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Migrants : plus de 2000 ont péri en mer depuis le début de l’année

Migrants : plus de 2000 ont péri en mer depuis le début de l’année

 

La venue de migrants continus mais l’Europe n’a toujours pas défini de politique commune dans ce domaine . Témoin là Hongrie vient de construire un mur de 170 km pour empêcher les migrants venus de Serbie de pénétrer sur son territoire. L’afflux de migrants entrant en Macédoine à partir de la Grèce devrait se poursuivre au rythme de 3.000 personnes par jour dans les prochains mois, estime l’agence de l’Onu pour les réfugiés (HCR) alors que les Européens peinent à s’entendre sur une « répartition équitable » de ces populations sur leurs territoires. Près de 300.000 réfugiés ou demandeurs d’asile ont franchi la Méditerranée depuis le début de l’année à destination de l’Europe, fuyant les conflits au Proche-Orient et en Afrique mais aussi en Asie. Environ 181.500 ont rejoint l’Union européenne en gagnant les côtes grecques et 108.500 en atteignant l’Italie, selon les chiffres du HCR. L’objectif pour tous est de rejoindre l’espace Schengen en accédant à la Hongrie après une traversée de la Macédoine puis de la Serbie, une situation qui accentue les tensions dans ces pays. Quelque 10.000 réfugiés, dont un tiers de femmes et d’enfants, sont entrés sur le territoire macédonien au cours du week-end, les autorités de cet Etat des Balkans ayant admis être submergées par l’afflux des populations. « Ils se présentent par groupes de 300 ou 400 et voyagent à bord de trains ou d’autocars à destination de la Serbie. Nous prévoyons que cet afflux sur cette voie de transit continue au rythme de 3.000 personnes par jour », a dit Melissa Fleming, porte-parole du Haut commissariat pour les réfugiés.   »Nous ne prévoyons pas que ce flux de personnes va se tarir dans les prochains mois tant qu’il y aura du beau temps et que les gens seront en mesure de franchir la Méditerranée », a-t-elle ajouté. Depuis le début de l’année, 2.373 migrants ont péri en mer, soit 300 de plus que sur la même période en 2014, a précisé Joel Millman, de l’Organisation internationale pour la migration (OIM).

 

Sondage attractivité: le déclin depuis l’arrivée de Hollande pour 70% des Français

Sondage attractivité: le déclin depuis l’arrivée de Hollande pour 70% des Français

 

A droite mais aussi à gauche Hollande est considéré comme le responsable de la perte d’attractivité du pays, donc de la croissance et du chômage. La conséquence sans doute du matraquage fiscal mais aussi du déferlement de normes bureaucratiques dans tous les domaines. Surtout peut-être du manque total de vison et d’orientation claire. Hollande c’est bien connu  navigue à vue. Comme Mitterrand il  a commencé par des mesures de gauche avant le tournant libéral incarné par Macron puis maintenant l’inflexion à gauche depuis la motion du congrès PS de fin d’année. En gros on ne sait pas où on va. Dernier exemple en date la question de la réforme de la fiscalité ( à la source ? mensuel ou annuel ? avec ou sans fusion de la CSG, etc.). Les Français jugent donc  très sévèrement, en matière d’attractivité économique du site France, l’action de François Hollande depuis son élection à la présidence de la République il y a trois ans. Selon les résultats de la vague 7 de l’EcoScope, le baromètre mensuel réalisé par OpinionWay pour Axys Consultants, Le Figaro et BFM Business, plus de 7 sur 10 (72% précisément) considèrent en effet que l’attractivité économique de la France s’est détériorée ces dernières années. Seuls 8% d’entre eux jugent au contraire qu’elle s’est améliorée et 19% qu’elle n’a pas changé. Dans le détail, ce sont les femmes (77%), les jeunes (79%), les plus de 65 ans (73%) et les CSP- (75%) qui sont les plus sévères. Question statut, ce sont les personnes à leur compte (76%) et les agents publics (73%) qui ont le jugement le plus noir sur le déclin français. Quant à l’échiquier politique, les sympathisants UMP et FN sont sans surprise les plus négatifs, avec des taux respectivement de 85% et 87% de détérioration de l’attractivité de la France. Les militants PS sont en revanche les plus magnanimes même s’ils considèrent majoritairement (48%) eux aussi que l’attractivité de la France a régressé ces dernières années. Autre question posée par OpinionWay: les mesures à mettre en œuvre pour redresser l’attractivité de la France. Trois d’entre elles ont très majoritairement les faveurs des Français: proposer une stratégie industrielle forte (80%), réduire la fiscalité sur les entreprises (74%) et développer les infrastructures de transport et de logistique (64%). Là encore, les avis de la droite et de la gauche sont partagés. Alors que les sympathisants UMP mettent très haut dans le tableau des priorités la réduction de la fiscalité des entreprises (91%), la mise à mort des 35 heures (85%) ou l’abaissement du coût du travail (81%), les militants socialistes sont plus proches de l’avis des Français et plaident aussi pour inciter plus les entreprises à se regrouper pour être plus solides (70%).

Mars 2015, plus chaud sur terre depuis 135 ans

Mars 2015, plus chaud sur terre depuis 135 ans

Après le record de chaleur pour toute l’année 2014, c’est maintenant le mois de mars qui bat tous les records.  Un record de chaleur qui s’ajoute et/ou amplifie les  aux sécheresses exceptionnelles dans nombre de pays ( Amérique du su ou Afrique par exemple).  Selon les chiffres de l’Agence américaine océanique et atmosphérique, ce mois de mars 2015 a été le mois de mars le plus chaud sur la planète depuis le début des relevés des températures en 1880.  Une température moyenne – au sol et dans les océans – 0,85 degrés plus élevées que celle du 20ème siècle a été relevée le mois dernier. C’est donc le mois de mars le plus chaud observé en 135 ans, en fait depuis que ce type de relevés existe. Et ce loin devant le précédent record, établi en 2010. Plus largement, précise l’Agence américaine océanique et atmosphérique, l’anomalie concerne tout le début de cette année 2015, puisque de janvier à mars, la température moyenne a été de 0,82 degrés plus élevée que celle du siècle dernier. Là encore, c’est un record. Ces relevés montrent évidemment des disparités. Quand en Europe on déjeunait en terrasse le mois dernier, on grelottait à New York. L’est du Canada et des États-Unis ont ainsi connu un hiver plus froid que d’habitude. Mais la plupart des régions du monde, particulièrement dans l’hémisphère nord, ont fait l’expérience inverse. Et ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle. D’autant que l’année 2014 avait déjà été classée année la plus chaude jamais observée. Le réchauffement de la planète se poursuit, inéluctablement.

