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Avancement des fonctionnaires: Ayrault renonce au gel

Avancement des fonctionnaires: Ayrault renonce au gel  

 

A la vielle des élections, Ayrault a remballé la proposition de gel d’avancement des fonctionnaires. Pour les économies, on verra donc plus tard… ou jamais.   »Je vous confirme ce que j’ai déclaré publiquement, à savoir qu’il n’y aura pas de baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires et qu’aucune mesure ne sera prise qui aurait pour objet de geler l’avancement des agents publics », s’est engagé le Premier ministre dans cette missive, datée de vendredi et rendue publique samedi par Unsa Fonction publique. Le Premier ministre avait démenti jeudi l’hypothèse d’un gel des primes et de l’avancement des fonctionnaires pour réduire les dépenses publiques, mais les syndicats avaient demandé un engagement par écrit. Dans sa lettre, Jean-Marc Ayrault affirme également « le besoin de rénover notre modèle de fonction publique ». « J’ai bien noté que les organisations représentatives des fonctionnaires étaient prêtes à mener une discussion sur l’avenir de notre fonction publique dans le contexte de rétablissement de nos comptes publics », écrit-il. Le Premier ministre rappelle qu’il a demandé à la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu d’ouvrir avec les syndicats cette négociation « qui doit reposer sur des engagements réciproques, car dans la situation budgétaire que nous connaissons la fonction publique doit participer à l’effort de redressement du pays ». « Nous pouvons y parvenir par des économies et des réorganisations », précise-t-il. La Fédération des fonctionnaires de l’Unsa se réjouit de la réponse du Premier ministre qui « sauvegarde l’avancement des fonctionnaires » et « met un terme aux rumeurs sur un éventuel gel de leur déroulement de carrière ». Cette lettre « est un signal d’apaisement » et « est de nature à permettre un retour à un dialogue social plus serein », estime le syndicat. »Victimes d’un blocage du point d’indice depuis quatre ans, travaillant dans des conditions souvent dégradées, cibles d’un ‘fonctionnaire bashing’ trop souvent convenu, les fonctionnaires n’auront donc pas à subir une injustice supplémentaire », se réjouit Unsa fonction publique.

 

Ecotaxe: nouvelle manifestation des Bonnets rouges

Ecotaxe: nouvelle manifestation des Bonnets rouges

 

 

Plusieurs centaines de Bonnets rouges – 250, selon la gendarmerie, jusqu’à un millier, selon les organisateurs – se sont heurtés aux forces de l’ordre samedi près d’un portique écotaxe dans le Morbihan, faisant quatre blessés légers, tandis que trois personnes ont été interpellées.  Un membre des forces de l’ordre a été atteint par un boulon à une jambe, selon la gendarmerie, qui a précisé que trois manifestants avaient également été blessés, dont un souffre d’un bras cassé. Un autre manifestant a été victime d’un tir de flashball, selon un responsable des Bonnets rouges.  Trois manifestants ont été interpellés, dont un placé en garde à vue, selon la gendarmerie. Quant aux deux autres, l’un est hospitalisé et l’autre en cellule de dégrisement, selon la même source.  Au cours d’un après-midi tendu, les manifestants, qui se sont dispersés peu avant 19H00, ont lancé des fusées de détresse et des œufs sur les forces de l’ordre empêchant l’accès au portique et ces dernières ont riposté par des grenades lacrymogènes.  Les forces de l’ordre avaient bouclé le secteur, empêchant les journalistes d’accéder au site en cours d’après-midi, ont constaté un photographe et un vidéaste de l’AFP qui se sont fait refouler.  La RN 165 avait été fermée préventivement à la circulation par les forces de l’ordre et des déviations mises en place. Selon la gendarmerie, la circulation devait être normalement rétablie sur cette route « après travaux, en deuxième partie de nuit ».  Les Bonnets rouges avaient annoncé depuis quelque temps cette manifestation qu’ils voulaient « avant tout pacifique », selon l’appel posté sur leur page Facebook. Ils avaient prévu de se rendre à partir de midi à proximité du portique, où devaient se dérouler un pique-nique et des prises de parole. Mais les forces de l’ordre ont pris les devants en interrompant la circulation sur la 2X2 voies dès 10H00, bousculant l’organisation prévue.   »On voulait que ce soit pacifique, mais comme les forces de l’ordre empêchaient les gens d’approcher, ça a énervé tout le monde », a commenté auprès de l’AFP Thierry Merret, président de la FDSEA du Finistère et l’un des principaux animateurs du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne », à l’origine du mouvement des Bonnets rouges.   »On espère que le gouvernement a compris que le mouvement des Bonnets rouges est loin de s’essouffler. On a encore entendu les propos de (Jean-Marc) Ayrault (Premier ministre) et de (Frédéric) Cuvillier (ministre des Transports) sur l’écotaxe, et on n’en veut pas. Maintenant, on attend le 8 mars et on espère que le gouvernement va adopter une autre position », a poursuivi M. Merret, selon lequel l’un des blessés a été atteint « au front par un tir de flashball à tir tendu ».  Le 8 mars, le collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne » organise à Morlaix – ville dont a été l’élue la ministre de la Décentralisation, Marilyse Lebranchu – les « Etats généraux de Bretagne » qui doivent permettre de définir des orientations pour le devenir de la région à partir des observations et propositions faites à travers les « cahiers de doléances » coordonnés ces dernières semaines par la cinquantaine de comités locaux des Bonnets rouges.  Les Bonnets rouges se sont fait connaître fin octobre lors d’une manifestation sous un portique écotaxe dans le Finistère qui avait donné lieu à des affrontements avec les forces de l’ordre.  Le gouvernement a depuis ordonné la suspension de l’écotaxe poids lourds, qui devait entrer en vigueur au 1er janvier.  Au début du mois, Frédéric Cuvillier a jugé « souhaitable » que le dispositif de l’écotaxe entre en vigueur en 2014, tout en précisant attendre les conclusions en avril d’un rapport parlementaire sur la question.  Depuis la mi-2013, une dizaine de portiques écotaxe ont été soit détruits soit rendus inopérants dans l’Ouest de la France, dont deux au début du mois en Eure-et-Loir et dans la Manche.

