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Manif des bonnets bleus…

Manif des  bonnets bleus…

 

Après les bonnets rouges, des bonnets bleus appellent à une manifestation pacifique, le samedi 30 novembre à 14 h 30, au parking du stade de la Beaujoire à Nantes.  Le porte-parole du collectif n’est autre que le Vieillevignois, Jacques Proux, qui expose les raisons d’être de ce nouveau mouvement indépendant. Pourquoi les bonnets bleus ? – “La France est malade. Nous le constatons depuis quatre décennies. Les mêmes médecins au chevet de notre pays sont inefficaces à trouver des remèdes sauf à garder leurs privilèges. En voyant les bonnets rouges manifester, l’idée est partie d’un groupe de réflexion du Vignoble, “Le bon sens en action”, de développer quelque chose de plus important. Dans ce groupe, il y a une trentaine de personnes.  Il ne s’agit pas de créer un collectif de réaction par rapport à la fiscalité mais de porter un mouvement réformateur. L’idée est de prendre exemple sur nos amis Les bonnets rouges et de descendre dans la rue en bonnet bleu. Pourquoi les bonnets bleus ? Nous voulons inciter d’autres régions à faire comme nous et à choisir entre le bleu, le blanc ou le rouge afin de favoriser les couleurs de notre pays pour, nous l’espérons, une grande manifestation à Paris. L’appel circule à travers les réseaux sociaux. On a le droit de rêver… Et il faut bien commencer quelque part !”  Un mouvement pour qui ?… “C’est une action citoyenne et indépendante, en dehors de tous groupes politiques, syndicaux, de tout lobby. Elle appelle les étudiants, les salariés du privé ou du public, les chefs d’entreprise, les agriculteurs, les artisans, les professions libérales, les retraités, les chômeurs et les exclus à venir se faire connaître et entendre. Il y a, aujourd’hui, une majorité silencieuse qui en a ras-le-bol. Cette majorité, c’est le plus grand parti de France qui ne croit plus en rien, ni aux hommes politiques. L’idée est de dire : comment ensemble peut-on proposer un autre projet de bon sens ?”  Et pour quelles revendications ? – “Le mouvement défend les principes d’égalité, l’exemplarité dans les mesures de réforme de l’Etat. Pour nous, la Ve République a vécu. Le collectif milite, entre autres, pour le non-cumul des mandats, la suppression du Sénat, des départements et le vote référendaire pour les grandes décisions du pays. C’est le peuple qui doit choisir. Le mouvement est aussi partisan d’une Europe, à condition qu’il y ait une harmonie fiscale, sociale et économique. Quitte à ce que le nombre d’Etats soit revu à la baisse. Et prône la solidarité. Exemple pour les retraites. On est pour l’égalité dans la durée. Ce n’est pas normal qu’un ouvrier touche 70 % de son Smic après 42 ans d’activités alors qu’un député perçoit 1 500 euros de retraite, seulement au bout de cinq ans de mandat.”

 

 

Consommation des ménages : en baisse en octobre, comme le chômage ! curieux !

Consommation des ménages : en baisse en octobre, comme le chômage ; curieux !

 

Au moment même où on annonce la baisse du chômage, on annonce la baisse de la consommation des ménages. Or la croissance repose essentiellement sur cette consommation intérieure puisque les exports sont dans le rouge et les investissements des entreprises en retrait. Ou l’art de créer statistiquement des emplois sans croissance ! La consommation des ménages français a bien reculé de 0,2% en volume au mois d’octobre, a annoncé l’Insee ce vendredi 29 novembre. Cette légère baisse s’explique du fait de la baisse des dépenses en énergie. Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques, les dépenses des ménages en énergie ont baissé de 4,9% en octobre. Cela traduit « notamment l’effet de températures au-dessus des normales saisonnières sur les dépenses de chauffage. En outre, les dépenses en carburants se replient fortement », a noté l’Insee. La consommation en biens durables a de son côté continué sa progression (+0,8%, après +0,7% en septembre) grâce notamment à une « accélération » des dépenses en automobiles, « peut-être par anticipation de la réduction du bonus (écologique) en novembre et du durcissement du malus en janvier prochain », a indiqué l’Insee dans un communiqué. L’Institut a également constaté une hausse des achats en équipement du logement, tandis que la consommation de textile-cuir a de nouveau baissé pour le deuxième mois consécutif. La consommation en produits alimentaires s’est ressaisie, « notamment celle des dépenses en tabac », avec +1,4% en octobre

 

Croissance Allemagne : baisse des ventes au détail

Croissance Allemagne : baisse des ventes au détail

 

Les ventes au détail ont, contre toute attente, baissé de 0,8% en octobre, montrent les statistiques publiées vendredi par l’Office fédéral de la statistique. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une progression de 0,5%. Sur un an, le recul est de 0,2% contre un consensus de +1,3%. En septembre, ces ventes avaient baissé de 0,2% sur un mois et progressé de 0,3% sur un an.