Hausse du prix du pain de 56% depuis 1992

Hausse du prix de du pain de 56% depuis 1992

Difficile de faire des comparaisons de prix car les structure de consommation ont beaucoup évolué et pèsent don de manière différente sur le budget des ménages. Pendant que l’inflation augmentait de 39%  entre 1992 et 2014, le prix de la baguette , lui, a augmenté de 56% et alors que le cours du blé a eu tendance à diminuer. Le prix du pain a donc connu une flambée impressionnante. De 2,23 euros le kilogramme en 1992 (soit 55 centimes la baguette), son prix est passé à 3,48 euros (soit 87 centimes la baguette), soit une hausse de 56%. Cette hausse n’est d’ailleurs que très peu corrélée avec les cours du blé sur le marché. Pour cause, ce composant ne représente que 6 à 10% du coût de la baguette, selon la FDSEA60, la fédération des agriculteurs de l’Oise, contre 45% pour le coût de la main d’œuvre.  La baguette n’est, donc, pas forcément un bon indicateur de l’évolution des prix. L’évolution des tarifs des autres produits alimentaires le confirme un peu plus.  Les produits laitiers ont pour ainsi dire beaucoup moins augmenté. Le litre de lait écrémé est ainsi passé de 59 centimes d’euros à 78 centimes fin 2014, soit une hausse de +32%, moins forte que l’inflation donc. Mieux, les 250 grammes de camembert normand avec 45% de matières grasses sont quasiment au même prix qu’en 1992 (1,54 euros contre 1,66 euros).  La palme revient aux 500 grammes de pâtes supérieurs dont le prix a légèrement baissé par rapport à 1993 (0,77 euros contre 0,79 euros).  A l’inverse le café a connue hausse forte. Les 250 grammes d’Arabica moulu ont presque doublé depuis 1993 (2,95 euros contre 1,64 euros). Il en est de même pour le litre de Sans Plomb 95 (0,79 euros contre 1,54 euros soit +95%).

Immobilier- résidences « secondaires » : baisse des prix jusqu’à 50% depuis 2008

Immobilier- résidences « secondaires » : baisse des prix jusqu’à  50% depuis 2008

 

Les notaires constatent une baisse des prix jusqu’à 50% dans le secteur des résidences dites « secondaires ». Cette baisse concerne de nombreuses régions et bien au-delà de celles citées par les notaires. De plus comment faire le distinguo ente résidences secondaires et résidences principales dans les mêmes zones? Les résidences secondaires des uns sont souvent des résidences principales pour d’autres. Beaucoup de résidences dite « secondaires » sont d’anciennes résidences principales soit de retraités, soit d’actifs qui se sont rapprochés des bassins d’emplois. En clair c’est l’ ensemble du patrimoine foncier qui s’écroule en dehors des zones d’ attraction des grosses  agglomérations.  Les résidences secondaires se vendent de plus en plus mal, constatent donc les notaires, tant sur les côtes touristiques, où les prix et les volumes de ventes sont en berne, qu’à l’intérieur du pays où le  marché est véritablement sinistré. Dans leur dernière note de conjoncture publiée lundi, les notaires de France constatent ces derniers mois « une érosion des prix qui se poursuit » dans l’immobilier ancien, mais avec « de fortes disparités régionales ». de fortes baisses en 2014, quels que soient les secteurs ». Ainsi « sur les côtes touristiques, les volumes de ventes et les prix sont en berne et devraient le rester« , estiment les notaires de France.  Pire, « dans les zones intérieures, le prix des maisons de campagne s’effondre », notent-ils. Ainsi dans la Creuse, les prix ont chuté de 50% depuis 2008. Le constat est le même dans le Morvan, le Périgord, ou le Gers, constatent les notaires, au vu de leurs transactions. En Normandie et dans le Perche, les prix reculent de 20 à 25%, dans le Luberon, le repli est d’environ 10%.  « L’offre pléthorique de biens de cette catégorie démontre que ce marché est fortement touché », notent encore les notaires.  »Rappelons qu’il s’agit d’achats ‘plaisir’, que d’aucuns délaissent à défaut de confiance en l’avenir, ne sachant pas notamment si un tel investissement assurera la conservation de leur épargne« , analysent-ils. Ainsi dans le contexte économique actuel, « posséder une résidence secondaire est plus que jamais un luxe », estiment les notaires, rappelant que les propriétaires n’en profitent en moyenne que 42 nuits par an ».  De son côté le réseau immobilier Guy Hoquet (Nexity) a dressé en début d’année un « palmarès des régions de résidences secondaires où le marché baisse le plus ». La région Centre arrive en tête avec une baisse de 21,6% au dernier trimestre de l’an dernier, par rapport à un an plus tôt, à 1.231 euros le mètre carré. Suivent la Basse-Normandie (-10,1% à 2.372 euros le m2), la Bretagne (-6,5% à 2.301 euros), la Provence-Alpes-Côte d’Azur (-6,5% à 4.751 euros), la région Rhône-Alpes (-4,4% à 2.458 euros) et les Pays de la Loire (-3,4% à 2.116 euros). 

 

Valls : « je suis de gauche »…..depuis quand ?

Valls : « je suis de gauche »…..depuis quand ?

 

C’est fait, Valls est désormais de gauche. Cela depuis qu’il a repoussé après les vacances la hausse de 0.5% des péages d’autoroutes et qu’il a confirmé le compte personnel d’activité ( c’est quoi ce machin ?).  Apparemment les frondeurs sont satisfaits, les écolos aussi. Pas étonnant tellement les apparatchiks sont éloignés des réalités économiques et sociales. Valls compris qui n’a pratiquemenet jamais travaillé et qui suivi le cursus des apparatckiks. En fait c’est du rafistolage politique et les mesures d’affichage  suffisent pour satisfaire ces oligarques. Manuel Valls a assuré mercredi prendre des mesures économiques « de gauche » à même de satisfaire le Parti socialiste tout en assurant s’adresser en priorité aux Français et non à une « formation politique ». La présentation par le Premier ministre d’un train de mesures pour l’investissement et l’emploi se fait dans un contexte de fébrilité au PS, où la gauche du parti fait entendre sa voix à deux mois du congrès de juin à Poitiers.  Les partisans de la maire de Lille Martine Aubry, influente au sein du parti majoritaire, ont reporté une réunion prévue mardi en attendant les annonces dévoilées mercredi.  Le Premier ministre a notamment confirmé la création d’un compte personnel d’activité et le gel des tarifs autoroutiers, des mesures susceptibles de convenir aux défenseurs d’une politique plus « à gauche » du gouvernement.  Interrogé sur la solidité du soutien à sa politique au sein du PS, Manuel Valls s’est défendu de s’adresser à son seul camp tout en affirmant mener une politique sociale.   »Nous ne sommes pas dans un dialogue au sein d’une formation politique, nous sommes dans une relation directe avec les Français qui émettent depuis longtemps déjà des messages », a dit le Premier ministre lors d’une conférence de presse à l’Elysée. Dix jours après le second tour des élections départementales perdues par son camp, le chef du gouvernement s’est fait le chantre d’une « gauche efficace et utile pour tous les Français ». Les partisans de Martine Aubry, une des dirigeantes de la gauche du PS, doivent décider avant la fin de la semaine de déposer ou non une motion au congrès du PS.  L’ancien ministre Benoît Hamon, un des chefs de file de la gauche du PS, a fait savoir pour sa part son intention de déposer avec « les frondeurs et d’autres » une motion dans le but « d’infléchir vers davantage de mesures favorables à l’amélioration de la vie quotidienne des Français ». Manuel Valls a déclaré ne pas craindre une nouvelle fronde de son camp qui l’obligerait à avoir recours à une adoption en force du texte sur le dialogue social – comme il l’avait fait mi-février pour la loi sur la croissance et l’activité.   »Il n’y a aucune raison qu’il n’y ait pas un soutien, et le plus large possible », a-t-il dit à propos du texte appelé à être adopté avant l’été.  Alors qu’écologistes et socialistes viennent d’amorcer une reprise de dialogue, la secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse, a accueilli favorablement les annonces du Premier ministre.   »Aujourd’hui, qu’on mette sur le devant de la scène des éléments d’une reprise d’activité liée à l’investissement me semble évidemment très important, a-t-elle déclaré devant la presse parlementaire.

