Archive pour le Tag 'dépenser'

Révision des règles budgétaires européennes : pour dépenser davantage ?

Révision des règles budgétaires européennes : pour dépenser davantage ?

Le moins que l’on puisse dire c’est que les Etats ne sont pas très clairs vis-à-vis de leurs demandes de révision des règles budgétaires qui aujourd’hui cadenassent le déficit budgétaire et le niveau de la dette. Du coup,  on semble vouloir définir de nouveaux critères qui pourraient déboucher sur des gestions plus laxistes. Il y a déjà la distinction entre déficit conjoncturel et déficit culturel. Deux notions déjà bien difficiles et  complexes à identifier. Pour faire simple le bon déficit correspondant à de bonnes dépenses et le mauvais déficit des mauvaises dépenses !

Les ministres des Finances de l’Union européenne (UE) réunis à Helsinki se sont montrés en tout cas  favorables à une simplification des règles budgétaires européennes pour les rendre plus lisibles et plus prévisibles, mais il reste du travail à effectuer avant qu’un accord soit conclu pour les changer, a déclaré samedi un responsable européen.

Le vice-président de la Commission européenne chargé de l’euro et du dialogue social, Valdis Dombrovskis, a précisé à l’issue de la réunion que la plupart des ministres s’étaient montrés ouvert à l’idée du Comité budgétaire européen (European Fiscal Board, EFB), un organe consultatif indépendant de la Commission, de privilégier les critères de la dette publique et des dépenses budgétaires.

 “De nombreux pays se sont prononcés en faveur d’une simplification des règles pour améliorer la transparence et la prévisibilité”, a-t-il ajouté.

Les deux principaux critères sont celui du déficit public qui ne doit pas dépasser 3% du produit intérieur brut (PIB), et celui de la dette publique plafonnée à 60% du PIB.

Le FMI invite l’Allemagne à dépenser plus

Le FMI invite l’Allemagne à dépenser plus

Investir davantage notamment dans les infrastructures, augmenter les salaires, consommer plus, soutenir l’inflation, telles sont les recommandations du FMI à l’Allemagne qui risque de mal accueillir ces conseils. L’enjeu est d’obtenir un soutien plus actif de l’Allemagne à la relance de la croissance mondiale.  L’Allemagne devrait utiliser ses recettes fiscales croissantes pour investir dans des projets d’infrastructure qui renforceront son potentiel de croissance et inciter les employeurs à augmenter les salaires pour soutenir l’inflation dans la zone euro, a déclaré lundi le Fonds monétaire international. Ces recommandations du FMI vont à l’encontre de l’opinion défendue par le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, qui réfute les critiques selon lesquelles l’Allemagne n’investit pas assez. Dans un rapport publié après ses rencontres annuelles avec les responsables allemands, le FMI juge que l’excédent des comptes courants de l’Allemagne, vaste et persistant, reflète le niveau élevé de l’épargne allemande et une amélioration des opportunités d’investissement à l’étranger. « L’Allemagne devrait adopter un ensemble coordonné de politiques budgétaires et structurelles pour préserver ses forces et relever les défis qu’il lui reste, notamment la réduction de ses déséquilibres extérieurs », juge le FMI. Un responsable du Fonds a déclaré au cours d’une conférence de presse que, selon les estimations du FMI, l’excédent des comptes courants de l’Allemagne devrait reculer à 7,5% de son produit intérieur brut (PIB) en 2022 contre 8,3% l’an dernier. Il a ajouté qu’un excédent compris entre 2,5% et 5% serait approprié. L’excédent commercial allemand est depuis des années une source de tensions avec les Etats-Unis, le FMI et d’autres pays de la zone euro, qui réclament à Berlin d’agir davantage pour redresser une demande mondiale apathique. L’Allemagne rejette ces critiques. Elle affirme qu’elle accroît ses investissements et que son excédent reflète en partie la qualité de ses produits. Dans son rapport, le FMI juge l’économie allemande en bonne santé mais souligne que l’investissement privé manque de dynamisme et que le vieillissement de la population pèse sur ses perspectives de croissance à long terme. « La marge de manoeuvre budgétaire devrait être consacrée à des initiatives qui renforcent le potentiel de croissance, telles que l’investissement dans les infrastructures physiques et numériques, la prise en charge de l’enfance, l’intégration des réfugiés et l’allègement des charges fiscales sur le travail », écrit le FMI. Le Fonds pense aussi qu’une progression durable des salaires et des prix en Allemagne est nécessaire pour contribuer au redressement de l’inflation dans la zone euro et favoriser une normalisation de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) dont le caractère ultra-accommodant est vivement critiqué en Allemagne.

Économiser pour dépenser moins et mieux (Agnès Verdier-Molinié)

Économiser pour dépenser moins et mieux (Agnès Verdier-Molinié)

 

Dans un récent rapport l’IFRP proposait de réaliser 91 milliards d’euros d’économies en cinq ans et 91 milliards d’euros de baisse de prélèvements obligatoires en sept ans, Agnès Verdier-Molinié décrypte dans le Figaro le plan que propose la fondation qu’elle dirige.

 

 

Alors que les attentats terroristes se multiplient en France, est-ce vraiment le temps des économies?

 

Oui, c’est plus que jamais le moment car, justement, nous allons devoir dégager des marges de manœuvre budgétaires pour dépenser plus dans le régalien: la défense, la justice, la sécurité intérieure, le pénitentiaire… Dans la trajectoire des finances publiques, que la Fondation iFRAP propose dans sa dernière étude, la baisse des dépenses locales, sociales et non régaliennes permet de dégager 16 milliards de dépenses régaliennes supplémentaires tout en redressant les comptes publics et en atteignant un excédent budgétaire à horizon 2022. Si nous ne nous donnons pas comme objectif de baisser les dépenses publiques non régaliennes, nous n’aurons jamais les moyens de réinvestir dans les missions essentielles de sécurité, de justice et de protection intérieure et extérieure des populations, lesquelles ont été reléguées au second plan ces dernières années. En 1965, les dépenses régaliennes représentaient 6,5% du PIB. En 1990, elles avaient chuté à 4,5%. Aujourd’hui, les dépenses régaliennes ne pèsent plus que 3% de notre PIB et les dépenses sociales… 34%. Les attaques terroristes régulières que la France subit et la montée des tensions géopolitiques dévoilent les limites de cette «stratégie».

 




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