Archive pour le Tag 'départements'

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Départementales 2015 : à peine une vingtaine de départements pour la gauche

Départementales 2015 : à peine une  vingtaine de départements pour la gauche

Ce sera le grand séisme, la gauche qui détient la majorité dans 60 départements pourraient n’en détenir qu’à peine 20 aux prochaines élections d’après une  information de RTL. Sur 101 départements en tout, entre 30 et 40 seraient susceptibles de basculer à droite en mars, à l’issue des élections départementales. Le FN  serait en mesure d’ obtenir la majorité dans qulques départements mais le grand gagnant sera l’UMP du fait du report des voix de la gauche. L’inverse n’étant pas vrai puisque 50% environ des voix de l’UMP en cas de qualification de la gauche au second tour se reporteront sur le FN. Le calcul est simple,  au premier tour le FN obtiendra à peu près 30%des voix, l’UMP 27.e t le PS autour de 20%. Le problème c’est qu’au second tout les duels concerneront surtout l’UMP et le FN. Or le « reflexe républicain » va jouer en faveur de l’UMP car autour de 15%seulement des voix de la gauche se reporteront sur le candidat du FN. Ces pronostics sont à relativiser car il est probable que les abstentions attiendront pas loin de 60% au premier tour, du coup la démobilisation risque de concerner surtout les électeurs potentiels de la gauche. Et les résultats pourraient être encore plus catastrophiques pour la gauche  en cas d’abstention record.

Elections 2015 : de 0 à 3 régions pour le PS et au moins 40 départements perdus

Elections 2015 : de 0 à 3 régions pour le PS et au moins 40 départements perdus

 

Pour l’instant d’après les sondages le PS serait en troisième position aux départementales avec autour de 15%, mais ces sondages couvrent les sympathisants y compris les abstentionnistes (sans doute au moins 50% d’abstentionnistes dont une majorité de sympathisants à gauche). En termes de représentativité le PS pourrait ne représenter que de l’ordre de 7% des électeurs.  Un véritable massacre électoral pur le PS qui aura du mal à justifier la légitimité du gouvernement. Le PS pourrait ne conserver qu’une quinzaine de département et 3 régions au mieux  (sur 21 détenues par le PS aujourd’hui).  Le responsable des élections au PS, Christophe Borgel, prévient : « Le seuil de 12,5 % des inscrits nécessaire pour se maintenir ainsi que le tripartisme peuvent conduire à l’élimination de la gauche si elle est divisée. Pour le moment – sans effet. « Le PS est un répulsif si c’est lui qui est le leader d’une coalition. Il faut voir si des alliances alternatives créent une attractivité », lance David Cormand, le « Monsieur Élections » d’Europe Écologie-Les Verts, en pensant à des alliances écolos-Front de gauche. Une ligne loin d’être partagée par tous dans son parti. « Aux dernières cantonales, il n’y avait que deux cas de figure. Soit l’alliance avec le PS, soit l’autonomie. Là, il y aura des alliances alternatives à gauche, c’est une nouveauté en soi. Ce ne sera pas massif mais significatif », estime-t-il. « C’est un pari irresponsable », rétorque Borgel. Mais  le PS envisage le pire. Aujourd’hui, il détient 21 des 22 régions métropolitaines. Dans la toute nouvelle carte de 13 grandes régions, peu semblent conservables. prédit un dirigeant socialiste. … « Au mieux, on gardera trois régions », poursuit ce socialiste en pensant à la grande région Midi-Pyrénées – Languedoc-Roussillon, à la région Aquitaine – Limousin – Poitou-Charentes et à la Bretagne. « En Bretagne, c’est un vrai dilemme. Il n’y a que Le Drian qui peut la conserver. En même temps, c’est un vrai pilier du gouvernement », souffle un hollandais. « Le Drian veut y aller et aimerait démissionner pour pouvoir faire campagne », croit savoir un membre du gouvernement. Quant à la région Midi-Pyrénées – Languedoc-Roussillon, le Parti radical voudrait qu’elle échoie à l’actuelle ministre du logement, la radicale Sylvia Pinel.