Résultats des entreprises pénalisés par les variations de devises

Résultats des entreprises pénalisés par les variations de devises

Les résultats 2013 annoncés jusqu’à présent par les sociétés européennes sont jugés décevants par les investisseurs, qui restent néanmoins optimistes pour cette année, l’amélioration économique en Europe et l’accélération aux Etats-Unis devant compenser le ralentissement des émergents. Selon les analystes et gérants interrogés par Reuters, la moitié environ des résultats annuels publiés jusqu’ici en Europe sont ressortis en dessous des attentes du marché, contre seulement un quart aux Etats-Unis, où les entreprises profitent pleinement de l’accélération de la croissance américaine. « La grande majorité des entreprises n’arrivent pas à battre le consensus, voire déçoivent, plus en raison des effets devises défavorables que d’un véritable ralentissement de leur activité », résume Geoffroy Goenen, responsable des actions européennes chez Dexia AM. Pénalisés par ces effets de change et des charges de restructurations, les bénéfices ont reculé de 8% l’an dernier pour l’indice Stoxx 50 Europe et les chiffres d’affaires de 2,2%, selon les données compilées par Thomson Reuters StarMine. Malgré cette situation et les variations significatives sur le front des devises en début d’année, les investisseurs se montrent confiants pour 2014, préférant souligner l’importance des perspectives dans un contexte de légère amélioration économique en zone euro et d’accélération aux Etats-Unis. « Le thème pour 2014, c’est le retour à la croissance pour les entreprises, elles doivent aller chercher de la croissance et trouver des niches pour se développer. Les restructurations appartiennent au passé et le marché veut maintenant de la croissance et de la croissance rentable », note Geoffroy Goenen. L’enjeu est en effet de taille, rappellent les investisseurs qui misent cette année sur la progression des bénéfices après deux années de hausse de la Bourse dopée par les mesures prises par les grandes banques centrales (taux très bas et injections de liquidités) alors que la Réserve fédérale américaine a ralenti le montant de ses achats d’actifs.  

 

Gel avancement des fonctionnaires : Ayrault joue au pompier et dément

Gel avancement des fonctionnaires : Ayrault joue au pompier et dément

 

Un joli cafouillage au gouvernement à propos du gel de l’avancement des fonctionnaires et Ayrault qui joue encore au pompier en démentant.  « Ce n’est pas vrai… Pourquoi annoncer de fausses nouvelles? (…) On n’est pas dans le concours Lépine des économies », a lancé le Premier ministre, alors que tout le monde se demande où le gouvernement va trouver quelque 50 milliards d’euros d’économies en trois ans.  Il avait déjà assuré fin janvier que ces économies ne se feraient « pas sur le dos » des quelque 5 millions d’agents (Etat, Territoriale et Hospitalière), dont les salaires sont gelés depuis 2010.  Mais tant que les pistes n’auront pas été officiellement dévoilées, les fonctionnaires sont sur leurs gardes.  Dans la soirée, les syndicats de la fonction publique (CFDT, CFTC, CGC, CGT, FAFPT, FSU, Solidaires, Unsa et FO) ont publié un communiqué commun réclamant un engagement écrit du Premier ministre « affirmant que le gouvernement n’envisage pas le gel des avancements et des primes des agents ».  Ils ont subordonné à la réception de ce courrier la poursuite des discussions avec la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu en vue de négociations qui doivent démarrer en mai sur les « parcours professionnels, carrières et rémunérations » des agents.  Un gel des primes et avancements permettrait d’économiser 1,2 milliard d’euros par an, une goutte d’eau au regard des économies visées et un risque politique, à l’approche des municipales, vis-à-vis d’un corps électoral traditionnellement favorable à la gauche.  Cette piste explosive a d’abord surgi la semaine dernière, lorsque la presse a rapporté des propos que le ministre de l’Education Vincent Peillon aurait formulés devant quelques journalistes, mais que l’intéressé avait aussitôt démenti avoir tenus.  Face à la polémique, le ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve avait alors déclaré à l’AFP que les fonctionnaires avaient « déjà fait beaucoup d’économies », via le gel du point d’indice (qui sert de base au calcul de leurs salaires et est bloqué depuis 2010) et la stabilisation des effectifs. Des économies qui ont notamment engendré une baisse de la masse salariale de 200 millions d’euros en 2013 par rapport à 2012 dans la fonction publique d’Etat, une maîtrise des dépenses « très exceptionnelle », selon M. Cazeneuve.  Mais mercredi, alors que la majorité est déjà divisée sur le pacte de responsabilité qui prévoit une baisse de 30 milliards des cotisations patronales, c’est le président du groupe PS à l’Assemblée Bruno Le Roux qui a relancé le débat.  Il a affirmé que l’hypothèse d’un gel était bien « sur la table », avant de corriger un peu plus tard ses propos.  Sur les radios, au moment où M. Ayrault s’exprimait jeudi, ses ministres avaient visiblement aussi reçu la consigne d’apaisement. « Rien n’est encore sur la table. Un processus est engagé », a dit la ministre de la Santé Marisol Touraine. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a évoqué un effort « extrêmement fort » des fonctionnaires et invité « tous ceux qui se sont exprimés à garder un peu plus de temps à bien réfléchir ».  Pour les syndicats, en tout cas, c’est tout vu: alors qu’ils réclament depuis des mois un dégel du point d’indice, l’idée qu’on puisse y ajouter un gel de l’avancement et des promotions est tout simplement « hors de question », a affirmé en début de semaine le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger.  Pour Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, premier syndicat chez les agents de l’Etat, ce serait même un « casus belli », son syndicat dénonçant le « yoyo » du gouvernement sur le sujet et l’intervention du « pompier » Ayrault pour déminer des propos issus de son propre camp.  De son côté, l’ancien Premier ministre François Fillon (UMP) a affirmé qu’il ne serait « pas étonné » que le gouvernement soit contraint de geler les primes et l’avancement des fonctionnaires, faute d’avoir agi plus tôt, selon lui, pour réduire les déficits.

