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Look : des lunettes de notaire pour Hollande

Look : des lunettes de notaire  pour Hollande

 

Nouveau conseiller à la communication et nouvelles  lunettes de notaire pour Hollande ; des lunettes à montures épaisses pour lui conférer un air plus sérieux qui sied mieux à la fonction présidentielle. Jusqu’alors il avait plutôt montré l’image d’un potache, rigolard, un peu amateur et flottant dans son costume présidentiel. A défaut de traiter le fond, on soigne la forme ;  d’un coup Hollande apparait plus sévère, plus pénétré de sa mission, avec en fait un look de notaire, d’expert comptable ou d’huissier. De nouvelles lunettes qui ne lui ont pas réussi d’entrée car ’elles ont fait fuir certains syndicats lors de sa grand-messe sociale. Une grand-messe dont Hollande espérait qu’elle lui redonnerait un vermis social. Pas de chance,  Valls lui a cassé la baraque en annonçant prématurément le report du compte pénibilité et les syndicats ont pris  peur ; d’autant que Hollande a auusi menacé façon Valls «  il faut arrêter les surenchères ». Des syndicats n’ont pas supporté cette attitude de maitre d’école à l’ancienne et ce regard durci par les nouveaux lorgnons en mode crise.

Bilan social Hollande –syndicats : des broutilles

Bilan social Hollande –syndicats : des broutilles

 

En fait le bilan social de Hollande est plus que maigre. Evidemment rien de significatif sur l’emploi puisqu’au contraire depuis l’élection de  2012 ; c’est 500 000 chômeurs en plus, loin de l’inversion promise. Ce qui n’est pas surprenant avec une croissance presque inexistante.  Pour le reste, les réformes structurelles ont été très minces, témoin par exemple la mise en lace du compte personnel formation qui ne s’attaque pas à la véritable gabegie de la formation permanente (35 milliards par an et surtout qui ne cible pas assez les chômeurs). Traditionnellement pour le PS la concertation avec les syndicats demeure formelle puis que le parti « socialiste » e est supposé représenter les travailleurs. Un  détail toutefois, il y a longtemps que les couches les p lus défavorisées ne votent plus pur le PS ; Un  PS par ailleurs composés pour l’essentiel  dans sa direction par des bobos , des tecnocrates des petites bourgeois. De leur coté les syndicats ont pas manifesté un grand enthousiasme pour des évolutions significatives (exemple sur le code du travail°).  

 

 Les contrats de travail à temps partiel encadrés. Le 11 janvier 2013, les partenaires sociaux se sont mis d’accord sur un texte de «sécurisation de l’emploi». En contrepartie d’une plus grande souplesse pour les entreprises en cas de difficultés économiques, les syndicats ont obtenu plusieurs mesures favorables aux salariés, dont l’encadrement du temps partiel. Le texte interdit les contrats de moins de 24 heures par semaine, sauf dans quelques cas particuliers – les étudiants de moins de 26 ans, les particuliers employeurs ou lorsque le salarié est d’accord. Des dérogations restent cependant possibles en cas d’accords de branche.  Ce que cette mesure est devenue : initialement applicable dès le 1er janvier 2014, la mise en œuvre de cette mesure a finalement été reportée au 30 juin dernier, le temps que les branches professionnelles signent des accords dérogatoires, comme le permet la loi. Surtout, le premier ministre a annoncé la semaine dernière qu’il souhaitait «compléter la législation sur le temps partiel, afin d’éviter tout risque juridique quand des contrats de moins de 24 heures par semaine sont établis avec l’accord individuel du salarié». De fait, de multiples solutions existeront pour contourner l’interdiction de principe de temps partiels de moins de 24 heures hebdomadaires.  •

 

 Le compte pénibilité. C’est le casus belli le plus grave pour les syndicats. Cette mesure, réclamée depuis des années par la CFDT, a finalement été adoptée dans le cadre de la réforme des retraites. En échange d’un allongement de la durée de cotisation à partir de 2020, les syndicats ont obtenu que les salariés exerçant leur métier dans des conditions de travail pénibles puissent accumuler des points pour partir au maximum deux ans plus tôt à la retraite, se reconvertir ou travailler à temps partiel. Ce que cette mesure est devenue : Manuel Valls a annoncé un report partiel du compte pénibilité de 2015 à 2016. Constatant que la mesure, qui effraie les entreprises par sa complexité, cristallise les tensions, Manuel Valls souhaite «aller plus loin dans la simplification du dispositif». Concrètement, seuls quatre critères de pénibilité sur dix, les plus faciles à cerner, donneront droit à des points dès 2015. «Un mauvais coup porté aux salariés qui sont exposés chaque jour à des situations pénibles», a tranché Laurent Berger, de la CFDT. •

 

 Des droits rechargeables à l’assurance-chômage. C’est une mesure issue de la renégociation récente de la convention d’assurance-chômage. A l’issue de cette négociation, dont l’un des enjeux était de réduire le déficit de l’assurance-chômage, les partenaires sociaux se sont mis d’accord pour réduire légèrement les allocations, durcir le régime spécifique dont bénéficient les intermittents, mais aussi accorder des droits rechargeables aux chômeurs, comme le souhaitaient les syndicats. Il s’agit de permettre aux demandeurs d’emplois de conserver les droits au chômage pour lesquels ils ont cotisé lorsqu’ils retrouvent un emploi. Ils peuvent ainsi les réutiliser plus tard, s’ils se retrouvent à nouveau au chômage. Ce que cette mesure est devenue : alors que les règles issues de la nouvelle convention d’assurance-chômage sont toutes entrées en vigueur le 1er juillet, les droits rechargeables attendront le 1er octobre. Le temps pour Pôle emploi, en charge de l’indemnisation des chômeurs, de s’adapter à ces nouvelles règles et de former ses agents.

 

• Le compte personnel de formation, la représentation des salariés dans les conseils d’administration des grandes entreprises ou encore la surtaxation des contrats courts, également adoptées à l’initiative des syndicats, sont en revanche entrés en vigueur comme prévu, ou le seront bientôt (le compte personnel de formation naîtra le 1er janvier 2015).

 

Conférence sociale : la question des seuils reportée ?

Conférence sociale : la question des seuils reportée ?

