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Hollande veut « réduire les impôts des Français »… en 2018 ?

Hollande veut « réduire les impôts des Français »… en 2018 ?

 

Hollande veut réduire les impôts ! Évidemment  on tremble ; Il avait déjà promis la pause fiscale en 2013 mais avait reporté l’échéance en 2015. Du coup on peut craindre que la nouvelle promesse ne prenne effet qu’en 2018 ou peut-être juste avant les élections présidentielles. Une vraie baisse devrait affecter le taux de relèvement obligatoire qui lui dépend non seulement de la fiscalité mais aussi de la richesse nationale (rapport taux d’impôt sur PIB). Une richesse stagnante depuis 5 ans tandis que que le poids fiscal augmente. Il faudrait pour cela qu’il s’attaque sérieusement enfin aux dépenses de l’Etat et à son train de vie. Comment Hollande pourrait-il réduire le dépenses chez ceux qui constituent l’essentiel des électeurs et qui le soutiennent encore ? Il est lui même (et son équipe) le produit de cette superstructure étatique qui étouffe le pays. Ce qu’il propose comme démarche ne semble pas aller dans le sens d’une véritable réforme structurelle.  le président de la République a déclaré, en présentant ses vœux au gouvernement, ce vendredi 3 janvier, que « la réduction des déficits doit passer par des économies dans les dépenses de l’Etat, des collectivités locales et de la Sécurité Sociale ». « Ces économies permettront de réduire les impôts des Français », a-t-il poursuivi lors du premier Conseil des ministres de 2014. Un moyen de rebondir sur « la pause fiscale » promise par l’exécutif dès l’automne dernier mais finalement repoussée à 2015.  Le président de la République a également mentionné « le pacte de responsabilité » avec les entreprises qu’il avait évoqué lors de la présentation de ses vœux aux Français, le 31 décembre dernier. Selon les propos rapportés par Najat Vallaud-Belkacem, François Hollande a réaffirmé que le pacte de responsabilité serait « une offre faite aux entreprises pour qu’elles puissent embaucher plus facilement et innover davantage ». En contrepartie d’un possible allègement de charges. « Ce pacte précis va être défini en trois moments », a-t-elle ajouté. Le premier sera les Assises de la fiscalité, que Pierre Moscovici « construit » actuellement. Le deuxième viendra de la « saisine du Haut conseil de financement de la protection sociale, qui réfléchit à la fiscalité de la protection sociale pour que le financement pèse moins sur le travail ». Le troisième moment est celui du crédit impôt compétitivité pour l’emploi (CICE), entré en plein régime depuis le 1er janvier dernier.

Financement des syndicats: un peu de transparence mais peu de changement

Financement des syndicats: un peu de transparence mais peu de changement

Il n’est pas évident de réformer le financement des syndicats car sans soutien de l’Etat, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus de syndicats et que nombre d’organisations patronales auraient aussi disparu. En cause, la crise évidemment avec un nombre d’adhérents de plus en plus faible mais derrière surtout le fait que l’étatisation de la société annihile le rôle des partenaires sociaux contrairement à ce qui se passe en Allemagne par exemple. Du coup les syndicats français sont très peu représentatifs des salariés du privé et les syndicats patronaux très peu  représentatifs des PME. Or ce sont les salariés du privé et les PME qui constituent le socle essentiel de la croissance et de l’emploi en France. De fait la création d’un fonds cogéré par syndicats et patrons ne changera pas grand-chose. Il aurait sans doute fallu élargir la problématique aux  modalités de  gestion des questions sociales en France.  Pour Nicolas Perruchot, conseiller régional et auteur d’un rapport sur l’argent des syndicats, on est loin de la révolution annoncée. »On sait tous qu’il y a une énorme carence, on sait également que les cotisations ne représentent quasiment plus rien dans le budget des organisations syndicales et patronales » a-t-il affirmé, interrogé par BFM Business « mais on ne fait rien pour modifier cet état ».   »Certes, un nouveau fonds va être créé » a-t-il poursuivi. « Dans la répartition des postes au conseil d’administration de ce fonds, il y aura 50% pour les organisations patronales, 50% pour les organisations syndicales, et un représentant de l’Etat. J’aurais trouvé intéressant que des membres de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée et du Sénat y siègent, par exemple. » « Comme toujours, dès que l’on parle du financement des organisations syndicales et patronales, on ne veut jamais introduire un contrôle parlementaire » a assuré l’ancien député centriste. « Il n’y a aucune évolution, on reste dans un dialogue entre l’Etat et les partenaires sociaux ».

 

Baisse des allocations chômage: CFDT contre

La CFDT contre la baisse des allocations chômage

Les négociations concernant l’assurance chômage s’annoncent très difficile. Le déficit cumulé est de l’ordre de 20 milliards et il faut ajouter annuellement 4 à 5 milliards de déficits supplémentaires. Le patronat lui voudrait réduire le montant de certaines indemnisations mais pas les syndicats. Ce jeudi 2 janvier, Laurent Berger a ainsi annoncé la couleur. Le numéro un de la CFDT a  d’ores et déjà prévenu que son syndicat s’opposerait à toute « réduction » ou « dégressivité » des allocations chômage, souhaitées par le patronat. Les discussions entre partenaires sociaux, elles, débuteront le 17 janvier prochain, et devront aboutir en mars. « Au motif que l’ Unedic est en déficit, certains voudraient réduire les allocations des demandeurs d’emploi ou instaurer une dégressivité » des indemnités, écrit Laurent Berger, dans une tribune à paraître  dans L’Humanité Dimanche.   »Pour la CFDT c’est hors de question! Si l’Unédic est en déficit, c’est justement parce que le chômage est élevé. Les demandeurs d’emploi n’en sont pas responsables », affirme-t-il. Le secrétaire général de l’organisation syndicale appelle Pôle emploi à « assurer un meilleur suivi des personnes les plus éloignées de l’emploi » et réclame aussi « davantage de coordination au niveau local » entre « les associations d’insertion, les missions locales, la préfecture ». Par ailleurs, rappelant la « hausse du nombre des plans sociaux dans toutes les régions, tous les secteurs » à la fin de l’année 2013, Laurent Berger estime qu’il est « urgent de mobiliser davantage pour l’emploi ». « C’est mon combat, c’est celui de la CFDT. C’est le défi de toute notre société », assure-t-il. 

