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Réforme des retraites : insuffisante à long terme

Réforme des retraites : insuffisante à long terme 

La réforme des retraites ne paraît pas suffisante pour assurer la pérennité du système à long terme, estime l’agence de notation Fitch Ratings. Fitch, qui note la France AA+, soit la deuxième meilleure note possible, avec une perspective stable, précise que la réforme ne modifie pas substantiellement sa prévision d’un déficit public ramené à environ 1% du PIB en 2017. « Les récentes annonces du gouvernement français sur sa réforme des retraites constituent une étape positive pour la signature de crédit, qui atténuera la pression immédiate sur le système de retraites même si elle ne compense pas totalement la charge financière liée au vieillissement de la population », lit-on dans un communiqué. L’agence souligne que la réforme ne reprend pas les recommandations de la Commission européenne, parmi lesquels figurent le relèvement de l’âge légal de départ et celui de l’âge de la retraite à taux plein, ni la modification des règles d’indexation des pensions. « En conséquence, les dernières annonces, à elles seules, n’apparaissent pas suffisantes pour combler les déficits persistants et rendre le système français de retraites soutenable à long terme », poursuit le communiqué. Fitch estime que cette réforme est cohérente avec l’approche de réforme « graduelle » adoptée depuis l’élection de François Hollande dans des domaines comme la compétitivité et le marché du travail. Mais « l’impact de ces réformes sur l’économie et les finances publiques est incertain », ajoute-t-elle.

 

Rénovation thermique : des aides pour les plus modestes qui financent comment ?

Rénovation thermique : des aides pour les plus modestes qui financent comment ?

 

La rénovation thermique c’est bien mais en général elle concerne plutôt les ménages assez aisés ; il faut en effet compter en moyenne 25 000 euros ; Le gouvernement peaufine pourtant son plan d’aide, qui devrait être annoncé d’ici une dizaine de jours, au plus tard le 20 septembre. En voici les grandes lignes. Elles doivent permettre d’améliorer l’isolation des logements, par exemple pour la réfection d’une toiture. Jusqu’à 3.800 euros pour les ménages les plus modestes et à partir de 1.300 euros pour les autres. Le gouvernement espère financer la rénovation de 500.000 logements par an dans l’ancien.  Attention, il faudra faire vite pour profiter de cette prime. Le dispositif ne devrait être ouvert que pour une durée comprise entre 18 mois à deux ans. Les aides seront financés par le programme d’investissements d’avenir. Il ne s’agit pas d’un nouveau dispositif mais d’une rationalisation des moyens existants. Le gouvernement a ainsi décidé de mettre en place un guichet unique dans chaque département, en faisant travailler ensemble les différentes agences – ADEME, ANIL, ADA – et les services de l’État.

 

Syrie : Poutine veut des preuves « convaincantes »

Syrie : Poutine veut des preuves «  convaincantes »

La Russie serait prête à agir « résolument » voire même à soutenir une action armée en Syrie si les Occidentaux présentaient à l’ONU des « preuves convaincantes » de l’usage d’armes chimiques par le pouvoir syrien. « S’il y a des informations selon lesquelles des armes chimiques ont été employées, et employées par l’armée régulière (de Syrie), alors ces preuves doivent être présentées au Conseil de sécurité de l’ONU (…). Et elles doivent être convaincantes« , a expliqué le président russe, Vladimir Poutine dans une interview à la chaîne Pervyi Kanal.    »Après cela nous sommes prêts à agir le plus résolument et sérieusement possible« , a-t-il ajouté, répondant au journaliste qu’il « n’excluait pas » de soutenir une action armée occidentale.  Le président russe a par ailleurs annoncé que la Russie avait suspendu ses livraisons de missiles S300 à la Syrie. « Nous avons un contrat de livraison de S300, nous avons fourni certains composants, mais nous n’avons pas achevé nos livraisons, nous les avons pour l’instant suspendues », a-t-il déclaré à propos de ces systèmes d’armes perfectionnés, équivalents du Patriot américain.

Immobilier : rebond des prix du neuf dans les grandes villes ? Du pipeau !

Immobilier : rebond des prix du neuf dans les grandes villes ? Du pipeau !

Le Echos reprennent  les arguments du lobby immobilier en annonçant une reprise des prix du neuf dans les grandes villes ; En faat cette information se fonde sur un site internet qui ne peut prendre en compte le prix réel de la transaction ; il y a en effet une grande différence entre les prix affiché et les prix de transaction. Au mieux dans les grandes villes les prix cessent de baisser. En outre ce qui domine c’est la baisse de transactions. Après un premier semestre difficile, les prix de l’immobilier neuf sont repartis à la hausse l’été dernier dans six des principales villes de France. A Paris et Toulouse notamment, l’inversion de tendance, qui reste à confirmer, est spectaculaire. Depuis le début de l’année, les prix de l’immobilier neuf étaient orientés à la baisse, selon les chiffres du baromètre du portail Trouver-un-logement-neuf.com . Mais la tendance semble être en train de s’inverser en cette rentrée 2013, conformément au constat dressé cette semaine par les promoteurs immobiliers . Selon le site internet qui étudie les prix du neuf dans 10 grandes localités, sur un mois, les prix sont repartis à la hausse dans six villes, du moins pour les trois pièces, la surface de référence dans le neuf.