 

Mory : une liquidation programmée depuis longtemps

Mory : une liquidation programmée depuis longtemps

Mory va vers la liquidation totale. Une liquidation programmée depuis longtemps. Mory une entreprise qui comptait  7000 emplois il y a quelques années et dont près de 3000 ont été supprimés récemment et qui sans doute va disparaître. Un an après avoir licencié plus de la moitié de son personnel, la société Mory-Ducros fait face de nouveau à de graves difficultés. L’entreprise de transports, qui s’appelle aujourd’hui Mory Global, se déclare en faillite.  MoryGlobal va déposer une demande de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Bobigny. Quelque  2.800 emplois ont déjà été supprimés l’an dernier, il en reste 2.200. C’est la plus grosse faillite d’entreprise française depuis le début du quinquennat de François Hollande. La faute à qui ? A quoi ? à l’évolution des marchés, à des faillites de gestion et à une politique des transports. Mory subira le sort du Sernam dont les derniers éléments ont été contraints de se dissoudre  dans Géodis (le Sernam,  une entreprise qui a compté 10 000 salariés). En cause l’évolution du  mode de production des services transport, des gestionnaires qui ne connaissent pas grand chose au transport ( pour Mory des anciens fonctionnaires- comme au Sernam – puis des fonds d’investissement), des pouvoirs publics qui soignent des pathologies lourdes  avec un doliprane ou du sparadrap. La messagerie française – elle n’est pas la seule – se porte donc mal. Depuis 2000, le nombre d’envois de la messagerie traditionnelle (non express) a chuté de 20 %, l’emploi de 25 %. Le cas de la société Mory-Ducros est révélateur. (Article de patrice Salini, économiste paru dans les échos il y a un an). « Les firmes du secteur flirtent toutes ou presque avec des marges minimes. Certaines sont dans le rouge. Et pourtant on a concentré, regroupé, fusionné ou fait disparaître nombre d’entreprises. Quelques grands groupes ont fait leurs courses (comme UPS, DB-Schenker, Kuehne + Nagel,  Dachser ou FEDEX, après TNT, jadis) ou simplement fait un aller-retour (comme la Poste Allemande-DHL). Aujourd’hui, le paysage est marqué, on le sait, par la progression relative de l’express, dont le marché bénéficie du développement du e-commerce et de la parcellisation de la demande, même si le marché national, pour des raisons économiques, est assez mal orienté, tandis que l’express international demeure très porteur. Cette situation doublement contrastée est structurante. Les leaders nationaux du « colis » et de la messagerie sont plutôt des expressistes (TNT, Chronopost/Geopost, UPS, DHL Express) ou des grandes firmes diversifiées à l’instar de Geodis qui combine trois réseaux (Calberson, France-Express et Ciblex), et une offre multi-métiers. Les grands leaders que sont Schenker-Joyau et Dachser, mais aussi Kuehne+Nagel offrent au sein de leur groupe – de taille internationale -, à côté de la messagerie parfois secondaire une palette de services allant de la logistique à l’organisation de transport international. En Europe des groupes comme DSV, DB-Schenker, Dachser, Geodis, ont une activité de messagerie et une activité de transport de charges complètes, articulée souvent sur un fort secteur d’affrètement – que continue d’avoir DHL. Aux Etats-Unis, le transport de groupages est désormais dominé par Fedex – expressite de cœur de métier – largement devant Conway et YRC, qui sont des messagers traditionnels, mais diversifiés, et UPS, lui aussi expressiste de cœur de métier et ouvert à l’organisation de transport et – aux USA – à la logistique. Ce qui frappe en réalité, c’est que peu de firmes majeures sur le marché – y compris d’ailleurs dans le domaine de la messagerie sous température dirigée, à l’instar de Stef – échappent à une logique de diversification et d’offre plus globale. ConWay par exemple, messager US intégré disposant de plus de 9.000 tracteurs et employant plus de 19000 personnes dans la messagerie, a une activité de charge complètes (2.700 tracteurs, 3.600 personnes) et logistique (139 entrepôts, 5300 personnes). TNT et Geopost mêlent du postal et de l’express, comme GLS et sa maison mère, et les principaux grands messagers sont des groupes multimétiers. Dans ce contexte l’histoire Mory-Ducros a un caractère singulier. Ducros est issu de la constitution d’une branche messagère en France par la Poste Allemande (DHL) à partir de Danzas, Ducros, Sernadis, Arcatime…, branche dont la firme s’est délestée – comme d’autres filiales messagères à travers le monde – non sans assainir son bilan (en gros 270 millions €). Mory est un des grands messagers historiques français, progressivement recentré sur sa seule activité majeure, au terme d’une histoire mouvementée. La firme, diversifiée, regroupait à la fin des années 1980, 9300 personnes et commençait à donner des signes de difficultés. Au terme d’un long épisode (A. Mallard, Crédit Lyonnais, reprise par un pool financier et des dirigeants en 1999, etc.) Mory déposa son bilan, et constitua en octobre 2011 une proie de choix pour le nouvel actionnaire principal de Ducros (Caravelle-Arcole) qui a fusionné les deux messagers. Les 3.000 salariés de l’un rejoignaient les 2700 de l’autre et connaissaient une nouvelle restructuration.  Avec l’illusion que deux réseaux messagers traditionnels en perte feraient un réseau rentable, et permettraient au marché de suivre la même voie.  Hélas aujourd’hui, deux ans plus tard, la situation était dramatique au point de justifier un nouveau dépôt de bilan, et l’émergence d’un plan de reprise de Mory-Ducros par son propriétaire – une novation – au prix d’une purge considérable, la firme ne devant garder que de l’ordre de 1900 personnes filiales comprises.  Un cataclysme social représentant autour de 8 à 9 % des effectifs du secteur de la messagerie  et de l’express (hors Poste). L’impact sur le marché est incertain, et dépend des pertes de clientèles plus que des sous-traitances générées par l’abandon d’un grand nombre d’agences. Sous-traitance auprès des confrères dans les zones de faible densité de trafic, déploiement d’un affrètement plus massif, la recette est connue, mais ne change pas nécessairement l’équilibre du marché. En outre le plan de reprise,  contesté par Jean Schmitt (PDG du groupe indépendant Heppner), laisse dubitatifs semble-t-il les autres messagers. Quant à la viabilité de l’entreprise qui « sortirait » de ce plan de reprise, rien ne permet à ce stade d’en juger. Nous n’avons aucune idée du réseau restant, et encore moins du portefeuille de clients qu’il permet de desservir. Pas plus des sources de revenu espérées venant assurer la rentabilité du nouvel ensemble. Un réseau de messagerie offrant un service national échappe difficilement à l’obligation d’un réseau dense, ou alors nécessite, comme jadis, des accords avec des confrères régionaux. Mory-Ducros revendiquait 85 agences et voudrait revenir à une cinquantaine.  Comment fera-t-il ? Qu’offrira-t-il à ses clients ? Avec quel plan de transport ? Quels circuits ? Heppner par exemple dispose de 70 agences en France et a une forte activité internationale (39%). Dachser-France compte  63 sites, Schenker une centaine, GLS  83 agences, TNT express 130 et DHL en a 38. Certains, comme UPS, combinent leurs agences et les relais-colis (Kiala). Fedex en reprenant Tatex a récupéré un réseau de 35 agences venant densifier son réseau initial.  Et ne parlons pas de Geodis ni du groupe postal. Métiers de réseau, la messagerie comme l’express trouvent un équilibre au prix d’une consolidation complexe entre agences, lignes, tournées, et éventuellement relations entre confrères. Espérons simplement que ces « repreneurs-ci » feront mieux que ce qu’ils n’ont déjà fait, et que ne l’ont fait ceux qui ont présidé à la disparition du Sernam et de Giraud. Des reprises – parfois onéreuses pour les pouvoirs publics – qui rarement permettent la survie durable des firmes reprises. »

