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Encore un député LREM ,Thierry Solère, mis en examen pour fraude fiscale

Encore un député LREM ,Thierry Solère, mis en examen pour fraude fiscale

Décidément le nouveau pari, du président qui devait faire de la politique autrement se banalise avec la multiplication d’affaires (dont certaines sont d’ailleurs enterrées comme celle de Richard Ferrand, président de l’assemblée nationale dont le dossier a été « exilé » à Lille). Cette fois, c’est un poids  lourd, Thierry Solère qui est mis en examen, un rallié de LR. L’homme politique mis en examen pour fraudes fiscales et d’autres chefs, notamment le détournement de fonds publics, le trafic d’influence et le financement illicite de campagnes électorales.

Ce vendredi 11 octobre, «après avoir été entendu dans le cadre d’un interrogatoire de première comparution durant cinq jours», le député La République en marche des Hauts-de-Seine Thierry Solère a été mis en examen, notamment pour fraude fiscale, détournement de fonds publics et trafic d’influence, a indiqué le parquet de Nanterre dans un communiqué envoyé à 21h35.

Le document précise que l’homme politique «a été mis en examen par les trois magistrats instructeurs du pôle économique et financier du tribunal de grande instance de Nanterre» pour sept chefs d’infractions, dont «fraude fiscale», «détournement de fonds publics par dépositaire de l’autorité publique», «recel de violation du secret professionnel», «trafic d’influence passif» concernant quatre sociétés, «recel d’abus de bien sociaux», «recel d’abus de confiance», «financement illicite de campagnes électorales». Le tout «portant sur une période comprise entre 2003 et 2017».

Le quadragénaire a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté pour «manquements aux obligations déclaratives à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique» et «trafic d’influence passif» concernant une cinquième société.

«Nous contestons formellement l’intégralité des motifs de ces accusations», ont réagi auprès de l’AFP le député et ses avocats, Pierre-Olivier Sur, Mathias Chichportich et Jean-Pierre Gastaud. «Cette affaire est délirante et maintenant que nous avons enfin accès au dossier, nous en ferons la démonstration».

La justice s’intéresse à ce proche du Premier ministre Edouard Philippe depuis 2016, après une plainte de Bercy pour fraude fiscale, qui avait entraîné l’ouverture d’une enquête préliminaire confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

L’affaire avait ensuite pris une autre ampleur: elle avait été élargie à une série d’autres infractions, notamment au trafic d’influence. L’élu s’était vu retirer son immunité parlementaire et il avait été placé en garde à vue en juillet 2018 – une mesure finalement levée pour raisons médicales. En février 2019, les investigations ont été confiées à des juges d’instruction. Six autres personnes sont aussi concernées depuis l’ouverture de cette information judiciaire.

Dans cette affaire, l’élu est soupçonné de fraude fiscale, notamment pour ses activités de conseil dans le privé, qu’il pratiquait en parallèle de ses mandats. Il est aussi soupçonné d’avoir usé de sa position d’élu pour favoriser certaines sociétés pour lesquelles il travaillait, afin qu’elles obtiennent des contrats publics.

L’embauche de l’épouse d’un ex-dirigeant d’une de ces sociétés en tant qu’assistante parlementaire intéresse en outre les enquêteurs. C’est ce dossier qui a valu à l’ancien ministre Jean-Jacques Urvoas d’être condamné, fin septembre, à un mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende. L’ancien garde des Sceaux a en effet été reconnu coupable de «violation du secret professionnel», pour avoir transmis à Thierry Solère, en 2017, des éléments sur l’enquête.

Durant le procès de Jean-Jacques Urvoas, Thierry Solère, entendu comme témoin, a réaffirmé qu’il n’aurait «jamais» été visé par une enquête fiscale «s’il n’avait pas été l’organisateur de la primaire de la droite et du centre». Il avait après la plainte de Bercy dénoncé la présence d’un «cabinet noir à l’Elysée».

Thierry Solère, âgé de 48 ans, s’était fait connaître du grand public en organisant la primaire des Républicains pour la présidentielle 2017. Il avait ensuite été porte-parole de François Fillon, avant de quitter avec fracas la campagne au moment de la révélation de l’affaire concernant le candidat. Après sa réélection à l’Assemblée en 2017, il avait créé aux côtés de Franck Riester le groupe des «Constructifs» avant de rejoindre LREM quelques mois plus tard.

Depuis le début, le député conteste haut et fort avoir commis une quelconque infraction. En janvier, il a déposé une plainte pour «faux» visant indirectement la procureure de Nanterre et sa supérieure hiérarchique de l’époque: il estimait en effet que la magistrate avait basé sa demande de levée d’immunité parlementaire sur des informations qu’elle savait erronées. Cette plainte a été classée sans suite en mars.

Encore un député LREM impliqué dans un détournement de fonds publics

Encore un député LREM impliqué  dans un détournement de fonds publics

 

Décidément le nouveau parti de Macron, la république en marche, se banalise vraiment notamment à travers la multiplication d’affaires politico- financières dont certaines sont d’ailleurs enterrées (l’affaire du conflit d’intérêts du secrétaire général de l’Élysée par exemple). Des affaires qui peuvent concerner de nouveaux élus qui faute de colonne vertébrale idéologique ont tendance à confondre intérêt général et intérêt privé.

 

Mais des affaires qui concernent aussi de vieux crocodiles par exemple comme Richard Ferrand qui lorsqu’il était le patron des mutuelles de Bretagne a permis à sa compagne d’empocher un petit boni de 800 000 € ! Cette fois c’est un autre crocodile x-maire socialiste de Fresnes, qui  est soupçonné d’avoir utilisé illégalement une partie de ses indemnités représentatives de frais de mandat à hauteur de 60.000 euros, selon Le Monde.

 

Le député La République en marche du Val-de-Marne, Jean-Jacques Bridey, est visé par une enquête préliminaire du parquet national financier (PNF) pour détournement de fonds publics, révèle Le Monde mercredi. Selon le quotidien, ces investigations sont liées à un usage illicite de ses indemnités représentatives de frais de mandat de député, lors de son premier mandat de député, entre 2012 et 2017.

 

. Jean-Jacques Bridey, actuellement président de la Commission de défense de l’Assemblée nationale (CDAN), aurait détourné 60.000 euros d’argent public pour des dépenses sans lien avec son mandat.

En septembre 2018, Mediapart a révélé que le député est aussi visé par une enquête préliminaire pour concussion. Selon le média d’investigation, il aurait cumulé les indemnités de ses différents mandats au-delà des plafonds autorisés par la loi. Au total, il aurait indûment touché 100.000 euros.

