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Élections départementales : de 1500 à 5000 euros pour les élus

Élections départementales : de 1500 à 5000 euros pour les élus

Une fonction qui devrait être bénévole et temporaire. Pourtant les élus ( qui ne vont pas tous les jours au département loin s’en faut) toucheront de 1500 à 5000 euros ( plus les indemnités pour les autres fonctions).  À l’occasion des prochaines élections départementales, 4108 nouveaux conseillers vont être élus. Leurs indemnités dépendent notamment du nombre de leurs administrés.  D’un département à l’autre, les rétributions des élus ne sont pas les mêmes. Les indemnités maximales des conseillers départementaux qui seront élus ces 22 et 29 mars – tout comme celle des conseillers régionaux et municipaux – sont calculées en fonction du nombre d’administrés. Ces rémunérations sont ensuite votées par la collectivité territoriale concernée et peuvent donc être inférieures aux plafonds fixés. Seule limite, l’indemnité d’un élu ne peut être inférieure à la moitié de l’indemnité maximale pouvant lui être attribuée. En outre, le Conseil général peut, à tout moment par délibération, réduire le montant des indemnités qu’il alloue à ses membres. Des baisses de salaires qui peuvent être motivées par une moindre participation aux séances plénières, aux réunions des commissions dont ils sont membres ou aux réunions des organismes dans lesquels ils représentent le département.  Par ailleurs, ces indemnités ne profitent pas toujours intégralement à l’élu. Dans certains partis, les élus reversent une part importante de leur rémunération à leur parti.  Comme toutes les indemnités, celle du Conseiller général est fixée en fonction du nombre d’administrés. L’indemnité de chacun des vice-présidents ayant délégation de l’exécutif du Conseil général est égale à l’indemnité de conseiller général majorée de 40 %, comme mentionné. Enfin le président du conseil départemental reçoit lui une indemnité égale au barème de référence majoré de 45%, soit 5 512,13 euros brut par mois ou 4521,91 euros net par mois, et ce indépendamment de la taille département. Il peut aussi bénéficier de certains avantages en nature comme une voiture ou un appartement de fonction. Autre facteur qui peut influencer les indemnités des élus: le cumul des mandats. De fait, le non-cumul des mandats ne s’appliquera pas avant 2017 pour les sénateurs ou les députés. Or, aujourd’hui , 60% de ces élus exercent également des mandats d’élus locaux, que ce soit un mandat de maire ou de président du conseil départemental. Ainsi, il y a un grand écart de rémunération entre les conseillers généraux, les présidents et vice-présidents des conseils départementaux.

Sondage élections départementales : Hollande élu ( PIFOP)

Sondage départementales : Hollande élu ( PIFOP)

 

Comme les sondages sont interdits à la veille des élections, j’ai interrogé ma femme Germaine, ma concierge et un copain de bistrot ( sondage PIFOP sur minitel dans le semaine du 23 au 28 mars 2015). .Une sorte d’échantillon représentatif  de la population, en tout cas aussi représentatif que les sondages approximatifs des instituts reconnus. Il faut dire qu’en vérité les personnes interrogées ne paraissaient très informées de la nature et de l’enjeu des départementales. Pour Germaine,  ma femme, c’est certain en tout cas, Hollande va rester Président de la république. Ma concierge, elle, pencherait plutôt pour Valls, non pas ses idées mais son physique, son allure, son cité sexy. Albert mon copain  de bistrot qui suit la politique avec un décalage temporel soutient que c’est Chirac qui va être réélu. Evidemment ces réponses ont fait l’objet d’une  correction méthodologique pour donner des résultats crédibles. En fait le FN pourraiat être en tête  avec une  fourchette  de 25 à 70%, suivi de l’UMP avec uen fourchette de 18 à 60% enfin le PS avec une fourchette de   2 à  22%. Certains  spécialistes d’instituts d’opinion vont sans doute faire observer que ces chiffres sosnt incohérents et que les fourchettes additionnées dépassent ce qu’il est convenu de mettre dans un service politique classique. C’est pourquoi j’ai précisé dans la note méthodologique ( obligatoire au yeux de la loi) qu’il convenait de prendre en compte les marges d’erreur ( découlant des bais statistiques inévitables). Une marge d’erreur de 50%, enfin à peu près. Sur la question du deuxième tour,  les réponses de l’échantillon représentatif de la population sont encore plus floues. Germaine, ma femme, dit  que Hollande pourrait épouser Julie Gayet ou alors les thèses de Bayrou, à moins que ce dernier se désiste en faveur de Sarkozy ou bien du maire de Bordeaux. Ma concierge, elle, affirme  avec certitude que Marine Lepen sera élue Maire de Paris et présidente de la république dès le premier tour dimanche soir  Cela en, dépit de son vote amoureux pour Valls le ténébreux. Mon pote de boisson Albert déclare que le PMU ( Albert a tendance a inverser les lettres au bout du 5ème pastis) , pardon l’UMP va l’emporter mais d’une  courte tête (après photo truquée) . Conclusion ce sera une  victoire. Une victoire pour le FN avec un score très important, une victoire pour l’UMP pour ses succès au deuxième tour de piste, une victoire pour le PS qui fera mieux que le score encore plus catastrophique qui aurait pu être le sien enfin une victoire des écolos qui avec un score de 1.7% et qui vont pouvoir demander avec davantage de force uen alternance obligatoire de la circulation politique tous les cinq ans. Un coup la gauche, un coup, la droite, comme pour la bagnole. Bah oui pour la circulation automobile, il serait aussi pertinent d’autoriser la circulation aux voitures qui viennent  de droite un jour, et le lendemain celles qui viennent de gauche. Ce serait plus démocratique aussi. En fait ma concierge déclare de manière péremptoire que tout cela ne sert rien , qu’on va donc en baver  jusqu’en 2017, 2022 et les années suivantes. Ma concierge ne comprend décidemment rien à la problématique politique !

 

Elections départementales : c’est quoi et voter pourquoi ?

Elections départementales : c’est quoi et  voter pourquoi ?