 

Sapin : mini réforme du financement des syndicats et du patronat

Sapin : mini réforme du financement des  syndicats et du patronat

 

Ce ne sera pas le grand soir mais simplement une opération transparence assez partielle. C’est l’une des conséquences de l’accord sur la formation professionnelle signée le 14 décembre entre syndicats et patronat et qui sera transcrit dans un projet de loi soumis au Conseil des ministres le 22 janvier : le gouvernement va proposer une clarification du financement des activités syndicales.  Selon le journal L’Opinion de ce 3 janvier, Michel Sapin, le ministre du Travail, va proposer que toutes les sommes de la formation professionnelle ou des organismes sociaux paritaires (Sécu, Unedic) finançant le fonctionnement d’organismes proches du patronat ou des syndicats transitent par un « fonds paritaire de financement ».  Celui-ci devrait être mis en place en 2015. Un représentant du gouvernement devrait siéger à son conseil d’administration. Chaque organisation recevant de l’argent du fonds devra lui adresser annuellement un rapport justifiant l’utilisation des sommes.  Afin que les permanents syndicaux ou patronaux ne soient plus payés par les organismes paritaires comme la Sécurité sociale ou les organismes de formation professionnelle (on estime ce financement à 80 millions par an), le gouvernement prévoit d’indemniser directement ceux-ci lorsqu’ils participent à des activités d’intérêt général, comme siéger dans des commissions ou des organismes (Conseil d’orientation des retraites, Haut conseil de la protection sociale par exemple).  Une façon détournée pour l’Etat de participer au financement des organisations professionnelles. Ce mécanisme existe déjà pour les membres du Conseil économique, social et environnemental qui sont désignés par les syndicats et le patronat et rémunérés par les contribuables.  Le moins qu’on puisse dire, c’est que la réforme Sapin ne va pas remettre en question toutes les mauvaises habitudes et les mauvaises pratiques des syndicats et du patronat.  En effet, les syndicats toucheraient 4,5 milliards d’euros par an selon Nicolas Perruchot, conseiller régional centriste et auteur d’un volumineux rapport sur l’argent des syndicats publié en 2011. C’est ce qu’il avait rappelé sur BFMBusiness, le 18 octobre dernier, en plein procès sur les caisses noires de l’UIMM. Selon lui, « le montant des cotisations ne s’élèvent qu’à 3%. A peine 8% des salariés sont syndiqués dont 3% dans le privé ». « Depuis les années 50, nous avons divisé par 4 le nombre de personnes syndiquées dans les entreprises et on a multiplié par 20 les moyens que l’on donne aux organisations syndicales et patronales ».

Hollande : des vœux pour quoi faire ?

Hollande : des vœux pour quoi faire ?

 

Cérémonie traditionnelle des vœux ce soir pour les vœux de Hollande, pour dire quoi, «  ça va aller, ayez confiance ». Rien à attendre évidemment de ce rituel obsolète. Alors peut-être un changement de ton. Un ton de fermeté, une fausse assurance retrouvée, une pseudo posture de véritable président pour celui dont le costume parait tellement mal ajusté ; Que peut-il annoncer ? Rien. Si , bien sûr  sur le chômage, il va réaffirmer qu’il faiat tout ce qu’il peut et qu’il va continuer. Qui va le croire ? Des vœux qui seront sans doute les moins suivis de toute l’histoire de ces types exercices présidentiels convenus. Non  seulement, il n’a plus rien à dire, plus de crédibilité mais il n’a ni la verve, ni le charisme qu’il faut. Un président en faiat complètement dépassé par l’enjeu, qu’il a sous-estimé d’abord et qu’il gère maintenant comme on gère un conseil général. Simplement pas à la hauteur, sans vison réelle, sans stratégie et sans doute sans grande conviction. Certes l’histoire n’est jamais écrite mais il n’a plus aucune chance de se maintenir en 2017 et sa fin de règne risque d’être pathétique, (et douloureuse pour le pays). Il ne parviendra même pas à se qualifier au second tour de 2017, une humiliation pire que celle de Jospin. Une humiliation qui va commencer avec les municipales et surtout s’amplifier aux européennes  qui vont se transformer en véritable vote sanction de la politique intérieure. Il devrait suivre les conseils de Jean Jacques Goldman (la personnalité la plus appréciée) « quand on a rien à dire, il faut se taire ».

Les bizarreries des taux de TVA

Les bizarreries des taux de TVA

 

 