En outre, ce marcheur de la première heure se serait fait rembourser deux fois, en 2016 et 2017, des notes de frais contractées au restaurant pour un montant de 4807,70 euros, alors qu’il était maire de Fresnes. Épinglé par la chambre régionale de la Cour des comptes (CRC), il avait assuré début septembre vouloir «rembourser» ces frais, invoquant une «simple erreur d’inattention sur quelques doublons».

Le député LaREM qui se faisait rembourser deux fois des notes de frais !

Le député LaREM qui se faisait  rembourser deux fois des notes de frais !

Le député LaREM du Val-de-Marne Jean-Jacques Bridey, l’un des premiers élus à avoir soutenu Emmanuel Macron, aurait bénéficié d’un double remboursement de certaines de ses notes de frais, en 2016 et 2017, au moment où il était à la fois président de la Société d’économie mixte locale d’aménagement de Fresnes (Semaf) et maire PS de cette commune, révèle ce lundi Mediapart.

L’élu se serait ainsi fait doublement rembourser certaines de ses notes de frais au restaurant « À la marée », situé au marché international de Rungis, qu’il fréquentait régulièrement: une fois par la Semaf et une deuxième fois par la mairie de Fresnes. Un montant total de 4807,70 euros, soit 3975,90 euros en 2016 et 831,80 euros en 2017, selon le site d’investigation en ligne.

Jean-Jacques Bridey est déjà soupçonné d’avoir perçu des sommes indues via le cumul des indemnités de ses différents mandats lorsqu’il était membre du Parti socialiste.

Avis de recherche pour haute trahison du député Moreau de LREM

Avis de recherche pour haute  trahison du député Moreau de LREM

 

 

L’ancien agriculteur Jean-Baptiste Moreau, également ancien responsable des jeunes agriculteurs devenus député de la république en marche est particulièrement visé par les contestataires. Pourtant Jean-Baptiste Moreau a pris de nombreuses précautions oratoires pour dire qu’il comprenait le malaise agricole. Reste que cet ancien responsable syndical à de fait  approuvé  le développement des mesures ultra libérales dans l’agriculture (même si le hasard a voulu qu’il n’était pas présent pour la ratification du CETA). Ce qui est en cause dans cette affaire,  c’est évidemment le décalage entre les intentions affichées lors des campagnes électorales et les orientations réellement prises ensuite par les élus. Ce qui est en cause aussi c’est une filière de certains responsables syndicaux agricoles qui généralement finissaient dans les rangs de la droite et qui maintenant par opportunisme sans doute vont rejoindre Macron. On sait que la plupart des responsables syndicaux sont plutôt des grandes gueules car la fonction n’est pas facile compte tenu des contradictions du milieu. Mais certains profitent du tremplin syndical pour se bâtir une petite carrière politique. Ce n’est pas forcément une contradiction mais cela devient effectivement une trahison quand la carrière prend le pas sur les anciennes convictions. Présentées comme des avis de recherche, les affiches accusent Jean-Baptiste Moreau, agriculteur de profession, de « haute trahison », « complicité d’empoisonnement » et de « léchage des bottes jupitériennes », en référence à Emmanuel Macron. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’intéressé se défend bien mal. Après avoir minimisé les attaques il passe désormais comme nombre de ses collègues de la république en marche qui sont actuellement bousculées dans la voix de l’hystérisation.

« Il ne s’agit pas de me victimiser, mais je trouve extrêmement grave de déclencher ce type de chasse à l’homme parce que soi-disant on n’aurait pas voté comme il faudrait. »

 

Jean-Baptiste Moreau, qui dit avoir porté plainte pour diffamation et insulte, a été vivement critiqué pour son vote en faveur de la ratification du traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne, le CETA. Fin juillet, des agriculteurs creusois avaient muré sa permanence parlementaire. Une action « à visage découvert », a-t-il précisé auprès de Franceinfo, justifiant le fait de ne pas avoir déposé plainte à ce moment-là. 

Les responsables locaux des syndicats agricoles FDSEA, Jeunes agriculteurs et Confédération paysanne ont tous réfuté avoir un quelconque lien avec les affiches placardées dans la nuit de lundi à mardi. L’une d’entre elles a d’ailleurs été posée sur la façade de la FDSEA. Selon Jean-Baptiste Moreau, c’est plutôt du côté de l’extrême gauche locale que se trouvent les responsables. 

Une ancienne député LREM se rebelle

Une ancienne  député LREM se rebelle

Elue en 2017 sous l’étiquette macroniste, la députée , Frédérique Dumas dénonce dans uen interview à l’Opinion la pensée unique du parti de Macron ( députée des Hauts-de-Seine en juin 2017 sous l’étiquette macroniste). Un an plus tard, elle a claqué la porte de LREM. Aujourd’hui, elle juge que la majorité en vient à refuser tout contre-pouvoir.

Voterez-vous la confiance au gouvernement d’Edouard Philippe à l’issue de la déclaration de politique générale ?

Je m’abstiendrai car ce dont j’ai besoin pour pouvoir accorder ma confiance, c’est de preuves. Or, j’ai quitté le 17 septembre 2018 La République en marche car, à mes yeux, nos fondamentaux avaient été trahis. Après les européennes, nous sommes toujours sur le Titanic, l’orchestre joue de plus belle le sempiternel refrain « On garde le cap ». Alors que tout change autour de nous, la majorité ne fait qu’appliquer les recettes du passé, en vogue depuis des décennies, de manière plus radicale sous prétexte qu’elles n’auraient pas assez été appliquées. Mais pourquoi, par exemple, les 66 propositions avancées par Nicolas Hulot et Laurent Berger ont-elles été si abruptement écartées ? Elles proposaient pourtant un chemin vers un nécessaire changement de modèle, de manière non utopique. Au lieu de cela, on nous propose Matrix, avec une majorité qui n’a tout simplement pas conscience de se trouver coincée dans une matrice virtuelle. Le président de la République a placé Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée, et Benoît Ribadeau-Dumas, le directeur de cabinet d’Edouard Philippe, à la tête d’une « delivery unit », et les parlementaires de la majorité sont transformés en courroies de transmission d’une pensée unique, d’un logiciel unique.

Vous êtes sévère…

Oui car aujourd’hui, plus grave encore, la majorité remet profondément en cause l’esprit de la démocratie. Elle veut nous imposer de rejoindre un parti unique. Des ministres nous expliquent que ceux qui pensent à l’intérêt du pays n’ont d’autre choix que de rejoindre En Marche. Cela n’est pas autre chose que de la propagande. Le délégué général de LREM nous explique, lui, que si un parlementaire ne vote pas la confiance au gouvernement, la majorité ne travaillera pas avec lui et cela, quelle que soit la pertinence de ses propositions, juste parce qu’il n’est pas dans la ligne ! On nous rabâche le mot « émancipation » alors que l’on ne fait que nous proposer l’auto-asservissement.