 

30% des Français ignorent  tout de cette élection et pour cause ce sera sans doute l’une des pires caricatures de démocratie. On va donc voter pour des départementales ;  non !  pas des cantonales mais c’est la même chose puisque les élections sont organisées par canton ! ( faut suivre !). Pour des élus qui feront quoi ? Justement on ne sait pas puisque les textes législatifs et réglementaires ne sont pas élaborés définitivement. D’ailleurs les départements devaient disparaitre en 2020 d’après Hollande et Valls. Pour être fondus dans les régions. En outre il y a aussi les responsabilités des communes, des syndicats intercommunaux et autres communautés de communes, les métropoles qui ne sont pas mieux définis. Mais c’est pas une  raison pour ne pas assumer son devoir de citoyen.  Certes on ne sait pas pourquoi et ces élections sont illégales. Le conseil constitutionnel ( qui roupille,  forcément vu l’âge des anciens politiques qui y siègent) va sûrement se réveiller un jour et annuler ces élections. Conclusion ,on ne sait pas pourquoi on vote. D’autant qu’en réalité l’objectif initial était de simplifier le mille-feuilles administratifs et politiques, faire des économie quoi ! mais il ya a eu la révolte des barons de l’oligarchie ;  ces petits élus qui mangent dans la  gamelle politique ; ils sont 600 000 en France record du monde ( comme celui de la fiscalité)° ; Ils ont protesté pour qu’on maintienne les départements, les budgets, les administrations, les procédures, les projets fous qui vont avec ;  sans parler des petites indemnités, des petits avantages, des petites corruptions aussi ( exemple Sivens). Les petits copains qu’on fait embaucher dans la fonction publique locale ( dont les effectifs ont explosé comme les finances locales°. Il faut lire les professions de foi ( les promesses). C’est d’une  banalité affligeante. Pas un propos pertinent sur l’économie et l’emploi. Du bla-bla. Pas un mot sur les économies de gestion alors que les finances et donc la fiscalité vont flamber. Ah des projets dépenses, oui. Des dépenses encore des dépenses. Et les candidats, la plupart des candidats déjà maires, forcément ils ont une solide expérience de dépenses. Certains se retrouveront aussi élus à la région. Toujours cette expérience de dépenses ( normal  plus de 50% des candidats sont des fonctionnaires et assimilés). Parfois ils deviendront  aussi députés, sénateurs, ministres. Au nom de la connaissance du terrain … et des dépenses. ( voir Hollande). Sans doute honteux, la plupart ont même oublié de signaler leur appartenance politique sauf le FN . Un FN qui le plus souvent repend seulement  sur sa profession de foi un discours national de Marine Lepen. Avec des candidats qui dans nombre de cas n’ont pas fait la moindre campagne, la moindre réunion. C’est pas une  raison pour pas voter puisque la démocratie se résume à déposer un bout de papier dans une  urne. Bref la préhistoire de la démocratie. 50 à 60% des inscrits ne vont pas voter ( sans compter les non inscrits). Mais il faut voter au nom des valeurs républicaines. D’ailleurs les écolos et le PS ont même envisager de rendre le vote obligatoire . Quelques démocrates ultra  on même proposé que le seul bulletin à déposer soit celui de la gauche.  Une sorte de démocratie en forme de califat avec un guide  autoproclamé : Valls ;  mieux un prophète républicain. Qui pourraiat dès lundi faire entendre la colère de Dieu en prononçant uen fatwa contre ces abstentionnistes mécréants.

Les élections départementales : moins d’électeurs mais plus chères

Les élections départementales : moins d’électeurs mais  plus chères

Il y aura sans doute un record historique d’abstention aux départementales , de l’ordre de 60% ,  pourtant les élections couteront encore plus cher aux contribuables. En cause le faut que les parlementaires ont refusé de substituer la propagande internet à la propagande papier.  Grâce à cette dématérialisation de la propagande électorale, le gouvernement espérait ramener le coût des élections départements à 2,17 euros par électeur inscrit (ils seront 43 millions, Paris ne votant pas) contre 3,75 euros lors du dernier scrutin cantonal de 2011. Soit une économie de 68 millions d’euros rayée d’un trait de plume à cause de l’attitude des parlementaires. Et qu’il faudra bien compenser dans le budget 2015.  Au final, les élections départementales 2015 devraient donc revenir à près de 150 millions d’euros (dont 54 millions de remboursement des dépenses des candidats). Les économies attendues pour les élections régionales de la fin de l’année ne seront pas davantage au rendez-vous. Dans le budget 2015 du ministère de l’Intérieur qui prenait en compte la dématérialisation, le coût de ce futur scrutin est estimé à 2,30 euros par électeur inscrit, soit 103 millions d’euros au total.  En fait, il devrait être proche de celui des régionales de 2010: 3,11 euros par électeur, soit 139 millions d’euros au total. Pour ce prix, espérons que les électeurs se déplaceront en nombre.

 

Punir l’ abstention ? ( François de Rugy )

Punir l’ abstention ? ( François de Rugy )

L’abstention massive prévue aux départementales inquiètent sans d’abord parce qu’elle va bousculer les équilibres politiques . ( en particulier peser de manière très négative sur les résultats du PS dont les électeurs sont les moins motivés). Certains  s’interrogent et notamment François de Rugy ( verts, EELV). Comme dans certains pays le vote pourraiat alors être obligatoire. La question se pose cependant pour savoir si cette abstention, sans doute record aux prochaines municipales, n’est pas la conséquence d’une absence de résultat économique et social du pouvoir en place. Au-delà sil ne découle pas plus généralement dune absence d’offre politique crédible. Un vote obligatoire et voire uen sanction ne saurit pas forcément de nature à répondre à ces problématiques. Faut-il sanctionner l’absentéisme ? Pour François de Rugy, le droit de vote est surtout un devoir. « J’en ai un peu assez qu’à chaque élection on se lamente, qu’on se mette à pleurer sur l’abstention et qu’on ne fasse rien. » Le coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée nationale a partagé son agacement face à l’absentéisme qui s’annonce lors des prochaines élections départementales.  »Je vais déposer une proposition de loi à l’Assemblée nationale cette semaine pour le vote obligatoire », a-t-il annoncé au micro de Sud Radio Mais alors, quelles sanctions contre les abstentionnistes ? François de Rugy mise sur une contravention. « Il s’exposerait à une petite amende, comme quand on se gare mal, qu’on comment des infractions mineures, une amende de 35 euros qui peut-être minorée à 22 euros. » Une amende donc pour lutter contre ce phénomène grandissant de l’abstention. « Sinon il faut arrêter de se lamenter et dire que finalement, l’abstention, c’est quasiment un vote comme un autre’, a-t-il commenté. La République ce sont des droits mais aussi des devoirs. Si l’abstention était sanctionnée, le député écologiste rappelle cependant que le vote blanc est une possibilité alors qu’une loi a été votée l’année dernière pour reconnaître ce choix. « Évidemment, si l’on n’est pas content par l’offre politique des partis et des candidats qui se présentent et bien on a la possibilité de voter blanc. Et ce vote est décompté de façon précise », a-t-il argumenté avant de conclure « la République ce sont des droits mais aussi des devoirs ». 

