Archive pour le Tag 'd’entreprise'

Défaillances d’entreprise : record de faillites

Défaillances d’entreprise : record de faillites

Avec 57.729 procédures ouvertes en 2023, le nombre de défaillances d’entreprises en France est en augmentation de 35,8% par rapport à 2022 – après la hausse historique de 49 % en 2022, indique une étude du groupe Altares publiée jeudi. Pour le seul quatrième trimestre, elles sont en hausse de 37,2%, à 16.820, par rapport au même de 2022. « Précédemment, seule la période de récession de 1992-1993 avait amené la France à des seuils comparables pour un dernier trimestre », remarque l’étude.

Le groupe BPCE a, de son côté, chiffré à 240.000 le nombre d’emplois menacés par ces défaillances d’entreprises. C’est un tiers de plus qu’en 2019 et un niveau inédit depuis au moins 2016. « 2023 a été extrêmement compliquée pour les PME et les ETI », précise Julien Laugier, économiste de la banque. Cette année, ce sont encore 25.000 emplois qui pourraient être menacés.

Certains secteurs souffriraient particulièrement, comme celui de l’immobilier et du bâtiment, fragilisé par le maintien des taux d’intérêt à un niveau élevé, estime BPCE. L’érosion des marges pourrait par ailleurs se révéler difficile pour le secteur de la restauration et du service aux entreprises.

Défaillances d’entreprises : forte hausse de 35 %

Défaillances d’entreprises : forte hausse de 35 %

une 25e hausse mensuelle consécutive des défaillances d’entreprises qui atteignent 55.492, soit un bond de 34,4% par rapport à 2022.

« On constate finalement une évolution maîtrisée des défaillances en 2023, qui n’est que le signe d’un rattrapage après la période exceptionnelle du Covid », analyse Denis Le Bossé, président du cabinet de juristes d’affaires ARC. « Du côté des faillites, la tendance 2024 ne sera pas à la baisse. Il est peu probable qu’elles diminuent, elles pourraient même augmenter encore », prévoit celui qui constate une hausse des redressements.

Défaillances d’entreprise en nette hausse surtout dans certains secteurs

Défaillances d’entreprise en nette hausse surtout dans certains secteurs

Le tassement économique constaté en 2023 se traduit mécaniquement par une augmentation très sensible des défaillances d’entreprises avec cependant de grandes différences selon les secteurs. Ce n’est d’ailleurs que le début de la purge car avec une croissance encore plus faiblarde en 2024 l’assainissement va encore s’accélérer. D’après le dernier baromètre de Xerfi et du conseil national des Greffiers des Tribunaux de Commerce, le nombre de liquidations judiciaires a bondi de 18% au troisième trimestre cette année par rapport à 2022.

Basées sur les données des greffes des tribunaux de commerce, les deux organisations font état de « voyants rouges » concernant « l’évolution du tissu entrepreneurial ». Rien qu’au troisième trimestre, 10.400 entreprises ont fait l’objet d’une ouverture de procédure collective, c’est-à-dire qu’elles ont été placées sous contrôle judiciaire à cause de difficultés, soit une augmentation de 22% sur un an. Mais tous les secteurs ne sont pas égaux face à la conjoncture.

Le nombre de liquidations judiciaires a bondi de 18% au troisième trimestre cette année par rapport à 2022, portant ainsi son total à 7.723. Sans grande surprise, c’est le secteur de l’immobilier qui paie le plus les pots cassés. Après des années d’euphorie, l’heure est à la hausse des taux d’intérêts venant compliquer l’accès au crédit et à la baisse des prix des biens. Le secteur subit de plein fouet le retournement du marché : près de 165 agences immobilières ont ainsi été placées en liquidation judiciaire sur la période allant du 1er juillet au 30 septembre 2023, soit une augmentation de 175% sur un an!

Dans la même veine, le bâtiment continue à faire grise mine, touché par la crise du logement. Sur ce secteur, « le problème est imminent », confie Sophie Heurley, greffier associée au tribunal de commerce de Narbonne et membre du Bureau du CNGTC. « On constate une chute des mises en chantier des bâtiments neufs, une hausse du prix des matières premières, peu de demandes concernant la rénovation et des prêts de plus en plus difficiles à obtenir avec l’augmentation des taux », argumente-t-elle. Et tous les acteurs sont touchés, aussi bien les grosses entreprises que les petits artisans. Les entreprises spécialisées dans les travaux de maçonnerie générale et le gros œuvre de bâtiment voient ainsi une augmentation de 90% des liquidations judiciaires.