 

S’il n’y a aucun contre-pouvoir, il n’y a plus d’équilibre des pouvoirs. Ce n’est pas parce que La France insoumise ou Les Républicains ont été dans une opposition trop souvent systématique et caricaturale que LREM est par essence intelligente. Ce que nous propose aujourd’hui la majorité, c’est de renoncer à la possibilité d’avoir le choix, de renoncer à la bienveillance, de renoncer à rendre accessible la complexité. Imposer un choix binaire, manichéen entre le camp du bien et le camp du mal comporte en plus un réel risque : celui de la prophétie autoréalisatrice. Moi, je veux continuer à faire partie de ceux qui se battent pour que toutes les idées puissent continuer à exister. Depuis trente ans, j’ai toujours défendu la diversité culturelle. Si au niveau politique, on explique qu’il n’y a plus besoin de diversité autre que celle « acceptée » par la matrice, il n’y a plus de démocratie. Je n’ai qu’à citer François Bayrou en 2002 – « Si on pense tous la même chose, c’est qu’on ne pense plus rien » – et Emmanuel Macron en 2017 – « Il faut cesser d’utiliser son intelligence à trouver des raisons d’accepter ».

Qu’allez-vous faire ?

Je vais quitter le groupe UDI-Agir à l’Assemblée nationale. Je l’ai rejoint après mon départ de LREM, car c’était un lieu où l’on pouvait se positionner, sans pression, en fonction de ses convictions. Mais à l’occasion des élections européennes, Agir, dont le président, Franck Riester, est ministre de la Culture, est devenu une composante de la majorité, bien que ses membres s’en défendent. J’ai également décidé de quitter l’UDI, auquel j’avais réadhéré cet automne. Lors des européennes, la plupart des propositions de sa liste étaient inapplicables, d’autres n’avaient pas de sens à mes yeux. Quitte à proposer un chemin difficile mais qui va dans le sens de l’histoire, autant voter pour la liste Jadot. Ce que j’ai dit et ce que j’ai fait à titre personnel.

Où allez-vous siéger maintenant à l’Assemblée nationale?

Je ne veux plus aucune étiquette. Une étiquette, cela vous enferme, créé des barrières invisibles mais bien réelles. Je vais donc désormais siéger dans le groupe Liberté et territoires. C’est un groupe qui réunit des sensibilités différentes au service d’un projet de société. Il faudra être à la hauteur de cette promesse. Il ressemble au groupe auquel j’appartiens à la région Ile-de-France. Et je veux coopérer avec d’autres, là où ils sont, à la construction du modèle de demain. Il nous faut bâtir « l’internet de la politique ».

Grand débat ou campagne électorale du pouvoir Philippe Juvin, député)

Grand débat ou  campagne électorale du pouvoir Philippe Juvin, député)

 

 

À juste titre le député européen Philippe Juvin dénonce la transformation du débat national par le pouvoir en campagne électorale et saisit  la justice. Son objectif vise en particulier la ministre de la santé qui lors  d’un récent meeting du grand débat a clairement appelé à voter pour la république en marche. Du coup le député européen demande que les moyens utilisés par le pouvoir soient intégrés dans les comptes de campagne des élections européennes. Ce que dénonce le député concerne d’une façon plus large les interventions d’autres membres du gouvernement mais surtout de Macron qui chaque semaine bénéficie de plusieurs heures d’audience sur les chaînes de radio et de télévision surtout les chaînes d’info continue. Non seulement il s’agit d’un véritable détournement du concept de grand débat mais également d’un abus de biens qu’on ne peut comprendre qu’à travers les liens consanguins entre les propriétaires de ces chaînes (publiques comme privées). Les chaînes publiques sont évidemment au service du pouvoir même si elle donne la parole à l’opposition pour donner le change. Quant aux grands médias télévisés, ils sont tous dans les mains des financiers qui sont précisément les plus ardents défenseurs de Macon Le député européen LR  a indiqué, samedi 9 février, avoir saisi la Commission nationale des comptes de campagne. Sa demande : « intégrer » dans les comptes de campagne des élections européennes de LREM « les moyens alloués à une réunion publique de Madame Agnès Buzyn », ministre de la Santé. Lors de cette réunion, dimanche dernier à Trappes (Yvelines), la ministre aurait tenu « des propos militants sans équivoque en faveur de LREM en vue des élections européennes » du 26 mai, estime celui qui est aussi maire de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine).

« Ce grand débat national, initié par le président de la République pour répondre à une crise sans précédent liée à des choix politiques et économiques illisibles et injustes, ne peut en aucun cas être une campagne électorale déguisée« , ajoute ce président de la Fédération LR des Hauts-de-Seine.

« Voilà maintenant près de trois semaines que nous assistons à ce qui s’apparente davantage à une campagne électorale plutôt qu’à des échanges avec les Français », a renchéri la députée de l’Assemblée nationale Valérie Boyer, dans un courrier au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), transmis à l’AFP. Elle y énumère les heures de réunions publiques  »animées par le chef de l’État » et diffusées à la télévision qui  »satur(ent) » l’espace politique et médiatique, selon elle.

 

Mercato politique : Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud transférés au Rassemblement national pour un poste de député

Mercato politique : Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud transférés au Rassemblement national pour un poste de député

C’est un peu comme pour le mercato sportif, la période des transferts est ouverte en vue des élections européennes. Dans ce cadre, Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud vont annoncer qu’ils quittent les Républicains et se rallient au Rassemblement national (RN, ex-FN). Finalement ce n’est pas une surprise totale dans la mesure où Thierry Mariani s’était signalé ces dernières années et surtout ces derniers mois par des propositions très voisines de celles du rassemblement national. Faut-il aussi préciser que l’intéressé n’a pas été réélu comme député et que son ralliement va constituer une opportunité puisque vraisemblablement il va figurer sur la liste des candidats du rassemblement national pour les européennes. De toute manière le parti des républicains ne sera sans doute pas mécontent de se séparer d’un responsable particulièrement clivant sur les questions sociétales. Pour le  rassemblement national, il s’agit d’une prise politique relativement peu coûteuse puisque l’intéressé se rapproche de la fin de vie politique.

Le député Joachim Son-Forget quitte La République en Marche

Le député Joachim Son-Forget quitte La République en Marche

Le député de La République en Marche Joachim Son-Forget  a annoncé samedi son départ du mouvement.  .Agé de 35 ans, l’élu de la circonscription des Français de l’étranger de Suisse et du Liechtenstein explique sur Twitter, ainsi que sur le site de Valeurs actuelles, qu’il a reçu une lettre de suspension de LaREM.

