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Chômage zone euro : au plus bas depuis quatre ans.

Chômage zone euro : au plus bas depuis quatre ans.

La situation n’est sans doute pas idyllique pour la zone euro mais force est de constater que le chômage diminue sauf en France. Le chômage s’affiche en effet en moyenne à 10,4 % soit un point de moins que l’année précédente. Il faut toutefois observer une très grande dispersion autour de cette moyenne avec des taux de quatre à 5 % pour l’Allemagne et de près de 25 % pour la Grèce. Le chômage a donc légèrement reculé en décembre dans la zone euro, à 10,4%, demeurant à ses plus bas niveaux depuis plus de quatre ans, a annoncé mardi 2 février l’Office européen de statistiques Eurostat. Le taux de chômage s’établissait à 10,5% en novembre, soit le plus faible niveau depuis octobre 2011. Avec 10,4%, il s’agit d’un plus bas depuis septembre 2011, a précisé Eurostat dans un communiqué.  Il y avait en décembre, dans les 19 pays membres de la zone euro, 16,75 millions de personnes sans emploi, soit 1,5 million de moins qu’un an auparavant, quand le taux de chômage s’élevait encore à 11,4%. De fortes disparités persistent au sein de l’espace de la monnaie unique. L’Allemagne affiche un taux de chômage de 4,5%, le plus faible de tous, tandis qu’il s’élève à 20,8% en Espagne (contre 23,6% un an auparavant). Le dernier chiffre disponible pour la Grèce, celui d’octobre, montre un chômage à 24,5%. La France (10,2%) et la Slovaquie (10,6%) se situent autour du niveau moyen, l’Italie (11,4%) un peu au-dessus. Dans l’ensemble des 28 Etats membres de l’UE, le taux est stable par rapport au mois précédent, à 9%, le pourcentage le plus faible depuis juin 2009. On dénombrait 21,94 millions de chômeurs en décembre, contre 23,97 millions en décembre 2014.

2015 : la plus chaude depuis plus de 100 ans

2015 : la plus chaude depuis plus de 100 ans

C’est la plus chaude année depuis l’existence des statistiques sur le climat. Un réchauffement encore plus important qu’en 2014 et qui augure mal de l’évolution de la température pour le XXIe siècle. À moins de stopper très rapidement l’utilisation des énergies fossiles, ce qui paraît peu probable. Les objectifs de la COP 21 de limiter le réchauffement à moins de 2°C sera  donc « extrêmement difficile à atteindre. 2015 a été de loin l’année la plus chaude jamais enregistrée au plan mondial, ont annoncé mercredi deux agences gouvernementales américaines, la Nasa et la NOAA (Agence nationale océanique et atmosphérique). Selon leurs données, la température moyenne mondiale a été de 0,90° Celsius supérieure à la moyenne du XXe siècle, et elle a battu le précédent record, établi par l’année 2014, de 0,16° C. C’est la quatrième fois qu’un record est battu pour la température moyenne mondiale depuis le début du XXIe siècle, indiquent ces deux agences dans un résumé de leur rapport annuel. « 2015 a été remarquable, même dans le contexte d’une tendance plus large au réchauffement sur le long terme », a déclaré Gavin Schmidt, directeur de l’institut d’études spatiales Goddard de la Nasa. Selon les scientifiques, les activités humaines, notamment les combustibles fossiles, ont été le principal facteur à l’origine de cette poussée du mercure.

(Avec AFP)

Immatriculations automobiles : première augmentation depuis quatre ans

Immatriculations automobiles : première augmentation depuis quatre ans

Les immatriculations de voitures neuves ont augmenté de 12,5% en données brutes le mois dernier en France par rapport à décembre 2014, permettant au marché automobile français de signer sa première véritable hausse annuelle depuis quatre ans. Il s’est immatriculé le mois dernier dans l’Hexagone 183.726 voitures particulières neuves, selon des chiffres publiés vendredi par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Décembre 2014 et décembre 2015 ont eu chacun 22 jours. Sur l’ensemble de 2015, le marché automobile français ressort en hausse de 6,8% avec 1.917.232 immatriculations de voitures particulières. Le CCFA tablait depuis l’automne sur une progression de 4 à 5%. (Reuters)

PS : une trahison des valeurs depuis Mitterrand

PS : une trahison des valeurs depuis Mitterrand

La défaite du PS aux régionales s’inscrit dans un long processus de dégénérescence d’un parti qui progressivement a abandonné toutes ses valeurs et qui peut être considéré aujourd’hui comme une formation politique de centre-droit d’orientation libérale. Le début du processus a commencé dès la création du PS et sa prise en main par Mitterrand. Le parti socialiste créé notamment à la suite des assises du socialisme s’est débarrassé immédiatement des couches sociologiques populaires (militants d’associations, syndicalistes, ouvriers, employés du privé, agriculteurs, petits chef d’entreprise). La direction a été appropriée par des vieux routiers de la politique, par des technocrates, des bourgeois et autres arrivistes. Aujourd’hui pour l’essentiel ce sont encore de hauts fonctionnaires souvent issus de familles bourgeoises qui dirigent le parti avec quelques autres oligarques qui font carrière dans la politique. Autant dire une sociologie peu représentative de la population. Hollande, Valls, Fabius, Macron sont  des exemples du mode de reproduction des élites au PS. Pour s’attirer les voix de gauche  lors des campagnes le PS a toujours affiché des positions à la fois gauchistes et démagogiques. Mais à chaque fois en situation de pouvoir il a abandonné ses propres orientations pour faire finalement une politique sociale libérale. Les rares fois où le PS au pouvoir a voulu prendre des mesures de gauche il s’est lamentablement planté par son incapacité à articuler problématiques sociales et problématiques économiques (dernier exemple catastrophique : les 35 heures). Finalement le PS s’inscrit dans la trajectoire de la SFIO et  aura le même destin, c’est-à-dire la disparition. Une disparition inévitable dans la mesure où la soif de pouvoir des apparatchiks a fait office de ligne idéologique. Aucun leader du PS ( hormis Rocard) n’a été capable de définir un contenu au concept de social-démocratie et du coup le parti a fait en permanence le grand écart entre des discours gauchistes est une pratique libérale par ailleurs souvent malheureuse dans sa mise en œuvre. Mitterrand a trahi, Hollande a trahi, son éventuel successeur type Valls  trahira de la même façon. En cause surtout : l’ignorance qu’ils ont du milieu dont il se revendique.

