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Sondage confiance des Français : rechute

Sondage confiance des Français : rechute

Après le flop de l’inversion du chômage, c’est le flop du pacte de responsabilité et de la politique économique de Hollande. 72% des Français se déclarent « plutôt moins confiants en l’avenir », contre 26% « plutôt plus confiants ». C’est ce qui ressort du dernier baromètre BVA pour BFM et Challenges publié ce 6 mars. L’indice a chuté de 2% depuis février, mais de 9% entre janvier et mars. Il retrouve ainsi son niveau de la fin 2013. « Tout le bénéfice des annonces de la politique de l’offre et du pacte de responsabilité s’envole », note Marc Sailly, le PDG d’Axys Consultants. La faute, selon lui, au gouvernement, qui « n’a pas su entretenir la dynamique avec des mesures rapides et concrètes » Chez les sympathisants de droite, la proportion des anxieux atteint les 90%, contre 46% des sympathisants de l’autre bord. En outre, les Français jugent sérieusement insuffisants les efforts d’économie du gouvernement. 71% des interrogés estiment qu’ils ne sont « pas assez importants » contre 12% qui les considèrent, à l’inverse « trop importants ». Les sympathisants de gauche eux-mêmes sont 49% à penser que le gouvernement n’en fait « pas assez ». En cause, selon Marc Sailly: « le même problème de décalage entre communications et actions ». Soit l’absence d’annonce de mesures concrètes qui  » garantiraient l’objectif de réduction de 15 milliards annuels des dépenses publiques ».

Pacte de responsabilité : retour aux réalités, les décisions seront prises au plan des entreprises

Pacte de responsabilité : retour aux réalités, les décisions seront prises  au plan des entreprises

 

On se demande bien pourquoi Hollande a faiat un tel cirque avec son pacte de responsabilité. En fait, ce pacte  ne portera pas sur 30 milliards mais sur 10 puisque CICE et allégements Fillon seront maintenus. Ensuite parque les contreparties globales en matière d’emploi sont une illusion ; Il n’a a pas d’engagement au plan national du patronat, il n’y en aura pas au plan des branches et tout se passera comme c’est logique au plan des entreprises. Beaucoup de bruit pour rien sinon un plan com. de Hollande pour masquer son échec sur l’inversion du chômage et la compétitivité.  Bruxelles ne croit pas dans ce pacte et vient d’ailleurs de mettre la France sous surveillance.  Le patronat (Medef, UPA, CGPME) et trois syndicats (CFDT, CFTC et CFE-CGC) ont donc abouti mercredi à un accord sur les contreparties du pacte de responsabilité, a annoncé le Medef à l’issue d’une nouvelle séance de négociation.  Le patronat et des organisations syndicales majoritaires ont annoncé mercredi être favorables à la signature dans les prochains jours d’un accord sur la mise en œuvre du « pacte de responsabilité. Le texte négocié entre les partenaires sociaux ne comprend pas d’engagements d’embauches chiffrés mais prévoit des négociations ou des discussions dans les branches professionnelles sur de tels objectifs. S’il s’agit de discussions, elles devront se traduire par la signature de relevés de conclusions. Philippe Louis, président confédéral de la CFTC, a confirmé cet accord. « Beaucoup de choses ont évolué au cours des négociations de mercredi », estime-t-il avant de développer : « Le patronat refusait de s’engager sur un nombre d’emplois, il a désormais l’obligation d’arriver à quelque chose. » Les syndicats CFDT, CFE-CGC et CFTC et les trois organisations patronales Medef, CGPME et UPA sont favorables à la signature de ce texte. Le texte doit être soumis aux instances dirigeantes de ces organisations. La CGT et Force ouvrière ont émis, elles, un avis négatif sur le projet présenté par le patronat. « Certes, nous aussi, on aurait voulu que ça aille plus loin. Mais il vaut mieux un accord a minima que rien du tout », commente Philippe Louis. François Hollande a promis, à travers ce « pacte de responsabilité », de baisser le coût du travail de 10 milliards d’euros supplémentaires – en plus des 20 milliards du crédit d’impôt compétitivité emploi – avec l’objectif de relancer l’activité des entreprises et l’emploi. La Commission européenne a déclaré mercredi qu’elle attendait « avec impatience » les détails de ce pacte, dans l’espoir qu’il permette de redresser la compétitivité de l’économie française.

 

L’Etat veut diminuer les salaires des patrons du public

L’Etat veut diminuer  les salaires des patrons du public

Le ministère de l’Economie confirme, ce mardi 4 mars, qu’un effort sera demandé aux patrons des entreprises dont l’Etat est actionnaire. Après avoir imposé un plafond de 450.000 euros annuels pour les dirigeants d’entreprises publiques, le gouvernement attend de ceux-ci une baisse de leur rémunération globale de 30% par rapport à 2013. Pour la première fois cette année, le salaire des mandataires sociaux sera voté en assemblée générale. A cette occasion, « une baisse de leur rémunération fixe et variable de l’ordre de 30% serait bienvenue et nous encouragerait à voter favorablement », a précisé Bercy, évoquant « une politique générale en faveur de la modération salariale » plutôt que le ciblage de certaines entreprises.  L’Etat est notamment actionnaire d’Air France, d’EADS, de GDF Suez, d’Orange, de Renault ou de Safran. A Bercy, on ne doute pas que les autres actionnaires voteront comme l’Etat. En ce qui concerne les entreprises privées, l’exécutif compte sur la révision du code Afep et Medef. Plutôt que de légiférer, le gouvernement avait décidé de laisser l’Association française des entreprises privées et l’organisation patronale y introduire la pratique du « say on pay« . Ce dispositif donne un avis consultatif à l’assemblée générale des actionnaires sur les rémunérations des principaux dirigeants.