« Je ne suis pas du tout allé trop loin… J’insiste et j’enfonce même le clou. [...] Je n’ai pas de chef et je n’en aurai jamais », assumait-il encore ce jeudi 27 décembre sur RMC. « Je n’ai pas d’ordre à recevoir, d’aucun tribunal moral ou inquisiteur, ou de quelques collègues qui aujourd’hui me honnissent et demain viendront, mielleux, me demander quelque chose dont ils auront besoin », répondait-il la veille à ses détracteurs dans Le Parisien., le député des Français résidant en Suisse et au Liechtenstein n’épargne ni son parti ni le monde politique. « Certains de mes collègues [sont] aujourd’hui plus prompts à se draper dans leur morale et leur indignation fictive pour me nuire, qu’à défendre le président quand cela tangue », se désole-t-il dans un très long entretien publié par le site Causeur.

Son président de groupe, Gilles Le Gendre, en prend également pour son grade, accusé de participer à « une escalade et une polarisation de façades d’indignation vertueuse [...] qui résulte le plus souvent en une immoralité et un cynisme des protagonistes, en lieu et place de la vertu qu’ils prétendent défendre ». “J’ai été suspendu, ce n’était pas une lettre d’avertissement. Du coup, après des échanges téléphoniques non fructueux (avec le délégué général du parti Stanislas Guérini-NDLR), j’ai pris ma décision après l’avoir annoncée au président. Pas de drame mais de la constance”, écrit-il. Il a déclaré à Valeurs actuelles démissionner du groupe et du parti. Il siégera désormais à l’Assemblée parmi les députés non-inscrits. Il affirme avoir envoyé vendredi un sms à Emmanuel Macron pour regretter notamment que LaRem soit devenu une enceinte du “copinage” et de l’”entre-soi”.

Démocratie : Exclusion d’un député LaREM

Démocratie : Exclusion d’un député  LaREM

 

Décidément Macron confond vraiment la république et la monarchie. Un pauvre député qui a osé voter contre le projet de budget de 2019 a été immédiatement lu. Évidemment ce député, historien au profil plutôt intellectuel n’a pas compris la logique politique de tous les autres députés passés par des instituts politiques qui ont transformé le mandat électoral en carrière et qui sont prêts à approuver tout  ce qu’on leur demande de voter. Les gilets jaunes entretenaient déjà la plus grande méfiance vis-à-vis de la représentation nationale. Cette fois ils seront encore davantage convaincus que les députés ne sont que des pions, souvent carriéristes, qui ne servent à rien, sinon  à conforter la politique du monarque. La preuve sans doute que Macron n’a pas encore compris que la revendication essentielle des gilets jaunes porte sur la nécessité d’une démocratie vivante et que ce qui est contesté,  c’est la verticalité et l’absolutisme d’un président qui confond république et monarchie. Dans un communiqué intitulé “Pourquoi j’ai voté contre le budget 2019”, Sébastien Nadot explique notamment refuser de s’”inscrire dans la République jacobine des partis politiques, mais dans celle de l’intérêt général et de l’écoute attentive des aspirations des Françaises et des Français.” Il estime que le PLF 2019 ne lui “paraît pas en mesure d’atteindre les objectifs fixés, particulièrement en ce qui concerne le quotidien d’une majorité de Français et la nécessaire transition écologique.”Le chef du groupe LaREM à l’Assemblée nationale, Gilles Legendre, véritable bouledogue de Macron a immédiatement décrété jeudi soir son exclusion. “Voter contre le budget, c’est évidemment s’exclure de cette majorité”, a-t-il déclaré au Palais-Bourbon. Sébastien Nadot – qui s’est fait connaître en interpellant l’exécutif sur les ventes d’armes françaises à l’Arabie saoudite, impliquée dans la guerre au Yémen – reproche notamment au gouvernement un “dirigisme” exempt de concertation, une réduction unilatérale de la dépense publique aux dépens des services à “forte relation humaine” ou encore une insuffisante prise en compte des “grandes difficultés sociales”.

Daniel Cohn-Bendit : plutôt député européen que ministre

Daniel Cohn-Bendit : plutôt député européen que ministre

 

 

Le papy, ancien révolutionnaire de 68, renonce à remplacer Nicolas Hulot comme ministre de l’environnement. Bien que le leader anarcho- libertaire ait mis avec le temps beaucoup d’eau dans son vin au point même parfois de sucrer les fraises il n’en est pas moins resté lucide. Il a déclaré qu’il préférait prendre la tête de la liste européenne de la république en marche en 2019 plutôt que de devenir un éphémère ministre de l’écologie. Daniel Cohn-Bendit est sans doute clairvoyant, il ne donne sans doute pas beaucoup de chance de réussite au gouvernement de Macron qui ne cesse de s’enfoncer dans ses contradictions entre un discours très volontariste et une pratique qui elle rappelle les recettes de la vieille politique. Le prochain ministre de l’environnement sera un alibi écolo pour Macron encore pire que Nicolas Hulot. Il faut cependant mettre au crédit de Daniel Cohn-Bendit qu’il a toujours été un militant européen convaincu. Il sera peut-être plus utile dans cette tâche que dans celui d’un ministre de la parole sans effet sur la politique Daniel Cohn-Bendit  après une échange  avec Emmanuel Macron a conclu qu’il s’agissait d’«une fausse bonne idée», comme l’a raconté l’écologiste dimanche soir sur LCI. «Notre contact, c’est la liberté que j’ai avec lui. Je lui dis les choses en toute franchise, si je suis d’accord ou pas avec ce qu’il fait. “Si tu es ministre, tu perds ta personnalité. Est-ce que tu veux cela?”, m’a-t-il demandé. On s’est mis d’accord que c’est une fausse bonne idée. Sans état d’âme, on est d’accord que ce n’est pas mon truc», a-t-il expliqué.

