire appel à des organismes privés pour compléter la retraite pour 54% des personnes interrogées. En revanche, la suppression des régimes spéciaux de la fonction publique n’inquiète qu’une minorité d’entre elles (26%). Il y a forcément contradiction entre une règle de qui assurerait que le pouvoir d’achat des retraités ne sera pas détérioré et dans cette volonté d’un retour à l’équilibre financier du système

L’équation s’annonce complexe pour l’exécutif qui a fait du retour à l’équilibre du système des retraites une condition de mise en place de la réforme en 2025 et qui doit composer avec des comptes de l’assurance vieillesse dans le rouge.

L’âge légal de départ à la retraite, “c’est 62 ans, (il) ne bougera pas”, a répété Emmanuel Macron. “La question qui est posée c’est : est-ce qu’on va devoir cotiser un peu plus pour que le système soit équilibré en 2025 ? Je n’ai pas la réponse aujourd’hui.” La preuve même que le gouvernement est  lui-même dans le doute compte tenu de l’état de l’opinion

SONDAGE réforme des retraites: 32% seulement favorables

SONDAGE réforme des retraites: 32% seulement favorables

Selon ,  un sondage Elabe pour BFMTV, 32% se disent favorables à la mise en place de la retraite par points envisagée par le gouvernement, ils sont 43% à se dirent opposés (dont 23% très opposés). Le pourcentage d’indécis reste élevé puisqu’ils sont 24% à se dire aujourd’hui ni pour, ni contre. La crainte  qui arrive en tête et qui est stable depuis le dernier sondage, c’est l’obligation de travailler plus longtemps. 74% des personnes interrogées citent en premier cet inconvénient de la réforme. Le deuxième point d’inquiétude concerne le montant des pensions. 68% des Français craignent qu’elles baissent avec la réforme. Mais sur ce point, ils semblent avoir un peu plus confiance puisqu’ils étaient 74% à le craindre en juillet dernier. Troisième crainte soulevée: l’obligation de faire appel à des organismes privés pour compléter la retraite pour 54% des personnes interrogées. En revanche, la suppression des régimes spéciaux de la fonction publique n’inquiète qu’une minorité d’entre elles (26%).

Les Français dans leur majorité ne se font d’ailleurs guère de doute sur la concertation avec les partenaires sociaux et la consultation citoyenne. Pour 61% d’entre eux, tout est déjà décidé et les débats ne seront pas utiles.

Méthodologie

Sondage réalisé les 1er et 2 octobre 2019 sur internet auprès d’un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas.

Rouen- Incendie de Lubrizol : des risques potentiels de toxicité (Frédéric Poitou, expert)

Rouen Incendie de Lubrizol : des risques potentiels de toxicité (Frédéric Poitou, expert)

Frédéric Poitou, expert judiciaire en chimie et en pollution, évoque les risques de toxicité après avoir examiné la liste des produits qui ont brulé à Rouen (Interview France info)

 

 

Franceinfo: Faut-il s’inquiéter des produits qui ont brûlé dans l’usine de Lubrizol ?

Frédéric Poitou: Globalement, il y a des sources importantes de molécules carbonées et d’hydrocarbures, beaucoup de métaux et des acides inorganiques. Et avec la température qui s’était élevée lors de l’incendie et des explosions, ce sont les conditions requises pour former des dioxines. C’est un cocktail d’un ensemble de molécules et de constituants. Ce n’est pas la peine de chercher quelle est la toxicité de chacun puisqu’on trouve des produits inflammables, explosifs, auto-inflammables. Donc si on regarde les produits un par un, on n’a pas une vue synthétique. Globalement l’ensemble des stocks de produits qui étaient listés sont de 5 000 tonnes de produits qui en combustion génèrent des dioxines.

Pour vous, la nocivité de ces produits qui ont été mélangés et ont brûlé est évidente aujourd’hui ?

Ce serait très surprenant qu’il n’y ait pas de toxicité. Les dioxines sont formées dans les phénomènes d’incinération et on les retrouve à la sortie des incinérateurs. Comment voulez-vous qu’avec une telle source de produits chimiques et de métaux en combustion pendant plusieurs jours on n’ait pas de formation de produits toxiques. Je pense que cela va être vérifié lorsqu’on va analyser les suies, les suies de dépôts et les particules fines qui ont été émises. Maintenant, toutes les substances sont retombées puisqu’elles sont accrochées aux particules fines. Donc on peut aussi imaginer qu’à la date d’aujourd’hui, l’air prélevé n’est plus vraiment nocif, mais il est nocif par exposition à tout ce qui est retombé sur les sols de la banlieue rouennaise et dans les champs agricoles. Les dioxines ont une persistance longue, plus de 12 ans.

En tant qu’expert, que pensez-vous de la gestion de cette crise ?

Je pense que la communication préfectorale a franchement été désastreuse, à commencer par ce préfet qui disait : quand n’y a pas de traces il n’y a pas de risque. Ca n’est vraiment pas sérieux. Mais après, ce sont les stratégies du gouvernement. La communication est liée aussi aux circonstances, au site et au devoir de ne pas affoler les populations. Je connais bien Rouen, c’est une ville dont il n’est pas très facile de sortir s’il y a des alertes chimiques. Il y aurait eu des embouteillages terribles sur les ponts qui traversent la Seine. Moi je pense que le préfet était un petit peu léger.

La préfecture a aussi parlé de 160 fûts qui posaient problème, dont pouvaient émaner des vapeurs de mercaptan et d’hydrogène sulfuré. Comment peut-on détruire ces fûts ?

D’abord il peut y avoir une destruction chimique et puis une destruction par incinération. Mais ces fûts-là finalement sont ceux qui sentent très mauvais, mais ce ne sont pas nécessairement les plus toxiques en réalité. Ce sont ceux qu’on utilise pour parfumer, identifier les gaz qui eux sont inodores, on rajoute quelques doses de mercaptan pour qu’on les sente donc ça sent très mauvais. L’usine Lubrizol avait déjà été affectée par ce phénomène-là il y a quelques années, mais ce n’est pas le plus toxique.