 

Il est possible que la question des seuils (nombre de salariés à partir duquel les procédures se complexifient (exemple DP, CE, formation etc.) ne soit qu’à peine abordée car i faudrait que le patronat s’engage sérieusement sur d’autres terrains pur que les syndicats cèdent sur ce point.  C’est le premier ministre lui-même qui le reconnaît: les seuils sociaux dans les entreprises «en eux-mêmes ne veulent rien dire», a déclaré mercredi Manuel Valls sur BFMTV. Il faut les revoir si «cela permet la création de milliers d’emplois», a-t-il même ajouté, ouvrant ainsi la porte à une simplification des seuils sociaux, depuis longtemps réclamée par les chefs d’entreprise en raison de leurs effets dévastateurs pour l’emploi. L’idée fait bondir les syndicats contestataires, la CGT la qualifiant de «bêtise» et FO de  «provocation de plus sans aucun effet sur l’emploi». Même si elle trouve l’annonce du premier ministre sur la forme cavalière à quelques jours de la grande conférence sociale et juge sur le fond «inacceptable» de «donner le sentiment que le dialogue social dans l’entreprise empêcherait l’embauche», la CFDT est disposée à ouvrir le débat au second semestre. Un chantier qui ne pourra, a encore assuré mercredi François Rebsamen, le ministre du Travail, «être conduit sans les partenaires sociaux, encore moins contre eux». À la nuance près, apportée cette fois-ci par Manuel Valls, que le gouvernement prendra «ses responsabilités» en cas d’échec. Quoi qu’il en soit, cette question des seuils sociaux en entreprise empoisonne la vie des employeurs depuis des décennies tant elle s’apparente à une véritable course de saut d’obstacles en France, où pas moins… de 28 seuils d’effectifs sont recensés. Les plus critiques sont les passages à 10, 20 ou 50 salariés, qui déclenchent toute une série de contraintes administratives supplémentaires. Passer de 9 à 10 salariés entraîne par exemple une hausse des cotisations pour la formation professionnelle de 2250 euros par an et rend obligatoire l’élection de représentants du personnel (DP) à partir de 11 salariés. Quant au franchissement de la barre des 50 salariés, il déclenche l’application de 35 obligations supplémentaires - comme la mise en place d’un comité d’entreprise (CE) et d’un comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT) – pour une facture estimée à 4 % de la masse salariale.  «Ces obligations ont un vrai coût et absorbent beaucoup de temps, qui ne sera pas utilisé à servir des clients et chercher des marchés, dénonce par exemple Laurent Bataille, PDG de Poulain Hydrauliques, entreprise familiale industrielle. Entre le CE, les DP et le CHSCT, cela coûte 870 euros par an par salarié en France contre 260 en Italie, ou 70 aux États-Unis.» Résultat, de nombreuses PME françaises reste bloquées à 19 ou à 49 salariés pour éviter le couperet du seuil. Un constat qui explique, en partie, le manque d’entreprises de taille intermédiaire (ETI) dans le pays par rapport aux autres nations occidentalisées. En France, une entreprise emploie en moyenne 20 salariés sept ans après sa création, contre 80 en Grande-Bretagne. Et s’il y a de ce côté-ci du Rhin 2,4 fois plus d’entreprises de 49 que de 50 salariés, ce n’est pas sans raison! Des voies de contournement certes existent, comme créer une autre structure juridique, mais elles ne sont pas sans complication ni contrainte juridique. Un patron rapporte ainsi qu’un de ses confrères a préféré créer 80 entreprises différentes, toutes bloquées à 49 salariés, que franchir une seule fois la barre des 50! Un exemple extrême… Les seuils ont surtout un effet dévastateur sur l’emploi car ils représentent une vraie barrière psychologique à embaucher tant ils sont perçus par les patrons comme un facteur de complexité administrative. En 2012, l’Insee et l’Ifrap évaluaient ainsi la perte d’emplois générée par les seuils sociaux entre 70.000 et 140.000 emplois.  «Il y a un vrai effet psychologique. J’en ai été victime, je m’en faisais toute une montagne, reconnaît Bruno Grandjean, patron de Redex, l’un des derniers spécialistes français des machines-outils (2000 salariés). Car les seuils ont un coût, sont une source de complexité et nous infantilisent. Comme si nous n’étions pas capables de gérer le dialogue social dans nos entreprises!» Attaché à un dialogue social de qualité dans son entreprise, parce que c’est aussi une source de compétitivité, ce patron devance même les exigences des seuils quand une mesure est bonne. Il a par exemple généralisé la participation aux bénéfices de l’entreprise, «parce que c’est un formidable outil de motivation», dans tous ses établissements, y compris ceux de moins de 50 salariés.  «Arrêtons d’opposer les chefs d’entreprise et leurs équipes. Nous ne sommes plus dans la lutte des classes!, s’exclame Bruno Grandjean. Les salariés ont une vraie maturité et sont parfois plus en avance que ceux font les textes de loi.» Plaçant beaucoup d’espoir dans l’expérimentation – suggérée par François Rebsamen – d’un assouplissement des seuils dans certaines branches ou certaines régions, il «attend de l’intelligence collective des deux côtés: que les patrons ne fassent pas des seuils une montagne insurmontable et que les syndicats n’en fassent pas non plus une vache sacrée».

 

Sondage 2017 : Sarkozy toujours champion à l’UMP, pas des Français

Sondage 2017 : Sarkozy toujours champion à l’UMP, pas des Français

 