 

Immigration : pédale douce du gouvernement à cause des élections

Immigration : pédale douce du gouvernement à cause des  élections

 

On devait annoncer des mesures chocs, on  se contentera de banalités ; Ayrault remet son plan dans sa poche en raison des élections et de la montée du FN. Jean-Marc Ayrault a plaidé mardi 11 février pour une intégration « apaisée «en fait un plan a minima en faveur des immigrés et de leurs descendants. Le suivi de ce plan, qui comporte 28 mesures, dont certaines étaient déjà connues, sera assuré par un délégué interministériel placé sous l’autorité du Premier ministre. Il sera nommé dans les toutes prochaines semaines.  »Nous voulons traiter sereinement, de façon apaisée » ces questions, a plaidé Ayrault. Elles avaient fait l’objet d’une vive polémique en décembre après la publication de rapports sur le site de Matignon. « Il n’était pas question que la gauche renonce à traiter ces questions sous prétexte que certains cherchent à l’instrumentaliser », a fait valoir le chef du gouvernement.  »La politique n’est pas l’art de mettre sous le tapis les problèmes », a justifié le Premier ministre, en réponse à ceux qui lui reprochent de rouvrir ce dossier à moins de deux mois des municipales. « La politique d’intégration telle que nous la concevons est d’agir en profondeur pour réduire les inégalités », a-t-il expliqué, souhaitant des mesures « consensuelles ». Il n’est cependant pas question d’introduire des « droits spécifiques pour telle ou telle catégorie de citoyens » et de mettre en place une discrimination positive, a assuré Ayrault. « Ce n’est pas le début d’une nouvelle ère ». Parmi les mesures figurent le renforcement de l’apprentissage du français pour les primo-arrivants. Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, a indiqué que le niveau en langue française serait désormais une condition à la délivrance de titres de séjour. Le CV anonyme sera par ailleurs à l’ordre du jour de la conférence sociale organisée avant l’été, tout comme les actions collectives contre les discriminations.

 

Cour des comptes: des économies très hypothétiques

 

Cour des comptes:  des économies très hypothétiques

 

La cour doute que les économies annoncées puissent être réalisées d’autant  que de dépenses supplémentaires (ou des non rentrées)  sont par exemple prévues avec le pacte de responsabilité. . « Compte tenu des nombreuses incertitudes et des risques significatifs que la Cour a relevés, l’atteinte de l’objectif de déficit public en 2014 de 3,6% n’est pas assurée à ce stade », a expliqué Didier Migaud. Il a en outre souligné qu’il n’existait en conséquence aucune marge de manœuvre cette année pour faire face à des dépenses imprévues comme il en survient pratiquement tous les ans. Peinant à réduire rapidement son déficit dans un contexte de croissance économique nulle, la France a obtenu de ses partenaires européens un report de deux ans de son obligation de repasser sous les 3%, à fin 2015. Ce report rend d’autant plus nécessaire de tenir cet engagement, a déclaré Didier Migaud, pour qui « tout retard supplémentaire dans la consolidation de nos comptes (…) porterait une atteinte grave à la crédibilité financière de la France ». La France profite de conditions d’emprunt exceptionnellement favorables sur les marchés financiers mais les taux augmenteront tôt ou tard, souligne la Cour, ce qui accroîtra un coût de la dette déjà supérieur à 50 milliards d’euros par an. Une hausse d’un pour cent des taux se traduirait par une charge supplémentaire de 2 milliards d’euros pour l’Etat la première année et de 15 milliards au bout de dix ans, explique-t-elle, réduisant d’autant la capacité d’action publique. Si les recettes fiscales ont été moins élevées l’an dernier qu’espéré, en raison d’une croissance finalement proche de zéro et d’hypothèses d’élasticité optimistes, ce qui a freiné la baisse du déficit, l’effort structurel a été très important. « Cet effort a représenté 1,7 point de PIB en 2013, après 1,3 point en 2012 et 0,8 point en 2011″, a dit Didier Migaud, des niveaux « d’une ampleur inédite dans notre histoire ». Pour atteindre l’équilibre structurel des comptes publics -une notion qui évacue l’impact conjoncturel- comme il s’est engagé à le faire, le gouvernement prévoit de dégager 50 milliards d’euros d’économies supplémentaires de 2015 à 2017. D’autres économies devraient être annoncées dans les prochains mois qui viendront financer la baisse supplémentaire du coût du travail promise aux entreprises dans le cadre du futur « pacte de responsabilité ».

Abeilles ; hécatombe à cause des pesticides

Abeilles ; hécatombe à cause des pesticides

 

Le massacre des abeilles continue, le résultat essentiellement d’un usage abusif de pesticides.  Le plan Ecophyto 2018 du Grenelle de l’environnement, censé diminuer de 50 % la consommation de pesticides des agriculteurs français d’ici 2018, est pour le moment un échec. L e marché des pesticides a augmenté en volume et en chiffre d’affaires.  La France détient le record d’utilisation de pesticides en Europe. Le système agricole français semble hermétique au mesures annoncées dans le cadre du Grenelle de l’environnement : diminuer de 50 % l’utilisation des produits phytosanitaires à l’horizon 2018 et augmenter la part d’agriculture biologique dans la surface agricole nationale à 6 %. C’est au contraire une hausse de 1,3 % des pesticides en volume, pour une augmentation de chiffre d’affaires de 5 %, soit 1,9 milliard d’euros par an pour les géants de l’agrochimie, qui est constatée par l’association Générations Futures. « Cette hausse pointe surtout le manque total de volonté politique de pousser en profondeur un changement du système agricole qui conduit à l’immobilisme, à la reprise en main très nette de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA) – et de ses représentants- et donc à un échec, à ce jour, du plan Ecophyto » souligne l’association. C’est historique. 15.000 tonnes de miel en 2013, c’est la récolte la plus faible jamais connue en France. En 20 ans, elle a chuté de moitié. En 1995, la France était autosuffisante en miel ; aujourd’hui, il faut importer les deux-tiers de notre consommation. Des produits venus d’Europe, d’Argentine et surtout de Chine. Problème, on ne sait pas exactement ce qu’il  y a dedans. Les Chinois peuvent rajouter du sucre ou d’autres choses. Il y a des contrôles, mais on ne peut pas analyser chaque pot. S’il y a moins de miel, c’est que l’hécatombe dans les ruches se poursuit. Il n’y aurait pas une, mais plusieurs causes. D’abord, les abeilles ont faim à cause des grandes cultures : un champ de maïs immense sans aucune autre fleur, ce n’est pas du tout équilibré. Elles sont aussi parfois victimes d’un parasite. Et puis, il y surtout  les pesticides.  Ce mardi 11 février à Paris, un apiculteur de la région Rhône-Alpes va venir expliquer comment il a perdu 100% de ses abeilles l’an dernier, à cause selon lui d’un nouveau produit chimique utilisé sur les arbres fruitiers de son voisin. Pourtant, il a bien été décidé un plan de réduction des pesticides lors du grenelle l’environnement, il y a six ans. Il ne sera appliqué qu’en 2018. Les apiculteurs demandent au gouvernement d’aller plus vite et interpellent aussi les agriculteurs, car ils ont besoin des abeilles pour polliniser les cultures – leur production de fruits ou de tournesol risque de baisser.