Encore un député LaREM Thierry Solère, inquiété par la justice pour magouilles financières

Encore un  député LaREM Thierry Solère, inquiété par la justice pour magouilles financières

 

 

Finalement les députés de LREM ne sont guère différents des autres quant à leurs relations avec l’argent. Deux personnages de première importance ont notamment été inquiétés. D’abord Richard Ferrand qui a profité de sa situation pour enrichir à bon compte sa compagne (la procédure est en train de s’enliser complètement, comme d’ailleurs d’autres affaires). Du coup,  l’intéressé avait dû quitter son poste de ministre mais il a récupéré le poste de président du groupe parlementaire de l’assemblée. Pas Vraiment un modèle d’intégrité ! Macron le soutient car c’est l’un des premiers responsables PS s’étant associé à la campagne électorale présidentielle. Même soutien de Macron aussi à Thierry Solère qui lui aussi est pris dans les mailles de la justice pour magouilles financière. Solère est aussi un personnage clé pour Macron, c’est lui qui a fait éclater Les Républicains avant de rejoindre LREM. Il est probable que son affaire va aussi s’enliser dans les méandres procéduriers. L’ancien cadre des Républicains fait l’objet depuis 2016 d’une enquête préliminaire ouverte sur des soupçons de fraude fiscale suite à une plainte de Bercy pour des faits remontant à 2010-2013. Comme le révélait le quotidien Le Monde il y a deux semaines, celle-ci a depuis été élargie à des chefs de «trafic d’influence, corruption, abus de biens sociaux et financement illicite de dépenses électorales». Le transfuge de LR est également accusé d’avoir manqué «aux obligations déclaratives auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP)». Ce placement en garde à vue survient six jours seulement après la levée de son immunité parlementaire par le bureau de l’Assemblée Nationale. Une décision à l’unanimité qui fait suite à la demande du procureur général auprès de la Cour d’appel de Versailles d’autoriser son placement en garde à vue. Dans un courrier adressé au président de l’Assemblée Nationale, Thierry Solère avait lui-même appuyé cette requête. «Je ne souhaite pas m’abriter derrière cette immunité», avait-il écrit. Cerise sur le gâteau, Jean-Jacques Urvoas, »l’irréprochable et très compétent » ministre de la justice, a refilé des infos à Solère sur son dossier juridique.  . Soupçonné d’avoir transmis des éléments de l’enquête au député LaREM, l’ancien Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, a été mis en examen en juin dernier par la Cour de justice de la République pour «violation du secret professionnel». Des accusations que celui-ci a toujours contestées «avec détermination».

 

SNCF: le député Hervé Berville d’en Marche patauge encore dans la semoule

SNCF:   le député Hervé Berville d’en Marche patauge encore dans la semoule

Hervé Berville, député et porte-parole de la République en marche qui s’est surtout signalé par son ignorance de l’existence de la prime de Noel (il pensait même qu’elle était destinée aux députés !) a fait encore dans le délire verbal sur BFM en parlant d’un sujet dont il ignore tout : la SNCF. Il a d’abord affirmé que le président faisait ce qu’il avait annoncé dans sa campagne. Or il n’a jamais été question d’ordonnances dans cette campagne et le sujet a à peine été traité par Macron durant cette période. Ensuite,  il a affirmé que les investissements SNCF augmenteraient de 50%. Financé par qui ? Comment ? Par l’emprunt nécessairement.  C’est le contraire qu’a proposé Spinetta justement, réduire la capacité d’emprunt et donc l’endettement. En plus de ses erreurs et approximations, le porte parole d’En marche n’a cessé d’adresser des louanges au gouvernement. Un torrent de banalités, de contre vérités et d’éloges complaisants pour Macron  qui témoigne évidemment qu’en marche a recruté par petite annonces des députés le plus souvent sans expérience sociale et politique.

Exemple des banalités :

« Les ordonnances, c’est uniquement pour des sujets urgents, et la mobilité quotidienne nous semble être un sujet urgent », justifie Hervé Berville, député et porte-parole La République en marche, « Il y a des choses qui ne sont plus acceptables, il y a nécessité d’aller vite. Mais on va les limiter au maximum aux choses techniques », promet l’élu. Hervé Berville assure que  »cela n’empêche pas d’avoir une discussion parlementaire et des concertations. Mais il faut agir. On ne peut plus se satisfaire de la situation actuelle, tout le monde a conscience qu’en matière ferroviaire il nous faut une politique plus efficace et qui réponde aux enjeux de demain ». ! Les députés d’En marche apprennent vite la langue de bois.

Prime de Noël : un député LREM patauge

Prime de Noël : un député LREM patauge

Le jeune député d’en marche Hervé Berville s’est pris les pieds dans le tapis à propos de la prime de Noël dont il ignorait l’existence. Pourtant ce député ne manque pas de zèle pour louer la politique de Macron sur à peu près tous les sujets avec suffisance et même condescendance vis-à-vis de ses interlocuteurs. Alliant volubilité et langue de bois il ne cesse de déverser des louanges concernant la politique gouvernementale. Pourtant sur la prime de Noël,  il s’est complètement planté. le jeune député serait un brillant économiste, haut fonctionnaire qui a surtout travaillé dans les institutions de développement où on sait évidemment parlée macro économie, plan et stratégie internationale  mais où on connaît peu les réalités concrètes surtout des plus démunis.  Interrogé sur BFM ,  Hervé Berville, député La République En Marche n’a, semble-t-il, jamais entendu parler du dispositif créé en France en 1998 et versé par la Caisse des allocations familiales aux bénéficiaires de certains minima sociaux. Pour se justifier, le porte-parole du groupe parlementaire REM fait mine de s’étonner : « La prime de Noël ? », rétorque-t-il. « Alors moi, je n’ai pas de prime de Noël en tant que député. » Un moment de flottement s’installe. « Peut-être que vous me donnez une information, mais je n’ai pas de prime de Noël. »  Malgré l’explication du dispositif – « une aide exceptionnelle destinée à aider les familles les plus fragiles dans la période des fêtes » – par Jean-Jacques Bourdin, Hervé Berville s’entête : « Oui oui (je connais l’existence de cette prime, ndlr). Mais vous me parliez pour les députés, c’est pour ça ? » Et d’interroger le journaliste : « Qui est-ce qui fournit la prime de Noël ? » Le député finira par dire qu’il n’a « pas d’information contradictoire » sur une éventuelle reconduction de la prime en décembre 2017. « Je pense qu’elle va être reconduite. On n’a pas voté, on n’a pas discuté d’une prime de Noël donnée par l’État qui ne serait pas reconduite. Selon toute vraisemblance, elle va être reconduite. » Le gouvernement a effectivement décidé, comme l’année passée, de verser la prime de Noël « la semaine précédant Noël à 2,5 millions de personnes », pour un montant oscillant entre 152,45 euros pour une personne seule, 228,67 euros pour un foyer de deux personnes (couple sans enfant, adulte isolé avec un enfant) et 274,41 euros pour trois personnes (couple avec un enfant, adulte isolé avec deux enfants).