 

Sondages élections départements : FN à 28%, PS à 17%

Sondages élections départements : FN à 28%, PS à 17%

 

Selon un sondage Odoxa-Orange/Presse régionale/France inter/L’Express publié ce mardi le FN est en tête avec 28%. . L’UMP obtiendrait 25%, « le PS et ses alliés » 17%. Le Front de gauche est crédité de 9%, l’UDI et Europe Ecologie-Les Verts de 7% chacun, le MoDem de 5%, l’extrême gauche de 2%. 27% des sondés de l’échantillon ne se sont pas prononcés. Si un second tour devait mettre aux prises le PS, l’UMP et le Front national, ces partis obtiendraient respectivement 32%, 39% et 29% (là encore, 27% ne se prononcent pas). Odoxa souligne toutefois que cette hypothèse d’une triangulaire n’est « sans doute pas la plus probable » car il faut obtenir 12,5% des inscrits pour figurer au second tour. D’autre part, 58% des personnes interrogées (contre 42% en septembre 2010 et 53% en mars 2014) sont d’accord avec l’idée que « le Front national devrait être à présent considéré comme un parti comme les autres ». 41% ne sont pas d’accord avec cette proposition. 1% n’a pas d’opinion. 77% des sympathisants de droite (incluant ceux du FN, donc) pensent que le FN doit désormais être considéré comme un parti comme les autres, contre 31% des sympathisants de gauche. Enfin, Marine Le Pen et sa nièce Marion Maréchal-Le Pen sont les personnalités les plus rejetées par les Français, en l’occurrence par 54% d’entre eux. Cette enquête a été réalisée par internet les 11 et 12 décembre auprès d’un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

 

Sondage départements : les Français pour la suppression … mais quand ?

Sondage  départements : les Français pour la suppression  … mais quand ?

Les Français sont favorables à la suppression des départements reste cependant à la mettre en œuvre puisqu’il faudra soit les 2/3 du parlement pour la voter, voire un referendum qui pourrait se traduire par une vote anti Hollande ; autant dire que cette réforme n’est malheureusement  pas pour demain. Les Français approuvent, selon un sondage Ifop/JDD, les projets de François Hollande et Manuel Valls de supprimer les départements et fusionner les régions. Une fois n’est pas coutume, cette réforme difficile reçoit l’approbation de la gauche et de la droite.  Voilà une réforme qui ne devrait pas faire descendre les Français dans la rue. François Hollande et Manuel Valls peuvent enterrer les conseils généraux. Selon un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche, 55% des Français approuvent ce choix. Le pôle d’opposition n’est pas négligeable puisqu’ils sont 44% à dire non. Cette réforme a une petite chance d’échapper à la polémique politique puisqu’elle est soutenue par 61% des sympathisants socialistes et 52% des UMP. Outre le faible clivage politique, la réforme est aussi acceptée par les habitants des communes rurales (54%) et bien sûr massivement par ceux de la région parisienne (63%). Il faut dire que le président du conseil général n’est pas une fonction bien identifiée par les Français. 61% des personnes interrogées par l’Ifop ne connaissent pas le nom du patron de leur département. Preuve qu’il ne s’agit pas d’une fonction de proximité comme le maire. Cette proportion de 61% est même en hausse par rapport à l’enquête précédente en 2008. Plus surprenant, les Français connaissent en revanche les compétences du conseil général. Sans doute le résultat de trente années d’application des lois sur la décentralisation initiées par Gaston Deferre au début du premier septennat de François Mitterrand.

 

Sondage Réforme Régions et départements : 60% des Français pour….mais pas les politiques

Sondage Réforme Régions et départements : 60% des Français pour….mais pas les politiques   

 

Il n’y a guère que les politiques qui sont très réservés sur la réforme territoriale car l’armée d’oligarques serait nettement dégraissée par cette orientation. Pas étonnant la plupart des partis sont essentiellement constitués d’élus, d’anciens élus ou d’élus potentiels. Une majorité de Français (60%) est favorable à la suppression des départements et une même proportion se dit prête à la réduction de moitié des régions, selon un sondage IFOP pour Sud Ouest Dimanche. Lors a annoncé la suppression des conseils départementaux à l’horizon 2021 et la réduction de moitié des régions en 2017. Le but : simplifier le « millefeuille administratif » français. L’institut relève que, concernant la fusion des départements avec les régions, l’opinion a connu un « renversement complet » puisqu’une précédente enquête de l’IFOP, réalisée en octobre 2008 alors que la droite était au pouvoir, révélait que 59% des personnes sondées étaient opposées à cette mesure. Globalement, la suppression des départements est majoritairement approuvée, indépendamment des sympathies politiques, souligne encore l’IFOP, même si elle reçoit une approbation plus large de la part des sympathisants PS : 73% contre 63% pour les sympathisants UMP (contre respectivement 29% et 51% en 2008).