Crash- le co-pilote l’A320 : en grave dépression depuis 2009

Crash- le co-pilote l’A320 : en  grave dépression depuis  2009

Le copilote de l’Airbus A320 de Germanwings, Andreas Lubitz, a souffert d’une grave dépression il y a six ans et était régulièrement suivi médicalement depuis, révèle vendredi le quotidien allemand Bild qui a eu accès à des documents officiels. Le copilote a traversé « un épisode dépressif lourd » en 2009 et avait suivi un traitement psychiatrique, affirme le journal qui a pu consulter des documents de l’autorité allemande de supervision du transport aérien (Luftfahrtbundesamt, LBA). Depuis, le jeune homme était sous traitement « médical particulier et régulier », poursuit le quotidien qui affirme que ces informations ont été transmises par la Lufthansa, maison-mère de Germanwings à la LBA. Le patron de la compagnie aérienne allemande, Carsten Spohr, avait indiqué jeudi qu’Andreas Lubitz avait interrompu sa formation de pilote entamée en 2008 « pendant un certain temps » sans fournir plus d’explications.  Il avait ensuite repris et achevé normalement sa formation, avant de commencer à piloter les Airbus A320 en 2013. Selon Bild, à l’époque où sa formation a été interrompue, il souffrait alors « de dépressions et de crises d’angoisse ». Un psychologue doit consulter ce vendredi les documents des autorités de supervision du transport aérien, affirme encore le quotidien allemand. Ils seront ensuite récupérés par les autorités judiciaires allemandes qui doivent les transmettre aux enquêteurs français, selon la même source.

Mory : une disparation programmée depuis longtemps

Mory : une disparation programmée depuis longtemps

 

Mory une entreprise qui compatit 7000 emplois il y a quelques années et dont près de 3000 ont été supprimés récemment et qui sans doute va disparaître. Un an après avoir licencié plus de la moitié de son personnel, la société Mory-Ducros fait face de nouveau à de graves difficultés. L’entreprise de transports, qui s’appelle aujourd’hui Mory Global, se déclare en faillite.  MoryGlobal va déposer une demande de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Bobigny. Quelque  2.800 emplois ont déjà été supprimés l’an dernier, il en reste 2.200. C’est la plus grosse faillite d’entreprise française depuis le début du quinquennat de François Hollande. La faute à qui ? A quoi ? à l’évolution des marchés, à des faillites de gestion et à une politique des transports. Mory subira le sort du Sernam dont les derniers éléments ont été contraints de se dissoudre  dans Géodis (le Sernam,  une entreprise qui a compté 10 000 salariés). En cause l’évolution du  mode de production des services transport, des gestionnaires qui ne connaissent pas grand chose au transport ( pour Mory des anciens fonctionnaires- comme au Sernam – puis des fonds d’investissement), des pouvoirs publics qui soignent des pathologies lourdes  avec un doliprane ou du sparadrap.

La messagerie française – elle n’est pas la seule – se porte donc mal. Depuis 2000, le nombre d’envois de la messagerie traditionnelle (non express) a chuté de 20 %, l’emploi de 25 %. Le cas de la société Mory-Ducros est révélateur. (Article de patrice Salini, économiste paru dans les échos il y a un an). « Les firmes du secteur flirtent toutes ou presque avec des marges minimes. Certaines sont dans le rouge. Et pourtant on a concentré, regroupé, fusionné ou fait disparaître nombre d’entreprises. Quelques grands groupes ont fait leurs courses (comme UPS, DB-Schenker, Kuehne + Nagel,  Dachser ou FEDEX, après TNT, jadis) ou simplement fait un aller-retour (comme la Poste Allemande-DHL).

Aujourd’hui, le paysage est marqué, on le sait, par la progression relative de l’express, dont le marché bénéficie du développement du e-commerce et de la parcellisation de la demande, même si le marché national, pour des raisons économiques, est assez mal orienté, tandis que l’express international demeure très porteur.

Cette situation doublement contrastée est structurante. Les leaders nationaux du « colis » et de la messagerie sont plutôt des expressistes (TNT, Chronopost/Geopost, UPS, DHL Express) ou des grandes firmes diversifiées à l’instar de Geodis qui combine trois réseaux (Calberson, France-Express et Ciblex), et une offre multi-métiers. Les grands leaders que sont Schenker-Joyau et Dachser, mais aussi Kuehne+Nagel offrent au sein de leur groupe – de taille internationale -, à côté de la messagerie parfois secondaire une palette de services allant de la logistique à l’organisation de transport international.