 

Ukraine : premières sanctions des Etats-Unis

Ukraine : premières sanctions des Etats-Unis

Les Etats-Unis ont « suspendu tous les liens militaires » entre Washington et Moscou à la suite de l’intervention russe en Crimée, a annoncé lundi 3 mars le Pentagone, avant l’arrivée mardi à Kiev du secrétaire d’Etat John Kerry, qui vient apporter le soutien de son pays au nouveau pouvoir ukrainien, confronté à un « ultimatum » russe en Crimée. « Cela comprend les exercices et réunions bilatérales, les escales de navires et les conférences de planification militaire », affirme le porte-parole de la défense américaine, le contre-amiral John Kirby, dans un communiqué. « Bien que le département de la Défense trouve un intérêt dans la relation militaire avec la Fédération de Russie développée ces dernières années pour renforcer la transparence, améliorer la compréhension mutuelle et réduire les risques d’erreurs d’appréciation, nous avons, à la lumière des récents événements en Ukraine, suspendu tous les liens militaires », explique-t-il. Washington a notamment bénéficié ces dernières années de l’appui de Moscou pour l’imposante logistique de l’armée américaine en Afghanistan. « Nous appelons la Russie à la désescalade de la crise en Ukraine et les forces russes en Crimée à retourner dans leurs bases », ajoute le porte-parole du Pentagone, selon qui les militaires américains « surveillent de près » l’évolution de la situation et sont en « contact étroit » avec les alliés des Etats-Unis, notamment les pays de l’Otan. Washington n’a pas changé sa posture militaire en Europe ou en Méditerranée à la suite de l’intervention militaire russe dans la province ukrainienne de Crimée. Le seul navire de l’US Navy actuellement présent en mer Noire est la frégate USS Taylor, selon un responsable américain de la Défense s’exprimant sous couvert de l’anonymat. Mais celle-ci se trouve actuellement dans le port turc de Samsun, après s’être échouée mi-février, et son commandant a été relevé de ses fonctions.

Ventes automobiles : rechute des immatriculations en février

Ventes automobiles : rechute des immatriculations en février

 

Les immatriculations de voitures neuves ont reculé de 1,4% en février, les marques françaises tirant toutefois leur épingle du jeu avec une hausse de 3% grâce à leurs petits modèles bon marché qui séduisent en temps de crise. PSA Peugeot Citroën a vu ses immatriculations augmenter de 4,2% le mois dernier (Peugeot +7,2% et Citroën +0,6%) et le groupe Renault a enregistré une progression de 1,7% grâce à une forte hausse chez sa marque économique Dacia (+10,1%), tandis que la marque Renault recule de 0,9%. « Pour les groupes français, tous les nouveaux programmes, qu’il s’agisse de la Peugeot 308, de la Renault Captur ou de la C4 Picasso se vendent bien », observe François Roudier, porte-parole du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA).  Les marques étrangères, souvent spécialisées dans le haut de gamme, accusent en revanche un recul de 6,3%. Les ventes de Volkswagen, également propriétaire de marques comme Audi ou Skoda, ont chuté de 7,1%, celles de GM de 7,8%, BMW de 14,7% et Mercedes de 7,6%. « Les marques ‘premium’ (haut de gamme) subissent lourdement la crise. Leur baisse traduit le manque de confiance des entreprises car, dans le premium, il y a une très forte part d’achats de véhicules de sociétés », observe François Roudier, qui confirme la prévision du CCFA d’une stabilité du marché automobile français en 2014. Sur les deux premiers mois de l’année, les immatriculations totales de voitures neuves limitent leur repli à 0,5% – grâce à la hausse de 0,5% enregistrée en janvier – à 266.754 unités (dont 141.300 le mois dernier).

Copé soupçonné de détounements des fonds de Sarkosy

Sarkozy volé par Copé ?

Sarkozy a-t-il été volé ? », titre de manière très spectaculaire le magazine Le Point dans les kiosques ce matin. Notre confrère affirme, enquête détaillée à l’appui, que Jean-François Copé aurait sponsorisé avec l’argent de l’UMP, une  société de communication fondée par deux de ses fidèles amis, société qui a largement participé à la campagne présidentielle perdue de Nicolas Sarkozy en 2012. Tout y est sur le papier, tous les ingrédients sont réunis : des hommes et des femmes politiques de premier plan, des jeux de pouvoir, beaucoup d’argent, des magouilles supposées, un monde sans pitié. Les prochaines heures seront décisives : Jean-François Copé, qui était en meeting à Nantes hier soir, réfute ces accusations et va occuper les prochaines heures de cette journée qui s’annonce longue à porter plainte contre le magazine, les auteurs de l’enquête, et à organiser sa riposte. La particularité est que nous sommes à 24 jours du premier tour des municipales. Quelle que soit l’issue de cette histoire, avec une telle publicité, le coup est rude pour le principal parti d’opposition.  Ce sont ses proches qui s’expriment. Que disent-ils ? Qu’il ne s’agit que d’infos vraies et fausses, mises bout à bout, d’amalgames. Que ça sort de nulle part, avant un scrutin majeur. Jérôme Lavrilleux, le bras droit de Copé, son directeur de cabinet – la technique est classique – cible Franz-Olivier Giesbert, figure emblématique du Point, et dénonce un acharnement. « Deux ans qu’on s’en prend plein la gueule dans les médias », se désole ce matin un collaborateur du président de l’UMP. « La charge contre  Michèle Tabarot, les rumeurs autour de Buisson, les écoutes, les confidentiels dégueulasses, on a eu droit à tout et ça ne va pas s’arrêter », ajoute ce proche copéiste.  En fait, le feu couve depuis de longs mois au sein d’un parti qui ne s’est jamais vraiment remis de la guerre fratricide de l’après Sarkozy, celle qui a opposé fin 2012 Copé à Fillon pour la présidence de l’UMP. « A qui profite le crime », s’interroge ce matin encore l’entourage de Jean-François Copé, sans en dire plus, mais avec une pensée certaine en direction de ceux de l’autre bord, qui en interne n’ont jamais digéré la défaite.  Les militants UMP qui ont cotisé pour le Sarkothon devraient l’avoir mauvaise. Avoir donné 11 millions d’euros pour rembourser les frais de la campagne présidentielle invalidés de Nicolas Sarkozy alors que la somme incriminée dans l’enquête du Point s’élèverait à 8 millions d’euros, ça va faire réfléchir. L’entourage de JF Copé répond du tac au tac : « Une campagne, ça coûte cher, les locations de Zéniths aussi. Le Conseil Constitutionnel, même s’il en a rejeté une partie, a épluché et validé les comptes en question ». Qui aura le dernier mot ? L’UMP va vivre des heures, des jours difficiles, au moment où Jean-François Copé joue son avenir à la tête du parti. « Si nous gagnons ces municipales, cela remettra de l’essence dans les voitures », prévient l’un de ses soutiens. La partie de bras de fer ne fait que commencer.