 

Cigarettes : baisse des rentrées fiscales à cause des hausses

Cigarettes : baisse des rentrées fiscales à cause des hausses

 

On change d’objectif pour les cigarettes ; avant c’était objectif santé donc augmentation des taxes. Comme les recettes discales baissent, les hausses d’octobre sont annulées, c’est l’objectif fiscalité ; Du coup on n’entend plus Touraine sur la question mais le Ministre du budget. !  Le gouvernement vient de faire un joli cadeau aux buralistes et aux cigarettiers, qui s’attendaient à devoir augmenter d’au moins 20 centimes leurs prix à compter du 1er octobre. Non seulement la hausse d’octobre est une tradition depuis plusieurs années, mais Marisol Touraine, la ministre de la Santé, l’avait promise au début de l’été.  Son collègue en charge du Budget, Bernard Cazeneuve, a créé la surprise vendredi en fin de journée en publiant un communiqué annonçant qu’il allait homologuer dans les prochains jours les prix du tabac manufacturé pour le dernier trimestre 2013. Ils n’augmenteront pas par rapport aux prix actuels. Vu de Bercy, cette absence de hausse est dictée par des impératifs financiers pour les caisses de l’État. Depuis le début de l’année, les ventes de cigarettes ont en effet baissé de près de 8 % ; c’est la conséquence de la hausse de prix intervenue en octobre 2012 (+ 40 centimes par paquet). La baisse est même si forte que, sur le premier semestre, les revenus liés au tabac ont baissé, ce qui n’était pas arrivé depuis très longtemps. Et s’ils stagnent depuis deux mois, c’est uniquement grâce à la nouvelle hausse intervenue début juillet (+ 20 centimes). Privilégiant l’impératif budgétaire sur l’impératif de santé publique, Bercy a renoncé à augmenter le minimum de perception, ce qui aurait obligé les fabricants à relever leurs tarifs. Il ne s’agit toutefois que d’une pause. Les prix du tabac augmenteront significativement en janvier, avec la hausse de la TVA. Marisol Touraine tiendra sa revanche sur Bernard Cazeneuve et les cigarettiers.

 

Chômage: des chiffres de juillet bidonnés

Chômage: des chiffres de juillet bidonnés

 

 

 

D’après le gouvernement les chiffres ne seront pas catastrophiques ; en cause le fait que juillet n’est pas significatifs : beaucoup n’actualisent pas leurs situations (ceux qui ne touchent pas d’indemnités), les demandeurs d’emplois s’inscrivent peu pendant l’été et il y a enfin les emplois saisonniers qui faussent les chiffres. Il n’ya que les chiffres d septembre qui seront significatifs. Le gouvernement, qui voit l’échéance se rapprocher, espère enfin enrayer la hausse continue des demandeurs d’emploi depuis plus de deux ans.  En juin – 26e mois de hausse -, un nouveau record avait été atteint avec 3,279 millions de personnes sans activité en métropole (+14.900 en un mois).  Malgré le grand scepticisme de l’opinion, l’exécutif affiche une pleine confiance dans la promesse présidentielle.   »Oui, nous inverserons la courbe du chômage (…) d’ici la fin 2013″, a réaffirmé dimanche le ministre du Travail Michel Sapin, estimant que si les chiffres de juillet marquent « un ralentissement », « c’est que nous allons dans la bonne direction parce qu’avant d’inverser, il faut arrêter ». Le mois dernier, M. Sapin s’était dit convaincu déjà que le gouvernement était en « phase » de « stopper la hausse » et avait noté une « amélioration » malgré l’augmentation.  Optimisme aussi du côté de son collègue de l’Economie Pierre Moscovici, rasséréné par un rebond inespéré de la croissance au deuxième trimestre (+0,5% selon l’Insee). L’inversion « va arriver d’ici la fin de l’année. J’en ai la conviction, une conviction informée », estimait ce dernier il y a quelques jours. « Je suis confiant sur l’inversion de la courbe du chômage. Nous allons y arriver », avait insisté le président en enchaînant début août les déplacements sur le thème de l’emploi pour marteler que les signaux de reprise étaient là.  Pour l’heure, la reprise économique n’est pas suffisante pour créer des emplois dans le secteur privé. Au deuxième trimestre, 27.800 postes ont encore été détruits, selon l’évaluation de l’Insee qui prévoit une augmentation du chômage à 10,7% fin 2013 en métropole (contre 10,4% actuellement).  A court terme, une amélioration de l’emploi privé « ne suffira pas » à inverser la courbe mais les emplois subventionnés « montent en charge » pour porter l’embellie fin 2013, assure M. Moscovivi.  Parmi ces emplois en partie financés par l’Etat figurent les emplois d’avenir destinés aux jeunes peu ou pas qualifiés, essentiellement dans le secteur non-marchand. La barre des 50.000 (sur un objectif de 100.000 fin 2013) a été franchie en août. Ces contrats s’ajoutent aux emplois aidés classiques (440.000 dans le non-marchand, 50.000 dans le privé) programmés par l’actuel gouvernement, qui en a allongé la durée. Par ailleurs, le plan de formations prioritaires de chômeurs pour pourvoir d’ici à décembre 30.000 emplois vacants est lancé. Le but est d’arriver à 100.000 d’ici à fin 2014.  Conscient d’entrer dans « une période où l’observation des chiffres devient déterminante », le ministère du Travail s’emploie déjà par avance à déminer les éventuelles « ambiguités ou incompréhensions » sur les statistiques qui serviront de « thermomètre » pour jauger la promesse présidentielle.  Le chiffre « de référence » sera « naturellement » celui des demandeurs d’emploi sans activité inscrits à Pôle emploi (catégorie A). Mais l’autre grand indicateur, le chômage au sens du BIT calculé trimestriellement par l’Insee, sera « aussi » à considérer, ajoute-t-on. Le taux du deuxième trimestre doit être publié le 5 septembre.   »Il n’y a pas deux courbes, c’est la même », insistait-on au ministère à la veille de la publication en livrant un autre message « préventif »: le « freinage, puis le retournement de la courbe » devra être analysé en « tendance », sur « plusieurs mois ».  En mai, l’accalmie fragile enregistrée avait été largement alimentée par des sorties de listes de chômeurs n’ayant pas « actualisé » leur situation, démontrant une fois de plus le caractère extrêmement volatil des statistiques mensuelles de Pôle emploi.  En outre, le gouvernement portera mardi une attention particulière à l’évolution des jeunes inscrits, traditionnellement plus sensible à la conjoncture. Leur nombre avait diminué en mai et juin. Sur ce terrain « avancé » de la bataille pour l’emploi, « l’inversion est commencée », estimait-on au ministère du Travail. Reste à savoir si elle sera « durable ».