En Europe des groupes comme DSV, DB-Schenker, Dachser, Geodis, ont une activité de messagerie et une activité de transport de charges complètes, articulée souvent sur un fort secteur d’affrètement – que continue d’avoir DHL.

Aux Etats-Unis, le transport de groupages est désormais dominé par Fedex – expressite de cœur de métier – largement devant Conway et YRC, qui sont des messagers traditionnels, mais diversifiés, et UPS, lui aussi expressiste de cœur de métier et ouvert à l’organisation de transport et – aux USA – à la logistique.

Ce qui frappe en réalité, c’est que peu de firmes majeures sur le marché – y compris d’ailleurs dans le domaine de la messagerie sous température dirigée, à l’instar de Stef – échappent à une logique de diversification et d’offre plus globale. ConWay par exemple, messager US intégré disposant de plus de 9.000 tracteurs et employant plus de 19000 personnes dans la messagerie, a une activité de charge complètes (2.700 tracteurs, 3.600 personnes) et logistique (139 entrepôts, 5300 personnes). TNT et Geopost mêlent du postal et de l’express, comme GLS et sa maison mère, et les principaux grands messagers sont des groupes multimétiers.

Dans ce contexte l’histoire Mory-Ducros a un caractère singulier. Ducros est issu de la constitution d’une branche messagère en France par la Poste Allemande (DHL) à partir de Danzas, Ducros, Sernadis, Arcatime…, branche dont la firme s’est délestée – comme d’autres filiales messagères à travers le monde – non sans assainir son bilan (en gros 270 millions €). Mory est un des grands messagers historiques français, progressivement recentré sur sa seule activité majeure, au terme d’une histoire mouvementée. La firme, diversifiée, regroupait à la fin des années 1980, 9300 personnes et commençait à donner des signes de difficultés.

Au terme d’un long épisode (A. Mallard, Crédit Lyonnais, reprise par un pool financier et des dirigeants en 1999, etc.) Mory déposa son bilan, et constitua en octobre 2011 une proie de choix pour le nouvel actionnaire principal de Ducros (Caravelle-Arcole) qui a fusionné les deux messagers.

Les 3.000 salariés de l’un rejoignaient les 2700 de l’autre et connaissaient une nouvelle restructuration.  Avec l’illusion que deux réseaux messagers traditionnels en perte feraient un réseau rentable, et permettraient au marché de suivre la même voie.  Hélas aujourd’hui, deux ans plus tard, la situation était dramatique au point de justifier un nouveau dépôt de bilan, et l’émergence d’un plan de reprise de Mory-Ducros par son propriétaire – une novation – au prix d’une purge considérable, la firme ne devant garder que de l’ordre de 1900 personnes filiales comprises.  Un cataclysme social représentant autour de 8 à 9 % des effectifs du secteur de la messagerie  et de l’express (hors Poste).

L’impact sur le marché est incertain, et dépend des pertes de clientèles plus que des sous-traitances générées par l’abandon d’un grand nombre d’agences. Sous-traitance auprès des confrères dans les zones de faible densité de trafic, déploiement d’un affrètement plus massif, la recette est connue, mais ne change pas nécessairement l’équilibre du marché.
En outre le plan de reprise,  contesté par Jean Schmitt (PDG du groupe indépendant Heppner), laisse dubitatifs semble-t-il les autres messagers.

Quant à la viabilité de l’entreprise qui « sortirait » de ce plan de reprise, rien ne permet à ce stade d’en juger. Nous n’avons aucune idée du réseau restant, et encore moins du portefeuille de clients qu’il permet de desservir. Pas plus des sources de revenu espérées venant assurer la rentabilité du nouvel ensemble. Un réseau de messagerie offrant un service national échappe difficilement à l’obligation d’un réseau dense, ou alors nécessite, comme jadis, des accords avec des confrères régionaux.

Mory-Ducros revendiquait 85 agences et voudrait revenir à une cinquantaine.  Comment fera-t-il ? Qu’offrira-t-il à ses clients ? Avec quel plan de transport ? Quels circuits ? Heppner par exemple dispose de 70 agences en France et a une forte activité internationale (39%). Dachser-France compte  63 sites, Schenker une centaine, GLS  83 agences, TNT express 130 et DHL en a 38. Certains, comme UPS, combinent leurs agences et les relais-colis (Kiala). Fedex en reprenant Tatex a récupéré un réseau de 35 agences venant densifier son réseau initial.  Et ne parlons pas de Geodis ni du groupe postal.

Métiers de réseau, la messagerie comme l’express trouvent un équilibre au prix d’une consolidation complexe entre agences, lignes, tournées, et éventuellement relations entre confrères. Espérons simplement que ces « repreneurs-ci » feront mieux que ce qu’ils n’ont déjà fait, et que ne l’ont fait ceux qui ont présidé à la disparition du Sernam et de Giraud. Des reprises – parfois onéreuses pour les pouvoirs publics – qui rarement permettent la survie durable des firmes reprises. »

2014 : l’année la plus chaude depuis 1880

2014 : l’année la plus chaude depuis 1880

Que ce soit à la surface de la terre ou des océans, en Afrique ou en Alaska, les températures relevées l’an dernier sur le globe n’ont jamais été aussi élevées, a indiqué ce vendredi  l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA). En 2014, la température moyenne globale était en hausse de 0,69°C par rapport à la moyenne du XXe siècle. Les derniers records dataient de 2005 et 2010 avec + 0,04 degré. Ce coup de chaud a été particulièrement ressenti sur la zone équatoriale de l’océan Pacifique où la température moyenne globale à la surface des terres s’est située  1°C au-dessus de la moyenne du XXe siècle. C’est la quatrième plus élevée depuis 1880, année des premières mesures et des premiers relevés.  L’impact des gaz à effet de serre dans ce réchauffement climatique est par ailleurs avéré  puisque la température moyenne de la basse stratosphère, c’est à dire entre 15 et 20 km d’altitude, a baissé, alors que celles dans la troposphère, ce sont les couches plus basses de l’atmosphère, ont augmenté, explique la NOAA dans son étude. En avril dernier, le Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec) sonnait une nouvelle fois l’alarme. Si rien n’est fait rapidement pour limiter la pollution de l’atmosphère, la hausse de la température sur le globe sera de 3,7 à 4,8°C à l’horizon 2100. Or, selon eux, au-delà de deux degrés, le changement climatique pourrait avoir des conséquences désastreuses, voire cataclysmiques.