Nicolas Sarkozy est toujours le champion à l’UMP, dont 78% des sympathisants souhaitent qu’il soit candidat en 2017, mais est rejeté par l’ensemble des Français, 59% ne voulant pas qu’il se présente, selon un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche. A la question « souhaitez-vous que Nicolas Sarkozy soit candidat à l’élection présidentielle » de 2017?, 78% des sympathisants répondent oui, contre 22% non. La proportion est inverse avec l’ensemble des Français : 41% veulent sa candidature, 59% non. Les sympathisants UMP sont favorables à 52% à une candidature du maire de Bordeaux, Alain Juppé, 47% n’y étant pas favorable (1% ne se prononcent pas). 45% des Français souhaitent sa candidature, 54% n’y sont pas favorables (1% ne se prononcent pas). François Fillon obtient les mêmes résultats que Juppé auprès de l’ensemble des Français. 52% des sympathisants UMP ne veulent pas sa candidature (47% oui, 1% ne se prononcent pas). Les sympathisants UMP souhaitent à 68% que Sarkozy, mis en examen notamment pour corruption active, soit candidat à la présidence de l’UMP en novembre, 32% ne le veulent pas. 39% des Français le désirent, 60% non (1% ne se prononcent pas). Les sympathisants UMP verraient pour 64% d’entre eux d’un bon œil une candidature d’Alain Juppé et pour 58% celle de Fillon. A la question « qui incarne aujourd’hui le mieux le renouveau de l’UMP? », 23% des sympathisants UMP répondent François Baroin (18% des Français), devant Nathalie Kosciusko-Morizet (15% à l’UMP, 17% de l’ensemble des Français), Bruno Le Maire (14%, 16%), Xavier Bertrand (12% à l’UMP, 14% de l’ensemble), Laurent Wauquiez (9%, 8%), Valérie Pécresse (8%, 10%) et Hervé Mariton (2%, 2%).  16% des sympathisants UMP ne répondent « aucune de ces personnalités », comme 9% des Français.  4% ne se prononcent pas à l’UMP, (3% de l’ensemble). Ce sondage a été réalisé par téléphone les 4 et 5 juillet auprès d’un échantillon représentatif de 968 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas).

 

Automobiles : hausse des ventes en juin en Europe

Automobiles : hausse des ventes en juin en Europe

 

Hausse en juin mais toujours à un bas niveau. Les immatriculations de voitures neuves ont augmenté de 3,9% en juin en Europe de l’Ouest, selon des données du secteur réunies par le cabinet spécialisé LMC Automotive, la poursuite du rebond du marché en Europe du Sud éclipsant un trou d’air (-1,9%) en Allemagne. Les immatriculations, tombées en 2013 à leur plus bas niveau en vingt ans, signent ainsi leur dixième mois consécutif de hausse et ont atteint le mois dernier 1,15 million de véhicules, soit 6,4 millions sur les six premiers mois de l’année. Sur le semestre, les immatriculations ressortent en progression de 5,4%. En mai, selon les derniers chiffres de ‘Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), les immatriculations en Europe occidentale avaient progressé de 3,9%. Les chiffres de l’ACEA pour le mois de juin seront connus le 17 juillet. Les données publiées par LMC, qui montrent aussi un rythme annualisé de 11,93 millions en juin, contre 11,54 millions sur l’ensemble de 2013, sont basées sur les chiffres des immatriculations communiquées cette semaine dans 13 des 17 pays d’Europe occidentale, accompagnées d’estimations pour les quatre restants : L’Autriche, le Danemark, le Luxembourg et la Suisse. En Espagne et au Portugal, les immatriculations ont bondi respectivement de 23,9% et de 23,6% le mois dernier. En France, le marché a progressé de 3,2%, conduisant le CCFA à relever à +2% environ sa prévision pour l’ensemble de l’année.

 

Affaires Sarkozy : le bal des faux culs

Affaires Sarkozy : le bal des faux culs

 

De toute évidence l’affaire Sarkozy donne l’occasion aux faux culs de solliciter leur mauvaise foi. Tout d’abord Sarkozy lui-même qui a sans doute raison de s’étonner de la procédure un peu excessive de garde à vue mais qui ne peut balayer d’un revers de main les affaires (notamment l’affaire Pygmalion qui le concerne directement puisqu’il s’agit de fausses factures de sa campagne électorale). Ensuite ses proches qui crient à l’atteinte à la préemption d’innocence alors que Sarkozy lui-même ne s’est pas privé de la mettre en cause en particulier dans son différend avec Villepin (affaire Clearstream). Certes Sarkozy n’a pas tort de s’interroger sur le bien fondé d’écoutes téléphoniques avec son avocat mais qu’avait-il besoin de prendre un faux nom pour ces communications ; Les caciques de l’UMP qui ne soutiennent t que très mollement Sarkozy et se réjouissent en faiat de sa possible marginalisation. Du coté de la gauche on se réfère à l’indépendance de la justice en considérant que Sarkozy est traité comme un citoyen ordinaire. On ne fera croire à personne que le gouvernement n’était pas au courant de la procédure (la preuve Taubira s’est pris les pieds dans le tapis en brandissant une lettre qui indiquait le contraire). Hollande , sans doute depuis le début observe avec le plus grand intérêt ce qui pourrait faire éliminer le candidat Sarkozy de la course pour 2017. Mieux il est vraisemblable que le gouvernement est impliqué dans des procédures qui discréditent Sarkozy. La stratégie est la même que pour Mitterrand. Faire monter le front national et bénéficier du reflexe républicain pour être élu (comme Chirac). Hollande sait qu’il n’a aucune chance, la seule serait effectivement d’empêcher le candidat de droite d’être en seconde position au première tour. La justice enfin qui se drape dans l’immaculé drapeau de l’indépendance comme si quelqu’un pouvait être indépendant et fonctionnaire en même temps. La justice obéit au pouvoir en place. Il est d’ailleurs vraisemblable que si la droite revient au pouvoir en 2017, ce sont des affaires concernant la gauche qui seront déterrées. Ce rame politico médiatique ressemble à du mauvais théâtre ou chacun se positionne en fonction de ses intérêts politiciens et non en fonction de l’Etat de droit ou de l’intérêt du pays.

Gel des retraites voté à l’Assemblée

Gel des retraites voté à l’Assemblée

C’était la dernière grosse mesure du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, actuellement discuté à l’Assemblée nationale. Elle consiste à geler les pensions supérieures à 1.200 euros par mois « pendant 18 mois »  à partir du 1er octobre 2015 (notons que la moyenne est d’environ 1250 euros en France avec évidemment des écarts importants autour de cette moyenne).  La date de revalorisation annuelle des retraites a en effet déjà été repoussée cette année d’avril à octobre à l’occasion de la réforme des retraites.  Ce gel concernerait 8 millions de personnes, soit la moitié des retraités, représenterait un effort de 11 euros par mois. Le montant attendu des économies s’élève à 970 millions d’euros en année pleine. Les amendements de suppression de ce gel, soutenus par l’UMP, l’UDI, le Front national, le Front de gauche, les écologistes et les socialistes « frondeurs », ont été rejetés par 76 voix contre 53, dont 18 socialistes. Mobilisés depuis lundi sur ce texte, première mise en œuvre du pacte de responsabilité proposé par François Hollande qu’ils jugent trop favorable aux entreprises, les « frondeurs » socialistes sont à nouveau montés au créneau contre le gouvernement.  Le gel des retraites, « pour beaucoup d’entre nous, c’est une ligne rouge », a estimé le député Christian Paul. « C’est le contraire d’une bonne gestion des finances publiques, c’est une politique de facilité », a ajouté Pierre-Alain Muet, tandis que Jean-Marc Germain jugeait la mesure « totalement incompréhensible ». « Comment un gouvernement dit de gauche peut présenter de telles mesures? », a renchéri la communiste Jacqueline Fraysse alors que l’écologiste Jean-Louis Roumegas jugeait ce gel « inacceptable ». « Faire les poches des retraités pour équilibrer son budget, c’est parfaitement inadmissible », a dénoncé de son côté l’UMP Denis Jacquart. Le gel n’a été défendu que par les radicaux de gauche et une majorité des socialistes. Pour Michel Issindou (PS), rapporteur de la réforme sur les retraites, le gel épargne les petites retraites dans un contexte d’ »inflation extrêmement basse », ce qui « n’affectera pas les retraités de manière considérable ».