Elections départementales : l’UMP vainqueur au deuxième tour grâce au réflexe républicain

Elections départementales : l’UMP vainqueur au deuxième tour  grâce au réflexe républicain

 

C’est peut-être paradoxal mais  c’est le bon report des voix du PS sur l’UMP qui permettra à cette formation d’emporter la mise au second tour. En effet 50% des électeurs de gauche vont voter UMP au second tour ( en cas de duel FN-UMP) tandis que 27% seulement des lecteurs de l’UMP voteront pour le PS au second tour ( en cas de duel PS-FN). Par ailleurs 50% des électeurs du FN voteraient UMP( encas de duel PS-UMP) contre 5% pour le PS.  Du coup avec l’abstention record ( près de 60%).qui va surtout concerner en premier les électeurs de gauche et ce déséquilibre dans le report des voix entre Ps et UMP, la gauche risque de ne conserver qu’un dizaine de départements.  À un peu moins de deux semaines du premier tour des élections départementales, l’écart semble se resserrer entre le Front national et l’UMP ( il faut cependant  relativiser les sondages eu égard au record abstention).  »Toujours premier parti de France avec 31% des intentions de vote dans le sondage Odoxa pour RTL, le Front national aborde ce scrutin en position de force », analyse l’étude. Ainsi, l’UMP et l’UDI remporteraient 29% des voix, tandis que le Parti socialiste et ses alliés en obtiendraient 20%. Quant au Front de gauche et à Europe Écologie Les Verts, ils récupèrent respectivement 8% et 4% des voix. Cependant, il est important de préciser que par rapport à un sondage également établi par Odoxa le 2 mars dernier, le Front national recule de deux points, contrairement à l’UMP, qui en gagne deux. En ce qui concerne le second tour, les reports de voix « annoncent surtout un raz-de-marée pour l’UMP et une déroute historique pour le Parti socialiste », estime l’institut de sondage. Selon certaines estimations, le Parti socialiste pourrait perdre entre une trentaine et une quarantaine de départements. Seule consolation pour le parti de la majorité :  »De bonnes réserves de voix à gauche lui offriront des possibilités de ‘sauver les meubles’ au second tour, dans les cantons où il pourra se maintenir ». La vague bleue montrerait que le front républicain fonctionne très bien auprès des électeurs de gauche (52% voteraient UMP), mais pas du tout auprès de ceux de l’UMP. Les électeurs seraient même symboliquement un peu plus nombreux à préférer le Front national au Parti socialiste (28% à 27%). Mais ils seraient surtout 45% à s’abstenir. Dans le cas d’un duel « classique » entre le Parti socialiste et l’UMP, les électeurs du Front national pencheraient à 50% pour l’UMP, contre 5% pour le Parti socialiste. 45% choisiraient l’abstention.

Départementales : élections illégales et floues

Départementales : élections illégales et floues

 

Des élections départementales complètement floues et même illégales puisque l’assemblée vient seulement de voter le deuxième volet de la réforme territoriale. Avec des orientations très floues et dont les textes d’ application ne sont évidemment pas prêts. Du coup on ne sait pas très bien pourquoi on va voter. Cela  d’autant plus qu’initialement Hollande avait promis la suppression des départements pour 2020. Suppression qui n’est plus à l’ordre du jour . Pas plus qu’ est à l’ l’ordre du jour la réforme  constitutionnelle  par referendum. Des élections départementales qui d’une certaines manière sont illégales. Gérard Dumont ( Economiste et géographe) donne son point de vue très critique sur ces élections dans Atlantico.

 

Atlantico : Comment a-t-on pu arriver à un cas de figure où la loi sur les compétences des départements ne sera pas entièrement finalisée avant les élections départementales, amenant les électeurs à élire des représentants sans connaître leur pouvoir exact ?

Gérard-François Dumont : La France se retrouve dans cette situation pour deux rasions. D’une part, il n’y avait aucune proposition concrète sur la question des compétences des collectivités territoriales dans le programme du candidat François Hollande lors de la campagne en 2012. C’est donc avec surprise que les parlementaires, les conseillers généraux et les Français ont entendu l’annonce de la suppression des conseils départementaux dans le discours de politique générale du nouveau Premier ministre Manuel Valls du 8 avril 2014 : « Mon dernier objectif est d’engager le débat sur l’avenir des conseils départementaux.

Je vous propose leur suppression à l’horizon 2021″. Puis, le Président de la République, dans son texte à la presse régionale du 5 juin 2014, écrit : « L’objectif doit être une révision constitutionnelle prévoyant la suppression du conseil général en 2020″. D’autre part,  le gouvernement s’est lancé dans ces projets concernant les territoires sans aucune étude préalable et sans même consulter le Président de l’Association des départements de France, pourtant socialiste. Or l’objectif fixé par le Président aurait supposé préalablement un bilan précis de l’action conduite par les conseils généraux depuis la décentralisation.

Ensuite, après les deux principales déclarations du Président et du Premier ministre que je viens de rappeler, les discours gouvernementaux, pendant plusieurs semaines, n’ont nullement permis d’y voir plus clair, de savoir qui allait assumer les tâches des conseils généraux. Les projets de loi présentés en juin 2014 se sont révélés imprécis, ne proposant pas d’argumentaire permettant d’expliquer les choix gouvernementaux. Enfin, le gouvernement a décidé de prononcer une « procédure accélérée » pour l’un des projets de loi, interdisant ainsi de prendre le temps d’une réflexion au fond, intégrant par exemple des éléments de comparaison avec l’organisation territoriale des autres pays de l’Union européenne.

