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Burkina Faso : l’armée dénonce le putsch

Burkina Faso : l’armée dénonce le putsch  

 

 

Cette fois il y a convergence entre la société civile et l’armée pour condamner les putschistes qui ont mis fin au processus démocratique en cours. D’une certaine manière c’est une évolution très importante au Burkina où le régime en place s’était toujours appuyé sur une sorte de garde présidentielle (le RSP)  qui a toujours fait la loi politique dans le pays. En dénonçant les putschistes et en les menaçant l’armée se prononce clairement pour la poursuite du mouvement démocratique en cours qui avait notamment interdit à Compaoré de se présenter de manière illégale pour un nouveau mandat. L’armée du Burkina Faso a annoncé lundi que des unités loyales au gouvernement de transition basées en province convergeaient vers la capitale, Ouagadougou, à la suite du coup d’Etat de la semaine dernière, et elle a appelé les putschistes de la garde présidentielle à déposer les armes. Dans un communiqué signé par plusieurs chefs de l’armée, les militaires disent vouloir désarmer « sans effusion de sang » les 1.200 soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’unité d’élite de l’ancien président Blaise Compaoré déposé l’an dernier. « Nous leur demandons de déposer immédiatement les armes et de se rendre au camp Général Sangoulé Lamizana », une caserne de la capitale Ouagadougou, lit-on dans le communiqué qui promet aux putschistes que leur sécurité et celle de leurs familles seront assurées. Des témoins ont vu les soldats loyalistes quitter dans l’après-midi leurs casernes de Dédougou (ouest), Fada N’Gourma (est), Kaya (nord), Ouahigouya (nord-ouest) et Bobo-Dioulasso (sud-ouest), la deuxième ville du pays, avec des chars, des camions et des pick-ups escortés par une foule en liesse. Un journaliste de Reuters a constaté qu’un des convois se trouvait vers 16h00 GMT à une centaine de kilomètres de Ouagadougou. En fin d’après-midi, le chef de la junte, le général Gilbert Diendéré, a annoncé qu’il acceptait de libérer le Premier ministre du gouvernement de transition, Yacouba Isaac Zida, « en signe d’apaisement » et de bonne volonté à l’égard des médiateurs de la CDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest). Dans un communiqué envoyé à la presse, le général Diendéré dit craindre que la situation actuelle ne conduise « au chaos, à la guerre civile et à des violations massives des droits de l’homme » dans le pays. Il a promis de rendre le pouvoir au gouvernement de transition dès qu’un accord définitif sera trouvé. Les médiateurs régionaux ont annoncé dimanche soir qu’un projet d’accord avait été rédigé pour mettre fin à la crise politique ouverte par le coup d’Etat du 17 septembre. Mais cet accord, qui prévoyait notamment une amnistie pour les putschistes et la possibilité pour les anciens partisans de Blaise Compaoré de se présenter aux prochaines élections, a été aussitôt rejeté par la société civile et l’opposition. Des manifestants hostiles au général Diendéré et à l’accord élaboré par le président sénégalais Macky Sall ont érigé des barricades et brûlé des pneus dans plusieurs quartiers de Ouagadougou, lundi. Des manifestations ont également eu lieu dans d’autres villes du pays, faisant craindre une flambée du conflit. « Il y a un risque de guerre civile désormais. Si Diendéré reste au pouvoir, la population va se soulever », estime Rinaldo Depagne, directeur pour l’Afrique de l’Ouest de l’organisation International Crisis Group.  François Hollande a appelé les auteurs du coup d’Etat à déposer les armes et a menacé de sanctions ceux qui s’opposeraient à la tenue d’élections régulières à l’issue du processus de médiation en cours. Le président français, qui s’est entretenu par téléphone avec Macky Sall, avait déjà lancé une mise en garde dimanche, en marge de son déplacement au Maroc. Durant la conversation, François Hollande « a confirmé que la France se réservait la possibilité d’appliquer des sanctions contre ceux qui s’opposeraient à la tenue d’élections régulières et que la France mobiliserait également ses partenaires européens en ce sens », lit-on dans un communiqué de l’Elysée. « Il a appelé l’ensemble des forces impliquées dans le putsch à déposer immédiatement les armes et à rendre le pouvoir aux autorités légitimes, faute de quoi elles devraient en assumer toutes les conséquences. » Il a enfin confirmé que la coopération civile, financière et militaire était suspendue jusqu’à la « reprise effective de la transition, sous autorité civile ». Les présidents du Tchad et du Niger ont également demandé aux hommes du RSP de déposer les armes. Les soldats de la garde présidentielle étaient bien moins présents lundi dans les rues de Ouagadougou que les jours précédents. A la nuit tombée, des centaines de personnes ont bravé le couvre-feu nocturne imposé la semaine dernière par les putschistes.

