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Chefs d’entreprises: Moral des PME en baisse

Chefs d’entreprises: Moral des PME en baisse

Le moral des dirigeants de PME et TPE sur les perspectives perd deux points (pour s’établir à 4 points) pour s’éloigner véritablement de sa moyenne de long terme selon la dernière vaste enquête réalisée par BPI France à la fin de l’année 2023. « Il y a clairement un refroidissement. Les indicateurs se replient tous assez nettement », a déclaré Philippe Mutricy, directeur de l’évaluation et des études, lors d’un point presse ce mardi 16 janvier.

Sans surprise, la construction et le bâtiment sont particulièrement pessimistes sur les prochains mois. Le resserrement de la politique monétaire de la BCE et le durcissement des conditions d’octroi des crédits ont plongé l’activité dans la crise. Dans les autres secteurs, l’activité devrait globalement se stabiliser.

Résultat, la plupart des entreprises de réduire l’embauche. La baisse est « nettement plus marquée dans la construction (−7 points, à +3) et, plus encore, les transports (−14 points à −8, un niveau très en-deçà de la moyenne de long terme du secteur de +6), en cohérence avec des perspectives d’activité plus dégradées dans ces secteurs », résume la banque publique.

Sur le front de l’emploi, le chômage pourrait poursuivre sa hausse en 2024 comme le prévoit l’Insee et la Banque de France dans leurs dernières projections.

Les dirigeants ont également fait part de leurs craintes sur leur trésorerie en ce début d’année 2024. L’opinion des chefs d’entreprise est en baisse de 7 points pour s’établir à 12 points, soit un niveau bien inférieur à la moyenne de long terme (-4 points).

Créations d’entreprises : Baisse en septembre

Créations d’entreprises : Baisse en septembre

Conséquence du tassement économique de la croissance et de l’inflation, le nombre de créations d’entreprises diminue en septembre. L’incidence concerne surtout le nombre de micros entreprises affectés par une diminution de 3,8 % sur un mois et qui représente la masse des sociétés.

Le nombre d’entreprises créées en France en septembre a en effet reculé de 1,2% sur un mois, après un bond de plus de 4% en août, selon des données publiées ce mercredi 25 octobre par l’Insee. Au total, l’Institut national de la statistique et des études économiques a recensé 93.346 nouvelles entreprises dans le pays au mois de septembre, soit un gros millier de moins qu’en août (94.495).

Ce repli s’explique par une baisse de 3,8% sur un mois des créations de micro-entreprises, à 59.199 micro-entreprises au total, contre une hausse de 5,9% en août. Les entreprises classiques, elles, ont connu un rebond de 3,7% sur un mois, à 34.147.

Les chiffres de septembre sont aussi dus à un repli des créations d’entreprises – tout type d’entreprise confondu – dans les secteurs du commerce (-4,3% sur un mois), des services aux ménages (-5,2%), ou encore dans l’enseignement, la santé et l’action sociale (-6,1%). A l’inverse, les créations d’entreprises ont nettement accéléré dans le secteur de l’hébergement-restauration (+5,6% après +1,9% en août).

Faut-il pour autant s’alarmer de ce repli global sur un mois ? Les chiffres se révèlent plus nuancés avec un peu de recul, en retenant les données trimestrielles.

« En données brutes, le nombre cumulé d’entreprises créées au troisième trimestre 2023 augmente nettement par rapport au même trimestre un an auparavant (+3,6 %), observe l’Insee. Cette hausse est due aux créations d’entreprises individuelles sous le régime de micro-entrepreneur qui augmentent fortement (+9,1 %). En revanche, les créations de sociétés (‑4,1 %) et d’entreprises individuelles classiques (‑7,4 %) baissent de façon marquée. »

Des données à prendre avec des pincettes
Dans le détail, le secteur des transports et de l’entreposage est celui qui contribue le plus à la hausse des créations d’entreprises sur un an au troisième trimestre, et ce, grâce au lancement de nouvelles entreprises de livraison à domicile.

Depuis le début de l’année, plus de 783.500 créations d’entreprises ont été recensées, un total légèrement inférieur aux plus de 785.000 nouvelles sociétés enregistrées au cours des neuf premiers mois de l’année 2022. Comme les mois précédents, l’Insee appelle cependant à interpréter l’ensemble des chiffres publiés ce mercredi avec une « grande prudence ».