Réforme régions et départements: du pipeau !

Tout le monde a salué la seule véritable nouvelle annonce de Valls, la réduction du nombre de région (10 au lieu de 22) et la suppression des départements. Il s’agit évidemment d’une réforme fondamentale ( et indispensable) pour dégraisser l’appareil  administratif et politique ; une réforme cependant qui ne fera pas, ni en 2017 pour les département, ni en 2021 pour les régions. Simplement parce qu’il s’agit dune réforme constitutionnelle qu’il faudrait les 3/5 ème du parlement pour la décider ou un referendum. Or Valls ne disposer pas de la majorité requise au sénat d’autant que la droite  va redevenir majoritaire, ensuite parce qu’on ne prendre pas le risque d’un referendum. Enfin parce qu’en 2021, la gauche ne sera plus au pouvoir. On ne pourra pas faire cette réforme sans modification de la constitution. de la Vème République. Précisément dans l’article 72 de la constitution. Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l’université Paris I Sorbonne rappelle que « les collectivités territoriales de la République sont les communes, les départements, les régions, les collectivités à statut particulier et les collectivités d’outre-mer« .   Donc ajoute-t-il, « les départements sont une catégorie de collectivités territoriales qui ont un statut constitutionnel. Si on veut supprimer les départements, il faut donc réviser l’article 72 pour supprimer le département comme catégorie de collectivité territoriale« .  En fait, au delà de la constitution de la Vème République, les départements figurent dans toutes les constitutions françaises depuis la révolution de 1789.    Bruno Retailleau parle de la suppression des départements, mais Manuel Valls ne veut pas les supprimer. Il veut supprimer les conseils départementaux (conseils généraux dans le vocabulaire actuel). Quoi qu’il en soit, pour supprimer ces conseils, il faudrait changer la constitution, là aussi. Dominique Rousseau affirme que « les deux sont liés, parce que à partir du moment où le département est une collectivité territoriale, la constitution prévoit, toujours à l’article 72, que les collectivités s’administrent librement par des conseils élus. Donc qui dit département, dit conseil généraux. Si vous voulez supprimer les conseils généraux, il faut supprimer les départements. Tout est connecté« .  Ce n’est pas la première fois que des personnalités veulent s’attaquer aux départements. Il n’est pas nécessaire de remonter bien loin en arrière.  En 2008, dans son rapport pour libérer la croissance, Jacques Attali proposait de supprimer les départements.  Un an plus tard, en 2009, le comité Balladur proposait lui de favoriser le regroupement des départements et d’élire des conseillers communs aux départements et aux régions.    Nous sommes en 2014 et pour l’instant rien n’a changé.

 

Pollution : plus de 30 départements touchés

Pollution :  :plus de 30 départements touchés

 

