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OCDE : augmentation des inégalités

OCDE : augmentation des inégalités

 

L’écart de revenu entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres augmente, il  est passé de 9,4 fois à 9,8.  Dans l’Hexagone, la situation sociale tend aussi à se dégrader malgré un État providence qui reste parmi les plus généreux et qui a longtemps permis d’atténuer les inégalités. La France consacre 10% de son PIB aux dépenses sociales (allocations chômage, aides à la famille, pensions de reversion…), ce qui en fait le 7e budget le plus élevé de l’OCDE devancé par la Finlande, le Danemark et la Suède. Les transferts sociaux, qui contribuent pour deux tiers à réduire ces inégalités contre un tiers pour les impôts, ne suffisent plus à compenser la dégradation de l’emploi et la montée du chômage. L’écart entre les plus riches et les plus pauvres a grimpé de 6,6 fois en 2005 à 7,2 en 2010. Le coefficient GINI qui mesure le niveau des inégalités – de 0 pour une égalité absolue à 1 lorsqu’une seule personne possède tous les revenus – s’est détérioré de à 0,292 à 0,303. À noter que la France n’arrive qu’en 16e position des pays les plus égalitaires, devancée par l’Allemagne et les pays scandinaves toujours en tête. La palme revient à l’Islande. À l’inverse, c’est au Chili, au Mexique et aux Etats-Unis que l’écart est le plus élevé.  Autre indicateur, le niveau de pauvreté relative, prenant en compte la population disposant d’un revenu 50% inférieur au revenu médian national – s’est aggravé de 7,2% à 7,9%. En revanche, la baisse des revenus est plus faible que la plupart des autres pays, inférieure à 1% contre 12%, pour l’Islande, la pire de l’OCDE, un peu moins de 8% pour la Grèce et 2% pour la Grande-Bretagne. Neuf pays, dont l’Allemagne, ont au contraire connu une hausse. Cette baisse, soulignent les experts de l’OCDE, frappe davantage les ménages les plus pauvres et les jeunes générations. Phénomène qui se vérifie en France comme dans la plupart des pays. Ainsi, entre 2007 et 2010, le taux moyen de pauvreté dans l’OCDE a augmenté de 12 à 15% chez les jeunes alors qu’il a reculé de 15 à 12% pour les personnes âgées. Face à ce constat préoccupant, l’OCDE plaide pour des politiques visant à stimuler la croissance et l’emploi pour assurer «l’équité et l’efficacité», qui passent en particulier par des réformes des systèmes fiscaux.

Pas d’augmentation des assurances autos

Pas d’augmentation des assurances autos

 

Alors qu’en mars, les assureurs ont dévoilé une hausse surprise des primes d’assurance auto pour 2012, la Maif annonce, ce mercredi 15 mai, qu’elle va geler ses tarifs. La raison: le recul de la « sinistralité routière ». 3.645 morts en 2012 contre 3.970 en 2011. Pourtant, l’année dernière, les assureurs avaient augmenté leurs primes de 2,1% en moyenne, alors que le nombre d’accidents avait baissé de 8%. Une augmentation paradoxale que les compagnies attribuaient d’abord à l’informatique de plus en plus présente dans les voitures. Les réparations sont plus onéreuses, car les pièces à remplacer sont de plus en plus sophistiquées. L’autre argument était le rattrapage du niveau des primes pour les femmes, par rapport aux hommes. Une mesure imposée à la fin de l’année dernière par la Cour européenne de justice. Enfin, les compagnies invoquaient l’augmentation des frais médicaux après les accidents.  Aujourd’hui, l’autre argument avancé par la Maif est « la situation économique ». « Nous n’avons pas de dividende à verser à des actionnaires. Quand on économise 1 euro, il va à nos sociétaires », rappelle Pascal Demurger, directeur de la Maif. Mais cela pourrait être un coup de publicité. Les assureurs rendent public les évolutions tarifaires deux mois avant le renouvellement des contrats. En anticipant pour ceux d’octobre-novembre, la Maif pourrait bien s’attirer de nouveaux clients. Reste à savoir si les autres assureurs vont suivre la même tendance.

