Archive pour le Tag 'dépôts'

EDF-RTE : jeu d’écriture avec la Caisse des Dépôts

EDF-RTE : jeu d’écriture avec  la Caisse des Dépôts

Pour alléger l’endettement d’EDF l’État consent à opérer un jeu d’écriture qui consiste à vendre la moitié de filiale RTE (réseau de transport d’électricité) à la Caisse des Dépôts (CDC), avec laquelle il était en négociations exclusives. Une sorte de jeu d’écriture à l’intérieur des structures étatiques puisque la caisse de dépôt dépend de l’Etat. De toute manière légalement RTE ne pouvait être vendue qu’à un acteur public. Pas sûr cependant que cette  opération soit suffisante à la fois pour désendetter EDF et pour lui permettre de faire face à ses énormes investissements. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle enfin faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra jamais faire face seule à ces défis mêmes avec une augmentation régulière du prix de ‘l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Dans l’opération de vente de la moitié de RTE à la caisse de dépôt EDF pourra récupérer seulement 4 milliards d’euros Les montants évoqués pour: la valorisation totale de RTE avait a été fixée à 8,45 milliards d’euros, soit 1,5 milliard de plus que les premières propositions au début des négociations. Une très légère variation a cependant été enregistrée puisque dans l’intervalle, le tarif d’utilisation des réseaux – le Turp 5, qui fixe les conditions de rémunération des réseaux de transport et de distribution pour la période 2017-2021 – a été fixé. A l’arrivée, dans le cadre de la cession de 49,9% de RTE, EDF va percevoir un peu plus de 4 milliards d’euros. L’ouverture du capital de RTE entre dans le cadre du programme de cessions prévu par EDF – 10 milliards d’euros à l’horizon de 2020 – dédié à la réduction de son endettement et au financement de plusieurs lourds investissements. L’électricien doit racheter Areva NP, le pôle réacteurs et services d’Areva dans le cadre de la restructuration de la filière nucléaire française. Il mène également un programme de modernisation de ses centrales nucléaires – «le grand carénage» – et prévoit enfin de construire deux réacteurs de nouvelle génération EPR en Grande-Bretagne.

Bientôt des taux négatifs sur les dépôts en banque ?

Bientôt des taux négatifs sur les dépôts  en banque ?

 

D’après les Echos des banques prépareraient discrètement à appliquer des taux négatifs sur les dépôts des clients. Cela sous le prétexte que l’inflation est inexistante, que l’argent des dépôts qu’elles  gèrent  leur coute donc de l’argent et quelle entendent  se rémunérer ( en plus des frais de banques) en appliquant un taux négatif. En clair, on place de l’argent sur un compte courant et la banque retire 1 ou 2%.  Pour l’instant les banques affirment que cela ne viserait que les déposants institutionnelles ( les gros organismes) mais connaissant la créativité des banques en matière de frais  bancaires, la mesure pourraiat s’appliquer aussi aux particuliers. Des banques qui pourtant jouent déjà avec les dépôts d’une part pour renforcer leur fonds propose mais  pour spéculer puisque malheureusement la fonction de crédit se réduit de plus en plus ( les grandes entreprises empruntent directement sur les marchés financiers et on prête de moins en moins aux petites et moyennes entreprise, comme aux particuliers°. Ce qui paraissait impensable hier ne l’est donc plus tout à fait dans l’environnement financier d’aujourd’hui. Cette évolution est en fait la conséquence, somme toute logique, d’une mesure choc prise en juin par la Banque centrale européenne. La BCE a été la première des grandes institutions monétaires à faire descendre ses propres taux de dépôts en dessous de zéro (ils sont fixés à – 0,2 % depuis septembre). Son idée est simple : dans une économie paralysée par le manque de confiance, il faut tout faire pour empêcher les agents économiques (banques, PME, ménages) de thésauriser leurs liquidités, tout faire pour les empêcher de garnir leurs bas de laine, tout faire pour les inciter à prendre plus de risques, pour relancer les crédits et dynamiser ainsi l’activité. . C’est surtout la clientèle institutionnelle, c’est-à-dire les sociétés dotées de très gros comptes, en particulier les organismes de placement collectif, qui en font les frais. D’autres établissements avaient d’ailleurs précédé les banques françaises, en Suisse ou en Allemagne. Et puis il existe de puissantes cordes de rappel pour limiter cette forme de « taxe sur la monnaie », aussi bien commerciales que réglementaires. Hors de question, a priori, de viser les particuliers mais tout dépendra aussi de l’ampleur de la déflation. . Dans un paysage bancaire soumis à une rude concurrence, ce serait sans doute suicidaire. Ou cela voudrait dire, alors, que l’on est entré dans un tout autre monde financier, encore plus déflationniste, imprévisible et déraisonnable.