 

Ghislaine Ottenheimer dénonce la monarchie républicaine dans un livre Poison présidentiel

Ghislaine Ottenheimer dénonce la monarchie républicaine  dans un livre Poison présidentiel

Ce qui la caractérise : omnipotence élyséenne, figuration gouvernementale, grogne parlementaire, rébellion des élus locaux, rejet citoyen, tentation populiste? Sans compter l’impuissance réformatrice, l’incapacité à construire du consensus et l’instabilité constitutionnelle. Dans un essai vif et documenté, Ghislaine Ottenheimer dénonce le système institutionnel, en particulier le déséquilibre produit par la réforme de 1962 et l’élection du président au suffrage universel. Paré de cette onction populaire, le président, « nombril de la République », écrase tout sur son passage. Ce système construit sur mesure pour le général de Gaulle rend l’exercice du pouvoir de plus en plus délicat, à mesure que l’omnipotence se conjugue avec l’impuissance. De la fracture sociale (Chirac) à « la finance, mon ennemie » (Hollande) en passant par « travailler plus pour gagner plus » (Sarkozy), la dichotomie s’approfondit entre « le rite chamanique » des campagnes et les désillusions postélection. Et même les promesses de simplicité (les convois officiels qui s’arrêtent aux feux rouges pour Chirac; les déplacements en train de Hollande) cèdent vite à la vie (isolée) sous les ors de la République, au défilé des courtisans (la palme revient à Lang s’adressant à Mitterrand : « Il y a Louis XI, Louis XIV, et vous! »). On rêve en pensant à Angela Merkel faisant ses courses le week-end au Lafayette Gourmet de Berlin et surtout aux processus collectifs de décision qui prévalent en Allemagne. « La seule monarchie d’Europe » (selon Jean-Pierre Dubois) est à bout de souffle. « On n’a jamais connu une aussi grande faiblesse de l’exécutif, cela rappelle la fin de la IVe République », analyse Marcel Gauchet. Ghislaine Ottenheimer examine les différentes possibilités de rééquilibrage des différents pouvoirs. Les prochains mois devraient nous valoir bien des débats (et peut-être même une réduction du nombre des parlementaires). Cela suffira-t-il à éviter un big bang comparable à celui de 1958?

Poison présidentiel, de Ghislaine Ottenheimer, Albin Michel, 256 pages, 19 euros

Autoroutes : un rapport qui dénonce les pratiques des concessionnaires enterré

Autoroutes : un rapport qui dénonce les pratiques des concessionnaires enterré

 

 