Catastrophes : « La régulation des risques protège avant tout l’industrie »

Catastrophes : « La régulation des risques protège avant tout l’industrie »

 

Thomas Le Roux, historien, estime que la régulation des risques est surtout assurée pour la protection de l’industrie et non des personnes.

 

Tribune. 

 

« C’est à 500 mètres de l’actuelle usine Lubrizol de Rouen qu’eut lieu la première grande pollution industrielle chimique en France, au cours des années 1770, dans le quartier Saint-Sever, sur la rive gauche : les fumées corrosives d’une fabrique d’acide sulfurique détruisirent la végétation alentour et on les soupçonna de menacer la santé publique. Malédiction sur le site ou simple coïncidence ? Ni l’un ni l’autre : mais c’est au miroir du passé que l’on peut mieux comprendre comment le risque industriel et les pollutions sont encadrés aujourd’hui.

Le procès instruit en 1772-1774 après la mise en cause de la fabrique d’acide, a en effet produit un basculement dans l’ordre des régulations environnementales, un vrai changement de paradigme lourd de conséquences.

Une mise en lumière du processus historique aide à répondre à un panache de questions, telles que : « Seveso, quèsaco ? », « Une usine dangereuse dans la ville, est-ce possible ? », « Tire-t-on les leçons d’une catastrophe industrielle ? » Ou encore : « l’industriel : responsable, pas coupable ? »

L’usine d’additifs pour essence et lubrifiants Lubrizol est classée « Seveso – seuil haut ». Elle est donc parfaitement connue des autorités de régulation, à savoir l’Inspection des établissements classés, qui dépend du ministère de la transition écologique et solidaire, et qui a un rôle préventif et de surveillance.

Le classement Seveso découle d’une harmonisation européenne des règles de droit des différents Etats régissant les industries les plus dangereuses. Il tire son nom de celui de la ville de Lombardie où, en juillet 1976, l’usine chimique Icmesa laisse s’échapper un nuage toxique de dioxine qui contamine les environs. Pour prévenir ce type d’accident, trois directives européennes Seveso sont successivement adoptées en 1982, 1996 et 2012 (entrée en vigueur en 2015). Une telle exposition des faits pourrait laisser penser que, tirant les leçons de l’expérience (un accident), les autorités réagissent et fondent un droit protecteur, sans cesse amélioré. Il n’en est rien.

D’une part parce qu’avant la mise en place des directives Seveso, les Etats avaient déjà leur propre réglementation, parfois plus sévère. D’autre part parce que les centrales nucléaires, par exemple, y échappent. Enfin, parce que l’on peut douter de l’efficacité du dispositif. »

Appel du président des Amis du Palais de Tokyo « abattre » Greta Thunberg

Appel du président des Amis du Palais de Tokyo « abattre » Greta Thunberg

« J’espère qu’un désaxé va l’abattre », a écrit le président des Amis du Palis de Tokyo  sur Facebook à propos de la jeune militante suédoise Greta Thunberg.

 

Une réaction assez incroyable sans doute d’un vieux blanc aigri et qui sucre les fraises mais qui révèle quand même après le tombereau d’insultes qu’a reçu la jeune suédoise de la vigueur du courant des climato- sceptiques au regard des chiffres indiscutables des scientifiques vis-à-vis de la dégradation du climat. Des climato- sceptiques complètement réactionnaires et qui ne tolèrent sans doute pas une jeune fille vienne rappeler les responsabilités des décideurs sur un enjeu majeur. L’ancien président du palais de Tokyo a parlé de désaxée pour Greta Thunberg, mais il est évident que nombre de climato- sceptiques présentent  de véritables dysfonctionnements psychiatriques pour nourrir de tels tombereaux de menaces et d’injures. Le pire c’est que le gouvernement se joint maintenant sa voix contre Greta Thunberg On lui reproche surtout de ne pas faire de propositions comme si elle était en charge de la gestion de la politique énergétique mondiale. Sa voix vise seulement à faire prendre conscience de l’enjeu. Aux politiques et aux experts de gérer la transition environnementale. Le Palais de Tokyo a donc dû  désavoué le président de l’association des Amis du musée, qui s’est lui-même excusé après avoir appelé ce week-end à « abattre » Greta Thunberg, dans des commentaires publiés sur Facebook.

« Cette folle rajoute une couche de haine dans notre société déjà fort agitée par de mauvais sentiments de toute part », et « j’espère qu’un désaxé va l’abattre », avait notamment commenté Bernard Chenebault, le président des Amis du Palais de Tokyo, dans plusieurs réactions à un article sur la jeune militante suédoise de la lutte contre le réchauffement climatique, comme l’ont rapporté plusieurs médias.

De son côté, la direction de l’établissement s’est aussitôt désolidarisée du président de l’association et a annoncé qu’il serait rapidement remplacé à la tête des Amis du Palais de Tokyo.

« Nous désapprouvons ces mots et nous désolidarisons de cette prise de position, formulée à titre personnel et qui n’engage en rien le Palais de Tokyo ou les Amis du Palais de Tokyo », et « l’assemblée générale des amis du Palais de Tokyo se réunira dans les meilleurs délais pour procéder à l’élection d’une nouvelle personne à la présidence », a annoncé l’établissement sur Twitter.

Brexit: forte chute du moral des patrons britanniques

Brexit: forte chute du moral des patrons britanniques

 

 

 

Il semble bien que les patrons des entreprises financières britanniques n’accordent pas beaucoup de crédibilité au plan que Boris Johnson va présenter jeudi à l’union européenne pour gérer le Brexit. Il est clair en effet que l’hypothèse la plus probable est celle d’une opération d’intox  de la part de Boris Johnson qui d’une part veut  faire retomber la responsabilité du désaccord sur l’union européenne, d’autre part en profiter  pour organiser des élections qui lui donneraient une majorité dont il ne dispose pas au Parlement. La confiance des entreprises du secteur financier britannique est donc tombée en septembre à un plus bas depuis la crise internationale de 2008 en raison des incertitudes entourant le Brexit, selon une étude publiée mardi.