Salaires : première baisse depuis 1996

Salaires : première baisse depuis 1996

 

Après une augmentation de 0,5% en 2010 et de 0,2% l’année suivante, le salaire net moyen a diminué de 0,4% en 2012 en euros constants (c’est-à-dire en tenant compte de l’inflation). Une première depuis 1996. Cette perte de pouvoir d’achat s’explique par le fait qu’entre 2011 et 2012, le salaire net a augmenté de 1,6% – moins que l’année précédente (+2,3%) -, alors que l’inflation est restée à peu près au même niveau (à 2%), indique l’Insee.  Mais le salaire net médian, – qui est plus représentatif de la situation des salaires en France car il partage les salariés en deux groupes d’effectifs égaux, 50% gagnant plus et 50% gagnant moins -, est beaucoup moins élevé. Il atteignait 1730 euros par mois en 2012, soit une baisse de 0,6% en euros constants.  D’après les calculs de l’Insee, les 10% des salariés les moins rémunérés en France ont perçu un salaire net mensuel inférieur à 1184 euros en 2012. A l’opposé, le salaire net des 10% de salariés les mieux rémunérés était supérieur à 3455 euros, précise l’institut. Parmi eux, les 1% des mieux payés ont perçu un salaire net supérieur à… 7914 euros mensuel. En 2012, toutes les catégories socioprofessionnelles ont perdu du pouvoir d’achat, mais ce sont les professions intermédiaires qui ont le plus perdu (-1,1%) et les cadres (-0,8%). Le secteur de la construction, toutes catégories socioprofessionnelles confondues, a vu le salaire net moyen en euros constants diminuer de 0,8%. Le tertiaire a lui accusé une baisse de 0,5%. Au contraire, le salaire net moyen a progressé dans l’industrie avec une hausse de 0,2%.

Crise immobilière : des prix qui ont trop flambé depuis 15 ans

Crise immobilière : des prix qui ont trop flambé depuis 15 ans

 

 

Inutile de chercher ailleurs la crise de l’immobilier, elle  tient à la hausse des prix au cours de ces 15 dernières années, des prix qui ont flambé. Du coup se pose un problème général de solvabilité pour les accédants et en particulier pour les jeunes primo accédants. Dans le même temps les banques ont resserré les conditions du crédit pour éviter d’accumuler des actifs douteux. Pour un  prix moyen de 230 000 euros , il faut une garantie de rémunération mensuelle « assurée »  de l’ordre de 4500 euros, garantie que bien peu peuvent présenter Le prix de l’achat moyen (mais il y a beaucoup de dispersion autour cette moyenne) est en effet passé à 230 000 euros . Dans la capitale, avec un budget constant corrigé de l’inflation de 230.000 euros, un acheteur peut aujourd’hui s’offrir un 27 m2, contre 57 m2 quinze ans plus tôt. À Nice, on est passé avec la même somme de 111 m2 en 1999 à 59 m2 cette année. Même glissade spectaculaire à Lyon, où ceux qui se payaient un 137 m2 en 1999 doivent se contenter maintenant d’un 70 m2.  Au cours des quinze dernières années, le smic n’a progressé que de 53 % quand, selon la Fnaim, les tarifs de la pierre se sont envolés à Paris (+ 165 %), à Lyon (+ 151 %) et à Nice (+ 142 %). Comment expliquer un tel phénomène?  « Ce phénomène de France immobilière à deux vitesses existe aussi entre les centres-villes et la périphérie» Jean-François Buet, président de la Fnaim. «Cette hausse des prix a été rendue supportable à cause de deux particularités: les taux des crédits immobiliers ont fortement reculé depuis quinze ans, passant dans la période de 6,40 % à 2,85 % aujourd’hui. Et la durée des crédits immobiliers a été allongée pour s’établir aujourd’hui à 17,5 ans», explique Jean-François Buet, président de la Fnaim. Reste que l’envolée des prix de la pierre ne concerne pas toute la France mais seulement les très grandes agglomérations. Pour l’immobilier comme pour les autres domaines, les écarts se creusent entre les grandes agglomérations et le reste du pays. Sans parler des territoires ruraux (où la les prix s’écroulent).  la comparaison avec les villes moyennes est édifiante. Avec 230.000 euros, à Mulhouse, l’acheteur peut quasiment se payer la même surface aujourd’hui (152 m2) qu’il y a quinze ans (157 m2). À Nevers, la surface achetable a un peu plus régressé. Mais la chute n’est pas sensible (206 m2 en 2014, contre 223 m2 en 1999). En fait, entre les grandes agglomérations et les villes moyennes, l’écart s’est creusé depuis la crise économique déclenchée fin 2008. À Paris comme à Nice et à Lyon, la surface achetable avec 230.000 euros a continué à reculer depuis, même s’il ne s’agit plus d’une chute spectaculaire. Autrement dit, le prix de la pierre a encore légèrement progressé. En revanche, dans les villes moyennes, la surface achetable pour ce budget corrigé de l’inflation s’est remise à progresser depuis cinq ans. À Nevers, elle est passée de 159 m2 à 206 m2. À Mulhouse de 128 m2 à 152 m2.

 

Croissance Chine : la plus faible depuis 24 ans

Croissance Chine : la plus faible depuis 24 ans

 

La demande mondiale se tassant, les exportations sont moins dynamiques ;  surtout la progression des importations se  tasse sérieusement. La hausse des importations et des exportations chinoises ralentit La croissance des exportations et des importations de la Chine a ralenti au mois d’octobre, selon les données publiées samedi, nouveau signe de fragilité de la deuxième puissance économique mondiale. Les exportations ont augmenté de 11,6% le mois dernier sur un an, alors que leur hausse avait été de 15,3% en septembre, a annoncé l’Administration générale des douanes. Le chiffre est toutefois légèrement au-dessus des attentes du marché. Les importations ont pour leur part augmenté de 4,6% en octobre, alors qu’elles avaient crû de 7% en septembre. Elles sont en outre plus faibles que prévu. Au total, la Chine a dégagé un excédent commercial de 45,4 milliards de dollars en octobre, qui reste à des niveaux élevés. Les analystes de marché attendaient une hausse de 10,6% des exportations, un gain de 5,5% des importations et un surplus commercial de 42 milliards de dollars. La croissance du produit intérieur brut (PIB) chinois a ralenti à 7,3% au troisième trimestre, la plus faible depuis le pic de la crise financière mondiale, le ralentissement du secteur immobilier pesant sur la demande intérieure. Selon une enquête Reuters publiée le mois dernier, l’économie chinoise pourrait progresser de 7,3% en rythme annuel au quatrième trimestre, soit un rythme de 7,4% sur l’année, l’augmentation la plus faible depuis 24 ans.