Libé : un conflit révélateur de la déliquescence des grands médias

Libé : un conflit révélateur de la  déliquescence des grands médias

 

Libé risque de disparaitre dans sa forme actuelle, ne n’est pas le premier et sans doute pas le dernier quotidien. On peut évidemment accuser la concurrences des nouveaux médias en particulier internet. En fait ce qui est en cause c’est la qualité et l’originalité de ce libé devenu progressivement un journal très ordinaire reprenant simplement les dépêches officielles des agences de presse, du gouvernement ; des entreprises et des groupes dé pression ? Pas d’approfondissement, pas d’analyse, même pas de position claire (sauf sur la culture). Pas étonnant pour cet ancien journal libertaire  racheté par un banquier (Rotchild). Toutes les unes des journaux se ressemblent, c’est une accumulation des infos des agences de presse. (Cela vaut aussi pour les journaux télé). Manque de moyens peut-être mais surtout manque de professionnalisme et un certain laisser aller ; comme la plupart des français ; les journalistes sont sont en repos du vendredi après midi au dimanche soir. Plus les 15 jours de congés à Noel et à Pâques. (plus les congés d’été). Les journaux connaissent presque tous un réel problème d’équilibre économique, du coup les journalistes très mal payés (sauf les grands éditorialistes) produisent un travail médiocre. Or la crise complexe, durable, exigerait un travail d’analyse approfondi, des enquêtes sérieuses, des chiffres qui ne se contredisent pas tous les 3 jours, des témoignages représentatifs, des débats très ouverts. Ce qui est proposé c’est une sorte de presse surgelé prête à lire, produite de manière standardisée sans saveur, sans odeur,  sans originalité, sans grand intérêt. Un conflit majeur s’annonce donc à Libération, où les actionnaires veulent transformer le journal né il y a 40 ans en réseau social et en espace culturel, où le papier ne serait plus la priorité.  Les salariés ont découvert vendredi soir avec colère un bref texte des actionnaires, élaboré par Bruno Ledoux, également propriétaire du siège au centre de Paris, résumant le projet, paru dans le journal de samedi.  Libé ne sera plus seulement un éditeur papier mais « un réseau social, créateur de contenus monétisables sur une large palette de supports multimédias », écrivent-ils.  La rédaction déménagera et les 4.500 m2 du siège, rue Béranger, en plein Marais, seront réaménagés par le célèbre designer Philippe Starck en « un espace culturel et de conférence comportant un plateau télé, un studio radio, une news room digitale, un restaurant, un bar, un incubateur de start-up », sous la marque « Libération », comme un « Flore du XXIème siècle ».  Cette annonce inattendue a abasourdi les salariés, très attachés à l’esprit de leur journal, ancré à gauche. D’autant que les discussions menées depuis des mois sur un plan d’économies n’avaient jamais porté sur une transformation aussi radicale, où le journal papier n’est plus prioritaire.   »C’était un coup de théâtre », raconte Hervé Marchon, délégué SNJ, le syndicat majoritaire. Nous avons aussitôt démarré une AG. Qui n’a cependant pas voté une grève : les salariés ont préféré riposter avec une « Une » titrée « Nous sommes un journal » et non pas un restaurant ou un incubateur de start-up.

 

Grève des taxis : le résultat d’une régulation de gribouille

 

Lundi les taxis seront en grève. C’est le résultat d’un politique de gribouille qui impose une concurrence sauvage dans une profession très réglementée. Certes les taxis doivent être plus nombreux, plus accessibles mais l’offre est  freinée par la congestion en période pointe ; certes il est souhaitable d’augmenter le nombre mais dans des conditions de concurrence équitable, ce n’est pas le cas notamment quand les uns payent un droit d’accès à la profession de l’offre 200 000 euros et pas les autres (sans parler du trafic clandestin). Tout cela révèle une absence totale de régulation.  On se demande par ailleurs pourquoi Valls est impliqué’ dans une affaire qui relève du ministère des transports. La solution serait de permettre d’amortir fiscalement le coût de la licence et progressivement d’ augmenter le nombre de VTC.  Un lundi difficile s’annonce donc pour les automobilistes dans les grandes villes et plus particulièrement aux abords des aéroports parisiens. Cinq syndicats de taxis (CFDT, CGT, FO, SDCTP et CST) appellent à la mobilisation. Ils doivent ainsi former un cortège roulant à allure lente depuis les aéroports de Roissy et Orly vers le centre de la capitale.  L’annonce faite, samedi 8 février, par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, et sa collègue de l’Artisanat et du Tourisme, Sylvia Pinel, de la création d’une mission de concertation dans les prochains jours n’aura pas suffi à désamorcer le conflit. Depuis plus d’un an, les taxis multiplient les actions pour alerter les pouvoirs publics sur la montée en puissance des Voitures de tourisme avec chauffeur (VTC). Ceux-ci leur font  une concurrence déloyale qui menace leurs revenus et leur emploi.  Et mercredi 5 février, ils ont vu tomber l’une des mesures de protection de leur profession obtenue de haute lutte: le Conseil d’Etat a suspendu le décret obligeant les VTC à respecter un délai de 15 minutes entre la commande et la prise en charge du client. La Haute juridiction doit se prononcer sur le fond avant la fin de l’année. « Aujourd’hui, de toute façon, le décret est mort. Je demande simplement que les charges des VTC et des taxis soient alignées et que la loi soit respectée. » explique Nicolas Rousselet, président de l’Union nationale des industries du taxi et le PDG du groupe G7 dans Le Monde du 8 février. Les taxis accusent en effet leurs concurrents de se livrer au racolage à la sortie des aéroports, ou au maraudage, qui relèvent tous deux du monopole des taxis. Sur ce point au moins, les taxis devraient trouver satisfaction car le gouvernement a annoncé « des contrôles renforcés » dans les prochains jours sur le respect de la réglementation par les différents acteurs. S’agissant des voitures de tourisme avec chauffeur, « il sera notamment vérifié le respect de la réservation préalable, de la facturation forfaitaire ou le non-stationnement aux abords des gares ou des aéroports », précise un communiqué du gouvernement. Mais pour l’heure, ce dernier n’a pas fait savoir s’il envisageait de donner satisfaction aux taxis: élaborer une loi les protégeant de la concurrence déloyale des VTC.

