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Logement : Accord entre députés et sénateurs sur le dos du patrimoine

Logement : Accord entre députés et sénateurs sur le dos du patrimoine

 

On retiendra surtout dans le projet de loi Elan sur lesquels se sont mis d’accord députés et sénateurs le sacrifice du patrimoine puisque l’autorisation de l’architecte des bâtiments de France n’est plus nécessaire sur les sites anciens sensibles. Une orientation qu’avait d’ailleurs condamnée Stéphane Berg chargé de mission concernant la défense du patrimoine. Pour le reste on s’est mis notamment d’accord pour une réduction du nombre d’appartements de rez-de-chaussée réservé aux handicapés. Certains des amendements introduits au Sénat sur la loi SRU qui impose 20 à 25 % de logements sociaux par commune urbaine d’ici à 2025 ont été conservés, notamment pour “certaines communes qui sont nouvellement soumises aux obligations”. A la veille de la réunion, la Fondation Abbé Pierre avait mis en garde contre un “détricotage” de la loi SRU, susceptible de “remettre en cause des avancées”, notamment par ce type de délai supplémentaire accordé aux “communes nouvellement entrantes dans le dispositif pour atteindre leur objectif”. Des membres de la fédération Droit au logement (DAL) se sont réunis devant le Sénat mercredi pour protester contre une loi marquée selon eux “par ses nombreuses mesures anti pauvres, son soutien aux intérêts des milieux spéculatifs et financiers”. Les sénateurs, qui réclamaient que la fusion des organismes HLM soit obligatoire non à partir de 15.000 logements mais seulement 10.000, ont obtenu une modification sur ce point, le seuil de regroupement ayant finalement été abaissé à 12.000. Pas sûr cependant que ces regroupements soient très pertinents car les offices de villes moyennes sont souvent plus efficaces que les grosse cathédrales administratives que sont les offices des grandes villes. En outre on risque de privilégier le développement des zones déjà très peuplées et d’accentuer la désertification.

Gilles Le Gendre, un pitbull mondain et giscadien à la tête des députés LREM

Gilles Le Gendre, un pitbull mondain et giscadien à la tête des députés LREM

 

Gilles Le Gendre, a été élu au second tour président du groupe LaREM, avec 157 voix contre 106 pour Roland Lescure, président de la commission des Affaires économiques. Le Figaro évoque ainsi « son style de dandy et son vocabulaire légèrement suranné ». Le JDD note  »ses phrases à rallonge aux adjectifs racés, son extrême politesse venue d’une stricte éducation catholique… Tout, chez cet homme, est d’une élégance nonchalante un peu surannée. » Cet ancien giscardien derrière son style mondain se cache en fait un pit-bull. Aussi autoritaire, aussi faux-cul et aussi terne que Richard Ferrand, il y a chez le nouveau président de l’assemblée  Gilles Le Gendre, un vrai pit-bull prêt à mordre le moindre auteur de contestation avec la bave aux lèvres avec en plus comme Macon une condescendance et un mépris qui laissent pantois. Comme Macron,  il a aussi le mérite de n’avoir aucune légitimité politique sociale et plus généralement citoyenne ; une raison suffisante pour réussir et plaire à Macron. On se réjouit à l’avance des prises de positions d’un personnage aussi charismatique qu’un gardien de prison, aussi triste qu’un croque mort et aussi chaleureux qu’un huissier.  On ne peut pas dire que le casting de Macron pour remplir les différentes responsabilités politiques soit réellement une réussite. Au gouvernement,  il n’a choisi que des seconds couteaux pour éviter que n’émerge un éventuel concurrent. Édouard Philippe et Lemaire sont bien gentils mais aussi charismatiques qu’une planche à repasser. Globalement il n’y a guère que le ministre de l’éducation nationale qui parvient à émerger. Même chose au Parlement où les députés sélectionnés par voie de petites annonces pour leur souplesse d’échine et non sur leurs convictions citoyennes évitent de monter le ton. Sur plus de 300 députés aucun n’émerge réellement. C’était aussi la volonté de Macron de se doter d’un parti de qui lui doive tout puisqu’une chèvre étiquetée Macron aurait été élue lors des législatives. Pour maîtriser les velléités de démocratie et de contestation de ces députés,  Macon avait mis à sa tête le sulfureux Ferrand dans l’exploit politique restera d’avoir permis l’enrichissement de sa compagne pour un montant d’environ 500 000 € (affaire toujours en cours en train de s’enliser dans les sables judiciaires). L’intéressé s’est évertué à faire taire aux parlementaires qu’il présidait.