 

Sondage justice : Sarkozy est traité normalement pour 63% des Français

Sondage justice : Sarkozy est traité normalement  pour 63% des Français

 

Dans  un sondage BVA-Opinion 63% des personnes interrogées (+15 par rapport à mars) ont le sentiment que l’ancien président de la République, mis en examen dans la nuit de mardi à mercredi, est « traité comme n’importe quel justiciable ». Quelque 35% (-14 en trois mois) pensent à l’inverse qu’il est « particulièrement durement traité pour des raisons politiques ». 2% ne se prononcent pas. Si 72% (-4) des Français jugent qu’il est « solide », 62% (-1) « charismatique », 49% (+1) « rassembleur », une majorité (59%, +11) pense qu’il a « fait son temps ». Seuls 23% (-5) le trouvent honnête.  A la question de savoir quel est le candidat préféré pour représenter l’UMP à la présidentielle de 2017, même s’il maintient une nette avance (50% contre 31%) parmi les sympathisants UMP, l’ex-président est nettement devancé (20%, -3) par Alain Juppé (35%, =) devant François Fillon (14%, +2), Bruno Le Maire (9%, +1), Nathalie Kosciusko-Morizet (7%, =), Xavier Bertrand (4%, +1) et Jean-François Copé (1%, -1). A la question « qui souhaiteriez-vous voir à la tête de l’UMP ? », Alain Juppé –qui a déjà dit qu’il ne serait pas candidat à ce scrutin interne de novembre– se classe toujours en tête du classement (21%, -2), devant Nicolas Sarkozy, François Fillon et François Baroin, tous trois à égalité à 12%, puis Bruno Le Maire (8%), NKM et Laurent Wauquiez (7%), Jean-Pierre Raffarin (5%), Xavier Bertrand et Jean-François Copé (3%).

 

Baisse de l’IR « dès qu’il y aura des marges de manoeuvre » : donc à la St Glinglin

Finalement les fameuses réductions d’impôts sur le revenus ne sont peut être pas pour demain, ni pour 2015, peut-être juste avant les élections de 2017 pour attirer les gogos. Il faudrait pour cela des marges de manouvre reconnait-on à l’Elysée ;  or ces marges de manœuvre n’existent pas car le rentrées fiscales sont mauvaises, la croissance pas au rendez vous et les fumeuses  économies budgétaires encore à réaliser. Du coup les couches moyennes risquent de trinquer encore un moment.  Manuel Valls a dit qu’il ferait des annonces concernant l’impôt sur le revenu dans les prochaines semaines. Mais pas sûr qu’il baisse dès l’année prochaine, car il faut des marges de manœuvres pour financer un telle mesure. Toucher à l’impôt sur le revenu ? Bien sûr ! dès qu’on aura des marges de manœuvres, nous dit-on dans l’entourage de François Hollande.  La nuance est de taille. Car si la volonté politique est là, Manuel Valls a dit qu’il ferait des annonces concernant l’impôt sur le revenu dans les prochaines semaines, on a bien conscience aussi qu’il faut financer une telle mesure. Mais avec quel argent ? Sur les économies sur les dépenses, on ne peut guère aller plus loin. Quant à la croissance, les dernières prévisions de l’Insee ne sont guère réjouissantes.  Dans ce contexte, le gouvernement ne peut pas s’appuyer sur l’activité pour financer un coup de pouce supplémentaire aux ménages. Le dernier en date, ciblé sur les ménages les plus modestes, a été financé grâce au milliard d’euro en plus récupéré sur la régularisation des évadés fiscaux. Alors, une baisse de l’impôt sur le revenu pour les classes moyennes en 2015 ? Le coup d’après, c’est pour eux ! nous promet un proche du chef de l’Etat. Mais avant il faut trouver de nouvelles recettes, aujourd’hui inexistantes.

Appel au secours des chefs d’entreprises à Hollande

Appel au secours des chefs d’entreprises à Hollande

Un véritable appel au secours des chefs d’entreprises à Hollande qui n’en peuvent plus de la fiscalité et des procédures qui tue compétitivité et initiative. Une dénonciation aussi des discours du gouvernement  qui n’avance pas sur les reformes de structures et qui ne cessent de monter des cathédrales administratives là où il faudrait agir vite et simplement.  Donc Un appel inédit à François Hollande et Manuel Valls. Dans une lettre ouverte que publie le JDD en exclusivité, huit organisations patronales (Medef, Afep, CGPME, UPA, Unapl, FNSEA, Asmep-Eti, Croissance+) implorent le gouvernement d’appliquer les réformes promises : baisses des impôts et des charges, simplification des normes, réduction des dépenses publiques. Les chefs d’entreprises déplorent les « blocages » corporatistes et les « postures » politiciennes qui entravent la mise en œuvre du pacte de responsabilité. Tout en souhaitant une union nationale pour mettre fin au « lent déclin » du pays, ils encouragent l’exécutif à rester ferme sur ses engagements. Un message qui s’adresse aussi, implicitement, aux « frondeurs » de la majorité et aux sénateurs qui ont repoussé l’examen de la réforme territoriale. Les patrons se sont décidés à monter au créneau après la publication des mauvais chiffres de la croissance et du chômage cette semaine. Ils déplorent dans le même temps la façon dont le compte pénibilité est diligenté par le gouvernement.