 

Des parlementaires pour un autre modèle de croissance

Des parlementaires pour  un autre modèle de croissance

 

« Le modèle de demain n’est pas la croissance d’hier. 0,5% de croissance au 3ème trimestre 2013. La droite peut toujours chipoter, c’est un résultat positif pour François Hollande et le gouvernement. Mais l’après-crise ne repose pas seulement sur quelques décimales », écrivent-ils.   »C’est en liant sortie de la récession, sérieux du court terme, investissement pour l’avenir et imagination d’un futur inéluctablement écologique, que la courbe de l’optimisme pourra aussi repartir à la hausse », selon eux.   »Comment vivre avec, au plus, un ou deux points de croissance du PIB et contenir le réchauffement à 2 degrés ? « , s’interrogent-ils.   »Première réponse utile : nous orienter vers une croissance sélective et durable, amplifier la transformation du système productif qui tarde et choisir les richesses que nous voulons voir croître et celles pour lesquelles nous décidons de nous autolimiter. La sobriété n’est pas une punition ! », selon eux.  « Deuxième réponse utile : repenser le partage des richesses dans notre modèle redistributif et affronter les défis nouveaux de la protection et de l’égalité. Cela implique, pour tous les acteurs économiques et sociaux, d’accepter de réviser le pacte social », plaident-ils.   »Proposer un nouveau modèle de développement n’est pas une méditation isolée. C’est un exercice démocratique dans lequel nous devons engager sans retard une majorité des Français. Parler franc, rendre l’avenir plus visible, et donner le cap ! Le déclin n’est pas notre destin », concluent-ils.  La sénatrice Laurence Rossignol et le député Christian Paul, sont animateurs du collectif (socialiste) La Gauche Durable, et Barbara Pompili et Denis Baupin sont députés Europe Ecologie-Les Verts.  Dimanche dans le JDD, quatre ministres, deux EELV et deux PS – Cécile Duflot Pascal Canfin, Philippe Martin et Stéphane Le Foll avaient signé une lettre commune demandant l’accélération de la transition écologique. (AFP)

Egypte :Le guide suprême des Frères musulmans arrêté

Egypte :Le guide suprême des Frères musulmans arrêté

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Le chef de l’influente confrérie a été capturé avec un autre haut dirigeant du mouvement dans un appartement tout près de la place Rabaa al-Adawiya. C’est là que plus de 280 partisans de Morsi avaient été tués mercredi lors de la première opération de la police et de l’armée contre les rassemblements de manifestants islamistes. Les télévisions publiques comme privées égyptiennes qui soutiennent quasi-unanimement le coup de force des militaires ont diffusé dans la nuit des images de Badie, 70 ans, emmené par la police et assis dans un bureau, l’air prostré dans une jalabiya, la longue tunique blanche traditionnelle.La justice égyptienne avait ordonné son arrestation notamment pour « incitation à la violence », ainsi que celle de plusieurs autres cadres importants des Frères musulmans, le 10 juillet. Cela intervient une semaine après que l’armée eut destitué et arrêté Morsi, premier chef de l’Etat égyptien élu démocratiquement. Depuis six jours, le pouvoir mis en place par l’armée a ordonné la dispersion systématique –et souvent dans le sang– de toute manifestation des pro-Morsi. Les heurts avec les forces de l’ordre ont fait au total près de 900 morts depuis l’assaut de la place Rabaa mercredi, des civils partisans des Frères musulmans pour la plupart. Plus d’un millier de manifestants pro-Morsi ont également été arrêtés, dont les cadres les plus importants des Frères musulmans, qui doivent être jugés à partir du 25 août, comme M. Badie.