Epargne Livret A : nouvelle baisse des dépôts

Epargne Livret A : nouvelle baisse des dépôts

 

Le livret A s’écroule depuis plusieurs mois ; En cause d’abord la crise qui réduit l’épargne, ensuite d’un taux qui ne rapporte pratiquement rien : 1% pour une inflation officielle de 0.3% mais qui dans la réalité est bien supérieure. Enfin les nombreuses dépenses contraintes à régler en octobre (rentrée scolaire, impôts, énergie etc. °).  Les Français ont moins épargné que dépensé pour le sixième mois consécutif. En octobre, la différence entre les retraits et les dépôts sur le livret A s’est élevé à – 2,93 milliards d’euros, selon des données publiées vendredi par la Caisse des dépôts. Sur les dix premiers mois de l’année, c’est 4,59 milliards d’euros qui ont été retirés sur ce produit d’épargne parmi les préférés des Français. Cela fait plusieurs mois qu’il est à la peine, à cause notamment d’un taux de rémunération historiquement bas, à 1% depuis le 1er août en raison de la faiblesse de l’inflation. En septembre, déjà, le montant des retraits avait surpassé celui des dépôts de 2,37 milliards d’euros. Les mois de septembre, octobre et novembre sont traditionnellement souvent difficiles pour ce livret, les épargnants sollicitant leurs économies pour faire face aux dépenses de rentrée scolaire et au paiement des impôts. L’an dernier à la même période, le livret A enregistrait également une collecte négative de -1,44 milliard d’euros.  Le Livret de développement durable, dont le taux est également fixé à 1%, n’a pas échappé à la désaffection des épargnants en octobre et les retraits ont été supérieurs aux dépôts, à hauteur de 880 millions d’euros. Sa collecte depuis le début de l’année passe dans le rouge ce mois-ci, à -10 millions d’euros. La Caisse a toutefois nuancé la décollecte de ces produits d’épargne en précisant dans son communiqué que « les encours du Livret A et du LDD ont connu ces dernières années une augmentation exceptionnelle, avec une collecte cumulée en 2012 et 2013 de 67 milliards d’euros, notamment liée au relèvement des plafonds. » L’institution précise que les 4,6 milliards de décollecte enregistrés cette année ne représentent que 7% des sommes engrangées ces deux dernières années. Au total, 362,6 milliards d’euros étaient déposés fin octobre sur les deux produits de placement dont les encours permettent notamment de financer le logement social en France. 

 

Livret A: baisse des dépôts

Livret A: baisse des dépôts

 

 

Les dépôts sur le livret A baissent en raison de la crise évidemment, de la hausse des impôts mais aussi de la très faible rémunération. Les retraits sur le Livret A ont été supérieurs aux sommes déposées en février, le produit d’épargne affichant une décollecte nette de 210 millions d’euros selon des chiffres publiés vendredi par la Caisse des dépôts.  L’an dernier sur la même période, le livret avait attiré davantage d’épargne que de retraits avec une collecte nette de 1,51 milliard d’euros.  Le Livret de développement durable (LDD) a été plus attrayant le mois dernier affichant une collecte nette de 70 millions d’euros.  A fin février, les sommes déposées sur les deux produits de placement atteignaient 369,3 milliards d’euros, indique la Caisse des Dépôts.  L’année 2014 avait bien commencé pour les deux produits avec une collecte nette cumulée de 2,19 milliards d’euros, leur meilleur niveau depuis avril 2013.  Le Livret A, considéré comme le placement préféré des Français, avait notamment bénéficié de l’annonce du gouvernement fin 2013 de son intention de ne pas baisser son taux de rémunération, actuellement à 1,25%.