Plus de trente départements sont touchés par des alertes maximales à la pollution aux particules, conduisant les autorités à prendre des mesures d’urgence, comme la gratuité des transports en commun en Ile-de-France mais aussi à Caen, Rouen et à Reims. La qualité de l’air est « une urgence et une priorité pour le gouvernement », a assuré le ministre de l’Écologie Philippe Martin alors que la France connaît un épisode particulièrement aigu de pollution de l’air.   »Les transports franciliens seront gratuits de vendredi matin à dimanche soir », a-t-il déclaré à la presse, au troisième jour de dépassement du seuil d’alerte en région parisienne. Le président PS de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, à la tête de l’autorité organisatrice des transports dans la région, le STIF, a précisé que cette gratuité, valable à partir de 5 h 30 vendredi, serait assurée « pendant toute la durée du pic de pollution ». Il n’y aura toutefois pas de réduction sur les cartes d’abonnement hebdomadaires ou mensuelles. Les transports seront également gratuits pendant trois jours dans l’agglomération de Caen et de Rouen, et ce vendredi à Reims pour inciter les habitants à laisser leur voiture au garage, ont décidé les autorités locales. Le niveau d’alerte était dépassé jeudi dans plus de 30 départements: en Bretagne, Haute-Normandie, Calvados et Manche, dans une partie de Poitou-Charentes (Deux-Sèvres, Charente-Maritime), dans la majorité de la région Centre (Eure-et-Loir, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher et le Loiret) mais aussi dans le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, la Marne, l’Ile-de-France, la région Rhône-Alpes et le Vaucluse. Cet épisode de pollution aux PM10 (particules inférieures à 10 micromètres), poussières de compositions diverses (chauffage au bois et au fioul, industrie, moteurs surtout diesel en ville), est favorisé par des conditions anticycloniques et des nuits froides suivies de journées bien plus chaudes, ne permettant pas la dispersion des polluants. Le niveau d’alerte est déclenché à partir d’une concentration moyenne quotidienne de PM10 de 80 microgrammes de particules par m3 d’air. Le seuil d’information, atteint à partir de 50 microgrammes par m3, a été dépassé dans une vingtaine d’autres départements. Philippe Martin a rappelé que différentes mesures antipollution étaient prises dans différentes régions: réduction de la vitesse sur certains axes, détournement de poids-lourds, restriction d’activité industrielle, gratuité limitée des Vélib’ et Autolib’ à Paris et interdiction des feux de cheminée. Les réductions de vitesse ont un effet « assez modeste », a toutefois souligné Gilles Aymoz, responsable qualité de l’air à l’Ademe.  En Ile-de-France, le seuil d’alerte devrait encore être dépassé vendredi, pour un quatrième jour consécutif, selon l’association Airparif, ce qui rapprocherait l’épisode actuel du fort pic observé en décembre (six jours d’alerte). En Basse-Normandie, la pollution atteint déjà des niveaux records, selon Christophe Legrand, directeur d’Air com, chargée de surveiller la qualité de l’air dans cette région, en signalant à Caen des valeurs moyennes de plus de 110 mg/m3 sur deux jours. Lorsque le seuil d’alerte est franchi, il est recommandé aux populations sensibles d’éviter les activités physiques et sportives en plein air ou en extérieur. Ces conseils ne s’appliquent à la population générale qu’en cas de symptômes tels que fatigue inhabituelle, mal de gorge, toux, essoufflement, palpitations. À l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), on indique que la situation est « globalement normale », mais qu’ »on observe depuis deux jours une légère hausse des consultations liées à l’asthme », mais pas forcément attribuables à la pollution. Les particules peuvent provoquer de l’asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires, et les plus fines d’entre elles (PM 2.5, moins de 2,5 micromètres), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées « cancérogènes certains » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En raison de dépassements trop fréquents des valeurs limites européennes, la France risque une condamnation qui pourrait lui valoir prochainement plusieurs dizaines de millions d’euros d’amende.

 

« Pour la fusion régions-départements! »(Maurice Leroy).

« Pour  la fusion régions-départements! »(Maurice Leroy).

Souvent président varie, bien fol qui s’y fie! Le mardi, à Paris lors de sa conférence de presse, le chef de l’État proclame sa volonté d’en terminer avec les enchevêtrements, les doublons et les confusions « de notre organisation territoriale ». Dès le samedi suivant, à Tulle, il célèbre les vertus du département… Surtout ne changeons rien! Le président de la République, visiblement surpris par l’effervescence du débat qu’il a fait naître, a préféré l’immobilisme en remettant le couvercle sur la réforme des départements. Pourtant, il y a urgence à oser enfin la réforme des collectivités territoriales et à mettre en œuvre une décentralisation orientée en faveur des citoyens et non plus des élus locaux. Dans ce cadre, je suis favorable au regroupement région-répartement et à la répartition des compétences entre les intercommunalités et la région. À ceux qui trouveront aussi incongru pour un président de département de demander la fin des départements que pour un crocodile d’entrer chez un maroquinier, je réponds que j’assume pleinement cette conviction. Nous devons tous sortir des corporatismes au bénéfice du bien public. La réforme des collectivités territoriales de décembre 2010 avait prévu la création du conseiller territorial et la « mutualisation », le regroupement entre services départementaux et régionaux. Avec ses voisins, mon département de Loir-et-Cher commence à mutualiser certains moyens, démarche récompensée par un prix des Acteurs publics 2013. Rien que par la centrale d’achats commune, nous allons réduire de 15% nos dépenses en fournitures. 15%, c’est le pourcentage auquel le Comité des finances locales (CFL) estime le surcoût engendré par le partage des compétences entre régions et départements. Cette même réforme de 2010 a généralisé l’intercommunalité, communautés de communes et d’agglomération, qui fait aujourd’hui consensus. Bâtissons l’action publique locale à partir de cette armature-là, avec la région. Pour cela, je propose que les régions soient dotées de deux collèges, le premier à la représentation proportionnelle pour représenter les forces politiques, le second pour représenter les territoires à partir de leur réalité vécue et de la proximité. Oui, il y a urgence à agir vraiment et à jeter aux orties faux-semblants, demi-mesures et cautères sur jambes de bois dont relève la création récente des métropoles. Que le Rhône transfère demain ses compétences à la métropole lyonnaise représente une avancée mais ne supprime en rien une couche de la lasagne territoriale. Arrêtons de dire que la création de treize métropoles serait la solution à l’avenir des 100 départements. Ce petit pas sur le chemin d’une rationalisation territoriale ne concerne que les treize territoires les plus urbanisés de France. Le problème reste entier, surtout sur nos territoires ruraux en souffrance qui ont besoin d’une organisation moderne et efficace. (Tribune JDD)