Accord de libre-échange: Londres tête de pont des Etats-Unis face à l’UE

Accord de libre-échange: Londres tête de pont des  Etats-Unis face à l’UE

« Tout doit être sur la table, y compris les questions difficiles, sans exception », a estimé le Premier ministre britannique David Cameron dans une allocution à la Maison Blanche, à Washington, aux côtés du président américain Barack Obama.  Les négociations transatlantiques visant à créer une des plus grandes zones de libre-échange au monde n’ont pas encore formellement commencé. Le Parlement européen et les Etats-membres doivent approuver le mandat de discussions tandis qu’aux Etats-Unis, un délai lié à la consultation du Congrès doit encore être observé.   »Il y a une véritable chance que le processus soit lancé à temps pour le sommet du G8 (les 17 et 18 juin en Irlande du Nord, ndlr). Les cinq prochaines semaines sont donc cruciales », a estimé M. Cameron.  Mais des dissensions commencent déjà à se faire jour.  En première ligne, la France exige que le secteur audiovisuel soit exclu des négociations et a prévenu qu’ »elle ne transigerait pas » sur cette question.   »L’exclusion des services audiovisuels n’est pas négociable », ont ainsi lancé fin avril les ministres françaises de la Culture Aurélie Filippetti et du Commerce Nicole Bricq, clamant leur attachement au système français qui permet de limiter le libre-échange afin de soutenir et promouvoir leurs oeuvres.  Le commissaire européen au Commerce Karel De Gucht a pour sa part assuré que « l’exception culturelle ne serait pas négociée » avant que son porte-parole ne précise que cela ne signifiait pas que l’audiovisuel serait exclu des discussions. Cet accord transatlantique, qui vise à contourner les blocages au sein de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), risque également de rencontrer de sérieux obstacles sur la question agricole, et notamment celle des organismes génétiquement modifiés (OGM).  Cultivés à grande échelle aux Etats-Unis, ils sont strictement réglementés en Europe où seule la mise en culture de deux semences génétiquement modifiées est autorisée.  Fin avril, des parlementaires européens ont demandé dans une résolution que les négociations transatlantiques « ne menacent pas le +principe de précaution+ européen ».  Là encore, la France et son puissant secteur agricole devraient être aux avant-postes.  Face à ces obstacles, le Premier ministre britannique a jugé que seules « l’ambition et la volonté politiques » permettront de prendre conscience des « immenses bénéfices » apportés par un tel accord.   »Les efforts en valent la peine », a-t-il estimé, assurant que la seule Grande-Bretagne bénéficierait de cet accord à hauteur de 11,7 milliards d’euros par an.  En attendant, cette nouvelle prise de position pourrait bien creuser encore davantage les lignes de fracture au sein du Vieux Continent alors que M. Cameron s’est engagé en janvier à organiser un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE d’ici à 2017.  A ses côtés à la Maison-Blanche, le président américain a redit lundi qu’il espérait ouvrir les discussions avec l’UE « dans les prochains mois ».   »Nous avons une bonne opportunité de baisser les droits de douanes, d’ouvrir les marchés, de créer des emplois et de rendre nos économies plus compétitives », a détaillé M. Obama.  Les échanges commerciaux entre l’UE et les Etats-Unis se sont élevés à près de 646 milliards de dollars en 2012: les Etats-Unis ont importé pour 380,8 milliards de biens en provenance d’Europe et en ont exporté 265,1 milliards vers le Vieux Continent.

Des voitures volantes à 200 000 euros!

Des voitures volantes à 200 000 euros!

 L’Américain Terrafugia vient de dévoiler un nouveau modèle, baptisé TF-X, à mi-chemin entre la voiture et l’hélicoptère. Son apparence est celle d’un pot de yaourt avec deux ailes et des hélices. La TF-X n’a peut-être pas le look futuriste qu’on retrouve dans les films de science-fiction, mais la différence, c’est qu’elle sera bientôt réelle. Une voiture à quatre places, avec des ailes qui se déploient en cas de besoin.  Le véhicule décollera à la verticale, comme un hélicoptère, avant d’atteindre sa vitesse de croisière, autour de 300 kilomètres/heure. Idéal pour s’échapper des embouteillages. En cas d’urgence, un parachute géant empêchera la voiture de s’écraser au sol.  Ses créateurs estiment que le développement de ce qui n’est encore qu’un projet prendra entre 10 et 12 ans. L’initiative est d’autant plus impressionnante qu’elle vient d’une petite entreprise, Terrafugia, qui compte 22 employés.  Créée par des ingénieurs du prestigieux MIT, cette start-up n’en est pas à son coup d’essai. Elle a déjà produit un premier modèle de voiture volante, la Transition, censée sortir en 2015. Elle a déjà trouvé 100 acquéreurs. Pas si mal, à 200.000 euros pièce, soit plus ou moins le prix d’une Ferrari.

 

Medef: Lanxade veut vérifier les connaissances des ministres ; certains vont devoir réviser sérieusement !

Medef: Lanxade veut vérifier les connaissances des ministres ; certains vont devoir réviser sérieusement !  

L’outsider Thibault Lanxade n’est pas seulement candidat à la présidence du Medef, il est aussi révolutionnaire, il veut des ministres compétents ! Du moins ceux rattachés au ministère de l’Economie et des Finances. Dans un communiqué publié ce jeudi 9 mai, le patron d’Aqoba, PME spécialisée dans les cartes de paiement, réclame un « droit de veto pour les organisations patronales et syndicales sur les nominations des ministres économie et social ». « La valse des ministres va débuter », croit-il savoir, « nonobstant la tentative du gouvernement de nous faire croire [que le remaniement] n’est pas le sujet du moment », « personne n’est dupe » assure monsieur Lanxade.  Fort de ses certitudes, il demande que « les postulants soient dans l’obligation de réaliser une audition devant le Conseil économique social et environnemental », conseil au sein duquel siègent les représentants des organisations patronales et syndicales. Ces derniers auraient pour mission de « valider leurs connaissances », explique le patron d’Aqoba. Et si elles étaient jugées insuffisantes, le patronat et les syndicats disposeraient d’un « droit de veto » pour rejeter leur candidature. Un tel casting est nécessaire, selon lui, pour « arrêter de nommer des porte-parole » à Bercy, mais plutôt des personnes « non seulement engagées, mais surtout compétentes ». Thibault Lanxade indique que 11 ministres s’y sont succédé depuis 1997, soit un tous les 14 mois, « une rotation importante »

 

Cigarettes : pas de hausse des prix, le marché recule !

Cigarettes : pas de hausse des prix, le marché recule !