 

Chypre : Taxe réduite pour les petits dépôts

Chypre : Taxe réduite pour les petits  dépôts

 

Les ministres des Finances de la zone euro se sont dits lundi soir favorables à ce que les autorités chypriotes abaissent la taxe sur les dépôts bancaires pour les petits déposants, à condition que la taxe rapporte près de 6 milliards d’euros comme prévu. La zone euro ne veut plus taxer les déposants à Chypre ayant moins de 100.000 euros sur leur compte, mais la décision finale reviendra aux autorités chypriotes, ont indiqué lundi soir des sources proches des discussions.  « La zone euro est bien en faveur de zéro taxe pour les petits déposants », a indiqué une source à l’issue d’une réunion téléphonique des ministres des Finances de l’Union monétaire.  « Les autorités chypriotes vont introduire plus de progressivité en ce qui concerne la taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires par rapport à ce qui a été décidé le 16 mars, à condition que (…) cela ne modifie pas le montant total de l’aide financière (des Européens et du FMI) », a indiqué l’Eurogroupe dans un communiqué, après une conférence téléphonique.

Chypre : une taxe sur les dépôts bancaires

Chypre : une taxe sur les dépôts bancaires

 

 

On comprend que Bruxelles ait voulu mettre à contribution les chypriotes pour le plan de sauvetage de l’Ile. Toutefois, cette mesure brutale n’est pas nécessairement très juste dans la mesure où elle ne va pas peser de la même manière sur le patrimoine. Un mesure en forme de coup de serpe qui témoigne du caractère punitif que l’Europe veut infliger à Chypre et qui pourrait conduire dans d’autres pays aussi endettés à des retraits de précaution. Le sauvetage de Chypre est sur les rails. À l’issue d’une réunion extraordinaire des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles, l’Eurogroup et le FMI ont trouvé tôt samedi matin un accord sur un plan d’aide de 10 milliards d’euros pour l’île, dont les besoins financiers sont estimés à 17 milliards d’euros, soit l’équivalent de son PIB. Pour réduire leur participation et ainsi éviter que la dette du pays ne s’envole à plus de 140% du PIB, les bailleurs de fonds ont en effet exigé de Nicosie un compromis inédit: instaurer une taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires.  Cette taxe sera de 6,75% sur les dépôts bancaires en-deçà de 100.000 euros et de 9,9% au-delà de ce seuil. Une retenue à la source sur les intérêts de ces dépôts sera également instaurée. Ces prélèvements devraient rapporter au total 5,8 milliards d’euros, selon le chef de file de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. À ces taxes, s’ajoutent des privatisations et une hausse de l’impôt sur les sociétés qui passera de 10 à 12,5%. Enfin, Nicosie devrait également se tourner vers la Russie, dont la contribution devrait toutefois être limitée. «Le pays est prêt à prolonger le remboursement d’un prêt» de 2,5 milliards d’euros venant à échéance en 2016 «et à réduire les taux d’intérêt, mais il n’entend pas aller au-delà», a prévenu le commissaire européen en charge des Affaires économiques, Olli Rehn. Le ministre chypriote des Finances, Michalis Sarris, se rendra à Moscou dès lundi pour engager des discussions sur ce volet de l’aide internationale.  Chypre avait demandé en juin une aide financière pour notamment renflouer ses deux principales banques, plombées par la crise grecque. L’île devient ainsi le cinquième pays de la zone euro à bénéficier d’un programme d’aide internationale. Le montant de l’aide est toutefois inférieur aux centaines de milliards déboursées pour la Grèce et aux dizaines de milliards versées au Portugal, à l’Irlande et au secteur bancaire espagnol. Au terme du processus d’approbation par chaque État membre de l’euro, un accord définitif sur le sauvetage de Chypre devrait être entériné dans la seconde moitié du mois d’avril.  Au final, tous les épargnants seront touchés par les nouvelles taxes imposées par Nicosie, qu’ils soient chypriotes ou étrangers, en particulier russes. Un scenario qui pourrait faire craindre une ruée sur les guichets, avertissent certains analystes. «On ne pénalise pas Chypre», a insisté Jeroen Dijsselbloem. «C’est ce paquet qui permettra une restructuration du secteur bancaire et rendra la dette durable.» Un argument repris par Christine Lagarde, la directrice générale du FMI. «La solution présentée est durable, pérenne et dans l’intérêt de l’économie chypriote», a-t-elle rénchéri, alors que l’institution devrait participer au plan d’aide. Le montant de cette participation n’a pas été précisé, mais il pourrait atteindre 1 à 3 milliards d’euros, estime Michala Marcussen, économiste chez Société Générale CIB.  Enfin, le ministre chypriote Michalis Sarris a indiqué que les taxes sur le capital et les intérêts des dépôts seront entièrement compensées par la distribution d’actions. Selon lui, ces mesures ont surtout permis d’éviter «des coupes dans les salaires et les pensions». Il a toutefois reconnu que «les temps vont être durs et les ceintures vont devoir être serrées




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