Macron homosexuel !!! (Nicolas Dhuicq, député Les Républicains, pro-russe)

Macron homosexuel !!! (Nicolas Dhuicq,  député Les Républicains, pro-russe)

 

La campagne électorale tombe évidemment dans le caniveau avec en particulier les révélations concernant le détournement d’argent public de François Fillon. Du coup, certains dans le camp Fillon n’hésite pas à utiliser les arguments les plus abjectes à l’encontre de  Macron ; Macron qui  menace de plus en plus le candidat de la droite aux élections présidentielles.  Certains sites des services secrets russes tentent de déstabiliser un peu plus la campagne électorale française comme il l’avait fait aux États-Unis ; ils diffusent notamment des attaques contre Emmanuel Macron y compris sur sa supposée vie personnelle. En clair, Emmanuel Macron serait homosexuel. Le député les républicains Nicolas Dhuicq soutien indéfectible de la Russie et de Poutine reprend à son compte cette rumeur. D’après lui,  Emmanuel Macron cacherait « des détails de sa vie personnelle » : « Macron est un homme qu’on appelle un chouchou, ou un chéri, des médias français, lesquels sont détenus par seulement quelques personnes, comme nous le savons tous. En outre, un des hommes qui le soutiennent est le fameux homme d’affaires Pierre Bergé, un associé et amant de longue date d’Yves Saint Laurent, qui est ouvertement homosexuel et qui défend le mariage gay. Il y a un très riche lobby gay derrière lui. Cela veut tout dire.«  « Cela veut tout dire », donc. Ou rien. A part confirmer que Nicolas Dhuicq a manifestement un problème avec l’homosexualité puisqu’il a introduit cette question dans plusieurs de ses interventions à l’assemblée sur des sujets qui n’avaient strictement rien à voir avec l’homosexualité. Une déclaration aussi immonde appelle plusieurs les interrogations. D’abord concernant la santé mentale de ce député psychiatre qui peut-être a été contaminé par ses patients. Ensuite sur les relations sulfureuses qu’entretiennent certains députés des Républicains avec la Russie et Poutine. Enfin sur l’état de délabrement moral de certains élus  des Républicains prêts à tout pour sauver leur peau en perspective de la catastrophe électorale annoncée pour Fillon.

Le résultat des primaires est aujourd’hui caduc (Georges Fenech, député Les Républicains du Rhône)

Le résultat des primaires est aujourd’hui caduc  (Georges Fenech, député Les Républicains du Rhône)

L’ancien magistrat député les Républicains du Rhône met les pieds dans le plat pour dénoncer l’attitude hypocrite de l’appareil dirigeant qui soutient encore Fillon. Pour lui, c’est clair : au regard des mensonges et des malversations de Fillon le résultat des primaires de la droite et du centre. À juste titre il considère que l’affaire Fillon ne doit pas être regardée uniquement à travers le prisme juridique mais aussi et surtout à travers le critère étique et moral. On sait que François Fillon a décidé de maintenir sa candidature dans il ne serait pas mis en examen. Le député du Rhône, ancien magistrat, sait parfaitement que le temps juridique n’est pas le temps médiatique ou encore le temps politique. Du coup cette affaire Fillon va traîner des semaines voire des mois. En outre, elle pourrait même hypothéquer son quinquennat pour le cas où Fillon serait élu président de la république. En effet, on voit mal sur quelle légitimité pourrait s’appuyer François Fillon pour imposer aux autres des mesures de rigueur.  François Fillon risque d’entraîner son camp dans la catastrophe. Ceci étant, on voit mal comment des républicains pourraient en quelques semaines organiser de nouvelles primaires. La logique voudrait que François Fillon soit remplacé par Juppé ;  ce que confirme d’ailleurs un sondage qui fait de Juppé le favori en cas de renoncement de Fillon. « La situation [était] très compromise. [...] Je pense que le résultat des primaires est aujourd’hui caduc face à cet événement imprévisible [...] qui se situe non seulement sur le registre judiciaire mais sur le registre éthique et moral » a déclaré le député républicain. Il est ainsi devenu le premier député du parti à réclamer le renoncement de François Fillon. Sa qualité de magistrat lui avait  valu d’être désigné secrétaire national de l’ex-UMP chargé de la justice en 2014, par Nicolas Sarkozy, qu’il a d’ailleurs soutenu pour la primaire de la droite et du centre à l’automne 2016. Et si aujourd’hui, il déclare soutenir François Fillon, il demeurera le premier député Les Républicains à avoir élevé la voix pour réclamer son abandon.

TAFTA: ce n’est pas Hollande qui doit décider ! (Franck Proust, député européen Les Républicains)

TAFTA: ce n’est pas Hollande qui doit décider (Franck Proust, député européen Les Républicains)

Une Interview de  Franck Proust, député européen Les Républicains et membre de la commission Commerce international dans la Tribune;  Interview qui contraste avec les critiques sur le traité transatlantique.

LA TRIBUNE : Le président François Hollande a prévenu mardi qu’ »à ce stade » des négociations, « la France dit non » au traité de libre-échange transatlantique (TTIP ou Tafta) car « nous ne sommes pas pour le libre-échange sans règles ».  Pourtant, il y a encore deux ans, la France souhaitait « aller vite »…

FRANCK PROUST : Il y a quelque chose qui m’échappe, ce n’est pas François Hollande qui décide si on arrête les négociations. Nous venons de terminer le 13e round des négociations démarrées en 2013, et on fait mine de découvrir les points d’achoppement entre l’Union européenne et les Etats-Unis, c’est-à-dire : la réciprocité des marchés publics, la reconnaissance des indications géographiques protégées (IGP) ou encore l’alignement des normes européennes sur celles des Etats-Unis. Aujourd’hui, la posture politique de François Hollande l’emporte sur les discussions. Il tente de re-séduire son électorat de gauche à l’approche des élections présidentielles et cherche à se positionner – au même titre que le Général de Gaulle à son époque- comme le seul rempart face aux Américains et à ce traité impopulaire. Alors que les négociations entrent dans le vif du sujet, la France dit qu’elle va quitter la table. Et ce genre de propos met en exergue les divergences de points de vue et affaiblit l’Europe. Pourtant, tout le monde est d’accord pour dire que, en l’état actuel des choses, l’Union européenne ne signe pas un accord qui ne respecte pas le principe de « gagnant-gagnant ».

L’opinion publique et les associations redoutent un accord qui viendrait mettre à mal le principe de précaution, la protection des consommateurs ou qui privilégierait uniquement les intérêts des multinationales. Plusieurs voix en politique déplorent un texte abscons, peu lisible, dans un jargon incompréhensible.