Certains commerces et services de proximité subissent également le contexte morose actuel. C’est le cas notamment des boulangeries-pâtisseries ainsi que des salons de coiffure qui pâtissent des hausses de coûts et de la baisse de la demande.

Les commerces subissent toujours les prix élevés de l’énergie et des matières premières. A cela s’ajoute également le remboursement des prêts garantis par l’Etat (PGE). Pour le moment néanmoins, la situation reste gérable pour la plupart des boîtes : seuls 4% des PGE ont rencontré des difficultés de remboursement, déclarait, en début 2023, la Fédération bancaire française (FBF).

« On est encore dans une purge des structures les plus faibles », souligne Sophie Heurley, pour qui la vague des procédures collectives ne va pas s’arrêter maintenant. Certaines structures doivent encore déposer le bilan mais ne l’ont toujours pas fait. « On a passé largement la purge des entreprises qui a eu lieu pendant la période Covid même s’il en reste une partie », note la greffière.

Finalement, d’après Sophie Heurley « cette vague indique la reprise du cours normal de l’économie, maintenue sous perfusion depuis quelque temps ».
Margot Ruault

Moral des chefs d’entreprise : forte dégradation

Moral des chefs d’entreprise : dégradation

D’une certaine manière le moral des chefs d’entreprise et en cohérence avec une conjoncture de plus en plus maussade qui se caractérise par une quasi stagnation de la croissance en cette deuxième partie de l’année..

D’après l’INSEE, la conjoncture se noircit assez nettement et une majorité de chefs d’entreprise prévoient une contraction des affaires dans les prochains mois. L’indicateur qui synthétise l’opinion des patrons est tombé à 98 en octobre (- 2 points par rapport à septembre), passant sous sa moyenne de longue période, fixée à 100, a indiqué l’Insee jeudi. Quant à l’indicateur du climat de l’emploi, il se replie légèrement lui aussi, tout en restant au-dessus de sa moyenne de longue période. Ces chiffres signifient qu’une majorité de chefs d’entreprise prévoient une contraction des affaires dans les prochains mois. Pire, ce décrochage n’est plus l’apanage d’un seul pan du tissu économique français. Tous les secteurs voient, à des degrés divers, leurs voyants passer au rouge.

Défaillances d’entreprise : En hausse

Défaillances d’entreprise : En hausse

Les défaillances d’entreprises ont bondi de près de 70 % au troisième trimestre par rapport à la même période de 2021, selon les données du cabinet Altares. Grâce aux milliards d’euros du « quoi qu’il en coûte » et à la suspension des procédures de recouvrement, le niveau de sinistralité durant l’été 2021 « était le plus bas jamais observé en vingt-cinq ans », rappelle Altares. Un rattrapage s’est opéré.

Pour la première fois depuis le début de la pandémie de Covid-19, la barre de 38.000 défauts a été franchie sur un an fin septembre, contre « seulement » 34.200 à fin juin , avec une sinistralité inédite au mois d’août (+90 %).

Défaillances d’entreprise : au moins 10 % supplémentaire en 2022

Défaillances d’entreprise : au moins 10 % supplémentaire en 2022

 

 

Les effets de la stagflation caractérisée par un être tassement de la croissance d’une part et par un envol de l’inflation commencent à faire sentir leurs  conséquences. D’après les dernières prévisions dévoilées par Allianz Trade ce mercredi 18 mai, le nombre de défaillances devrait bondir de 15% en 2022 et 33% en 2023 en France.  Ces projections demeurent néanmoins plus optimistes que celles de l’automne dernier. A l’époque, le géant de l’assurance-crédit tablait sur une envolée des faillites de 40% en 2022. Le prolongement des mesures du « quoi qu’il en coûte » et le plan de résilience au printemps dernier avec une rallonge de 7 milliards d’euros peuvent expliquer en partie ces révisions plus favorables.

Il faut dire que les dispositifs de PGE, chômage partiel, le fonds de solidarité et la mise en sommeil des tribunaux de commerce ont fait baisser artificiellement le nombre de procédures ces deux dernières années. Le déclenchement de la guerre en Ukraine et les difficultés d’approvisionnement mettent sous tension la trésorerie des entreprises.  »Le pire est devant nous », a averti récemment le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

 

Entre janvier et mars, le nombre de défaillances d’entreprises s’est envolé de 35% par rapport au premier trimestre 2021.  »Au premier trimestre 2022, la remontée des défaillances a été assez vive. Il faut néanmoins rappeler qu’il y a un effet de base par rapport aux niveaux très bas des années 2020 et 2021. Le rattrapage avait commencé à la fin de l’année 2021″, a expliqué Maxime Lemerle, directeur de la recherche sectorielle interrogé par La Tribune.