 

Japon : hausse des taxes, écroulement de la consommation

Japon : hausse des taxes, écroulement de la consommation

 

Finalement l’ignorance économique est une tare bien partagée dans le monde. Le japon vient d’imiter l’Europe en matraquant fiscalement la consommation. Résultat la consommation s’écroue de 8% sur un an. La consommation japonaise victime de la hausse la TVA. Le ministère des Affaires intérieures des chiffres a annoncé, ce vendredi 27 juin, une chute de -8% en mai sur un an, alors que les économistes prédisaient -2%.  Les ventes au détail n’ont décliné que de 0,4% en mai sur un an, contre plus de 4% en avril. L’explication se trouve dans les arbitrages. Dans les mois précédant l’augmentation de 5 à 8% de la taxe à la consommation, fixée au 1er avril, les acheteurs s’étaient rués dans les boutiques. A contrario, en avril et mai, ils ont en partie vécu sur leurs stocks les premières semaines et n’ont pas ou peu investi dans des biens durables ou semi-durables pas plus que dans les travaux de rénovation de leurs logements, tout en réduisant les dépenses moins indispensables afin de privilégier le reste. Et pour cause: du fait de cette hausse de taxe, les prix à la consommation, hors ceux des produits périssables, ont bondi de 3,4% en mai sur un an, du jamais vu en 32 ans. Si le Japon n’a pas encore officiellement annoncé la fin de la déflation qui a sévi pendant une quinzaine d’années, les tarifs ont quand même recommencé à grimper nettement depuis l’an passé: +1,3% entre décembre 2013 et mars 2014.  Au-delà des oscillations brutales liées à la hausse de taxe, l’important sera de voir si la troisième puissance économique mondiale sera capable d’augmenter la demande intérieure dans les prochain mois, sans seulement compter sur l’aide des pouvoirs publics. Pour cela, estiment les économistes, il n’y pas de mystère, il faut que les revenus augmentent. C’est un enjeu de taille pour la politique de relance « Abenomics » du Premier ministre de droite Shinzo Abe qui a promis au patronat une baisse des impôts sur les bénéfices des sociétés en échange d’une plus grande générosité salariale. Si ces appels du pied ne sauraient suffire, un autre élément va dans le bon sens: l’embellie sur le marché de l’emploi. En mai, le chômage est tombé à 3,5% de la population active, un record de faiblesse depuis décembre 1997. Certains secteurs, comme celui du bâtiment, ont besoin de main-d’œuvre, du fait de la demande liée à la reconstruction après la catastrophe du nord-est en 2011 et avant les jeux Olympiques à Tokyo en 2020. La demande de personnels est également dans le secteur des soins à la personne du fait d’une population âgée en forte croissance.

 

Réforme des régions reportée

Réforme des régions reportée

Réforme reportée au Sénat ; en cause une reforme bâclée et la révolte des barons locaux qui ne veulent pas voir leurs mandats réduits. En réalité Hollande voudrait passer en force car c’est la  reforme qu’il a à se mettre sous la dent. Un découpage par ailleurs incohérent qui ménages les intérêts électoraux du PS et ne correspond pas aux réalités économiques, sociales voire culturelles. Enfin 14 régions c’est encore beaucoup trop, il en faudrait tout au plus une dizaine articulées autour des centre qui structurent les flux de biens et de personnes ( les centres logistiques et de connexion). La réforme territoriale, qui devait être examinée à partir de mardi prochain au Sénat, a donc été retirée de l’ordre du jour qui court jusqu’au 17 juillet à la demande de plusieurs groupes politiques, qui souhaitent une saisine du Conseil constitutionnel. Les représentants des groupes UMP, RDSE (à majorité radicaux de gauche) et CRC (Communiste, républicain et citoyen) à la Conférence des présidents – le conseil d’administration du Sénat – ont estimé insuffisante l’étude d’impact qui accompagne le projet du gouvernement. Le Conseil constitutionnel dispose de huit jours pour se prononcer. Le projet gouvernemental redécoupe les régions métropolitaines (ramenées de 22 à 14) et reporte à décembre 2015 les élections régionales et cantonales de mars prochain. « Pour l’examen du projet de loi de réforme territoriale, la commission spéciale a eu très peu de temps pour travailler et n’a pas pu adopter de rapport », a déclaré Philippe Marini (UMP) en demandant en séance la révision de l’ordre du jour. « L’étude d’impact est défaillante, on a entendu toutes sortes de chiffres sur les économies à attendre de ces regroupements », a-t-il dit. « Le Sénat doit avoir les moyens de débattre sereinement ». « L’article 8 de la loi organique d’avril 2009 précise que l’étude d’impact qui doit obligatoirement accompagner un projet de loi doit comprendre un certain nombre d’éléments et de documents », ont fait valoir de leur côté les sénateurs CRC dans un communiqué. « Cet article indique que ces éléments doivent être exposés +avec précision+ », ajoutent-ils. Or pour leur groupe, deux points « sont complètement absents de l’étude », qui fait 57 pages. Il s’agit de l’évaluation des conséquences du texte sur l’emploi des fonctionnaires territoriaux, et « des consultations qui ont été menées avant la saisine du Conseil d’Etat ». Ils notent aussi que « l’évaluation des conséquences économiques financières, sociales et environnementales, ainsi que des coûts et bénéfices financiers envisagés pour chaque catégorie d’administration publique ne sont pas abordées en dehors de deux ou trois mots qui n’apportent rien à la réflexion ». De son côté le président de la commission des lois Jean-Pierre Sueur (PS) a qualifié la saisine du Conseil constitutionnel de « pure et simple opération de retardement ». « L’essentiel est de poursuivre et de mener à bien le débat sur la nécessaire réforme territoriale », a-t-il écrit dans un communiqué. « Les opérations de retardement ne sont pas à la hauteur de l’enjeu ». « On nous a dit ce matin au cours de la réunion de la commission spéciale sur la réforme que c’est un texte pour les 50 prochaines années. On n’en est pas à 10 jours près », a affirmé Roger Karoutchi (UMP). Il a estimé que l’examen de la réforme territoriale serait retardée de huit jours, tandis que la réforme ferroviaire, qui devait avoir lieu dans deux semaines, commencera le 1er juillet. Le Premier ministre Manuel Valls a assuré de son côté que le gouvernement fera tout pour que le texte « soit examiné cet été.