 

A cause de la baisse des ventes, il n’y aura pas de hausses des prix juillet, l’argument des recettes fiscales a curieusement prix le pas sur l’argument santé. Le gouvernement et les industriels ( tiens ils gouvernent eux-aussi !)ont décidé de reporter au mois d’octobre la hausse des prix des cigarettes prévue en juillet, une décision prise après un premier trimestre où le marché a connu sa première baisse en valeur en dix ans, rapporte le journal Les Echos. La hausse de la fiscalité du tabac devait entrer en vigueur en juillet, mais le recul du marché de 2,50% en valeur au premier trimestre par rapport à la même période en 2012 a incité industriels et gouvernement à reporter la mesure, écrit le quotidien dans son édition à paraître vendredi.   »Ni les industriels ni Bercy n’ont intérêt à voir les volumes chuter. La hausse des prix anticipée pour juillet devrait donc être renvoyée à octobre », précise le journal, sans citer de source. En ce début d’année, pour la première fois, la baisse en volume du marché du tabac n’a pas été compensée par la dernière hausse des prix, survenue le 1er octobre. Le marché a ainsi enregistré sa première baisse en valeur depuis les années 2003/2004. A l’époque, le marché avait été bousculé par des hausses de taxes, prises au nom de la protection de la santé publique. Elles avaient provoque une hausse des prix de 40% en quelques mois.

 

Croissance : baisse des ventes de détail en mars en zone euro

Croissance : baisse des ventes de détail en mars en zone euro

Les ventes ont enregistré un repli de 0,1% par rapport au mois précédent, selon les chiffres publiés lundi par Eurostat, une baisse conforme aux attentes des économistes. Les ventes de produits alimentaires et de tabac ont augmenté de 0,8% par rapport à février mais cela n’a pas compensé la baisse enregistrée pour d’autres biens, comme les vêtements et les ordinateurs. Sur un an, la baisse est également pire qu’anticipé, avec un recul de 2,4% alors que les économistes avaient projeté en moyenne un recul de 2,2%. Les ventes au détail ont particulièrement baissé en Europe du Sud, avec une chute de 10,5% en rythme annuel en Espagne, la plus importante enregistrée dans la région en mars. Eurostat a révisé les chiffres de février, qui montrent désormais un déclin de 0,2% par rapport à janvier alors que les ventes avaient initialement été données en baisse de 0,3%. En rythme annuel, leur baisse a en revanche été revue à la hausse à 1,7% contre -1,4% précédemment annoncé.

 

Mariage homos: plus que 36% des Français pour

Mariage gay: plus que  36% des Français pour

Effet sans doute de la protestation mais aussi du mécontentement général, la baisse du pourcentage des français pour le mariage homos. Plus d’un Français sur deux (54%) dit préférer une union civile pour les couples homosexuels, qui offrirait les même droits que le mariage mais sans autoriser l’adoption, selon un sondage Ifop pour le magazine Valeurs actuelles.  Plus d’un tiers (36%) déclarent en revanche préférer l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels, comme le prévoit le projet de loi définitivement voté le 23 avril. Un sur 10 ne se prononce pas. Cette préférence pour l’union civile sans droit à l’adoption est plus marquée chez les sympathisants de l’UMP (82%) et du FN (64%). A contrario, parmi les sympathisants de gauche, 60% donnent leur préférence à l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe.

Chômeurs : surtout des jeunes et des plus de 50 ans

Chômeurs : surtout des jeunes et des plus de 50 ans

 

Selon une enquête de l’Unedic sur le profil des chômeurs en France publiée ce vendredi, seuls 10% des demandeurs d’emplois indemnisés ont été victimes d’un plan social. Selon l’organisme paritaire chargé de l’indemnisation des chômeurs, la moitié des allocataires se sont inscrits à Pôle Emploi suite à une fin de CDD ou de mission. Chiffre édifiant : les trois quarts des jeunes allocataires sont au chômage après une fin de CDD ou d’intérim. La précarité entraînant la précarité, plus de la moitié des chômeurs indemnisés ont travaillé moins de 2 ans avant d’être à nouveau au chômage, et un tiers ont même travaillé moins d’un an.  Si près d’un quart des allocataires travaillaient à temps partiel, celui-ci touche plutôt les femmes, avec un niveau d’étude plutôt faible. A l’inverse, les licenciés économiques sont plutôt des hommes âgés (un tiers ont plus de 50 ans). Ils sont parmi les mieux indemnisés (1 300 euros nets en moyenne), mais sont plus souvent touchés par le chômage de longue durée. Enfin, les intérimaires sont majoritairement des hommes jeunes, et se concentrent dans le bassin parisien. Si plus de la moitié des allocataires n’ont pas le bac (55,2%), plus d’un quart toutefois, sont de niveau bac+2. Bénéficiant d’un meilleur salaire lorsqu’ils étaient en activité, ce sont eux qui sont les plus indemnisés. En moyenne, les demandeurs d’emploi touchent 1 055 euros nets d’allocation chômage, soit 69% de leur dernier salaire net. Conclusion, s’il y a autant d’hommes que de femmes au chômage (soit 2,4 millions d’allocataires en tout, sur les 3,224 millions de chômeurs), ce sont les jeunes en CDD, les plus de 50 ans victimes d’un licenciement économique ou les femmes ayant travaillé à temps partiel qui constituent la grande majorité des allocataires de l’Unedic.  Avec ces nouvelles données, les partenaires sociaux ont toutes les cartes en main avant d’aborder les négociations sur les nouvelles règles de l’assurance chômage, avant fin 2013

 

Sondage- retraites : 80% des français inquiets

Sondage- retraites : 80% des français inquiets

 