En mars, les hausses sont particulièrement spectaculaires dans le commerce automobile (+25%), le transport et l’entreposage (+18%) ou encore la construction (+17%) particulièrement sinistrée. « En France, très peu de secteurs sont épargnés par ces hausses. Par taille d’entreprise, ce sont surtout les TPE avec un chiffre d’affaires qui enregistrent la plus forte hausse (+10%). C’est un retour à la réalité avec l’arrêt progressif des perfusions [...] Il existe un risque d’effet domino », ajoute l’économiste.

En dépit de ces augmentations, le niveau des faillites ne devrait pas retrouver celui d’avant crise. En 2023, 43.300 cas sont attendus, soit un niveau bien plus bas par rapport à 2019 (-16%). Les économistes s’attendent à une normalisation progressive pour le cas français.

Le sérieux coup de frein de l’économie planétaire en 2022 risque de faire des dégâts à l’échelle de la planète. Le géant mondial de l’assurance-crédit table sur une hausse de 10% en 2022 et 14% en 2023. En Europe, l’endettement des entreprises s’est détérioré en 2021 de l’ordre de 5 points contre 3,5 points aux Etats-Unis. La guerre en Ukraine et l’inflation risquent de provoquer une érosion du pouvoir d’achat et donc une chute de la demande. Ce qui pourrait avoir des conséquences particulièrement néfastes sur l’investissement des entreprises. « La normalisation des défaillances dans le monde gagne en intensité. Elle était déjà visible dès 2021 dans certains pays comme l’Espagne ou l’Italie avec de vifs rebonds », indique Maxime Lemerle.

 

Réguler salaire et statut du dirigeant d’entreprise

Réguler salaire et statut du dirigeant d’entreprise

 

Dans sa chronique, le professeur en sciences de gestion Armand Hatchuel s’appuie sur la polémique autour de la rémunération du PDG de Stellantis pour questionner la définition juridique des missions d’un dirigeant.

 

Il faudrait remercier le conseil d’administration de Stellantis (fusion de PSA et Fiat Chrysler) pour une décision qui, en faisant l’unanimité contre elle, a sonné l’alerte. Pouvoirs publics, responsables de l’opposition et observateurs ont jugé que la rémunération du PDG, Carlos Tavares, était choquante et injustifiable.

Même les actionnaires de Stellantis ont émis un avis défavorable. Et, si la question des salaires excessifs des dirigeants est ancienne, la réprobation générale a été si forte que le président de la République s’est prononcé, le 14 avril, pour un encadrement de ces rémunérations à l’échelle européenne.

On peut craindre cependant que l’alerte soit vite oubliée. Les administrateurs de Stellantis ne se sont pas souvenus qu’en 2013 Philippe Varin, alors président du directoire de PSA, avait renoncé à une retraite chapeau qui contrastait de façon inacceptable avec les sacrifices demandés aux salariés. Au-delà de l’indignation du moment, cette réforme aboutira si elle repose sur une conception partagée et responsable du chef d’entreprise.

Il faut d’abord contester les idées reçues habituelles. Comme l’alignement sur un « prix de marché mondial » élevé du dirigeant, ou l’idée que le talent de ce dernier est la seule cause du succès de son entreprise. En effet, les rémunérations excessives étaient rares dans la deuxième partie du XXᵉ siècle, et pourtant rien ne permet de dire que les dirigeants de l’époque étaient moins talentueux ou moins sollicités.

Les rémunérations ont ensuite explosé dans les années 1990, quand la doctrine actionnariale de l’entreprise est devenue dominante et prescrivait d’aligner la rémunération des dirigeants sur l’intérêt des actionnaires. Au fondement du salaire du dirigeant, il n’y avait plus les multiples responsabilités vis-à-vis des personnels, de l’écosystème de l’entreprise ou des territoires. Seuls comptaient les résultats financiers de l’entreprise.