 

LREM : des députés pas à la hauteur

LREM : des députés pas à la hauteur

Ce qui surprend le plus dans la majorité, c’est l’indigence des députés. Aucun n’arrive réellement à émerger. La première raison est sans doute liée à la volonté de Macron d’imposer une discipline quasi militaire aux parlementaires. Mais la raison profonde tient à l’absence de personnalité politique de ces députés. Des députés qui comprennent quelques ralliés du parti socialiste et surtout d’autres recrutés par petites annonces qui n’ont aucune expérience en général de la vie politique, pas même sans doute une vision très claire de l’intérêt général. La plupart du temps des cadres sans doute compétent dans le métier qu’ils exerçaient mais bien ignorants des contraintes de la vie publique et de la démocratie. Dans les débats télévisés les chaînes cherchent en vain une personnalité qui émerge un peu. On voit se succéder des députés complètement inexpérimentés d’un point de vue médiatique qui se font balayer par leurs interlocuteurs ou à leurs choisissent de reprendre à leur compte la vieille dialectique partisane qui s’appuie sur la langue de bois. Leur message est toujours le même faute d’idéologie claire, c’est la célébration de la personnalité de Macron  . Le reste relève de la vieille politique. Un seul exemple le fait que le groupe parlementaire soit présidé par un cheval de retour ancien PS, s terni par l’affaire qui a permis à sa compagne de s’enrichir grâce aux responsabilités politiques de Richard Ferrand. Quant au parti lui-même la république en marche, c’est un parti virtuel, un parti de clics, sans aucun fonctionnement local. Bref un club d’élus nationaux.

Distribution : Les députés limitent les promotions

Distribution : Les députés limitent les promotions

 

Pour tenter de préserver les revenus des agriculteurs producteurs, le gouvernement va encadrer la promotion en les limitant. Les mesures précises seront prises par ordonnances.  Un article  de la loi alimentation  autorise le gouvernement à prendre par ordonnance des mesures pour encadrer en valeur et en volume, sur une durée de deux ans, les opérations promotionnelles financées par le distributeur ou le fournisseur. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert a résumé lors des débats les objectifs du gouvernement: “Relèvement du seuil de revente à perte à 10 %, encadrement des promotions non seulement pour lutter contre le gaspillage alimentaire mais pour redonner de la valeur à nos productions, expérimentation sur deux ans, enfin concertation, particulièrement avec les parlementaires, pour travailler sur le contenu des ordonnances”, a-t-il dit. Le gouvernement entend en outre limiter les rabais à 34% de la valeur finale d’un produit. En début d’année, les promotions massives de la chaîne Intermarché, notamment sur des pots de pâte à tartiner Nutella, avaient déclenché des scènes d’émeute et amené la justice à se saisir de ces promotions caractérisées comme une forme illégale de revente à perte. Le ministre a assuré, étude à l’appui, que l’impact de ces mesures sur les prix serait bien moindre que ce qu’avancent les distributeurs, qui dénoncent une mesure néfaste pour le pouvoir d’achat. “Les associations et la grande distribution avaient évalué l’impact sur les prix à hauteur de 5 milliards d’euros. Selon l’étude, l’impact serait de 0,7 %, soit 870 millions d’euros par an, ce qui représente une augmentation de 2 euros par mois pour chacun des consommateurs”, a-t-il dit.

Castaner gronde les députés LREM plaintifs

Castaner gronde les députés LREM plaintifs

 

 

Visiblement Macron commence à être un peu agacé par le comportement de certains députés en marche qui se plaignent de ne pas être suffisamment rémunérée ou de travailler trop. Il ne devrait pas être étonné de ces réactions car il a recruté un peu n’importe qui uniquement sur CV sans même se préoccuper des convictions citoyennes et du passé sociétal des intéressés. Du coup Castaner, le nouveau patron, d’en marche a grondé les députés mécontents. Il en profite pour taper aussi sur les doigts de Richard Ferrand qui visiblement ne dispose pas de la crédibilité nécessaire pour faire taire les grincheux et éviter certaines bavures.  Kastner a sans doute aussi raison de critiquer une certaine forme de suffisance voire d’arrogance de députés plus proches d’une posture de directeur de start-up que de celle d’un représentant du peuple.  En cause notamment, le fait que certains parlementaires se soient récemment plaints des exigences de leur nouvelle vie dans la presse… Comme Véronique Hemmerer, élue de Haute-Gironde, qui a regretté dans Sud Ouest que son mari ne puisse pas s’acheter de Porsche Cayenne à cause de leur nouvelle exposition. Idem avec le député du Rhône Bruno Bonnell, qui s’est fait le porte-voix des jeunes conseillers ou élus qui vont au devant «d’ultimatums familiaux (…) du genre “si tu y retournes je te quitte”». Dernier exemple, enfin, avec cette élue qui – sous couvert d’anonymat cette fois – affirme qu’elle «mange pas mal de pâtes» et qu’elle a «ressorti les vêtements de la cave» depuis que son passage du privé au public a réduit son salaire de 8000 euros à 5000 euros par mois. «Être député et se plaindre de son niveau de vie, c’est inacceptable! Cependant je peux mesurer que certains députés, qui avaient avant une vie organisée, sont tombés dans un véritable tourbillon. Il convient néanmoins de souligner que le rythme parlementaire n’est pas plus élevé que dans le passé», s’est agacé Christophe Castaner.