 

Allemagne : hausse des prix

Allemagne : hausse des prix

L’inflation annuelle s’est légèrement accélérée en Allemagne, ce qui peut laisser entrevoir une hausse des prix à la consommation plus marquée que prévu dans l’ensemble de la zone euro. Si tel était être le cas, Banque centrale européenne (BCE) se sentirait moins pressée d’agir pour soutenir l’activité alors que le spectre de la déflation a conduit certains responsables de la BCE à évoquer de possibles nouvelles mesures. Harmonisée aux normes européennes (IPCH), l’inflation de novembre est ressortie à 1,6% sur un an et à 0,2% sur un mois en Allemagne, première économie de la zone euro, selon des chiffres publiés jeudi par l’Office fédéral de la statistique. Les économistes avaient anticipé en moyenne une inflation sur un an de 1,3% en normes IPCH – celles retenues par la BCE pour fixer sa politique monétaire. Alors que le consensus pour l’inflation de novembre dans la zone euro – donnée qui sera publiée vendredi – est actuellement de 0,8%, l’économiste en chef de Berenberg Bank Holger Schmieding pense que les statistiques allemandes pourraient se traduire par une hausse des prix à la consommation de 0,9%. « (Les données en provenance d’Allemagne) devraient quelque peu apaiser les craintes déflationnistes dans la zone euro. C’est un nouvel argument en faveur d’un statu quo de la politique monétaire de la BCE (…)’, a-t-il ajouté. L’existence ou non de risques déflationnistes est au coeur des débats de la BCE depuis quelques semaines, certains responsables voulant à tout prix éviter que la zone euro ne connaisse une baisse prolongée des prix, se rappelant que ce phénomène avait plombé l’économie japonaise pendant dix ans. Il y a trois semaines, la BCE a surpris les intervenants de marché en ramenant son principal taux directeur à un nouveau plus bas niveau historique, l’institution voulant ainsi répondre au ralentissement marqué de l’inflation observé le mois dernier, signe de faiblesse de la reprise économique de la zone euro. Au mois d’octobre, l’inflation est tombée à 0,7% dans la zone euro alors que l’objectif officiel de la BCE est une hausse des prix à la consommation légèrement inférieure à 2%.

 

Immobilier : baisse des prix

Immobilier : baisse des prix

 

Les prix des logements anciens ont diminué de 0,2% en France au troisième trimestre, après avoir déjà baissé de 0,3% au premier comme au deuxième trimestres, selon les chiffres provisoires corrigés des variations saisonnières publiés jeudi par l’Insee. Les prix des maisons se sont repliés de 0,4% au troisième trimestre, tandis que ceux des appartements ont augmenté de 0,1%. Sur un an, les prix accusent un recul de 1,4% (-1,6% pour les maisons et -1,2% pour les appartements). L’Insee avait annoncé en première estimation pour le deuxième trimestre un recul de 0,1%. Les prix en Ile-de-France ont baissé de 0,3% au troisième trimestre, ceux des appartements diminuant de 0,6% et ceux des maisons augmentant de 0,3%. Sur un an, ils baissent de 1,2% (-1,6% pour les appartements et -0,5% pour les maisons). S’agissant de Paris seul, les prix des appartements ont reculé de 0,5% sur le trimestre et de 2,1% sur un an. En province, les prix ont diminué de 0,1%% au troisième trimestre (-0,5% pour les maisons mais +0,8% pour les appartements). Sur un an, ils décroissent de 1,5% (-0,8% pour les appartements et -1,8% pour les maisons). Le nombre de transactions a poursuivi son redressement, avec un volume de 689.000 sur les douze derniers mois, en hausse de 2,2% par rapport au total à fin juin.

Bretagne : nouvelle manif des bonnets rouges

Bretagne : nouvelle manif des bonnets rouges

 

 

Une semaine après les défilés des syndicats au cours desquels leur leader, Christian Troadec, a été parfois conspué, les Bonnets rouges organisent leur deuxième rassemblement, samedi, à Carhaix (Finistère), avec la volonté d’affirmer leurs revendications « pour l’emploi et la Bretagne » face à « tous ceux qui les traitent par le mépris ». Sans faire de pronostic sur le nombre des manifestants, Christian Troadec, par ailleurs maire DVG de cette ville de centre-Bretagne, parie que « samedi, il y aura du monde » sur le site où est organisé chaque année le festival des Vieilles Charrues. « Ce sera la réponse qu’on pourra donner à ceux qui continuent à nous traiter par le mépris », dit le porte-parole du collectif Vivre, décider et travailler en Bretagne, initiateur des Bonnets rouges. Dans le match les ayant opposés ce mois-ci aux syndicats – qui s’estiment mieux à même de défendre les salariés bretons touchés par une avalanche de restructurations et de plans sociaux dans l’agroalimentaire (Doux, Gad, Tilly-Sabco, Marine-Harvest), les Télécoms ou l’automobile -, les Bonnets rouges ont remporté la première manche. Début novembre, ils ont mobilisé entre 15 000 et 30 000 personnes à Quimper pour la défense de l’emploi, la décentralisation et la suppression définitive de l’écotaxe. Taxé de « poujadiste », de « populiste », le mouvement est pointé du doigt pour avoir rassemblé, dans ce que les syndicats appellent « une confusion des genres », transporteurs, chefs d’entreprise, salariés, travailleurs licenciés, agriculteurs, artisans… Des syndicats qui espéraient reprendre la main, avec leurs propres défilés, samedi dernier, dans quatre villes de Bretagne. Mais ils n’ont remporté qu’un succès en demi-teinte : entre 6 500 et 13 000 personnes seulement ont battu le pavé malgré la présence du numéro un de la CFDT, Laurent Berger, et de son homologue de la CGT, Thierry Lepaon. Présent à deux de ces rassemblements et chahuté par des manifestants, Christian Troadec assure ne pas être animé par un esprit de revanche. « Tout doit être oublié », dit-il, assurant en outre qu’il « n’y a pas de bras de fer avec les syndicats ». « Nous, on souhaite que l’on se rassemble sur une préoccupation majeure et partagée, l’emploi et la Bretagne », dit-il. Le rassemblement de samedi, auquel ont aussi appelé le Parti breton (fédéraliste) ou l’Union démocratique bretonne (autonomiste) notamment, sera « familial » et « festif », avec des concerts : « Que les casseurs (présents à Quimper) restent chez eux », clame Christian Troadec en faisant référence aux violences qui avaient marqué la manifestation de Quimper. Et il sera bien sûr revendicatif. Car « les gens ne voient toujours pas de réponse concrète et réelle à leur souffrance ». À ce titre, les Bonnets rouges rappellent la promesse du candidat Hollande d’obliger une entreprise à céder les unités de production dont elle ne veut plus. « On voit bien avec l’exemple de Gad que rien n’est fait et que la promesse est oubliée », commente Christian Troadec, en référence à la fermeture de l’abattoir de Lampaul-Guimiliau et le licenciement de plus de 800 salariés. « On gèle un abattoir ultra-performant alors qu’il pourrait être repris très rapidement pour une nouvelle activité », déplore-t-il. rouges. « La Bretagne est lâchée », résume Christian Troadec, partisan de la décentralisation et farouche opposant au « carcan administratif » qui est à ses yeux un « frein à toute évolution, toute innovation, toute création ». Quant à la suppression de l’écotaxe poids lourds, elle fait toujours partie des revendications malgré sa suspension fin octobre.