 

Foot : des salaires démentiels jamais vus

Foot : des salaires démentiels jamais vus

 

On peut aimer le foot (et le sport en général) amis être scandalisé par les salaires des pros. Exemple, ‘attaquant colombien de Monaco, Radamel Falcao, gagne 1,2 million d’euros net par mois et devance ainsi l’attaquant suédois du Paris SG, Zlatan Ibrahimovic, rémunéré lui 807.000 euros net par mois, selon une enquête menée par Le Parisien qui ne précise pas les modalités de ses calculs. «Au classement des grandes fortunes, le grand gagnant s’appelle Falcao qui touche un salaire mensuel net de charges et d’impôts, de 1,2 million d’euros, qui le consacre comme le joueur le mieux payé du championnat» français, écrit ainsi le quotidien. «Exonéré d’impôts sur le revenu grâce aux privilèges fiscaux de la principauté, Falcao devance assez largement Ibrahimovic qui touche 807.000 euros», note encore le journal. Et ces montants astronomiques ne tiennent pas compte des primes et des contrats publicitaires. En termes financiers, les deux stars de ces deux clubs de Ligue 1 devancent largement leurs coéquipiers. A Monaco, un autre Colombien détient le deuxième meilleur salaire, il s’agit de James Rodriguez avec une rémunération de 370.000 euros net suivi par le Portugais Joao Moutinho avec 342.000 euros et le Français Eric Abidal avec 250.000 euros ex-aequo avec le Portugais Ricardo Carvalho. Au Paris SG, le Brésilien Thiago Silva perçoit 628.000 euros net puis vient l’Uruguayen Edinson Cavani payé 478.000 euros. Le Français Blaise Matuidi touche lui 103.000 euros, devancé par Lucas Digne avec 117.000 euros. En bas de classement, on trouve les jeunes Français Adrien Rabiot qui gagnent 6700 euros et Hervin Ongenda payé 2800 euros. Les disparités entre les joueurs sont donc considérables, le mieux payé (Ibrahimovic) gagne près de 300 fois plus que le moins bien rémunéré (Ongenda).  Mais dans les faits, Zlatan Ibrahimovic coûte beaucoup plus cher que son adversaire de l’AS Monoco à son club. De fait, sur le rocher, les footballeurs étrangers sous contrat avec l’ASM, ne sont pas assujettis à l’impôt. L’ASM débourse ainsi 1,2 million d’euros ainsi que 70.000 euros supplémentaires de charges donc 1,27 million d’euros au total pour son joueur vedette. A l’inverse, le PSG doit payer la taxe à 75% – qui entre en vigueur cette année – ainsi que des charges. Ainsi, le salaire net de 807.000 euros de Zlatan Ibrahimovic (soit un salaire brut de 1,35 million d’euros) coûte en réalité 2,33 millions d’euros au PSG, en incluant les charges patronales et la taxe à 75%, souligne le quotidien.  Quoiqu’il en soit, ces chiffres donnent le tournis. «Notre enquête met en évidence une densité de hauts revenus jamais vue dans l’histoire du championnat», conclut Le Parisien.

 

Affaire Karachi :  » Sarkozy pas hors de cause »,(avocat des victimes)

Affaire Karachi :  » Sarkozy  pas hors de cause »,(‘avocat des victimes))

Nicolas Sarkozy est rattrapé par l’affaire Karachi. Dans le volet financier du dossier, le soupçon de financement illégal de la campagne de Balladur en 1995, les juges demandent la saisine de la Cour de justice de la République (CJR) pour enquêter sur l’ancien Premier ministre et son ministre de la Défense, François Léotard.  Mais ils réclament également l’audition du ministre du Budget de l’époque, c’est à dire Nicolas Sarkozy. L’ancien président l’a rappelé à plusieurs reprises, il n’était pas trésorier de la campagne électorale d’Edouard Balladur et n’a donc pas œuvré directement à son financement. Il était, en revanche, ministre du Budget au moment de la vente des trois sous-marins au Pakistan en 1994. C’est à ce titre que, pour les juges d’instruction, il devrait être entendu par la CJR, en tant que témoin assisté, et non pas simple témoin. Selon Olivier Morice, avocat des proches de victimes de l’attentat de Karachi, les juges ont des éléments : « ils considèrent dans une ordonnance du même jour qu’ils ne peuvent pas entendre Nicolas Sarkozy comme témoin parce que les éléments recueillis dans l’information judiciaire laissent entendre comme vraisemblable que monsieur Sarkozy ait pu avoir un rôle ès-qualité de ministre du Budget », affirme-t-il. « Cela signifie que Nicolas Sarkozy n’est absolument pas mis hors de cause dans ce dossier, nous sommes bien en présence d’un scandale d’État. C’est absolument intolérable pour les familles que je représente », poursuit-il. Avant une audition, il reste encore plusieurs étapes de procédures. Sur le plan politique en tout cas, les juges d’instruction passent la main à la Cour de justice de la République.

 

Baisse des importations

Baisse des importations

 

Sous l’effet de la crise les importations baissent. Le déficit du commerce extérieur de la France s’est contracté de six milliards d’euros l’an passé pour revenir à son plus bas niveau depuis 2010, sous l’effet d’une baisse des importations (-2,3%) plus forte que celle des exportations (-1,3%), selon les chiffres publiés vendredi par les douanes. A -61,2 milliards d’euros, il marque une nette amélioration par rapport à 2012 et surtout au record de -74,2 milliards enregistré en 2011. Mais il reste loin du niveau des années d’avant-crise (-42,5 milliards en 2007) et représente encore l’équivalent de trois points de PIB. Outre les problèmes de compétitivité de son économie, auquel le gouvernement a décidé de s’attaquer par le « pacte de responsabilité », la France paye le positionnement géographique de son commerce extérieur, notamment le poids qu’y représente une Europe du Sud ébranlée par la récession. Le marasme de la zone euro a également pesé sur les exportations de l’Allemagne, qui ont accusé l’an passé leur premier recul (-0,2%) depuis 2009. Mais la première économie européenne a enregistré néanmoins un excédent commercial record (198,9 milliards) à la faveur elle aussi d’une baisse plus marquée (-1,2%) de ses importations. La ministre du Commerce extérieur, Nicolas Bricq, espère que 2014 sera une année plus porteuse. « Nos zones de chalandise traditionnelles se portent mieux, c’est notamment le cas de la zone euro (47% des exportations françaises), qui renoue avec la croissance », a-t-elle dit au cours d’une conférence de presse. Elle a cité une étude du Trésor prévoyant que la demande extérieure adressée à la France devrait croître cette année de 4%, contre 2% en 2013.   Suite