Le niveau d’optimisme dans ce secteur, l’un des plus puissants de l’économie britannique, n’avait pas reculé autant depuis septembre 2008, selon cette enquête trimestrielle réalisée auprès de 83 entreprises par l’organisation patronale CBI et le cabinet de conseil PwC.

 

Le recul (-56%) a été observé dans la quasi-totalité des services financiers, mais a été particulièrement marqué dans les banques et les sociétés foncières. L’étude montre que le niveau d’optimisme a stagné ou reculé durant 15 trimestres consécutifs soit près de quatre ans.

 

«Le secteur est le joyau de la couronne au sein du secteur des services au Royaume-Uni. La menace d’un Brexit sans accord entame la confiance», souligne Rain Newton-Smith, économiste en chef de la CBI, la principale organisation patronale du pays.

Il en appelle une nouvelle fois au gouvernement afin d’éviter une sortie brutale le 31 octobre et de négocier par la suite un accord «ambitieux» avec l’UE.

Le secteur financier britannique, dont le coeur est situé dans la City de Londres, est l’un des plus importants au monde et craint les répercussions du Brexit qui va priver un grand nombre de banques, assurances et gérants d’actifs d’exercer leur activité dans l’UE tout en étant basé au Royaume-Uni.

Le secteur financier a déjà annoncé la perte de 5.000 emplois à cause du Brexit, beaucoup d’institutions, à l’instar de JPMorgan Chase, UBS ou autres, ayant transféré une partie de leurs activités de Londres vers d’autres villes d’Europe pour s’assurer qu’elles seraient encore en mesure de servir leurs clients européens après le Brexit, qu’il soit «dur» ou négocié.

C’est moins que ce qui était initialement craint dans les mois qui ont suivi le référendum de juin 2016 et pour l’instant le secteur financier n’a pas subi d’exode massif.

Au-delà de l’impact sur leur activité d’un fort ralentissement économique, de nombreuses entreprises financières s’inquiètent au sujet de points plus techniques qui restent en suspens comme les transferts de données ou la continuité des contrats.

 

Dans un communiqué publié lundi à l’occasion du congrès du parti conservateur qui se tient à Manchester, la City a mis encore en garde le gouvernement contre les risques toujours élevés d’un Brexit sans accord, scénario qui n’est pas exclu par le gouvernement britannique.

Grève des urgences : toujours soutenue par 90 % des Français

Grève des urgences : toujours soutenue par 90 % des Français

 

Visiblement le plan prévu par la ministre de la santé ne paraît pas adapté aux enjeux puisque 89% des Français soutiennent encore la grève des urgences. D’après un sondage Odoxa pour franceinfo et Le Figaro publié dimanche 29 septembre.  Ce plan n’est pas suffisant pour 64% des Français. Un avis partagé par 86% des personnels hospitaliers.   Le soutien des Français reste dans les mêmes proportions qu’au mois de juin. Ils étaient 92% il y trois mois. Ce mouvement est encore largement soutenu au sein même de l’hôpital. 93% des personnels hospitaliers soutiennent la grève, soit trois points de moins qu’au mois de juin. Ces soutiens s’expliquent notamment par le sentiment, pour une grande majorité de Français, que les services des urgences hospitalières se dégradent. Près de sept Français sur dix (69%) estiment que ces urgences se détériorent. Ce sentiment est largement partagé par 87% des personnels hospitaliers.

 

Selon cette enquête, les Français avouent ne pas être étrangers à la détérioration du service rendu aux urgences. 27% avouent s’être déjà rendus aux urgences pour une raison qualifiée de « non-légitime ». 18% y sont allés parce qu’ils n’arrivaient pas à avoir un rendez-vous chez un médecin, 14% y ont eu recours par pur confort et 7% pour ne pas avancer les frais.  Le plan dévoilé par la ministre de la Santé Agnès Buzyn le 9 septembre pour répondre au malaise des hôpitaux n’a pas convaincu les Français. Ce plan n’est pas suffisant pour 64% d’entre eux. Un avis partagé par 86% des personnels hospitaliers.

Cette enquête Odoxa pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet, les 18 et 19 septembre sur un échantillon de 1 005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, et du 18 au 24 septembre sur un échantillon de 1 082 professionnels de santé hospitaliers.

Remise en cause des sites Seveso près des villes

Remise en cause des  sites Seveso près des villes

 

 

L’idée de Bruno Lemaire ministre de l’économie pourrait avoir des conséquences considérables sur l’aménagement du territoire et la localisation des usines Seveso et de l’habitat. En clair, il s’agirait sans doute d’accroître encore la distance entre ces unités industrielles sensibles et les constructions à usage d’habitat, d’école et toute autre activité humaine. Déjà de nombreuses usines avaient du être éloignées  après les normes Seveso. Inversement, des zones d’habitat avaient été détruites. Des usines et des habitats dont la proximité était bien antérieure aux normes Seveso. L’affaire n’est pas mince car la France compte environ 1300 usines classées Seveso. Des mesures d’éloignement pourraient être prises mais il faut prendre en compte comme déjà indiqué que l’imbrication de certains sites et de certains habitats est antérieur aux normes Seveso. De nouvelles normes imposeront l’expulsion des un ou des autres. Notons que dans le cas d’expulsion des habitants le prix de rachat des logements est environ en moyenne 50 % inférieure au coût réel du marché et que cela pose d’énormes problèmes sociaux. Notons aussi que nombre de maires ont autorisé avant Seveso nombre de logements à se construire près d’usines sensibles. La question est donc complexe Bruno Le Maire juge cependant « utile » de revoir l’implantation de l’usine Seveso pour les éloigner des villes. Le Premier ministre promet la « transparence totale » aux populations inquiètes.