Retraites des fonctionnaires : un coût pour l’Etat de 37 milliards en 2013 ( Le Figaro)

Retraites des fonctionnaires : un coût pour l’Etat de 37 milliards en 2013  ( Le Figaro) 

Seul un quart des pensions de la fonction publique est financé par les cotisations des agents de l’État. Les contribuables doivent payer la différence : 37,3 milliards en 2013.

Les retraites des fonctionnaires souffrent d’un déséquilibre abyssal. C’est ce que confirme le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR), que Le Figaro s’est procuré et qui doit être présenté ce mardi après-midi. Vicissitude du calendrier: à la même heure, les députés s’exprimeront, pour la deuxième fois et en procédure de vote bloqué, sur la réforme Ayrault des retraites. Un projet de loi qui ne s’attaque nullement au besoin de financement des retraites de la fonction publique. Et pourtant: d’après les calculs actualisés du COR, seul un quart des pensions est financé par les cotisations salariales. Le régime des fonctionnaires n’est certes pas techniquement en déficit. Mais c’est jouer sur les mots: le trou – la différence entre les recettes et les dépenses – est automatiquement comblé par le budget de l’État. Résultat, un euro dépensé en subvention pour les retraites des fonctionnaires, c’est un euro de moins pour l’éducation. Ou un euro de plus de dette publique. Au final, l’État, qui ne verse pas à proprement parler de cotisation employeur, subventionne discrètement les retraites des fonctionnaires à hauteur de… 73 % de ses besoins. Concrètement, la facture atteindra 37,3 milliards d’euros cette année, selon les prévisions du COR. L’administration nomme, pudiquement, cette ligne budgétaire «cotisations fictives». Hélas, la douloureuse, elle bien réelle, ne cesse de gonfler: + 5,5 % en 2011, + 4,2 % en 2012 et + 1,7 % en 2013. Ce nouveau rapport du COR ne prend pas en compte la réforme Ayrault des retraites, qui ne s’appliquera qu’en 2014. Mais qu’importe puisqu’elle ne s’attaque pas aux retraites des fonctionnaires, le gouvernement ayant resserré sa cible sur les seuls 7 milliards de besoin de financement du régime des salariés à horizon 2020. Évidemment, les agents de la fonction publique seront soumis à la hausse des cotisations à partir du 1er janvier 2014. Mais à un rythme moins prononcé, car le rattrapage de l’écart de cotisation avec les salariés du privé, décidé en 2010, n’est pas terminé. Ils n’échapperont pas non plus à l’allongement de la durée de cotisation à partir de 2020. Mais, au final, ces mesures ne rapporteront que 300 millions l’année prochaine et 800 à horizon 2020. On est loin du trou de 37 milliards comblé chaque année par le budget de l’État… Pourquoi le régime des fonctionnaires est-il à ce point dans le ­rouge? Primo, il souffre d’un déséquilibre démographique car il compte plus de retraités (2,33 millions) que de cotisants (2,1 millions). Sur ce point, le régime général des salariés est «avantagé», avec un ratio démographique de 1,38 salarié par retraité. Secundo, les pensions dans le public sont calculées sur les six derniers mois de traitement, contre les 25 meilleures années dans le privé. Une différence qui avantage les futurs ex-agents de l’État. «Une majorité de fonctionnaires bénéficient d’un “coup du chapeau” avant leur départ en retraite, une forte augmentation de traitement dans les six derniers mois de leur carrière, décrypte Bruno Chrétien, le président de l’Institut de la protection sociale. Un faible coût pour l’administration, qui octroie, pour quelques mois, ladite hausse, mais une charge énorme – un gonflement artificiel de la pension versée pendant des dizaines d’années – pour l’État, et donc pour l’ensemble des contribuables français!» Et pour cause: l’État augmente ainsi la base de calcul des cotisations en fin de carrière, sans que cela corresponde en face aux cotisations versées par le fonctionnaire, à partir de salaires largement moins élevés, durant la vie active. Le régime de la fonction publique est enfin plus généreux que celui des salariés du privé. Les «dispositifs de solidarité» (départs anticipés, majoration de durée d’assurance pour enfant, minima de pension…) représentent 27,9 % des pensions versées, contre 16,2 % dans le privé. Le gros de ces dépenses provient du financement des départs anticipés à la retraite, par exemple des militaires.