Interdiction immédiate du Glyphosate: 54 députés LREM pour

Interdiction immédiate du Glyphosate: 54 députés LREM pour

 

 

 

 

Sans doute pour tenter d’influencer la décision prochaine de Bruxelles sur la prolongation ou non concernant l’utilisation du Glysophate (connu notamment sous son nom commercial de Rond-up), le gouvernement a sans doute autorisé une cinquantaine de députés à écrire une tribune dans le monde pour réclamer la suppression immédiate de ce désherbant. C’est aussi l’occasion de faire plaisir à Nicolas Hulot un ministre bien discret mais lui aussi partisan de l’interdiction du Glysophate. La manœuvre pourrait être assez politique d’une part pour faire plaisir aux écolos, notre part pesait sur la commission européenne. Bruxelles est en effet un peu le cul entre deux chaises car l’Allemagne soutient la prolongation du Glysophate et pour cause puisque le produit de Monsanto a été racheté par l’allemand Bayer. De toute manière, s’il semble avéré que le Glysophate présente un certain nombre de dangers notamment de cancers, il faudra bien accorder un délai pour trouver un produit de substitution. De ce point de vue la tribune des députés d’en Marche relève un peu de l’agitation organisée. On sait en effet que les députés d’en Marche ne disposent d’aucune marge de manœuvre pour se distinguer du gouvernement. Pas étonnant ils ont tous étés désignés dans haut et ne sont redevables que vis-à-vis de Macon. Finalement ils s’aligneront sur la position du gouvernement notamment celles exprimées par le Premier ministre Édouard Philippe qui a affirmé à l’Assemblée nationale, que le gouvernement allait « organiser une transition progressive et irréversible » du glyphosate dans l’agriculture vers des produits de substitution. « Il n’existe pas aujourd’hui de produits de substitution au glyphosate. Arrêter brutalement l’utilisation de ce produit, dont l’agriculture est assez largement dépendante, est évidemment difficile », a argué Edouard Philippe. « La commission a proposé d’autoriser le glyphosate pour une durée de dix ans. C’est une durée qui est trop longue », et « compte tenu des incertitudes qui pèsent sur la nature de ce produit, nous avons indiqué clairement – le président de la République dans un premier temps, le gouvernement ensuite – que nous ne voterions pas » cette proposition, a-t-il rappelé. Le gouvernement « arrêtera sa position avant la fin de l’année », une fois que les deux ministres concernés, Nicolas Hulot (Transition écologique) et Stéphane Travert (Agriculture) lui auront présenté une stratégie de sortie de ce produit, a-t-il ajouté. « Nous allons la confronter avec la position des autres Etats membres – parce que nous ne vivons pas dans un monde sans voisins – et avec la position qui aura été définitivement adoptée par la commission. Nous allons organiser une transition qui est à la fois progressive et irréversible ».

République en marche: Club de députés ou parti ?

LREM ? Club de députés ou parti ?

Les députés de la république en marche sont réunis les 18 et 19 septembre pour un séminaire de rentrée. En cause le fait que la république en marche manque cruellement d’échanges et d’incarnation. Or ces députés  auront fort à faire pour  défendre les nombreuses réformes engagées face à la contestation notamment de la rue. Le problème c’est que la république en marche ne dispose d’aucune structure politique de base pouvant à la fois ajuster les choix du gouvernement et relayer  sa politique.    De toute évidence on semble confondre chez la république en marche un parti politique et un club d’élus. Il faut noter que le gouvernement s’adresse uniquement aux élus nationaux car la république en marche n’est pas un véritable parti politique mais une sorte de club de fans. Les structures de base n’existent pas et les adhérents choisis au hasard ne représenteront en tout état de cause que 25 % des voix dans l’organe de direction. Après avoir été très impliqué dans la campagne les militants et adhérents de la république en marche se voient transformer en supporters passifs. Certes ils reçoivent nombre d’informations mais qui se réduisent pour l’essentiel à des communiqués de l’action du gouvernement. On ne demande rien aux militants de base ni de discuter, ni de se réunir encore moins de faire des propositions à la direction du parti. Bref la république en marche n’a aucune base. Une base qui pourrait cependant être dispensable pour recueillir le sentiment des Français et relayer la politique gouvernementale. Du coup, la république en marche court un énorme risque,  celui d’être un parti disposant d’une tête mais sans jambes. En outre la république en marche est complètement absente dans les débats de politique locale et régionale. Pas étonnant si la république en marche éprouve des difficultés à être présent de manière significative au Sénat par définition chambre des élus locaux. Comme la république en marche ne s’intéresse pas à la problématique locale il y a fort à parier qu’elle aura du mal à progresser au Sénat. Les experts lui promettent à peine de leur de 50 sénateurs.  Le parti présidentiel espère cependant se renforcer au Sénat, où la jeune formation a constitué un groupe, sachant que la chambre haute a de fortes chances de rester à droite à l‘issue de ce scrutin indirect renouvelant 170 sièges sur 348.

 

Qui sont les députés révolutionnaires de La France insoumise ? Surtout des fonctionnaires !