 

Prix des fruits et légumes : jusqu’à +30%

Prix des fruits et légumes : jusqu’à +30%

 

 

Mauvais et chers, c’est le bilan des fruits et légumes en 2013 Par rapport à l’été 2012, le prix moyen des légumes rejoint ainsi celui enregistré en 2008, année de mauvaises récoltes, et celui des fruits atteint un plus haut jamais enregistré, selon l’Observatoire des fruits et légumes 2013 qui porte sur deux relevés effectués durant l’été.  La courgette (+32,6%), la poire (+31,4%) et la pomme (+30,4%) présentent les hausses les plus marquées, selon l’association de défense des consommateurs.  L’augmentation la plus sage concerne la nectarine (+5,35%) et un seul produit, la cerise, voit son prix baisser.  Le prix moyen d’un kilo de fruits atteint 3,78 euros en 2013, et 2,21 euros pour les légumes, mais les tarifs varient bien sûr selon les points de vente.  Un panier composé d’un kilo de chacun des 8 fruits et 8 légumes du panel coûte 43,05 euros en hard-discount, 51,57 euros en hyper ou supermarché et 55,24 euros au marché. Ce panier revient donc 12 euros plus cher au marché que dans un hard-discount.  Familles Rurales note que sur les 16 produits du panel, 10 provenant de l’étranger reviennent moins cher au consommateur, une proportion en hausse par rapport aux années précédentes.  L’écart de prix entre les fruits et légumes conventionnels et les produits biologiques reste important (70% plus cher pour les fruits bio et 73% de plus pour les légumes bio).  Après une baisse des prix l’année dernière, ils repartent à la hausse, les produits bio étant davantage soumis aux aléas climatiques. Néanmoins, leur augmentation (+19% pour les fruits bio et +15% pour les légumes) reste en ligne avec celle des produits conventionnels, relève Familles Rurales.  Les mauvaises conditions météo, constatées depuis début 2013, et une demande tardive en fruits et légumes d’été sont en grande partie responsable de ces hausses des prix, avaient expliqué plus tôt dans l’été des responsables agricoles à l’AFP.  Familles Rurales n’apporte quant à elle aucun élément d’explication à cette flambée.  Pour cette étude, l’association Familles Rurales a déployé 76 veilleurs qui ont relevé les prix de 8 fruits et 8 légumes à deux dans 37 départements français, pendant les semaines du 10 au 16 juin et du 8 au 14 juillet.

 

Guerre des œufs : la faute à la grande distribution

Guerre des œufs : la faute à la grande distribution

 

Pour le ministre de l’agriculture, c’est la faute à la grande distribution alors qu’il y aussi surtout un problème de surproduction et de surcapacité qui n’est pas abordé. . Le ministre de l’Agriculture a appelé les enseignes de la grande distribution à cesser la pression à la baisse des prix des œufs, en plein crise des producteurs. « On a une grande distribution qui continue à tirer les prix vers le bas au mépris de l’appareil de production d’œufs français », a-t-il déploré. La semaine dernière, plusieurs centaines de milliers d’œufs ont été détruits en Bretagne par des producteurs protestant contre la baisse des cours de l’œuf, due à une surproduction. Pour calmer la grogne, une rencontre aura lieu, mardi 13 août, entre Stéphane Le Foll, les producteurs d’œufs et le préfet de Bretagne. « Mais s’il n’y a pas de résultats, ça va faire mal la semaine prochaine », a prévenu un membre du collectif à l’origine des destructions. Au cours des quatre jours d’action, les producteurs ont ainsi volontairement détruit 5% de la production quotidienne de la région, l’équivalent de la surproduction. La Bretagne fournit près de la moitié des œufs français. Les producteurs bretons affirment perdre de l’argent : les œufs sont achetés environ 5 centimes pièce pour un prix de revient de 7 centimes.   En cause: la surproduction en Europe, et la législation en vigueur depuis 2002 sur les élevages de poules pondeuses. Se mettre en conformité avec les nouvelles normes européennes a entraîné des dépenses importantes pour les producteurs. « Les producteurs d’œufs français sont aujourd’hui à bout », avait écrit la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA), vendredi dernier. « Après avoir lourdement investi pour mettre leurs élevages aux normes, ils doivent désormais faire face à une situation excédentaire, qui se traduit par une importante chute des cours », expliquait-elle dans un communiqué. A court terme, les producteurs envisagent la destruction d’œufs ou l’abattage de poules pondeuses. Autres solutions, commercialiser le surplus d’œuf hors Europe ou hors du circuit de l’alimentation humaine.

 

Moscovici : Hausse des impôts 2014

Moscovici : Hausse des impôts 2014

 

Contrairement à ce que préconise le FMI ou encore la FED (et nombre d’experts) il y aura bien de nouveaux impôts en 2014. Ce sera donc un nouveau record pour les prélèvements obligatoires ; un record déjà en 2012 avec 44.9% du PIB, un autre en 2013 avec 46.5% et encore un nouveau avec près de 47% en 2014 ; Des hausses qui vont surtout peser sur les ménages pour ne pas affecter une compétitivité des entreprises déjà bien entamée et qui va plomber un peu plus la consommation, donc aussi la croissance qui pourrait être amputée de 0.5% ( il faut intégrer les nouveaux prélèvements sociaux comme  ceux des retraites et autre prestations non encore décidées).Le ministre de l’Economie Pierre Moscovici a annoncé samedi dans un entretien au quotidien Nice Matin que le budget 2014, qui sera révélé dans quelques semaines, prévoira une hausse des prélèvements obligatoires équivalant à 0,3% du produit intérieur brut.   »Nous devons réduire les déficits légués par la droite mais le faire à un rythme qui ne contrarie pas la croissance. Nous le ferons d’abord, comme le recommande le Fonds monétaire international, par des économies sur les dépenses publiques et, ensuite, par une hausse limitée des prélèvements obligatoires, de 0,3% du PIB, toujours dans la justice sociale », a expliqué M. Moscovici.