Le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire, a jugé dimanche qu’il serait « utile » de revoir les règles d’implantation des usines sensibles, après l’incendie jeudi de l’usine chimique Lubrizol de Rouen. « Avoir des usines classées Seveso qui sont quasiment imbriquées dans une ville, on ne ferait plus ça aujourd’hui », a déclaré le ministre, qui a été élu dans la région, sur le plateau du Grand Jury de RTL et LCI.

« L’urgence aujourd’hui c’est garantir la sécurité sanitaire des habitants de Rouen. Après, qu’on fasse un retour d’expérience, que nous regardions quelles leçons il faut en tirer sur les implantations d’usines, sur les usines à risque, sur la topographie de toutes les usines à travers le territoire, pourquoi pas, je pense que ça pourrait être utile », a t-il avancé.

Plusieurs riverains, associations ou syndicats ont fait part depuis jeudi de leur inquiétude ou de leur colère, alors que l’usine chimique Lubrizol, un site industriel Seveso seuil haut, est située dans la ville de Rouen, à environ trois kilomètres de la célèbre cathédrale.

Les sites Seveso sont classés selon deux niveaux de risque, seuil haut et seuil bas, en fonction de la quantité de matières dangereuses présentes. Selon le ministère de la Transition écologique et solidaire, la France compte 1.312 sites classés Seveso (dont 705 en seuil haut) à ce jour. Fin 2015, lors du dernier recensement, la France en comptait 1.261 (dont 700 en seuil haut).

Bruno Le Maire, auparavant ministre de l’Agriculture de 2009 à 2012, a par ailleurs souligné qu’il lui « paraîtrait normal » que soient indemnisées les pertes des agriculteurs de la région rouennaise, « pour ceux qui n’auraient pas été assurés ». Autour de Rouen les agriculteurs ont été touchés de plein fouet avec un « gel » des productions et des récoltes susceptibles d’avoir été exposées à la suie « jusqu’à obtention de garanties sanitaires », a annoncé samedi le préfet de Normandie Pierre-André Durand.

Le préfet avait aussi assuré que les analyses seraient publiées sur le site de la préfecture. Chose faite dans la soirée, avec pas moins de quatre communiqués de la préfecture et la publication de données parfois absconses, comme « les résultats d’analyse des gaz prélevés sur canisters ».

Car, plus de trois jours après l’incendie spectaculaire de cette usine classée Seveso seuil haut implantée à trois km de la cathédrale de Rouen, les images de l’incendie et de l’impressionnant nuage noir sont encore dans toutes les têtes, les gens s’interrogeant sur les conséquences sanitaires et environnementales.

Des témoignages font état de suies, probablement issues du nuage noir, dans l’Aisne, l’Oise et même à Lille, conduisant l’Agence régionale de santé des Hauts-de-France à demander aux habitants de signaler aux différents services « la présence de retombées sous forme de suie ».

Entente sur les prix des légumes en conserve

Entente sur les prix des légumes en conserve

Le cartel des producteurs de légumes en conserve pris la main dans le sac pour  s’être mis d’accord sur des prix excessifs. Et cela pendant environ 13 ans ! Ce qui s’appelle du libéralisme teinté d’obstruction aux règles du marché. L’Union européenne a infligé une amende de plus de 31 millions d’euros au total au néerlandais Coroos et au groupe français Cecab pour entente sur les prix des légumes en conserve avec Bonduelle, épargné pour avoir révélé l’existence de ce “cartel” à la Commission.

L’entente portait sur les ventes aux détaillants européens, sous marque de distributeur, de légumes en conserve comme haricots, petits pois, mélanges de petits pois et carottes, macédoines de légumes et maïs doux, précise la Commission vendredi dans un communiqué.

Coroos, entreprise familiale néerlandaise depuis 1957, se voit infliger une amende de 13,6 millions d’euros et le groupe Cecab (groupe d’Aucy) une amende de 18 millions d’euros. Bonduelle, qui avait révélé cette entente aux autorités européennes, échappe à une amende de quelque 250 millions d’euros.

L’infraction a duré de janvier 2000 à juin 2013 pour Bonduelle, de janvier 2000 à octobre 2013 pour Coroos et Cecab.

Montée catastrophique des océans (GIEC)

Montée catastrophique des   océans (GIEC)

Il est probable que nombre de climato- sceptiques qui ont notamment déversé des tombereaux d’injures sur Greta Thunberg  après son intervention à l’ONU vont encore contester la nouvelle alerte du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) à propos de la montée des océans et de la fonte des glaciers. Une conséquence directe du réchauffement climatique et qui entraînera une croissance notable des inondations et autres tempêtes et cyclones sans parler de la disparition pure et simple de certaines îles et de certaines zones du littoral. Si rien n’est fait pour réduire les émissions de CO2 et lutter contre le réchauffement, le futur des océans tel que le décrit le rapport du Giec s’annonce apocalyptique, selon les informations qui ont fuité dans l’AFP et selon un nouveau rapport de synthèse sur la Terre, publié lundi par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et des experts internationaux.

Les océans jouent un rôle majeur dans la machine climatique. Ils sont une sorte de pompe à carbone, en captant 30 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone par an, ce qui augmente leur acidité, avec des impacts sur les écosystèmes marins. Ces derniers sont également affectés par des zones moins riches en oxygène, notamment à cause du réchauffement des eaux de surface (qui réduit le taux de dilution de l’oxygène). De plus, les océans servent de climatiseurs, en captant chaque année environ 90 % du surplus d’énergie lié aux activités humaines.

 

En contrepartie, ils se réchauffent à des niveaux inquiétants. «La teneur en chaleur des océans entre 0 et 700 mètres de profondeur atteint un pic sans précédent en 2018, 2017 et 2015 affichant respectivement les deuxième et troisième valeurs les plus élevées», note le rapport «United Science» de l’OMM. La hausse du niveau des mers s’accélère à cause de la fonte plus rapide des pôles et des glaciers de montagne, dont le rôle est devenu prépondérant sur l’expansion thermique de l’eau. Entre mai 2014 et mai 2019, le niveau des mers est monté de 5 mm/an, contre 4 mm/an pour la décennie 2007-2016, 3,2 mm/an depuis 1993 et 1,4 mm/an entre 1900 et 1990. Au siècle prochain, dans le scénario le plus alarmiste, mais pas forcément le plus probable, «les hausses pourraient dépasser plusieurs centimètres par an», selon une fuite du rapport du Giec divulguée par l’AFP.