Qui sont les députés révolutionnaires de La France insoumise ? Surtout des fonctionnaires !

 

Dans un article du Monde, on peut prendre connaissance de l’identité des députés révolutionnaires de la France insoumise et de leur CV. Une information intéressante car on découvre que pour l’essentiel ce sont des fonctionnaires ou assimilés. (Une fonction professionnelle parfois habilement dissimulée).  Une bizarrerie sociologique dans la mesure où ces députés sont les plus acharnés pour démolir la réforme du droit du travail, une réforme qui ne les concerne pas et qui leur permet d’avoir une vision assez approximative du marché du travail du privé.  On objectera que c’est une contradiction qu’on pouvait aussi relever chez les socialistes les plus radicaux.

. Adrien Quatennens, 1 re circonscription du Nord

Initialement mal engagé, le jeune candidat a totalement renversé la situation lors du second tour, s’adjugeant, avec 46 voix d’ avance, la 1 re circonscription du Nord, celle de Lille, devant le candidat de La République en marche, Christophe Itier. Ce conseiller commercial de 27 ans, conseiller national du Parti de gauche, confirme au passage l’ excellent score de Jean-Luc Mélenchon à Lille lors du premier tour de la présidentielle (30,4 %).

Adrien Quatennens a commencé son parcours de militant en manifestant contre le « contrat première embauche » (CPE) du gouvernement Villepin, avant de s’engager dans des associations d’ aide aux sans-abri et chez les altermondialistes d’Attac.

  • Ugo Bernalicis, 2 e circonscription du Nord

Elu avec 64,15 % des voix face à Houmria Berrada (LRM), ce militant de 27 ans est passé en une dizaine d’ années des mouvements lycéens aux bancs de l’Assemblée nationale. Ugo Bernalicis a entamé son parcours militant dès 2005, lorsqu ’il a organisé le mouvement contre la loi Fillon sur l’ éducation entre les trois lycées publics de Calais , où il résidait. L’annéed’après, il récidivait contre le CPE du gouvernement Villepin. Il a milité au sein de l’UNEF puis du Parti socialiste, qu’il a quitté en 2008 pour rejoindre le Parti de gauche. Aujourd’hui cosecrétaire du Parti de gauche du Nord, cet attaché d’ administration du ministère de l’intérieur avait déjà été, malgré son jeune âge, candidat dans la 2 e circonscription du Nord en 2012 sous l’ étiquette du Front de gauche . Il avait alors recueilli 8,87 % des voix. En décembre 2015, ce Lillois a aussi été candidat aux élections régionales sur une liste d’ alliance PCF- Nouvelle Donne-Nouvelle gauche socialiste- EELV.

  • Caroline Fiat, 6 e circonscription de Meurthe-et-Moselle

Avec 61,36 % des voix au second tour, cette aide-soignante rejoint les bancs de l’Assemblée nationale, battant le FN dans le seul duel de France qui opposait les deux partis.

A 40 ans, Caroline Fiat a défait le tout jeune candidat frontiste Cédric Marsolle, que La République en marche avait appelé à faire battre . Mère de famille , Caroline Fiat s’est présentée dans cette circonscription comme la candidate « consciente des réalités de la vie quotidienne » . Elue sur les terres du dernier haut- fourneau lorrain, à Pont-à-Mousson , elle est la seule députée LFI de Lorraine.

  • Bastien Lachaud, 6e circonscription de Seine-Saint-Denis

Le directeur de la campagne des législatives pour La France insoumise s’est emparé du siège occupé depuis 15 ans par l’ex-garde des sceaux socialiste, Elisabeth Guigou . Ce professeur d’ histoire de 36 ans, qui a débuté sa vie de militant au syndicat étudiant UNEF, s’est imposé au deuxième tour face au candidat LRM dans cette circonscription qui réunit les communes Pantin et Aubervilliers.

«  Parachuté  » depuis le XIXe arrondissement voisin , où il vit, ce trentenaire avait également été responsable des événements pendant la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Militant socialiste, il avait quitté le PS en 2008 avec Jean-Luc Mélenchon pour fonder le Parti de gauche, dont il a été secrétaire national. Il a également occupé la fonction de secrétaire général du groupe Front de gauche-Parti de gauche au Conseil régional d’ Ile-de-France.

  • Sabine Rubin, 9 e circonscription de Seine-Saint-Denis

A 56 ans, cette attachée territoriale a été élue dans un fief du PS jusque-là détenu par Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale sortante, qui ne se représentait pas. Mère d’une fille de 21 ans, elle vit aux Lilas depuis 2000 et dit être engagée dans « diverses actions et luttes » parmi lesquelles le « lancement de journaux de quartier ». Elle était candidate aux municipales en 2014 sur la liste « Les Lilas autrement ».

  • Stéphane Peu, 2circonscription de Seine-Saint-Denis

Il s’est imposé dans ce bastion historique du Parti communiste, ravi en 2012 par Mathieu Hanotin (PS). Maire adjoint à l’urbanisme de Saint-Denis, le candidat adoubé par La France insoumise et le PCF, est président d’un des principaux bailleurs sociaux de la Seine-Saint-Denis et responsable logement au PCF.