 

La guerre des œufs

La guerre des œufs

100 000 œufs détruits pour protester conte des cours trop bas ; une protestation légitime mais aurait été plus intelligente si les œufs avaient été donnés aux organisations caritatives. Une conséquence évidemment du gigantisme ‘ (des élevages de 150 000 poules) et enfin du manque de régulation tant dans l’intérêt des producteurs (niveau des cours) que de celui des consommateurs (qualité). de la surproductionRéunis au sein d’un collectif informel, ces producteurs, qui ne se revendiquent d’aucune organisation syndicale, ont cassé trois jours de suite des centaines de milliers d’oeufs, ce qui a heurté le sentiment public devant un tel gâchis.  Après Ploumagoar (Côtes d’Armor) mardi et Carhaix (Finistère) mercredi, ils avaient de nouveau détruit quelque 100.000 oeufs jeudi soir à Morlaix (Finistère), donnant 5.000 oeufs aux Restos du Coeur pour calmer les esprits.  Vendredi soir, le collectif, qui réunit une vingtaine de producteurs, élevant un total de 2 millions de poules, a pris pour cible la Mutuelle sociale agricole devant laquelle environ « 140.000 oeufs » ont été détruits, selon un représentant de la trentaine de producteurs présents, a constaté une vidéaste de l’AFP.   »C’est la détresse. Il y en a qui vont devoir peut-être mettre la clé sous la porte dès demain parce qu’on est dans le pic des bas prix », a-t-il confié, sous couvert d’anonymat.  Le collectif dénonce la situation de surproduction d’oeufs en France et en Europe, qui fait chuter les cours.  Aujourd’hui, j’ai vendu 110.000 oeufs 4,30 euros les cent, soit 2,70 euros en dessous du prix de revient », avait regretté dans la journée Nicolas, un membre du collectif souhaitant rester anonyme.   »Je n’ai même pas pu vendre au prix du marché tellement il est encombré ». « Nos exploitations sont dans une situation financière très grave », avait témoigné le producteur, pour qui la solution à court terme passe soit par la destruction d’oeufs, soit par l’abattage de pondeuses.   »On demande à ce que 5% de la production française dégage hors d’Europe pour faire remonter les cours », a expliqué Stéphanie Jestin, productrice dans le Finistère avec 140.000 pondeuses. Pour elle, c’est aux organisations de producteurs (OP) de s’organiser pour résoudre la crise. « On attend la réponse des organisations de producteurs, et de l’Etat, car il faudrait un médiateur pour surveiller les mesures qui seront prises ».  Vendredi soir, le ministère de l’Agriculture a souhaité apaiser les esprits en annonçant l’organisation d’une réunion par le préfet de Bretagne, « en début de semaine ». Il s’agira de trouver des « solutions opérationnelles » pour juguler la production, sans détruire les oeufs, comme la mise en place de dons à des associations caritatives ou la commercialisation de ces oeufs hors du circuit de l’alimentation humaine, selon le ministère. Mais aucune mesure concrète n’a été annoncée.   »Tant qu’on n’aura pas de réponse, on poursuit les actions », a prévenu Stéphanie Jestin, précisant que sans nouvelles des organisations de producteurs la semaine prochaine, « on doublera peut-être » la quantité d’oeufs détruits.  Vendredi, la puissante FNSEA, jusque là silencieuse, a soutenu les agriculteurs dans un communiqué . « Les producteurs d?oeufs français sont aujourd?hui à bout, écrit le principal syndicat agricole. Après avoir lourdement investi pour mettre leurs élevages aux normes +bien-être animal+, ils doivent désormais faire face à une situation excédentaire, qui se traduit par une importante chute des cours et la dénonciation de contrats de production ».  Néanmoins, si les milieux agricoles comprennent « leur désarroi », « ce n’est pas en cassant des oeufs qu’on arrivera à résoudre les problèmes », a précisé Philippe Juven, vice-président de la Confédération française de l’aviculture (CFA), branche spécialisée de la FNSEA.  Pour lui, des mesures de réduction de la production devraient bientôt porter leurs fruits.   »L’interprofession a préconisé la fermeture de certains bâtiments et de prolonger le vide sanitaire » entre deux lots de poules, a ajouté Philippe Juven, également président du Comité pour la promotion de l’oeuf. Selon lui, si le temps dédié à la désinfection des bâtiments était porté à six semaines, cela permettrait de faire baisser la production de 6% à 7%.  La Confédération paysanne, syndicat minoritaire, a de son côté estimé que cette crise était « révélatrice d’un système à bout de souffle » et réclamé que « la France et l’Union Européenne se dotent d’outils de régulation et de protection des marchés et des producteurs ».