Défaillances d’entreprises en hausse de plus de 40%

Défaillances d’entreprises en hausse de plus de 40%

Signe du ralentissement économique et de la dégradation financière des PME, les défaillances d’entreprises enregistrent une hausse inquiétante de plus de 40 % sur un an.Le plus dur est à venir avec une croissance encore réduite en 2024 est par exemple dans l’immobilier il faut s’attendre à une véritable hécatombe.

Sur les douze mois écoulés entre août 2022 et 2023, 50.441 entreprises ont été concernées, selon les chiffres publiés par la Banque de France ce mercredi 13 septembre. Soit une hausse de +41,5% par rapport à août 2022.

Sur les douze mois écoulés entre août 2022 et 2023, 50.441 entreprises ont été concernées, selon les chiffres publiés par la Banque de France ce mercredi 13 septembre. Soit une hausse de +41,5% par rapport à août 2022.

En effet, les défaillances dépassent de 61,9% leur niveau de 2019 pour les très petites entreprises (TPE, moins de 10 salariés), de 79,1% pour les petites entreprises (10 à 49 salariés), de 55% pour les moyennes entreprises (50 à 249 salariés) et de 92,6% pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les grands groupes. Dans cette dernière catégorie, 52 entreprises ont fait faillite au cours des douze derniers mois, contre 27 en 2019. Une tendance forte qui ne préoccupe pas spécialement la Banque de France.

Ecologie- La taxe carbone de l’Europe pourrait rapporter…. des fermetures d’entreprises et de l’inflation

Ecologie- La taxe carbone de l’Europe pourrait rapporter…. des fermetures d’entreprises

La taxe carbone commencera à être appliqué à partir de début octobre. Une taxe sur les importations à objets écologiques. D’après les médias complaisants vis-à-vis de la politique des autorités, la fameuse taxe carbone pourrait rapporter 3 milliards d’euros d’ici 2030 mai pour toute l’Europe. Autant dire pas grand-chose. Mais ce pourrait être une sorte de balle dans le pied que se tire le l’Europe car la taxe carbone pourrait provoquer la fermeture d’entreprises et l’arrêt d’activités. Une taxe qui en effet se donne pour objet de punir écologiquement les importations afin de favoriser la décarbonation de l’économie. Le problème est que la production est organisée de manière systémique avec des interactions complexes entre les pays. Par exemple on parle d’industrie automobile française mais la vérité oblige à dire que seulement 40 % des éléments de la voiture sont réellement français le reste venant de l’étranger notamment de la Chine et d’autres pays en développement.

Les économistes classiques qui adhèrent à la sainte religion du marché pour tout ont curieusement rejoint les irresponsables écolos pour trouver des vertus à la fiscalité qui tue l’économie.

Il est clair aussi que les pays particulièrement visés par la taxe carbone prendront des mesures de rétorsion à l’occasion des exportations cette fois. Bref, une double manière de se tirer une balle dans le pied.

La fiscalité n’est sans doute pas le seul et unique moyen réguler la politique écologique. Cette dernière dépend d’une part des politiques conduites mais aussi du comportement des ménages. Une hausse par exemple de l’énergie n’a que peu d’influence sur la répartition tant qu’il n’y a pas d’œuf alternative plus respectueuse de l’environnement.

D’un point de vue méthodologique déclarer pour chaque entreprise les émissions de gaz à effet de serre relève de l’illusion tellement sont impliquées les économies. La taxe devrait commencer à être appliquée à partir de début octobre.

La taxe carbone de l’Europe pourrait rapporter…. des fermetures d’entreprises

La taxe carbone de l’Europe porrait rapporter…. des fermetures d’entreprises

D’après les médias complaisants vis-à-vis de la politique des autorités, la fameuse taxe carbone pourrait rapporter 3 milliards d’euros d’ici 2030 mai pour toute l’Europe. Autant dire pas grand-chose. Mais ce pourrait être une sorte de balle dans le pied que se tire le l’Europe car la taxe carbone pourrait provoquer la fermeture d’entreprises et l’arrêt d’activités. Une taxe qui en effet se donne pour objet de punir écologiquement les importations afin de favoriser la décarbonation de l’économie. Le problème est que la production est organisée de manière systémique avec des interactions complexes entre les pays. Par exemple on parle d’industrie automobile française mais la vérité oblige à dire que seulement 40 % des éléments de la voiture sont réellement français le reste venant de l’étranger notamment de la Chine et d’autres pays en développement.