 

Prix de l’immobilier : en baisse avec des écarts de 1 à 10

Prix de l’immobilier : en baisse avec des écarts de 1 à 10

Les prix commencent à baisser dans le neuf comme dans l’ancien, dans le luxe comme pour les logements plus classiques. Pas assez cependant pour resolvabiliser la demande. Cette baisse ne change pas les écarts :  officiellement de 1 à 8 mais en réalité de 1 à 10. Exemple 1 million pour un appartement à Paris pour moins de 100 000 euros en zone rurale. . La récente étude du réseau Orpi vient illustrer cette réalité (qui n’intègre pas les zones rurales). Elle met en avant les écarts de prix des biens anciens vendus depuis le début de l’année 2014 par ses 1 250 agences. Le plus grand écart oppose Paris, ville la plus chère de France (à 8 665 € le mètre carré) à Calais (à 1 186 €/m2). Il peut aussi y avoir de grandes disparités au sein même des régions. En Ile-de-France, par exemple, le prix parisien (8 665€/m2) dépasse de très loin celui de Clichy-sous-Bois (1 330 €/m2). Ce sont plusieurs milliers d’euros qui séparent le prix d’une maison à Clamart (769 286 €) et à Cergy (241 000 €), ou encore celui d’un appartement à Vincennes (452 714 €) ou à Corbeil-Essonnes (97 898 €).  « Des villes comme Tourcoing, Calais, Saint-Nazaire, Angoulême ou Saint-Brieuc sont en difficultés et les prix de vente y sont très bas ou ont fortement chuté », explique Bernard Cadeau, président du réseau Orpi,» A l’inverse, « les prix les plus élevés se trouvent sur la Côte d’Azur et dans les villes à forte activité économique : Toulouse par exemple, portée par son activité industrielle, est en pleine expansion. Il en est de même pour la ville de Lyon », explique-t-il.  Dans son étude, Orpi révèle aussi d’autres informations sur la tendance du marché de l’immobilier : la plus forte baisse des prix a ainsi été enregistrée en Bretagne ; c’est à Paris et Rouen que l’on trouve le plus grand nombre d’offres de location ; à Toulouse et Paris que l’on enregistre le plus d’offres de ventes ; et, à Lyon et Toulouse que les prix ont le plus tendance à s’étoffer.

 

Immobilier -Logement: plan de sauvetage de Valls, surtout des gadgets

Immobilier -Logement: plan de sauvetage de Valls, surtout des gadgets

 

 

Le logement connait une crise sans précédant aussi bien le logement neuf qu’ancien. Du coup Valls lance un plan de sauvetage ; En fait surtout des gadgets car la vraie question est celle de la solvabilité des candidats à l’accession de logements  et du coût d’acquisition trop important, avec en plus les inquiétudes crées par la loi Duflot. En face du risque de nouvelle bulle immobilière ce plan apparaît dérisoire.  La faute à la loi Duflot? Manuel Valls ne va pas jusqu’à dire cela. Mais pour relancer la construction de logements neufs, totalement sinistrée depuis des mois, le Premier ministre annonce ce mercredi 25 juin une série de mesures destinées à donner un coup de fouet au secteur. Il les développe dans une interview au Parisien/Aujourd’hui en France.    »Il s’est créé un climat de crainte autour de la loi Alur », lance-t-il. Il ne s’agit pas d’un « détricotage mais d’une application réaliste, pragmatique et vigilante » de la loi Duflot précise-t-il en introduction. « Le marché est déprimé. Il n’y a eu que 330.000 mises en chantier en 2013 alors qu’il en aurait fallu 500.000″, constate Manuel Valls.  Première annonce, le gouvernement envisage de « favoriser l’accession à la propriété en élargissant l’accès au prêt à taux zéro ». « Ces prêts seront disponibles auprès des banques en octobre 2014″, précise-t-il. Le remboursement commencera au bout de 7 ans et non plus 5 ans.  Par ailleurs, le prêt à taux zéro (PTZ), « normalement réservé à l’acquisition d’un logement neuf, sera élargi à l’achat d’un logement ancien dans certains centre-bourgs en zone rurale, sous réserve d’y réaliser des travaux », ajoute Manuel Valls.   Il s’engage également à réduire les normes de construction: « la multiplication des normes décourage et freine la construction ». « Cinquante mesures de simplification vont donc être mises en œuvre dès l’automne ».  En revanche, le gouvernement ne veut pas revenir sur l’un des points essentiels et très contesté de la loi Duflot: l’encadrement des loyers. « C’est une mesure sociale importante (…) mais il faut le faire de façon transparente et prévisible ». Mais sans donner davantage de détails.  Le gouvernement va aussi mettre en place un nouveau dispositif afin d’encourager fiscalement « les propriétaires qui font l’effort de loger plus longtemps des locataires avec un loyer plafonné ». Plus généralement, le gouvernement va  » développer l’investissement locatif dans les villes où les loyers sont chers ». Mais là aussi, il ne donne pas davantage de détails.
 Enfin, la garantie universelle des loyers (GUL), autre mesure forte de la loi Alur, n’est pas officiellement abandonnée. « Le principe est généreux mais il a un coût trop important ». Et d’ajouter: « nous travaillons donc à l’ajuster pour qu’elle bénéficie à ceux qui en ont le plus besoin: les jeunes ».

 

Consommation des ménages en panne

Consommation des ménages en panne

Faute de réelle augmentation du pouvoir d’achat (en tenant compte de la fiscalité), la consommation des ménages en produits manufacturés augmenterait de 0,6% au deuxième trimestre (après -0,5% au premier), notamment en automobiles, la consommation d’énergie progressant de 1,2%. Elle progresserait de 0,4% au troisième trimestre puis de 0,3% au quatrième trimestre, sa hausse sur l’ensemble de 2014 ressortant à 0,3% comme en 2013. En baisse continue, l’investissement des ménages se stabiliserait à la fin de l’année, le recul moyen sur 2014 atteignant 6,7%, après -3,1% l’an dernier, ce qui constituerait la plus forte baisse depuis 2009. Principale explication de cette chute: l’effondrement des achats de logements neufs, reflété par des constructions au plus bas depuis 1998. Parallèlement, la consommation publique progresserait de 0,3% par trimestre, avec une hausse moyenne de 1,6% en 2014, après 1,9% en 2013. L’investissement des entreprises progresserait de 0,2% en moyenne pendant les prochains trimestres, après -0,5% au premier, rebondissant de 0,7% cette année, après -0,6% l’an dernier. L’inflation resterait sous la barre de 1% d’ici fin 2014, avec des prix à la consommation en hausse de 0,7% en glissement annuel fin 2014. L’inflation sous-jacente diminuerait pour atteindre 0,2% en décembre, l’inflation d’ensemble progressant du fait de l’accélération des prix de l’alimentaire et de l’énergie. Une croissance économique de seulement 0,7% pèserait sur l’objectif de réduction du déficit public à 3,8% du PIB cette année, que le gouvernement veut sécuriser avec les 4 milliards d’euros d’économies du budget rectificatif examiné à l’Assemblée. Dans son dernier rapport, la Cour des comptes estime que le déficit risque de baisser moins que prévu et d’atteindre 4,0% fin 2014, voire davantage si la croissance est inférieure à 1%.