Plus de trois Français sur quatre ne font pas confiance au gouvernement pour garantir l’avenir des retraites et leur inquiétude monte sur leurs conditions de vie, après leur retrait de la vie active, selon un sondage Ipsos pour l’Union mutualiste retraite et Liaisons sociales, publié jeudi. 76% des personnes interrogées disent ne pas faire confiance « au gouvernement pour assurer l’avenir des retraites » : 50% ne lui font « pas du tout confiance » et 26% « plutôt pas confiance ». Seulement 4% lui font « tout à fait confiance » et 20% « plutôt confiance », alors qu’il prévoit cette année une réforme pour rétablir l’équilibre financier des régimes. Selon ce sondage, 63% des Français se prononcent pour une réforme « en profondeur du système en mettant à plat tous les sujets » Et seulement 31% souhaitent « qu’on aménage en partie le système afin de contribuer à résoudre les problèmes de financement les plus importants mais sans risquer de blocage social ». Sur les mesures à prendre, 66% jugent « nécessaire » une augmentation de la durée de cotisation, 63% une hausse des cotisations retraite des salariés et des entreprises et 61% un relèvement de l’âge légal de départ. Concernant les conditions de vie à la retraite, 80% des personnes interrogées sont inquiètes quant au montant de leur future pension et 71% le sont pour le niveau de vie. 58% d’entre elles sont inquiètes sur leur capacité à vivre de manière indépendante à la retraite et 57% le sont sur la santé et l’accès aux soins. L’inquiétude atteint des niveaux records par rapport aux précédentes éditions de ce sondage : 17% seulement se disent confiants sur le montant de leur retraite (22% en octobre 2012), soit le plus bas niveau depuis avril 2009. Les femmes se montrent encore plus inquiètes : 83% le sont sur le montant de leur retraite, 76% sur leur niveau de vie, 66% sur leur capacité à vivre de manière indépendante et 64% sur la santé. De même, les actifs occupés sont 86% à s’inquiéter du montant de leur retraite et 77% du niveau de vie. En revanche, les retraités sont moins inquiets (65% le sont sur le niveau de vie et 68% sur le montant de la retraite) mais les résultats révèlent une importante baisse de confiance dans cette population, avec des niveaux jamais atteints depuis avril 2009. Par ailleurs, 49% des Français disent avoir épargné en vue de leur retraite. Parmi ceux qui n’ont pas épargné, 80% évoquent le manque de moyens, alors qu’ils étaient seulement 68% à avancer cet argument en avril 2009.

 

Le gaspillage des 32 milliards annuels de la formation permanente

Le gaspillage des 32 milliards annuels de la formation permanente

 

La manne de la formation professionnelle (32 milliards d’euros par an) représente 1,6% du PIB, ce qui est énorme. L’argent vient de l’Etat, des régions et des entreprises.  D’après un rapport public thématique sorti en janvier 2013, plusieurs choses ne vont pas.  D’abord, les salariés qui bénéficient le plus de la formation professionnelle sont ceux qui sont déjà … les mieux formés ! Un cadre, ou un ingénieur, a deux fois plus de chances qu’un ouvrier d’avoir une formation au cours d’une année. Par ailleurs, c’est dans les grandes entreprises qu’on accède le plus à la formation. Dans les entreprises de moins de 20 salariés, 15% des personnes seulement accèdent à une formation. 51% dans les sociétés de 500 salariés et plus.  Quant aux chômeurs, seuls 10 % d’entre eux suivent aujourd’hui une formation.     La solution serait-elle d’affecter les 32 milliards d’euros de la formation uniquement aux chômeurs, comme le suggère Jacques Attali ? Pas forcément. Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail, explique que « la formation professionnelle est en soit un puissant outil de lutte contre le chômage en amont, en anticipation. Une personne qui, dans une évolution très rapide des connaissances, peut grâce à la formation professionnelle renouveler ses compétences ses capacités professionnelles est beaucoup plus à l’abri du chômage que quelqu’un qui pendant 20 ans, 30 ans 40 ans, travaille au même poste sur le même métier et sans renouveler sa connaissance ».  Reste qu’il y a d’autres problèmes dans la formation professionnelle. Celui du contrôle insuffisant des OPCA, ces organismes qui collectent l’argent. Les frais de fonctionnement y sont souvent élevés. Il peut aussi y avoir des dérives dans les centres de formation avec des stages fantômes. Quand au patronat et aux syndicats, ils sont effectivement fréquemment accusés de se servir de l’argent de la formation pour se financer, comme le dit Jacques Attali. Les partenaires sociaux ne gèrent toutefois pas l’intégralité des 32 milliards de la formation professionnelle, mais environ huit milliards.

 

Armée : 20.000 postes en moins, environ 10% des effectifs

Armée : 20.000 postes en moins, environ 10% des effectifs

 

 

Le Livre blanc de la défense qui doit être remis lundi à François Hollande prévoit une poursuite de la baisse des effectifs de l’armée française à hauteur de 5.000 postes par an en moyenne sur la période 2016-2019, soit 20.000 au total, rapporte le quotidien Les Echos. Selon le quotidien, il prévoit en outre un budget de la défense de 179,2 milliards d’euros hors pensions sur la période 2014-2019 couverte par la prochaine loi de programmation militaire. Les Echos souligne que ce montant est à peu près conforme à la promesse faite le mois dernier par François Hollande de geler les crédits militaires à leur niveau de 2013. Mais cette enveloppe « cache en fait une baisse réelle des crédits budgétaires puisqu’elle va incorporer au moins 4,5 milliards de recettes exceptionnelles », écrit le journal. Il rappelle que la baisse des effectifs de l’armée a été enclenchée par Nicolas Sarkozy, qui a prévu la suppression de 54.000 postes sur la période 2008-2015.