 

Mory Ducros : en redressement avant des suppressions massives d’emplois

Mory Ducros : en redressement avant des suppressions massives d’emplois

 

Six mois gagnés pour le gouvernement  (surtout en vue des municipales!) car Mory Ducros est en redressement. Ensuite peut –être un tiers des emplois sauvés sur 5000 plus 2000 sous-traitants. Rien n’est sûr car le secteur de la messagerie – comme l’ensemble du transport routier- est dévasté (surcapacité de l’offre, prix de dumping, marges très dégradées°.  Le tribunal de commerce de Pontoise (Val-d’Oise) a ouvert, comme le sollicitait l’entreprise, une procédure de redressement avec une période d’observation de six mois.   »Cette période d’observation est l’occasion d’élaborer avec le soutien des pouvoirs publics une solution pour l’avenir », a déclaré à la presse André Lebrun, président d’Arcole Industries, propriétaire de Mory Ducros.  Aujourd’hui, « il est essentiel de conserver la confiance de l’ensemble des clients », a-t-il ajouté, s’employant également à rassurer les salariés: « Les salaires seront payés, 13e mois compris ».  Dans un communiqué, la direction de Mory Ducros a assuré qu’elle visait « une solution de reprise globale ». Mory Ducros et Arcole Industries se disent « convaincus de la possibilité de bâtir un périmètre viable au sein du groupe », sans préciser les contours d’un éventuel plan de restructuration. « Des investisseurs de premier plan, industriels et financiers, ont d’ores et déjà marqué leur intérêt », ces contacts laissant « penser qu’un projet de reprise pourrait être présenté rapidement », a ajouté la direction.  La mise en redressement fait suite au dépôt de bilan de l’entreprise, annoncé vendredi aux salariés, l’un des plus importants en France depuis la faillite de Moulinex en 2001.  La procédure, qui gèle temporairement les dettes antérieures de l’entreprise, va lui permettre de poursuivre son activité. Le tribunal a retenu le 31 octobre comme date de cessation des paiements et une prochaine audience fixée au 20 décembre.   »L’objectif est maintenant de sauver l’entreprise et un maximum d’emplois. Tout le monde va se retrousser les manches (…) et dès demain tout le monde repart au boulot pour rassurer les clients », a affirmé le secrétaire du comité d’entreprise, Denis Jean-Baptiste (CFDT), qui s’exprimait au nom de tous les syndicats.  Le CE était représenté à l’audience par Thomas Hollande, fils du président, et avocat au cabinet LBBA.  Le tribunal de commerce a désigné deux administrateurs judiciaires, dont l’un chargé spécialement de faire le lien avec les salariés. A l’annonce de la décision, certains salariés ont laissé exploser leur colère, à l’image d’Ahmed Jaouid, persuadé que « les salariés vont payer les pots cassés à la fin des six mois ». Celui-ci attend maintenant du gouvernement qu’il mette « de l’argent sur la table ».  Avant l’audience, une centaine de conducteurs de camions avaient manifesté devant le tribunal où se jouait leur avenir, mais aussi celui de 2.000 sous-traitants.  Au Mans, une cinquantaine ont défilé jusqu’à la préfecture, où une délégation a été reçue, comme à Toulouse.  Les syndicats craignent des suppressions d’emplois massives.  Le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a d’ores et déjà laissé entrevoir des milliers de suppressions d’emplois. « Tout va être mobilisé, tout va être étudié » pour espérer le « sauvetage de 2.000 emplois au moins », a-t-il déclaré vendredi.  Alors que le gouvernement dit examiner tous les scénarios, y compris celui d’une reprise « site par site », le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a confirmé que Mory Ducros était éligible au fonds spécial de 380 millions, récemment réactivé et abondé pour les entreprises en difficultés.  Les préfets des régions concernées devaient être reçus mardi au ministère de l’Intérieur afin d’ »étudier l’ensemble des situations », avant les organisations syndicales jeudi à Bercy.  Depuis le début de l’année, Mory Ducros perd, selon M. Montebourg, « 5 millions d’euros par mois ». L’an dernier, le transporteur a réalisé un chiffre d’affaires de 670 millions d’euros.  La CFDT évalue les besoins de financement de l’entreprise à une quarantaine de millions.  Né de la fusion fin 2012 de deux entreprises malades, l’entreprise de messagerie Ducros et le transporteur Mory, tous deux rachetés par Arcole Industries, spécialisé dans la reprise de sociétés en difficultés, Mory Ducros n’a pas résisté à la crise du secteur.  Ces derniers mois, l’entreprise, qui dispose d’une flotte d’environ 4.500 véhicules, a vu le nombre de ses agences en France passer de 115 à 84.

Moral des industriels : toujours bas

Moral des industriels : toujours bas

 

L’industrie manufacturière française ne va pas mieux, mais pas moins bien non plus en novembre par rapport au mois précédent, selon les derniers chiffres de l’INSEE parus ce lundi 25 novembre. Le moral des chefs d’entreprise interrogés en novembre 2013 se maintient au niveau atteint en août 2013, de 98, soit proche de sa moyenne à long terme. Ils ont globalement une meilleure perception de leur activité passée, mais sont légèrement plus pessimistes concernant leurs perspectives personnelles.  Dans le détail, l’industrie agroalimentaire tire son épingle du jeu. La perception des industriels du secteur de leur activité passée « progresse nettement » pour atteindre un niveau « supérieur à sa moyenne longue période », indique l’Insee. Les carnets de commandes s’améliorent. Enthousiasme relatif du côté des industriels des équipements électriques, électroniques et informatiques. Ils évoquent une amélioration très tangible de leur activité passée, mais se plaignent d’un niveau de commande « toujours très bas ». Notez aussi une amélioration des perspectives dans l’automobile, où les dirigeants considèrent le niveau de leurs carnets de commandes comme « supérieurs à la normale » tandis que le niveau des stocks et perçu comme « inférieur à la normale ».