 

Déjà, la fonte des glaces s’accélère. Entre 2015 et 2018, l’étendue moyenne de la banquise arctique, à son niveau minimum, observée en septembre, est largement «inférieure à la moyenne de 1981-2010», note l’OMM. De son côté, le Giec doit préciser cette étendue à plus long terme, selon la hausse de la température. La disparition estivale probable de la banquise arctique est déjà anticipée à la fin du siècle, par deux nouveaux modèles français, même si le thermomètre grimpe seulement de 2 °C. L’Antarctique suit également une évolution préoccupante: une perte de masse glaciaire de 252 milliards de tonnes par an entre 2009 et 2017, multipliée par six par rapport à la période 1979-1990, selon l’OMM. Par ailleurs, la superficie du pergélisol (ou permafrost), qui renferme autant de CO2 qu’il y en a dans l’atmosphère, pourrait se réduire dans des proportions comprises entre 10 % et 90 % vers la fin du siècle!

Avec cette hausse accélérée du niveau des mers, le Giec devrait indiquer que 280 millions de personnes seraient déplacées, a révélé l’AFP, si le réchauffement est limité à 2 °C, qui entraînerait une hausse cumulée de 0,5 mètre du niveau des mers. Par ailleurs, les populations vulnérables, qui habitent près des côtes, pourraient être d’un milliard de personnes en 2050, contre 600 millions actuellement. Aggravé par des pluies diluviennes qui provoquent des inondations, il y aurait un risque accru de submersion. Ce sera le cas notamment de 20 % de la superficie du Bangladesh, qui compte 30 millions d’individus.

L’impact des catastrophes climatiques s’aggrave. Comme sur terre, les vagues de chaleur océaniques deviendront plus fréquentes. Cette température plus élevée, conjuguée à la hausse du niveau des océans, va renforcer les effets dévastateurs des cyclones. Ils pourront s’enfoncer davantage à l’intérieur des terres et deviendraient plus intenses, à cause de la hausse des températures de l’air et de l’eau. Ce sont les tempêtes, les cyclones tropicaux et les inondations qui ont «causé les pertes économiques les plus importantes», note l’OMM. L’ouragan Harvey, en 2017, avait entraîné 125 milliards de dollars de dommages aux États-Unis. Dans l’océan Indien, «le Mozambique a été frappé par deux cyclones tropicaux, d’une violence sans précédent», en mars et avril 2019. Le bilan en vies humaines est également catastrophique, notamment aux Caraïbes, avec le récent ouragan Dorian.

Les solutions les plus efficaces pour lutter contre ces effets dévastateurs restent celles qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il faudra tripler les ambitions des pays pour limiter le réchauffement à 2 °C par rapport à la période préindustrielle et les quintupler pour tenir sous 1,5 °C, rappelle l’OMM.

 

 

 

La fin des combines de Bercy vis-à-vis des gros fraudeurs ?

La fin des combines de Bercy vis-à-vis des gros fraudeurs ? 

 

 

Le verrou de Bercy était une sorte de privilèges– en fait des combines– pour permettre aux gouvernements d’éviter que la justice ne s’immisce dans les très graves délits fiscaux. Une manière de ne pas trop mécontenter de très grandes entreprises qui concourent certes au développement économique mais souvent aussi au financement des partis. Normalement, ce verrou de Bercy devrait être supprimé après la décision du conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel, saisi le 2 juillet 2019 par le Conseil d’Etat d’une question prioritaire de constitutionnalité, vient de juger conforme à la Constitution les derniers assouplissements introduits par la loi n°2018-898 du 23 octobre 2018 concernant le « verrou de Bercy » (Décision n°2019-804 QPC du 27 septembre 2019). Notons cependant que le conseil constitutionnel a accordé à Bercy de maintenir son ancien privilège des fraudes inférieures un certain montant. Pourquoi ? Sans doute pour faciliter encore certains arrangements plus ou moins douteux

A l’origine d’un recours pour excès de pouvoir, l’Association française des entreprises privées (Afep) soutenait que les dispositions de l’article L.228 du Livre des Procédures fiscales instaurait des différences de traitement inconstitutionnelles entre les contribuables. Non soumises au contrôle a priori des Sages, le recours de l’Afep sur ces dispositions illustre une préoccupation grandissante des acteurs économiques sur la future pénalisation des contrôles fiscaux à venir. Pour mémoire, l’article susvisé, dans sa rédaction résultant de la loi du 23 octobre 2018 relative à la lutte contre la fraude fiscale, instaure un mécanisme de transmission automatique au Parquet des infractions fiscales les plus graves.

Pour les autres infractions, le verrou de Bercy demeure, l’administration fiscale conservant l’opportunité des poursuites (après avis de la Commission des infractions fiscales) pénales par le biais du dépôt d’une plainte.

Seront ainsi concernées par une transmission automatique au Parquet, les affaires remplissant deux critères cumulatifs (i) le montant des droits éludés excédant 100 000 euros (ii) l’application de pénalités de 100 % ou 80 % (en cas notamment d’abus de droit, manœuvres frauduleuses ou activité occulte), et 40 % en cas de récidive (notamment en cas de manquement délibéré).