Terrorisme : 1000 personnes refoulées à la frontière depuis les attentats

Terrorisme : 1000 personnes refoulées à la frontière depuis les attentats

 

Il est clair que cette fois le gouvernement a notoirement musclé sa politique sécuritaire après les attentats du 13 novembre. Contrairement à ce qu’estime certains démagogues le risque zéro ne pourra cependant être atteint. Pour autant ces mesures sont utiles et elles créent un sentiment d’instabilité chez les terroristes potentiels. Ceci étant  bien d’autres mesures sont à prendre notamment en matière de renseignement mais les premières dispositions montrent cependant une certaine efficacité. On pourra toujours objecter que ces mesures sont encore insuffisantes, ce qui est sans doute vraisemblable. De ce point de vue  il faudra cependant encore du temps pour approfondir la problématique de ce terrorisme nouveau qui frappe en Occident. À cet égard il sera sans doute difficile de trouver le juste équilibre entre politique sécuritaire et protection des libertés. En attendant 1.000 personnes représentant un risque pour la sécurité ont été refoulées avant leur entrée en France depuis la mise en place de contrôles aux frontières à la suite des attentats du 13 novembre, a déclaré samedi Bernard Cazeneuve.  Le ministre de l’Intérieur, qui a dressé le bilan des mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence, a contesté toute inertie du gouvernement en matière de sécurité.   »Depuis la mise en place des contrôles aux frontières, ce sont près de 1.000 personnes qui ont été empêchées d’entrer sur le territoire national en raison du risque que ces personnes pouvaient représenter », a-t-il dit lors d’un déplacement à Strasbourg.  Près de 2.000 perquisitions administratives ont été menées, 212 personnes placées en gardes à vue, 318 armes – dont 31 armes de guerre – saisies et 312 individus assignés à résidence, a-t-il par ailleurs indiqué. Bernard Cazeneuve, qui a visité le marché de Noël de Strasbourg et inspecté le dispositif de contrôle de la frontière par les polices françaises et allemandes, a balayé les « polémiques » sur la présumée inaction du gouvernement. « J’entends parfois, dans le bruit des polémiques (…) certains propos qui laissent à penser, et ce n’est pas responsable, que l’Etat n’aurait pas pris des mesures qui relèvent de sa compétence pour faire face au risque », a-t-il dit.   »Toutes les dispositions ont été prises et toutes les mesures ont été appliquées y compris sur les sujets sur lesquels au cours des années précédentes, peu de choses avaient été faites », a-t-il assuré. La loi antiterroriste de novembre 2014 a permis de bloquer 90 sites et 115 adresses internet et de prononcer 205 interdictions de sorties du territoire et 75 interdictions d’entrée, a-t-il indiqué. Depuis le début de l’année, le ministère a fait expulser 34 imams et prêcheurs « proférant des propos qui appellent au terrorisme » et deux mosquées « dont les membres appelaient à la haine » ont été fermées, a poursuivi Bernard Cazeneuve.

Il Il n’y a plus de république dans les quartiers sensibles depuis longtemps

Il n’y a plus de république dans les quartiers sensibles depuis longtemps  ( Fadela Amara)

 

«  »il y a une absence de République dans nos quartiers depuis très longtemps. Il y a des choses qui sont faites, il y a beaucoup de choses encore à faire, mais quand vous avez une forme de laxisme, une forme de non exigence du respect des valeurs de la République, vous vous retrouvez dans ce genre de situation ». Selon elle, ce laxisme est dû à « la lâcheté, souvent, à l’achat de la paix sociale. On est en train de payer les conséquences de ce qui s’est passé il y a dix, vingt, trente ans ». Cette lâcheté est le fait « des hommes politiques, de gauche comme de droite, qui ont acheté la paix sociale en passant par exemple des accords avec des islamistes, pour des raisons électoralistes, en fermant les yeux par exemple sur toutes ces formes de particularisme, de revendication. Une des grandes avancées de notre pays, ça a été quand même la loi de 2004, qui a permis d’interdire des signes religieux dans les écoles, notamment le voile, donc on a protégé les filles. Il a fallu mener cette bataille alors que tout le monde pensait que c’était acquis. Et quand vous regardez ce qui se passe dans les quartiers, on ferme les yeux sur la burqa, on ferme les yeux sur le voile ».

A321 russe : la piste de l’attentat depuis le début … mais !

A321 russe : la piste de l’attentat depuis le début … mais !

 

Il est à peu près certain, depuis le début, que l’321 qui a explosé en vol au dessus du Sinaï a été victime d’un attentat. Pourquoi ? Parce Daech ne dispose pas des moyens techniques pour atteindre un avion au dessus à environ 9000 mètres. Mais la piste terroriste embarrasse les russes et l’Egypte. Du coup l’enquête traine. Il est même possible qu’on la fasse durer assez longtemps. Dans intérêt de Poutine dont l’image en a prix un coup. Dans l’intérêt surtout de l’Egypte qui va se trouver fragilisé sur le plan économique et surtout politique. En attendant l’enquête s’embourbe dans des batailles d’experts pour essayer de gagner du temps.  Le président du comité d’enquête, Ayman al Moukaddam, a dit que son équipe continuait à rassembler des informations et à étudier toutes les pistes pour tenter d’expliquer la destruction de l’avion de ligne russe, alors que la thèse d’une bombe est évoquée par les services secrets américains et britanniques et que plusieurs pays ont suspendu leurs vols avec l’Egypte. « Une analyse spectrale sera effectuée en laboratoire par des spécialistes afin d’identifier la nature de ce bruit », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse au Caire.   »Le comité examine avec la plus grande attention tous les scénarios possibles pour expliquer l’accident et n’est pas parvenu jusqu’ici à une quelconque conclusion », a-t-il ajouté.  Ayman al Moukaddam a déclaré que l’analyse des boîtes noires montrait que l’appareil s’était détruit 23 minutes après le décollage de Charm el Cheikh, alors que le pilotage automatique était enclenché, et que les débris avaient été éparpillés sur 13 km, « ce qui corrobore l’hypothèse d’une dislocation en vol ». « L’examen initial de l’épave ne permet pas d’identifier l’origine de cette dislocation en vol », a-t-il dit. Interrogé sur les soupçons d’attentat émanant de sources occidentales, Ayman al Moukaddam a déclaré qu’aucun élément appuyant cette thèse n’avait été transmis à son équipe.