 

Indemnisation Chômage intermittents du spectacle : des abus ?

Indemnisation Chômage intermittents du spectacle : des abus ?

 

300 millions d’euros, c’est l’économie qui serait réalisée si les intermittents étaient soumis aux mêmes règles d’indemnisation que les autres salariés. Aujourd’hui, un intermittent – c’est à dire en principe un artiste ou un technicien, dans le spectacle ou l’audiovisuel – qui travaille quatre mois peut être indemnisé pendant le double, c’est à dire huit mois. Un salarié « lambda » qui travaille quatre mois sera, lui, indemnisé uniquement pendant quatre mois. C’est ce qui ressort de plusieurs rapports de la Cour des comptes et c’est donc aussi ce que dit le Medef. Jean-François Pilliard, négociateur de l’organisation patronale, confirme sur France Info qu’il entend bien relancer le débat : « Est-il légitime qu’une catégorie de salariés bénéficie de différences très importantes avec le droit commun ? Admettre de telles disparités nous paraît très discutable« . D’où la proposition du Medef de faire payer la différence de coût par l’Etat, ou tout simplement de supprimer ces règles spécifiques pour les intermittents. Il s’agit des patrons du secteur culturel, qui ne sont pas représentés par le Medef, et qui l’accusent de faire preuve d’une « ignorance crasse« , mais également de Laurence Parisot, ex-patronne des patrons, qui a pris soin cette semaine de dégommer l’idée de ses successeurs : « L’artiste n’est pas quelqu’un qui travaille comme les autres. On ne peut pas quantifier son travail comme celui des autres métiers. Il faut intégrer cette spécificité, c’est l’intérêt de notre économie. Bien souvent quand vous êtes un dirigeant chinois, si vous avez envie de discuter d’un prochain Airbus à acheter, c’est aussi parce que vous avez été admiratif de la culture française». Chacun s’accorde à dire qu’il y a des abus, même s’ils sont difficiles à quantifier. D’après la Cour des comptes qui parle de « dérive massive » en 2007, 15% des intermittents étaient en fait salariés de façon permanente ou quasi permanente par un même employeur. Et puis les professionnels du secteur ne sont pas contre une réforme. L’économiste Mathieu Grégoire a travaillé sur les propositions des entrepreneurs du spectacle vivant, propositions en partie soutenues par les syndicats : « C’est l’idée d’un cumul fixé à 3.000 euros. Au-dessus de 3.000 euros, on a le droit de toucher des salaires, mais pas des indemnités supplémentaires. Et on reviendrait aussi à un système à date anniversaire. Tous les ans, à la même date, les intermittents devraient revoir leurs droits. Ce système aboutirait à environ 100 millions d’euros d’économies« . Alors y aura-t-il vraiment négociations sur ce sujet ultra-sensible ? En 2003, la fronde des intermittents avait abouti à l’annulation de festivals, dont celui d’Avignon. La question est d’ors et déjà aussi très politique, avec Aurélie Filippetti qui a accusé le Medef de vouloir « tuer la culture« . Certains syndicats se demandent si le Medef n’est d’ailleurs pas là dans une position uniquement tactique, dans une négociation sur l’ensemble des règles d’indemnisation de l’assurance chômage, avec aussi en toile de fond de possibles interférences avec les pourparlers sur le pacte de responsabilité Réponse à toutes ces questions fin mars, date à laquelle les discussions sont censées être bouclées. D’ici là les happenings militants des intermittents du spectacle devraient continuer d’occuper le devant de la scène médiatique.

 

Française des Jeux : manipulation du hasard !

Française des Jeux : manipulation du hasard !

Gérard Colé, un ancien PDG de la Française des Jeux,  accuse à son tour l’entreprise d’avoir trompé les joueurs. Selon lui, l’égalité des chances pour les jeux de grattage n’a jamais existé. Il va donc dans le même sens que Robert Riblet, un ingénieur à la retraite toujours en procès contre l’entreprise. ce dernier avait affirmé en 2006 que la répartition des tickets gagnants n’était pas due au hasard. La répartition des tickets gagnants des jeux de grattage se fait par livrets. Or, dans trois livrets sur quatre, il n’existerait qu’un seul gros lot, quelques gains dérisoires, tous les autres sont perdants. Sauf qu’une fois le gros lot remporté, les autres tickets continueraient d’être vendus comme si de rien n’était. Cette version, c’est celle que soutient Robert Riblet depuis 2006. Toujours en guerre contre l’entreprise, l’ancien ingénieur a été débouté au civil, faute de preuves.  Gérard Colé s’est dit « consterné » par cette décision et c’est ce qui l’aurait décidé à parler. Selon l’ancien PDG de la Française des Jeux de 1989 à 1993, les arguments de Robert Riblet « sont fondés » et ce serait des milliers de joueurs qui auraient été « lésés« . La technique, dont il assure qu’il l’ignorait du temps où il était à la tête de l’entreprise, aurait en effet permis « de faire rejouer et de doper le chiffre d’affaires des courtiers, des détaillants et de la FDJ« . Il accuse même certains buralistes d’en avoir profité et d’avoir encaissé eux-mêmes les lots les plus importants.

Chômage : suppression du régime des intermittents ?

Chômage : suppression du régime des intermittents ?