Les économistes classiques qui adhèrent à la sainte religion du marché pour tout ont curieusement rejoint les irresponsables écolos pour trouver des vertus à la fiscalité qui tue l’économie.

Il est clair aussi que les pays particulièrement visés par la taxe carbone prendront des mesures de rétorsion à l’occasion des exportations cette fois. Bref, une double manière de se tirer une balle dans le pied.

La fiscalité n’est sans doute pas le seul et unique moyen réguler la politique écologique. Cette dernière dépend d’une part des politiques conduites mais aussi du comportement des ménages. Une hausse par exemple de l’énergie n’a que peu d’influence sur la répartition tant qu’il n’y a pas d’œuf alternative plus respectueuse de l’environnement.

D’un point de vue méthodologique déclarer pour chaque entreprise les émissions de gaz à effet de serre relève de l’illusion tellement sont impliquées les économies. La taxe devrait commencer à être appliquée à partir de début octobre.

Concentré sur les secteurs les plus à risque (acier, aluminium, engrais, ciment, hydrogène, électricité), le MACF ( “mécanisme d’ajustement carbone aux frontières”) pourrait s’étendre à d’autres domaines et ainsi rapporter plus de recettes fiscales. Mais il pourrait s’agir d’une goutte d’eau au regard des investissements gigantesques à prévoir pour la transition. Rien qu’en France, les économistes Jean Pisani-Ferry et Selma Mahfouz estiment les besoins d’investissements annuels à 66 milliards d’euros pour faire baisser les émissions de C02 de 55% entre 1990 et 2030.

Défaillances d’entreprises encore en hausse

Défaillances d’entreprises encore en hausse

Ce sont actuellement les petites entreprises notamment du bâtiment et de la restauration qui font les frais du ralentissement économique. ( Croissance du PIB presque nulle au troisième trimestre). La hausse des défaillances sur un an progresse de plus de 40 %.

Les défaillances d’entreprises Continue donc de croître en août selon les chiffres publiés mercredi par la Banque de France. Ces défaillances ont concerné au total, sur les douze mois jusqu’à fin août, 50.441 entreprises, en hausse de 41,5% par rapport à août 2022, contre 51.145 en 2019.

À l’exception des micro-entreprises, qui comptent pour plus de 9 défaillances sur 10, toutes les autres catégories d’entreprises continuent d’être largement au-dessus de leur niveau d’avant-crise. Les défaillances dépassent de 61,9% leur niveau de 2019 pour les très petites entreprises (TPE, moins de 10 salariés), de 79,1% pour les petites entreprises (10 à 49 salariés).

Par secteurs, les défaillances ont le plus augmenté depuis un an dans l’hébergement-restauration avec une hausse de 66,5% par rapport à août 2022.

Le rebond des défaillances reste aussi très fort dans l’industrie avec une hausse de 50% en un an, malgré la volonté du gouvernement de réindustrialiser le pays. Dans l’information et la communication, la hausse atteint 47,3% et est de 44,6% dans les activités financières et d’assurance.

Faillite d’entreprises : très forte croissance en 2022

Faillite d’entreprises : très forte croissance en 2022

Les défaillances ont bondi de 49,9% entre 2021 et 2022 pour s’établir à 42.000 (contre 28.000 en 2021, 32.000 en 2020 et 51.000 en 2019), selon les derniers chiffres dévoilés par le cabinet Altares. Les faillites ont grimpé en flèche dans toutes les régions françaises. Le débranchement progressif des aides du « quoi qu’il en coûte », la guerre en Ukraine et le coup de frein de l’économie ont allongé les files d’attente dans les tribunaux de commerce. Les PME et jeunes entreprises, fragilisées par les longues années de pandémie, sont les plus menacées par la poursuite de la crise énergétique en 2023 et les menaces de récession.