Volkswagen : la direction au courant depuis 2014

Volkswagen : la direction au courant depuis 2014

 

Alors que la direction de Volkswagen tente vainement de circonscrire le champ des responsabilités on apprend que le patron de la marque aux États-Unis était au courant depuis 2014. Voilà de quoi remettre en cause la stratégie de Fabrice vagal qui veut faire porter le chapeau à quelques lampistes. Pour allumer un contre-feu la marque a en effet licencié 10 personnes dont trois ingénieurs supposés être les seuls responsables de cette tricherie. En vue de son audition par une Commission du Congrès américain, le patron de Volkswagen aux Etats-Unis, Michael Horn a reconnu avoir été informé dès 2014 d’un problème concernant les tests anti-pollution de certains de ses véhicules. Michael Horn, le PDG de Volkswagen Group of America, affirme avoir été informé par des ingénieurs de la société que le constructeur allemand trichait « peut-être » avec les tests d’émissions de ses moteurs diesels aux Etats-Unis.
 Alors que la police allemande est en train de procéder aux premières perquisitions au siège allemand de Volkswagen, à Wolfsburg ce jeudi, le scandale se poursuit outre-Atlantique. Le patron de la filiale américaine du constructeur, Michael Horn, s’apprête à répéter devant une Commission du Congrès américain chargée de l’auditionner ce qu’il a déjà affirmé dans un témoignage écrit, adressé à l’institution hier : oui, il était au courant qu’un problème grave pouvait affecter les tests d’émissions des moteurs diesel de ses véhicules aux Etats-Unis. Le PDG de Volkswagen Group of America aurait été informé dès le printemps 2014 que le constructeur allemand violait peut-être les règles aux Etats-Unis. Dans son témoignage écrit, le PDG précise : « Au printemps 2014 (…) j’ai été informé qu’il y avait une éventuelle non-conformité en termes d’émissions à laquelle il pourrait être remédié. » Il ajoute : « J’ai aussi été informé que des ingénieurs de la société travailleraient avec les agences pour résoudre le problème« , sans préciser l’identité de ses informateurs. Le problème aurait donc fait surface au moins 18 mois avant que le constructeur allemand ne reconnaisse sa responsabilité. 

 

Moral des ménages : au plus bas depuis le début de l’année

Moral des ménages : au plus bas depuis le début de l’année

Le  moral des Français replonge. Ils ne sont que 22% à déclarer être confiants en l’avenir de la situation économique du pays, selon le baromètre économique d’octobre, réalisé Odoxa pour BFM Business, Challenges et Aviva assurance. C’est le plus faible score depuis  le début de l’année! Et si les Français ne croient pas en l’environnement économique, ils sont à peine plus rassurés sur leur sort personnel : seuls 28% déclarent voir leur avenir positivement.    Un pessimisme qui est partagé avec une partie de l’Europe. « Un rideau de fer semble de nouveau partager l’Europe, non plus entre l’est et l’ouest, mais entre les grands pays du sud de l’Europe et ceux du Nord », note Gaël Sliman, président d’Odoxa.  Ainsi, c’est en Italie que la confiance est la plus érodée, avec seulement 21 % des habitants qui croient en leur avenir personnel. Du côté espagnol, ils sont 28%, faisant ainsi jeu égal avec la France. Et c’est en Allemagne que l’on affiche le plus bel optimisme, avec 57% des citoyens qui voient les mois à venir d’un bon œil.  Heureusement, cette morosité ne touche pas toutes les couches de la population française. Le baromètre Odoxa s’est penché ce mois-ci sur les entrepreneurs, et particulièrement ceux exerçant des professions libérales. Les médecins sont ainsi 34% à avoir confiance dans leur situation sur les prochains mois, malgré leur colère contre le projet de loi Santé.  Mais le plus bel optimisme est affiché  par les professions réglementées non médicales, comme les avocats, architectes, notaires… Ces entrepreneurs sont 41% à se déclarer confiants sur l’évolution économique de leur activité, soit 13 points de plus que la moyenne des Français. S’ils sont autant à se montrer positifs, c’est qu’ils misent sur leurs ressorts personnels pour continuer à prospérer. Ils sont 44% à s’appuyer sur une bonne réputation personnelle pour développer leur activité et 14% sur la mise en œuvre de projets de développement. En revanche, seuls 29% misent sur une amélioration de la situation économique générale qui pourrait ainsi relancer la consommation.  Du côté des entrepreneurs inquiets, c’est justement l’environnement économique qui pose problème. 57% jugent que, si la croissance n’est pas de retour, cela aura nécessairement un impact sur leurs résultats. 18% trouvent l’environnement réglementaire inquiétant. A tel point qu’ils sont 14% à avancer que leur préoccupation principale est une évolution négative de la fiscalité et ils sont tout autant à craindre que les lois et règlements de leur profession soient remis en question. « Il semble bien qu’en terme de moral, l’Etat soit clairement le problème, pas la solution » analyse Gaël Sliman.

Permissions de sortie en prison : une évasion par jour depuis début 2015

Permissions de sortie en prison : une évasion par jour depuis début 2015

Après le drame survenu en début de semaine à Saint-Ouen (Seine Saint-Denis) où un détenu en cavale a grièvement blessé par balle un policier de la brigade anti-criminalité, Christiane Taubira souhaite réexaminer la législation applicable aux sorties de prison, pour éventuellement la modifier. Les chiffres sont en effet sidérants, puisque depuis le début de l’année, 236 détenus ne sont pas rentrés à temps de leurs sorties, ce qui équivaut pratiquement à une évasion par jour. Les détenus ne reviennent par exemple pas d’un enterrement, de l’hôpital ou d’un rendez-vous administratif et n’ont pas besoin de déjouer la surveillance puisque l’immense majorité va et vient librement. Ils n’ont en effet pas de bracelet électronique ou de policiers devant leur maison alors que les permissions de sortie peuvent aller jusqu’à 3 jours maximum mais ne durent la plupart du temps que quelques heures.  Les permissions sont très difficiles à obtenir. La justice tranche au cas par cas et c’est la prudence qui prime. Ainsi, pour les peines de plus de 5 ans, aucune sortie n’est permise avant un tiers de la peine. Le juge décide d’une heure de retour précise, temps de trajet inclut. Si le détenu est en retard, il devient un évadé.  L’idée de Christiane Taubira est donc de ne plus laisser seuls certains de ces détenus. Les sorties pourraient ainsi se faire menottées et encadrées par les policiers, sans que l’on sache encore pour quels types de profils et avec quels moyens, car aujourd’hui ces escortes restent absolument exceptionnelles : 18 seulement depuis janvier pour 40.000 permissions de sorties classiques sans surveillance.