 

« Les règles spécifiques relatives à l’indemnisation » des ouvriers et des techniciens du spectacle seront « désormais alignées sur celles du règlement général », stipule le projet d’accord dont l’AFP a obtenu une copie. Le texte du patronat – Medef, CGPME, UPA – propose qu’une « concertation » soit engagée avec l’Etat pour que celui-ci finance le surcoût lié au régime des intermittents.  Cette proposition avait été déjà avancée par le Medef lors de la précédente séance de négociation le 13 février et rejetée par l’ensemble des syndicats. De son côté, le gouvernement avait souligné à plusieurs reprises son « attachement » au régime des intermittents.  Peu avant la publication de ce nouveau projet d’accord, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti a réaffirmé à l’Assemblée nationale que le gouvernement ne laisserait « jamais détruire la spécificité des annexes 8 et 10″ de la convention ayant trait au régime des intermittents. La ministre a qualifié les positions du Medef sur le sujet de « caricaturales et tout à fait scandaleuses ».  Le texte patronal maintient aussi la proposition d’un alignement de l’indemnisation des intérimaires sur le régime général.  Il réitère par ailleurs une autre suggestion polémique: la modulation de l’indemnisation des chômeurs en fonction de la conjoncture.  Le texte souligne « l’ampleur historique » de la dette du régime d’assurance chômage fin 2013 – près de 18 mds d’euros – et insiste sur « la nécessité d’un retour à l’équilibre financier ».  La quatrième et, en théorie, avant-dernière séance de négociations sur la convention de l’assurance chômage jeudi à 14H30 s’annonce tendue. La précédente s’était conclue sur un constat unanime de désaccord, les syndicats déplorant le « durcissement » du ton du patronat.  La CGT a déjà appelé à une manifestation jeudi devant le siège du Medef en réaction aux propositions du patronat qu’elle a qualifiées de « provocations ».  Dans un communiqué, la CGT-Spectacle a estimé que le texte patronal cherche à « stigmatiser une nouvelle fois » les professions culturelles.

 

FMI pour la redistribution des richesses !mea-culpa et changement de religion !

FMI pour la redistribution des richesses !mea-culpa et changement de religion !  

Mea culpa pour le FMI qui découvre la lune avec la nécessité de réduire les inégalités pour relancer la croissance. Une évidence pourtant car la redistribution des richesses sur les moins favorisées est immédiatement réinjectée dans l’économie (du fait des dépenses contraintes) à l’inverse de la  thésaurisation. Changement de ton donc au FMI. Après avoir prôné depuis des années l’austérité comme facteur de croissance, des experts de l’organisation ont détaillé, ce mercredi 26 février, les bienfaits d’une meilleure redistribution des richesses mondiales sur l’économie mondiale. Pourtant en Grèce, en Irlande, au Portugal et peut-être bientôt en Ukraine, le Fonds a toujours exigé, en échange de son aide financière, de sévère coupes dans les dépenses publiques, des hausse d’impôts indirects (TVA), des privatisations. Des cures qui passent encore mal dans les pays où elles ont été administrées. Aujourd’hui, une étude publiée par trois économistes du Fonds dénonce, en creux, les failles de ces programmes d’assistance, en pointant l’importance de redistribuer les richesses afin de lutter contre les inégalités.  « Ce serait une erreur de focaliser sur la croissance et de penser que les inégalités se régleront d’elles-mêmes, au moins pour la seule raison que cela se traduira par une croissance faible et non-viable », écrivent-ils. Les inégalités sociales risquent même d’ »amputer la croissance » en réduisant l’accès à l’éducation et à la santé ou en alimentant l’instabilité politique et économique. A ceux qui prétendent que les allocations et les aides découragent l’initiative privée et donc nuisent à l’économie, ces experts répondent n’avoir « trouvé que de rares signes démontrant que les efforts de redistribution traditionnels ont un impact négatif sur la croissance ». Au contraire, selon leur étude, ces méthodes de redistribution favorisent une croissance « plus rapide et plus durable ».

Sondage économie : la situation aggravée en 2014, selon 67% des Français

Sondage économie : la situation aggravée  en 2014, selon 67% des Français

Seulement 20% des sondés font confiance au gouvernement  et  la situation économique de la France va s’aggraver cette année, selon 67% des Français qui, dans leur grande majorité, font dans ce contexte confiance aux PME pour « proposer des solutions constructives », indique un sondage Ipsos diffusé mercredi 26 février au matin. Selon 36% des personnes interrogées, la situation va même « beaucoup s’aggraver » tandis que 23% estiment qu’elle va s’améliorer, précise ce sondage de l’institut Ipsos et l’agence Comfluence, réalisé pour l’Ofop (Observatoire des fédérations et des organisations professionnelles). « Dans ce contexte », 67% des Français, font « confiance » aux PME « pour proposer des solutions constructives pour faire face à la crise », loin devant d’autres entités. 44% font confiance aux fédérations professionnelles, représentant les entreprises d’un secteur donné, 30% aux syndicats de salariés, 27% aux grandes entreprises, 24% aux organisations patronales. 24% font confiance à l’Union européenne et 20% au gouvernement. L’enquête a été menée en ligne du 22 au 27 janvier auprès de 1.008 personnes, constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

 

Education : Les Français sous la moyenne des Européens

Education : Les Français  sous la moyenne des Européens

 

D’après une enquête INSSE les français sont en dessous de la moyenne européenne ; Et encore il ne s’agit que d’une enquête quantitative qui ne tient pas compte du niveau comparé de connaissances. Exemple la multiplicité de certains bacs pro français qui mènent tout à pôle emploi. Les Français sont moins instruits que la moyenne des Européens, selon une enquête Insee parue en février, 72,5% des 25-64 ans ayant au moins terminé le lycée contre 74,2% en moyenne dans l’UE. Selon ces statistiques, les garçons sont les moins instruits: 13,4% des 18-24 ans ayant quitté prématurément l’école au collège sans suivre une autre formation, contre 9,8% des filles.  Globalement, 11,6% des Français âgés de 18 à 24 ans ont quitté l’école sans diplôme ou avec seulement le brevet en 2012, et ne sont pas en situation de formation.  Les 25-48 ans sont quant à eux 14,8% à ne pas avoir de diplôme ou à avoir arrêté leur scolarité après le certificat d’études primaires (CEP), plus de la moitié des plus de 65 ans étant dans cette situation (56,4%).  La Lituanie est en tête du classement européen avec 93,3% suivie de près par la République tchèque 92,5%, le Portugal et Malte étant en queue de peloton avec respectivement 37,6% et 38,1%.  En France, le nombre de bacheliers a toutefois explosé ces 35 dernières années puisque plus des trois-quarts des Français sont aujourd’hui titulaires du baccalauréat toutes filières confondues (76,7%), soit trois fois plus qu’en 1980 (25,9%).   »Cette forte progression résulte essentiellement de la croissance du nombre de bacheliers généraux et de l’important essor du baccalauréat professionnel », créé au milieu des années 80, selon l’Insee.  Le nombre d’apprentis a pratiquement doublé en 20 ans, atteignant les 436.300 élèves à la rentrée 2011, la progression étant la plus forte chez les jeunes de 20 à 23 ans.  Chez les enfants âgés de deux ans la scolarisation est en recul depuis dix ans, un enfant sur trois était inscrit jusqu’au début des années 2000, contre 11,6% à la rentrée 2011.