 

Selon un bilan d’Altares dévoilé ce mardi 17 janvier, le nombre de faillites d’entreprises s’est envolé de 50% entre 2021 et 2022, mais sans retrouver son niveau d’avant-Covid. Le cabinet a enregistré 42.500 faillites l’année dernière, contre 28.371 en 2021 et 32.280 en 2020, mais encore assez loin des 52.144 de 2019.

« Sur 2022, le nombre de 42.000 reste en deçà de celui d’avant Covid [52.144 en 2019]. Sur le chiffre de 50%, il s’agit d’un record. Cela signifie que sur chaque mois, il y a eu une forte hausse », détaille Thierry Millon, directeur des études chez Altares interrogé par La Tribune.

 « Depuis la fin 2021, il y a eu une amorce des hausses de défauts dans les entreprises. C’est plus difficile depuis le début de l’année 2022. Cette tendance lourde, qui ne s’est pas démentie en fin d’année 2022, nous embarque sur une trajectoire inconfortable en 2023 », a ajouté Thierry Millon.

Les plus grandes entreprises sont loin d’être épargnées avec une hausse de 28%, mais ce chiffre reste très en deçà de la moyenne nationale (+50%). Sur le front de l’emploi, le nombre d’emplois menacés a bondi à plus de 140.000 l’année dernière, contre moins de 100.000 en 2021.

Les entreprises entament 2023 dans un contexte économique particulièrement dégradé. La plupart des économistes et instituts de conjoncture ont révisé à la baisse leurs prévisions de croissance ces derniers mois et le spectre d’une récession en Europe se renforce de jour en jour.

Economie-Forte hausse des défaillances d’entreprises

Economie-Forte hausse des défaillances d’entreprises ( Allianz )

À l’échelle mondiale, Allianz Trade prévoit une hausse des défaillances d’environ 19% en 2023 par rapport à l’année actuelle, contre +10% en 2022. Les défaillances d’entreprises vont nettement décoller l’an prochain à l’échelle internationale après avoir fortement reculé au cours de la pandémie puis lentement repris cette année, prévoit l’assureur Allianz Trade dans une étude publiée ce jeudi. «Après deux années de déclin nous anticipons une accélération générale des défaillances d’entreprises», écrit l’assureur dans un rapport publié jeudi et intitulé «le risque d’entreprise est de retour».

En France, les défaillances d’entreprises ont explosé à l’été 2022. Près de 9.000 pendant entre juillet et septembre, 69% de plus qu’à l’été 2021, selon le cabinet Altares, expert de l’information sur les entreprises.

Selon ce cabinet, de tels taux ne s’étaient jamais vus depuis 25 ans. Les secteurs les plus touchés par ces défaillances sont la restauration, les supérettes et les salons de coiffure et de beauté. Ainsi dans la restauration, les défaillances d’entreprise ont augmenté de 150% cet été, par rapport à la même période que l’an dernier. Les supérettes en comptent +100%, +94% pour les salons de coiffure et les instituts de beauté.

Les trois quarts de ces procédures touchent des TPE de moins de trois salariés et des entreprises de moins de trois ans.
Elles sont «déjà une réalité», constate l’organisation qui souligne la progression à deux chiffres des procédures de faillite déjà en Inde, en Australie, au Canada, en Turquie et en Autriche au premier semestre 2022. La hausse des taux d’intérêt et les hausses de salaires consenties en raison de l’inflation sont deux des facteurs expliquant les difficultés accrues des entreprises, en particulier dans les secteurs de la construction, des transports, des télécoms et du textile.

Forte hausse des défaillances d’entreprises

Forte hausse des défaillances d’entreprises ( Allianz )

À l’échelle mondiale, Allianz Trade prévoit une hausse des défaillances d’environ 19% en 2023 par rapport à l’année actuelle, contre +10% en 2022. Les défaillances d’entreprises vont nettement décoller l’an prochain à l’échelle internationale après avoir fortement reculé au cours de la pandémie puis lentement repris cette année, prévoit l’assureur Allianz Trade dans une étude publiée ce jeudi. «Après deux années de déclin nous anticipons une accélération générale des défaillances d’entreprises», écrit l’assureur dans un rapport publié jeudi et intitulé «le risque d’entreprise est de retour».

En France, les défaillances d’entreprises ont explosé à l’été 2022. Près de 9.000 pendant entre juillet et septembre, 69% de plus qu’à l’été 2021, selon le cabinet Altares, expert de l’information sur les entreprises.