Certains produits seront à taux plein (20%, d’autres à 5.5% ; Pourquoi ? Va savoir !  le PQ par exemple à 20% n’est pas considéré comme une produit de nécessité, normal on peut utiliser( comme avant), les vieux journaux (ça permettait aussi de relancer une presse très fatiguée). La margarine aussi à taux plein, normal, c’est du luxe. Le chocolat noir lui sera à 5.5% mais pas le chocolat au lait à 20%, moins il y a de cacao plus c’est taxé. Bref le maquis fiscal complètement kafkaïen mais qui justifie sûrement l’emploi de milliers de fonctionnaires pour mettre au point et contrôler une telle ingénierie fiscaliste. Les taux de TVA vont donc changer le 1er janvier. Le taux normal, actuellement de 19,6%, passera ainsi à 20%, et celui intermédiaire grimpera de 7% à 10%. La baisse du taux réduit pour l’alimentation, initialement prévue de 5,5% à 5%, n’aura, elle, finalement pas lieu. Alimentation, restauration, culture, immobilier… la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) affecte presque chaque bien et service vendu en France. Mais il est souvent difficile de s’y retrouver dans le maquis des différents taux. L’assujettissement à tel ou tel taux répond parfois à une curieuse logique. Pour preuve, ce petit tour d’horizon de biens et services touchant la vie quotidienne des Français.  La TVA à 5,5% ne concerne pas l’ensemble des produits de première nécessité, mais juste l’alimentaire. Ainsi, les sodas, qui sont loin des « premières nécessités », bénéficient pourtant du taux réduit. Au contraire, des articles de consommation quotidienne, comme le dentifrice ou le papier toilette, ne relevant pas de l’alimentaire, sont actuellement taxés à 19,6%. Et bien qu’alimentaires, certains produits sont tout de même exclus du taux réduit. Le caviar par exemple, mais aussi la margarine sont taxés au taux normal. Dans le chocolat et les confiseries, les différences varient quasiment d’un produit à l’autre. Le décret fixant le taux ne comporte pas moins de 10 catégories différentes, en fonction de la teneur en chocolat, de la taille, du poids et de la fabrication! Ainsi le chocolat noir est à 5,5% mais le celui au lait à 20%. De même, des bouchées au chocolat qui dépassent 5 centimètres ou 20 grammes seront taxées à 20%, alors qu’en-dessous, la TVA ne sera que de 5,5%.  Les « activités médicales et paramédicales » sont complètement exonérées de la TVA. Ainsi, il n’existe pas de taxe sur une consultation chez le psychologue ou le diététicien. Seule exception: les actes de chirurgie esthétique non pris en charge par l’assurance maladie, qui sont taxés au taux normal. Concernant les fournitures médicales, là encore la loi fonctionne au cas-par-cas. Ainsi des semelles vendues par votre podologue sont exonérées de TVA, mais des articles orthopédiques vendus en magasin spécialisé seront taxés. Si vous êtes malade, un transport d’urgence en ambulance sera aussi exonéré de TVA. Mais en revanche, un transport en véhicule sanitaire léger, pour des soins réguliers par exemple, est lui soumis au taux de 7%, qui sera relevé à 10%.  Dans l’immobilier, les différences de taux sont difficiles à suivre. Louer un immeuble nu et non-aménagé est exonéré de TVA, alors que la location d’une place de camping, qui relève du tourisme et de l’hébergement, bénéficie du taux intermédiaire. La location d’une place de parking dépend, elle, du taux normal, de 20% au 1er janvier. La TVA sur les travaux de rénovation énergétique des logements sera elle ramenée à 5,5% au 1er janvier. Concernant l’énergie, les abonnements au gaz et à l’électricité sont soumis au taux de 5,5%, mais la consommation de gaz et d’électricité dépendent du taux normal, qui sera de 20% en janvier.  Pour favoriser la culture, les 140 premières représentations d’un spectacle, qu’il s’agisse de théâtre, de cirque, ou de variétés, sont soumises au taux « super-réduit » de 2,1%. Au-delà de 140 dates, les spectacles culturels sont taxés à 5,5%. Petite exception: les spectacles ayant lieu dans des salles avec un service de consommation, comme les clubs ou les cafés, sont directement taxés à 5,5%. Enfin, les tickets de cinéma, actuellement taxés à 7%, bénéficieront désormais aussi de ce taux réduit de 5,5%.  La presse papier bénéficie aussi du taux super réduit de 2,1%. Une mesure dénoncée par les groupes d’information en ligne, qui sont soumis au taux normal. Mais le gouvernement a annoncé des négociations avec Bruxelles, afin d’harmoniser les taux pour la presse à 2,1%. Autre secteur soumis à la TVA à taux normal: les publications pornographiques. Ainsi, près de 20% du prix de Playboy va à l’Etat contre seulement 2,1% du prix d’un magazine people

 

« l’impact des hausses de TVA sera faible » (Christian Eckert -PS) , dixit un fonctionnaire !

« l’impact des hausses de TVA sera faible » (Christian Eckert -PS) , dixit un fonctionnaire !

L’économie vue par un enseignant. Pour lui pas d’impact de la hausse de TVA. Il faudra qu’il raconte cette fable par exemple aux services, aux transports ou à la restauration. Un raisonnement évidemment de fonctionnaire qui n’entretient avec l’économie que des liens très approximatifs. En fait cette baisse va impacter les prix et les marges. Dans les secteurs peu concurrencés par les entreprises étrangères come la distribution, il fauta  même s’attendre à une valse des étiquettes. Il faudra bien répercuter quelque part ces hausses dimpôts sur les marges, l’emploi ou les clients. Le rapporteur général PS du budget a pourtant justifié les hausses de TVA au 1er janvier en estimant que leur impact sera faible pour les consommateurs.  Christian Eckert ne redoute pas un impact massif sur les prix des hausses de TVA qui vont intervenir le 1er janvier. C’est en tout cas ce qu’il a affirmé ce 31 décembre sur RMC. « L’impact sur les prix, c’est la grande question, mais on peut penser que dans beaucoup de secteurs, les hausses pourraient être largement inférieures à ce que l’on peut attendre », a déclaré le rapporteur général PS du budget à l’Assemblée nationale. La raison essentielle selon lui? Les entreprises qui ont obtenu un allègement de charges via le CICE ne devraient pas répercuter les hausses. Il a, au passage, justifié ces hausses de taux liées au financement du nouveau crédit d’impôt : « il faut clairement le dire, l’objectif est de retrouver de la compétitivité ».  Toujours sur la TVA, Christian Eckert a estimé qu’en matière de taux, la France « se situe dans la moyenne des autres pays européens ». Il aurait cependant souhaité voir instaurer un 4eme taux de TVA, « de 13 ou 14 points, qui aurait été plus adapté à certains secteurs ».

 

Montebourg : des vœux pour sa pub

Montebourg : des vœux pour sa pub

 

Montebourg a choisi de mettre en valeur une douzaine d’entreprises sauvées pour présenter ses vœux ; une manière de rappeler qu’il est utile.12 entreprise sur plus de 60 000 fermées en un an, le bilan est maigre et le ministre du « redressement productif » (une sémantique riche mais un contenu pauvre pour un ministère sans pouvoir) veut montrer qu’il existe. « Ce sont des entreprises qui ont compté pour nous et avec lesquelles on a travaillé », a résumé, ce lundi, le ministère du Redressement productif. Le calendrier se veut un recueil d’ »instantanés » plus qu’ »un bilan » d’activités. Il s’agit aussi bien d’entreprises en difficulté qui ont pu trouver une solution avec le concours du ministère, que d’entreprises emblématiques du « Made in France » et de la relocalisation, ou encore porteuses de productions traditionnelles comme de technologies de pointe. Le Journal du Dimanche avait présenté des photos en exclusivité de ce calendrier. Parmi elles, figurent le producteur d’aluminium Rio Tinto Alcan repris l’été dernier par l’allemand Trimet, l’équipementier automobile Punch Powerglide repreneur du site de GM Strasbourg et le fabricant de deux-roues Solex qui a relocalisé à Saint-Lô. Sont également présentes des entreprises de haute-technologie (les lasers Quantel, les tablettes Qooq, l’impression 3D de Gorgé, l’équipementier en électronique Set, le sous-traitant aéronautique Deprecq), des métiers plus traditionnels (le mobilier métallique Fermob, les textiles Virtuose et les Tissages de Charlieu, les lunettes Atol). Chacune est représentée par l’un ou l’une de ses salariés que le calendrier veut ainsi « mettre à l’honneur », a-t-on expliqué. « Toute l’année, ces hommes et ces femmes font tourner la France », écrit Arnaud Montebourg dans ses vœux. Leurs portraits ont été réalisés en décembre à la Cité de la Mode et du Design à Paris.  Le calendrier numérique sera mis en ligne mardi à minuit sur le site du ministère, accompagné d’un bonus sur les coulisses de la séance de photos, et une version papier de la carte de vœux calendrier suivra.