 

Pas de gel de l’avancement automatique des fonctionnaires

Pas de gel de l’avancement automatique des fonctionnaires

 

Valls qui parle de la PMA, Peillon qui parle des salaires des fonctionnaires, Montebourg qui parle de l’euro, bref au gouvernement on parle beaucoup de sujet hors champ des ministres ; et cette fois c’est pour annoncer puis pour démentir l’avancement automatique des fonctionnaires. Un avancement automatique sans doute justifié par les efforts demandés aux autres ! L’annonce aurait l’effet d’une bombe. Le quotidien économique Les Echos a affirmé mercredi soir que le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, s’apprêtait à proposer « le gel des promotions et avancements automatiques » des fonctionnaires. Aussitôt contacté par metronews, l’entourage du ministre a « formellement » démenti l’information. Petite incongruité, le ministre de l’Education allait, toujours selon Les Echos, proposer sa mesure pour les fonctionnaires dépendant non seulement de son ministère, mais aussi « de l’ensemble de la fonction publique ». »Mais la fonction publique ne relève pas des compétences du ministre ! », s’exclament ses services. C’est en effet du domaine de Marylise Lebranchu. Alors, si Vincent Peillon s’en défend, sa collègue s’apprête-elle en revanche à monter au créneau ? Voire le Premier ministre lui-même ? La tentation est grande… Si l’on en croit la Cour des comptes, la mesure permettrait en effet 1,2 milliard d’euros d’économies par an (dont 424 millions rien que pour les personnels enseignants). Une sacrée somme, alors que le Conseil stratégique de la dépense publique cherche en ce moment même, sous l’égide de l’Elysée, où raboter les 50 milliards de dépenses publiques que François Hollande a promis d’économiser d’ici à 2017. Reste que l’option est très risquée pour l’exécutif. Les bonnets rouges et la « Manif pour tous », passe encore, mais voir les fonctionnaires descendre dans la rue représente le cauchemar d’un gouvernement de gauche ! Or ceux-ci ont déjà été mis en alerte par une déclaration de Marylise Lebranchu, qui le 16 janvier a indiqué que le point d’indice – référence pour calculer leur paye, gelé depuis 2010 – ne serait pas réévalué cette année. Un premier manque à gagner qui a déjà bien échauffé les esprits. La branche fonction publique de la CGT a d’ailleurs appelé les agents à cesser le travail à l’occasion d’une journée nationale d’action interprofessionnelle organisée

 

Défilé de mode des ministres au salon des entrepreneurs

Défilé de mode des ministres au  salon des entrepreneurs

2013 Etait l’année des chômeurs et de l’inversion de la courbe, cette année la tendance est aux entreprises, les ministres défilent au salon des entrepreneurs.   Ces deux jours en l’honneur des créateurs d’entreprises au Palais des Congrès à Paris sont « the place to be » pour les ministres, ces 5 et 6 février. L’évènement, dont BFM Business est partenaire, mobilise plus que jamais le gouvernement. Ses membres sont venus montrer leur détermination à favoriser l’entrepreneuriat, et faire le service après-vente des mesures annoncées en leur faveur. Six ministres doivent  participent ce mercredi à l’opération séduction, parmi lesquels Pierre Moscovici. Le ministre de l’Economie a clôturé la première conférence plénière intitulée « Entreprendre en 2014″. Autant dire que le public, très nombreux, n’était pas acquis à sa cause. Le patron de Bercy a même eu du mal à les faire rester jusqu’au bout.  Egalement présente, Sylvia Pinel, la ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, ou encore la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso. Cette dernière devait évoquer la réforme du financement participatif. Outre la présence des membres du gouvernement, l’exécutif a fait la promotion de son action à travers plusieurs stands où des équipes de Bercy ont vanté et expliqué toutes les mesures gouvernementales prises en faveur des PME. Que ce soit les aides à l’export, à l’innovation ou encore la simplification des démarches administratives. Toute une série de brochures détaillées ont été mises à disposition des participants pour expliquer les allègements fiscaux et les modalités d’imposition. De quoi informer les chefs d’entreprises actuels ou en devenir, qui, de leur côté, affirment ne plus attendre grand-chose des pouvoirs publics. Dans les allées du salon, on reconnaît qu’il faut une vraie baisse des charges, et que le Pacte de compétitivité est une bonne idée, mais à court terme, on compte avant tout sur soi-même…

Grève des dentistes : ne pas tout mélanger

Grève des dentistes : ne pas tout mélanger

Les charges des dentistes ont effectivement augmenté et certaines prestations sont tout juste à l’équilibre. Par contre, nombre de dentiste ne se privent pas de multiplier par deux ou trois le véritable coût d’une couronne, d’un bridge ou d’un autre appareil dentaire. Et là les dentistes portent une responsabilité si ces coûts ne sont plus accessibles à certains patients. Par ailleurs les dentistes ne sont pas moins favorisés que les médecins généralistes loin s’en faut (rentabilité, horaires, jours de congés). Ceci dit il est juste de considérer que les actes ne sont pas assez remboursés par la sécurité sociale et que cela influe sur l’accès aux soins .La situation des dentistes appellerait sans doute un audit assez approfondi de la véritable situation financière du secteur.  A l’appel du premier syndicat de la profession, les médecins protestent notamment contre le prix des soins dentaires de moins en moins bien remboursés. Plus de 10 milliards d’euros sont dépensés par an en frais dentaires. Les complémentaires prennent en charge 40% de la somme, un tiers pour la sécurité sociale, et le reste donc 25 % à payer par les patients qui souvent n’ont pas les moyens et doivent renoncer. Dans le cas d’un bridge, d’une couronne, ou d’un appareil dentaire, les tarifs sont libres depuis 1986. Seule une toute petite partie est remboursée par la sécurité sociale. 75 euros par exemple pour une couronne dont la facture pour le patient s’élève en moyenne à plus de 500 euros.  Ce dérapage est dénoncé régulièrement par les associations de consommateurs. Ce ne sont pas les dentistes qui sont responsables du reste à charge des patients mais l’assurance maladie qui a bloqué les remboursements, assure la confédération nationale des syndicats dentaires, à l’origine de la grève.  La base de remboursement de ces actes-là n’a pas bougé depuis 25 ans Thierry Soulier, secrétaire général du syndicat majoritaire des dentistes « On se retrouve avec une situation où d’un côté on a des actes qui n’équilibrent pas de façon économique un cabinet, c’est-à-dire que quand vous allez chez le dentiste, la carie ou l’extraction de dent ne sont pas rentables. Et de l’autre des actes trop chers pour certains patients qui ne peuvent pas y accéder. La base de remboursement de ces actes-là n’a pas bougé depuis 25 ans », explique le secrétaire général du syndicat, Thierry Soulier.  Le syndicat qui représente un tiers de la profession réclame une revalorisation massive des tarifs de la sécurité sociale, ce qui permettra, selon lui, un rééquilibrage. Les dentistes assurent qu’ils n’ont pas le choix car leurs charges ont explosé. Elles représentent aujourd’hui 65% des recettes d’un cabinet dentaire. D’où ce mouvement de grogne assez inhabituel avec des cabinets fermés, une suspension des tours de garde et à partir du mardi 4 février, l’arrêt des transmissions des feuilles de soins papiers à la sécurité sociale.