 

Sarkozy- Bolloré- Dupuydauby : la saga des requins « africains »

Sarkozy- Bolloré- Dupuydauby : la saga des requins « africains » 

 

Dupuydauby vient de révéler que Sarkozy avait touché des fonds de la Lybie en mouillant au passage Bolloré. La lutte entre les requins d’Afrique ne date pas d’hier comme en témoigne l’article de Libé de 2009.Vincent Bolloré versus Jacques Dupuydauby : partenaires ou ennemis, selon les circonstances, on ne se lasse pas du feuilleton. Finance, politique et justice, leur salade africaine recèle tous les bons ingrédients. Au Togo, un mandat d’arrêt vient d’être lancé contre Jacques Dupuydauby (Libération des 30 et 31 mai),trois ans après l’arrestation de l’Etat-major de Bolloré. Les temps changent. Leur «guerre des ports» en Afrique, Jacques Dupuydauby la résume ainsi : «Deux supermarchés s’affrontent. Le patron de Carrefour [Bolloré, ndlr] considère que la proximité d’un Shopi [Dupuydauby] n’est pas trop gênante. Pas de pot… le Shopi devient un centre Leclerc.» L’avocat de Vincent Bolloré, maître Olivier Baratelli, rétorque : «On l’a peut-être bridé dans son développement, mais ça ne l’autorise pas à nous piquer des actifs.» Car le «Shopi», avant de devenir un «Leclerc», était une vraie-fausse filiale de «Carrefour». Vincent Bolloré a toujours été adepte des montages complexes, à l’aide de discrètes coquilles financières. En Afrique, il a d’autant plus raison d’avancer masqué que ses différents métiers (plantations, trains, manutention, fret…), complémentaires, peuvent indisposer les pouvoirs publics, soucieux de voir un groupe truster la chaîne du ravitaillement. Cas d’école au Togo. Jacques Dupuydauby est à tu et à toi avec le président Eyadema (moins avec son successeur de fils). Mais pas Bolloré : le général togolais a de surcroît racheté sa maison d’enfance. Depuis 1998, Dupuydauby sert donc de poisson pilote à Bolloré, contre 30 000 euros d’honoraires mensuels. En 2001, il obtient le marché de la manutention du port de Lomé. Dupuydauby n’a pas un sou vaillant, c’est donc Bolloré qui finance en injectant 11 millions d’euros dans un holding espagnol, Progosa. Qui sera contrôlé par Bolloré, mais dirigé par Dupuydauby. Tout baigne, l’investissement togolais est vite rentable. Dupuydauby voit grand, trop grand aux yeux de Bolloré : Lomé risque de concurrencer ses activités portuaires voisines (Côte-d’Ivoire, Gabon, Cameroun, etc.). A Progosa, qui envisage de construire un troisième quai, Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, écrit sèchement en 2002 : «Concernant les perspectives de développement du port de Lomé, je pense qu’il convient d’être extrêmement prudent car l’installation d’un hub pourrait être très préjudiciable à nos activités maritimes et terrestres, en banalisant l’opération de transport en Afrique.» Mais Dupuydauby persiste, jouant de l’antagonisme Eyadema-Bolloré. Ce dernier accepte de se retirer du capital de Progosa, mais pas tout à fait quand même, histoire de contrôler à distance la suite des événements. Il cède donc ses parts au groupe Hottinger, un ami franco-suisse qui n’entend rien à l’activité portuaire, avec promesse de rachat. En jargon financier, cela s’appelle un portage ; en langage commun, un faux nez. Une note interne du directeur juridique de Bolloré que Libération a pu se procurer, l’ancien juge Jean-Louis Delahaye indique la marche à suivre : «Cession de la participation à une structure opaque à créer (trust, par exemple) ou a des actionnaires extérieurs (portage).» Suit la suggestion d’une cascade de holdings intermédiaires – «contrôle», puis «contrôle partiel» et enfin «aucun contrôle» de Bolloré. Dans son petit manuel du portage, l’ex-magistrat évoque les «risques» de perdre le contrôle de l’usine à gaz. Et de recommander : «Il pourrait être envisagé de faire nommer des auditeurs proches du groupe mais n’apparaissant pas trop liés à lui, aux différents étages.» Son message est annoté par Bolloré : «OK, prendre les mesures nécessaires.» Un portage fonctionne tant que porteur et porté marchent main dans la main. Or Dupuydauby n’en fait qu’à sa tête. Profitant que le groupe Hottinger se comporte en sleeping partner, il exfiltre les actifs portuaires de Progosa. Après avoir envisagé de les céder à sa propre épouse, il les confie, fin 2004, à des «investisseurs luxembourgeois», derrière lesquels se dissimuleraient quelques dignitaires africains. Quand Bolloré se réveille, en 2005, rachetant sa participation à Hottinger, il est trop tard : «Mon pote, tu es l’heureux propriétaire d’une coquille vide», lui signifie Dupuydauby. Son directeur juridique, Gérard Perrier, joue au naïf dans un courrier à Gilles Alix : «J’étais convaincu d’être recruté par le principal concurrent de Bolloré, alors que je travaillais en fait pour une société détenue clandestinement par votre groupe.» Outre leurs plaintes en Europe, Bolloré et Dupuydauby multiplient les procédures en Afrique. Dans un premier temps, Bolloré obtient gain de cause devant le tribunal de Lomé : en février 2006, il annule la cession des actifs aux curieux actionnaires togolo-luxembourgeois. Dupuydauby contre-attaque en portant plainte pour corruption de magistrat. Dans la foulée, quatre dirigeants du groupe Bolloré se retrouvent en garde à vue, libérés contre une caution d’un million d’euros après intervention du Quai d’Orsay. Dupuydauby sait de quoi il retourne : lui-même rémunère grassement (255 000 euros en deux ans) Charles Debbasch, ex-doyen de la faculté d’Aix, condamné en France dans l’affaire Vasarely et réfugié en Afrique en tant que conseiller très spécial du président du Togo. Pour plus de sûreté, Dupuydauby a recruté l’ex-Premier ministre togolais. Sur l’exfiltration des actifs portuaires, il se prévaut de «l’aval des autorités». Au Gabon, la justice est plus rapide – plus folle, aussi. Mêmes causes, mêmes effets : Bolloré, avec ses multiples casquettes, ne pouvait tout rafler. Lauréat de la manutention portuaire, difficile de concourir à la concession des ports d’Owendo et de Port-Gentil. C’est donc la coquille de Dupuydauby qui emporte l’appel d’offres en 2003. Sitôt fait, il l’exfiltre au Luxembourg par le même truchement. Bolloré porte plainte. Après conflit au sein de la cour d’appel de Libreville, entre le premier président (favorable à Bolloré) et le président de la chambre commerciale (pro-Dupuydauby), la cour de cassation donne raison au second avec cet attendu qui en dit long : «Le ministre de la Justice a fermement enjoint au Premier président de se dessaisir.» Au Gabon, il y a désormais autorité de la chose jugée. Dupuydauby a niqué Bolloré en tout bien tout honneur