Après son service militaire, il s’engage chez les jeunes communistes. Dans les années 1990, il participe à la création du courant des « refondateurs » communistes, un mouvement de réflexion transcourants de la gauche. A la même période, il commence à s’impliquer à Saint-Denis auprès de Marcelin Berthelot, le maire communiste de l’époque. Aux municipales de 1995, il est élu sur la liste PCF. Originaire de Bretagne, fils d’un ouvrier et d’une femme de ménage, il est arrivé à Saint-Denis dans les années 1980.

  • Danièle Obono, 17circonscription de Paris

Porte-parole nationale de La France insoumise, la nouvelle députée, militante altermondialiste, féministe et antiraciste de 36 ans, est la seule candidate de La France insoumise à remporter une circonscription parisienne, en battant de justesse la candidate de La République en marche, Béatrice Faillés.

Bibliothécaire, chercheuse en anthropologie sociale et politiste spécialiste en études africaines, elle a « commencé à militer au lycée pour combattre le Front national », dit-elle dans une interview à l’Agence France-Presse. Membre de la LCR puis de la direction du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA ) avant de rejoindre le Front de gauche, elle a fait partie du conseil national de la campagne présidentielle de 2012. La même année, elle s’était présentée comme suppléante dans la circonscription qu’elle vient de remporter.

  • Mathilde Panot, 10circonscription du Val-de-Marne

Cette militante associative de 28 ans a été élue dans la 10e circonscription du Val-de-Marne, fief communiste perdu en 2012, en battant au second tour la candidate LRM Sheerazed Boulkroun. La France insoumise et le PCF n’avaient pu trouver un accord sur une candidature unique pour la reconquête de cette circonscription symbolique, qui n’avait connu que des députés communistes depuis Maurice Thorez en 1932, jusqu’à la victoire du chevènementiste Jean-Luc Laurent en 2012.

Elle avait coordonné les groupes d’appui lors de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon et a dirigé auparavant l’association Voisins malins, à Grigny dans l’Essonne, qui vise à développer une solidarité de quartier entre les habitants. Distancée de quinze points au soir du premier tour, cette diplômée en relations internationales à Sciences Po a su mobiliser les électeurs qui avaient voté une semaine plus tôt pour son concurrent communiste, Pascal Savoldelli. Elle avait également reçu le soutien du candidat écologiste.

  • Loïc Prud’homme, 3e circonscription de Gironde

Ce technicien de recherche agronomique a repoussé la double menace de la vague LRM et de la candidate PS désignée par le député sortant, Noël Mamère. Agé de 47 ans, ce père de famille a été élu de justesse, avec moins de 150 voix d’avance sur un jeune MoDem, Marik Fetouh, maire adjoint à Bordeaux, qui se présentait sous la bannière La République en marche.

L’élu LFI, le seul d’Aquitaine, se décrit comme « un écologiste » particulièrement intéressé par « l’émergence d’un modèle agricole alternatif et soutenable », en lien avec son activité professionnelle : technicien à l’Institut national de recherche agronomique. Né à Bègles au cœur de la circonscription, Loïc Prud’homme n’a jamais eu de mandat électif, malgré une tentative aux municipales sur la commune voisine de Villenave d’Ornon, où il réside.

  • Bénédicte Taurine, 1re circonscription de l’Ariège

Enseignante en collège, elle est membre du Parti communiste français (PCF), mais a préféré être candidate sous la bannière de la France insoumise aux législatives, et a été choisie par les militants de ce mouvement. Née à Lavelanet, cette professeure de Sciences de la vie et de la terre (SVT) dans un collège ariégeois, a fêté ses 41 ans le jour de son élection. Elle exerce des fonctions syndicales au Syndicat national des enseignants du second degré.

En 2015, elle avait été candidate aux régionales sur la liste « Nouveau monde en commun », regroupant le Front de Gauche, EELV, le Parti des objecteurs de croissance et la Nouvelle Gauche socialiste, mais n’avait pas été élue.

  • Michel Larive, 2e circonscription de l’Ariège

Ce formateur, président d’un festival de théâtre, est engagé à gauche depuis plus de vingt ans. Né le 22 août 1966 à Paris, Michel Larive a notamment travaillé dans des structures d’insertion et enseigne actuellement les mathématiques en libéral. Il est président du festival des Théâtrales en Couserans et a cofondé l’Agence de développement de l’économie culturelle en Couserans.

Sa première campagne est celle des municipales en 1995 à Saint-Girons, sous la bannière de la gauche alternative. Sans étiquette mais soutenu par les Verts, il est candidat aux cantonales en 2001, puis participe à la campagne du « non » au référendum européen en 2005. Cofondateur du Parti de gauche et du Front de gauche en Ariège, il est par ailleurs conseiller municipal d’Arrout entre 2008 et 2014. Il avait recueilli 10,88 % des voix aux législatives en 2012 dans la 1ère circonscription.