 

Salon agriculture: Hollande au cul des vaches

Salon agriculture:  Hollande au cul des vaches  

Hollande va avoir du mal à séduire le monde agricole lors de sa visite à ce salon. Il est encore moins apprécié dans le monde rural qu’ailleurs. C’est au cul des vaches qu’il va tenter de séduire ; Un exercice compliqué, c’est pourquoi c’est très tôt qu’il commence sa visite, visite par ailleurs très rapide afin notamment d’éviter d’éventuels sifflets. Rendez-vous samedi à 7 heures du matin. François Hollande se présentera très tôt aux portes de la Ferme éphémère Porte de Versailles, pour n’y rester que la matinée. Selon Europe 1, le chef de l’Etat n’envisage pas d’effectuer un « marathon » digne de la précédente édition. Et pour éviter sifflements ou jets de tomates dans les allées, l’Elysée et le gouvernement ont multiplié les messages d’apaisement à l’égard des paysans. Vendredi, pas moins de quatre ministres Michel Sapin (Travail) Stéphane Le Foll (Agriculture), Guillaume Garot (Agroalimentaire) et Philippe Martin (Ecologie) se sont succédé à l’invitation de la FNSEA. Le syndicat majoritaire a organisé les Etats Généraux de l’Agriculture à Paris, afin de sortir le secteur de l’enlisement. Les sujets qui fâchent ont tous été abordés : OGM, simplification administrative, recherche, compétitivité, Pacte de responsabilité…. La même journée, François Hollande a rappelé ses engagements en faveur des campagnes dans le magazine emblématique La France Agricole. Il a confirmé la vocation exportatrice de l’agriculture hexagonale, insisté sur la nécessité de ne pas ajouter de normes supplémentaires à celles imposées par les directives européennes. Il a aussi promis « une concertation sur l’écotaxe » qui a tant agitée la Bretagne.   Le chef de l’Etat s’est voulu consensuel. A raison : une visite présidentielle, même écourtée, réserve toujours des surprises. Plus de 4000 animaux présentés comme des stars, presque autant de produits du terroir dégustés, testés et primés… Cette méga foire, qui mêle professionnels et grand public, se déroule dans une ambiance survoltée. Les Municipales ajoutent du piment à cette édition. Malgré son ancrage en Corrèze, terre d’élevage, François Hollande sait qu’il n’a recueilli que 32% de voix des agriculteurs au second tour de la présidentielle. Le baromètre CSA-Les Echos de févier révèle que 20% des ruraux lui font confiance. C’est 3 points de moins que la moyenne nationale.

Relance des mines françaises

Relance des mines françaises

Ce vendredi 21 février, Montebourg  il va ainsi annoncer officiellement la (re) naissance d’une « Compagnie nationale des mines de France » (CMF), dotée d’un budget de 200 à 400 millions d’euros et chargée d’explorer les sous-sol français et étrangers.   Dans une interview au Parisien/Aujourd’hui en France de ce 21 février, il lance: « l’industrie minière n’appartient absolument pas au passé. Nous recherchons du lithium par exemple, un métal fondamental pour les batteries des véhicules électriques. Avec notre nouvelle compagnie minière, nous protégerons nos intérêts nationaux! ».  Cette société publique « accompagnera aussi l’exploitation du sous-sol de nos territoires d’outre-mer, comme en Guyane, où nous disposons de réserves d’or considérables et où sévit un orpaillage sauvage. Là-bas c’est la loi de la jungle dans le secteur minier », précise-t-il « Nous explorerons aussi le sous-sol d’autres pays. Les pays d’Afrique francophone, notamment, aimeraient travailler avec nous plutôt que d’avoir affaire à des multinationales étrangères », explique Arnaud Montebourg, précisant que la nouvelle compagnie publique aura également « vocation à travailler en Asie centrale et en Amérique du sud ». Pour créer cette nouvelle entreprise publique, les pouvoirs publics vont fédérer l’Agence des participations de l’Etat et le Bureau des recherches géologiques minières (BRGM) « qui ensemble vont investir entre 200 et 400 millions d’euros sur cinq à sept ans », explique Arnaud Montebourg.  Mais pour Arnaud Montebourg, ce grand retour dans le domaine minier pourrait aussi être un nouveau pas de franchi vers l’exploitation du gaz de schiste dans l’Hexagone.  Le ministre du Redressement productif a souvent répété qu’il y était favorable, si une nouvelle technique d’extraction était trouvée pour remplacer la fracturation hydraulique, aujourd’hui interdite en France.

 

Panthéon : des honneurs un peu politiciens

Panthéon : des honneurs un peu politiciens

 

Plusieurs personnages pourraient enter en même temps au panthéon, du jamais vu. Certes ces hommes et ces femmes sont tous méritants pour avoir servi le pays mais il est curieux que ce « paquet » de héros soit désigné à la veille d’élections. Le symbole n’est plus national il devient politique et surtout politicien ;   »Aux grands hommes la patrie reconnaissante ». Voici la devise inscrite au fronton du Panthéon. Le président François Hollande doit annoncer vendredi les noms des personnalités qui y entreront.  Selon plusieurs sources concordantes, quatre figures héroïques de la résistance ont été choisies par le chef de l’Etat, qui fera son annonce officielle lors d’un discours vendredi au Mont-Valérien où furent fusillés 22 membres du groupe Manouchian il y a 70 ans.  Germaine Tillion d’abord. Décédée en 2008, pilier d’un des premiers réseaux de résistance, active dans la libération des prisonniers français et anglais, elle est dénoncée et déportée à Ravensbrück. Ethnologue de formation, spécialiste de l’Algérie, Germaine Tillion dénonce les tortures pendant la guerre. Elle  est l’une des rares femmes élevées à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur, décoration qu’elle reçoit de Geneviève Anthonioz-de Gaulle, autre figure de la résistance française. La nièce du Général rencontre Germaine Tillion en déportation. Elle est connue pour son engagement en faveur des droits de l’Homme, longtemps présidente d’ATD Quart Monde. Pierre Brossolette, lui, décède dans les quartiers généraux de la Gestapo à Paris. Son entrée au Panthéon est un peu polémique, certains y voyant un affront à Jean Moulin, les deux résistants s’opposant sur la vision de la France d’après-guerre. Enfin, Jean Zay, ministre avant la guerre. Il sera condamné pour désertion sous Vichy puis fusillé par des miliciens en 1944 avant d’être réhabilité à titre posthume.