Migrants : plus de 2000 ont péri en mer depuis le début de l’année

Migrants : plus de 2000 ont péri en mer depuis le début de l’année

 

La venue de migrants continus mais l’Europe n’a toujours pas défini de politique commune dans ce domaine . Témoin là Hongrie vient de construire un mur de 170 km pour empêcher les migrants venus de Serbie de pénétrer sur son territoire. L’afflux de migrants entrant en Macédoine à partir de la Grèce devrait se poursuivre au rythme de 3.000 personnes par jour dans les prochains mois, estime l’agence de l’Onu pour les réfugiés (HCR) alors que les Européens peinent à s’entendre sur une « répartition équitable » de ces populations sur leurs territoires. Près de 300.000 réfugiés ou demandeurs d’asile ont franchi la Méditerranée depuis le début de l’année à destination de l’Europe, fuyant les conflits au Proche-Orient et en Afrique mais aussi en Asie. Environ 181.500 ont rejoint l’Union européenne en gagnant les côtes grecques et 108.500 en atteignant l’Italie, selon les chiffres du HCR. L’objectif pour tous est de rejoindre l’espace Schengen en accédant à la Hongrie après une traversée de la Macédoine puis de la Serbie, une situation qui accentue les tensions dans ces pays. Quelque 10.000 réfugiés, dont un tiers de femmes et d’enfants, sont entrés sur le territoire macédonien au cours du week-end, les autorités de cet Etat des Balkans ayant admis être submergées par l’afflux des populations. « Ils se présentent par groupes de 300 ou 400 et voyagent à bord de trains ou d’autocars à destination de la Serbie. Nous prévoyons que cet afflux sur cette voie de transit continue au rythme de 3.000 personnes par jour », a dit Melissa Fleming, porte-parole du Haut commissariat pour les réfugiés.   »Nous ne prévoyons pas que ce flux de personnes va se tarir dans les prochains mois tant qu’il y aura du beau temps et que les gens seront en mesure de franchir la Méditerranée », a-t-elle ajouté. Depuis le début de l’année, 2.373 migrants ont péri en mer, soit 300 de plus que sur la même période en 2014, a précisé Joel Millman, de l’Organisation internationale pour la migration (OIM).

 

Sondage attractivité: le déclin depuis l’arrivée de Hollande pour 70% des Français

Sondage attractivité: le déclin depuis l’arrivée de Hollande pour 70% des Français

 

A droite mais aussi à gauche Hollande est considéré comme le responsable de la perte d’attractivité du pays, donc de la croissance et du chômage. La conséquence sans doute du matraquage fiscal mais aussi du déferlement de normes bureaucratiques dans tous les domaines. Surtout peut-être du manque total de vison et d’orientation claire. Hollande c’est bien connu  navigue à vue. Comme Mitterrand il  a commencé par des mesures de gauche avant le tournant libéral incarné par Macron puis maintenant l’inflexion à gauche depuis la motion du congrès PS de fin d’année. En gros on ne sait pas où on va. Dernier exemple en date la question de la réforme de la fiscalité ( à la source ? mensuel ou annuel ? avec ou sans fusion de la CSG, etc.). Les Français jugent donc  très sévèrement, en matière d’attractivité économique du site France, l’action de François Hollande depuis son élection à la présidence de la République il y a trois ans. Selon les résultats de la vague 7 de l’EcoScope, le baromètre mensuel réalisé par OpinionWay pour Axys Consultants, Le Figaro et BFM Business, plus de 7 sur 10 (72% précisément) considèrent en effet que l’attractivité économique de la France s’est détériorée ces dernières années. Seuls 8% d’entre eux jugent au contraire qu’elle s’est améliorée et 19% qu’elle n’a pas changé. Dans le détail, ce sont les femmes (77%), les jeunes (79%), les plus de 65 ans (73%) et les CSP- (75%) qui sont les plus sévères. Question statut, ce sont les personnes à leur compte (76%) et les agents publics (73%) qui ont le jugement le plus noir sur le déclin français. Quant à l’échiquier politique, les sympathisants UMP et FN sont sans surprise les plus négatifs, avec des taux respectivement de 85% et 87% de détérioration de l’attractivité de la France. Les militants PS sont en revanche les plus magnanimes même s’ils considèrent majoritairement (48%) eux aussi que l’attractivité de la France a régressé ces dernières années. Autre question posée par OpinionWay: les mesures à mettre en œuvre pour redresser l’attractivité de la France. Trois d’entre elles ont très majoritairement les faveurs des Français: proposer une stratégie industrielle forte (80%), réduire la fiscalité sur les entreprises (74%) et développer les infrastructures de transport et de logistique (64%). Là encore, les avis de la droite et de la gauche sont partagés. Alors que les sympathisants UMP mettent très haut dans le tableau des priorités la réduction de la fiscalité des entreprises (91%), la mise à mort des 35 heures (85%) ou l’abaissement du coût du travail (81%), les militants socialistes sont plus proches de l’avis des Français et plaident aussi pour inciter plus les entreprises à se regrouper pour être plus solides (70%).

Mars 2015, plus chaud sur terre depuis 135 ans

Mars 2015, plus chaud sur terre depuis 135 ans

Après le record de chaleur pour toute l’année 2014, c’est maintenant le mois de mars qui bat tous les records.  Un record de chaleur qui s’ajoute et/ou amplifie les  aux sécheresses exceptionnelles dans nombre de pays ( Amérique du su ou Afrique par exemple).  Selon les chiffres de l’Agence américaine océanique et atmosphérique, ce mois de mars 2015 a été le mois de mars le plus chaud sur la planète depuis le début des relevés des températures en 1880.  Une température moyenne – au sol et dans les océans – 0,85 degrés plus élevées que celle du 20ème siècle a été relevée le mois dernier. C’est donc le mois de mars le plus chaud observé en 135 ans, en fait depuis que ce type de relevés existe. Et ce loin devant le précédent record, établi en 2010. Plus largement, précise l’Agence américaine océanique et atmosphérique, l’anomalie concerne tout le début de cette année 2015, puisque de janvier à mars, la température moyenne a été de 0,82 degrés plus élevée que celle du siècle dernier. Là encore, c’est un record. Ces relevés montrent évidemment des disparités. Quand en Europe on déjeunait en terrasse le mois dernier, on grelottait à New York. L’est du Canada et des États-Unis ont ainsi connu un hiver plus froid que d’habitude. Mais la plupart des régions du monde, particulièrement dans l’hémisphère nord, ont fait l’expérience inverse. Et ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle. D’autant que l’année 2014 avait déjà été classée année la plus chaude jamais observée. Le réchauffement de la planète se poursuit, inéluctablement.