Mais ces critiques ne suffiront pas. Pour justifier la limitation des salaires des dirigeants – par exemple, à un certain multiple du salaire minimal – plusieurs travaux soutiennent qu’il faut inscrire dans le droit une définition différente du « chef d’entreprise », afin que ses devoirs soient reconnus par statut (Stéphane Vernac, « Que peuvent attendre les travailleurs d’un statut du dirigeant d’entreprise ? », Revue de droit du travail, Dalloz, 2017, page 519). Car le droit ne connaît que le gérant de société, défini comme la personne autorisée à signer des contrats au nom de cette dernière, ou le représentant de l’employeur tenu de respecter le droit du travail…

Sondage- Emploi et pouvoir d’achat de thèmes prioritaires pour les chefs d’entreprise

Sondage- Emploi et pouvoir d’achat de thèmes prioritaires pour les patrons 

Interrogés dans le cadre de la Grande consultation des entrepreneurs (CGE) par OpinionWay,( pour les CCI)  près de 80% des répondants estiment que l’emploi et le pouvoir d’achat devraient faire partie des thèmes prioritaires .

 

Malgré le renchérissement du prix de l’énergie et des matières premières, les chefs d’entreprise affichent un optimisme en hausse. Les dirigeants d’entreprise étant sûrement rassurés par la reprise relativement limitée de l’épidémie de Covid-19, l’indicateur de l’optimisme s’établit ce mois-ci à 102. C’est la deuxième fois qu’il repasse au-dessus de la barre symbolique des 100 depuis décembre 2019. L’indicateur est légèrement plus haut pour les petites entreprises : 102 pour celles comptant 0 à 9 salariés contre 99 pour les entreprises plus grandes.  Le premier tour de l’élection présidentielle se tenant dans bientôt 5 mois, les chefs d’entreprise jugent que les sujets économiques doivent y prendre une place primordiale. 82% estiment ainsi que l’emploi devra être un thème prioritaire dans la campagne. 78% citent le pouvoir d’achat, qui est aussi le premier critère cité par l’ensemble des Français (55%) .

Les préoccupations énergétiques apparaissent plus secondaires. Une entreprise sur quatre a investi pour sa transition numérique ou énergétique  La digitalisation et la crise environnementale sont des enjeux chaque année plus prégnants pour les entreprises. En réaction, près d’un quart des dirigeants déclare que son entreprise a investi en 2021 pour sa transition énergétique ou numérique (23%). Pour l’année prochaine, 17% des dirigeants déclarent que leur entreprise devrait investir dans au moins une de ces transitions.  On observe d’ailleurs un renouvellement assez important des entreprises qui investissent : parmi celles qui ont l’intention d’investir en 2022,4 45% n’auront pas investi en 2021.

Les grandes entreprises sont les plus nombreuses à avoir investi dans chacune des transitions en 2021. En tout, 40% des entreprises comptant 10 salariés ou plus ont investi dans une de ces transitions, contre 21% des entreprises plus petites.  Parmi les entreprises qui ont investi pour la transition énergétique ou numérique, 25% ont demandé une aide publique, et 21% l’ont obtenue.

Les transitions énergétique et numérique s’inscrivent dans le contexte plus large d’une forte reprise de l’économie, malgré les pénuries de matières premières et d’équipement qui peuvent être déplorées. D’autres investissements profitent de cette situation favorable. La part des entreprises qui comptent embaucher dans les 12 prochains se maintient ainsi à un niveau historiquement haut (12%, -1 point par rapport à septembre). Cela va de pair avec un regard assez positif sur l’innovation : 45% jugent que c’est avant tout un investissement. 20% portent un regard plus ambivalent, et estiment qu’il s’agit d’une prise de risque (+4 points par rapport à septembre).

Emploi et pouvoir d’achat de thèmes prioritaires pour les chefs d’entreprise

Emploi et pouvoir d’achat de thèmes prioritaires pour les chefs d’entreprise

Interrogés dans le cadre de la Grande consultation des entrepreneurs (CGE) par OpinionWay,( pour les CCI)  près de 80% des répondants estiment que l’emploi et le pouvoir d’achat devraient faire partie des thèmes prioritaires .

 

Malgré le renchérissement du prix de l’énergie et des matières premières, les chefs d’entreprise affichent un optimisme en hausse. Les dirigeants d’entreprise étant sûrement rassurés par la reprise relativement limitée de l’épidémie de Covid-19, l’indicateur de l’optimisme s’établit ce mois-ci à 102. C’est la deuxième fois qu’il repasse au-dessus de la barre symbolique des 100 depuis décembre 2019. L’indicateur est légèrement plus haut pour les petites entreprises : 102 pour celles comptant 0 à 9 salariés contre 99 pour les entreprises plus grandes.  Le premier tour de l’élection présidentielle se tenant dans bientôt 5 mois, les chefs d’entreprise jugent que les sujets économiques doivent y prendre une place primordiale. 82% estiment ainsi que l’emploi devra être un thème prioritaire dans la campagne. 78% citent le pouvoir d’achat, qui est aussi le premier critère cité par l’ensemble des Français (55%) .