 

Des tablettes espionnent les lecteurs

Des  tablettes espionnent les lecteurs

Comme le rapporte le New York Times, les liseuses électroniques, comme le Kindle d’Amazon, sont des armes de choix pour les éditeurs. Elles permettent de traquer et d’analyser très finement vos comportements de lecture. Et demain, pourquoi pas, d’adapter l’offre au goût des lecteurs. Un trentenaire aux cheveux sombres et aux yeux verts avec un accent européen: voici l’homme idéal selon les lectrices américaines de romans à l’eau de rose. Portrait-robot dressé à partir des données récoltées depuis les liseuses électroniques. Car ces discrets appareils sont aussi de redoutables mouchards. Ils savent qu’un fan de la saga Hunger Games lit en moyenne 57 pages par heure, que vous avez lâché Guerre et Paix au bout de deux chapitres et que vous avez triché en lisant directement la fin d’Harry Potter.  Ces données pourraient changer la vie des éditeurs, en leur permettant d’adapter finement leur offre selon vos goûts. La structure des romans par exemple : les liseuses montrent que l’on finit plus souvent les œuvres lorsqu’elles sont découpées en chapitres courts. Et même le contenu est concerné. L’éditeur en ligne Coliloquy analyse ainsi les préférences des lecteurs et leur permet de choisir la suite de l’intrigue. A l’écrivain de s’adapter à la demande. Certains y verront une négation de la littérature, d’autres l’entrée dans un nouvel âge, où le lecteur/consommateur est roi.

 

Sport business: des jeux faute de pain

Sport business: des jeux faute de pain

 

La crise n’a pas vraiment handicapé le sport business et des records de dépenses ont été atteints ; d’une certaine manière c’est un antidote à la crise. Le  sport fait rêver dans ce monde de grisaille et c’est tant mieux (c’est bien aussi de pratiquer). Pour autant certaines dépenses paraissent complètement démesurées en particulier dans le foot (où pourtant la plupart des grands clubs sont t en déficit). On peut aimer le foot et regretter toutefois les salaires indécents des pros comparés à ceux d’autres disciplines moins médiatisées et plus ingrates (athlétisme par exemple).

Quelques chiffres

> 100 millions d’euros : le prix du Gallois Gareth Bale, passé cet été de Tottenham au Real Madrid. Il s’agit du transfert le plus cher de l’histoire. Néanmoins, les dirigeants madrilènes réfutent ce montant, évoquant de leur côté la somme plus modique… de 91 millions.

> 1,4 milliard de dollars : les retombées économiques -initialement prévues- de la Coupe de l’America pour la ville de San Francisco. Mais un fiasco ayant entraîné le désistement de plusieurs participants a largement contribué à leur révision, de 500 millions de dollars environ.

> 34,3 millions de dollars : l’ensemble des gains distribués lors de l’US Open de tennis, en août dernier. Ce qui en fait le tournoi le mieux doté de l’histoire.

> 1,2 millions d’euros : le montant versé chaque année par Canal Plus pour le championnat de France de handball. A titre de comparaison, la Ligue de football professionnelle reçoit, elle, environ 150 millions d’euros par an.

> 540 millions d’euros : le budget que vise le Paris Saint-Germain à l’horizon 2016, ce qui le hisserait à hauteur des clubs les plus riches du monde comme le Real Madrid, le FC Barcelone, ou Manchester United.

> 200 milliards de dollars : la somme qu’est prêt à investir le Qatar dans l’organisation de la Coupe du monde, en 2022. Un montant qui devrait avoir du mal à éclipser la polémique sur les conditions de travail des ouvriers oeuvrant sur les chantiers qataris.

> 450.000 euros : la somme remportée par le vainqueur du Tour de France 2013, Christopher Froome. Son équipe, elle, a récolté plus de 500.000 euros.

> 400 millions d’euros : le prix global du Stade des lumières de Lyon, dont la première pierre a été posée en novembre par Jean-Michel Aulas, le président de l’OL. Il s’agit du premier stade de cette envergure (58.000 places) financé exclusivement par des fonds privés.

> 66 millions d’euros : le montant annuel proposé par Canal Plus pour conserver les droits du Top 14 de rugby, sur la période 2014-2018. Pas assez, selon la Ligue, qui a lancé un nouvel appel d’offres en décembre dernier, après de nombreux rebondissements. Du coup, l’affaire pourrait finir devant les tribunaux.

> 800.000 dollars : le prix (maximum) d’une place pour assister au Superbowl, en février dernier. La finale du championnat de football américain bat d’autres records : pour l’édition 2014, le spot de pub s’est vendu 4 millions de dollars pour…30 secondes.

 

Budget : 10% des textes rejetés par le conseil constitutionnel

Budget : 10% des textes rejetés par le conseil constitutionnel

 

 

 