Selon ce cabinet, de tels taux ne s’étaient jamais vus depuis 25 ans. Les secteurs les plus touchés par ces défaillances sont la restauration, les supérettes et les salons de coiffure et de beauté. Ainsi dans la restauration, les défaillances d’entreprise ont augmenté de 150% cet été, par rapport à la même période que l’an dernier. Les supérettes en comptent +100%, +94% pour les salons de coiffure et les instituts de beauté.

Les trois quarts de ces procédures touchent des TPE de moins de trois salariés et des entreprises de moins de trois ans.
Elles sont «déjà une réalité», constate l’organisation qui souligne la progression à deux chiffres des procédures de faillite déjà en Inde, en Australie, au Canada, en Turquie et en Autriche au premier semestre 2022. La hausse des taux d’intérêt et les hausses de salaires consenties en raison de l’inflation sont deux des facteurs expliquant les difficultés accrues des entreprises, en particulier dans les secteurs de la construction, des transports, des télécoms et du textile.

Défaillances d’entreprises : Encore en hausse

Défaillances d’entreprises : Encore en hausse

 

Curieusement alors qu’on se félicite du relatif faible taux de chômage, les défaillances d’entreprises progressent encore. En cause d’abord sans doute la relative stagnation du nombre d’actifs qui mécaniquement fait baisser le chômage, le renoncement à l’emploi de certains aussi l’inflation qui pèse sur la rentabilité de certaines entreprises et sur la consommation des ménages. Les défaillances d’entreprises en France ont donc poursuivi leur lente accélération sur un an au mois de juillet, tout en restant en repli de 32,2% par rapport à la période précédant le Covid-19, a indiqué mercredi la Banque de France.

Les défaillances augmentent progressivement, mois après mois: en juin la hausse sur un an était de 15,9% par rapport à la même période de 2021, selon les données actualisées de la Banque de France, et de 10,0% en mai. La pandémie de Covid-19 a fortement perturbé les chiffres des défaillances, entre le ralentissement de l’activité des tribunaux de commerce et les mesures de soutien à la trésorerie des entreprises qui leur a évité la cessation de paiements. Le nombre de défaillances en France avait chuté à environ 27.000 en 2021, contre plus de 50.000 par an avant la crise sanitaire.

Sur le mois de juillet 2022, «le nombre de défaillances reste un peu supérieur à 3.000, comme globalement depuis le début de l’année», indique le bilan mensuel de la Banque de France publié mercredi. Les très petites entreprises ont nettement contribué aux défaillances d’entreprises sur douze mois par rapport aux douze mois précédents (+44,4%) ainsi que les petites entreprises (+36,4%). Les faillites d’entreprises de taille intermédiaire ont reculé de 39,5%.

L’hébergement et la restauration sont les secteurs les plus représentés (+34,4%), devant le transport et l’entreposage (+32,6%) et l’industrie (+30,2%). À l’inverse, les activités immobilières (-6,5%) et l’agriculture, sylviculture et pêche (-1,8%) ont vu leur nombre de défaillances reculer sur les douze derniers mois par rapport à un an auparavant.

Conjoncture : Les défaillances d’entreprises en forte hausse

Conjoncture : Les défaillances d’entreprises en forte hausse

Deux raisons à la forte hausse des défaillances d’entreprises, d’une part le fait que certaine ont bénéficié du ballon d’oxygène financier pendant la crise sanitaire, d’autre part le ralentissement de l’activité en particulier depuis la crise de l’Ukraine.

Contrairement à ce qu’ont affirmé nombre d’experts, la croissance en général et en France en particulier n’est pas sortie  avec une forte dynamique de la crise structurelle de l’activité. Certes la croissance s’est redressée mais ce n’était qu’une compensation de la chute imputable à la Covid. En réalité, la croissance reprend son rythme de croisière, autour de 2 % qui pourraient même être menacés encore davantage en fonction de l’évolution de la guerre en Ukraine.