Pas de concurrence, surfacturation, opacité dans le gestion des autoroutes, ce que dénonce un rapport …qui a été enterré par le gouvernement. Le journal l’Obs. a révélé, vendredi 10 avril, la teneur d’un rapport explosif sur les sociétés autoroutières qui n’auraient pas respecté les engagements pris au moment des privatisations. Après le rapport sur le gaz de schiste, voilà un nouveau rapport qui semble avoir été classé sans suite par le gouvernement. Cette fois, il s’agit des concessions d’autoroutes. C’est L’Obs. qui a divulgué les grandes lignes de ce rapport, que le gouvernement a tenté d’enterrer. Ce rapport a été rédigé par la Commission nationale des marchés des sociétés concessionnaires d’autoroutes. Cette structure est chargée de veiller à la bonne tenue des appels d’offres dans le secteur de la maintenance des infrastructures autoroutières françaises au lendemain des privatisations menées par Dominique de Villepin, en 2005. A l’époque, le deal était simple, les recettes des péages devaient servir à la maintenance, l’investissement, la réfection du réseau… et à rien d’autre - comprendre: pas question de remonter les bénéfices pour financer d’autres projets des différents groupes concessionnaires (Vinci, Eiffage, Abertis, Macquarie…). Très rapidement, les autorités de la concurrence ont mis en avant le risque que les marchés soient réservés à des filiales des groupes, s’affranchissant ainsi de la mise en concurrence. Dans le rapport de la Commission nationale des marchés, plusieurs dysfonctionnements ont entravé le contrôle de ces sociétés. Les sociétés ont ainsi refusé de fournir les détails des contrats de moins de 2 millions d’euros pour lesquels ils n’ont aucune obligation de transparence. La commission craint que les groupes aient découpé de gros contrats en plusieurs plus petits pour rester dans les clous de la loi. Plus grave encore, la Commission estime que les prix ont été surestimés. D’ailleurs, elle se plaint, dans son rapport, que certaines sociétés d’autoroutes notamment les filiales de Vinci (ASF et Escota) aient refusé de transmettre les prix qui ont été appliqués. Les prix transmis par leurs rivaux en 2013 montrent qu’ils ont été surestimés. Pour ne rien arranger, la Commission observe que les sociétés d’autoroutes ont allégrement fait gonfler les factures au travers d’avenants ajoutés après le début des travaux. Le rapport évoque une hausse comprise entre 15% et 52% du prix des travaux. Le rapport de la Commission pointe également l’absence de réelle indépendance des organes de contrôles internes. En réalité, les groupes ont installé des anciens cadres à la tête de ces organes.

Conférence Abou Dhabi : « Qui est le salopard qui m’a dénoncé » ( Sarkozy)

Il y a un traître dans la maison UMP, celui qui a dénoncé Sarkozy pour sa conférence grassement rémunéré à Abu-Dhabi. C’est vrai, on peut même plus faire son petit business tranquille . certains courtisans ( encore plus veules que les autres) ;  s’étonnent même de la pub faite à cet événement «  c’est son métier à Sarkozy de faire des conférences internationales » . ben voyons, il a tellement de choses à dire dommage qu’il ne fasse pas profiter les français car pour l’instant on attend encore les idées programmatiques. Et pourquoi accabler ainsi Sarkozy alors même que le cancre Montebourg va donner des conférence sur l’économie au Etat-Unis ? c’est vrai nos responsables sont demandés partout, ils exportent leur savoir, leurs compétences , leur détermination aussi. Pas comme Jean Tirole, le discret prix Nobel de l’économie qu’on entend si peu, qui parle si peu. Et pour cause, il travaille surtout dans son laboratoire de recherches ( pas comme les experts patentés qui passent leur temps sur les plateaux télé et en se limitant à mettre leurs noms sur la thèse de leurs étudiants). Tirole en plus ,il n’est pas très sexy, trop sérieux, trop ennuyeux, trop technique, trop pertinent. Pas vraiment le profil du conférencier médiatique. Tandis que Sarko, oui, en voilà un qui pourrait débiter l’annuaire du téléphone avec la drama turgie, les tics, la gravité qui imposent. Nicolas Sarkozy a donc bien raison d’être en colère.  en colère. . Selon les informations du Canard Enchaîné daté du mercredi 11 février, l’ancien chef de l’État n’a pas du tout apprécié de voir son escapade à Abou Dhabi pour une conférence rémunérée le 2 février dernier fuiter dans les colonnes de Marianne alors que l’UMP était en proie à de nombreuses divisions sur ligne à suivre dans le Doubs après son échec dès le premier tour de la législative partielle. Bande de salopards ! Jaloux ! Minables ! Ils ne me lâcheront jamais ! Est-ce que c’est de ma faute si je suis demandé partout dans le monde ?  S’il est difficile d’affirmer à l’adresse de qui s’adressait cette colère, l’ancien président serait désormais déterminé à mettre la main sur le mouchard à l’origine de la fuite dans la presse. « L’ambassade de France aux Émirats arabes unis ? C’est possible, mais ça m’étonnerait ! L’ambassade n’aurait pas filé l’info à Marianne. Non, ça vient de chez nous, j’en suis sûr », cite encore le Canard Enchaîné. Une taupe au sein de l’UMP ? L’affaire rappelle une séquence compliquée pour le parti d’opposition, lorsque plusieurs cadres, excédés par les « boules puantes » diffusées dans la presse en pleine affaire Bygmalion, s’étaient mis en tête de démasquer les langues les plus promptes à se délier. Voila en tout cas qui ne va pas contribuer à apaiser le climat électrique qui règne rue de Vaugirard depuis le retour aux affaires de l’ancien président.