 

 

Emploi : 80% des embauches en CDD

Emploi : 80% des embauches en CDD

 

. Selon la caisse nationale des Urssaf, l’Acoss, les embauches en contrat à durée indéterminée (CDI) ont chuté de 6% au premier trimestre 2013. C’est plus que le recul moyen des embauches sur la même période (-0,5%), et davantage aussi que celui des embauches en contrat à durée déterminée (CDD) de plus d’un mois (-1,1%).  La préférence des entreprises pour les contrats très courts, qui ne requièrent que peu de visibilité, est encore plus flagrante sur un an: les embauches en CDI ont chuté de 12,7%, celles en CDD de plus d’un mois de 2,6%, tandis que les signatures de contrats de moins d’un mois progressent de 6,9%. Le recul des recrutements en CDI concerne aussi bien les petites entreprises (moins de 20 salariés) que les plus grosses, et tous les secteurs d’activité. En revanche, les petites entreprises ont repris en début d’année leurs recrutements en CDD de plus d’un mois (+1,6% après -1,2%). La préférence des employeurs pour les recrutements en CDD ne date pas d’hier. En dix ans, la part de ces contrats dans les embauches est passée de 71,3% à 81,7%. Initialement prévu pour pallier un surcroît d’activité ou remplacer un salarié absent, le CDD est de plus en plus souvent utilisé comme une variable d’ajustement. En période de crise, les entreprises se séparent en effet d’abord des salariés en CDD et des intérimaires, dont elles ne renouvellent pas les contrats, plutôt que de leurs salariés permanents. La fin de CDD représente ainsi le premier motif d’entrée à Pôle emploi, très loin devant les licenciés économiques.  La taxation des CDD, négociée par les partenaires sociaux dans le cadre de l’accord pour la sécurisation de l’emploi, vise à remédier à cette dualité du marché du travail français dénoncée dans de nombreux rapports: d’un côté des salariés en CDI dont l’emploi est très protégé, et de l’autre, des travailleurs contraints d’enchaîner les contrats précaires. Le CDI reste cependant le contrat de travail le plus fréquemment utilisé, près de 80% des salariés y étant toujours soumis.

 

Immobilier : baisse des prix enfin officiellement reconnue

Immobilier : baisse des prix enfin officiellement reconnue

Il aura fallu du temps à la profession pour reconnaître la nette tendance baissière des prix de l’immobilier ; c’est fait. La baisse du prix des logements est confirmée sur l’essentiel du territoire et s’est accélérée ces derniers mois, a déclaré mercredi Jean-François Buet, président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), estimant que ce mouvement devrait contribuer au redémarrage du marché   »Le mouvement est confirmé sur l’essentiel du territoire: les prix des logements sont désormais orientés à la baisse, et l’histoire s’est accélérée ces dernier mois », a annoncé M. Buet, cité dans un communiqué.  Sur l’ensemble du marché de l’ancien, les prix des maisons et des appartements se sont repliés de 2,6% en moyenne sur un an de janvier à mars, et de 2,8% d’un trimestre à l’autre.  En outre, Paris a enregistré au premier trimestre un recul de 3,3% des prix par rapport au trimestre précédent. Ainsi, « le seul marché en hausse forte depuis quinze ans a lui aussi cessé de résister », a ajouté M. Buet.  Selon la Fnaim, cette baisse de prix, conjuguée à des taux d’emprunt historiquement bas, devrait contribuer au redémarrage du marché, après une année 2012 frappée par la récession.   »La vitesse et l’intensité de la reprise seront certes variables selon les régions. Mais sur un point, en tout cas, un motif d’inquiétude peut être écarté: en aucune manière, des prémices de remontée du coût de crédit ne compromettront la reprise », poursuit M. Buet.  Pour autant, une chute brutale des prix n’est pas souhaitable, prévient-il. « Le sentiment de dévalorisation du patrimoine aurait eu des conséquences terribles pour l’économie nationale. Alors qu’une baisse significative et mesurée procure à tout le monde une bouffée d’oxygène ».  La Fnaim appelle toutefois le gouvernement à agir pour relayer l’action du marché.  Selon M. Buet, « si une amélioration du régime fiscal du bailleur intervenait, en contrepartie d’un engagement de maîtrise des loyers, il est certains que la relance serait au rendez-vous et que les investissements locatifs iraient bon train, alors qu’ils ne constituent que 10% des achats dans l’ancien chaque année ».