Les  Sages du Palais Royal ont annoncé dimanche avoir annulé plus de 10% des articles des deux textes, dont certains de leur propre initiative.  Soulagement pour le gouvernement: la taxe à 75% a cette fois échappé à la censure. Dans sa nouvelle mouture, elle s’applique aux entreprises versant à des salariés une rémunération annuelle supérieure à un million d’euros.  Promesse phare de François Hollande, cette taxe avait été retoquée l’an dernier, mettant le président et son gouvernement dans une position particulièrement inconfortable.  De même, une des marques de fabrique du quinquennat Hollande, la refonte de la politique familiale, a été validée par le Conseil. Celui-ci a en effet jugé que l’abaissement du plafond du quotient familial à 1.500 euros par demi-part au lieu de 2.000, une des dispositions les plus contestées par l’opposition, n’était « pas contraire au principe d’égalité ».  Se disant « satisfait que la quasi-totalité des articles » aient été validés, le ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve a en outre rappelé à l’AFP que « la trajectoire de finances publiques » du gouvernement, c’est-à-dire ses prévisions macro-économiques et l’effort budgétaire entrepris, n’avait pas été remise en cause.  Son entourage a rappelé que les mesures sanctionnées, si elles étaient quantitativement plus nombreuses que l’an dernier, avaient un impact financier nul ou insignifiant quand celles validées permettaient notamment de réaliser 15 milliards d’économies sur la dépense publique.  Cette source a également rappelé que la contribution énergie-climat, la fameuse « taxe carbone » si contestée, avait été entérinée.   »Les mesures annulées ne modifient qu’à la marge l’équilibre défini dans les lois de finances. L’objectif de réduction continue du déficit public engagé depuis 2012 est ainsi confirmé », ont réagi dans un communiqué le ministre de l’Economie Pierre Moscovici et M. Cazeneuve.  Le nombre de dispositions censurées peut se lire comme une critique par les Sages de la qualité du travail parlementaire: plus de la moitié ont en effet été retoquées pour des raisons de pure forme, notamment parce qu’elles ont été jugées « hors sujet » par le Conseil et n’ayant pas leur place dans un texte budgétaire.  Plus gênant pour le gouvernement, une nouvelle modalité de plafonnement de l’Impôt de solidarité sur la fortune, déjà retoquée l’année dernière sous une autre forme, a été annulée par le Conseil.  Les revenus « latents » émanant de contrats d’assurance-vie en euros ne pourront pas être pris en compte dans le calcul du plafonnement qui permet aux contribuables de ne pas payer plus de 75% de leurs revenus annuels au fisc.  Les Sages ont également annulé la réforme de l’imposition des plus-values enregistrées lors de la cession de terrains à bâtir car, selon le Conseil, « le contribuable pouvait être imposé dans des conditions qui méconnaissent l’exigence de prise en compte de ses capacités contributives ».  Malgré cette décision, « une grande partie des dispositions (…) visant à la modernisation de l’économie par la relance de l’activité immobilière » a été validée, a observé M. Cazeneuve.  Concernant la série de dispositions censurées sur la lutte contre la fraude fiscale qui émanait d’amendements parlementaires, le ministre a rappelé qu’il avait lui-même « exprimé des réserves en séance » devant les parlementaires.  De leur propre chef, les Sages ont de nouveau annulé la prolongation du régime fiscal dérogatoire dont bénéficie la Corse sur les droits de succession sur les biens immobiliers.  Ils ont par ailleurs empêché le gouvernement de mettre un terme à la saga des emprunts « toxiques » souscrits par nombre de municipalités, en rejetant la disposition qui permettait de valider les emprunts souscrits même en l’absence de la mention d’un taux effectif global.  Ce vice de forme avait été utilisé par les avocats de certaines municipalités pour obtenir une très forte réduction de leurs remboursements… au détriment des banques prêteuses, souvent soutenues à bout de bras par l’Etat.  En revanche, le conseil a validé la création d’un fonds de soutien de 100 millions d’euros par an pendant 15 ans pour aider les municipalités incapables de faire face à leurs engagements.  Dans la loi de finances rectificative pour 2013, le Conseil a validé la création d’un fichier national des contrats d’assurance-vie, au nom de la lutte contre la fraude fiscale.  En revanche, le Conseil constitutionnel a refusé que la « taxe Buffet » sur la cession des droits télévisés d’événements sportifs se déroulant en France soit appliquée aussi aux organisateurs basés à l’étranger, comme l’UEFA par exemple.

 

Hollande : des vœux 2014 pathétiques… sans doute

Hollande : des vœux 2014 pathétiques.. sans doute

 

On se demande bien ce que Hollande pourrait dire de positif lors de son allocution pour les vœux de 2014. Sans doute une intervention pathétique car il a à peu près tout raté ; la croissance, le chômage, les déficits, la justice sociale, le pouvoir d’achat. Lui qui voulait réenchanter le rêve français a plongé un peu plus le pays dans le cauchemar. Sans doute n’est-il pas responsable seul de ce déclin du pays engagé déjà depuis de nombreuses années mais il porte une lourde responsabilité du fait de son déni de réalité et de ses promesses irresponsables. On connait déjà le fond du discours : demain ça ira mieux, on est sur la bonne voie, la croissance est là, l’inversion du chômage est amorcée. Ce ne sont pas tant ses lamentables résultats qui lui sont reprochés que ses mensonges. Mensonge d’abord sur son idéologie. Théoriquement socialiste, Hollande pratique en fait un  social libéralisme qu’il n’assume pas  ; En gros, il suit avec des contradictions les injonctions de Bruxelles. Injonctions qu’il avait promis d’ infléchir en menaçant de ne pas signer le pacte de stabilité. En fait il s’est couché devant Merkel et la commission européenne. Il a bien tenté de masquer la gravité du déclin économique avec des questions de société mais les français ne sont pas dupes. La seule question prioritaire c’est l’emploi (il s’en est rendu compte bien tardivement) et donc d’abord la croissance. Sur ce point la France ne connaitra pas d’amélioration significative avant 2015 ; même sur le plan de la posture, il a menti. Il voulait être un président normal, discret, réfléchi alors qu’il a occupé l’espace médiatique autant que Sarkozy intervenant sur tout et sur rien (le sommet étant atteint avec l’affaire Leonarda). De toute évidence Hollande (Président par défaut suite à l’affaire DSK)  n’a pas l’étoffe pour assumer la charge. Le costume est encore bien  trop grand en dépit de l’embonpoint retrouvé. La vérité c’est que cet homme d’appareil, pur produit de l’oligarchie française, n’a aucune ligne politique qu’il suit le courant dominant mais en essayant de slalomer entre les obstacles pour éviter d’avoir à trancher et à faire les réformes structurelles pour sortir le pays de sa paralysie. Hollande était usé avant même sa prise de fonction, sans véritable vision, sans stratégie et même sans réelle conviction autre que celle du pouvoir ; un pouvoir dont il ne sait que faire. Il est tellement discrédité que même éventuelles profitions pertinentes ne pourraient plus trouver de crédit  auprès d’une opinion lassée, désespérée en pleine dépression économique, sociale et même morale.

Jean-Jacques Goldman personnalité préférée des français …. Pour son silence !

Jean-Jacques Goldman personnalité préférée des Français …. Pour son silence !

 

Il est le préféré des français mais ne s’sen glorifie pas au contraire. « Je ne souhaite toujours pas participer à cette bizarrerie de l’époque qui consiste à dire très fort et partout qu’on n’a rien de spécial à dire », a réagi le chanteur-auteur-compositeur. Une maxime de sagesse dont devraient bien s’inspirer nombre de politiques !  En effet Le chanteur Jean-Jacques Goldman est la personnalité préférée des Français, selon un sondage paru dans le « Journal du Dimanche » ce 29 décembre. Jean-Jacques Goldman domine pour la deuxième fois le classement des personnalités préférées des Français établi par le Journal du Dimanche, et publié ce dimanche 29 décembre. Le chanteur se situe très largement en tête, avec 48% d’opinions favorables, en hausse de 8 points par rapport au précédent classement. En deuxième position, celui qui l’avait détrôné, l’acteur Omar Sy. En revanche, Sophie Marceau perd sa troisième place au profit de Mimie Mathy. Jean-Jacques Goldman, 62 ans, tient à sa discrétion.