Les préoccupations énergétiques apparaissent plus secondaires. Une entreprise sur quatre a investi pour sa transition numérique ou énergétique  La digitalisation et la crise environnementale sont des enjeux chaque année plus prégnants pour les entreprises. En réaction, près d’un quart des dirigeants déclare que son entreprise a investi en 2021 pour sa transition énergétique ou numérique (23%). Pour l’année prochaine, 17% des dirigeants déclarent que leur entreprise devrait investir dans au moins une de ces transitions.  On observe d’ailleurs un renouvellement assez important des entreprises qui investissent : parmi celles qui ont l’intention d’investir en 2022,4 45% n’auront pas investi en 2021.

Les grandes entreprises sont les plus nombreuses à avoir investi dans chacune des transitions en 2021. En tout, 40% des entreprises comptant 10 salariés ou plus ont investi dans une de ces transitions, contre 21% des entreprises plus petites.  Parmi les entreprises qui ont investi pour la transition énergétique ou numérique, 25% ont demandé une aide publique, et 21% l’ont obtenue.

Les transitions énergétique et numérique s’inscrivent dans le contexte plus large d’une forte reprise de l’économie, malgré les pénuries de matières premières et d’équipement qui peuvent être déplorées. D’autres investissements profitent de cette situation favorable. La part des entreprises qui comptent embaucher dans les 12 prochains se maintient ainsi à un niveau historiquement haut (12%, -1 point par rapport à septembre). Cela va de pair avec un regard assez positif sur l’innovation : 45% jugent que c’est avant tout un investissement. 20% portent un regard plus ambivalent, et estiment qu’il s’agit d’une prise de risque (+4 points par rapport à septembre).

TAPIE, chef d’entreprise exemplaire !

TAPIE, chef d’entreprise exemplaire !

 

 

Bien entendu à l’occasion du décès de l’intéressé on trouve des qualités tout à fait exceptionnelles à Bernard Tapie au point dans la presse parfois d’en faire un exemple de chef d’entreprise, voire un héros  Certes l’intéressé ne manquait pas de dynamisme mais le résultat de son action n’a pas été toujours dans l’intérêt des entreprises loin s’en faut. Ce qui rappelle le Figaro.

« . Sa marque de fabrique: racheter des entreprises au bord de la faillite, parfois pour un franc symbolique, avant de les revendre plus tard avec une juteuse plus-value.

Il va ainsi mettre la main sur une quarantaine d’entreprises: les balances Terraillon, la chaîne de magasins bio La Vie Claire ou encore la société française de vente par correspondance Manufrance. Il restructure, licencie, écrème, aidé par la banque SDBO, filiale du Crédit lyonnais qui l’accompagnera dans ses « bons coups ». Autoproclamé « samu des entreprises », le bilan de Tapie est pourtant rarement positif mais l’homme d’affaires s’en sort mieux que ses prises de guerre. Il parvient souvent à céder à bon prix ses entreprises restructurées.

Meilleur exemple: le fabricant de piles Wonder qu’il tente de relancer en vain. Il ferme quatre usines, licencie 600 salariés et permet ainsi au cours de bourse de retrouver de l’air. Malgré une fusion avec l’entreprise Saft-Mazda, les ventes ne décollent pas. Il finit par revendre pour 470 millions de francs la marque à l’américain Ralston, à la fin des années 1980, qui cherche à implanter Energizer dans l’hexagone. Wonder va finir par disparaitre. Pour Tapie, c’est sa plus grosse plus-value.

Même sort pour Manufrance, liquidé en 1986. La Vie Claire est revendue avec deux fois moins de boutiques. Testut, marque emblématique de pèse-personne, ne se remettra pas non plus de la cure drastique de Tapie, alors que ce dernier est condamné pour abus de biens sociaux en lien avec cette entreprise en 1996. Reste tout de même le redressement de Look Cycle International grâce aux premières pédales de vélo à fixation rendues célèbres par Bernard Hinault vainqueur du Tour de France 1985. Il revend l’entreprise en 1990.

Mais son gros coup, c’est évidemment le rachat de l’équipementier Adidas, en 1990, financé en grande partie par la SDBO, filiale du Crédit Lyonnais..