Maintenues depuis deux ans à un niveau artificiellement bas en raison des dispositifs d’aide mis en place par Bercy (report de charges, PGE, fonds de solidarité…), les défaillances d’entreprises, supérieures à 28.000 en 2021, contre 51.000 en 2019, étaient appelées à remonter. Si la tendance était amorcée dès novembre 2021, le rythme est en revanche plus fort qu’attendu avec une hausse au premier trimestre 2022 de 34,6 % par rapport à la même période en 2021, selon les données du cabinet Altares publiées ce mardi. «Avec 9972 procédures enregistrées du 1er janvier au 31 mars, nous nous rapprochons des seuils de défauts d’avant-crise (10 902 au premier trimestre 2020), et il faut s’en préserver. Le plan de résilience va dans ce sens et c’est tant mieux», souligne Thierry Millon, le directeur des études d’Altares.

Le manque crucial d’entreprises de taille intermédiaire en France

Le manque crucial d’entreprises de taille intermédiaire en France

 

 Les Entreprises de taille intermédiaire (ETI) ont conquis une place essentielle dans notre économie. Cependant pas assez reconnues, insuffisamment aidées, elles ne jouent pas encore le rôle qui devrait être le leur et qu’elles ont déjà acquis chez nos voisins – et concurrents – européens. Un chantier prioritaire pour le prochain Chef de l’État. Par Pierre Fleck, Président du Groupe Frans Bonhomme ( la Tribune)

 

Ayant eu l’opportunité de diriger des entreprises dans cinq pays européens (Espagne, Italie, Allemagne, Belgique et France), j’ai pu constater à quel point les ETI étaient peu connues et mal aimées dans notre pays. Pour un jeune français, travailler dans une ETI, c’est être un peu un looser alors que c’est l’endroit rêvé pour un jeune européen.

Ce décalage de connaissance et de perception s’explique par ce qui nous différencie : une présence faible de l’économie dans nos cursus scolaires et universitaires et le sentiment que pour réussir il faut intégrer une université parisienne ou encore mieux une grande école. Avec bien évidemment en arrière-plan, la centralisation historique française alors que nos voisins européens « fédéralistes » ou « régionalistes » bénéficient de collectivités territoriales mieux armées économiquement et de réseaux bancaires régionaux ayant le goût du risque.

En 1981, la France et l’Allemagne comptaient chacune 4.500 ETI. Aujourd’hui, elles sont 12.000 outre-Rhin, 10.000 au Royaume-Uni, 8.000 en Italie et seulement 5.500 dans notre pays. Même l’Espagne en compte plus que nous proportionnellement. Trop peu nombreuses et encore trop petites (2/3 d’entre elles ont moins de 500 salariés), les ETI françaises sont pourtant déjà essentielles à notre économie. Peu savent qu’elles représentent 25% de l’emploi, 34% des exportations, 26% de l’investissement et 30% de la valeur ajoutée de notre économie. En février 2020, juste avant la crise de la Covid, une étude* révélait qu’elles avaient créé de 2009 à 2019, 22% d’emplois de plus que les PME et 7,4 fois de plus que les grandes entreprises. Trop méconnues, car en général «discrètes », nombre d’entre elles sont des leaders nationaux ou même mondiaux dans leurs activités.

Quelles qu’elles soient, elles partagent un même atout : une performance supérieure liée à leur grande agilité et flexibilité et à leur forte réactivité, qualités issues d’un esprit entrepreneurial sans limites. Les ETI familiales (la majorité) qui se développent sur plusieurs générations affirment à juste titre que leur performance est liée à la composition de leur capital qui leur confère une plus grande liberté à penser et agir sur le long terme. Les ETI côtées en Bourse ont une performance financière en moyenne supérieure à celles du CAC40 et les ETI détenues par des fonds d’investissement et de dette savent se repositionner et se relancer souvent avec un grand succès.

Toutes partagent une grande capacité de mouvement qui est une de leurs principales qualités. Positionnées souvent sur des marchés de niche dont elles ont une profonde connaissance, elles ont une capacité d’adaptation et une rapidité d’exécution remarquables. L’innovation est quasi systématiquement au centre de leur stratégie. L’esprit entrepreneurial est au cœur de leur ADN leur permettant ainsi de prendre les risques nécessaires pour saisir toute opportunité de développement et de rebond.