 

Bartolone : moins de députés et de départements

Bartolone : moins de députés et de départements

On avance, certes au pas d’escargot mais on avance en matière de réformes de structures. Bartolone veut bien qu’on envisage de supprimer une bonne centaine de députés, (il en resterait bien assez plus de 450 pour inonder le pays de textes réglementaires inutiles). Il aurait pu aussi parler du sénat, au nombre de 358 quand les Etats Unis n’en compte que 100 ! Bartolone est aussi favorable à la suppresion de certains départements contrairement à Hollande qui est pour le maintien. Les avancées de Bartolone sont très modestes mais elles vont dans le bons sens car c’est le nombre d’élus et de fonctionnaires qui en découlent qui plombent compétitivité et initiative. Ce n’est pas encore le grand soir, dommage car que 50 milliards d’euros d’économies devront être trouvées avant la fin du quinquennat.  Ce dimanche 17 janvier, Claude Bartolone a ouvert la porte à une réduction du nombre de députés. Invité de BFM Politique, le président de l’Assemblée nationale a toutefois souligné qu’aujourd’hui, « le nombre de députés (577, Ndlr) est inscrit dans la Constitution. Mais moi je dis: « pas de tabou! » On peut revenir au nombre de 1981, c’est-à-dire 453 députés. » Tout en précisant que « l’argent que l’on pourrait économiser sur le nombre de députés, nous en aurons besoin pour des administrateurs, pour des services d’évaluation, pour être encore plus efficaces. »  Certains parlementaires pourraient pourtant être réfractaires à l’idée d’abandonner les bancs de l’hémicycle. Interrogé sur ce point, Claude Bartolone a balayé l’idée: « on n’est pas là pour protéger la rente de tel ou tel élu. On est là pour déterminer comment gérer des territoires solides et solidaires. » L’élu de Seine-Saint-Denis, l’un des départements qui pourraient être « avalés » par Paris, a également donné son avis sur la question. Pour lui, certains départements peuvent être supprimés, mais « pas en territoire rural. Par contre, chaque fois qu’il y a des métropoles, on peut l’envisager. Mais que l’on soit clair: ce n’est pas pour les économies que cela représentera en tant que tel, mais pour l’efficacité de la décision publique. »

 

Refonte régions et départements : pour un referendum

Refonte régions et départements : pour un referendum

 

Il est évident que les annonces très timides de Hollande pour réduire le nombre de régions et supprimer (en fait regrouper) les départements ne sont pas susceptibles d’être mise en œuvre rapidement. Avec cette méthode qui laisse finalement les élus libres de décider (avec quelques marchandages financiers), ce n’est certainement pas avant la fin du quinquennat de Hollande que de réels progrès auront été réalisés. Flou sur l’objectif, Hollande l’est tout autant sur la méthode. Sur cet enjeu central pour réduire les dépenses publiques la clarté et la détermination auraient pourtant été nécessaires ; il fallait nettement dire qu’un dizaine de régions étaient suffisantes pour rivaliser avec les régions allemandes, espagnoles ou italiennes ; Que les départements devaient être purement et simplement supprimés. Il s’agit de supprimer des étages administratifs et politiques coûteux en fonctionnement, en investissement et en procédures. En même temps,  il s’agit surtout de diminuer le nombre d’élus, y compris des communes (communes trois fois plus nombreuses en France qu’en Allemagne). Des élus qui sécrètent réglementation, fiscalités, procédures qui tuent l’initiative et la compétitivité. Les réactions des élus ne se sont pas faiat attendre la plupart sont contre, évidemment puisque cela remet en cause leur gagne-pain. Dès lors lorsqu’il est question d’un enjeu institutionnel de cette importance, d’une question surtout vitale pour la compétitivité, il fallait envisager de faire un referendum. Malheureusement nos derniers présidents de la République ont peur de cette démarche démocratique ; surtout Hollande qui ne recueille pus que 20% environ dans l’opinion. Or 70% des français sons désormais pour cette réformes des structures.