 

Florian Philippot(FN) : « dénoncé » par Closer comme homosexuel

 

 Florian Philippot(FN) : dénoncé par Closer comme homosexuel  

 

Closer n’est pas encore dans les kiosques que de nombreux journalistes et hommes politiques condamnent l’outing du vice-président du FN Florian Philippot

 Florian Philippot(FN) : Le vice-président du FN Louis Aliot a réagi en estimant que Closer « est pitoyable, comme toujours ». « Comment des citoyens peuvent acheter ce torchon? » 

Closer est pitoyable comme toujours. Comment des citoyens peuvent-ils acheter ce torchon ?

— Louis Aliot (@louis_aliot) December 11, 2014

Le député PS du Pas-de-Calais Nicolas Bays estime ainsi que l’outing est « inacceptable ». « Le droit à la vie privée est sacré. » 

L’outing de @f_philippot par #closer est inacceptable. Même si j’exècre ses idées, le droit à la vie privée est sacré.

— Nicolas Bays (@nicolasbays) December 11, 2014

L’ancien secrétaire national de l’UMP, David-Xavier Weiss, lui-même outé par le Canard enchaîné en juillet 2011, « espère que les journalistes condamneront l’attitude de Closer (…) sans réserve par rapport à son parti ». 

J’espère que les journalistes condamneront l’attitude de #closer outant @f_philippot sans réserve par rapport à son parti

— David-Xavier Weiss (@dxweiss) December 11, 2014

« L’outing de Philippot par Closer est indigne, estime Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L’Express. Il n’y a en effet « pas d’argent public, d’atteinte à l’image de la France, d’incidence politique » dans cette affaire. 

RT C_Barbier Pas d’argent public, d’atteinte à l’image de la F, d’incidence pol: l’outing de Philippot par Closer est indigne #vieprivée

— L’Express (@LEXPRESS) December 11, 2014

Le journaliste du Monde en charge du suivi du FN, Abel Mestre, s’inquiète: « C’est quoi la prochaine étape? Des listes de politiques selon les orientations sexuelles? » 

C’est quoi la prochaine étape? Des listes de politiques selon les orientations sexuelles? #Closer #honte

— Abel Mestre (@AbelMestre) December 11, 2014

Guillaume Daudin, « rubricard FN » à l’AFP, écrit que vie privée et vie publique constituent « deux mondes qui doivent rester séparés ». 

Vie privée, vie publique, deux mondes qui doivent rester séparés.

— Guillaume Daudin (@GuillaumeDaudin) December 11, 2014

Pour le journaliste de Marianne Jak Dion, « l’outing d’une personnalité médiatique, quelle qu’elle soit, est une pratique immonde ».  

L’outing médiatique d’une personnalité, quelle qu’elle soit, est une pratique immonde. #Closer #Philippot

— Dion Jack (@DionJack2) December 11, 2014

Michel Soudais, journaliste à l’hebdomadaire d’extrême gauche Politis, « on peut condamner Closer et rappeler qu’avant la presse, des politiques comme Arrighi (FN) ont « oute » des politiques ». 

On peut condamner #Closer et rappeler qu’avant la presse, des politiques comme Arrighi (FN) ont « outé » des politiques http://t.co/kBjvERKL0E

— Michel Soudais (@msoudais) December 11, 2014

« Ca fait chasse aux PD. Un scandale, à vomir », tranche Germain Treille, journaliste politique à France Info. 