  • Muriel Ressiguier, 2e circonscription de l’Hérault

Cette assistante de direction à la Direction régionale du Service médical a créé la surprise en battant la candidate LRM. Née à Châteauroux (Indre), Muriel Ressiguier est arrivée à Montpellier à l’âge de 12 ans, avec ses parents, enseignants. Elle a étudié en classe prépa khâgne avant d’obtenir une licence de lettres modernes, un Deug de communication, puis un BTS d’assistante de direction.

Alors que son père militait au PCF, elle s’engage dans le réseau associatif Ras’l Front puis prend sa carte au Parti de gauche en février 2012, après le meeting de Jean-Luc Mélenchon au Zénith de Montpellier. Propulsée tête de liste du Front de gauche lors des municipales de 2014 à Montpellier, elle est aujourd’hui conseillère régionale.

435 députés au lieu de 577 et 100 à la proportionnelle

435 députés au lieu de 577 et 100 à la proportionnelle

 

Ce que propose notamment le nouveau président de l’Assemblée nationale, François de Rugy. Il faudrait pratiquement regrouper par 2 les circonscriptions actuelles. Notons que cette proposition   risque d’être un facteur d’instabilité politique si la de  gouvernement se révèle trop faible. « Il n’est pas courant qu’une Assemblée comptant un grand nombre de députés nouveaux, avec un groupe largement majoritaire, décide de réduire fortement la taille de ses effectifs. Mais on a été élus pour le faire, on va le faire », a-t-il dit dans une interview publiée vendredi par Le Monde. Emmanuel Macron a annoncé le 3 juillet devant le Congrès réuni à Versailles que son gouvernement proposerait de réduire d’un tiers le nombre de députés, qui sont actuellement 577, avec une dose de proportionnelle pour mieux représenter les courants comme le Front national ou La France insoumise. Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a précisé que le président français souhaitait une dose de 20 à 25%, ce qui ne bouleversait pas les équilibres. François de Rugy propose, parmi les hypothèses, « le regroupement des circonscriptions par deux et d’avoir en complément une centaine de députés élus à la proportionnelle », ce qui permettrait de parvenir à la réduction du nombre de députés suggérée par Emmanuel Macron.

577 députés pour quoi faire ?

577 députés pour quoi faire ?

 

Les médias se focalisent évidemment sur la nouvelle représentation nationale et sur les pourcentages respectifs obtenus aux législatives par les différentes formations. Bien peu posent la problématique de cette armée de députés qui s’ajoutent d’ailleurs à celle des sénateurs sans parler des élus régionaux, départementaux et locaux. Des élus qui se tiennent souvent par la barbichette et échangent leurs suffrages contre la promesse d’investissement et ou de subventions au plan local. Pour l’assemblée nationale, on sait qu’une cinquantaine de députés seulement participent  activement aux travaux entre parenthèses élaboration des lois, travail de commission etc.). Les autres font de la figuration, sont le plus souvent absent ou se servent  de la tribune comme amplificateur de leur position idéologique (ou pour simplement se faire de la pub). Il est clair que le travail législatif serait aussi productif et même bien davantage avec seulement 200 300 députés. Maintenant que les députés sont élus, il sera difficile de les persuader de réduire leur effectif. D’une certaine manière, c’est la même problématique qui se pose à chaque élection puisqu’on ne prend pas les moyens institutionnels avant l’échéance des législatives pour modifier la composition voire  le mode d’élection du Parlement. Le risque avec cette overdose de députés c’est que par souci existentiel, certains en viennent comme souvent à multiplier des textes pour complexifier  encore davantage l’environnement administratif premier responsable du manque de compétitivité de l’économie. La France set sans doute le plus prolifique en matière de lois. De l’ordre de 10 000 sans parler des décrets et autres circulaires et arrêtés. Chaque année on rajoute une centaine de lois sous la 5èm république Et des lois de plus en plus longue et complexe.  Le Journal officiel est ainsi passé de 15 000 à 23 000 pages annuelles en vingt ans, et le Recueil des lois de l’Assemblée de 433 pages (en 1973) à près de 4 000 pages (en 2004).

Sondage législative : trop de députés pour en marche !

Sondage législative : trop de députés pour en marche !