 

Appel à une « Marche des chômeurs »

Appel à une « Marche des chômeurs »

Plusieurs associations de demandeurs d’emploi organisent une « marche des chômeurs » jusqu’à Paris, du 15 juin au 6 juillet, annonce mercredi dans un communiqué le MNCP (Chômeurs et précaires). A l’initiative de cette action, le MNCP lance un « appel général à toutes personnes ou organisations intéressées », alors que dans « une situation économique particulièrement tendue », « chômeurs, travailleurs précaires ont plus que jamais besoin de solidarité et d’échange ». Les associations (MNCP, Apeis, AC!, DAL) doivent encore finaliser un mot d’ordre commun. Soutenues par les syndicats FSU, Solidaires, et CFDT Pôle emploi toutes étaient sorties déçues de leur rencontre le 15 mars avec le ministre du Travail Michel Sapin et le directeur général de Pôle emploi Jean Bassères.

PSA : chute des ventes

PSA : chute des ventes

 

 PSA Peugeot Citroën a annoncé mercredi qu’il lui faudrait prendre de nouvelles mesures d’économies en France pour atteindre son objectif d’équilibre financier en 2014, tout en assurant qu’elles n’impliquaient pas de réductions d’effectifs supplémentaires. La faiblesse persistante du marché automobile européen, où PSA a réalisé 57% de ses ventes au premier trimestre, s’est traduite par un recul de 6,5% de son chiffre d’affaires lors des trois premiers mois de l’année, à 13,02 milliards d’euros. Pour la seule division automobile, la baisse atteint 10,3%. Le constructeur, qui a déjà engagé une vaste restructuration en France, a prévenu que le marasme européen perdurerait en 2014 et que le marché pourrait même être plus difficile que prévu, imposant de nouvelles mesures pour atteindre un free cash flow à l’équilibre à la fin de l’an prochain. « Nous allons démarrer des discussions sur la compétitivité du groupe en mai (…) J’aimerais bien qu’elles se concluent à l’automne », a déclaré à des journalistes le président du directoire Philippe Varin en marge de l’assemblée générale des actionnaires, placée sous haute surveillance.Le directeur financier Jean-Baptiste de Chatillon a précisé que des réductions d’effectifs supplémentaires, en plus des 8.000 suppressions de postes annoncées pour 2013 et 2014, n’étaient « pas l’objet » des prochaines discussions.

Accroissement des inégalités

Accroissement des inégalités

 

 Riches de plus en plus riches ; pauvres de plus en plus pauvres  C’est ce que démontre l’enquête annuelle de l’Insee sur les revenus et le patrimoine des ménages, publiée ce mercredi 24 avril.  « Le précédent ralentissement économique, au début des années 2000, avait également pesé sur le niveau de vie du plus grand nombre mais la crise actuelle affecte, cette fois, plus spécifiquement les personnes modestes », écrivent ainsi les auteurs de l’étude, dont les chiffres s’arrêtent malheureusement à l’année 2010. Selon l’Insee, les 20% des Français les moins aisés ont vu leurs revenus baisser de plus de 1,2% entre 2009 et 2010, quand les 5% les plus riches ont, au contraire, connu une hausse de leur niveau de vie, sur la même période de 1,3%. Globalement, l’institution indique que le revenu médian des Français a baissé, en 2010, de 0,5%, pour s’établir à 19.270 euros par an, soit 1.610 euros par mois. L’Insee note également que la pauvreté a augmenté en 2009 comme en 2010, pour atteindre 14,1% de la population. Autre intérêt de cette enquête: elle contient des données qui permettent une radiographie de l’endettement dans les finances des ménages.  Près d’un ménage français sur deux, en 2010, détenait un crédit. Parmi les prêts contractés, 44% servent à financer l’achat d’une résidence principale.  Par ailleurs, les ménages qui possèdent un prêt immobilier bénéficient d’un niveau de vie élevé et sont plutôt « en milieu de cycle de vie », c’est-à-dire âgé de 30 à 59 ans. A l’inverse, ceux qui ont souscrit un crédit à la consommation, sont plutôt jeunes et disposent de revenus plus faibles que le reste de la population. Entre 2006 et 2009, plus d’un ménage sur trois (35%), a envisagé de contracter un crédit. Parmi eux, 16% se sont vus refuser l’octroi d’un prêt, et 24% n’ont même pas osé demander un crédit, en raison, la plupart du temps de leur catégorie socioprofessionnelle, alors que ce critère ne joue qu’à la marge, selon l’Insee, dans le déblocage d’un crédit.  L’Insee note que, pour la moitié des ménages endettés, les charges de remboursement dépassent 15% des revenus. Et 18% de ces mêmes ménages ont des mensualités supérieures à 30% de leurs revenus, un seuil considéré comme critique.  Ces derniers ménages se sont souvent endettés dans le but d’acheter un bien immobilier. Par ailleurs,la mensualité moyenne payée par les ménages était de 621 euros en 2010.  En 2010, pour un peu moins d’un ménage français sur 10, le montant des prêts dus excèdait celui de la valeur du patrimoine. Ce phénomène touche plus particulièrement des ménages jeunes, qui ont souscrit à un crédit à la consommation.