Vers une remontée des taux ?

Vers une remontée des taux ?

 

En théorie on devrait assister  une remontée des taux des banques centrales avec la reprise qui s’annonce dans certains  pays ; Pour autant rien n’est sûr sur l’ampleur de cette reprise et il se pourrait que 2014 constitue une année de transition avec encore le maintien d’une certaine politique accommodante pour ne pas tuer le réveil de l’emploi et l’activité. Dans une économie en convalescence, la Réserve fédérale américaine (Fed) aura été la star de l’année. Les 85 milliards de dollars injectés chaque mois dans le circuit financier ont permis aux taux d’emprunts à dix ans des Etats-Unis, mais aussi des pays de la zone euro, de revenir à des niveaux plus confortables.  Le taux de l’emprunt allemand de référence, appelé « Bund », s’est ainsi rapproché de son plus bas historique, à 1,152% le 2 mai, son homologue français inscrivant ce même jour un record à 1,659%. Ceux de l’Espagne et de l’Italie, qui s’étaient envolés au plus fort de la crise de la zone euro, sont aussi retombés sous les 4%. Jusqu’à ce que Ben Bernanke, le patron de la Fed, annonce qu’en raison des progrès de l’économie, un début de réduction de ce soutien pouvait être envisagé.  L’été devait alors connaître une remontée brutale des taux.  L’effet de cette annonce a été atténué par le statu quo observé ensuite par la Fed ainsi que par l’engagement de la Banque centrale européenne (BCE) à maintenir sa politique accommodante, avec notamment l’annonce surprise d’une baisse de son taux directeur en novembre.  La situation a été « particulièrement difficile de début mai à début septembre, quand la Fed a commencé à parler de réduire ses achats d’actifs, car le marché a aussi conclu que cette réduction allait être suivie par d’autres pas, et notamment une hausse des taux ». D’où un « effet très négatif sur le marché obligataire », relate Vincent Chaigneau, responsable de la stratégie obligataire à la Société Générale.   »Depuis, la Fed a fait des efforts considérables pour bien expliquer » qu’il s’agissait de « deux choses très différentes », ce qui a permis d’ »enrayer le mouvement de forte hausse des taux longs », complète-t-il.  La boucle a été bouclée avec la dernière réunion de la banque centrale américaine le 19 décembre qui a mis ses avertissements à exécution, en réduisant de 10 milliards de dollars ses achats.  Les principaux bénéficiaires cette année ont été les pays plus fragiles de la zone euro, dont l’écart de taux (« spread ») avec le Bund, est au plus bas depuis la crise de 2011.  C’est une « très belle année pour l’Italie et spectaculaire pour l’Espagne », relève Axel Botte, strategiste obligataire de Natixis AM.   »Les investisseurs vont vers un début de normalisation » pour ces dettes, « même si nous sommes encore très loin des normes », juge également Frédérik Ducrozet, économiste du Crédit Agricole CIB.  Avec un taux d’emprunt à dix ans inférieur à celui des États-Unis, la France est aussi « toujours vue comme » un des pays les plus solides en zone euro, explique M. Botte.  Elle bénéficie en outre d’une « grosse épargne et du soutien des investisseurs domestiques en premier lieu les assureurs », souligne Patrick Jacq, stratégiste obligataire de BNP Paribas.  Le défi pour 2014 sera de se passer des banques centrales, ce qui se traduira sans doute par un début de remontée des taux d’emprunt. Une tendance accentuée par la reprise, car ce marché refuge en temps de crise offre des rendements moins intéressants quand les investissements plus risqués comme la Bourse sont florissants.  La situation semble désormais assainie: le Portugal a repris avec succès ses émissions de dette, l’Irlande est sortie du plan d’aide, l’Italie a retrouvé la stabilité politique, la Grèce a réduit son déficit et Chypre progresse rapidement.   »Pour 2014, nous prévoyons la poursuite de la remontée des taux américains », ce qui « traduit notre optimisme sur l’économie américaine, avec des prévisions de croissance supérieures à 3% », détaille M. Chaigneau. Côté européen, la remontée devrait être plus lente, « car nous pensons qu’en zone euro la croissance va rester faible à 0,6% ».  La reprise restant fragile, les banquiers centraux devraient néanmoins continuer à surveiller les marchés comme le lait sur le feu.  Selon M. Botte, 2014 sera « une année de transition pour la Fed, car il faut préparer le marché à un retour à une politique de taux plus basée sur des données macroéconomiques. Le marché va devoir se réhabituer à cela, mais ce n’est pas un ajustement très difficile à faire ».

 

Economie mondiale : le tassement des pays émergents

Economie mondiale : le tassement des pays émergents

 

