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« Pour un déontologue du gouvernement » : pour quoi faire

« Pour un déontologue du gouvernement » : pour quoi faire

On se demande bien pourquoi certain nombre de personnalités et d’élus demandent que soient mises en place un poste de déontologue au  gouvernement. C’est évidemment une tentative de réponse au dérapage de Rugy pris les mains dans le pot de confiture. La question se pose de savoir si les membres du gouvernement ont besoin d’un déontologue (une sorte de flic de la morale) mais plutôt d’un psychologue voire d’un psychiatre. En effet trop nombreux sont ceux qui enivrés par le parfum oublie  l’intérêt général et non au profit de leur intérêt particulier et de leur ego. S’il fallait un déontologue au gouvernement, un autre serait bien utile à l’Élysée compte tenu du comportement du président de la république. Par ailleurs la nomination d’un homme seul pour freiner  les dérives des politiques parait bien dérisoire. Preuve la déontologue de l’Assemblée nationale n’avait guère influencé de Rugy. Pas étonnant d’ailleurs car la déontologue en cause avait été nommée par ledit de Rugy ! L’Observatoire de l’éthique publique (OEP) préconise cependant  la création d’un poste de déontologue du gouvernement, au lendemain de l’affaire Rugy. Dans une tribune publiée dans le JDD, les signataires demandent au Premier ministre Edouard Philippe, de publier très rapidement un décret dans ce sens. Un pas supplémentaire vers la transparence, complémentaire à la circulaire du 23 juillet 2019 relative à l’exemplarité des membres du gouvernement. Ils rappellent également l’existence d’un organe en charge de la déontologie dans toutes les autres institutions législatives et judiciaires. Au niveau du pouvoir législatif, le Sénat a créé un comité de déontologie en 2009 avant que l’Assemblée nationale ne nomme son propre déontologue en 2011. Au niveau du pouvoir judiciaire, les magistrats ont dû se doter d’un collège de déontologie depuis 2016, imitant leurs collègues des juridictions financières (2006) et administratives (2012). De même, à la suite de la loi du 20 avril 2016 et d’un décret du 10 avril 2017, le communes, les régions, les départements, les administrations centrales et déconcentrées comme les établissements publics ont-ils été appelés à désigner des référents déontologues en leur sein. Bref, pour mettre fin au dérapage personnel des responsables, on propose la nomination sorte de curé laïc. Or la  vraie question qui se pose c’est celle du contrôle démocratique du pouvoir en place à tous les échelons car trop souvent une fois élue les responsables se laissent non seulement aller à certaines dérives mais surtout bafouent  des engagements formulés lors des campagnes électorales. Ce contrôle démocratique ne peut être effectué que par un renforcement de la concertation et un autre contenu de la démocratie.

Signataires René Dosière, président de l’Observatoire de l’éthique publique ; Laurianne Rossi et Johanne Saison, vice-présidentes de l’Observatoire de l’éthique publique ; Matthieu Caron, directeur général de l’Observatoire de l’éthique Publique ; Jean-François Kerléo, directeur scientifique de l’Observatoire de l’éthique publique ; Mathias Amilhat, université de Toulouse ; Emmanuel Aubin, université de Poitiers ; Géraldine Bannier, députée ; Christine Pires-Beaune, députée ; François Benchendikh, Sciences Po Lille ;  Sébastien Benetullière, université de Lyon-III ; Olivier Costa, Sciences Po Bordeaux ; Charles de Courson, député ; Karima Delli, députée européenne ; Stella Dupont, députée ; Vincent Dussart, université de Toulouse ; Jean-Michel Eymeri-Douzans, Sciences Po Toulouse ; Arezki Ferdjoukh, chargé des relations institutionnelles de l’Observatoire de l’éthique publique ; Elsa Forey, université de Dijon ; Abel François, université de Lille ; Aurore Granero, université de Bourgogne ; Béatrice Guillemont, université de Toulouse ; Régis Juanico, député ; Remi Lefebvre, université de Lille ; Elina Lemaire, université de Bourgogne ; Jean-Marie Massonnat, trésorier de l’Observatoire de l’éthique publique ; Pierre Morel-A-L’Huissier, député ; Éric Phélippeau, université de Paris-Nanterre ; Romain Rambaud, université de Grenoble ; Antoine Som, secrétaire général de l’Observatoire de l’éthique publique ; Lucie Sponchiado, université Paris Est-Créteil ; Thibault Tellier, Sciences Po Rennes ; Pauline Türk, université Nice Sophia Antipolis ; Cécile Untermaier, députée ; Élise Untermaier-Kerleo, université Lyon-III ; Antoine Vauchez, université Paris-I Panthéon-Sorbonne ; Jean-Luc Warsmann, député ; Franck Waserman, université du Littoral Côte d’Opale ; Sofia Wickberg, Sciences Po Paris ; Fabien Gouttefarde, député ; Nicolas Kaciaf, Sciences Po Lille.