 

Prix du pétrole : au plus bas depuis 2010

Prix du pétrole : au plus bas  depuis 2010

La baisse des cours découle directement de la situation mondiale notamment des mauvais résultats économiques de la Chine et de l’Europe. La demande diminuant, les prix régressent d’autant que la production de pétrole, elle, ne diminue pas.il n’ya actuellement aucune raison pour que ces cours remontent car la crise mondiale est peut -être encore plus profonde qu’on ne le dit. Les cours du Brent de mer du Nord se maintiennent vendredi sous le seuil de 90 dollars le baril, après avoir touché leur plus bas niveau depuis 2010, tandis que l’Arabie saoudite a annoncé avoir augmenté sa production en septembre, relançant les spéculations sur une guerre des prix de l’OPEP. La forte hausse de la production de pétrole en Amérique du Nord et une croissance économique mondiale morose pourraient inciter les pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à réduire leur production lors de leur réunion prévue le 27 novembre, dans le but de juguler la chute de 25% des prix de l’or noir depuis juin. Mais l’annonce par l’Arabie saoudite d’une hausse de 100.000 barils par jour de sa production en septembre soulève des interrogations sur la volonté du premier exportateur mondial d’agir unilatéralement. « C’est la panique. La panique et la capitulation. Nous sommes en terrain inconnu », estime Carsten Fritsch, analyste matières premières chez Commerzbank. « La déroute va continuer jusqu’à ce que l’OPEP dise: ‘ça suffit’. » Le baril de Brent livraison novembre cédait encore 78 cents à 89,27 dollars à 12h15 GMT. Le contrat est auparavant tombé à 88,11 dollars, son plus bas niveau depuis décembre 2010. Le brut léger américain chutait de 1,11 dollar à 84,67 dollars le baril. Le West Texas Intermediate ou WTI, a touché un plus bas du jour à 83,59 dollars, son plus bas niveau depuis juillet 2012. Dans son rapport mensuel, l’OPEP a également fait état d’une hausse de la production de l’Irak et la Libye, malgré les violences secouant ces deux pays membres de l’organisation. Au total, la production de l’OPEP a augmenté de 400.000 bpj en septembre, à 30,47 millions bpj.

Pouvoir d’achat: une baisse de 1500 euros depuis 2009 par an

Pouvoir d’achat: une baisse de 1500 euros depuis 2009 par an

 

4% de baisse de pouvoir d’achat en 5 ans, de quoi expliquer grandement la croissance indigente de la France. La consommation progresse en effet très  peu et c’est le moteur essentiel de la croissance puisque les exportations sont à la peine (la balance commerciale est toujours dramatiquement dans le rouge, autour de 60 milliards en 2014) et que les investissements ne reprennent pas. Certes la relance de la consommation n’est pas  suffisante, elle doit être accompagnée par des efforts de compétitivité et la reprise des investissements mais elle est quand même incontournable. Le magazine 60 millions de consommateurs a révélé que si l’on compare à 2009, les Français ont perdu 1500 euros de pouvoir d’achat leur budget annuel, soit une baisse de 4% en 5 ans. Cela revient à 125 euros par mois. Deux postes de dépenses ont flambé depuis le début de la crise : le logement (prix des loyers et chauffage) et la voiture (en particulier l’essence). Ce sont ces deux factures qui font mal aux Français. Concernant l’alimentation, chaque foyer jetterait entre 500 et 1000 euros de nourritures non consommées chaque année. Quant à la cigarette, rappelons qu’un paquet par jour correspond à 200 euros par mois.

 

Thévenoud ne payait pas non plus son loyer depuis 3 ans ! Et alors ?

Thévenoud  ne payait pas non plus son loyer depuis 3 ans ! Et alors ?

 

C’est évidemment de l’acharnement médiatique contre ce pauvre Thévenoud qui ne payait pas ses impôts depuis 3 ans mais qui ne payait pas non plus sn loyer depuis la même date. Est-ce une raison pour le mettre au banc de de la société des élus en l’accablant  ainsi , dautant qu’il a été le pourfendeuer de la fraude fiscale, le procureur de la rigueur, l’accsateur  de cahuzac? De toute manière sur le banc des députés il y restera, même sas étiquette PS. Ce sera toujours une voix de plus pour un gouvernement à la recherche de sa majorité. Finalemenet une combine qui arrange le PS et Thévenoud qui ne veut pas se retrouver sans boulot. Enfin presque puisqu’il avait auusi créé une société qu’il avait auusi oublié de déclarer dans sa déclaration d’intérêt. Il dit qu’il manifeste une phobie à légard des papiers, on se demande ce qu’i fait à l’assemblée qui ne produit que de la paperasse ! Après ses problèmes fiscaux et l’annonce de son départ du Parti socialiste, les révélations sur l’ancien ministre Thomas Thévenoud se multiplient donc. Selon Le Canard Enchaîné, il reconnaît ne pas avoir payé ses loyers pendant trois ans. Le propriétaire l’a d’ailleurs dénoncé auprès du ministère de l’Intérieur la semaine dernière. Rappelons que Thomas Thévenoud occupait un appartement dans le Vème arrondissement de Paris. Le propriétaire des lieux l’avait déjà menacé d’expulsion. L’ex-ministre s’est justifié en déclarant qu’il souffrait d’une « phobie administrative ».

 

Macron n’est plus au PS depuis 5 ans

Macron n’est plus au PS depuis 5 ans

 

Cela fait 5 ans que Macron, nouveau ministre de l’économie,  n’est plus au PS, ce qui n’est pas une raison pour être exclu de l’oligarchie socialiste des énarques. Peut-être est-il  même compétent, ce qui là serait un motif sérieux d’éviction ! De toute manière le gouvernement est essentiellement composé de hauts fonctionnaires (13 sur 18 ministres)  et d’apparatchiks) et l’appartenance à un parti dit socialiste a peu d’importance dans le cadre d’une politique social-libérale confuse et contradictoire.  N’en déplaise donc à tous ceux qui, à gauche, lui tapent dessus depuis sa nomination comme ministre de l’Economie, Emmanuel Macron est bien socialiste. Le responsable des fédérations au PS, Alain Fontanel, l’a confirmé vendredi.   »Il a adhéré en 2006″. « Emmanuel Macron est dans les fichiers du PS. Il a adhéré en 2006, à la fédération de Paris. Il a été membre actif jusqu’en 2009″, a-t-il déclaré. Toutefois, l’ancien banquier n’est plus à jour de cotisation depuis cinq ans. Alain Fontanel a également ajouté qu’avant de prendre sa carte, l’actuel ministre de l’Economie avait été « en contacts étroits avec des élus et des militants de la fédération du Pas-de-Calais ». Et il a aussi « collaboré à la Fondation Jean Jaurès, à partir de 2006″. Ou comment décerner un brevet de socialiste à un homme critiqué sur sa gauche.