Depuis des années, l’économie mondiale ne jurait que par eux: le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud…  Leur forte croissance compensait la stagnation des pays avancés, leurs marchés intérieurs en pleine expansion aiguisaient les appétits des grands groupes occidentaux, leurs bas coûts de production faisaient tourner le commerce mondial et leurs réserves de devises leur permettaient de financer l’endettement occidental.  Mais 2013 a marqué un coup d’arrêt. Ils ont perdu un peu de leur lustre, pour être considérés d’un ?il peut-être plus lucide.   »Nous l’attendions depuis un moment, mais c’est devenu très clair » en 2013, a déclaré à l’AFP Jennifer Blanke, chef économiste du World Economic Forum (WEF), basée à Londres.  Pour l’économiste Chris Weafer, associé-senior de la firme de conseil Macro Advisory, basée à Moscou, ce « changement d’attitude envers les émergents » était « nécessaire et retardé depuis trop longtemps » par des investisseurs bercés d’illusions, voire « complaisants ».  Tout d’abord, plusieurs grands émergents ont vu leur croissance nettement ralentir. La Russie, l’Afrique du Sud, mais surtout, le premier d’entre eux, la Chine. Et si la Chine éternue, l’économie risque le rhume un peu partout dans le monde.  La banque espagnole BBVA identifie comme un « facteur de risque » au niveau international « l’ajustement (à la baisse) de la croissance de la Chine et d’autres économies émergentes ».  Pour la Banque centrale européenne, « tout ajustement plus brutal ou désordonné dans les économies émergentes doit être surveillé de près, compte tenu des risques d’impact plus forts et plus durables en zone euro ».   »Les investisseurs avaient présumé que la Chine continuerait à croître à un taux de 8-9% par an. C’est impossible sur le long terme », explique à l’AFP M. Weafer, alors que l’objectif officiel de croissance de Pékin pour 2013 est de 7,5%.  Malgré tout, « nous sommes soulagés parce que certains parlaient d’un atterrissage brutal » de l’économie chinoise, qui aurait eu des conséquences plus graves, pointe Mme Blanke.   »Plusieurs pays sont devenus dépendants » de la croissance chinoise, souligne UBS dans une note sur les perspectives d’investissements en 2014.   »La croissance des investissements chinois a alimenté la demande de matières premières et soutenu plusieurs économies telles que le Brésil ou l’Australie », poursuit la banque suisse qui prévient qu’il « n’y a pas de +Chine après la Chine+ ». En d’autres termes, il n’y aura pas de superpuissance avec une croissance à deux chiffres capable de remplacer la Chine comme moteur de l’économie mondiale.  A ce ralentissement vient s’ajouter un deuxième facteur de risque: l’instabilité financière. Cet été, Bourses et devises de plusieurs émergents ont été très chahutées par le reflux brutal de capitaux provoqué par la perspective de la fin de la politique monétaire ultra-généreuse de la Banque centrale américaine.  Plusieurs grands groupes américains ou européens ont ainsi subi de lourdes pertes financières à cause des effets de change.  Enfin, l’instabilité sociale est un autre facteur de risque, « comme ce que nous avons vu récemment au Brésil ou en Afrique du Sud, avec des gens qui exigent une plus grande part du gâteau, parce qu’ils ne constatent pas d’amélioration (de leur qualité de vie) aussi rapide qu’ils le souhaitent », analyse Mme Blanke.  C’est « un très gros risque, et je crois que ces pays en sont conscients », selon Mme Blanke, même si elle admet que plusieurs d’entre eux n’ont pas assez mis à profit les années d’opulence écoulées pour se réformer suffisamment.   »Un gouvernement doit écouter la voix de la rue. Un gouvernement ne peut pas s’isoler et se refermer sur lui-même », reconnaissait fin novembre dans le journal El Pais la présidente du Brésil, Dilma Rousseff.

Production : hausse de 0,5% des prix en novembre

Production : Hausse de 0,5% des prix en novembre

 

En dépit de  la hausse de novembre, la faiblesse de la demande tire les prix à la baisse (-0.6% sur un an). Les prix à la production de l’industrie sur le marché français ont augmenté de 0,5% en novembre par rapport au mois précédent, une hausse principalement due à celle des prix de l’électricité, selon les données publiées vendredi par l’Insee. Sur un an, les prix à la production sont en recul de -0,6%. L’institut de la statistique souligne dans un communiqué que les prix de l’électricité ont progressé de 4,1% sur le mois du fait du passage au tarif d’hiver. Les prix des produits manufacturés ont été quasi-stables ou en légère baisse le mois dernier. La hausse de novembre fait suite à un recul révisé a -0,3% en octobre (-0,2% en première estimation). Les prix des produits industriels destinés aux marchés extérieurs sont restés stables après avoir reculé de 0,5% en octobre. Sur un an, ils reculent de -1,2%. Sur l’ensemble des marchés, les prix ont progressé de +0,3% après -0,3% en octobre, leur baisse sur un an ressortant a -0,8%.

Annulation des tarifs du gaz ?

Annulation des tarifs du gaz ?

La procédure est astucieuse, le gouvernement annonce la limitation des hausse des prix du gaz mais le conseil d’Etat est saisi et finalement le gouvernement se plie aux augmentations du Conseil d’Etat ; Il ne pouvait en être autrement pour les récentes décisions tarifaires et le gouvernement le savait ; il se donne ainsi bonne conscience  « ce n’est pas de ma faute mais celle du Conseil d’Etat » belle hypocrisie en vérité ! Le Conseil d’Etat pourrait annuler des tarifs du gaz à la suite de nouveaux recours déposés par l’Anode, une association qui regroupe les concurrents de l’opérateur historique GDF Suez, écrit jeudi le quotidien Les Echos. Selon le quotidien, le rapporteur du Conseil d’Etat a conclu, lors d’une audience qui s’est tenue la semaine dernière, que les arrêtés tarifaires portant sur la seconde moitié de 2012 et le mois de janvier 2013 « étaient tous illégaux et devraient donc être annulés ». Un porte-parole du Conseil d’Etat a déclaré qu’une décision sur les tarifs du gaz serait rendue lundi prochain, refusant de préciser sur quels tarifs en particulier. « Nous n’avons guère de doutes sur le fait que le Conseil suivra les conclusions de son rapporteur, car il a annulé début octobre l’arrêté tarifaire pour le premier semestre 2012, exactement sur les mêmes motifs », estime Fabien Choné, président de l’Anode, qui regroupe Direct Energie, ENI, ou encore Lampiris, cité par Les Echos. Si le Conseil d’Etat prononce de nouvelles annulations, le gouvernement devra prendre des arrêtés tarifaires rectificatifs, qui conduiront à imposer des augmentations rétroactives aux chaufferies collectives et à rembourser le trop-perçu aux PME concernées, ajoute le quotidien économique. L’association a fondé son recours sur l’inégalité de traitement entre consommateurs: le gouvernement a différencié l’un des tarifs pratiqués (pour les consommateurs « moyens ») en fonction de l’usage du local concerné, selon qu’il est ou non destiné à l’habitation. Son objectif était alors de limiter la hausse pour les ménages. Les sites concernés, essentiellement les chaufferies collectives, ont subi une augmentation moins élevée que les petites entreprises de consommation équivalente. Une inégalité jugée illégale en octobre dernier par le Conseil d’Etat, car cette différence de traitement n’est pas justifiée par un « motif d’intérêt général suffisant », précise le quotidien.