De Rugy a consulté…… le déontologue

De Rugy a consulté…… le déontologue

 

 

Non,  il ne s’agit pas d’une nouvelle spécialité médicale comme on pourrait éventuellement imaginer. De toute manière, la pathologie de François de Rugy relève des compétences d’un curé ou d’un psychiatre. On se demande bien pourquoi François de Rugy, dès sa nomination comme président de l’Assemblée nationale, s’est fait le chantre de la rigueur en réduisant le train de vie des députés. En effet le décalage entre sa posture et son comportement est tel  qu’on peut se demander si de Rugy n’a pas un urgent besoin des services d’un psy. On notera que beaucoup d’anciens écolos une fois parvenus au pouvoir se laisse un peu grisé par les parfums de la république et dérapent tellement qu’ils disparaissent ensuite de la scène politique. De toute évidence François de Rugy a trop voulu copier Macron. D’abord avec cette air condescendant permanent ensuite avec eux cette recherche de copinage douteux et cet accommodement avec les règles. Dans la tourmente depuis la salve de révélations de Mediapart sur son train de vie, François de Rugy s’est confié au JDD samedi. Le ministre de la Transition écologique et ­solidaire, maintenu jeudi au gouvernement après sa convocation par Edouard Philippe, se veut déterminé.  »L’enjeu, c’est de tenir alors qu’on veut vous démolir », argue-t-il. Rugy indique s’être rendu le matin même à l’Assemblée pour s’entretenir avec la déontologue et le secrétaire général de l’Assemblée nationale. Il fait en effet désormais l’objet de vérifications du Palais Bourbon pour ses dépenses engagées lorsqu’il était l’occupant de l’hôtel de Lassay, mais aussi de la part des services généraux du gouvernement pour ses travaux au ministère. Le moins que l’on puisse dire c’est que la défense de de Rugy est  en outre particulièrement maladroite. Pourquoi avoir dit par exemple qu’il ne buvait jamais de champagne alors qu’on l’a vu en boire ou encore pourquoi avoir dit qu’il n’aimait pas le homard alors qu’on s’est qu’il adore les araignées. Bref du bla-bla inutile qu’il enfonce un peu plus sans compter évidemment le fond avec des frasques à justifier (les repas fastueux, la réfection de l’appartement de fonction, l’appartement à Nantes à loyer modéré, le non paiement d’impôts en 2015 etc.). évidemment de Rugy est furieux de  l’enquête diligentée par le Premier ministre qui d’une certaine manière donne une crédibilité aux faits reprochés.   »Édouard Philippe souhaitait qu’il puisse y avoir une forme de process, un regard extérieur… », explique-t-il.  »J’espère que ce sera fini fin juillet, personne n’a envie de laisser traîner ça », ajoute Rugy, qui se dit ciblé par « tout un tas de gens qui se vengent. » Regrette-t-il d’avoir congédié manu militari sa directrice de cabinet Nicole Klein – qui depuis, dans les médias, lui reproche de l’avoir sacrifiée « pour sauver sa tête »? « Elle ne voulait pas bouger, elle ne fournissait aucune explication, il fallait bien trancher », défend-il. Le pire c’est que de Rugy s’enfonce en défendant d’une certaine manière le faste républicain spécifiquement français. En effet, de Rugy  a critiqué  par exemple la rigueur morale des régimes politiques du Nord  comme celui de la Suède. Fin 1995, Mona Sahlin, numéro 2 du gouvernement social-démocrate, est forcée de démissionner pour avoir réglé quelques courses, dont une barre chocolatée, avec sa carte de crédit de fonction. Peu importe qu’elle ait immédiatement remboursé. « En France, le modèle n’est pas la barre chocolatée de la ministre suédoise » s’est  défendu le ministre de l’écologie. !

 




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