Comment les candidats se positionnent-ils face à ce flou ? Cela sape-t-il complètement tout intérêt politique au scrutin ?

Le scrutin départemental de mars 2015 se transforme de facto en des élections à la proportionnelle, où les électeurs votent moins pour des candidats qu’ils connaissent et choisissent que pour un parti. En effet, dans les précédentes élections départementales, alors appelées élections cantonales, sur la majorité du territoire, les électeurs élisaient auparavant un homme ou une femme pour leurs compétences prouvées lors d’un précédent mandat ou ressenties au vu de leur programme et de leur campagne électorale. Ils votaient moins en fonction de l’étiquette politique du candidat que sur sa capacité de contribuer à la bonne gestion territoriale. Avec le redécoupage fondée sur un critère exclusivement démographique et rejetant tout critère géographique, et le système de binôme homme/femme, les conseillers généraux sortants se représentent sur des cantons au moins deux fois plus grands et souvent trois ou quatre fois plus vastes. Les sortants ne sont donc connus que d’une partie des électeurs du nouveau canton ; sur la majorité du territoire national, les électeurs ne retrouvent pas l’identité de leur canton, même si, il est vrai, cette identité était déjà moins perçue dans les centres urbains. Connaissant moins l’éventuel conseiller général sortant, ne comprenant pas le nouveau découpage, pouvant se demander quel sera la répartition des rôles au sein du binôme homme/felle, les électeurs se trouvent ou inciter à s’abstenir ou à exprimer une opinion moins sur les couples de candidats que sur leur parti politique. D’ailleurs, jamais les médias nationaux n’avaient autant couverts des élections départementales[2]. Les lois votées conduisent largement à politiser des élections locales qui reposaient auparavant beaucoup sur la personnalité des candidats et leur qualité de la gouvernance, et dans une mesure nettement moindre, sur leur appartenance politique.

 

Départementales FN : un vote de protestation et de ras-le-bol

Départementales FN : un vote de protestation et de ras-le-bol

Un sondage IFOP Atlantico montre que ceux qui iront voter pour le FN ( mais sil y aura près de 60% d’abstention ce qui doit relativiser les résultats) le font surtout par protestation, aussi du fait de leur déception quant à l’état du pays et de leur déception à l’égard des autres partis. En fait il n’ya que 17% qui votent FN pour ses orientation et son programme économique. L’analyse d’Atlantico :

Atlantico : La première question du sondage IFOP pour Atlantico concerne les motivations du vote des électeurs du Front national. Vous leur avez demandé quelles étaient la raison première, puis les secondaires, pour lesquelles ils votaient pour ce parti. Que ressort-il du questionnaire ?

Jérôme Fourquet : Ce que l’on constate, c’est qu’à deux semaines des élections départementales, différents enquêtes d’opinion montrent que le Front national est toujours en dynamique et qu’il pourrait, éventuellement, arriver en pole-position au soir du premier tour, ou du moins s’installer à un niveau très élevé, aux alentours de 29 ou 30%. C’est inédit, surtout que nous parlons d’un scrutin local qui n’est pas spécialement réputé comme favorable au Front national, celui-ci déploie son potentiel électoral plutôt sur des scrutins nationaux. Nous souhaitions travailler et réfléchir sur ce qui pouvait encore freiner cette dynamique et empêcher des électeurs de voter Front national, et, au contraire, savoir sur quels ressorts ce vote s’appuyait. Avec la première question, nous avons exploré un certain nombre d’arguments et de thématiques. Ce qui ressort, c’est que la dimension protestataire de voter demeure toujours très importantes. Elle se place en tête du critère de la première citation, avec 27%. C’est ce qui arrive en tête. Mais, quand on dit que le Front national est d’abord et avant tout un vote protestataire, on voit que cela est à nuancer. Arrive en deuxième position, à 19%, la raison du « partage du constat que fait le parti sur l’état de la France », et ensuite, avec 16%, les questions d’immigration, et 15% sur « ce parti se soucie des gens comme vous ». Si on regarde maintenant sur le total des citations, c’est-à-dire toutes les autres raisons que peuvent donner les électeurs autres que la première, car les gens votent sûrement sur plusieurs critères, la dimension protestataire est égale au constat partagé sur l’état de la France, puis arrive la question de l’immigration et la proximité du Front national par rapport aux gens comme soi.

 

Sondage Départementales 2015 :FN toujours en tête

Sondage Départementales 2015 :FN  toujours en tête

Hormis dans un sondage discutable de Métronews, tous les  autres sondages donnent le FN en tête , autour de 29 à 33 % ,avec surtout uen abstention de près de 60%. Et des résultats  catastrophiques  le PS qui aura du mal à conserver quelques départements. . Le Front national figure en tête des intentions de vote (29%) pour le premier tour, selon un sondage CSA réalisé pour BFMTV indiquant aussi que l’on se dirige vers une faible participation. Avec un tel chiffre, le FN double presque son score des cantonales de 2011: 15% au niveau national, 19% en moyenne là où il était présent. Le binôme « UMP et union de la droite » arriverait en deuxième position avec 25% d’intentions de vote, suivies du « PS et union de la gauche » avec 21%. Le « total gauche » (PS et union de la gauche, EELV, Front de gauche) rassemble 33% des intentions de vote et le « total droite » (UMP et union de la droite, UDI-MoDem, Divers droite) 35%. Le « potentiel de participation » s’élève d’autre part à 42%, autrement dit les Français qui « affirment être certains d’aller voter », portant, relève CSA, « l’abstention à 58%, ce qui constituerait un record pour ce type de scrutin». La tentation du vote sanction paraît forte. 48% souhaite exprimer à l’occasion des départementales des 22 et 29 mars leur « insatisfaction vis-à-vis de l’action du président de la République et du gouvernement », alors qu’ils n’étaient que 39% dans ce cas pour les élections européennes de mai 2014 et 16% pour les municipales de mars de l’année dernière. 45% considèrent au contraire que leur vote « n’aura aucun rapport avec un jugement sur l’action du président de la République et du gouvernement ». Ils étaient 51% pour les européennes et 68% pour les municipales.