Les Français sont-ils versatiles ? Sans doute avant le premier tour des législatives, ils souhaitaient  une majorité pour Macron mais depuis ils craignent que la marée d’En Marche soit excessive. Une manière sans doute de signifier que les Français sont pour des réformes mais pas trop. Bref la France éternelle. Selon le sondage Elabe  52% des Français se déclarent mécontents du résultat de la première phase de scrutin. Au sein de cette majorité du panel, 22% des personnes interrogées affirment même être « très mécontents ». Pour se faire une idée plus précise et concrète de ces insatisfaits, il faut signaler qu’on en retrouve une bonne part chez les personnes âgées (56% des 65 ans et plus témoignent de leur mécontentement) et les catégories populaires (57%). Parmi les 47% de sondés faisant part de leur satisfaction, dont 14% confiant être « très satisfaits », on trouve un nombre non négligeable de cadres (61% approuvent la tournure des événements) et les jeunes dont l’âge est compris entre 18 et 24 ans, avec 59% de satisfaits.  Les avis des Français sur cette question divergent aussi en fonction des sympathies politiques. Une large majorité des partisans de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle (76%), de Jean-Luc Mélenchon (67%), et de Benoît Hamon (71%) s’inscrivent parmi les mécontents, tandis que les électeurs d’Emmanuel Macron trouvent leur compte dans les derniers résultats (91%). Les anciens soutiens de François Fillon sont plus mitigés (55% d’entre eux sont tout de même mécontents). Au sein du conséquent peloton d’abstentionnistes de dimanche dernier, le rapport de forces est plus ténu encore: 49% d’entre eux se disent mécontents et 47% satisfaits.

Echantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 13 et 14 juin 2017.

Sondage législative : Majorité absolue pour Emmanuel Macron avec 400 députés

Sondage législative : Majorité absolue pour Emmanuel Macron avec 400 députés

Selon un sondage Ipsos Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France publié vendredi les candidats La République en marche obtiendraient une majorité absolue à l’Assemblée nationale lors des élections législatives du 11 et 18 juin prochain avec un nombre de sièges variant entre 397 et 427, selon un sondage Ipsos Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France publié vendredi. Ils devanceraient ainsi l’alliance Les Républicains/UDI qui obtiendrait entre 95 et 115 sièges, ainsi que le Parti socialiste et ses alliés, crédités de 22 à 32 sièges, la France Insoumise, créditée de 11 à 21 sièges et le Front national, qui obtiendrait de 5 à 15 sièges. Le mouvement d’Emmanuel Macron recueille ainsi 31,5% des intentions de vote, soit une hausse de 2 points par rapport au sondage réalisé entre le 2 et 4 juin dernier. Les Républicains/UDI sont crédités de 22% des intentions de vote, soit une baisse d’un point. Le Front national obtient, quant à lui, 17% des intentions de vote, comme dans le sondage précédent. La France insoumise recueille 11,5% des intentions de vote, soit une baisse d’un point et le Parti socialiste et ses alliés 8%, soit une baisse d’un demi-point. Le sondage a été réalisé en ligne entre le 7 et le 8 juin auprès de 1.995 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Sondage : En Marche ! 250 à 300 députés aux législatives

Sondage : En Marche ! 250 à 300 députés aux législatives 

En marche pourrait obtenir la majorité absolue aux législatives. En tout cas les sondages prévoient pour l’instant entre 250 et 300 députés pour le parti de Macron. La majorité absolue à l’Assemblée est de 289 députés. Et, selon une enquête Opinionway-SLPV Analytics pour Les Echos publiée hier soir mercredi 3 mai, le mouvement d’Emmanuel Macron, En Marche!, obtiendrait de 249 à 286 députés aux élections législatives de juin en France métropolitaine. Le Front National, le parti d’extrême-droite dirigé par Marine Le Pen, n’aurait que 15 à 25 députés. C’est-à-dire encore moins que le Parti socialiste, pourtant laminé, avec 28 à 43 sièges. Le grand challenger d’En Marche! à la future Assemblée nationale, serait le parti Les Républicains et ses alliés centristes de l’UDI, qui sont crédités de 200 à 210 députés. Quant au Front de gauche, qui réunit le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France Insoumise arrivé 4e au premier tour de la présidentielle, et le Parti communiste, il n’obtiendrait que 6 à 8 sièges. En l’état actuel des choses, sachant que les « insoumis » de Mélenchon, qui n’ont reçu encore aucune consigne de vote pour le second tour, se sont prononcés à 65% pour un vote blanc ou nul, ou pour l’abstention, selon un sondage en ligne dont les résultats ont été publiés mardi 2 mai. Commentant les résultats de cette enquête publiés hier soir, le directeur général adjoint d’OpinionWay, Bruno Jeanbart, a estimé que le candidat d’En Marche! aurait de quoi constituer une vraie majorité, voire que la majorité absolue était à portée de main.

Sondage législatives : 249 à 286 députés pour Macron

Sondage législatives : 249 à 286 députés pour Macron

 