Hausse du prix du pain de 56% depuis 1992

Hausse du prix de du pain de 56% depuis 1992

Difficile de faire des comparaisons de prix car les structure de consommation ont beaucoup évolué et pèsent don de manière différente sur le budget des ménages. Pendant que l’inflation augmentait de 39%  entre 1992 et 2014, le prix de la baguette , lui, a augmenté de 56% et alors que le cours du blé a eu tendance à diminuer. Le prix du pain a donc connu une flambée impressionnante. De 2,23 euros le kilogramme en 1992 (soit 55 centimes la baguette), son prix est passé à 3,48 euros (soit 87 centimes la baguette), soit une hausse de 56%. Cette hausse n’est d’ailleurs que très peu corrélée avec les cours du blé sur le marché. Pour cause, ce composant ne représente que 6 à 10% du coût de la baguette, selon la FDSEA60, la fédération des agriculteurs de l’Oise, contre 45% pour le coût de la main d’œuvre.  La baguette n’est, donc, pas forcément un bon indicateur de l’évolution des prix. L’évolution des tarifs des autres produits alimentaires le confirme un peu plus.  Les produits laitiers ont pour ainsi dire beaucoup moins augmenté. Le litre de lait écrémé est ainsi passé de 59 centimes d’euros à 78 centimes fin 2014, soit une hausse de +32%, moins forte que l’inflation donc. Mieux, les 250 grammes de camembert normand avec 45% de matières grasses sont quasiment au même prix qu’en 1992 (1,54 euros contre 1,66 euros).  La palme revient aux 500 grammes de pâtes supérieurs dont le prix a légèrement baissé par rapport à 1993 (0,77 euros contre 0,79 euros).  A l’inverse le café a connue hausse forte. Les 250 grammes d’Arabica moulu ont presque doublé depuis 1993 (2,95 euros contre 1,64 euros). Il en est de même pour le litre de Sans Plomb 95 (0,79 euros contre 1,54 euros soit +95%).

Immobilier- résidences « secondaires » : baisse des prix jusqu’à 50% depuis 2008

Immobilier- résidences « secondaires » : baisse des prix jusqu’à  50% depuis 2008

 

Les notaires constatent une baisse des prix jusqu’à 50% dans le secteur des résidences dites « secondaires ». Cette baisse concerne de nombreuses régions et bien au-delà de celles citées par les notaires. De plus comment faire le distinguo ente résidences secondaires et résidences principales dans les mêmes zones? Les résidences secondaires des uns sont souvent des résidences principales pour d’autres. Beaucoup de résidences dite « secondaires » sont d’anciennes résidences principales soit de retraités, soit d’actifs qui se sont rapprochés des bassins d’emplois. En clair c’est l’ ensemble du patrimoine foncier qui s’écroule en dehors des zones d’ attraction des grosses  agglomérations.  Les résidences secondaires se vendent de plus en plus mal, constatent donc les notaires, tant sur les côtes touristiques, où les prix et les volumes de ventes sont en berne, qu’à l’intérieur du pays où le  marché est véritablement sinistré. Dans leur dernière note de conjoncture publiée lundi, les notaires de France constatent ces derniers mois « une érosion des prix qui se poursuit » dans l’immobilier ancien, mais avec « de fortes disparités régionales ». de fortes baisses en 2014, quels que soient les secteurs ». Ainsi « sur les côtes touristiques, les volumes de ventes et les prix sont en berne et devraient le rester« , estiment les notaires de France.  Pire, « dans les zones intérieures, le prix des maisons de campagne s’effondre », notent-ils. Ainsi dans la Creuse, les prix ont chuté de 50% depuis 2008. Le constat est le même dans le Morvan, le Périgord, ou le Gers, constatent les notaires, au vu de leurs transactions. En Normandie et dans le Perche, les prix reculent de 20 à 25%, dans le Luberon, le repli est d’environ 10%.  « L’offre pléthorique de biens de cette catégorie démontre que ce marché est fortement touché », notent encore les notaires.  »Rappelons qu’il s’agit d’achats ‘plaisir’, que d’aucuns délaissent à défaut de confiance en l’avenir, ne sachant pas notamment si un tel investissement assurera la conservation de leur épargne« , analysent-ils. Ainsi dans le contexte économique actuel, « posséder une résidence secondaire est plus que jamais un luxe », estiment les notaires, rappelant que les propriétaires n’en profitent en moyenne que 42 nuits par an ».  De son côté le réseau immobilier Guy Hoquet (Nexity) a dressé en début d’année un « palmarès des régions de résidences secondaires où le marché baisse le plus ». La région Centre arrive en tête avec une baisse de 21,6% au dernier trimestre de l’an dernier, par rapport à un an plus tôt, à 1.231 euros le mètre carré. Suivent la Basse-Normandie (-10,1% à 2.372 euros le m2), la Bretagne (-6,5% à 2.301 euros), la Provence-Alpes-Côte d’Azur (-6,5% à 4.751 euros), la région Rhône-Alpes (-4,4% à 2.458 euros) et les Pays de la Loire (-3,4% à 2.116 euros). 

 

Valls : « je suis de gauche »…..depuis quand ?

Valls : « je suis de gauche »…..depuis quand ?

 

C’est fait, Valls est désormais de gauche. Cela depuis qu’il a repoussé après les vacances la hausse de 0.5% des péages d’autoroutes et qu’il a confirmé le compte personnel d’activité ( c’est quoi ce machin ?).  Apparemment les frondeurs sont satisfaits, les écolos aussi. Pas étonnant tellement les apparatchiks sont éloignés des réalités économiques et sociales. Valls compris qui n’a pratiquemenet jamais travaillé et qui suivi le cursus des apparatckiks. En fait c’est du rafistolage politique et les mesures d’affichage  suffisent pour satisfaire ces oligarques. Manuel Valls a assuré mercredi prendre des mesures économiques « de gauche » à même de satisfaire le Parti socialiste tout en assurant s’adresser en priorité aux Français et non à une « formation politique ». La présentation par le Premier ministre d’un train de mesures pour l’investissement et l’emploi se fait dans un contexte de fébrilité au PS, où la gauche du parti fait entendre sa voix à deux mois du congrès de juin à Poitiers.  Les partisans de la maire de Lille Martine Aubry, influente au sein du parti majoritaire, ont reporté une réunion prévue mardi en attendant les annonces dévoilées mercredi.  Le Premier ministre a notamment confirmé la création d’un compte personnel d’activité et le gel des tarifs autoroutiers, des mesures susceptibles de convenir aux défenseurs d’une politique plus « à gauche » du gouvernement.  Interrogé sur la solidité du soutien à sa politique au sein du PS, Manuel Valls s’est défendu de s’adresser à son seul camp tout en affirmant mener une politique sociale.   »Nous ne sommes pas dans un dialogue au sein d’une formation politique, nous sommes dans une relation directe avec les Français qui émettent depuis longtemps déjà des messages », a dit le Premier ministre lors d’une conférence de presse à l’Elysée. Dix jours après le second tour des élections départementales perdues par son camp, le chef du gouvernement s’est fait le chantre d’une « gauche efficace et utile pour tous les Français ». Les partisans de Martine Aubry, une des dirigeantes de la gauche du PS, doivent décider avant la fin de la semaine de déposer ou non une motion au congrès du PS.  L’ancien ministre Benoît Hamon, un des chefs de file de la gauche du PS, a fait savoir pour sa part son intention de déposer avec « les frondeurs et d’autres » une motion dans le but « d’infléchir vers davantage de mesures favorables à l’amélioration de la vie quotidienne des Français ». Manuel Valls a déclaré ne pas craindre une nouvelle fronde de son camp qui l’obligerait à avoir recours à une adoption en force du texte sur le dialogue social – comme il l’avait fait mi-février pour la loi sur la croissance et l’activité.   »Il n’y a aucune raison qu’il n’y ait pas un soutien, et le plus large possible », a-t-il dit à propos du texte appelé à être adopté avant l’été.  Alors qu’écologistes et socialistes viennent d’amorcer une reprise de dialogue, la secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse, a accueilli favorablement les annonces du Premier ministre.   »Aujourd’hui, qu’on mette sur le devant de la scène des éléments d’une reprise d’activité liée à l’investissement me semble évidemment très important, a-t-elle déclaré devant la presse parlementaire.