Vote pour plafonner les salaires des patrons…en Suisse !

Vote pour plafonner les salaires des patrons…en Suisse !

. Après avoir approuvé, en mars, l’initiative Minder, qui met fin aux parachutes dorés et donne davantage de pouvoir aux actionnaires pour fixer les salaires des dirigeants, les électeurs helvétiques sont à nouveaux appelés aux urnes. Cette fois, ils doivent se prononcer sur l’initiative « 1:12″, qui propose qu’un patron ne puisse gagner plus de douze fois ce que le salarié le moins bien payé de l’entreprise touche sur la même période. Cette initiative a été portée par le mouvement des Jeunes Socialistes. Mais, contrairement à l’initiative Minder, qui avait recueilli plus de 67% de suffrages favorables, le scrutin du 24 novembre s’annonce serré. Selon un sondage cité par la RTS le 13 novembre, l’initiative recueillait 54% d’opinions « plutôt ou très négatives », avec toutefois un niveau assez élevé d’indécis. De fait, l’initiative pâtit du clivage gauche-droite. Le Parti Socialiste et les Verts la soutiennent tandis que le PLR (Parti libéral radical) et l’UDC (Union démocratique du centre) la rejettent. Et, sans surprise, le patronat s’y oppose. Dans une lettre envoyée à ses collaborateurs, dont Le Temps s’est procuré une copie, le géant helvétique de l’agroalimentaire Nestlé considère que cette initiative restreindrait « massivement la liberté contractuelle et la compétitivité d’entreprises comme Nestlé ». Le SonntagsBlickcite également Nick Hayek, patron de Swatch Group, qui évoque « une initiative dogmatique avec des exigences trop rigides ».

 

Allemagne : moral en hausse des entrepreneurs

Allemagne : moral en hausse des entrepreneurs

 

 L’indice du climat des affaires publié par l’institut Ifo, basé sur une enquête mensuelle auprès de 7.000 entreprises, a progressé à 109,3 contre 107,4 en octobre, alors que les économistes avaient anticipé une hausse plus modérée, à 107,7. L’envolée de l’indice Ifo, qui avait reculé en octobre, a accentué les gains de l’euro face au yen et au dollar et fait refluer les Bunds allemands. « Les entreprises ont surmonté les légers revers du mois dernier de manière spectaculaire et anticipent une reprise », a déclaré Jörg Zeuner, économiste chez la banque publique KfW. D’autres indicateurs macro-économiques allemands récemment publiés sont également allés dans le sens d’une embellie: l’indice ZEW du sentiment des investisseurs a atteint ce mois-ci son plus haut niveau en quatre ans, soutenu par une légère amélioration des perspectives économiques de la zone euro. Et les premières estimations des enquêtes PMI menées par Markit auprès des directeurs d’achat ont montré que la croissance de l’activité du secteur privé s’était accélérée en Allemagne, au contraire de la France. Ces indices PMI, généralement considérés comme des indicateurs avancés du produit intérieur brut (PIB), laissent entrevoir un PIB en hausse de 0,5% au quatrième trimestre, après une croissance confirmée à 0,3% au troisième et à 0,7% au deuxième.

Pour des Etats généraux agricoles

Pour des  Etats généraux agricoles

Le patron de la puissante FNSEA, Xavier Beulin, a réclamé vendredi la tenue d’Etats généraux de l’agriculture au début de l’année prochaine, pour « redonner confiance aux paysans ». Xavier Beulin a expliqué sur RMC avoir une « demande précise »: « Je vais proposer au Premier ministre que nous tenions des Etats généraux de l’agriculture et de la filière agricole en début d’année 2014 parce que je pense que la situation l’impose ».  »On peut gérer l’agriculture avec quelques rustines ici ou là (…), mais je crois aujourd’hui qu’on a besoin de redonner des perspectives », a-t-il poursuivi, estimant que les agriculteurs n’obtiennent que des « réponses partielles » à leurs demandes.

 

Congrès des maires : de la grogne pour Ayrault

Congrès des maires : de la grogne pour Ayrault

 