 

Emplois recul des embauches

Emplois recul des embauches

 

Le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois hors intérim a baissé de 1,1% en France au mois de mars, après -0,3% le mois précédent, selon les chiffres publiés mercredi par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Le recul est de 0,6% sur trois mois et de 7,9% sur un an. Dans l’industrie, le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois a baissé de 1,8% en mars, soit -3,2% sur trois mois et -10,7% sur un an. L’Acoss publie parallèlement ses chiffres du premier trimestre 2013 qui montrent un recul de 3,3% du nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois hors intérim, après -2,4% au quatrième trimestre 2012. Cette baisse reflète une diminution de 6,0% des embauches en CDI et de 1,1% des embauches en CDD de plus d’un mois. Les déclarations d’embauche en CDD de moins d’un mois ont quant à elles progressé de 0,9% au premier trimestre, après +2,7% au quatrième trimestre de l’an dernier. Sur un an, la baisse des embauches de plus d’un mois se poursuit pour atteindre 7,2% au premier trimestre 2013 (-12,7% pour les CDI et -2,6% pour les CDD), après -6,6% et -6,3% les deux trimestres précédents.

 

Lunettes : des taux de marges de 233% pour les opticiens !

Lunettes : des taux de marges de 233% pour les opticiens !

 

A 470 euros la paire, la France est le pays d’Europe où les lunettes sont en moyenne les plus chères, selon une étude publiée mardi par l’UFC-Que Choisir qui fustige les « dérapages tarifaires » des opticiens s’assurant des « marges exorbitantes » de parfois plus de 300%.  Selon l’association de consommateurs, près de 13 millions de paires de lunettes sont vendues chaque année en France, sans pour autant que les prix baissent, bien au contraire.  En 2012, le marché de la lunette a représenté 4,7 milliards d’euros (1,38 milliard pour les montures et 3,29 pour les verres). Avec les lentilles, les solaires et les produits d’entretien, les 11.400 magasins d’optique français se sont ainsi partagés un total de 5,7 milliards.  Selon l’UFC, « un équipement (verres + montures) est vendu en moyenne 393 euros hors taxes (soit 470 euros TTC) » soit « 3,3 fois son prix d’achat ». L’opticien dégage donc « une marge brute de 275 euros » sur chaque paire « soit un taux de marge de 233% », qui « atteint même 317% » en moyenne sur les verres.  Ce niveau de marge « excessif des distributeurs sert à couvrir des frais fixes trop élevés et des dépenses marketing inconsidérées », dénonce l’association.  Le poids des frais de distribution représente environ 70% du prix de vente hors taxes. Cela explique que « les consommateurs français aient le budget lunettes le plus lourd d’Europe (50% plus élevé que la moyenne) », une situation qu’elle juge « inacceptable ».  L’inflation « exponentielle du nombre de points de vente (+47% depuis 2000) » est bien supérieure aux besoins réels de la population, estime l’UFC. Résultat: chaque boutique vend trop peu pour pouvoir supporter ses coûts et répercute donc ces derniers directement dans le prix de vente aux clients.  L’association chiffre le surcoût généré à « 510 millions d’euros par an pour les consommateurs soit 54 euros par paire vendue ».  Ces prix « excessifs ont pu se développer (…) grâce à une complexité des produits d’optique et à une opacité tarifaire qui empêchent le consommateur seul de faire réellement jouer la concurrence », souligne-t-elle par ailleurs.  Déplorant l’ »absence de régulation publique », l’UFC réclame un « encadrement de l’activité » des opticiens et l’examen par le Sénat de la proposition de loi visant à permettre aux mutuelles de mettre en place des réseaux de soins », qui pourraient faire baisser les tarifs.  Le prix des lunettes fait l’objet depuis plusieurs mois de nombreux débats. Fin mars, Marc Simoncini, fondateur de Meetic reconverti en e-opticien – il dirige Sensee.com – dénonçait les « surfacturations » et les pratiques « anti-concurrentielles » des grandes chaînes de distribution d’optique.  Selon lui, le refus des distributeurs, Essilor et Krys en tête, de consentir à ce que les verres de qualité soient vendus sur internet, empêche les consommateurs de réaliser des comparaisons et de faire baisser les prix.  Du côté des enseignes, Krys justifie les tarifs français par la qualité des soins et des conseils prodigués, renvoyant la balle aux pure-players, qui « en conservant trop de marge », sont à l’origine selon lui des prix élevés des lentilles.  Pour Alain Afflelou, ce sont plutôt les remboursements des mutuelles, qui par un effet pervers, « poussent à la consommation » de lunettes plus chères.  Une affirmation récusée par la Mutualité française, selon lquelle « c’est exactement l’inverse! Ce sont les opticiens qui disent:+combien vous rembourse votre mutuelle?+ et qui vont au maximum ».  La ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait elle-même, en octobre, insisté sur la nécessité « de réguler le prix des lunettes », misant elle aussi sur les réseaux de soins mutualistes.

 

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