Depuis le début des discussions sur le TTIP en juillet 2013, il y a eu des progrès, tout le monde a désormais accès aux documents, la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a fait un gros travail. Après, il est tout à fait normal qu’il existe une part de confidentialité sur ce type de négociations. La publication de documents confidentiels par Greenpeace est un scandale. Ce qui me dérange dans ces révélations, c’est qu’il existe pour ce type de discussions un pacte de confiance, et on ne peut pas divulguer n’importe quoi n’importe où. D’ailleurs, qu’a-t-on appris de ces documents hormis le fait que les Américains ont une position différente de la nôtre et que la Commission européenne défend les intérêts européens ? La commissaire européenne au Commerce l’a déjà dit : le bœuf aux hormones ou le poulet chloré, c’est hors de question ! Quant aux supposées révélations sur l’abandon du principe de précaution dans le texte du TTIP, il n’en a jamais été question ! Au même titre qu’il ne s’agit pas d’abaisser nos normes européennes en matière de santé.

Après, il y a une terminologie qui suscite l’inquiétude comme « libre-échange », « Etats-Unis », le syndrome de la peur conduit à une vision caricaturale. Et, malheureusement, Bruxelles est en train de perdre la bataille de la communication sur le sujet.

Dans ce contexte, le TTIP a-t-il encore un avenir ?

On ne privilégiera jamais le calendrier au détriment de l’accord. Je préfère perdre un ou deux ans plutôt que d’avoir un accord qui n’est pas satisfaisant. De toute façon, la date initialement avancée par l’administration Obama, fin 2016, est  désormais utopique. Ensuite, il va falloir composer avec le nouveau locataire de la Maison Blanche, et ni le républicain Donald Trump, ou la démocrate Hillary Clinton ne semblent très ouverts sur la question. Mais il faut prendre en compte la situation géographique. L’Union européenne n’est pas en position de force face à nos concurrents asiatiques (NDLR : Chine, Inde). Si on ne parvient pas à trouver un accord, il faudra mettre en place un plan B pour résister à ces marchés.

LES FAITS : L’ONG Greenpeace a publié lundi des documents confidentiels sur le projet de libre-échange commercial entre l’Union européenne et les Etats-Unis, aussi connu sous le nom de TTIP ou Tafta. Alors que l’ONG assure que ces 248 pages « confirment les menaces sur la santé, l’environnement et le climat », le scénario d’un accord d’ici fin 2016 semble peu probable. Trois questions à Franck Proust, député européen Les Républicains et membre de la commission Commerce international.

LA TRIBUNE : Le président François Hollande a prévenu mardi qu’ »à ce stade » des négociations, « la France dit non » au traité de libre-échange transatlantique (TTIP ou Tafta) car « nous ne sommes pas pour le libre-échange sans règles ».  Pourtant, il y a encore deux ans, la France souhaitait « aller vite »…

FRANCK PROUST : Il y a quelque chose qui m’échappe, ce n’est pas François Hollande qui décide si on arrête les négociations. Nous venons de terminer le 13e round des négociations démarrées en 2013, et on fait mine de découvrir les points d’achoppement entre l’Union européenne et les Etats-Unis, c’est-à-dire : la réciprocité des marchés publics, la reconnaissance des indications géographiques protégées (IGP) ou encore l’alignement des normes européennes sur celles des Etats-Unis.

Aujourd’hui, la posture politique de François Hollande l’emporte sur les discussions. Il tente de re-séduire son électorat de gauche à l’approche des élections présidentielles et cherche à se positionner – au même titre que le Général de Gaulle à son époque- comme le seul rempart face aux Américains et à ce traité impopulaire.

Alors que les négociations entrent dans le vif du sujet, la France dit qu’elle va quitter la table. Et ce genre de propos met en exergue les divergences de points de vue et affaiblit l’Europe. Pourtant, tout le monde est d’accord pour dire que, en l’état actuel des choses, l’Union européenne ne signe pas un accord qui ne respecte pas le principe de « gagnant-gagnant ».

L’opinion publique et les associations redoutent un accord qui viendrait mettre à mal le principe de précaution, la protection des consommateurs ou qui privilégierait uniquement les intérêts des multinationales. Plusieurs voix en politique déplorent un texte abscons, peu lisible, dans un jargon incompréhensible.

Depuis le début des discussions sur le TTIP en juillet 2013, il y a eu des progrès, tout le monde a désormais accès aux documents, la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a fait un gros travail. Après, il est tout à fait normal qu’il existe une part de confidentialité sur ce type de négociations. La publication de documents confidentiels par Greenpeace est un scandale. Ce qui me dérange dans ces révélations, c’est qu’il existe pour ce type de discussions un pacte de confiance, et on ne peut pas divulguer n’importe quoi n’importe où.

D’ailleurs, qu’a-t-on appris de ces documents hormis le fait que les Américains ont une position différente de la nôtre et que la Commission européenne défend les intérêts européens ? La commissaire européenne au Commerce l’a déjà dit : le bœuf aux hormones ou le poulet chloré, c’est hors de question ! Quant aux supposées révélations sur l’abandon du principe de précaution dans le texte du TTIP, il n’en a jamais été question ! Au même titre qu’il ne s’agit pas d’abaisser nos normes européennes en matière de santé.

Après, il y a une terminologie qui suscite l’inquiétude comme « libre-échange », « Etats-Unis », le syndrome de la peur conduit à une vision caricaturale. Et, malheureusement, Bruxelles est en train de perdre la bataille de la communication sur le sujet.

Dans ce contexte, le TTIP a-t-il encore un avenir ?

On ne privilégiera jamais le calendrier au détriment de l’accord. Je préfère perdre un ou deux ans plutôt que d’avoir un accord qui n’est pas satisfaisant. De toute façon, la date initialement avancée par l’administration Obama, fin 2016, est  désormais utopique. Ensuite, il va falloir composer avec le nouveau locataire de la Maison Blanche, et ni le républicain Donald Trump, ou la démocrate Hillary Clinton ne semblent très ouverts sur la question. Mais il faut prendre en compte la situation géographique. L’Union européenne n’est pas en position de force face à nos concurrents asiatiques (NDLR : Chine, Inde). Si on ne parvient pas à trouver un accord, il faudra mettre en place un plan B pour résister à ces marchés.