 

Départementales : des élections inutiles et illégales

Départementales : des élections inutiles et illégales

 

 

 

 

L a France va voter alors qu’on ne connait pas le rôle des départements ce qui est parfaitement illégal. Inutile aussi car cela va perpétuer le gaspillage financier des collectivités locales. Car la France détient un autre record celui du nombre d’élus. Environ 600 000 dont beaucoup des départements et des communes. Chaque élu dispose d’uen administration, d’un budget. C’est existentiel. Chaque  élu peut engager des dépenses inutiles ( qui font souvent double emploi avec ceux d’autres élus). Du coup au record d’ élus ( en Europe) il faut ajouter le record d’administration, donc de fiscalités ( environ 400), de lois ( 10 500), de bureaucratie. C’est évidemment le paradoxe fondamental des élections départementales, on ne connait pas quelles seront les attributions ( pas étonnant que 30% ignorent tout de ces élections départementales qui ne sont que des cantonales rebaptisées). Au départ c’était clair:  l’économie aux régions, le social aux départements. Mais d’amendement en amendement on a  complètement détricoté le projet initial. Du coup ce sera comme avant le même empilage administratif et politique avec le communes, les communautés de communes, les syndicats intercommunaux, les métropoles ; les départements et les régions. Forcément dès lors qu’il y a des élus ils veulent des compétences, des budgets du personnel.  Le texte n’a cessé d’évoluer. Il a été quasi totalement détricoté par le Sénat. Pourtant Hollande avait annoncé la fin des départements d’ici 2020. Il n’en sera rien car le lobby des élus a obtenu gain de cause. Du coup la fameuse réforme territoriale est complètement dénaturée. Depuis son arrivée mi-février devant l’Assemblée nationale, le projet  continue de prendre des « coups » via les quelque 2.000 amendements déposés. Résultat, on s’éloigne de plus en plus de la cohérence de départ. Et le texte va davantage ressembler à un empilage de dérogations locales. Certes, comme prévu, dans un souci de clarification, la clause de compétence générale, qui permet à une collectivité d’intervenir dans tous les domaines, va disparaître pour les régions comme pour les départements. Mais, sous l’impulsion d’élus de tous bords, cet objectif est petit à petit rogné. « C’est une somme d’exceptions à la française que l’on surajoute. A un moment on s’occupe des élus de la montagne, à d’autres de ceux du littoral Tout cela aboutit à un maquis d’organisation territoriale qui sera probablement moins efficace qu’auparavant », constate le chef de file de l’UDI Philippe Vigier. « C’est une espèce d’imbroglio dans lequel personne ne se retrouve », renchérit son homologue de l’UMP Christian Jacob. Par exemple, alors que, initialement, il était prévu que la gestion des collèges soit transférée des départements aux régions, finalement, le Sénat en a décidé autrement en gardant la compétence des départements. Et les députés se sont ralliés à cette décision. En revanche les transports scolaires seront, eux, transférés aux régions… Difficile de comprendre. Idem pour la voirie urbaine qui va rester finalement de la compétence des départements alors qu’elle devait aller aux régions.  D’autres amendements votés par l’Assemblée ne vont pas simplifier les choses en accordant des dérogations aux départements sur le développement économique – notamment dans le domaine du tourisme -  au moins jusqu’en 2017… Alors que, initialement, ce sont les régions qui devaient piloter toute la politique économique. Mais, là aussi, la défense des intérêts locaux l’emporte… Il Hollande avait annoncé la fin des départements pour 2020 afin d’alléger le « mille-feuille » français. Résultat :  on maintient tout , on complique et en plus les élections sont illégales. Au fait ça sert à le conseil constitutionnel ? A reclasser les anciens présidents de la république qui s’ennuient ? Ils font la sieste ?

 

Sondage Départementales : l’UMP devant le FN au premier tour, du bidonnage ?

Sondage Départementales : l’UMP devant le FN au premier tour, du bidonnage ?

Curieux sondage en vérité qui contredit tous les autres. Jusque là le FN était nettement en tâte avec de  30 à 35% des intentions de vote, l’UMP à 27 et le PS autour de 20. Cette fois ces l’UMP qui serait en tête. Selon un sondage OpinionWay pour Metronews et LCI, l’alliance UMP-UDI prend la tête des intentions de vote aux élections départementales (29%) de fin mars, jusque devant le Front national (28%). C’est une  interprétation bidonnée des sondage. D’abord on agglomère les résultats de différentes familles  politiques par exemple à gauche ce qui n’a aucun sens au premier tour d’autant que les divisions vont favoriser le FN ( aussi l’UMP). Ce sondage OpinionWay   »met fin à plusieurs semaines de règne du Front national dans les intentions de vote pour les départementales des 22 et 29 mars », écrit Metronews. Cette interprétation ressemble à une sorte de tripatouillage méthodologqiue. On peut évidemment regretter que l’UMP et Ps soient à un aussi faible niveau mais ce n’est pas en tordant le coup aux sondages qu’on fera avancer le smilblick.  En fait le FN risque d’être largement en tête pour la simple raison que son électorat et de loin le plus mobilisé. Deuxième net et surtout parce que l’abstention sera historique, près de 60% et que les électeurs de gauches seront les moins présents dans les bureaux de vote. Or ce phénomène de l’abstention est mal  pris en compte dans les sondages. Au second tour cependant l’UMP devrait bénéficier du «  reflex républicain et emporter près de 90% des départements ( à l’inverse le Ps bénéficiera de beaucoup moins de reports lorsqu’il sera au second tour, 50% environ en provenance de l’UMP°.  Si le premier tour des élections départementales se tenait dimanche, 29% voteraient pour l’UMP et ses alliés (UDI, DVD soutenus ou en alliance) et 28% pour le Front national, selon un sondage OpinionWay pour Metronews et LCI. 21% des personnes interrogées se prononcent, elle, pour le PS et ses alliés (RDG, DVG, EELV soutenus ou en alliance). Le Front de gauche rassemblerait 7% des électeurs et EELV, hors alliance, 2%. L’UDI seule, hors alliance avec l’UMP, ferait 1%, soit autant que le MoDem et l’Union du centre. « Autres divers gauche » et « autres divers droite » auraient un score identique, 5%. Au total, la gauche et la droite disposeraient chacune de 35% des intentions de vote, et le Front national de 28%. Par ailleurs, OpinionWay estime l’abstention à 56%, rappelant qu’elle avait été de 55,7% aux élections cantonales de 2011.