Hollande-Simplification : supprimer le sénat, le Premier, ministre, les départements…. et le reste

Hollande-Simplification : supprimer le sénat, le Premier, ministre, les départements….  et le reste

 

Hollande veut simplifier, en fait il va proposer de regrouper la fourniture des infos et les dématérialiser. Un  peu court pour un vrai choc. Du bricolage même. En fait l’enjeu c’est de réduire drastiquement le poids des structures administratives et politiques. Il s’agit de supprimer et non de regrouper. Trop d’institutions, d’administrations, de fiscalités, de procédures. Quelques exemples pourquoi maintenir un sénat qui fait double emploi avec le conseil économique et social (CESE). Pourquoi 348 sénateurs en France alors qu’il n’y en a 100 aux Etats Unis. Pourquoi un premier ministre alors que cette fonction est assurée dans d’autres pays par le président (Etats-Unis) par exemple). Du coup,  il ya 4 étages dans les institutions ; la présidence de la République (avec environ 1000 collaborateurs), le Premier ministre (avec environ 500 collaborateurs), les ministères et leurs cabinets (plusieurs milliers de collaborateurs), les administrations centrales (directeurs, directeur adjoint, sous directeurs, chefs de bureau etc., encore des dizaines de milliers). Une organisation également dupliquée au plan des collectivités avec des régions trop nombreuses (Il en faudrait à peine la moitié comparativement à ce qui se passe en Allemagne, en Italie, en Espagne). Des  départements qui ne servent à rien, des collectivités locales qui font double emploi (syndicats intercommunaux, communes). Partout des milliers de fonctionnaires qui entretiennent un objet social surréaliste, des procédures, des contrôles, des sanctions. Exemple, 3000 informations à transmettre par an pour les PME ( Hollande dixit), des avis d’imposition pour la taxe foncière de 12 euros dont les frais de recouvrement représentent au moins 50 euros., surtout des normes et des normes pour tout et en permanence (normes de  matière dites dangereuses, normes sanitaires, environnementales, sociales etc.) ;  interdiction par exemple à un apprenti couvreur de monter sur une échelle de plus de 4 mètres ! Des normes il en faut bien sûr mais en tenant compte de leur réel intérêt général et de la concurrence infranationale.  5,5 millions de fonctionnaires, soit 20% des emplois, 600 000 élus en France, un mille feuilles politique, de quoi tuer un pays, sa compétitivité, sa croissance, son emploi. Résultat, la croissance parmi les moins forte en Europe en 2014, 5 millions de chômeurs officiels (en fait 7 à 8 millions), le plus haut niveau de fiscalité au monde, 60 milliards de déséquilibre  de la balance commerciale et des déficits qui ne s’améliorent pas (budgets, sécu, retraites, Assedic etc.). Et un endettement maintenant de l’ordre de 100% du PIB. Les français ont compris, ils sont 74% à vouloir une vraie simplification, 66% à vouloir une diminution des charges des entreprises, 56% à vouloir une réduction du nombre de fonctionnaires. Hollande a-t-il enfin compris ou va-t-il se contenter  de banalisés ambigües habituelles comme lorsqu’il avait déjà annoncé le 29 mars 2013 son premier choc de simplification ?