 

Héritages : des milliards non réclamés dans les banques récupérés par l’Etat

Héritages : des milliards non réclamés dans les banques récupérés par l’Etat

 

670 000 comptes bancaires de centenaires mais seulement 20 000 centenaires en vie ! Autant d’argent non réclamas par les héritiers qui dorment dans les banques. Un  texte, qui a un « but d’intérêt général incontestable » selon le rapporteur général du Budget Christian Eckert (PS), a été voté par la gauche et la droite, après d’ultimes retouches. Examiné en procédure accélérée (une seule lecture par chambre), il pourrait être discuté au Sénat à l’automne.  Le problème « traîne depuis trop longtemps, il fallait le traiter », a déclaré le ministre de la Consommation Benoît Hamon, vantant « des solutions efficaces ».   »L’affaire pourrait faire sourire s’il n’y avait pas quelques milliards d’euros en jeu » qui ont pu contribuer à enrichir quelques banques ou compagnies d’assurance mais aussi priver des épargnants ou leurs héritiers de « sommes rondelettes », observe sur son blog M. Eckert. « La devise +un bon client est un client qui s’ignore a vécu+ », selon les écologistes.  Toute la gauche y a été favorable, même si le Front de Gauche s’est inquiété des contrôles vu « les coupes claires notamment dans les effectifs » et si les radicaux de gauche ont jugé le droit de propriété et la protection des libertés individuelles « un peu malmenés ».  La droite a voté pour, l’UMP affirmant qu’il prolonge l’une de ses propositions de loi sur l’assurance-vie votée en 2007, l’UDI jugeant la situation « pas tolérable éthiquement ni économiquement et fiscalement ».  Les élus UMP ont néanmoins formulé plusieurs critiques, déplorant notamment que les banques ne soient pas obligées de rechercher les héritiers des clients décédés aux comptes inactifs. Des arguments balayés sur le fond par le rapporteur, qui a aussi laissé entendre qu’ils avaient été inspirés par des lobbys.  L’UDI Charles de Courson, rejoint par l’UMP, a regretté que le contenu des coffres-forts ne soit pas concerné. Gouvernement et rapporteur ont opposé des difficultés techniques liées à la présence d’autres éléments que de l’argent dans les coffres mais se sont montrés pas fermés à une solution qui serait trouvée par les sénateurs.  Les banques comptabilisent des dizaines de milliers de comptes bancaires inactifs, oubliés par leurs détenteurs de plus en plus multibancarisés et mobiles ou tout simplement ignorés au moment du règlement des successions du titulaire décédé.  Exemple le plus parlant: les banques détiennent plus de 670.000 comptes bancaires de centenaires … alors que le nombre de centenaires dépasse légèrement 20.000 en France.  Les assureurs sur la vie laissent également en déshérence de nombreux contrats souscrits au profit de bénéficiaires, qui ne le savent pas ou restent introuvables faute parfois de recherches suffisantes.  Des frais abusifs sont parfois prélevés et des sommes importantes ne sont pas revalorisées.  Pour mieux protéger épargnants et intérêts de l’Etat, le texte prévoit de nouvelles obligations pour les banques et les assureurs.  Sur les comptes bancaires inactifs, la proposition de loi en donne une définition et crée une obligation de recensement annuel mais aussi de transfert des fonds à la Caisse des dépôts et consignations si l’inactivité dépasse deux ans en cas de décès, dix ans dans les autres cas.  Pour les assurances-vie, elle prévoit la fin du contrat s’il n’y a eu aucune réclamation du capital dix ans après la connaissance du décès ou l’échéance du contrat, le plafonnement des frais de gestion ou l’obligation de transférer les fonds dormants à la CDC.  Les notaires seront obligés de consulter le fichier central des comptes bancaires (Ficoba) et des assurances-vie (Ficovie).  Les bénéficiaires auront 20 ans pour se manifester auprès de la Caisse des dépôts. Passé ce délai, l’Etat sera destinataire des fonds.  Autre objectif de la proposition de loi: obtenir le respect réel de la clause de déchéance au bout de 30 ans, en vertu de laquelle l’Etat devient l’ultime destinataire des fonds non réclamés.  A l’avenir, le « gendarme » des banques et des compagnies d’assurance, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), sera notamment chargé de veiller au respect des règles, voire de prononcer des sanctions.  Avant chaque étape, il est prévu d’informer les souscripteurs ou ayants droit.  Prévue début 2015, l’entrée en vigueur a été repoussée en commission à début 2016, pour laisser aux banques et aux assureurs « un délai raisonnable » d’adaptation.  Si la Fédération française des sociétés d’assurances a exprimé son soutien, l’Association française des usagers des banques a dénoncé « un hold up de l’Etat ».   »Le but n’est pas de remettre de l’argent dans le budget de l’Etat », a assuré M. Eckert, soulignant que le choix avait été fait de maintenir à 30 ans le délai de déchéance au profit de l’Etat malgré la « tentation » de certains de le réduire.  Après le vote d’un amendement gouvernemental pour accélérer le transfert à l’Etat du « stock » d’assurances-vie en déshérence, M. de Courson a demandé quelle recette exceptionnelle était attendue. « On n’a pas ces chiffres », a affirmé le ministre.