Départementales 2015 : les départements qui pourraient passer à droite , 90%

Départementales 2015 : les départements qui pourraient passer à droite , 90%

Les experts patentés des sondages, les analystes politiques ne cessent d’affirmer que le PS pourrait perdre uen quarantaine de départements sur 61 détenus actuellement. Le PS en conserverait une vingtaine. Or c’est raisonner sans tenir compte du phénomène essentiel de cette élection, l’abstention qui sera proche de 60%. Or ce sont et de très loin les sympathisants de gauche qui vont abstenir. Du coup ce n’est pas 40 départements qui risquent d’être perdus par le PS mais bien davantage. Au total le PS pourraiat se trouver avec seulement uen petite dizaine de départements. Plus qu’une défaite, une quasi disparition de la gauche du paysage politique local. 90% des départements passeraient à droite. Un perspective différente des celle des analystes officiels qui indiquent » Les élections départementales des 22 et 29 mars prochains devraient profondément changer la donne de la politique locale. Les sondages qui se suivent annoncent une victoire nationale du Front national - le dernier en date le place à 33%, devant l’alliance UMP-UDI (27%), le PS et alliés (19%) et le Front de gauche (9%). S’ils se vérifiaient dans les urnes, de tels résultats seraient synonymes de nombreux basculements de départements, la gauche en ayant remporté 61 lors des élections cantonales de 2011. Les premières estimations font état d’un changement de direction pour une trentaine de départements au minimum, voire une quarantaine. La gauche est par la force des choses la plus menacée et ses principales pertes pourraient s’enregistrer dans l’est du pays. Les Alpes-de-Haute-Provence, la Drôme, l’Ardèche, le Gard, l’Isère, l’Ain, le Jura, le Doubs, le Territoire de Belfort et la Saône-et-Loire pourraient rejoindre le giron des départements de droite. Le Vaucluse fait, lui, office de prise envisageable pour le Front national. Le sud-est de la France reste d’ailleurs la terre la plus fertile pour le parti de Marine Le Pen. Le Var, actuellement détenu par la droite, pourrait, lui aussi, devenir frontiste. Un scénario d’autant plus réaliste que le Var est le département qui accueille le plus de municipalités FN (Fréjus, Le Luc et Cogolin) et l’un de ses deux sénateurs (David Rachline, maire de… Fréjus) ».

Candidats élections départementales :50% de fonctionnaires !

Candidats Élections départementales :50% de fonctionnaires !

 

Un sondage de Harris analyse le profil des candidats. Il faut surtout retenir qu’environ 50% des candidats sont des fonctionnaires actifs (35%)   ou retraités (15%).. Un proportion toutefois qui a été atténuée par la contrainte de légalité home-femme.  Pas étonnant que les finances locales soient à la dérive et ça ne risque pas de s’améliorer. On observe cependant  un certain renouveau générationnel parmi les candidats. L’âge moyen est passé de 53 ans, en 2008-2011, à 51 ans pour 2015 (51,7 pour les hommes, 50,6 pour les femmes). Une moyenne hétérogène, proche de celle de la population française majeure (49.,5 ans). La plus jeune candidate (FN) a à peine 18 ans et la plus âgée (FN), 91 ans.  En moyenne, 13 ans d’âge séparent les deux membres d’un binôme. Debout la France, le Front national et Europe Ecologie-Les Verts ont les moyennes d’âge les plus jeunes avec respectivement 47,5 ans, 49,4  ans et 49,5 ans. À l’inverse, les candidats du Front de Gauche (52,7 ans), du Parti socialiste (52,2 ans) et de l’UMP (51,6 ans) présentent les profils les plus âgés.  Les cadres et professions libérales sont largement représentés (28%) alors que cette dernière catégorie socioprofessionnelle ne représente que 9% de la population française, précise Harris Interactive. Les candidats sont également composés à 23% de retraités, 18% d’employés, 16% de professions intermédiaires.   Parmi les candidats aux élections départementales, 35% des personnes actives sont issues du secteur public alors qu’au niveau national, ce secteur représente 22% de la population active. La proportion des candidats évoluant dans le secteur public est même proche de 50% à gauche (52% au FG, 49% au PS) alors qu’elle est de 27% à l’UMP et très minoritaire (15%) au FN. Les candidats du FN sont majoritairement des employés (26%) ou des retraités (26%), plus que des cadres et professions libérales (14%). En revanche, les effectifs de l’UMP, du PS, du Centre et d’EELV sont composés pour plus d’un tiers de cadres et professions libérales, mais de peu d’employés (15% ou moins) et encore moins d’ouvriers (1% ou moins). Du fait de la forte réduction du nombre de cantons, passés de 4.046 à 2.054, le nombre de candidatures suit la même évolution et passe de 18.881 à 9.096. Mais au-delà de l’effet mécanique, on assiste à une légère baisse du nombre moyen de candidatures par canton : 4,7 en 2008-2011 contre 4,4 en 2015. Parmi les 9.096 binômes candidats, 2% seulement sont composés de deux candidats sortants. Pour 20% ils sont composés d’un candidat sortant et d’une personne ne faisant pas parti du précédent mandat. 78% des binômes présentent deux personnes n’ayant pas exercé la fonction de conseiller général lors de la dernière mandature.