Longtemps négligées par les pouvoirs publics, les ETI connaissent enfin un début de reconnaissance initiée en 2019 par une rencontre à l’Élysée avec le Président Macron puis par le lancement en janvier 2020 de « la stratégie Nation ETI » dont l’objectif est clair : transformer de nombreuses PME en ETI avec l’objectif d’avoir 8.000 ETI dans les 15 ans. 8.000, c’est bien… mais encore bien peu comparé à nos concurrents européens.

Des mesures ont suivi avec une première baisse de 10 milliards des impôts de production dont commencent à bénéficier directement les 1.900 ETI industrielles qui payaient encore en 2020 55% de ces impôts. Le prochain Chef de l’État devra continuer à réduire au maximum ces impôts de production qui n’existent pas dans certains pays européens. Plusieurs candidats se sont déjà prononcés dans ce sens.

S’attaquer aux taxes sur la transmission du patrimoine devrait être aussi une priorité des pouvoirs publics afin d’assurer la pérennité et le développement des ETI familiales. Bien que ce dossier soit difficile, car pas forcément populaire, il devrait être pris en compte par notre futur Président.

Enfin, le renforcement des mécanismes d’association des salariés aux bénéfices de l’entreprise permettrait aux ETI d’intensifier le lien privilégié qu’elles ont déjà su tisser avec leurs collaborateurs. Plusieurs candidats se sont engagés aussi sur ce point.

Les ETI ont un potentiel de croissance impressionnant. Au-delà de politiques publiques volontaristes, leur développement questionne la capacité de notre pays à se transformer culturellement. L’esprit entrepreneurial et la prise de risques doivent y être renforcés pour que la France devienne le leader économique de l’Europe.

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(*) Étude réalisée par l’Institut Trendeo.

Créations d’entreprises 2021 : un record surtout des autos entrepreneurs

Créations d’entreprises 2021 : un record surtout des autos entrepreneurs

Un chiffre en apparence très séduisant : celui de la création des entreprises. En réalit,é il s’agit surtout de la progression des micro entreprises de salariés éjectés du marché du travail. Ces micro entreprises représentent en effet près de 65 % du total des entreprises en France. Des chiffres donc à prendre avec des pincettes dans la mesure où nombre de ces micro entreprises se situent  dans une sorte de marais entre des vraies entreprises individuelles et des sociétés classiques avec des taux de rentabilité très relatifx voir même insignifiantx. Le total des créations d’entreprises pour l’ensemble de l’année 2021 s’est élevé à 995.868, en augmentation de 17,4% par rapport à 2020, établissant un nouveau record historique, a rapporté vendredi l’Insee. Le nombre de micro-entreprises créées par des auto-entrepreneurs a augmenté de 17%.

En 2021, les créations d’entreprises qui ont le plus augmenté sont celles de services aux ménages, en hausse 30%, d’activités financières et assurance (+30,6%), d’information et communication (+25,4%) et de transports et entreposage (+24,9%). Cette dernière catégorie comprend notamment les livraisons à domicile, qui ont explosé avec la crise sanitaire.

En décembre, les créations d’entreprises ont progressé de 0,8%, après une baisse de 3,6% en novembre. Le mois dernier, les immatriculations de micro-entrepreneurs, qui représentent 64,4% du total, ont augmenté de 2,7%, tandis que celles d’entreprises individuelles classiques ont fléchi de 2,4%. Les créations ont augmenté fortement en décembre dans le soutien aux entreprises (+5,3%) et dans la construction (+5,6%), détaille encore l’Insee.

Dirigeants d’entreprises: Les 100 premiers jours stratégiques

Dirigeants d’entreprises: Les 100 premiers jours stratégiques

 

Par Florent Chapus, directeur associé d’EIM, et Rémy Boulesteix, associé, responsable des activités Deal Advisory chez KPMG France dans l’Opinion

 

 

Les premières impressions ont la vie dure… Notamment dans la sphère économique. La prise de poste d’un dirigeant a un retentissement particulier qui imprègne toute la durée de son mandat. Une erreur de début de parcours peut se refléter négativement sur l’image publique d’un décideur (1). A ce titre, les trois premiers mois constituent une période clé, qu’il est essentiel de réussir pour assurer un succès sur le long terme, comme le montre l’exemple des lauréats récompensés lors de la sixième édition du Prix des 100 jours EIM-KPMG.