 

Afrique : l’ Allemagne vend des armes l’Egypte et la France joue au gendarme

Afrique : l’ Allemagne vend des armes  l’Egypte et la France joue au gendarme

 

Pendant que la France joue au gendarme de l’Afrique, l’Allemagne vend des armes. L’Allemagne qui a envoyé Hollande dans les roses quand il s’est agi du soutien militaire en Afrique (Centrafrique ‘notamment). Berlin s’apprêterait à signer très prochainement avec l’Egypte un nouveau contrat portant sur la vente de deux sous-marins supplémentaires U-209 fabriqués par le groupe naval ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS), selon nos informations. Et ce en dépit des polémiques qui accompagnent certaines ventes à l’exportation en direction de pays pouvant mettre en danger la sécurité d’Israël. Il s’agirait d’une option sur deux nouveaux bâtiments, qui serait exercé par Le Caire dans le cadre du contrat de gré à gré signé à l’été 2011 pour un montant de 920 millions d’euros. Puis un acompte avait été versé quelques mois plus tard en décembre. Le premier sous-marin armé de missiles mer-mer Harpoon Block II de Boeing, serait livré en 2016. Mais cette vente si elle se concrétise pourrait même être remise en question par les dernières déclarations du ministre allemand de l’Economie, Sigmar Gabriel, dans le magazine allemand Stern où il a notamment déclaré la semaine dernière que l’Allemagne allait renforcer le contrôle des exportations d’armes. « Je suis d’accord avec Helmut Schmidt : c’est une honte que l’Allemagne soit parmi les plus importants exportateurs d’armes du monde, a expliqué le patron du SPD. En particulier, les armes légères deviennent simplement les armes de la guerre civile. Alors les choses doivent changer. C’est pourquoi, je suis en faveur d’une politique restrictive en ce qui concerne les exportations d’armes ». Accompagné d’une délégation d’hommes d’affaires, le ministre égyptien du Commerce et de l’Industrie, Mounir Fakhri Abdel-Nour, entame ce lundi une visite de trois jours en France pour une campagne de charme en direction des groupes français. Il sera reçu à Bercy et au MEDEF notamment. Outre la France, la délégation égyptienne doit se rendre à Berlin, Londres, Washington et Moscou. Si DCNS était hors jeu d’une possible vente de sous-marins en Egypte (pas d’autorisation accordée), le groupe naval est toutefois actuellement en compétition pour placer quatre corvettes armées (missiles VL Mica, Sinbad et Exocet de MBDA) au Caire. Une compétition qui est très compliquée face à l’allemand TKMS, appuyé par l’homme d’affaires Iskandar Safa, via la holding Privinvest, et le néerlandais Damen.

 

Offres d’emploi: des candidatures sans réponse

Offres d’emploi: des candidatures sans réponse

Signe sans doute de la crise, les candidatures à une offre d’emploi sont tellement nombreuses que beaucoup d’entreprises ne répondent pas aux demandeurs de cet emploi. On peut admettre que les entreprises soient débordées (des dizaines de réponses voire des centaines dans certains cas pour un seul emploi) mais Pôle emploi pourrait au moins suppléer les sociétés et se charger d’aviser les intéressés. Ce qui par parenthèse permettrait aussi à Pôle emploi de suivre un peu mieux les chômeurs. L’enquête, réalisée pour le site JOBaProximite, montre que 46% des sondés, qu’ils soient salariés, indépendants, étudiants ou demandeurs d’emploi, disent avoir régulièrement des réponses (4% de manière systématique et 42% souvent mais pas toujours) lorsqu’ils postulent, et ce qu’elles soient positives ou négatives.  Mais ils sont 47% à dire qu’ils en ont rarement et 6% jamais (1% étant sans opinion).  Chez les chômeurs, la proportion de candidats n’ayant pas de réponse grimpe à 72%, tandis qu’elle est de 51% pour les salariés ou de 50% pour les étudiants.  Par tranches d’âge, elle est de 57% chez les 50 ans et plus et de 43% pour les 25-34 ans.  Pour 78% des personnes interrogées à la recherche d’un poste, les entreprises ne répondent pas parce que « seuls les candidats retenus les intéressent », 39% estimant qu’elles n’ont pas le temps.  Lorsqu’une entreprise refuse leur candidature, 89% jugent pourtant important de connaître les raisons de cette décision. D’abord pour mieux comprendre ce qui leur fait encore défaut et s’améliorer (cité par 79% des sondés) et pour améliorer leur recherche d’emploi (62%).  Ils sont aussi 41% à y voir une question de respect et 17% une façon de garder le moral.