Macron récupérateur des popularités des anciens présidents

Macron récupérateur des popularités  des anciens présidents

 

 

Il est clair que les éloges  prononcés  à l’occasion de la disparition de Chirac sont excessifs. D’une certaine manière, c’est la tradition dans ce genre d’exercice. Chirac n’aura sans doute pas été un très grand président mais c’est vrai qu’avec le temps notamment sa popularité a augmenté. Un phénomène sans doute lié à sa simplicité et au caractère très familier des relations qu’il entretenait avec des Français. Exactement le contraire de Macron qui lui s’est installé dans la posture d’un monarque républicain très au-dessus de toutes les institutions, des corps intermédiaires et des sujets. Sujets auxquels d’ailleurs il conseille  avec une condescendance très méprisante de traverser la rue pour trouver du travail. Par parenthèse, le jardinier destinataire de cette recommandation de Macron est toujours en galère avec des contrats temporaires dans la restauration. L’intéressé a bien traversé la rue mais la pauvreté du trottoir d’en face ressemble curieusement à celle où il se trouvait précédemment. Sans doute conscient du rejet qu’il provoque voir même de la haine Macron se fait en quelque sorte brocanteur récupérateur des morceaux de popularité des un et des autres. D’où cet hommage à Jacques Chirac justement soulignant les qualités que Macron ne procède pas à savoir la simplicité et la compassion.

Alors qu’Emmanuel Macron loue un Jacques Chirac qui « nous rassemblait », David Doukhan, chef du service politique d’Europe,  note que depuis son élection en 2017, « l’unité du pays a été mis à mal », avec notamment la crise des « gilets jaunes ». Or, rappelle-t-il, Jacques Chirac, « très marqué par les émeutes de mai 1968″, mais également par les grèves de 1995, « a passé ses deux mandats avec l’idée chevillée au corps de ne pas fracturer les Français ». Emmanuel Macron, lui, « réforme fort », note encore David Doukhan, et peut-être, en rendant hommage à un président rassembleur, « a-t-il envie de s’en inspirer ».

Cet avis est partagé par l’éditorialiste d’Europe 1 Michaël Darmon. Selon lui, Emmanuel Macron a tenté de « récupérer un peu de la personnalité » de Jacques Chirac, et « de récupérer un peu l’amour que les Français lui portent ». Une façon pour l’actuel locataire de l’Élysée de dire : « Je veux aussi tisser mon lien avec les Français », estime encore Michaël Darmon. En parlant d’un Jacques Chirac « que nous aimions autant qu’il nous aimait », Emmanuel Macron « place toute de suite la notion de lien affectif puissant, puisque c’est certainement ce qui lui manque ».

Dans son discours, Emmanuel Macron a multiplié les allusions à l’amour de Jacques Chirac pour les Français, y compris « les plus humbles ». « On se souvient de la phrase d’Emmanuel Macron sur ‘ceux qui ne sont rien’ et qui avait beaucoup choqué », relève David Doukhan. Plus tard, le chef de l’État a également salué le talent de l’ancien président pour « réconcilier proximité et grandeur ». Or, note encore le chef du service politique d’Europe 1, après son élection, Emmanuel Macron « a tout de suite enfilé le costume de la grandeur, mais a mis du temps à retrouver de la proximité ».

 

Budget : la réforme des impôts locaux, danger !

Budget : la réforme des impôts locaux, danger !

 

 

On saiat que la suppression de la taxe d’habitation  n’était pas sans arrière-pensée électorale. C’était même l’un des slogans majeurs de la campagne de macro. Le problème c’est que la compensation par l’État de la suppression de cette taxe est insuffisante. Du coup le gouvernement envisage tout simplement d’augmenter de manière significative l’impôt foncier. Pour cela, on va justifier la hausse supposée des valeurs locatives au motif par exemple que depuis les années 50, de nombreux appartements et de logements disposent désormais de WC, de salle d’eau ou tout simplement de l’eau courante. On va donc fixer des valeurs locatives très théoriques qui serviront d’assiette pour calculer la hausse considérable de la taxe foncière. Une escroquerie bien sûr car heureusement les logements se sont améliorés depuis 70 ans, les WC ne sont plus dans le couloir ou dans la cour ! Il est clair qu’on va assommer fiscalement le logement et les propriétaires (les locataires aussi qui subiront cette fiscalité à travers les loyers). Conscient sans doute du mécontentement que va provoquer cette réforme, le gouvernement a courageusement reporté la mise en œuvre en jusqu’en  2026. En fait, la mise en œuvre pourrait commencer sitôt après l’élection de 2022.

 

La montée des eaux : plus d’1 mètre en 2100

La montée des eaux : plus d’1 mètre en 2100

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Pour les climato- sceptiques et autres politicards faux-culs, les propos de Greta Thunberg  tenu à l’ONU ont été trop radicaux, trop pessimistes voir même haineux. Pourtant le GIEC  vient de publier un nouveau rapport particulièrement inquiétant concernant les conséquences du réchauffement climatique sur la montée des eaux des océans.

La montée du niveau des eaux est un phénomène qui est parti pour durer encore plusieurs siècles, d’après les prévisions du GIEC. Si on ne fait rien, à la fin du 21e siècle, le niveau des eaux pourrait croître jusqu’à 1m10, alors que si on respecte l’accord de Paris, précise le GIEC, l’augmentation du niveau des eaux serait contenue entre 30 et 60 cm.

Selon le pire des scénarios, le niveau des eaux pourrait augmenter jusqu’à 5 m en 2300, ce qui entraînera – de toute évidence – des répercussions sur les évènements climatiques. Le rapport estime que des phénomènes d’inondations ou de submersion marine qui n’avaient lieu que tous les siècles auront désormais lieu tous les ans.

Toujours selon les auteurs du rapport, les phénomènes de réchauffement de l’océan ont doublé depuis 1982. Quant aux températures du permafrost, elles n’ont jamais été aussi élevées. Sa fonte va continuer de relâcher dans l’atmosphère d’énormes quantités de CO2 et de méthane mais aussi du mercure, jusqu’ici piégé dans le sol, ce qui provoquera – et provoque déjà – des problèmes de pollution de l’eau.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) lance mercredi 25 septembre une alerte sur les impacts du réchauffement climatique sur l’océan et la cryosphère. Aujourd’hui, d’après le GIEC, le niveau des mers et océans monte deux fois plus vite, tout en se réchauffant. Autrement dit, l’océan s’acidifie, produisant de moins en moins d’oxygène et de poissons.