 

Mory : une liquidation programmée depuis longtemps

Mory : une liquidation programmée depuis longtemps

Mory va vers la liquidation totale. Une liquidation programmée depuis longtemps. Mory une entreprise qui comptait  7000 emplois il y a quelques années et dont près de 3000 ont été supprimés récemment et qui sans doute va disparaître. Un an après avoir licencié plus de la moitié de son personnel, la société Mory-Ducros fait face de nouveau à de graves difficultés. L’entreprise de transports, qui s’appelle aujourd’hui Mory Global, se déclare en faillite.  MoryGlobal va déposer une demande de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Bobigny. Quelque  2.800 emplois ont déjà été supprimés l’an dernier, il en reste 2.200. C’est la plus grosse faillite d’entreprise française depuis le début du quinquennat de François Hollande. La faute à qui ? A quoi ? à l’évolution des marchés, à des faillites de gestion et à une politique des transports. Mory subira le sort du Sernam dont les derniers éléments ont été contraints de se dissoudre  dans Géodis (le Sernam,  une entreprise qui a compté 10 000 salariés). En cause l’évolution du  mode de production des services transport, des gestionnaires qui ne connaissent pas grand chose au transport ( pour Mory des anciens fonctionnaires- comme au Sernam – puis des fonds d’investissement), des pouvoirs publics qui soignent des pathologies lourdes  avec un doliprane ou du sparadrap. La messagerie française – elle n’est pas la seule – se porte donc mal. Depuis 2000, le nombre d’envois de la messagerie traditionnelle (non express) a chuté de 20 %, l’emploi de 25 %. Le cas de la société Mory-Ducros est révélateur. (Article de patrice Salini, économiste paru dans les échos il y a un an). « Les firmes du secteur flirtent toutes ou presque avec des marges minimes. Certaines sont dans le rouge. Et pourtant on a concentré, regroupé, fusionné ou fait disparaître nombre d’entreprises. Quelques grands groupes ont fait leurs courses (comme UPS, DB-Schenker, Kuehne + Nagel,  Dachser ou FEDEX, après TNT, jadis) ou simplement fait un aller-retour (comme la Poste Allemande-DHL). Aujourd’hui, le paysage est marqué, on le sait, par la progression relative de l’express, dont le marché bénéficie du développement du e-commerce et de la parcellisation de la demande, même si le marché national, pour des raisons économiques, est assez mal orienté, tandis que l’express international demeure très porteur. Cette situation doublement contrastée est structurante. Les leaders nationaux du « colis » et de la messagerie sont plutôt des expressistes (TNT, Chronopost/Geopost, UPS, DHL Express) ou des grandes firmes diversifiées à l’instar de Geodis qui combine trois réseaux (Calberson, France-Express et Ciblex), et une offre multi-métiers. Les grands leaders que sont Schenker-Joyau et Dachser, mais aussi Kuehne+Nagel offrent au sein de leur groupe – de taille internationale -, à côté de la messagerie parfois secondaire une palette de services allant de la logistique à l’organisation de transport international. En Europe des groupes comme DSV, DB-Schenker, Dachser, Geodis, ont une activité de messagerie et une activité de transport de charges complètes, articulée souvent sur un fort secteur d’affrètement – que continue d’avoir DHL. Aux Etats-Unis, le transport de groupages est désormais dominé par Fedex – expressite de cœur de métier – largement devant Conway et YRC, qui sont des messagers traditionnels, mais diversifiés, et UPS, lui aussi expressiste de cœur de métier et ouvert à l’organisation de transport et – aux USA – à la logistique. Ce qui frappe en réalité, c’est que peu de firmes majeures sur le marché – y compris d’ailleurs dans le domaine de la messagerie sous température dirigée, à l’instar de Stef – échappent à une logique de diversification et d’offre plus globale. ConWay par exemple, messager US intégré disposant de plus de 9.000 tracteurs et employant plus de 19000 personnes dans la messagerie, a une activité de charge complètes (2.700 tracteurs, 3.600 personnes) et logistique (139 entrepôts, 5300 personnes). TNT et Geopost mêlent du postal et de l’express, comme GLS et sa maison mère, et les principaux grands messagers sont des groupes multimétiers. Dans ce contexte l’histoire Mory-Ducros a un caractère singulier. Ducros est issu de la constitution d’une branche messagère en France par la Poste Allemande (DHL) à partir de Danzas, Ducros, Sernadis, Arcatime…, branche dont la firme s’est délestée – comme d’autres filiales messagères à travers le monde – non sans assainir son bilan (en gros 270 millions €). Mory est un des grands messagers historiques français, progressivement recentré sur sa seule activité majeure, au terme d’une histoire mouvementée. La firme, diversifiée, regroupait à la fin des années 1980, 9300 personnes et commençait à donner des signes de difficultés. Au terme d’un long épisode (A. Mallard, Crédit Lyonnais, reprise par un pool financier et des dirigeants en 1999, etc.) Mory déposa son bilan, et constitua en octobre 2011 une proie de choix pour le nouvel actionnaire principal de Ducros (Caravelle-Arcole) qui a fusionné les deux messagers. Les 3.000 salariés de l’un rejoignaient les 2700 de l’autre et connaissaient une nouvelle restructuration.  Avec l’illusion que deux réseaux messagers traditionnels en perte feraient un réseau rentable, et permettraient au marché de suivre la même voie.  Hélas aujourd’hui, deux ans plus tard, la situation était dramatique au point de justifier un nouveau dépôt de bilan, et l’émergence d’un plan de reprise de Mory-Ducros par son propriétaire – une novation – au prix d’une purge considérable, la firme ne devant garder que de l’ordre de 1900 personnes filiales comprises.  Un cataclysme social représentant autour de 8 à 9 % des effectifs du secteur de la messagerie  et de l’express (hors Poste). L’impact sur le marché est incertain, et dépend des pertes de clientèles plus que des sous-traitances générées par l’abandon d’un grand nombre d’agences. Sous-traitance auprès des confrères dans les zones de faible densité de trafic, déploiement d’un affrètement plus massif, la recette est connue, mais ne change pas nécessairement l’équilibre du marché. En outre le plan de reprise,  contesté par Jean Schmitt (PDG du groupe indépendant Heppner), laisse dubitatifs semble-t-il les autres messagers. Quant à la viabilité de l’entreprise qui « sortirait » de ce plan de reprise, rien ne permet à ce stade d’en juger. Nous n’avons aucune idée du réseau restant, et encore moins du portefeuille de clients qu’il permet de desservir. Pas plus des sources de revenu espérées venant assurer la rentabilité du nouvel ensemble. Un réseau de messagerie offrant un service national échappe difficilement à l’obligation d’un réseau dense, ou alors nécessite, comme jadis, des accords avec des confrères régionaux. Mory-Ducros revendiquait 85 agences et voudrait revenir à une cinquantaine.  Comment fera-t-il ? Qu’offrira-t-il à ses clients ? Avec quel plan de transport ? Quels circuits ? Heppner par exemple dispose de 70 agences en France et a une forte activité internationale (39%). Dachser-France compte  63 sites, Schenker une centaine, GLS  83 agences, TNT express 130 et DHL en a 38. Certains, comme UPS, combinent leurs agences et les relais-colis (Kiala). Fedex en reprenant Tatex a récupéré un réseau de 35 agences venant densifier son réseau initial.  Et ne parlons pas de Geodis ni du groupe postal. Métiers de réseau, la messagerie comme l’express trouvent un équilibre au prix d’une consolidation complexe entre agences, lignes, tournées, et éventuellement relations entre confrères. Espérons simplement que ces « repreneurs-ci » feront mieux que ce qu’ils n’ont déjà fait, et que ne l’ont fait ceux qui ont présidé à la disparition du Sernam et de Giraud. Des reprises – parfois onéreuses pour les pouvoirs publics – qui rarement permettent la survie durable des firmes reprises. »