Une acquisition permise grâce à ses amitiés avec Mitterrand. Une acquisition qui donnera lieu à un scandale qui dure depuis 25 ans grâce aussi aux amitiés qu’entretenait Bernard Tapie avec Sarkozy et maintenant Macron. Une affaire qui pourrait bien durer encore 25 ans et finir en eau de boudin comme nombre de dossiers politico-économiques.

Les défaillances d’entreprise : stabilisation

Les défaillances d’entreprise : stabilisation

Grâce aux mesures de soutien, aussi au décalage des déclarations de faillite, les défaillances d’entreprises se stabilisent en juillet Le nombre de défaillances d’entreprise se stabilise à un niveau historiquement bas en juillet, selon les données diffusées mercredi par la Banque de France. Sur les douze derniers mois, il s’établit à 27.896, marquant un recul de 27,6 % par rapport à la même période un an plus tôt. En juin dernier la baisse enregistrée était déjà de 27,9 %.

Cette diminution des faillites s’observe pour la plupart des catégories d’entreprises et dans tous les secteurs, y ­compris parmi les plus touchés par les restrictions liées à la crise sanitaire. Dans l’hébergement-restauration, elle est, en un an, de 41,9 %, et, dans le commerce, de 30,4 %. Seules les activités immobilières enregistrent une hausse de 1,9 % sur un an, mais avec une baisse de 23,8 % sur deux ans. Pour les grandes entreprises, la diminution est toutefois ­limitée à 14 %, avec 37 défaillances.

Plan de relance : des doutes sérieux des chefs d’entreprise

 Plan de relance : des doutes sérieux des chefs d’entreprise

 

Après l’euphorie relatif à ces centaines de milliards distribués un peu partout c’est un peu le retour sur terre chez les responsables économiques. D’abord il faut préciser que sur les 100 milliards annoncés 10 % seulement seront mobilisés d’ici la fin de l’année. Ensuite pour l’essentiel, il s’agit surtout de prêts certes utiles pendant une période pour soulager les trésoreries mais qui ne saurait constituer un moyen permanent comme pour l’État (pratique qui peut y comprise mais  être contesté à long terme pour l’État lui-même). Certes des enveloppes sont prévues et dans  recherches et les investissements dans quelques secteurs stratégiques mais cela concerne le moyens et le long terme. Or c’est sur le court terme c’est-à-dire fin 2019 et 2021 que la crise va connaître son apogée avec des vagues de faillite et nombre de plans de licenciement. C’est sur le court terme que ce plan est nettement insuffisant.  Selon le dernier baromètre de la Grande consultation réalisé par OpinionWay pour CCI France, La Tribune et LCI, seuls 31% des chefs d’entreprise interrogés estiment que le plan de relance présenté le 3 septembre dernier par le gouvernement est un levier de redémarrage suffisant. À l’opposé, 69% des répondants jugent que le plan de bataille présenté par l’exécutif n’est pas à la hauteur.

Ce scepticisme exprimé lors de l’enquête peut apparaître comme un désaveu pour le gouvernement qui veut mettre en place de multiples mesures favorables aux entreprises. Avec la multiplication des foyers de contagion ces dernières semaines, la situation sanitaire s’annonce complexe à gérer pour le dernier trimestre 2020.

Pour les différents agents économiques, le retour de la confiance risque de prendre du temps alors que l’économie tricolore se remet difficilement des huit semaines de confinement drastiques décidées au printemps.

Lundi prochain, le gouvernement doit présenter son budget 2021 avec des mesures déjà annoncées dans le plan de relance début septembre.

Défaillances d’entreprise : recul en mai

Défaillances d’entreprise : recul en mai

Selon la Banque de France, la baisse des défaillances d’entreprises au mois de mai « s’observe dans tous les secteurs et pour la plupart des catégories d’entreprises, sans que cela puisse être analysé d’un point de vue économique ».

Les chiffres font néanmoins apparaître une hausse des défaillances de grandes entreprises (GE) et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI, entre 250 salariés et 5.000 salariés). Celles-ci sont passées en mai sur un an de 36 à 42, soit une augmentation de 16,7%. En juin, la hausse a même atteint 38,2% avec 47 GE et ETI défaillantes, selon les données provisoires.