Accueil plutôt froid pour le  Premier ministre.  Mais, le président de l’Association des maires de France (AMF) Jacques Pélissard ayant appelé la salle à « une écoute mutuelle, respectueuse de l’autre », Jean-Marc Ayrault a échappé à une bronca, n’essuyant que quelques quolibets lorsqu’il a défendu la réforme des rythmes scolaires, contestée dans le monde éducatif et par une partie des élus locaux, quelques centaines se disant décidés à ne pas appliquer les nouveaux rythmes.  A la mi-journée, devant 700 maires, le président de l’UMP Jean-François Copé avait fait monter la pression en appelant François Hollande à « sortir de sa réserve » et à donner au minimum « le libre choix » d’appliquer ou non cette réforme.  Sur ce point, Jean-Marc Ayrault s’est montré déterminé à ne pas lâcher, s’émouvant du « gâchis national » que représente un taux d’échec de « 20% des élèves ».  Il s’est simplement voulu ouvert au dialogue, prenant « l’engagement de rechercher avec vous (les maires) une solution » au-delà de la rentrée 2014 sur la prise en charge du coût de la réforme. Au passage, Jean-Marc Ayrault a rappelé qu’il avait déjà dégagé « 370 millions d’euros supplémentaire » pour les communes.  De même, il s’est prononcé pour des « taux d’encadrement assouplis » pour accompagner les enfants dans le temps périscolaires. « Il s’agira d’étendre le financement des Caisses d’allocations familiales à l’ensemble des activités périscolaires », a-t-il dit.  Juste avant lui, Jacques Pélissard avait mis en garde M. Ayrault contre « le malaise grandissant, l’inquiétude, parfois l’exaspération » suscités par cette réforme, rappelant les revendications de l’AMF.  Réunis dans un collectif, les maires les plus hostiles campent sur leur position (l’abrogation du décret instaurant les nouveaux rythmes). « Le discours de Jean-Marc Ayrault n’a rassuré personne. L’Etat ne garantit rien » comme financements après 2014, selon le maire d’Elancourt (Yvelines) Jean-Michel Fourgous, l’un des animateurs du collectif.  Dans les coulisses, Philippe Laurent (UDI), maire de Sceaux et l’un des dirigeants de l’AMF, appelait l’exécutif à « retrouver une empathie beaucoup plus forte envers les maires »  M. Pélissard s’est d’autre part élevé contre la « méfiance systématique » du gouvernement envers les élus, énumérant une longue liste de critiques. Il a reproché au gouvernement de vouloir « imposer un modèle rigide et uniforme » pour les rythmes scolaires comme pour la réforme de la décentralisation – le numéro deux de l’AMF André Laignel (PS) a même parlé d’un « corset » à propos de la décentralisation.  Jean-Marc Ayrault s’en est vigoureusement défendu, sortant de son texte pour tenter d’en convaincre son auditoire. Le président de l’AMF a également fustigé « l’overdose administrative » provoquée par la multiplication des nouvelles normes imposées aux communes. En réponse, M. Ayrault a annoncé la nomination d’un « médiateur », l’ex-ministre de droite Alain Lambert.  M. Pélissard a aussi prévenu que retirer l’urbanisme aux communes pour le confier aux intercommunalités « serait un recul inacceptable ». Il a affirmé ne pouvoir accepter la baisse des dotations de l’Etat pour le bloc communal, équivalant selon lui à « 3,5% en 2014 et 7% en 2015 alors que nos charges augmentent ».  Selon Jean-Pierre Balligand, maire (PS) de Vervins (Aisne) jusqu’à il y a cinq mois, « les maires ne sont pas en colère, mais un peu désespérés », s’alarmant notamment « de la montée de l’intercommunalité, qui mange petit à petit leurs prérogatives » et synonyme de « perte d’identité ».  Jean-Marc Ayrault a enfin annoncé un geste pour les petites communes, afin de « faciliter » leur accès aux fonds d’épargne », par l’intermédiaire de la Caisse des dépôts et consignations.

Fiscalité : remise à plat ou baisse des prélèvements ?

Fiscalité : remise à plat ou baisse des prélèvements ?

 

Face au ralbol fiscal Ayrault sort de son chapeau la remise à plat. Une remise à plat qui pourrait aboutir à des mesurettes car la vraie question est le niveau de prélèvements. En fait on pourrait aboutir à une opération banche car Ayrault se fixe comme objectifs des prélèvements constants. « Le système fiscal français est devenu très complexe, quasiment illisible, et les Français, trop souvent, ne comprennent plus sa logique ou ne sont pas convaincus que ce qu’ils paient est juste, que le système est efficace », admet le Premier ministre.   »Je crois que le temps est venu d’une remise à plat, en toute transparence, de notre système fiscal », affirme M. Ayrault, ajoutant que l’impôt est « un acte citoyen ».  Il précise que cette remise à plat interviendra « à prélèvements obligatoires constants ».   »Jusqu’ici, nous avons répondu à l’urgence pour redresser la barre, il nous faut désormais bâtir pour l’avenir », dit M. Ayrault, toujours handicapé par son impopularité et dont le départ est souhaité par une majorité de Français. M. Ayrault affirme vouloir un « dialogue approfondi ». « Je vais rencontrer dans les prochains jours l’ensemble des partenaires sociaux », annonce-t-il. « Dans ce dialogue, on évoquera la politique de l’emploi, les investissements, la formation professionnelle et le pouvoir d’achat », ajoute le Premier ministre, promettant aussi au Parlement un « rôle essentiel ».  Au terme de cette « concertation », le gouvernement prendra selon lui « ses responsabilités comme il l’a fait pour les retraites et fera des propositions au Parlement », dans le cadre du projet de budget 2015.  Ce débat englobera la question d’une fusion entre impôt sur le revenu et CSG, annoncée par François Hollande durant sa campagne mais plus évoquée depuis. « L’objectif, c’est de parvenir à des règles plus justes, plus efficaces et plus lisibles », selon M. Ayrault.  Le Premier ministre prévient par ailleurs qu’il n’est « pas question » de revenir sur les hausses de TVA prévues au 1er janvier. Destinées à financer la baisse du coût du travail, ces mesures rencontrent une opposition grandissante de plusieurs professions et personnalités politiques.   »Revenir sur la hausse de la TVA pour certains secteurs, ce serait revenir sur la baisse du coût du travail. Et cela il n’en est pas question », dit M. Ayrault.  Le vote n’avait guère fait de vagues il y a un an, mais depuis quelques semaines, le mécontentement monte dans certaines professions, comme chez les ambulanciers, dans les centres équestres ou les restaurateurs.   »Nous n’allons pas détruire ce que nous sommes en train de construire », répond M. Ayrault, ajoutant que « l’amélioration de la compétitivité des entreprises est dans l’intérêt de tous les Français ».  M. Ayrault juge en outre qu’il n’est « pas choquant » que des parlementaires socialistes aient proposé des amendements restreignant les possibilités d’optimisation fiscale des grandes entreprises.   »Les grands groupes du CAC 40 s’émeuvent un peu vite », dit-il. « C’est une mise en garde, un appel pour modérer les pratiques », selon lui.  A propos d’un autre sujet épineux, l’écotaxe, il répète qu’il « faudra prendre le temps » avant de rétablir l’écotaxe, suspendue il y a plusieurs semaines. « Nous n’agissons pas dans l’urgence », dit-il. La mission parlementaire « va commencer ses consultations et fera des propositions », rappelle M. Ayrault.  Il se dit aussi « plus confiant aujourd’hui sur les capacités de la France à se redresser qu’il y a un an ». « Nous sommes en train de réparer le navire », affirme-t-il.