Honte sur cette presse qui révèle l’homosexualité de tel ou tel. Ça fait « chasse aux PD ». Un scandale, à vomir #closer #Philippot

— GermainTreille (@GermainTreill) December 11, 2014

 

 

 

 

Duflot dénonce l’enterrement de sa loi

Duflot dénonce l’enterrement de sa loi

 

Valls enterre la loi ALUR de Duflot. Il propose notamment des avantages fiscaux ; des avantages fiscaux trop limités et trop temporaires et surtout pas grand-chose sur la mobilisation du foncier (question  fondamentale dans les zones urbaines) et sur les modifications d’amortissement des prêts (qui plombent la solvabilité notamment des primo accédants). Un plan surtout pour les vieux, pas pour les jeunes (à moins d’avoir des parents aisés)!  Le gouvernement a tenté  vendredi de donner des gages à un secteur de l’immobilier en plein marasme en présentant un plan de relance fondé sur la fiscalité qui enterre des mesures portées par la précédente ministre du Logement, l’écologiste Cécile Duflot. « Déterminé à relancer un cercle vertueux », comme il l’a dit en ouvrant sa conférence de presse, Manuel Valls a répondu à beaucoup d’attentes des professionnels avec des mesures en faveur de l’investissement et la libération du foncier à bâtir. Désireux de recréer un « climat de confiance », il a en outre enterré l’encadrement des loyers, disposition la plus symbolique de la loi Alur de Cécile Duflot, combattue avec ferveur par le secteur qui l’accuse d’avoir conduit à la crise actuelle. Elle sera appliquée seulement à Paris, à titre expérimental, et si le calendrier n’est pas encore arrêté, il est déjà acquis qu’aucune autre ville ne sera concernée d’ici 2017, ce qui n’a pas manqué de faire réagir l’ancienne ministre du Logement. « Je suis désolée, vraiment désolée, d’abord pour la démocratie, pour les engagements de François Hollande qui avaient été tenus sur la question du logement et qui sont, pas détricotés, qui sont piétinés », a-t-elle dit à des journalistes. Le président de la Fnaim, Jean-François Buet, a salué cette annonce. « C’est la sagesse », a-t-il dit à Reuters, ajoutant que le plan dans sa globalité « allait plutôt dans le bon sens, pour rassurer, encourager, assouplir ».  Entouré de Sylvia Pinel, ministre du Logement, et de Ségolène Royal (Ecologie), Manuel Valls ne s’est pas contenté de défaire la loi Alur. Il a présenté un train de mesures visant à doper un secteur déprimé, avec 330.000 logements construits l’an dernier, bien loin des 500.000 par an, objectif du début du quinquennat. Elles étaient très attendues par le secteur du BTP, dont les poids lourds Vinci, Bouygues et Eiffage ont publié cet été des résultats marqués par la chute des commandes publiques de travaux après les municipales. Le nouveau plan se distingue du précédent, en juin, par sa portée sur le plan fiscal avec la modification du dispositif « Duflot » de réduction d’impôt pour l’investissement locatif, des abattements forts sur les plus-values sur le foncier et sur les donations de logements neufs. La première était ardemment réclamée par les professionnels, qui déploraient une relative « disparition » des investisseurs. Le « Duflot » prévoyait une réduction d’impôt pour la location d’un bien neuf pendant neuf ans et sous conditions. Désormais, il sera possible de louer pour six, neuf ou douze ans, avec une réduction d’impôt progressive (12%, 18% ou 21%), et il sera possible de loger ses enfants ou ses parents. Si la réduction d’impôt s’appliquera lorsque les locataires seront les parents, elle sera suspendue quand un enfant occupera le logement afin, ont expliqué ensuite les conseillers du Premier ministre, d’éviter un « effet d’aubaine ». Surtout, cela aurait considérablement avantagés les ménages les plus riches et le message politique aurait été délicat à faire passer, quatre jours après l’éviction de l’ex-ministre de l’Economie Arnaud Montebourg pour ses critiques publiques sur la politique économique de François Hollande. Rebondissant sur une autre actualité, la parution il y a dix jours d’un livre dans lequel Cécile Duflot égratigne celui dont elle a refusé d’être la ministre, Manuel Valls n’a pas résisté à la tentation de souligner que le dispositif porterait le nom « de la ministre qui l’a fortement amélioré », Sylvia Pinel. Chargé de cette symbolique politique, le plan contient de nombreuses dispositions à même de réveiller le marché même si beaucoup de professionnels jugent qu’il aurait fallu plus.  Soulignant que la relance de la construction « n’est possible qu’avec la mobilisation du foncier », Manuel Valls a dévoilé des mesures fiscales pour inciter à la vente des terrains. Le régime de taxation des plus-values va être modifié et, dès lundi, un abattement exceptionnel de 30% sur les ventes conclues d’ici au 31 décembre 2015 sera accordé. Les donations de terrains bénéficieront d’un abattement de 100.000 euros. L’accession à la propriété, qui a compté pour près de 60% des ventes de logements neufs au deuxième trimestre, était une autre des priorités pour laquelle des mesures ont été annoncées. Le Prêt à taux zéro, déjà aménagé durant l’été, l’a encore été avec l’allongement des différés de remboursement et une enveloppe globale qui atteindra un milliard d’euros en 2015 pour un objectif de 80.000 prêts par an, contre 40.000 actuellement. En outre, un abattement de 100.000 euros sera accordé sur les donations de logements neufs aux enfants et petits-enfants, et une TVA réduite sera appliquée pour un achat dans les quartiers « prioritaires » de la politique de la ville. Le chantier de la simplification se poursuit avec une mission sur la réduction des délais d’octroi des permis de construire, confiée à un préfet, et la prorogation d’un an de la durée de validité des permis déjà délivrés. Enfin, l’Etat prendra directement une part de l’effort avec la construction de 30.000 logements intermédiaires en cinq ans, avec le concours de la Caisse des dépôts et consignations, et la promesse de faire davantage sur le logement social, notamment en récompensant dès 2015 les maires bâtisseurs.