« Ceci s’explique à la fois par la période de confinement qui a affecté le fonctionnement des juridictions commerciales. « La fermeture à compter du 16 mars 2020 de tous les tribunaux (à l’exception des tribunaux ayant à juger les « contentieux essentiels », dont ne font pas partie les juridictions commerciales), a fortement réduit l’activité des tribunaux de commerce, essentiellement dématérialisée pendant le confinement, entraînant le report de l’ouverture ou de la conversion de nombre de procédure » explique la banque centrale.

Aussi selon la Banque de France, la baisse des défaillances d’entreprises au mois de mai « s’observe dans tous les secteurs et pour la plupart des catégories d’entreprises, sans que cela puisse être analysé d’un point de vue économique ».

Les chiffres font néanmoins apparaître une hausse des défaillances de grandes entreprises (GE) et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI, entre 250 salariés et 5.000 salariés). Celles-ci sont passées en mai sur un an de 36 à 42, soit une augmentation de 16,7%. En juin, la hausse a même atteint 38,2% avec 47 GE et ETI défaillantes, selon les données provisoires.

 

Carlos Ghosn, un sale type mais un exceptionnel chef d’entreprise

Carlos Ghosn, un sale type mais un exceptionnel chef d’entreprise

 

 

 

Carlos Ghosn n’inspire pas forcément la sympathie du fait en particulier de son accoutumance à la drogue de l’argent (mais il n’est cependant pas rémunéré davantage que ses collègues américains) , il est aussi peu apprécié pour ses méthodes monarchiques. Pour autant , c’est un patron exceptionnel dont il existe peu d’exemplaires dans le monde. Il a certes un peu trop confondu son portefeuille avec l’argent de l’entreprise mais sa gestion a permis de créer l’un des plus grands groupes automobiles du monde, cela en partant d’entreprises moribondes. Il a aussi eu le génie d’imposer sur le marché la voiture la moins chère et la plus fiable avec la Sandero.  Il est clair que les grands médias en pleine déconfiture économique se contentent d’aborder la plupart des questions de manière très superficielle, c’est le cas pour cette affaire Renault Nissan et la fuite de Carlos Ghosn du Japon. La plupart de ces grands médias veulent savoir Carlos Ghosn s’est enfui dans une malle ou autrement. Ce qui est certain, c’est qu’effectivement il s’est fait la malle et peu importe la manière. Là n’est pas le sujet. L’affaire est celle d’un pays, le Japon, qui a voulu empêcher un rapprochement plus significatif avec Renault et même qui a tenté de ce réapproprier Nissan après le redressement spectaculaire opéré par Carlos Ghosn.

 

Carlos Ghosn comme nombre  d’autres patrons a pioché dans la caisse de l’entreprise ( rémunérations excessives, des stock-options et des retraites chapeaux avec des montages juridiques ad hoc en plus pour éviter la fiscalité). Reste que Carlos Ghosn a démontré qu’il était un exceptionnel patron, qu’on lui doit le redressement de Renault en quasi faillite, le redressement de Nissan et la constitution d’un des premiers groupes automobiles mondiales.

 

Aujourd’hui, le groupe Renault est particulièrement fragilisé notamment du fait de l’attitude nationaliste et même confiscatoire du japon . Curieux pour un pays dont l’économie a surtout reposé longtemps sur sa capacité d’exportation mais qui refuse les règles juridiques et financières internationales. Le bilan de cette affaire Carlos Ghosn sur le plan économique est catastrophique. Ce qu’a indiqué Carlos Ghosn dans sa récente confession en conférence de presse : La valorisation de Nissan depuis mon arrestation a baissé de plus de 10 milliards de dollars. Ils ont perdu plus de 40 millions de dollars par jour pendant cette période », a-t-il dit aux journalistes.

« C’est pas mieux pour Renault, parce que la valorisation de Renault a baissé, depuis mon arrestation, de plus de 5 milliards d’euros, ce qui signifie 20 millions d’euros par jour », a-t-il ajouté. Au sujet de l’alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn a affirmé qu’elle n’existait plus.

 

« Il n’y a plus d’alliance. L’alliance a raté l’immanquable avec Fiat Chrysler. C’est incroyable, ils se sont alliés à PSA. Comment peut-on rater une occasion énorme de devenir un acteur dominant de son secteur ? »

 

Moral des chefs d’entreprise : en hausse ou en baisse ?

Moral des chefs d’entreprise : en hausse ou en baisse ?

Deux enquêtes à deux jours d’intervalle disent exactement le contraire en ce qui concerne le climat des affaires.