 

TVA : la révolte des ambulanciers

TVA : la révolte des ambulanciers

Les uns après¨ les autres, des professionnels de tous les secteurs protestent contre la hausse de la TVA. Les artisans avaient ouvert le bal, les ambulanciers s’invitent maintenant sur la piste. A l’origine de leur colère, le passage du taux de TVA de 7% à 10% sur le transport des malades au 1er janvier 2014. Bernard Boccard, président de la Chambre nationale des services, a expliqué micro d’Europe 1 que ces trois points seraient directement pris sur le chiffre d’affaires des entreprises du secteur. « La TVA n’est pas récupérable. On a un tarif négocié avec la Caisse d’assurance maladie », a-t-il précisées conséquences de cette baisse du chiffre d’affaires seront des licenciements dans le secteur, assure-t-il. Bernard Boccard les chiffre à  « 13.000″ sur le territoire si la mesure est maintenue. Malgré une hausse du nombre de malade transport  vers les hôpitaux, les entreprises d’ambulances sont touchés par la crise. La raison : une concurrence directe avec les taxis. L’utilisation de ces derniers pour transporter les malades à  l’hôpital a augmenté de 17%, « alors que pour les transports VSL (véhicule léger sanitaire, ndlr), conventionné, ont diminue de 2% », assure Bernard Boccard.

Fronde sociale : alerte des préfets

 

Fronde sociale : alerte des préfets

 

 «Partout sur le territoire, les préfets dressent le même constat d’une société en proie à la crispation, à l’exaspération et à la colère», révèle une  note de synthèse des rapports des préfets du 25 octobre. Sur la fiscalité, les préfets évoquent le caractère «fédérateur» de la «contestation de l’action gouvernementale» auprès des professionnels et des particuliers. «Lorsque les uns dénoncent la “volatilité et la lourdeur des règles fiscales qui freinent le développement des entreprises”, les autres remettent en cause la légitimité de l’impôt», exposent les auteurs du document, citant notamment sept départements, de la Haute-Savoie à la Loire-Atlantique, le propre fief de Jean-Marc Ayrault. «Sur le front de l’emploi, l’embellie estivale a été de courte durée», risquent encore les préfets, à rebours du discours gouvernemental. Mais ces représentants d’une vieille institution mise en place par Napoléon sont là pour dire la vérité. Ils décrivent ainsi, face aux «annonces successives de liquidations judiciaires et de plans sociaux (qui) marquent chaque jour de nouveaux esprits», le «climat douloureux» et même «un sentiment d’accablement». Et de poursuivre: «D’ores et déjà, ce mélange de mécontentement latent et de résignation s’exprime de façon éruptive à travers une succession d’accès de colère soudains, presque spontanés, et non au sein de mouvements sociaux structurés.» Comme le constatent visiblement les préfets du Calvados, de la Lozère ou de l’Orne. Selon cette synthèse, «de plus en plus, les revendications sont portées en dehors du cadre syndical, à travers des actions plus radicales: grèves de la faim, blocages de longue durée, dégradations et menaces de perturbation de grandes manifestations culturelles ou sportives ont pris le pas sur les défilés en ville.» Les préfets de Paris et Rouen insistent sur cette évolution. À lire tout ce qui remonte place Beauvau, «la situation sociale laisse peu de place à l’optimisme», disent les préfets. Dans la deuxième partie de leur rapport secret aux plus hautes instances du pays, ils déclarent que «la journée nationale d’action du 22 octobre contre l’écotaxe a démontré que le mécontentement ne se limitait pas à la Bretagne». Ils citent alors 23 départements, de l’Ain à la Somme, où «agriculteurs, entrepreneurs, professionnels du bâtiment, transporteurs, tous sont mobilisés pour faire part de leur inquiétude quant à l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2014, de l’écotaxe poids lourds.» Leur analyse économique est limpide: «Partout sur le territoire, les arguments développés étaient sensiblement les mêmes. Le principal sujet de préoccupation est le renchérissement des coûts de production, notamment dans l’agroalimentaire.» Les préfets du Cantal, du Loir-et-Cher et du Puy-de-Dôme font remonter que «les produits français seraient taxés plusieurs fois lors du circuit de transformation, contrairement aux produits d’importation déjà transformés».