Le mouvement d’Emmanuel Macron, En Marche !, obtiendrait de 249 à 286 députés aux élections législatives de juin en France métropolitaine, selon une enquête Opinionway-SLPV Analytics pour les Echos publiée mercredi. Selon cette étude portant sur 535 des 577 sièges de l’Assemblée nationale, le Front national, dont la candidate à l’élection présidentielle, Marine Le Pen, affrontera dimanche l’ex-ministre de l’Economie, n’aurait que 15 à 25 députés. Le parti d’extrême droite ferait encore moins bien que le Parti socialiste, pourtant laminé, avec 28 à 43 sièges. En revanche, le parti Les Républicains et ses alliés centristes de l’UDI sont crédités de 200 à 210 députés. Quant au Front de gauche, qui réunit le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise arrivé quatrième au premier tour de la présidentielle, et le Parti communiste, il n’obtiendrait que six à huit sièges. « Cela montre qu’il n’est pas impossible qu’En Marche ! atteigne la majorité absolue dans l’hypothèse haute, avec les Français de l’étranger et l’Outre-mer », estime le directeur général adjoint Bruno Jeanbart. « Dans l’hypothèse basse, EM serait le groupe principal, ce qui est suffisant pour essayer de constituer une majorité. La question c’est de savoir comment et avec qui », ajoute-t-il. Emmanuel Macron, favori des sondages, a créé En Marche ! Il y a à peine plus d’an, le 6 avril, avec l’intention de casser le classique clivage droite-gauche et l’alternance entre les deux principaux partis de gouvernement qui se partagent le pouvoir depuis des décennies. La majorité absolue à l’Assemblée est de 289 députés. Cette enquête s’appuie sur des sondages d’intention de vote au premier tour des législatives par force politique, avec pour hypothèse que chaque grand courant représenté à la présidentielle présentera des candidats. Est également prise en compte la structure de l’électorat à partir des résultats des élections de 2012, des régionales de 2015 et du premier tour de la présidentielle de 2017, avec un bonus aux sortants qui se représentent. Cette étude confirme jusqu’à un certain point la recomposition du paysage politique français, au détriment essentiellement de la gauche socialiste et radicale. Il y aurait ainsi au second tour 90 à 116 duels EM-FN, 180 duels EM-droite, 46 duels EM-gauche, 154 duels droite/FN, 32 triangulaires FN-droite-EM et six à 32 duels gauche-FN Si cette étude dit vrai, le PS serait ainsi encore plus affaibli que lors des législatives de 1993, lors desquelles ils n’avaient obtenu que 57 sièges.

 

Adhésion Turquie : les députés européens pour la suspension

Adhésion Turquie : les députés européens pour la suspension

Ce vendredi 28 avril, les ministres européens des Affaires étrangères sont réunis à Malte pour discuter des relations avec la Turquie. Le 26 avril, le commissaire Johannes Hahn avait rencontré les eurodéputés sur cette question. À l’ouverture du débat, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a enjoint la Turquie de respecter les droits fondamentaux, qui sont à la base de la construction européenne.  Il a souligné que « l’Europe [n'était] pas un continent islamophobe et qu’elle ne [fermait] pas la porte à la population turque ». Le député allemand Manfred Weber (CSU), dirigeant du Parti populaire européen (PPE) déclarait ainsi : « Il est temps de changer notre relation avec la Turquie. Une pleine intégration du pays dans l’UE n’est pas réaliste. Nous devons mettre fin à cette hypocrisie. » De nombreux eurodéputés ont fait part de leurs préoccupations concernant la façon dont le référendum turc, qui soutenait l’extension des pouvoirs présidentiels, a été organisé. Ils ont qualifié ce référendum d’« injuste ». D’après eux, il est temps de réévaluer les relations entre l’UE et la Turquie et d’ouvrir un nouveau chapitre. Si certains eurodéputés n’envisage pas que la Turquie puisse devenir un membre à part entière de l’UE, d’autres pensent qu’il suffirait de suspendre les négociations afin de laisser au pays la possibilité de changer le cours des événements. Kati Piri, une députée néerlandaise (PvdA) qui surveille de près la situation en Turquie, a critiqué l’idée de donner plus de pouvoir à Recep Tayyip Erdoğan. D’après certains critiques, une telle mesure mettra la démocratie en péril et étouffera la liberté d’expression en Turquie. « Avec une telle constitution, la Turquie ne pourra jamais devenir membre de l’UE. Il est donc inutile de continuer les discussions sur l’intégration. Si les changements constitutionnels entrent en vigueur tels quels, l’UE devrait officiellement suspendre les pourparlers d’adhésion », a indiqué l’eurodéputée du groupe S&D. D’autres membres du Parlement ont partagé son point de vue, affirmant que l’UE devait à présent forger une relation différente avec la Turquie en matière de commerce, de sécurité et d’immigration. « Ce sera peut-être une relation plus complexe, mais au moins elle sera plus honnête. Plus prudente. Plus critique. Elle se concentrera davantage sur la coopération et non plus sur l’objectif lointain d’une adhésion à l’UE », a déclaré pour sa part Syed Kamall, un conservateur britannique (CRE). Kati Piri a précisé qu’il n’y aurait aucune suspension tant que la « constitution autoritaire » n’entrerait pas en vigueur, soit après les prochaines élections turques, en 2019. D’après des représentants politiques à Bruxelles, le président turc pourrait faire entrer les réformes en vigueur rapidement pour augmenter ses pouvoirs, même s’il a assuré qu’il n’en était pas question pour l’instant. La plupart des législateurs européens ont reconnu que la candidature de la Turquie à l’adhésion européenne devrait seulement être suspendue et pas complètement annulée.

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