Il faut supprimer les départements (Medef)

Il faut supprimer  les  départements (Medef)

Le Medef réclame à juste titre la suppression des départements et proteste contre le nouvel échelon du « grand Paris ». On pourrait ajouter la suppression de nombre de  communes, la suppression d’au moins la moitié des régions ; Autant d’échelons administratifs et politiques qui ne correspondent à aucune réalité économiques  mais qui favorisent les gaspillages de tous ordres (investissements et fonctionnements). Le Medef Ile-de-France a donc protesté aujourd’hui contre le projet actuel du gouvernement concernant la « métropole du Grand Paris« , qui ne ferait qu’ajouter « un niveau supplémentaire au millefeuille administratif », et plaidé pour sa part pour la suppression de l’échelon départemental. « Non seulement le projet gouvernemental conserve tous les échelons d’administration territoriale actuels, mais avec la création de la +métropole de Paris+ (…) il ajoute un niveau supplémentaire au millefeuille administratif », estime l’organisation patronale dans un communiqué. « En rétablissant, par ailleurs, la clause de compétence générale à tous les échelons territoriaux et en abandonnant la notion de blocs de compétences au bénéfice de celle mal définie de chef de file, le projet de réforme gouvernementale accroît la complexité de l’organisation territoriale actuelle », poursuit-il. Le Medef appelle de ses voeux une « organisation territoriale à trois niveaux », avec les communes, les intercommunalités, et la région, « à laquelle seraient reconnus un pouvoir et des moyens financiers pour définir, coordonner et mettre en ouvre les politiques structurantes », y compris en matière de logement.

 

Sénat : pas de mixité dans les départements ; un débat surréaliste !

Sénat : pas de mixité dans les départements ; un débat surréaliste !

L’inutile sénat  a décidé de voter contre la mixité dans les assemblées départementales qui elles-mêmes ne servent à rien ; Pour résumer vulgairement, le conseil des vieux mâles d’une institution inutile ne veut pas de femmes dans les conseils départementaux qui sont tout aussi inutiles. Si on manque de compétitivité en France, on ne manque pas d’institutions politiques. Déjà les régions sont pléthoriques, une dizaine serait suffisante mais il faut y ajouter des départements aux réalités désuètes sans compter les syndicats intercommunaux et les communes ( qui tous votent sans état d’âme dépenses et impôts). Bref, l’armée mexicaine version politique française. Une armée de mecs évidemment !  Nouveau camouflet pour le gouvernement au Sénat: la Haute Assemblée, où la gauche est pourtant majoritaire, a rejeté, dans la nuit de jeudi à vendredi, la disposition clé du projet de loi instituant la parité dans les assemblées départementales. Par 164 voix contre 144, le Sénat a supprimé l’article du texte qui instituait un binôme de deux candidats composé obligatoirement d’un homme et d’une femme.  Quelques centristes se sont abstenus. Seuls les socialistes et les radicaux de gauche ont voté pour. Or, les socialistes, à eux seuls, ne disposent pas de la majorité à la Haute Assemblée. Ils ont besoin du renfort des voix communistes, écologistes et des radicaux de gauche. Le Sénat ne s’est pas encore prononcé sur l’ensemble du projet de loi et poursuit son examen aujourd’hui.  Sur le fond, François Hollande veut instituer la parité dans les assemblées départementales, qui ne comptent actuellement que 13,5% de femmes. À cette fin, l’Élysée entend diviser par deux le nombre de cantons. Dans les «supercantons» ainsi créés, le président souhaite que les électeurs, au moyen d’un seul bulletin, désignent – au scrutin majoritaire à deux tours – non plus un élu, mais deux. Et un de ces deux élus devra obligatoirement être une femme. Chaque candidat aux cantonales devra donc constituer un binôme avec un candidat du sexe opposé. En cas de victoire, ledit binôme remportera les deux sièges à pourvoir dans le canton. S’il est battu, l’un et l’autre auront perdu. Une fois élus, les deux conseillers départementaux (on ne dira plus «conseillers généraux») seront délivrés de toute solidarité et pourront adopter les positions de leur choix. C’est ce dispositif que le Sénat a rejeté jeudi soir.  L’hostilité de la Haute Assemblée à cette réforme ne devrait pas empêcher François Hollande de l’instituer. Jean-Marc Ayrault pourra demander aux députés de rétablir la disposition contestée par les sénateurs.  Le débat a été houleux, jeudi, dans l’hémicycle du Sénat. La tension était forte entre plusieurs sénateurs, souvent élus de longue date au scrutin majoritaire, et des sénatrices élues au scrutin proportionnel lors des sénatoriales de 2011. Éric Doligé, sénateur UMP du Loiret, a raconté qu’il venait d’assister à l’audience solennelle de rentrée du tribunal de grande instance de son département. «Il n’y avait que trois hommes sur dix-huit magistrats. Voilà où en est la “parité” dans bien des secteurs de notre société, a déclaré Éric Doligé. À quoi bon l’imposer par la loi au Parlement?»

 

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