Baisse des rentrées fiscales en 2013

Baisse des rentrées fiscales en 2013

 

 

Baisse de la croissance, baisse du pouvoir d’achat, dégradation des résultats des entreprises trois éléments qui font diminuer les recettes fiscales prévues. Autrement dit plus la fiscalité progresse, plus les rentrées fiscales diminuent ; Cazeneuve admet d’ailleurs  des recettes fiscales 2013 inférieures de 5,5 milliards aux prévisions Le ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve a d’ailleurs admis dimanche que les recettes fiscales de l’Etat en 2013 seraient moindres que prévu, de l’ordre de 5,5 milliards d’euros, en raison de la mauvaise conjoncture, selon lui. »Il y a effectivement de moindres rentrées fiscales pour des raisons qui tiennent à la conjoncture », a reconnu M. Cazeneuve sur BFM TV. « Selon nos calculs, (…) il y a sur la TVA un décalage d’à peu près un milliard, et il y a sur l’impôt sur les sociétés, qui est encore une fois un impôt très réactif à la conjoncture, à peu près quatre milliards », a-t-il ajouté.  Il a par ailleurs précisé que concernant l’impôt sur le revenu, le manque à gagner était de l’ordre de 500 millions d’euros.  M. Cazeneuve était interrogé sur le « constat d’alarme » dressé mercredi par le président UMP de la commission des Finances de l’Assemblée, Gilles Carrez, devant une érosion des recettes de l’impôt et un dérapage accru de certaines dépenses dans le budget rectificatif 2013.  M. Carrez s’est notamment inquiété d’ »une moins-value considérable sur les recettes fiscales par rapport aux prévisions de 11 milliards d’euros », sur la base du projet de loi de finances rectificative de fin d’année dévoilé mercredi par le gouvernement.  Il a également affirmé qu’ »alors qu’elles portent d’habitude sur la TVA ou l’impôt sur les sociétés, pour la première fois, cela porte de façon massive sur l’impôt sur le revenu, avec moins 3,1 milliards par rapport à la prévision ».

 

Recapitalisation des banques : accord pour utiliser le MES

Recapitalisation des banques : accord pour utiliser le MES

 

Les ministres des Finances de l’Union européenne ont conclu vendredi un accord prévoyant que le Mécanisme européen de stabilité (MES) de la zone euro pourra, en dernier recours, contribuer à la recapitalisation d’une banque en difficulté. Cette décision semble destinée à rapprocher les positions de l’Allemagne d’une part, des autres pays de la zone euro d’autre part, sur l’utilisation éventuelle du MES comme soutien direct au secteur bancaire. La formulation du communiqué publié à l’issue du conseil Ecofin implique aussi, pour qu’une recapitalisation directe par le MES soit possible, que l’Union européenne aboutisse à un accord imposant des pertes aux créanciers obligataires senior voire aux gros déposants des banques concernées. Ce texte est censé être adopté avant la fin de l’année. Autre condition: l’option d’une recapitalisation par le MES ne sera disponible qu’une fois que la Banque centrale européenne (BCE) aura endossé le rôle de superviseur unique des banques de la zone euro, en novembre 2014. L’Allemagne devra en outre modifier sa législation nationale, qui exclut pour l’instant spécifiquement une recapitalisation directe d’une banque par le MES.

 

Le cache-sexe des valeurs républicaines pour masquer la crise

Le cache-sexe des valeurs républicaines pour masquer la crise

 

Pour masquer la crise le gouvernement utilise le cache-sexe des valeurs républicaines. Sur le mariage-gay, les rythmes scolaires, la fiscalité , il  en appelle aux  valeurs républicaines et aux institutions pour combattre la contestation. Une contestation qui deviendrait antirépublicaine !  En clair le gouvernement est légitime, il ne peut donc être mis en cause, c’est la logique des institutions !  Pour tout et pour rien, on ressort l’étendard du pacte républicain pour justifier injustifiable ; Quand un gouvernement est contesté par près de 80% des français, que le président n’est plus soutenu que par 20% de l’opinion, il ne parait pourtant pas antidémocratique de remettre en cause des orientations plus que discutables.et même de remettre en cause les responsables. De toute évidence, on ne saurait attendre encore jusqu’en 2017 pour engager opérer de vrais changements. Pour l’instant nul ne remet en cause les valeurs républicaines (ou les institutions), valeurs qui impliquent par ailleurs la pratique de la démocratie. donc le débat voire la contestation. Pour faire oublier la crise, le gouvernement opère un glissement des champs de préoccupation vers des préoccupations thématiques idéologiques. Or, La  priorité du moment c’st la croissance et l’emploi et pour cela la nécessité de favoriser la compétitivité en allégeant une fiscalité qui plombe tout, le pouvoir d’achat des ménages comme la performance des entreprises. Le gouvernement se trompe de combat, la France ne combat pas les institutions mais les orientations économiques. Se draper dans le légitimisme institutionnel ne saurait dissimuler la nudité de la vision et de l’action économiques et sociale.

 

Premier Ministre, assemblée : des changements qui ne changeront rien

Premier Ministre, assemblée : des changements qui ne changeront rien

 

Le sondage BVA pour ITélé est significatif de la déprime de l’opinion. une majorité se dégage pour le changement de Premier ministre tout en pensant que la situation ne s’améliorerait pas. Idem, pour la dissolution de l’assemblée. Le signe qu’au-delà du personnel politique, les français souhaitent  surtout un changement d’orientation politique. Le signe aussi de l’énorme décalage entre la population et ses élites. Coincée entre les contraintes de Bruxelles relatives aux déficits et l’incapacité à engager des reformes de structures, la France ne dispose d’aucune marge de manœuvre. Il faudrait sans doute opérer une vaste mutation du rôle de l’Etat remettant notamment en cause ses dépenses et sa bureaucratie. De quoi mécontenter nombre de catégories sociales ; d’autant que le personnel politique a été élevé au lait de l’étatisme. Faute pourtant d’une réduction drastique de cette bureaucratie dépensière, les français semblent penser qu’on risque pour longtemps d’être condamné à la croissance très molle et au maintien d’un très haut niveau de chômage.

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