 

Moscovici : un faux-cul qui dénonce l’impôt

Moscovici : un faux-cul qui dénonce l’impôt

 

« Doublement faux cul Moscovici pour dénoncer maintenant l’impôts et en même temps défendre la règle des 3% de déficits. Encore très récemment au gouvernement, c’est lui le principal responsable de l’austérité comme ministre des finances. En matière de déficit, il a auusi échoué. Tout cela sans doute pour tenter de se placer en Europe et récupérer le fauteuil de commissaire européen à l’économie ; ce que les allemands et d’autres ne veulent pas.  Pierre Moscovici, ancien ministre de l’Économie et des Finances du gouvernement Ayrault, sera en effet dans moins d’un mois commissaire européen ( mais pas forcèmenet de l’économie poste qui vise).. Il évoque la situation du pays, plombée par les derniers chiffres de la croissance. Extrait dans le JDD.

La croissance de la France est nulle. La crise qui nous frappe n’est-elle pas aujourd’hui avant tout une crise de confiance?
C’est tout le problème. Même s’il reste des réformes à accomplir, l’essentiel des mesures d’assainissement post-crise a été fait. Nous avons musclé notre compétitivité, nettoyé le système bancaire et enclenché l’union bancaire, bref stabilisé et assaini la zone euro. Certains pays, comme la France, doivent poursuivre leurs réformes, et le font. Mais dans l’ensemble les fondamentaux de l’économie européenne sont sains et les conditions pour une reprise sont réunies. Il y a donc bien une perte de confiance et l’Europe n’émet pas tous les bons signaux pour la faire revenir.

Quelles réformes devons-nous poursuivre en France?
Il y a encore des réformes à mener, par exemple en matière de formation, de logement, d’organisation territoriale et vis-à-vis de certains secteurs comme les professions réglementées : le gouvernement le fait. Mais le levier des hausses d’impôt est une vieille recette inefficace, voire contre-productive, qu’il faut oublier. Je ne pense pas non plus qu’il faille faire davantage de coupes dans les dépenses publiques, dont l’effet serait à ce stade récessif.

La France n’atteindra pas en 2014 son objectif de réduction du déficit public. N’est-ce pas la fin des 3%?
Il y a un débat sur le rythme de réduction des déficits dans une période de croissance faible, où la déflation menace. Mais ce n’est pas parce que nous allons être hors objectif cette année que la règle est obsolète ou stupide.

Commentaire : au total une belle langue de bois et surtout une belle inefficacité.

« Jaurès aurait dénoncé l’accaparement du pouvoir par une classe sociale » (Brustier)

« Jaurès ait dénoncé l’accaparement du pouvoir par une classe  sociale » (Brustier)

 

Intreview de Gael Brustier dans le Figaro *

 


LE FIGARO: Jean Jaurès fut assassiné il y a tout juste 100 ans. Aujourd’hui, François Hollande peut-il revendiquer son héritage?