 

Dexia : après le scandale, baisse de la rémunération des dirigeants

Dexia : après le scandale, baisse de la rémunération des dirigeants

 

 La banque publique ( franco-belge) qui a déjà couté 6.6 milliards à la France  pour mauvaise gestion a consenti une petite baisse sur les rémunération des dirigeants Sans attendre la publications de ses résultats annuels pour 2013, prévue jeudi matin, Dexia a tenu à désamorcer la crise qui avait été déclenchée fin janvier par des révélations dans la presse sur des augmentations octroyées à plusieurs de ses hauts cadres, se pliant ainsi aux vœux exprimés par les autorités nationales en France comme en Belgique.  Dans un communiqué, la banque a annoncé une série de décisions prises par son conseil d’administration « après avoir entendu les fortes réserves formulées par les deux Etats sur les niveaux de rémunération ».  La principale de ces mesures est la réduction « à 420.000 euros au lieu de 450.000 euros précédemment, et de 600.000 euros pour son prédécesseur », de la rémunération annuelle du directeur financier, Pierre Vergnes.  Enfin, le conseil a acté des propositions de la direction concernant trois autres dirigeants, membres du comité exécutif de la banque : leur salaire annuel moyen a été ramené à 390.000 euros, soit une augmentation de l’ordre de 2,3%, alors qu’ils s’étaient vu accorder des augmentations bien plus importantes fin 2013.   »Ceci constitue une baisse significative de 13% par rapport aux rémunérations de 450.000 euros approuvées le 13 décembre 2013″, souligne ainsi le communiqué.  Tout était parti d’un article paru il y a un mois dans le Journal du dimanche.  L’hebdomadaire français avait révélé que M. Vergnes, et deux autres responsables du groupe bancaire, le responsable des risques Marc Brugière et le secrétaire général Johan Bohets, avaient vu leur rémunération passer de 340.000 euros à 450.000 euros, après leur nomination au comité de direction de la banque en cours de démantèlement.  Certes, ils étaient nettement moins payés que leurs prédécesseurs, avait fait valoir Dexia, mettant aussi en avant la difficulté de leur tâche, « qui demande des compétences pointues et des professionnels expérimentés ».  Mais, alors que Dexia n’a été sauvée d’une faillite certaine que grâce aux contribuables français et belges, la nouvelle a fait scandale et les exécutifs des deux pays se sont emparés du dossier.  Le ministre des Finances de Belgique, Koen Geens, et son homologue français, Pierre Moscovici, ont ainsi appelé fin janvier la banque à reconsidérer la politique de rémunération des membres de son comité de direction, et Dexia avait promis dans la foulée de réexaminer leur situation.  Dexia est détenue à 44% par la France et à 50% par la Belgique. Secouru par les États belge et français à l’automne 2008, en pleine tourmente financière liée à la débâcle de Lehman Brothers, le groupe bancaire a été durement frappé par la crise de la dette dans la zone euro, ce qui avait rendu nécessaire un second sauvetage en octobre 2011.  Selon la Cour des comptes, le gendarme des finances publiques françaises, les déboires de la banque ont coûté 6,6 milliards d’euros à la France.

 

Attractivité : des investisseurs peu convaincus par les gadgets de Hollande

Attractivité : des investisseurs peu convaincus par les gadgets de Hollande

Le constat est là 77% d’investissements étrangers en moins en France en 2012 et une grande inquiétude sur l’instabilité fiscale et réglementaire pour l’avenir ; il y avait donc du travail pour Hollande pour convaincre les patrons étrangers lors du conseil d’attractivité (un nouveau machin !).  Hollande s’est exprimé  devant une trentaine de grands patrons étrangers (Volvo, Bosch, Siemens, Samsung, Intel, Nestlé ou General Electric) mais aussi de responsables de fonds d’investissement koweïtien, qatari et chinois réunis sous les ors de l’Elysée pour un « Conseil stratégique de l’attractivité ».  Le chef de l’Etat, qui leur a donné rendez-vous dans six mois pour « juger » de ses réformes, a promis une nouvelle fois « d’harmoniser » la fiscalité française sur les entreprises avec celles de ses « principaux voisins européens » et notamment celle de l’Allemagne « à l’horizon 2020″.  Mais les attentes de ces investisseurs à l’égard de la France pourraient être plus immédiates, avec une taxe à 75% sur les plus hauts revenus qui a fait figure d’épouvantail et un impôt sur les sociétés qui pourra atteindre cette année un taux record en Europe de 38%.  Vantant les mérites de son « pacte de responsabilité » qui doit se traduire par des créations d’emplois en échange d’un allègement du coût du travail, François Hollande a cependant souligné qu’il devait conduire aussi à davantage de « visibilité sur la trajectoire fiscale » des entreprises.  Dès à présent, le chef de l’Etat a annoncé ou confirmé toute une série de mesures techniques comme la fusion de l’Agence française des investissements internationaux (AFII) et d’UbiFrance, organisme chargé de la promotion des entreprises françaises à l’étranger, des aides à l’implantation de start-ups étrangères ou une simplification administrative et douanière.  François Hollande a également confirmé la création d’un « passeport talent » pour « mieux recevoir les innovateurs et les créateurs » et promis des délais d’obtention de visas pour les hommes d’affaires « réduits à 48 heures » contre plusieurs semaines aujourd’hui.  La France, a-t-il souligné, n’a « pas peur » des investissements étrangers et « pas peur de s’ouvrir au monde », elle n’entend pas « se protéger », considérant « même que la mobilité des investissements –français à l’étranger, étrangers en France– fait partie de la réussite d’un pays ».  Cet appel, a encore insisté François Hollande, vaut tout particulièrement pour les investisseurs issus des pays émergents qui, a-t-il déploré, ne représenteront encore « que 10% des décisions d’investissements » étrangers cette année en France.   »La première condition si on veut attirer (les capitaux), c’est d’être séduisant », relève-t-on dans l’entourage du chef de l’Etat. Mais encore faut-il les convaincre de cette mutation du « site France ».   »La France est très chère », a réagi sur le perron de l’Elysée Victoria Mars, présidente du conseil d’administration de la célèbre marque américaine de barres chocolatées, évoquant un coût de travail élevé tout en se disant « confiante » dans l’amélioration du climat des affaires dans l’Hexagone.  De son côté, Ernst Lemberger, président de la société d’investissement autrichienne Ventana, a salué un gouvernement français qui a « vraiment pris la mesure de ce qui est à faire pour redresser la capacité productive » de la France, mais il attend désormais des mesures « concrètes ».  Quant à Anand Mahindra, patron du groupe industriel indien du même nom, il a lancé dans un sourire: « La France pourrait devenir le nouveau marché émergent du monde ».  Récemment encore, le cabinet Ernst and Young déplorait qu’elle émette plutôt des « signaux défensifs voire répulsifs qui préoccupent entrepreneurs et décideurs », quand l’Allemagne et le Royaume-Uni, au contraire, sont « mieux ancrés dans la mondialisation, jugés plus flexibles et plus compétitifs ».  Pour preuve: dans un appel publié le 19 décembre par le quotidien économique Les Echos, plus de 50 dirigeants de filiales étrangères installées en France (Coca-Cola, GE, Siemens, HP, Adecco…) avaient fait part de leurs difficultés croissantes à convaincre leurs maisons mères d’investir en France.  Conséquence, selon la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED): les investissements directs étrangers se sont effondrés de 77% en France l’an dernier alors qu’ils ont quintuplé vers l’Allemagne.