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Des plats préparés avec des déchets de poisson….bon appétit !

Des plats préparés avec des déchets de poisson….bon appétit

 

On trouve de tout dans ces plats aux poissons sauf du poisson ! En fait le même procédé que pour les plats à la viande préparés avec du minerai de viande (en clair des déchets). En effet ‘association de consommateurs CLCV jette un pavé dans la mare : 80 % des produits à base de poissons sont fabriqués à base de chair ou de pulpe, et non de filets de poisson. Un mélange des déchets auxquels on a ajouté des arêtes et de la peau. Pour une teneur en poisson souvent inférieure à 30%.  Qu’y a-t-il vraiment dans les parmentiers, brandades, panés, croquettes, nuggets, rillettes, surimis, soupes de poissons ? Des filets de poisson ? Pas vraiment, à en croire l’enquête réalisée par l’association de consommateurs CLCV. Celle-ci a étudié les étiquettes de 70 produits à base de poissons. Et le résultat est édifiant : sans même procéder à une analyse poussée, l’association s’est rendue compte que 80 % des produits examinés étaient fabriqués non pas à base de filets de poisson, mais plutôt avec de la chair ou de la pulpe de poisson. Sur le papier, pourquoi pas… Mais qu’est-ce que c’est, cette pulpe ? Un « mélange peu ragoûtant », explique la CLCV. Des chutes de filetage, desquelles sont enlevés tous les morceaux nobles, auxquelles on ajoute des arêtes et de la peau ; le tout, mixé dans des broyeurs à forte pression. Si rien ne les interdit  - il n’existe aucune loi – ces produits ne sont pas dangereux pour la santé, mais ils restent « de qualité très médiocre ». De plus, faute d’étiquetage précis, difficile de savoir également de quels poissons il s’agit. Plus de la moitié des produits étudiés ne le précisent pas. Difficile enfin de savoir quelle quantité de poisson exacte on ingurgite. Certains fabricants se contentent de mentionner la quantité de poissons dans la farce qui a servi à la préparation, puis le pourcentage de farce dans le produit final… A charge pour le consommateur de sortir sa calculatrice.  Au final, la teneur en poisson se révèle bien souvent inférieure à 30 %, et les produits sont enrichis d’agents de texture (amidon, glycérides d’acides gras), de matières grasses ou d’eau. Au final, 30% des produits étudiés ne fournissent donc aucun pourcentage de poisson explicite, et directement exploitable, dénonce la CLCV. L’association demande aux pouvoir publics et aux professionnels de la filière de travailler à une clarification des règles d’étiquetage.

 

Financement des partis : Copé propose une loi ! On rêve !

Financement des partis : Copé propose une loi ! On rêve !

 

Jean-François Copé veut  renforcer la transparence financière de la campagne présidentielle mais aussi des partis politiques. Dans l’exposé de sa proposition de loi organique concernant la présidentielle, le député-maire de Meaux juge notamment que « les comptes de campagne des candidats sont d’ores et déjà l’objet d’un examen spécifique qui pourrait être utilement approfondi » et qu’il est « indispensable » de rétablir la confiance des Français à l’égard des responsables politiques. Son texte de trois articles suggère des modifications à la loi du 6 novembre 1962 relative à l’élection du président de la République. L’ancien président de l’UMP propose d’élargir la compétence de la Commission nationale des comptes de campagne en imposant aux partis ou groupements qui ont soutenu un candidat de déposer des comptes certifiés établis sur la période de la campagne électorale ainsi que les pièces comptables et justificatifs nécessaires à leur contrôle. Il préconise que les comptes déposés par les partis ou groupements politiques qui ont soutenu un candidat soient pris en considération par la Commission pour l’approbation, le rejet ou la réforme du compte de campagne des candidats « dans les six mois » après le dépôt des comptes. Et Copé souhaite aussi que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques ou, en cas de recours, le Conseil constitutionnel rende public l’ensemble des pièces comptables et justificatifs nécessaires au contrôle des comptes de campagne des candidats à la présidentielle. Dans sa proposition de loi sur la transparence accrue des partis et groupements politiques, l’élu de Seine-et-Marne écrit notamment dans son exposé liminaire que « la mise en cause des conditions de leur fonctionnement emporte inévitablement des conséquences sur la perception qu’ont nos concitoyens du fonctionnement de la démocratie » et sur la montée de la défiance. Son texte entend ajouter des obligations à la loi de 1988 sur la transparence financière de la vie politique, notamment un dispositif « d’audit interne » aux partis politiques « exercé par un comité indépendant et objectif dont la mission sera de donner aux organes de direction (…) une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations et de lui apporter ses conseils pour l’améliorer, notamment sur le plan financier et comptable ». Il suggère également d’imposer aux partis ou groupements politiques qui ont soutenu un candidat à l’élection présidentielle de déposer, dans le même délai que le candidat, des comptes certifiés établis sur la période de la campagne électorale.