 

Sondage Départementales : le FN toujours en tête et débâcle pour la gauche

Départementales : le FN toujours en tête et débâcle pour la gauche

Encore un sondage qui confirme que le FN est nettement en tête pour les départementales. En effet  Le Front national figure en tête des intentions de vote (29%) pour le premier tour, selon un sondage CSA réalisé pour BFMTV indiquant aussi que l’on se dirige vers une faible participation. En fait ces chiffres pourtant catastrophiques pour le PS sont encore sous estimés du fait du record sans doute historique d’abstention ( près de 60%°). Or ce sont surtout les sympathisants de gauche qui vont s’abstenir. Du coup  la débâcle sera pire pour la gauche. Au premier tort la victoire sera celle du FN,  au second  celle de l’UMP grâce au report des voix  de gauche sur l’UMP ;à l’inverse le report des voix  de l’UMP sur le PS sera nettement plus faible ( autour de 50% environ). Aujourd’hui on prévoit que la gauche pourrait ne conserver que 20 départements sur 60 détenus actuellement mais en faiat le PS pourraat bien n’en garder qu’une dizaine. Un véritable tsunami politique.  Avec un tel chiffre, le FN double presque son score des cantonales de 2011: 15% au niveau national, 19% en moyenne là où il était présent. Le binôme « UMP et union de la droite » arriverait en deuxième position avec 25% d’intentions de vote, suivies du « PS et union de la gauche » avec 21%.  Le Front de gauche recueille 6% des intentions de vote, puis l’UDI-Modem avec 5%, Europe Ecologie Les Verts 2%. Le « total gauche » (PS et union de la gauche, EELV, Front de gauche) rassemble 33% des intentions de vote et le « total droite » (UMP et union de la droite, UDI-Modem, Divers droite) 35%. Le « potentiel de participation » s’élève d’autre part à 42%, autrement dit les Français qui « affirment être certains d’aller voter », portant, relève CSA, « l’abstention à 58%, ce qui constituerait un record pour ce type de scrutin ». La tentation du vote sanction paraît forte. 48% souhaite exprimer à l’occasion des départementales des 22 et 29 mars leur « insatisfaction vis-à-vis de l’action du président de la République et du gouvernement », alors qu’ils n’étaient que 39% dans ce cas pour les élections européennes de mai 2014 et 16% pour les municipales de mars de l’année dernière. 45% considèrent au contraire que leur vote « n’aura aucun rapport avec un jugement sur l’action du président de la République et du gouvernement ». Ils étaient 51% pour les européennes et 68% pour les municipales.

Départementales : le FN en tête à 33% ?

Départementales : le FN en tête à 33% ?

Jusque là les différents sondages plaçait le FN autour de 30%, l’UMP derrière vers 27% et le PS à 21% ; Mais ce sont des sondages sur des intentions de vote qui ne précisent pas si les sondés vont ou non voter. Or l ‘abstention sera massive autour de 55%. Une abstention qui va surtout concerner les sympathisants de gauche puis l’UMP mais dans une  moindre mesure. Du coup  il n’est pas étonnant que pour un  sondage Odoxa pour Le Parisien, le parti de Marine Le Pen rassemble 33% d’intentions de vote pour le premier tour du 22 mars.  Ce sont 7 points de plus que dans la précédente enquête, il y a un mois. Le parti frontiste connaîtrait un succès renforcé auprès des jeunes, puisqu’un sondé sur deux âgé de 25 à 34 ans choisirait le bulletin FN, selon ce sondage. Ces bons scores se font au détriment de la droite et de la gauche. L’UMP et son allié l’UDI emportent l’adhésion de 27% des sondés. Le PS, quant à lui, totalise seulement 19% des intentions de vote. Un PS qui va être la très grosse victime de l’abstention parce que les départementales ne mobilisent pas ( 30% des électeurs ignorent d’ailleurs tout de cette élection). Il est même probable , encore une  fois du faiat de l’abstention que les résultats seront  encore plus catastrophiques pour le PS. Les experts prévoient que la gauche pourrait perdre 40 départements sur 60 détenus actuellement mais la claque pourrait être encore plus cinglante. Le grand vainqueur sera très certainement au premier tour le FN  en raison de la forte mobilisation de ses électeurs mais aussi l’UMP au second tour qui va bénéficier du reflexe républicain alors qu’à l’inverse ce reflexe républicain dans un duel FN-PS jouera beaucoup moins ( la moitié environ des électeurs UMP voteraient FN)°.

Sondage Départementales : l’UMP et FN à 29%, PS à 23%

Sondage Départementales : l’UMP et FN à 29%, PS à 23%

C’est le souhait des français, pas forcément ce qu’ils vont voter. Une nuance de taille car abstention elle pourraiat atteindre entre 50 et 60%. Or c’est dans le camp du PS que les électeurs sont le moins, mobilisés, ensuite à l’UMP. Du coup les intentions de vote, elles tournent selon les sondages autour de 30% pour le FN, 27% pour l’UMP et 20% pour le PS. ‘ (notons que la gauche est assez divisée).  L’UMP, allié à l’UDI, fait jeu égal avec le Front national dans le souhait des français de les voir remporter les élections départementales fin mars. Le sondage que publie le JDD, réalisé par l’IFOP, démontre que 29% des personnes interrogées veulent que ces deux partis l’emportent. Le Parti socialiste reste distancé, avec un résultat de 23%. Si l’UMP et le FN font jeu égal, leurs partisans sont différents : le parti de Marine Le Pen obtient ses meilleurs scores chez les ouvriers (50%) et les employés (50%). L’UMP fait ses meilleurs résultats chez les professions libérales et cadres supérieurs (45%). L’abstention s’annonce forte les 22 et 29 mars : 57% des personnes interrogées disent vouloir s’abstenir. Mais elle serait inégalement répartie : beaucoup plus forte à gauche qu’à droite. Avec un pic impressionnant chez les moins de 35 ans.