 

SNCF :l’ entreprise achète des terminaux américains

SNCF :l’ entreprise achète des terminaux américains

 

Les prochains terminaux de paiement utilisés à la SNCF ne seront plus français, mais américains. La société californienne VeriFone Systems s’est publiquement réjouit mercredi d’avoir obtenu un contrat de 500.000 euros avec la SNCF. Sa joie a agacé.  VeriFone Systems va fabriquer 12.000 appareils pour régler par carte bleue dans les trains, aux dépens de son concurrent français Ingenico. Dès cette annonce, le vice-président du FN, Florian Philippot en a appelé au gouvernement, soulignant que la SNCF était un établissement public, « donc financé par les contribuables français« . La CFDT Cheminot estime quant à elle que « dans un contexte de crise, il aurait été bon de prendre une entreprise française« . Au-delà de ça, explique le secrétaire du syndicat, Eric Chollet, le problème est que les données « sensibles » que renferment ces terminaux de paiement, vont être données « à une entreprise étrangère ». Dans un communiqué, la SNCF explique qu’à l’origine, c’est un Français qui a remporté l’appel d’offres en 2011. La société Nomadvance, filiale du groupe Aéroports de Paris. Mais, explique Patrick Ropert, directeur de la communication à la SNCF,  »cette société française a sous-traité à une filiale française d’une boîte américaine« . Il assure que les nouveaux appareils seront « made in France« , car tous les emplois seront en France. « Les ingénieurs qui ont développé la solution sont basés à Montpellier et les opérateurs qui font vivre ce contrat tous les jours sont basés à Aubervilliers« .Tous les emplois en France ? surprenant et à vérifier. Et les profits ? américains ou français ?

 

Vacances : « 40% des Français ne partent pas et 30% en vacances « économiques »

Vacances : « 40% des Français ne partent pas et 30% en vacances « économiques »

Les activités de tourisme marchand chutent lourdement. En cause la crise qui empêche 40% des français de partir. Sur ceux qui partent la moitié économisent sur tout logement, restauration, loisirs. Au total une saison qui pourrait se traduire pas une chute de l’hôtel restauration classique de près de 20%.  Pour Bertrand Réau, sociologue, maître de conférences à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, les écarts se « creusent » en matière de vacances entre les ouvriers et les cadres. « Environ 40% des Français ne partent pas en vacances. C’est une proportion qui a tendance à s’accroître ces dernières années. Pas uniquement, comme on pourrait le voir dans des sondages, à cause des effets de crise. C’est un élément structurel de creusement des inégalités (…). Pour les départs à l’étranger, en dehors de la famille proche, vous avez un écart de un à six entre les cadres supérieurs et les ouvriers. Pour les départs de matière générale, l’écart est de un à trois », a-t-il affirmé mercredi sur Europe 1. Le voyage » low-cost » a-t-il eu un effet sur cette tendance ? « Ceux qui partaient beaucoup, continuent de partir beaucoup et partent encore plus. C’est en ce sens là que les écarts se creusent. Il y a une diversification du type de départs, une multiplication des départs pour les catégories sociales supérieures », a expliqué Bertrand Réau, auteur du livre Les Français et les vacances. Et sur les 60% de vacanciers, près de « 55% des départs se font dans des hébergements non marchands : dans la famille, les amis, etc. La grande majorité des départs ne se fait pas dans des lieux consommatoires », a-t-il ajouté.

Mobile : des prix de 1 à 8 en Europe

Mobile : des prix de 1 à 8  en Europe

La Lituanie est numéro un du prix à la minute, loin devant les Pays-Bas qui arrivent en dernière place. La Commission européenne veut remédier à la situation et présentera à la rentrée des mesures visant à renforcer le marché unique des télécommunications.
 Un appel sur mobile dans le pays d’origine coûte en moyenne 14,7 centimes par minute aux Pays-Bas contre 1,9 centime en Lituanie. Parmi les autres pays où les coups de fil coûtent chers, il y a le Luxembourg (14,6 centimes la minute), la Belgique (13,8 centimes) et la France (12,7 centimes). La moyenne au sein de l’UE est de 9,1 cents. Ces écarts ne s’expliquent pas par des différences de qualité ou de prix de revient des services, ni par des différences de pouvoir d’achat entre les États membres, note la Commission. Les écarts de prix pour les autres catégories de biens et services de base sont bien inférieurs. Par exemple, pour acheter un litre de lait, où que vous soyez dans l’UE, il vous en coûtera entre 69 et 99 centimes, soit une différence de prix de 43 %.En conséquence, les chiffres pour les appels téléphoniques « montrent clairement que les 28 marchés nationaux des télécommunications que compte l’Europe aujourd’hui ne constituent pas un avantage pour les consommateurs comme le ferait un marché unique.  Il est donc essentiel pour toute l’UE d’agir rapidement pour mettre en place un véritable marché unique, afin que notre continent soit véritablement connecté », a estimé la commissaire chargé des Nouvelles technologies, Neelie Kroes.

 

Immobilier : montée des taux

Immobilier : montée des taux

 

La remontée des taux, Voilà qui n’est pas susceptible d’améliorer le marché déjà très dégradé de l’immobilier. Les taux des prêts immobiliers ont légèrement remonté en juillet en France par rapport à leurs plus bas records  de juin, interrompant un mouvement de baisse ininterrompu depuis début 2012, selon les données publiées lundi par l’observatoire Crédit logement/CSA. Le taux moyen des prêts du secteur concurrentiel (hors assurance et coût des sûretés) s’est établi le mois dernier à 2,92%, contre 2,89% en juin, un niveau qui n’avait jamais été constaté auparavant. La remontée a été plus faible pour le marché du neuf (2,92% contre 2,91%), dans la moyenne de l’ensemble pour le marché de l’ancien (2,93% contre 2,90%), mais un petit peu plus rapide pour le marché des travaux (2,90% contre 2,86%). En termes d’activité, le marché s’est maintenu à un haut niveau en juillet après son rebond du deuxième trimestre, avec une production en volume en hausse de 11,3% par rapport au même mois de 2012. Mais compte tenu de la forte diminution des apports personnels mobilisés, et donc d’un recours au crédit plus intense lié au faible niveau des taux d’intérêt, le nombre de prêts bancaires accordés a diminué de 0,6% en rythme annuel.