 

Assemblée nationale statut des travailleurs détachés

Assemblée nationale  statut des travailleurs détachés

Combattre un dumping social généralisé dans différents secteurs d’activité (, comme le bâtiment ou encore les transports) .., environ 350 000 salariés). C’est l’objectif des députés qui vont débattre ce mardi d’une proposition de loi PS visant à anticiper et durcir l’application d’un accord européen sur le contrôle des travailleurs détachés. « Il s’agit de protéger nos travailleurs, nos entreprises. Il s’agit aussi de protéger le financement de notre sécurité sociale« , explique le député socialiste de Gironde Gilles Savary, rapporteur du texte. La proposition de loi soutenue par le PS prévoit aussi de « permettre aux organisations professionnelles et syndicales françaises de faire des recours en pénal pour protéger leurs intérêts ou les intérêts généraux du droits du travail« , poursuit-il.  Des dispositions accompagnées d’un renforcement des peines et des amendes encourues par les entreprises qui contournent la loi pour faire de « l’optimisation sociale ».    La proposition de loi propose aussi de ficher celles ayant eu recours au « travail illégal » et qui auront été condamnées à une amende de plus de 15.000 euros. Elles apparaîtront alors sur une liste noire visible sur internet et ce pendant un an. Ce texte, qui sera voté le 25 février et qui vise à transposer en droit français un récent accord européen, devrait recevoir une large majorité de votes des députés. Il faut dire que la France est particulièrement concernée par cette problématique du travail détaché illégal ou frauduleux. En 2012, environ 160.000 Européens sont venus travailler dans l’Hexagone alors qu’environ autant de Français étaient détachés dans l’UE. Dans la réalité, ils sont au moins deux fois plus nombreux, les chiffres mentionnés ne prenant en compte que les travailleurs déclarés.

 

Pacte de responsabilité : 90% des patrons n’y croient pas

Pacte de responsabilité : 90% des patrons n’y croient pas

Finalement les patrons portent le même jugement sur la politique économique du gouvernement, 90% n’y croient pas. Le pacte de responsabilité ne convainc pas les entreprises de croissance, ces leaders de demain qui sont aux avant-postes de l’économie. Le onzième baromètre CroissancePlus-Astorg, réalisé par OpinionWay, révèle que 9 chefs d’entreprise de croissance sur 10 ne font pas confiance au gouvernement pour relancer la croissance, créer des emplois et réduire l’endettement de la France. «Les 30 milliards du pacte, c’est bien mais ce n’est qu’un tout petit pas dans la bonne direction, explique Stanislas de Bentzmann, président de l’association CroissancePlus. On est à plus de 100 milliards d’euros de différentiel de fiscalité avec l’Allemagne. Nos entreprises supportent un poids considérable qui ne se justifie en rien. Cela pénalise la R & D, la montée en gamme des produits et, au final, l’emploi.» La confiance que le gouvernement veut susciter ne se reflète pour l’heure ni dans leurs décisions d’investissements, ni dans leurs prévisions d’embauche.  Seulement 32 % des dirigeants prévoient d’augmenter leurs investissements dans les six prochains mois et seulement 33 % prévoient de revoir à la hausse leurs effectifs. «Ce ne sont clairement pas de bons chiffres dans cette période de relance, d’autant qu’il s’agit d’entreprises de croissance», souligne Stanislas de Bentzmann. Pour ces «gazelles» de l’économie, les leviers les plus efficaces pour relancer la croissance et combattre le chômage restent la simplification du droit du travail (77 %), une diminution drastique des dépenses publiques (75 %) et une baisse de la fiscalité sur les entreprises pour relancer l’investissement (69 %). Pour rendre les entreprises françaises plus compétitives, ils estiment qu’il faut remplacer le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) par un allégement des charges patronales (79 %), annualiser le temps de travail (72 %), mettre en place un contrat de travail unique aux droits progressifs (68 %) et supprimer les effets de seuil (67 %). Conscients que l’économie mondiale et européenne s’améliore, les entrepreneurs tentent d’aller chercher la croissance à l’étranger. Mais, là encore, les freins sont nombreux, alors que la France a perdu 15 000 entreprises exportatrices depuis 2000 et n’a vu son déficit commercial s’améliorer l’an dernier qu’en raison d’une baisse des importations. «Notre part à l’export se détériore. Pourtant, l’ensemble des aides à l’export représentent 30 milliards d’euros. Mais elles sont trop éparpillées. Le système est devenu illisible», regrette Stanislas de Bentzmann, dénonçant une multitude de guichets au niveau européen, national, régional, départemental… «Il faut rationaliser cette masse d’argent et la réinjecter dans les PME de façon plus simple et plus directe», poursuit-il. CroissancePlus milite pour la mise en place d’un crédit impôt export, calqué sur le modèle du crédit impôt recherche (CIR), jugé plus simple et plus direct. Alors que le crédit bancaire s’est contracté avec la crise, 35 % des entreprises de croissance cherchent également à diversifier leurs sources de financements. Elles marquent un intérêt particulier pour les aides publiques, notamment Bpifrance (36 %), le capital investissement (23 %) ou le PEA-PME (20 %) et soutiennent toutes les initiatives en faveur du crowdfunding, vu comme «un bon moyen de faire sauter le verrou bancaire». Enfin, l’association poursuit plus que jamais son combat en faveur d’une réduction des délais de paiement à 30 jours (au lieu de 60 jours fixés par la loi et 78 jours dans les faits). «Les grands groupes se font financer par leurs sous-traitants, donc les PME, qui ont pourtant moins accès aux marchés financiers et aux marchés bancaires. On marche sur la tête», s’insurge Stanislas de Bentzmann. Un combat crucial car chaque jour de délai gagné représente un milliard d’euros injecté dans les caisses des PME!

 

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