 

Un tiers des Français ignorent les départementales

Un tiers des Français ignorent les  départementales

Nombre de français se désintéressent des départementales puisqu’on prévoit une abstention proche de 6%. Un record. Un tiers n’ont jamais entendu parler de cette élection et pour cause. D’abord c’est une élection appelée précédemment  cantonale déjà bien peu connue. A vec la réformette des structures , on a changé le nom des cantonales transformée en départementales. Second élément d’explication, on ne connait pas avec précision quel sera le rôle des départements avec les nouvelles fonctions de régions. Normalement la réformes des régions aurait dû faire disparaitre les départements mais le lobby des élus a fortement freiné des quatre fers pour maintenir ce niveau qui procure autant de mandants ( et de dépenses inutiles). Selon un sondage Odoxa pour i-Télé  un tiers des Français ignore cette élection. Cette proportion évolue nettement en fonction de l’âge des personnes interrogées. Ainsi, les jeunes âgés de 18 à 24 ans sont 56% à ignorer l’existence de ce scrutin. Ils ne sont plus que 29% chez les 50-64 ans et 9% chez les plus de 65 ans. Une précédente enquête de l’Ifop pour le JDD montrait à la mi-février le relatif désintérêt des Français pour ces départementales, puisque 58% prévoyaient de s’abstenir le mois prochain. Le sondage Odoxa calcule également le « potentiel de vote » en faveur du Front national. Un tiers des Français (33%) envisagent de voter pour le parti de Marine Le Pen : 17% en sont même « certains » et 16% assurent que c’est « probable ». La porosité entre la droite et le FN est particulièrement élevée : 32% des électeurs de Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle de 2012 envisagent de voter en faveur de candidats frontistes le mois prochain. Ils ne sont que 15% des électeurs de François Hollande à penser ainsi. Dans les autres enquêtes, les intentions de vote en faveur du FN se situent entre 26 et 30% à un niveau national, mais cela ne permet pas de savoir quels départements pourraient basculer vers le FN.

 

SONDAGE départementales : FN 30%, UMP 28, PS 20

 

 

 

Ce sera d’abord le triomphe des abstentionniste puisqu’environ la moitié des sympathisants de l’UMP et du PS ne se déplaceront pas pour voter.( Une abstention globale de  près de 60%); Ensuite le triomphe celui du FN au premier tour, ensuite celui de l’UMP au second. Au final uen véritable débâcle pour le PS qui peinera à conserver 20 départements au lieu de 60 actuellement. Un PS par ailleurs victime d’une  très mauvaise dynamique du reflexe républicain. Le sondage réalisé par l’IFOP pour Le Figaro à un mois des départementales vient confirmer les tendances constatées scrutin après scrutin depuis cinq ans. Avec 30 % des intentions de vote mesurées, le FN devancerait l’alliance des forces UMP et UDI (28 %), reléguant les candidats du PS à la troisième place avec 20 %. Aucune des autres propositions ne passe la barre des 10 %: EELV recueillerait 7 %, le Front de gauche 6 %, l’extrême gauche 2 %. Il s’agit toutefois d’un sondage d’intentions de vote national, qui ne tient pas compte des particularismes locaux. Dans un contexte de forte abstention (mesurée par l’IFOP à 57 %), les électeurs du FN se montrent d’ailleurs les plus motivés: 53 % de ses sympathisants déclarent qu’ils se rendront aux urnes, contre 45 % de ceux de l’UMP et 44 % de ceux du PS. La progression serait importante par rapport aux cantonales de 2011 lorsque le FN avait atteint 15 % en présentant des candidats dans trois quarts des cantons, soit un résultat d’environ 19 % en moyenne par candidat. Finalement des élections très peu démocratique puisque un candidat pourra être élu avec un score de 12,5% des inscrits au premier tour.

 

Départementales 2015 : à peine une vingtaine de départements pour la gauche

Départementales 2015 : à peine une  vingtaine de départements pour la gauche

Ce sera le grand séisme, la gauche qui détient la majorité dans 60 départements pourraient n’en détenir qu’à peine 20 aux prochaines élections d’après une  information de RTL. Sur 101 départements en tout, entre 30 et 40 seraient susceptibles de basculer à droite en mars, à l’issue des élections départementales. Le FN  serait en mesure d’ obtenir la majorité dans qulques départements mais le grand gagnant sera l’UMP du fait du report des voix de la gauche. L’inverse n’étant pas vrai puisque 50% environ des voix de l’UMP en cas de qualification de la gauche au second tour se reporteront sur le FN. Le calcul est simple,  au premier tour le FN obtiendra à peu près 30%des voix, l’UMP 27.e t le PS autour de 20%. Le problème c’est qu’au second tout les duels concerneront surtout l’UMP et le FN. Or le « reflexe républicain » va jouer en faveur de l’UMP car autour de 15%seulement des voix de la gauche se reporteront sur le candidat du FN. Ces pronostics sont à relativiser car il est probable que les abstentions attiendront pas loin de 60% au premier tour, du coup la démobilisation risque de concerner surtout les électeurs potentiels de la gauche. Et les résultats pourraient être encore plus catastrophiques pour la gauche  en cas d’abstention record.

SONDAGE départementales : 29% pour le succès du FN aux départementales

SONDAGE départementales :  29% pour le  succès du FN aux départementales

Les Français souhaitent à 29% le succès du FN et ce sera sans doute son score. Plusieurs raisons à cela, il faut d’abord s’attendre à une abstention record au moins 50% ; ces élections ne présentent en effet aucun intérêt sinon qu’à conforter les barons locaux d’ une monarchie républicaine décadente. Seconde observation puisque ces élections ne présentent pas de grands enjeux politiques, beaucoup de Français  (ceux qui vont voter) vont se défouler en votant pour un pari de protestation ;le risque est contrôlé pensent certains français. Pourtant avec la porosité grandissante entre le FN et l’UMP,  le FN pourrait sortir grand vainqueur ces élections car on assiste à la mort du reflexe républicain.  Certes, tout indique que l’abstention connaîtra encore à l’occasion des élections départementales de mars un niveau record. Spécialement chez les 18-24 ans. Il n’empêche : comme le souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP, le vote FN, hier vote de protestation, commence à ressembler à un vote d’adhésion. Selon notre enquête, 29% des Français disent « souhaiter » un succès du FN lors des départementales. Après le coup de tonnerre du Doubs – le candidat PS, qui avait battu au premier tour le candidat UMP, ne l’avait emporté au second que de justesse face  à la candidate FN – cela bouscule complètement la donne politique : le scrutin majoritaire à deux tours ne va-t-il pas devenir demain pour un FN qui marque des points non plus un obstacle mais un atout? N’est-on pas en train de passer d’un système classique –celui de la Ve République- à deux partis dominants qui alternaient au pouvoir (le PS et l’UMP) à un système à trois (PS, UMP, FN)?  Si cela se confirme, ce serait une petite révolution.

 

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