Gaël BRUSTIER: Jaurès figure sur un mug de la boutique du Parti socialiste (PS): «What would Jaurès do?» («Que ferait Jaurès?»). La question taraude donc nombre de socialistes le matin en prenant leur café! C’est la prolongation en version merchandising d’une revendication d’héritage qui a été celle de tous ceux qui se sont réclamés de l’idéal socialiste depuis cent ans. Pas un seul n’a manqué à l’appel. Ni dans la «vieille maison» ni parmi ses dissidents, qu’ils aient été communistes en 1920 ou, plus tard, néosocialistes en 1933. Plus tard encore, les scissions du Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement (1993) puis du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon (2008) se sont réclamées de Jaurès. C’est une constante. Ce n’est pas toujours illégitime.

Les usages politiques de Jaurès tranchent cruellement, ces derniers jours, avec la richesse des études jaurésiennes… On ne peut se réclamer de Jaurès en le réduisant à quelques sympathiques citations qu’on utilise dans le seul but de faire croire que cet homme assassiné il y a cent ans aurait souscrit aux politiques actuelles. Jaurès est mort à la veille de la Première Guerre mondiale, avant la Révolution de 1917 et des soubresauts des années 1930. Aller raconter qu’aujourd’hui il voterait le «pacte de stabilité» ou qu’untel ou untel est sa réincarnation tient de l’absurdité la plus achevée. Personne, d’ailleurs, ne va aussi loin (sourire)…

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas essayer de penser l’avenir avec Jaurès. Il y a quelques constantes dans la pensée jaurésienne. Cette idée forte, d’abord, que l’aspiration au socialisme vient de loin et préexiste à la Révolution industrielle. Jaurès va jusqu’à la rechercher chez Luther les racines de l’idée socialiste. Il cherche une synthèse entre le prolétariat et la nation, en soulignant la «hauteur idéale» de cette dernière. Il cherche même une forme de synthèse entre l’humanité et Dieu… Jaurès, en plus d’être un élu républicain exemplaire, un inlassable combattant social aux côtés des mineurs de Carmaux, est, à l’instar de son ami Lucien Herr, véritable inspirateur du socialisme républicain, un authentique intellectuel. Le socialisme républicain a deux papas: Lucien Herr et Jean Jaurès!

On ne peut se réclamer de Jaurès en le réduisant à quelques sympathiques citations qu’on utilise dans le seul but de faire croire que cet homme aurait souscrit aux politiques actuelles.

La gauche française et plus largement toute la social-démocratie européenne se sont-elles éloignées des fondamentaux de celui qui a contribué à unifier le mouvement socialiste?

D’abord Jaurès est entré plusieurs fois en conflit avec la social-démocratie européenne de l’époque, en particulier avec la social-démocratie allemande, à laquelle il reprochait notamment de n’avoir aucune tradition révolutionnaire et de se réfugier dans l’intransigeance du verbalisme. La «tension amicale», lui, il l’a pratiquée! Parlons de la période présente: comme l’ont montré Fabien Escalona et Mathieu Vieira dans leurs travaux, la social-démocratie a, depuis une trentaine d’années, perdu environ 20 % de sa base électorale en Europe. Elle a participé au consensus européen, celui qui a fait de «l’intégration négative», de la déréglementation et de l’orthodoxie économique et financière le moteur de l’unification de l’Europe. Elle a été confrontée à une grave crise d’identité (qui défend-elle?) et à une incapacité à maintenir son hégémonie culturelle (quelle est sa vision du monde?).

Quant à la gauche française, si elle veut être fidèle à l’idéal de Jaurès, elle doit non seulement rechercher ses sources républicaines, qui ne se résument pas à marteler des formules sur «l’ordre républicain» mais également puiser dans l’analyse de la société, de ses évolutions, les clés pour rebâtir un horizon et un projet émancipateurs. Ce que l’on appelle assez injustement «social-démocratie» est le plus souvent un simple social-libéralisme, actuellement mué en «social-conservatisme». Quant à la gauche radicale, elle semble parfois s’égarer dès qu’elle perd le fil rouge de l’unité… S’il y avait une leçon à tirer de Jaurès pour l’actuel PS, ce serait le refus de laisser la République être confisquée par une classe sociale. Il avait été, en tant que député républicain modéré, particulièrement marqué par cette tendance de la bourgeoisie. En ce sens, l’utilisation des mots de la République à des fins de maintien d’un ordre social manifestement injuste n’a rien de jaurésien.