 

Agriculteurs : rattrapage des retraites

Agriculteurs : rattrapage des retraites

 

« La situation des retraites agricoles n’est pas satisfaisante, il y aura donc un plan de rattrapage », a déclaré le chef de l’Etat.   »Nous préparons l’avenir des retraites, des petites pensions, et notamment dans le domaine de l’agriculture où il y a des femmes et des hommes, beaucoup de femmes, qui vivent avec des pensions qui sont très faibles. Et donc sera assurée une pension dans les trois prochaines années qui atteindra au moins 75% du SMIC. C’est une promesse que j’avais avancée dans la campagne et c’est maintenant une décision », a-t-il poursuivi.  Selon la FNSEA, le syndicat majoritaire, plus d’1,2 million de retraités de l’agriculture ont une retraite moyenne de 722 euros par mois après une carrière complète.  Les trois-quarts du SMIC brut représenteraient une somme de 1.072,66 euros selon les calculs de l’AFP. François Hollande avait proposé lors de la campagne présidentielle un plan sur cinq ans pour revaloriser les retraites des exploitants agricoles et de leurs conjoints. Une augmentation des retraites des non-salariés agricoles –les chefs d’exploitation, leurs conjoints (à 98% des femmes) et les aides familiaux, la plupart du temps les enfants qui travaillent dans les fermes–, est une des grandes revendications de la profession. Pour les syndicats, 75% de revalorisation constituent un « minima » comme ils l’ont rappelé jeudi lors de la réunion de concertation avec la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine et celui de l’Agriculture Stéphane Le Foll.  Les scénarios soumis à cette occasion aux partenaires sociaux, selon le ministère de l’Agriculture, comprennent la revalorisation à 75 % du Smic et l’attribution d’un revenu complémentaire obligatoire aux conjoints qui n’en ont aucun actuellement.  La FNSEA souhaiterait également que la retraite des agriculteurs soit calculée sur les 25 meilleures années et non sur la totalité de leur carrière.  Le président du syndicat agricole Xavier Beulin a salué cette mesure, sur BFM Business.   »C’est une promesse du candidat Hollande, il la met en oeuvre, nous en sommes satisfaits », a-t-il réagi. Mais il a insisté sur la question de la base de calcul des retraites   »Nous sommes loin de la parité, on calcule les retraites agricoles sur une carrière entière, c’est la seule profession pour laquelle ça se passe comme cela », a-t-il plaidé, espérant que le monde agricole allait finir par « rattraper le lot commun des professions ».  En outre, il a souligné la problématique du déséquilibre croissant du régime des retraites agricole, en raison de la baisse structurelle du nombre d’agriculteurs.   »Nous voyons bien que l’assiette de contributeurs diminue, (…) et du coup on a un déséquilibre structurel du régime des retraites agriciles, sans doute faudra-t-il revoir cette assiette », a-t-il prévenu.

 

Crise économique : aggravation pour 70% des français

Crise économique : aggravation pour 70% des français

 

La reprise est là pour Hollande mais pas pour 70% des français qui pensent que la situation s’aggrave. Ce que confirme  un sondage de CSA réalisé pour l’institut Montaigne et « Les Echos ». 70 % des Français ont « personnellement le sentiment que la situation économique en France est plutôt en train de s’aggraver ».  Un état de l’opinion qui tranche avec l’optimisme de François Hollande lors de son interview du 14 juillet : « La reprise, elle est là », avait-il déclaré, s’appuyant sur des indicateurs un peu meilleurs que par le passé – petit rebond du climat des affaires et reprise de la production manufacturière en France, sortie de récession de la zone euro. Le chef de l’Etat avait aussi fait le choix de forcer la tendance économique pour redonner de la « confiance », et vice versa tant les deux sont liés. « Pour qu’il y ait de la croissance, le premier principe c’est la confiance », avait-il même explicité. Mais le  sondage donne la mesure du scepticisme des Français et du travail de conviction qui reste à accomplir pour faire percevoir et pérenniser le « frémissement » mis en avant par l’exécutif. « Il y a toujours un décalage entre la macroéconomie et les perceptions personnelles mais ici il est fort », note Bernard Sananès, le président de CSA.  Le sentiment que la situation s’aggrave est ultramajoritaire dans toutes les classes d’âge et toutes les catégories socioprofessionnelles avec des pics chez les ouvriers et les employés (76 %).