Les glaciers, la couverture neigeuse des hautes montagnes du monde entier et le permafrost des régions polaires ont tous décliné au cours des dernières décennies. En Arctique, on assiste à une réduction de la banquise sans précédent depuis 1000 ans, qui pourrait être irréversible. Selon le GIEC, la fonte des glaces de l’Arctique et de l’Antarctique fait monter le niveau de la mer de 3,6 millimètres par an, soit deux fois plus vite qu’au siècle dernier, qui a vu le niveau de la mer augmenter de 15 cm, à raison de 0,7 mm chaque année.

La montée du niveau des eaux est un phénomène qui est parti pour durer encore plusieurs siècles, d’après les prévisions du GIEC. Si on ne fait rien, à la fin du 21e siècle, le niveau des eaux pourrait croître jusqu’à 1m10, alors que si on respecte l’accord de Paris, précise le GIEC, l’augmentation du niveau des eaux serait contenue entre 30 et 60 cm.

Selon le pire des scénarios, le niveau des eaux pourrait augmenter jusqu’à 5 m en 2300, ce qui entraînera – de toute évidence – des répercussions sur les évènements climatiques. Le rapport estime que des phénomènes d’inondations ou de submersion marine qui n’avaient lieu que tous les siècles auront désormais lieu tous les ans.

Toujours selon les auteurs du rapport, les phénomènes de réchauffement de l’océan ont doublé depuis 1982. Quant aux températures du permafrost, elles n’ont jamais été aussi élevées. Sa fonte va continuer de relâcher dans l’atmosphère d’énormes quantités de CO2 et de méthane mais aussi du mercure, jusqu’ici piégé dans le sol, ce qui provoquera – et provoque déjà – des problèmes de pollution de l’eau.

Or, précisent les experts, ces écosystèmes jouent un rôle essentiel pour la vie sur Terre. Les glaciers nous apportent de l’eau potable, l’océan fournit 50% de l’oxygène atmosphérique et permet de réguler le climat en captant le CO2 et en absorbant la chaleur liée aux émissions. Il est également source d’alimentation et revenus pour plus de 800 millions de personnes.

Le constat du GIEC est pourtant sans appel : l’océan arrive à saturation, s’acidifie et produit moins d’oxygène et moins de poissons. On pourrait perdre 15% de la production de biomasse de l’océan et pêcher jusqu’à 26% de poissons en moins qu’actuellement, sans compter que ce phénomène pousse les espèces à remonter vers les pôles, laissant les pays subtropicaux sans ressources.

Le GIEC plaide donc, une nouvelle fois, pour que soit respecté l’accord de Paris et pour limiter le réchauffement en dessous de 2 degrés afin de pouvoir garder une chance de gérer les conséquences de ce changement climatique et de préserver l’océan et les glaciers sur terre. Une ressource vitale, dont dépendent actuellement 1,4 milliard de personnes, et dont dépendront en 2050 près de 2 milliards de personnes, la moitié des mégalopoles étant à côté des côtes ou près des montagnes.

 

Les économies fusion des régions : du pipeau ! (Cour des Comptes)

Les économies fusion des régions : du pipeau ! (Cour des Comptes)

 

 

En France, pour combattre l’étatisme, il est courant de sortir le drapeau de la décentralisation qui serait plus efficace et moins coûteuse que les décisions centrales. Le problème c’est qu’on oublie qu’il n’y a jamais eu de vraie régionalisation en France et que les régions sont surtout a vocation administrative et très peu politique. Pour preuve, les vraies compétences de ces régions sont assez accessoires et pour dire vrai, elles ne se préoccupent  guère de champs aussi stratégiques que la politique économique, la recherche, les nouvelles technologies ou même l’aménagement du territoire. Les régions françaises sont surtout des régions administratives transformées en région pseudo politiques sortes de baronnies qui permettent d’augmenter le nombre d’élus mais dont les citoyens seraient d’ailleurs bien incapables de préciser le rôle voir le nom des responsables. Il n’y a d’ailleurs pas que les régions qui doivent être mises en cause dans la critique de la décentralisation française car la plupart des autres structures sont à peu près aussi inefficaces. En cause,  évidemment ce millefeuille qui génère surtout des superstructures qui emploient des milliers de fonctionnaires aussi inutiles qu’incompétents. Autre exemple, celui de la création des communautés d’agglomération qui se superposent  aux administrations des agglomérations qui n’ont pas diminué leurs superstructures. La décentralisation ne saurait se résumer en nombre de structures mêmes s’il est nécessaire d’en supprimer beaucoup. Le débat doit porter sur la nature et l’objet et les moyens des structures régionales et locales. Et le recentrage doit viser les champs  prioritaires que constitue le développement durable.

 

Le bilan du regroupement des régions est donc sévère de la part de la Cour des Comptes.  «Les gains d’efficience visés par ces réformes restent aujourd’hui limités en raison de la reconduction, dans la majorité des cas, des modes de gestion préexistants, résument les hauts magistrats de la rue Cambon dans leur rapport annuel sur les finances publiques locales. Au contraire, des surcoûts sont identifiés, notamment en termes de rémunération des personnels administratifs et d’indemnités des élus.»

 

Comment expliquer cet échec? D’abord, pour des raisons d’équilibre politique évidentes, les nouveaux ensembles se sont efforcés partout de maintenir «des sites situés dans les chefs-lieux des anciennes régions». Seule la Nouvelle Aquitaine aurait assumé une logique de rationalisation en rassemblant à Bordeaux l’essentiel de ses équipes de direction.

 

Ensuite, les dépenses de personnel ont fortement augmenté. «Les regroupements de régions ont occasionné des dépenses supplémentaires liées à la rémunération des personnels ou aux indemnités des élus, dont les régimes ont été alignés sur les dispositions les plus favorables parmi celles des anciennes régions», note ainsi la Cour. «Globalement, en l’absence d’une politique volontariste de réduction des effectifs, en 2021 les dépenses annuelles supplémentaires en matière de régime indemnitaire des régions fusionnées représenteront entre 49,35 millions d’euros et 53,35 millions d’euros par rapport à la situation de 2016», préviennent les magistrats.