 

Pas de croissance sans investissement des entreprises

Pas de croissance sans investissement des entreprises

 

C’est la conclusion d’économistes interrogés par l’AFP. Difficile d’envisager un redémarrage car les capacités actuelles des entreprises  sont déjà ou-sous-utilisées, par ailleurs les taux de marge sont au plus bas depuis 30 ans. Il faudrait aussi que les perspectives de la demande soient plus dynamique, enfin que les banques soutiennent  davantage le secteur productif notamment les PME au lieu de spéculer avec l’argent des déposants et de la BCE ‘ (ces liquidités de la BCE expliquent largement le niveau artificiel des cours des bourses européennes).    L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a révisé mardi à la hausse le taux de croissance pour le deuxième trimestre, à 0,6%, et confirmé son repli de 0,1% au troisième trimestre, comme déjà au premier.  Alors qu’il prévoit un nouveau rebond (0,4%) en fin d’année, l’Institut confirme une année 2013 à l’activité erratique qui devrait au 1er janvier assurer un acquis de croissance pour 2014 de 0,1%.  Composante essentielle de la croissance française, la consommation des ménages reste en petite forme au troisième trimestre (+0,1%) reflétant un pouvoir d’achat en baisse de 0,1% après des hausses les deux trimestres précédents. Sur le mois de novembre néanmoins, la consommation a augmenté de 1,4%, laissant augurer une progression au 4e trimestre.  Quant au commerce extérieur, sa contribution comptable à l’évolution du produit intérieur brut est négative: -0,6 point, après +0,1 point le trimestre précédent.   »La composition de la croissance n’est pas très rassurante (…) surtout parce que l’investissement des entreprises ne repart pas », commente Eric Heyer, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques. « La vraie reprise sera le jour où l’investissement repartira », rappelle-t-il.  Il cite trois facteurs qui expliquent que celui-ci soit en baisse de 0,4% au troisième trimestre: la sous-utilisation des équipements, le crédit toujours en panne et des perspectives économiques peu attrayantes.   »Le plus préoccupant, c’est le taux de marge des entreprises qui est au plus bas depuis 1985″, confirme Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis. Celui-ci a en effet reculé de 0,5 point entre juillet et septembre, à 27,7% (rapport de l’excédent brut d’exploitation à la valeur ajoutée).  Or, explique M. Waechter, ce taux très bas empêche les entreprises d’investir. C’est par l’investissement « qu’on pourrait imaginer une reprise de l’activité, quelque chose d’un peu durable à partir de 2014″, détaille-t-il, précisant que « si on n’a pas d’investissement, on va rester sur une croissance sans effet de persistance ».  Interrogé sur la respiration que pourrait apporter le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) aux entreprises en 2014 (10 milliards reversés aux entreprises), l’économiste estime que « c’est une condition nécessaire mais pas une condition suffisante ».   »Je pense que l’année 2013 nous donne en quelque sorte les problèmes et les solutions: elle nous montre à quel point c’est l’investissement privé qui fait la croissance et à quel point, pour fabriquer et soutenir cet investissement privé, il faut un accord économique et social profond », renchérit l’économiste Jean-Paul Betbèze.  Pour lui, cela passe par « des accords de modération salariale » mais aussi par une « stabilisation » fiscale puis une « décrue ».   »Pourquoi ce problème d’investissement qui fait la croissance? Parce qu’on a aujourd’hui une pression beaucoup plus forte des deux compétitivités: la compétitivité hors coût, l’innovation, qui fait que vous devez obligatoirement investir, c’est l’investissement à l’allemande. Et, d’autre part, vous avez les effets des baisses de salaires d’Espagne et d’Italie qui, elles, mordent sur la compétitivité coût », argumente-t-il.  Pour l’économiste néanmoins, le plus risqué pour l’économie française à long terme est « la déqualification des gens du fait des technologies nouvelles ». « Le maintien d’un emploi qualifié me paraît beaucoup plus important que les négociations salariales », avance-t-il.

 

Consommation des ménages : légère hausse en novembre à cause du froid

Consommation des ménages : légère hausse en novembre à cause du froid

Une petite hausse pas très significative, pas suffisante en tout ca pour redresser la croissance Selon l’Insee, ce 24 décembre, les dépenses en biens et en énergie des Français ont augmenté de 1,4% au mois de novembre, après une baisse de 0,2% en octobre, révisée à 0,1% ce mardi.   L’augmentation des dépenses en énergie est la première responsable de cette hausse, précise l’institut. Elles ont cru de 7,5% le mois dernier, du fait de températures inférieures aux normales saisonnières. Les dépenses en carburant, elles, diminuent.  Les dépenses en biens fabriqués continuent également leur progression entamée en juin. Hors biens durables tels que des automobiles ou des équipements pour la maison, les ménages ont acheté davantage de vêtements et cuirs, principal facteur de hausse ave +0,5%.  En revanche, la consommation de produits alimentaire se tasse de 0,6% en novembre, après une progression de 1,5% en octobre. La baisse des ventes de tabac l’explique en partie.  L’institut de la statistique publie également ses statistiques sur la conjoncture au troisième trimestre. L’acquis de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2014 reste estimé à +0,1 %, en dépit d’un repli sur le trimestre, de 0,1%. Au deuxième trimestre, il avait progressé de 0,6%.  Les exportations ont recommencé à chuter, de 1,3% après avoir augmenté de 1,9% le trimestre précédent, alors que la progression des importations décélère légèrement, à +0,9% après +1,5%. Si bien que ni le commerce extérieur, ni la consommation des ménages, revue à +0,1%, ne participent à la croissance.  Le pouvoir d’achat des ménages s’est par ailleurs infléchi au troisième trimestre 2013, notamment en raison de la baisse des salaires dans les entreprises et de la hausse des impôts.

Assurance-chômage: le montant et la durée des cotisations en cause

Assurance-chômage: le montant et la durée des cotisations en cause

18 milliards  de déficits  cumulés en 2013, 23 en 2014 pour le régime chômage vont justifier une nouvelle confrontation patronat-syndicats. Avec comme conséquences la remise en cause du montant des  indemnités. Il faudra trancher ou laisser filer ce déséquilibre. De toute évidence ce filet social est indispensable pour autant certaines dérives transforment l’ assurance en congés supplémentaires. Des dérives certes très minoritaires mais qui coûtent très cher. Et il ne faudra pas compter sur hypothétique reprise pour équilibrer les comptes annuels encore moins pour apurer la dette.  Les discussions sur l’assurance chômage ont déjà été repoussées en octobre en raison d’un embouteillage sur les dossiers sociaux. Ce sera donc pour janvier. L’enjeu est considérable. Il s’agit de mettre un terme au déficit du régime de l’assurance chômage (Unedic) qui se creuse tous les ans de 5 milliards d’euros. L’équation s’annonce difficile.  Côté patronat, on annonce d’ores et déjà qu’il va falloir discuter sans tabou avec en filigrane la question de la dégressivité des indemnités chômage, et évoquer le niveau des cotisations. Deux préalables qui ne vont pas du tout dans le sens des syndicats pour lesquels l’allocation chômage reste un filet de sécurité. Le gouvernement a déjà clairement affiché sa position: lui non plus ne veut pas rogner les indemnités, surtout pas en période de chômage de masse. Après les accords signés sur le marché du travail et sur la formation, ce sera la prochaine négociation-test de la méthode Hollande.

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