Banlieues : des mesurettes

Banlieues : des mesurettes

Plus de grand plan banlieue ou de mesures d’urgence mais des mesurettes d’affichage. Aucun plan n’a jamais marché et ça va continuer ; la problématique est en effet complexe car il faudrait articuler la remise en cause de l’urbanisme, la lutte contre l’insécurité, la formation, la lutte contre la drogue, le développement économique local, le transport etc.; autant dire mission impossible pour tous les gouvernements qui par ailleurs ignorent tout des réalités socio-économiques des quartiers difficiles. Sans parler des services publics qui n’osent plus s’aventurer dans ces zones, devenues zones de non-droit.  En déplacement à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) mercredi, François Hollande a présidé la signature d’un contrat « emploi franc », un dispositif pour favoriser l’embauche en CDI des jeunes de banlieues. « Une mesure antidiscrimination » pour le chef de l’Etat, un « dispositif électoraliste » pour la responsable UMP Camille Bedin interrogée par leJDD.fr.  François Hollande a souhaité délivrer un « message de confiance » aux quartiers défavorisés. Pour cela, rien de mieux qu’une visite à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), mercredi, où il a mis en œuvre l’une de ses promesses de campagne : combattre le chômage des jeunes en banlieues. Concrètement, il a présidé la signature d’un contrat d’ »emploi franc » avec un jeune de la commune. Ce dispositif de retour à l’emploi créé cette année, s’ajoutant aux emplois d’avenir et aux contrats de génération, consiste en une aide de 5.000 euros, versée en deux fois, à une entreprise qui embauche en CDI une personne de moins de 30 ans résident d’une zone urbaine sensible (ZUS). Interrogé le 12 juillet dernier par leJDD.fr, François Lamy, le ministre délégué à la Ville, évoquait ce dispositif, « une mesure structurelle, parmi d’autres, pour une action de fond ». « C’est une mesure anti discrimination, pour que ces jeunes qui viennent de zones regardées comme parfois comme posant des problèmes puissent avoir une chance », a complété François Hollande, interrogé mercredi par la presse. L’argument ne convainc pas Camille Bedin, secrétaire général adjointe de l’UMP et auteure de Pourquoi les banlieues sont de droite. Jointe par leJDD.fr, elle estime qu’il « ne s’agit que d’un dispositif électoraliste, pour donner l’impression que le pouvoir s’occupe des banlieues à quelques mois des municipales ». Pourtant, le principe d’ »emploi franc » a d’abord été proposé en 2009 par… Camille Bedin elle-même. « Sauf qu’à l’époque, cette mesure s’inscrivait dans le cadre d’une réforme globale du marché du travail », justifie-t-elle avant de noter : « Les emplois francs, ça marchera, mais pour une dizaine de personnes. Ce n’est pas ‘la’ mesure qui règlera le problème du chômage dans les zones défavorisées. » L’UMP comme le PS font le même constat sur l’emploi dans les banlieues. Quand François Hollande a affirmé mercredi que « le taux de chômage double » dans les communes défavorisées « aussi bien pour les plus de 25 ans que pour les moins de 25 ans », il arrive aux mêmes conclusions que la droite. « Il y a toutefois une différence majeure dans le traitement des problèmes », assure Camille Bedin, développant : « A droite, il y a l’égalité des chances et la mise en avant de la méritocratie. La gauche, elle, traite les habitants des quartiers comme des assistés, les rendant dépendants sur un plan électoral. » François Lamy rejette cette idée, constatant au contraire que « les banlieues veulent simplement dans leur quartier les mêmes politiques publiques qu’ailleurs ». Et les mesures « structurelles », que le ministre compte « faire passer petit à petit », « ont pour objectif de normaliser la situation dans les quartiers ». François Lamy refuse « de faire un énième plan d’urgence pour les banlieues », pique adressée à la majorité précédente qui avait tenté, en 2007, de mettre sur pied un « plan banlieues » sans y parvenir. A cet effet, le projet de loi qu’il présentera vendredi en Conseil des ministres n’est, selon lui, « ni l’alpha ni l’oméga de la politique de la Ville ».

 

Immobilier : encadrement des loyers reconduit pour un an

Immobilier : encadrement des loyers reconduit pour un an

 

Le décret, paru mercredi au Journal officiel, interdit aux propriétaires privés d’augmenter le loyer au-delà de l’indice de référence des loyers (IRL) lors de la relocation du bien ou du renouvellement du bail, dans 39 agglomérations « où des tensions anormales du marché locatif ont été constatées », rappelle la ministre du Logement Cécile Duflot dans un communiqué.  Aux agglomérations de métropole déjà concernées viennent s’ajouter trois villes, Arras, Compiègne et Rouen. Les autres sont Amiens, Annecy, Annemasse, Arles, Beauvais, Bordeaux, Caen, Creil, Fréjus, Grenoble, La Rochelle, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille – Aix-en-Provence, Meaux, Menton, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Rennes, Strasbourg, Toulon, Toulouse, précise le décret paru au JO.  En revanche Douai-Lens et Forbach ont quitté le dispositif.  Et outre-mer, les agglomérations entrant dans le dispositif sont Basse-Terre, Cayenne, Fort-de-France, Le Robert, Mamoudzou, Pointe-à-Pitre – Les Abymes, Saint-André, Saint-Denis, Saint-Louis, Saint-Paul et Saint-Pierre.  Ces zones présentent à la fois un loyer moyen supérieur à 11 euros le mètre carré (en 2012) et une évolution moyenne des loyers supérieure à 3,2 % par an entre 2002 et 2011.  Cette mesure d’urgence doit être relayée à partir de l’an prochain par un dispositif « pérenne », dans le cadre du projet de loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (Alur), qui sera débattu à l’Assemblée nationale en septembre. Ce texte prévoit que le loyer fixé dans un nouveau bail ne pourra pas dépasser de plus de 20% un loyer médian de référence, calculé à partir des loyers pratiqués dans la zone.

 

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