PMA : les doutes des chapeaux à plumes de l’académie de médecine

PMA : les doutes des chapeaux à plumes de l’académie de médecine

 

 

 Comme nombre d’institutions de ce type,  L’Académie nationale de médecine ne se caractérise pas par la modernité. Normal,  elle est surtout composée de vieux chapeaux à plumes un peu décalés par rapport aux problématiques du temps. Pas étonnant,  les membres de l’académie sont nommés par l’académie elle-même. Au lieu de se prononcer sur le plan médical, l’académie de médecine à exprimé des doutes de nature morale et politique sur la PMA. Pour parler clairement, l’avis de l’académie de médecine est celui de vieilles sommités médicales assez marquées à droite et un peu réacs.-Cet avis est un peu surréaliste et surtout non fondé. “La conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure qui n’est pas sans risques pour le développement psychologique et l’épanouissement de l’enfant”, estime l’institution de la rue Bonaparte dans ce texte dont l’ancien rapporteur est Jean-François Mattéi, l’ex-ministre de la Santé de Jean-Pierre Raffarin. (Un ex ministre qui ‘a guère brillé dans la crise de  canicule de 2003 qui a fait 15 000 morts en France).

Interrogée à ce propos lors de l’émission le Grand Jury-RTL-LCI-Le Figaro, Agnès Buzyn a rappelé que “l’Académie de médecine s’autosaisit de ce qu’elle veut”. “Ce n’est pas forcément un avis médical, ce n’est pas là-dessus qu’on l’attend, c’est un avis sociétal”, a-t-elle cependant ajouté.

En vertu de ses statuts, l’Académie nationale de médecine a “pour mission de répondre, à titre non lucratif, aux demandes du gouvernement sur toute question concernant la santé publique et de s’occuper de tous les objets d’étude et de recherche qui peuvent contribuer aux progrès de l’art de guérir”.“Aujourd’hui, 1,8 million de familles françaises sont des familles monoparentales, donc considérer qu’il y a un lien direct entre défaut de construction de l’enfant et familles monoparentales est faux. Nous avons des exemples partout”, a encore déclaré Agnès Buzyn.

Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules est l’une des mesures contenues dans le projet de révision des lois de bioéthique qui doit être examiné par les députés à partir du 24 septembre. Une adoption définitive du texte est prévue au plus tard début 2020.

Moral des ménages : un tout petit mieux en zone euro

Moral des ménages : un tout petit mieux en zone euro

 

On est loin de l’euphorie des ménages en zone euro même si on constate un tout petit mieux. En effet l’indice de confiance du consommateur dans la zone euro a seulement augmenté de 0,6 point de pourcentage en septembre à -6,5 après -7,1 en août, montre vendredi la première estimation publiée par la Commission européenne.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient un indice à -7,0.

Pour l’ensemble de l’Union, cet indicateur ressort à -6,4, là encore en hausse de 0,6 point d’un mois sur l’autre.

 

Iran : bruit de bottes ou enflure du verbe des gardiens de la révolution ?

Iran : bruit de bottes ou enflure  du verbe des gardiens de la révolution ?

 

 Comme le président américain, les gardiens de la révolution pratiquent  l’exubérance verbale pour menacer de tous les maux l’ennemi que représente l’Arabie Saoudite appuyée par les États-Unis. On ne peut évidemment écarter malheureusement la perspective d’un conflit militaire d’envergure entre l’Arabie Saoudite et l’Iran. Pour autant, les ’attaques significative de belligérants sont rarement précédés d’annonce tonitruante. Trump  a utilisé la même méthode en promettant l’enfer pour l’Iran mais jusque-là il s’est bien abstenu de toute velléité réellement guerrière. Pour l’instant , il s’en tient à des mesures de répression économique et ne souhaite nullement que les États-Unis s’investissent dans un nouveau conflit. Cela en raison notamment des prochaines élections présidentielles américaines. Du côté de l’Iran, comme aux États-Unis, l’opposition entre faucons et colombes est de plus en plus nette. Les gardiens de la révolution voudraient bien entraîner l’ensemble de l’Iran dans un conflit guerrier avec l’Arabie Saoudite et les États-Unis. Les colombes iraniennes, elles, souhaiterait bien un accord pour sortir de l’oppression économique que subit le pays. Du coup, il faut voir la déclaration des gardiens de la révolution comme un discours à usage interne. Certes les gardiens de la révolution ont sans doute réussi un coup en portant une attaque sur des installations pétrolières de l’Arabie Saoudite mais contrairement à ce qu’a indiqué la presse au début, les dégâts sont loin d’être aussi importants qu’on le pensait et tout devrait redevenir normal d’ici quelques jours. Bien évidemment les rebelles yéménites ne sauraient ^ter les seuls responsables de cette attaque , il s’agit d’un coup réalisé grâce au matériel irnien et à l’appui logistique de certaines forces de l’Iran-  la déclaration du chef des gardiens de la révolution doit donc être relativisée :

“Soyez prudents, une agression limitée ne restera pas limitée. Nous pourchasserons tout agresseur”, a déclaré le général Hossein Salami, cité par la télévision publique iranienne. “Nous continuerons jusqu’à la destruction complète de l’agresseur”, a-t-il ajouté.

Ses propos interviennent au lendemain de l’annonce de l’envoi de moyens militaires américains pour renforcer les capacités de défense saoudiennes.

Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite imputent à l’Iran la responsabilité des attaques du week-end dernier contre des installations majeures de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco.

L’Iran dément toute responsabilité dans ces frappes, qui ont été revendiquées par les rebelles Houthis du Yémen, proches de Téhéran, et que combattent les Saoudiens à la tête d’une coalition militaire formée en mars 2015.

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