 

Zone euro: le chômage au plus bas depuis 2012, sauf en France

Zone euro: le chômage au plus bas depuis 2012, sauf en France

Ça va un peu mieux sur le front du chômage en zone euro (sauf en France où ça continue de progresser). La zone euro relève la tête sur le front de l’emploi. La baisse du chômage s’est poursuivie. Elle a atteint 11,5% en juin, selon plus bas niveau depuis septembre 2012, selon les chiffres d’Eurostat publiés ce jeudi 31 juillet. Il y a tout juste un an, le taux de chômage s’élevait encore à 12% dans la zone euro. En mai dernier, il était à 11,6%, tout comme en avril. En juin, la zone euro comptait 18,41 millions de personnes sans emploi, soit 152.000 de moins que le mois précédent et 783.000 qu’il y a exactement un an. Mais ces chiffres masquent d’importantes disparités. Les taux de chômage les plus faibles ont ainsi été enregistrés en Autriche (5,0%), en Allemagne (5,1%) ainsi qu’à Malte (5,6%). A l’inverse, les taux les plus élevés ont été enregistrés en Grèce (27,3% en avril, date des dernières données disponibles) et en Espagne (24,5%). En France, il atteint 10,2%. Dans l’ensemble de l’Union européenne, le chômage touchait 25 millions d’hommes et de femmes en juin, soit un taux de 10,2% contre 10,3% le mois précédent. En un mois, le nombre de chômeurs a diminué de 198.000. Il a baissé de 1,537 million en un an.

 

La France en déclin depuis 40 ans

La France en déclin depuis 40 ans

 

Depuis 1975 la France décroche. Et si la croissance du PIB s’avère décevante sur cette même période, c’est avant tout la richesse par habitant qui inquiète, et qui est ici justement pointée.  Démographie, taux de participation au travail et productivité sont ainsi les trois facteurs qui sont à l’origine du décrochage de la France. Au-delà de l’impact démographique, reste à se poser la question des causes. Si la productivité horaire du pays reste favorable, seul un facteur peut être réellement mis en avant : les français travaillent moins que les autres. Et l’hypothèse d’une France qui souhaite vivre la « dolce vita » ne tient plus. Cette faiblesse a des causes identifiables.  En premier lieu il est facilement observable que le nombre d’heures travaillées a considérablement baissé en France depuis le début des années 70. Même si les données fournies par les différents organismes de statistiques sont parfois discordantes, le phénomène de chute est commun: Plusieurs gouvernements avaient pu faire état du choix fait par la population de travailler moins et de « profiter de la vie », mais les récentes données offertes par la réforme de la « défiscalisation des heures supplémentaires » tendent à prouver le contraire. En effet, par cette réforme, le nombre d’heures travaillées avait considérablement augmenté, comme le rappelle l’OFCE « en 2011, cette mesure aurait favorisé une hausse de près de 80 millions d’heures supplémentaires, soit un supplément de 11 %. ». Une fiscalité plus favorable aux entreprises et aux salariés serait ainsi à même d’inciter à travailler plus. Une configuration qui peut rappeler les travaux du prix Nobel d’économie William Prescott qui établissait un lien de causalité entre forte imposition et baisse du nombre d’heures travaillées (en l’espèce, l’impôt considéré était l’IR (“Why do Americans work so much more than Europeans ?” Federal Reserve Bank of Minneapolis)). La piste à privilégier ici reste bien une baisse de la fiscalité sur le travail et sur le revenu. Le « travailler plus pour gagner plus » ne serait pas un « mythe », mais un réel souhait de la part de la population. En second lieu, l’âge de la retraite. La France se caractérisée par un âge effectif de départ à la retraite parmi les plus faible de tous les pays de l’OCDE : 59 ans (derrière la Belgique et le Luxembourg). En 1975, l’âge de départ effectif était à 65 ans. En comparaison, aux Etats Unis, cet âge de départ est encore à 65 ans aujourd’hui contre 67 ans en 1975. La moyenne des pays de l’OCDE se situe quant à elle à 64 ans, soit une « perte » de 5 années de travail pour la population française. Les différentes réformes mises en place depuis 2010 ont notamment eu pour objectif de renverser la tendance en cours. Travailler plus d’heures chaque année en baissant les impôts, et pour une période plus longue en réformant les retraites, seraient ainsi les défis posés à l’économie Française. Reste un constat : Comment agir de la sorte avec un taux de chômage record en France ? Alors qu’il n’y a déjà pas assez de travail pour tous ? Pour résoudre ce problème fondamental de l’économie française, une seule solution : réviser les statuts de la BCE, et permettre au pays de retrouver les taux de croissance qui lui sont nécessaires pour parvenir au plein emploi. Croissance, plein emploi, baisse de la fiscalité, recul de l’âge de départ à la retraite, sont les bases du « retour » économique de la France. 

 

La France en vacances depuis un mois !

La France en vacances depuis un mois !

La France est à moitié en vacances depuis un mois, la plupart auront pu prendre 13 jours de congé. De quoi tuer l’économie d’un pays. Inutile d’attendre de bons résultats de croissance en mai avec cette succession de ponts. Le travail, malheureusement un sujet quasi tabou dans le pays d’autant que d’après un sondage 56% des français ne l’aime pas ! Evidemment une problématique qui ne peut être évoquée par nos politiques trop discrédités pour évoquer ces facteurs explicatifs de la crise française. Les ponts font le bonheur des salariés, mais moins de leurs patrons. Avec trois jours fériés qui tombent un jeudi, le mois de mai 2014 a permis à de nombreux salariés de prendre quatre jours de break, en ne posant qu’une seule journée. Ils ont aussi pu profiter du lundi de Pâques, le 21 avril, et seront encore au repos le 9 juin, pour la Pentecôte. Des hasards de calendriers qui ne réjouissent pas les entreprises, qui s’en trouvent désorganisées: «La concentration de ces 5 jours fériés sur 8 semaines, combinée à l’obligation pour les salariés de solder leurs congés 2013 avant le 31 mai pose problème. Car les entreprises sont obligées de fonctionner à effectifs réduits, voir à 50 % les vendredis de pont», constate ainsi Jean-Christophe Sciberras, président de l’Association nationale des DRH. Certaines ont même été contraintes de fermer boutique les vendredis de pont, car elles ne pouvaient pas tourner en sous-effectif. Autre souci que posent les ponts: la productivité des salariés présents ces jours serait plus faible que d’habitude, selon Jean-Christophe Sciberras. «Travailler un vendredi où la moitié de l’entreprise fait le pont, c’est comme le faire un 8 août. La pression est moindre, les interlocuteurs sont plus difficilement joignables. Alors on en profite pour arriver plus tard et partir plus tôt. Il ne faut pas oublier que le travail est collectif dans une entreprise», souligne-t-il. Pour limiter l’impact négatif de cette période sur le reste de l’année, les entreprises ont donc essayé d’anticiper en donnant un coup de collier avant les ponts de mai, ou en prévoyant de se rattraper sur le mois de juin. «Mais cela peut engendrer des heures supplémentaires dont le coût n’est pas négligeable pour les entreprises», note Jean-Christophe Sciberras. Au final, la concentration de jours fériés en mai entraînerait donc une perte de chiffre d’affaires de 2 à 10 % selon les entreprises, en comparaison aux autres mois de l’année. «Certaines d’entre elles perdent des marchés, car leurs clients vont voir ailleurs. Ça tombe d’autant plus mal en période de crise», indique Geneviève Roy, vice-présidente de l’organisation patronale CGPME.

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