Pour l’étude  OpinionWay pour CCI France/La Tribune/LCI dans le cadre de la « La grande consultation », les chefs d’entreprise continuent de se dire confiant en l’avenir. A l’inverse le climat des affaires calculé par les services de l’Insee s’est détérioré en juillet. L’indicateur de l’optimiste a observé une hausse de 7 unités en juillet pour atteindre 114 points.la différence est de taille  puisque «

Le moral des entrepreneurs serait au beau fixe. Selon le dernier baromètre OpinionWay réalisé pour CCI France, La Tribune et LCI, publié ce mercredi 31 juillet, l’indicateur de l’optimisme, qui prend en compte les questions de confiance à l’égard de l’évolution de l’économie et d’appréciation de la situation actuelle, continue d’évoluer à un niveau élevé pour atteindre 114 points. Un score en augmentation de 7 unités par rapport au mois de juin (107 points).

 

L’indicateur du climat des affaires de l’INSEE, qui prend en compte les réponses des chefs d’entreprise, se situe à 105 en juillet contre 106,3 en juin. Il retrouve son niveau du mois d’avril.

Jusque-là,  on croyait que la France était relativement épargnée par le tassement général de l’activité en Europe mais les derniers chiffres indiquent que la France atteindra péniblement 1,2 % d’augmentation du PIB pour l’année en cours. En effet, la Banque de France n’attend plus que 0,2% de croissance pour l’économie française au deuxième trimestre, contre 0,3% auparavant, en raison d’une nette dégradation du climat des affaires dans l’industrie manufacturière, qui tombe à un plus bas de près de six ans. La responsabilité en incomberait notamment aux consommateurs qui préféreraient épargner plutôt que de dépenser. Les deux tiers de l’augmentation de l’augmentation pouvoir d’achat seraient consacrés  à l’épargne et non à la consommation. Par exemple, le livret A augmente même en l’absence de rémunération. Tassement économique aussi au  plan international avec notamment une baisse sensible de la croissance des échanges. Une baisse qui affecte particulièrement l’Allemagne dont la force était précisément sa capacité à exporter automobiles et machines outils. Aux incertitudes internationales, s’ajoutent les interrogations spécifiques à la France avec un manque évident de crédibilité de la politique économique du gouvernement critiquée par environ 70 % de l’opinion. Les organismes de prévisions qui dépendent du gouvernement à savoir la Banque de France comme l’INSEE prévoient une croissance de 1,4 % du PIB alors qu’en réalité on aura des difficultés à atteindre 1,2 %. Le tassement économique se fait sentir dans beaucoup de secteurs d’activité. Dans l’industrie, comme dans les services le moral se dégrade, il est même dans le rouge dans l’industrie. Après une évolution favorable entre janvier et juin derniers. L’indicateur du climat des affaires de l’INSEE, qui prend en compte les réponses des chefs d’entreprise, se situe à 105 en juillet contre 106,3 en juin. Il retrouve son niveau du mois d’avril.

 

 

 

Dans le même temps, le cabinet Markit a noté, dans son dernier communiqué, que la croissance de l’activité dans le secteur privé avait marqué le pas au cours du mois de juillet. « Après avoir atteint un pic de sept mois en juin, la croissance du secteur privé français a ralenti en juillet. Cette tendance résulte d’un affaiblissement de l’expansion du volume global des nouvelles affaires, lui-même lié à un retour à la baisse des nouvelles commandes dans le secteur manufacturier », a expliqué l’économiste Eliot Kerr. L’industrie montre des signes de faiblesse ces derniers mois. Selon les dirigeants interrogés au cours du mois de juillet, l’optimisme dans l’industrie s’est dégradé d’un point passant de 102 à 101. Il se rapproche ainsi de sa moyenne de long terme et surtout, il retrouve son niveau de juin 2015. Depuis le mois de janvier 2018, l’outil qui mesure le climat des affaires dans l’appareil productif français décline régulièrement. S’il avait retrouvé un peu de vigueur au mois de mai, cette embellie a été de courte durée. Chez Markit, les conjoncturistes expliquent que « l’indice de la production manufacturière en France se replie à 49,6 en juillet (51,7 en juin), un plus bas de 3 mois ».

 

Dans sa dernière enquête trimestrielle de conjoncture publiée également, l’Insee explique que les soldes d’opinion des industriels sur l’évolution récente de la demande globale et étrangère atteignent leur niveau le plus bas depuis respectivement janvier 2015 et juillet 2014. Outre l’industrie, le climat des affaires se détériore aussi dans les services passant de 107 à 106. Il reste stable dans le bâtiment et augmente dans le commerce de détail.

 

 

 

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