EDF : pas de hausse des tarifs au 1er août ….mais quelques mois plus tard

EDF : pas de hausse des tarifs au 1er août ….mais quelques mois plus tard

Ce ne sera pas en Aout mais peut être en septembre –octobre ou en janvier. Mais Il n’y aura finalement pas de hausse des tarifs de l’électricité cet été, alors que 5% d’augmentation étaient prévus. L’annonce a été faite ce matin par la ministre de l’Energie Ségolène Royal.  Un gel des tarifs de l’électricité : c’est ce qu’annonce la ministre du secteur, Ségolène Royal. « Il y avait une augmentation des tarifs de l’électricité qui était prévue au 1er août, 5%. Ces factures n’augmenteront pas ». Pourquoi ? Parce que le mode de calcul va changer, tout simplement.   »Je vais procéder à ce calcul avec la Commission de régulation de l’énergie, une autorité indépendante, qui va, à partir de la réforme que j’ai mise en place, calculer cette hausse, ou peut-être une baisse », explique la ministre. Décision à venir, d’ici la fin de l’année. En clair : y aura-t-il une hausse ultérieurement, au 1er janvier 2015 ? On le saura au 1er octobre prochain. En attendant, ce jeudi matin, à la Bourse de Paris, l’action EDF a chuté de 4,54% à 25,44 euros. Le titre de l’exploitant était même lanterne rouge du CAC 40.  L’an dernier, le gouvernement avait annoncé une hausse des tarifs de 5% à l’été 2013, puis 2014, pour mieux refléter les coûts d’EDF.

 

Transition énergie transport : des gadgets

Transition énergie transport : des gadgets

 

On s’attendait à une grande réforme et pour l’essentiel on aboutit à des promesses ou à des gadgets. C’est le cas des transports où pour résumer : on va installer des prises l’électriques pour les voitures. On fait l’impasse sur la politique des transports sur la fiscalité, la tarification, la coordination des modes, le concept automobile. Des automobiles encore bien trop lourdes, trop chères, trop polluantes, trop énergétivores, trop encombrantes. Sans parler de la politique européenne complètement absente et qui favorise le tout camion  des pays de l’Est (low cost). .Pas question de s’attaquer sérieusement à la voiture !  Rouler propre? C’est possible, répond Ségolène Royal, dont le projet de loi prévoit l’implantation de 7 millions de points de charge pour les véhicules électriques d’ici 2030. En attendant, à l’été 2014, 10.000 points de recharge ouverts au public seront opérationnels. Une prime de conversion pour l’achat d’un véhicule électrique en cas de mise au rebut d’un véhicule diesel est également prévue: une subvention qui, sous certaines conditions, pourra grimper jusqu’à 10.000 euros. Cet effort en faveur de la mobilité électrique ne concerne pas seulement les ménages: l’État et ses établissements publics devront renouveler leur flotte avec des véhicules électriques; une nouvelle voiture sur deux devra être électrique, insiste le projet de loi.

 

Transition énergétique : réactions mitigées avant les critiques des prochains jours

Transition énergétique : réactions mitigées avant les critiques des prochains jours

 

C’est une tradition en France dans les grands médias, on commence par se limiter aux déclarations du gouvernement ; On attend qu’une tendance se dégage dans l’opinion et en suite on analyse. Ce sera le cas pour cette fameuse transition énergétique qui n’en est pas une. Dans quelques jours les critiques vont affluer  car  c’est encore une réforme molle qui met par exemple en parenthèse le nucléaire (c’est EDF qui va décider) ou encore la politique des transports (quelques bricoles, c’ est tout).  La ministre de l’Écologie Ségolène Royal a donc présenté ce mercredi 18 juin les grandes lignes de son projet de loi sur la transition énergétique. Les ONG comme Greenpeace manifestent leur mécontentement.  Après des mois de débats, la ministre de l’écologie Ségolène Royal a présenté en Conseil des ministres, mercredi 18 juin, son projet de loi sur la transition énergétique, « l’un des plus importants du quinquennat » selon François Hollande.  Si globalement, les écologistes et les industriels des énergies renouvelables sont plutôt satisfaits du texte, des ONG comme Greenpeace ne cachent pas leur désarroi.  « Tout ça pour ça ? », s’interroge le Réseau Action Climat (RAC). Selon eux, « le projet de loi ne répond pas à la commande initiale qui était d’identifier une trajectoire claire et des mesures concrètes pour orienter massivement la France vers les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. » La loi sur la transition énergétique se fixe pour objectif de ramener à 50% la part d’électricité d’origine nucléaire d’ici à 2025, contre 75% aujourd’hui. Pour autant, le gouvernement ne pourra pas décider seul de la fermeture d’une centrale nucléaire.  En effet, à ce jour, seuls l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et EDF peuvent le faire. « Le calibrage du parc nucléaire se fera par un dialogue fructueux entre l’État » et EDF, a expliqué Ségolène Royal au Monde.  « La question de la place du nucléaire a encore sclérosé le gouvernement, qui, faute de trancher, renvoie les décisions qui s’imposent aujourd’hui à plus tard et empêche les alternatives de se développer », juge cependant Anne Bringault, qui coordonne les ONG sur la transition énergétique. Pour le président de Greenpeace France, Jean-François Julliard, le texte présenté par Ségolène Royal « donne les clés de la politique énergétique de la France à EDF ». « Dans ce projet de loi, il manque l’essentiel : la limitation à 40 ans de la durée de fonctionnement des réacteurs nucléaires et la mise en place d’un mécanisme permettant à l’État de décider de la fermeture de réacteurs pour des raisons de pilotage de mix énergétique », ajoute Jean-François Julliard.   Même avis pour Sortir du nucléaire, qui juge « la transition énergétique enterrée à la pelle le 18 juin ». Du côté des Verts, l’heure est à la « prudence », comme l’a rappelé la secrétaire générale d’EELV Emmanuelle Cosse, au micro de RTL. Pour le coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée, François de Rugy, il s’agit d’un « virage sans précédent ». Cela permet de « mettre fin au fait qu’EDF fait la politique de l’énergie en France », a-t-il encore déclaré sans pour autant afficher une satisfaction totale. « Ce n’est pas facile, on se heurte à des lobbies extrêmement puissants, à des intérêts qui ne veulent pas que ça bouge, qui ont des relais y compris au sein du gouvernement, donc jusqu’au bout il faudra se battre ». Pour  Nicolas Hulot faux-cul, normal il a un poste officiel attribué par Hollande,  la future loi est « à la hauteur des objectifs ». « C’est un beau moment d’espoir pour la France, un projet qui permet de se mettre en disposition pour entrer dans l’économie de demain, dans l’économie du futur. »  La Fondation Hulot précise qu’il « faudra, sur les principales mesures, fixer un délai maximal pour la sortie des décrets d’application, mais aussi sacraliser les moyens financiers dans les projets de loi de finances et mobiliser la fiscalité écologique ».

 

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