Les 100 premiers jours doivent permettre au dirigeant de tirer parti de son « droit à la naïveté ». Il est essentiel qu’il en profite pour poser des questions et se rendre sur le terrain pour interagir de manière informelle avec les équipes. Par ce biais, il peut faire parler les collaborateurs, écouter leurs demandes et déceler les spécificités de l’organisation — les atouts comme les facteurs de risques — afin de disposer d’une vision exhaustive des besoins décisionnels et des attentes des salariés, actionnaires et clients.

Ce n’est, en tout cas, pas le moment de lancer des projets structurels, souvent prématurés. Il est même recommandé par de nombreux dirigeants de différer ceux déjà lancés avant la prise de poste pour se donner le temps d’en évaluer la pertinence.

Au-delà des enjeux stratégiques de développement, un changement de gouvernance suscite des attentes très fortes en interne comme en externe. Les regards se braquent sur le dirigeant qui doit affirmer sa légitimité sans brusquer et donner à voir l’évidence de sa nomination sans la revendiquer. Cette affirmation de soi passe par différents leviers et souvent quelques actes et prises de décisions symboliques, pour afficher des valeurs, une direction ou une façon de faire (résoudre vite des problèmes récurrents, se séparer de dirigeants non alignés…). L’explicitation d’une vision nouvelle et enthousiasmante, ainsi que l’obtention de premiers succès symboliques (négociation réussie avec les créanciers…) attesteront ensuite d’une capacité à performer.

Sans l’acquisition rapide d’une crédibilité auprès des équipes comme des parties prenantes, l’influence du dirigeant et la confiance dont il peut bénéficier plafonnent rapidement, limitant sa capacité d’action. Et ce, tout particulièrement dans une économie où les défis se multiplient, avec notamment l’importance croissante d’enjeux stratégiques tels que la cybersécurité, l’environnement et la supply chain (2) qui arrivent en tête des préoccupations des dirigeants et qui nécessitent un leadership marqué et une forte capacité d’engagement de la part de la gouvernance d’entreprise.

S’il est évident qu’un faux départ est assez souvent difficile à retourner pour les dirigeants, il convient in fine de souligner que les 100 jours demeurent avant tout un horizon symbolique plutôt qu’une période probatoire stricto sensu.

Pour autant, cette durée a la vertu de fixer un premier cap, une étape clé, qui donne un tempo tant dans le cadre d’une prise de fonction que dans la conduite de nombreux projets stratégiques, comme une intégration post-acquisition, une gestion de crise majeure (type Covid) ou un retournement opérationnel. Des registres dans lesquels se sont respectivement illustrés, dans les derniers mois, Patrick Bléthon chez SAUR, Bertrand Dumazy chez Edenred, Philip Demeulemeester chez Aldi et Gilles Clavié chez Accor, tous récompensés dans le cadre du Prix des 100 jours. À bon entendeur…

Florent Chapus est directeur associé d’EIM, et Rémy Boulesteix, associé, responsable des activités Deal Advisory chez KPMG France.

(1) Cent jours pour réussir (Alisio, 2014), Frédéric Marquette, directeur associé d’EIM

(2) CEO Outlook 2021, KPMG.

Le rachat d’entreprises par les GAFAM a mis en cause

Le rachat d’entreprises par les GAFAM a mis en cause

 

L’appétit d’ogre des GAFAM pour les « petites  » entreprises de la tech suscite l’inquiétude du gouvernement américain. L’autorité américaine de la concurrence (Federal Trade Commission, FTC), a présenté cette semaine un rapport dans lequel elle a décortiqué la stratégie de «petites» acquisitions des cinq grands acteurs de la tech américains. En février 2020, la FTC avait, par des requêtes spéciales, exigé de Facebook, Alphabet (la maison mère de Google), Apple, Amazon et Microsoft qu’ils lui transmettent des informations sur toutes les acquisitions effectuées entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2019. N’y étant pas contraints en l’état actuel de la législation antitrust américaine, les Gafam n’avaient pas eu à faire examiner par la Commission ou le Département de la justice ces achats des sociétés en deçà d’un certain seuil.

Or les autorités antitrust des deux côtés , aux États-Unis comme en Europe estime que la législation n’est plus adaptée par rapport à ces absorptions d’entreprise qui renforce la situation de monopole des GAFAM.

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