Crash- le co-pilote l’A320 : en grave dépression depuis 2009

Crash- le co-pilote l’A320 : en  grave dépression depuis  2009

Le copilote de l’Airbus A320 de Germanwings, Andreas Lubitz, a souffert d’une grave dépression il y a six ans et était régulièrement suivi médicalement depuis, révèle vendredi le quotidien allemand Bild qui a eu accès à des documents officiels. Le copilote a traversé « un épisode dépressif lourd » en 2009 et avait suivi un traitement psychiatrique, affirme le journal qui a pu consulter des documents de l’autorité allemande de supervision du transport aérien (Luftfahrtbundesamt, LBA). Depuis, le jeune homme était sous traitement « médical particulier et régulier », poursuit le quotidien qui affirme que ces informations ont été transmises par la Lufthansa, maison-mère de Germanwings à la LBA. Le patron de la compagnie aérienne allemande, Carsten Spohr, avait indiqué jeudi qu’Andreas Lubitz avait interrompu sa formation de pilote entamée en 2008 « pendant un certain temps » sans fournir plus d’explications.  Il avait ensuite repris et achevé normalement sa formation, avant de commencer à piloter les Airbus A320 en 2013. Selon Bild, à l’époque où sa formation a été interrompue, il souffrait alors « de dépressions et de crises d’angoisse ». Un psychologue doit consulter ce vendredi les documents des autorités de supervision du transport aérien, affirme encore le quotidien allemand. Ils seront ensuite récupérés par les autorités judiciaires allemandes qui doivent les transmettre aux enquêteurs français, selon la même source.

Mory : une disparation programmée depuis longtemps

Mory : une disparation programmée depuis longtemps

 

Mory une entreprise qui compatit 7000 emplois il y a quelques années et dont près de 3000 ont été supprimés récemment et qui sans doute va disparaître. Un an après avoir licencié plus de la moitié de son personnel, la société Mory-Ducros fait face de nouveau à de graves difficultés. L’entreprise de transports, qui s’appelle aujourd’hui Mory Global, se déclare en faillite.  MoryGlobal va déposer une demande de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Bobigny. Quelque  2.800 emplois ont déjà été supprimés l’an dernier, il en reste 2.200. C’est la plus grosse faillite d’entreprise française depuis le début du quinquennat de François Hollande. La faute à qui ? A quoi ? à l’évolution des marchés, à des faillites de gestion et à une politique des transports. Mory subira le sort du Sernam dont les derniers éléments ont été contraints de se dissoudre  dans Géodis (le Sernam,  une entreprise qui a compté 10 000 salariés). En cause l’évolution du  mode de production des services transport, des gestionnaires qui ne connaissent pas grand chose au transport ( pour Mory des anciens fonctionnaires- comme au Sernam – puis des fonds d’investissement), des pouvoirs publics qui soignent des pathologies lourdes  avec un doliprane ou du sparadrap.

La messagerie française – elle n’est pas la seule – se porte donc mal. Depuis 2000, le nombre d’envois de la messagerie traditionnelle (non express) a chuté de 20 %, l’emploi de 25 %. Le cas de la société Mory-Ducros est révélateur. (Article de patrice Salini, économiste paru dans les échos il y a un an). « Les firmes du secteur flirtent toutes ou presque avec des marges minimes. Certaines sont dans le rouge. Et pourtant on a concentré, regroupé, fusionné ou fait disparaître nombre d’entreprises. Quelques grands groupes ont fait leurs courses (comme UPS, DB-Schenker, Kuehne + Nagel,  Dachser ou FEDEX, après TNT, jadis) ou simplement fait un aller-retour (comme la Poste Allemande-DHL).

Aujourd’hui, le paysage est marqué, on le sait, par la progression relative de l’express, dont le marché bénéficie du développement du e-commerce et de la parcellisation de la demande, même si le marché national, pour des raisons économiques, est assez mal orienté, tandis que l’express international demeure très porteur.

Cette situation doublement contrastée est structurante. Les leaders nationaux du « colis » et de la messagerie sont plutôt des expressistes (TNT, Chronopost/Geopost, UPS, DHL Express) ou des grandes firmes diversifiées à l’instar de Geodis qui combine trois réseaux (Calberson, France-Express et Ciblex), et une offre multi-métiers. Les grands leaders que sont Schenker-Joyau et Dachser, mais aussi Kuehne+Nagel offrent au sein de leur groupe – de taille internationale -, à côté de la messagerie parfois secondaire une palette de services allant de la logistique à l’organisation de transport international.