 

Plongée des monnaies émergentes

Plongée des monnaies émergentes

En réduisant sa politique accommodante,  la Fed rend le loyer de l’argent plus intéressant, du coup les capitaux placés à l’étranger fuient les pays émergents dont les structures et l’endettement inquiètent par ailleurs.  Ce qui renforce la fuite des capitaux de certains marchés émergents, comme l’Afrique du Sud, la Turquie, la Russie, l’Argentine, ou l’Ukraine. Ces liquidités qui se retirent font apparaître toutes les problématiques structurelles », explique Patrick Legland, responsable mondial de la recherche pour Société générale CIB, sur BFM Business. La défiance des investisseurs vis-à-vis de ces pays ne date pas d’hier, rappelle-t-il. « L’indicateur de la peur pour les émergents, le Vix, qui mesure la volatilité des marchés financiers, a commencé à se tendre en mai 2013″, souligne-t-il. La fulgurante perte de valeur du rouble, de la roupie, du rand et de leurs consœurs résulte de « problèmes structurels », estime le spécialiste. « Les déficits, public et courant, se cumulent dans la majorité des pays émergents, la dette y a progressé entre 30 à 40% dans le secteur privé. La Chine, censée rassurer, fait peur sur sa dette… »  Les Banques centrales de ces pays tentent bien de contenir l’hémorragie, à base de traitements de cheval. La Réserve sud-africaine a annoncé ce jeudi un relèvement de son taux directeur à 5,5%. L’avant-veille, la Banque centrale turque doublait le sien, de 4,5 à 10%. Plus tôt encore, l’Argentine, la Russie et l’Inde déployaient l’artillerie lourde, via le contrôle sur l’achat de devises, d’autres hausses de taux ou des injections de liquidités. Des mesures à double tranchant. Cette remontée des taux, qui va automatiquement faire grimper les taux d’emprunt « va transformer tous les investissements peu ou pas rentables [effectués dans ces pays, NDLR] en créances douteuses », met en garde Patrick Legland. En outre, ces mesures sont court-termistes. La valeur retrouvée de ces monnaies face au dollar et à l’euro s’est effacée très vite. Pour l’analyste, le seul moyen d’endiguer le phénomène serait « une forte volonté des gouvernants ». Et de remarquer, pessimiste: « 2014 est une année électorale dans la majorité des pays émergents ».

 

Fiscalité entreprises : des mesures dès 2015

Fiscalité entreprises : des mesures dès 2015

Des mesures sans doute symbomliques dès 2015 pour les entreprises . Les Assises de la fiscalité des entreprises lancées mercredi à Matignon déboucheront sur des mesures concrètes en 2015, a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici. « L’objectif est qu’il y ait à la fois une projection sur le quinquennat mais aussi des premières mesures concrètes dès le projet de loi de finances 2015″, a-t-il dit à sa sortie de la réunion. « Il y a des choses à changer, je pense à l’impôt sur les sociétés » qu’il faut harmoniser avec les partenaires européens de la France comme l’Allemagne, a précisé le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. L’exécutif envisage de baisser le taux de l’impôt sur les sociétés, aujourd’hui de 33,33%, et d’en élargir l’assiette, a expliqué une source gouvernementale. Le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, a ajouté qu’une des pistes à l’étude était de supprimer certaines taxes qui rapportent peu à l’Etat. « Il y en a 150, une cinquantaine ont un rendement très faibles, certaines coûtent plus cher qu’elles ne rapportent », a-t-il dit. Le chantier de la fiscalité des entreprises fait partie du « pacte de responsabilité » proposé par François Hollande aux entreprises. Le chef de l’Etat a promis de baisser les prélèvements sur ces dernières en échange d’une hausse des embauches et de l’investissement. Pour le patronat, ces Assises doivent surtout déboucher le plus rapidement possible sur des baisses d’impôts. « Cet exercice de la fiscalité, pour nous Medef, c’est surtout la baisse de la fiscalité des entreprises », a déclaré le président de l’organisation patronale, Pierre Gattaz. Le Medef demande 60 milliards d’euros de baisses des prélèvements, dont 25 milliards de taxes et d’impôts, d’ici 2017.

 

La petite cagnotte des députés

La petite cagnotte des députés

 

La « réserve parlementaire » s’est élevée en 2013 à 81,6 millions d’euros et chacun des 577 députés français a reçu en moyenne 130.000 euros, apprend-on dans le document publié mercredi par le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone. Ce souci de transparence s’explique notamment par les critiques sur le risque de clientélisme qu’engendre cette utilisation des fonds publics par les députés dans leur circonscription en période de réduction des déficits publics. La « réserve parlementaire » est un ensemble de subventions d’Etat votées en lois de finances initiales ou rectificatives proposées par les parlementaires afin de participer au financement de projets d’investissement de collectivités et de soutenir des activités menées par des associations. « Pour la première fois, la ‘réserve’ a été répartie équitablement entre majorité et opposition parlementaires », précise Claude Bartolone dans un communiqué. « Chaque député bénéficie désormais d’un montant de 130.000 euros en moyenne, la répartition entre les députés relevant de chaque groupe politique. » Il souligne que, pour la première fois depuis les débuts de la Ve République, les députés ont restitué au budget de l’Etat 10% du total « afin de participer à l’effort national de réduction des dépenses publiques ». A la lecture des quelques 250 pages de tableaux publiés mercredi sur le site internet de l’Assemblée, on peut constater que le président a reçu 520.000 euros, les vice-présidents et les présidents de commissions et de groupe chacun 260.000 euros. Les membres du bureau de l’Assemblée ont reçu chacun 140.000 euros, les autres députés obtenant 130.000 euros. Le président de la commission des Finances, Gilles Carrez (UMP), qui a pour sa part obtenu une enveloppe de 786.000 euros, a tenté de s’expliquer sur le montant de cette somme. « En tant que président de la commission des Finances, (…) j’ai une enveloppe qui me permet de donner des compléments à mes collègues de la commission des Finances », a-t-il expliqué. Des compléments, a-t-il dit, qui sont « modiques » puisque « c’est de l’ordre de 10 à 20.000 euros de plus de la norme qui est autour de 130.000 euros ». « Donc ça explique que j’ai une enveloppe un peu plus importante pour pouvoir redonner. Mais ça n’a rien à voir avec la dizaine de millions d’euros dont peut disposer le président de l’Assemblée », a-t-il poursuivi. Gilles Carrez a précisé « garder de l’ordre de 300 à 400.000 euros sur ma circonscription proprement dite ». Le porte-parole du groupe PS, Thierry Mandon, a expliqué qu’il avait distribué sa part à des associations de handicapés, à l’aide au soutien scolaire dans les écoles en difficulté et à deux mairies de petites communes qui avaient de gros travaux à faire et n’avaient « pas les moyens de se les payer ». « A mon avis, ça (la réserve parlementaire) n’a aucune raison d’être et, à terme, ça devrait être supprimé », a-t-il dit. Un avis que ne partage pas le député UMP du Cantal Alain Marleix, qui estime que cette « réserve » est destinée « essentiellement au monde rural ». Aussi juge-t-il que la réforme qui consiste à donner la même somme à chacun des députés « est stupide ». « Donner 100.000 euros à un député de Paris, de Lyon ou Marseille, ce n’est pas la même chose que pour un député d’une zone rurale pour qui c’est très important », a-t-il ajouté.

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