 

 

Air Cocaïne : les deux pilotes exfiltrés par un député du FN

Air Cocaïne : les deux pilotes exfiltrés par un  député du FN

 

L’eurodéputé Front national, Aymeric Chauprade reconnaît dans une interview accordée à Paris-Match, avoir été l’une des personnes à l’origine de l’évasion des deux pilotes condamnés pour trafic de drogue en République dominicaine. Il explique également avoir dirigé l’équipe chargée de « l’exfiltration terre-mer ».  « Le jour de leur condamnation, en août dernier, tous ceux qui se sont mobilisés pour eux ont compris qu‘ils ne s’en sortiraient pas par un jugement en appel. J’ai évoqué l’idée de les exfiltrer lors d’une discussion avec des personnes du comité de soutien. Ils en ont parlé à Christophe Naudin, lequel est venu me voir. Il m’a dit que l’idée lui était venue à l’esprit lui aussi. ‘On va réfléchir à la manière de faire’, m’a-t-il dit », raconte Aymeric Chauprade à l’hebdomadaire. Selon l’eurodéputé, « deux équipes distinctes » ont été créées. L’une en République dominicaine chargée de l’exfiltration terre-mer et l’autre, affectée au retour des pilotes en France. « J’étais le chef de l’équipe 1 – dans l’ordre chronologique de réalisation – et Christophe celui de l’équipe 2″, précise Aymeric Chauprade. L’eurodéputé Front national affirme avoir participé à l’opération pour venir en aide à des « compatriotes en danger », « de surcroît d’anciens soldats ». Il affirme avoir participé « gratuitement », tout comme les hommes de son équipe et Christophe Naudin. Il précise également ne pas avoir rencontré les « donateurs ».   Aymeric Chauprade se garde bien de dire que l’État français approuve cette exfiltration, mais il estime que ce dernier « ne la critique pas en tout cas ». Il réaffirme sa « conviction que l’État français n’est pas impliqué dans cette exfiltration ». Selon leur avocat, Éric Dupond-Moretti, l’évasion des deux pilotes « ne constitue absolument pas une infraction » en France.

Copain –coquin : un député PS à la tête d’EDF !!

Copain –coquin : un député PS à la tête d’EDF !!

 

Avant il y avait les hauts fonctionnaires qui se sucraient maintenant ce sont les politiques qui goûtent au pot de confiture du pantouflage.  Le député PS François Brottes va diriger une filiale d’EDF. Ils ont raison de se gaver les socialistes car bientôt ils ne seront plus au pouvoir.  Et compte tenu des débâcles électorales encore  à prévoir nombre de responsables risquent de se recaser comme le député Brottes. Et la déontologie dans tout ça ? Pour les moralistes attardés  qui ne comprennent rien à la logique d’un pouvoir et du fric.  Le député socialiste de l’Isère François Brottes va donc être nommé à la tête de l’entreprise publique Réseau de transport d’électricité (RTE). Une filiale d’EDF qui gère les 100.000 kilomètres de ligne haute tension en France et réalise 4,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour près de 9.000 salariés. Un conseil de surveillance (équivalent du conseil d’administration) de RTE doit se réunir jeudi pour proposer sa nomination. La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, saisira ensuite le régulateur pour qu’il l’entérine. Un dernier conseil se réunira enfin pour annoncer la nomination de François Brottes. L’actuel président du directoire, Dominique Maillard, termine son mandat le 31 août prochain. François Brottes prendra alors ses fonctions le 1er septembre. Il devrait toucher un salaire fixe de 262.000 euros par an, plus un variable plafonné à 132.000 euros, comme c’est le cas aujourd’hui de son prédécesseur. L’information a été confirmée jeudi par RTE dans un communiqué. « Une fois en poste, François Brottes proposera au conseil de surveillance de RTE un nouveau directoire, afin de mener à bien la stratégie industrielle et les objectifs de l’entreprise pour les cinq prochaines années », peut-on y lire.

 

Loger les parisiens en province ( député Myard, UMP)°

Loger les parisiens en province ( député Myard, UMP)°

Il n’a pas tort le député Myard, la super-métropolisation de a région parisienne une aberration écologique alors qu’effectivement nombre de logements sosnt disponibles en province. De ce point de vue l’aménagement du territoire est  certainement à repenser. Dans une  économie de plus en plus flexible, évolutive et de réseaux, la logique de localisations des sociétés renforce le processus de métropolisation. Mais si la concentration a des effets bénéfiques (productivité, main d’œuvre qualifiée, synergies enseignement supérieur-entreprise,  accès aux marchés etc.) la concentration a aussi des effets très négatifs : les problèmes d’engorgement,  de congestion, de pollution  se traduisent par des surcoûts pour les entreprises et surtout  pour la collectivité.. Le député-maire UMP de Maisons-Laffitte (Yvelines), Jacques Myard, s’est donc  insurgé mercredi dans l’hémicycle, que «l’on fasse n’importe quoi» au nom de «l’objectif légitime» qu’est celui de «loger nos concitoyens». Ainsi le parlementaire a-t-il regretté avec virulence que l’on «saccage des patrimoines écologiques irremplaçables» et que l’on «bétonne des sites de verdure remarquable comme les hippodromes de Saint-Cloud, d’Enghien, de Rambouillet, et de Maisons-Laffites: un scandale!».  Et l’édile de proposer sa solution au problème: «Vous voulez loger les Français? Sachez qu’il existe des centaines de milliers de logements vacants en Province, au lieu de bétonner à outrance la région parisienne et de la rendre invivable», a-t-il ainsi lancé à l’adresse du premier ministre à qui il s’est vanté d’avoir «fait peur», le poussant à quitter l’hémicycle. «Quand allez-vous mettre en place une politique d’aménagement du territoire qui permette de ne pas saccager la région parisienne et permette aux Français de vivre dans des conditions absolument acceptables?», s’est encore indigné l’édile.

Crash d’un A320: un député UMP ironise sur Hollande

Crash d’un A320: un député UMP ironise sur Hollande

 

 

Après le crash d’un Airbus de Germanwings qui a fait 150 victimes ce mardi, le député UMP Lionnel Luca a ironisé sur François Hollande depuis son compte Twitter.

« On vient de le retrouver comme commentateur du crash de l’A320 ! Reconversion », a écrit sur sa page Twitter ce parlementaire des Alpes-Maritimes. Le député n’a pas complètement tort car ce lundi on a eu droit à une  overdose de non information de la part des politiques. Sans doute un effet de la grève de Radio France, Hollande te les autres  se sont effectivement transformés en journaliste. Un phénomène qui n’est pas nouveau. De plus en plus condamnés à l’inaction les politiques deviennent des commentateurs  de l’actualité. C’est vrai pour l’économie sitôt que sort un chiffre, c’est vrai pour le chômage «  c’est pas fameux mais ça pourraiat être pire et ça va s’améliorer » ! dixit le ministre du travail.  Il est normal d’exprimer sa compassion mais quoi dire de plus. On ne sait rien encore sur ce crash. Les journalistes nonp lus qui n’ont cessé  de dire des banalités tout au long de la journée avec des experts , des envoyés spéciaux sur place, des témoignages  pour répéter des dizaines et des dizaines de fois « l’avions volait trop bas». On se serait douté puisqu’il a percuté uen montagne. A cet égard la non information devient une  information en soi. Ou le néant pour remplacer le vide.

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