En Europe des groupes comme DSV, DB-Schenker, Dachser, Geodis, ont une activité de messagerie et une activité de transport de charges complètes, articulée souvent sur un fort secteur d’affrètement – que continue d’avoir DHL.

Aux Etats-Unis, le transport de groupages est désormais dominé par Fedex – expressite de cœur de métier – largement devant Conway et YRC, qui sont des messagers traditionnels, mais diversifiés, et UPS, lui aussi expressiste de cœur de métier et ouvert à l’organisation de transport et – aux USA – à la logistique.

Ce qui frappe en réalité, c’est que peu de firmes majeures sur le marché – y compris d’ailleurs dans le domaine de la messagerie sous température dirigée, à l’instar de Stef – échappent à une logique de diversification et d’offre plus globale. ConWay par exemple, messager US intégré disposant de plus de 9.000 tracteurs et employant plus de 19000 personnes dans la messagerie, a une activité de charge complètes (2.700 tracteurs, 3.600 personnes) et logistique (139 entrepôts, 5300 personnes). TNT et Geopost mêlent du postal et de l’express, comme GLS et sa maison mère, et les principaux grands messagers sont des groupes multimétiers.

Dans ce contexte l’histoire Mory-Ducros a un caractère singulier. Ducros est issu de la constitution d’une branche messagère en France par la Poste Allemande (DHL) à partir de Danzas, Ducros, Sernadis, Arcatime…, branche dont la firme s’est délestée – comme d’autres filiales messagères à travers le monde – non sans assainir son bilan (en gros 270 millions €). Mory est un des grands messagers historiques français, progressivement recentré sur sa seule activité majeure, au terme d’une histoire mouvementée. La firme, diversifiée, regroupait à la fin des années 1980, 9300 personnes et commençait à donner des signes de difficultés.

Au terme d’un long épisode (A. Mallard, Crédit Lyonnais, reprise par un pool financier et des dirigeants en 1999, etc.) Mory déposa son bilan, et constitua en octobre 2011 une proie de choix pour le nouvel actionnaire principal de Ducros (Caravelle-Arcole) qui a fusionné les deux messagers.

Les 3.000 salariés de l’un rejoignaient les 2700 de l’autre et connaissaient une nouvelle restructuration.  Avec l’illusion que deux réseaux messagers traditionnels en perte feraient un réseau rentable, et permettraient au marché de suivre la même voie.  Hélas aujourd’hui, deux ans plus tard, la situation était dramatique au point de justifier un nouveau dépôt de bilan, et l’émergence d’un plan de reprise de Mory-Ducros par son propriétaire – une novation – au prix d’une purge considérable, la firme ne devant garder que de l’ordre de 1900 personnes filiales comprises.  Un cataclysme social représentant autour de 8 à 9 % des effectifs du secteur de la messagerie  et de l’express (hors Poste).

L’impact sur le marché est incertain, et dépend des pertes de clientèles plus que des sous-traitances générées par l’abandon d’un grand nombre d’agences. Sous-traitance auprès des confrères dans les zones de faible densité de trafic, déploiement d’un affrètement plus massif, la recette est connue, mais ne change pas nécessairement l’équilibre du marché.
En outre le plan de reprise,  contesté par Jean Schmitt (PDG du groupe indépendant Heppner), laisse dubitatifs semble-t-il les autres messagers.

Quant à la viabilité de l’entreprise qui « sortirait » de ce plan de reprise, rien ne permet à ce stade d’en juger. Nous n’avons aucune idée du réseau restant, et encore moins du portefeuille de clients qu’il permet de desservir. Pas plus des sources de revenu espérées venant assurer la rentabilité du nouvel ensemble. Un réseau de messagerie offrant un service national échappe difficilement à l’obligation d’un réseau dense, ou alors nécessite, comme jadis, des accords avec des confrères régionaux.

Mory-Ducros revendiquait 85 agences et voudrait revenir à une cinquantaine.  Comment fera-t-il ? Qu’offrira-t-il à ses clients ? Avec quel plan de transport ? Quels circuits ? Heppner par exemple dispose de 70 agences en France et a une forte activité internationale (39%). Dachser-France compte  63 sites, Schenker une centaine, GLS  83 agences, TNT express 130 et DHL en a 38. Certains, comme UPS, combinent leurs agences et les relais-colis (Kiala). Fedex en reprenant Tatex a récupéré un réseau de 35 agences venant densifier son réseau initial.  Et ne parlons pas de Geodis ni du groupe postal.

Métiers de réseau, la messagerie comme l’express trouvent un équilibre au prix d’une consolidation complexe entre agences, lignes, tournées, et éventuellement relations entre confrères. Espérons simplement que ces « repreneurs-ci » feront mieux que ce qu’ils n’ont déjà fait, et que ne l’ont fait ceux qui ont présidé à la disparition du Sernam et de Giraud. Des reprises – parfois onéreuses pour les pouvoirs publics – qui rarement permettent la survie durable des firmes reprises. »

2014 : l’année la plus chaude depuis 1880

2014 : l’année la plus chaude depuis 1880

Que ce soit à la surface de la terre ou des océans, en Afrique ou en Alaska, les températures relevées l’an dernier sur le globe n’ont jamais été aussi élevées, a indiqué ce vendredi  l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA). En 2014, la température moyenne globale était en hausse de 0,69°C par rapport à la moyenne du XXe siècle. Les derniers records dataient de 2005 et 2010 avec + 0,04 degré. Ce coup de chaud a été particulièrement ressenti sur la zone équatoriale de l’océan Pacifique où la température moyenne globale à la surface des terres s’est située  1°C au-dessus de la moyenne du XXe siècle. C’est la quatrième plus élevée depuis 1880, année des premières mesures et des premiers relevés.  L’impact des gaz à effet de serre dans ce réchauffement climatique est par ailleurs avéré  puisque la température moyenne de la basse stratosphère, c’est à dire entre 15 et 20 km d’altitude, a baissé, alors que celles dans la troposphère, ce sont les couches plus basses de l’atmosphère, ont augmenté, explique la NOAA dans son étude. En avril dernier, le Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec) sonnait une nouvelle fois l’alarme. Si rien n’est fait rapidement pour limiter la pollution de l’atmosphère, la hausse de la température sur le globe sera de 3,7 à 4,8°C à l’horizon 2100. Or, selon eux, au-delà de deux degrés, le changement climatique pourrait avoir des conséquences désastreuses, voire cataclysmiques.

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