 

L’époque de Jaurès et la période actuelle sont-elles vraiment comparables?

L’UMP nous avait habitués à manifester un gaullisme de profanation. La gauche devrait éviter d’en faire autant avec Jaurès.

L’essor du socialisme, à l’époque de Jaurès, a deux causes: la Révolution française et la révolution industrielle. C’est dans cette réalité que le socialisme républicain puise alors sa force. On peut comparer, sur le plan international, les deux mondialisations (ainsi que l’a fait Suzanne Berger) et percevoir, à travers les réalités différentes de bouleversements de même ampleur, la nécessité d’une nouvelle synthèse intellectuelle pour y répondre. On peut aussi essayer de comprendre les formidables mutations que nos sociétés sont en train de vivre avec les bouleversements sociologiques de l’époque.

Jaurès cherche, comme les pionniers de la sociologie de l’époque, au premier rang desquels Émile Durkheim, à comprendre les processus sociaux. Il bâtit sa conception du socialisme républicain sur les interdépendances entre le prolétariat et la bourgeoisie et cherche à opérer une synthèse non seulement entre socialisme et République mais également entre l’humanité et Dieu… L’ambition intellectuelle qui est la sienne est immense, comme en témoigne L’Armée nouvelle, sa dernière grande œuvre.

 

Si on peut se demander si François Hollande aurait voté Jaurès aujourd’hui, Jean Jaurès voterait-il pour l’actuel président?

L’UMP nous avait habitués, chaque année à Colombey, à manifester un gaullisme de profanation. La gauche devrait éviter d’en faire autant avec Jaurès. Penser l’œuvre de Jaurès, y puiser des outils pour la nouvelle synthèse à bâtir demain est nécessaire. Cela ne peut pas consister en une récupération hasardeuse, quelques analogies mal pensées, voire en quelques anachronismes… Jaurès mérite mieux.

 

 

*Gaël Brustier est docteur en sciences politiques. Il est notamment l’auteur de Voyage au bout de la droite (Mille et une nuits, 2010) et de La Guerre culturelle aura bien lieu (Mille et une nuits, 2013).


 

 

Factures téléphoniques UMP: Dati confirme mais dénonce

Factures téléphoniques UMP: Dati confirme mais dénonce

 

En faitt implicitement Dati confirme qu’elle a bien faiat payer des frais téléphoniques à L’UMP mais elle dénonce les délateurs. Elle vise en particulier Fillon et Juppé les concurrents de Sarkozy, ce dernier  qu’elle soutient.  L’UMP rembourserait 10.000 euros de factures téléphoniques par an à Rachida Dati, selon « Le Canard Enchaîné ». L’eurodéputée dénonce des « pseudos révélations-calomnieuses » et s’en prend à François Fillon et à Alain Juppé. L’audit financier de l’UMP a été dévoilé ce mardi 8 juillet. Le parti a accumulé une dette de 74,5 millions d’euros à la fin 2013. Et parmi les dépenses, il y aurait d’importantes factures téléphoniques de Rachida Dati. « Les montants annoncés par la presse, je les découvre et les ignore », a affirme l’eurodéputé dans un sms envoyé à l’AFP. Selon Le Canard Enchaîné, qui a pu se procurer les annexes de l’audit, l’UMP payerait 10.000 euros par an pour deux téléphones mobiles de l’ancienne ministre de la Justice. Sur Twitter, Rachida Dati affirme cependant que ce ne sont pas des dépenses personnelles. « L’UMP a pris en charge une ligne de téléphone et un abonnement au ‘fil AFP’, en ma qualité de responsable de l’UMP », écrit-elle. Autre révélation du Canard Enchaîné : une des collaboratrices de Rachida Dati serait rémunérée par le parti à hauteur de 7.000 euros par mois. L’eurodéputée dément également : Rachida Dati attaque de front ces informations du Canard Enchaîné, qu’elle juge calomnieuses. Selon l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, « tout ce qui sort, qui est distillé minutieusement dans la presse, ça ne vient pas de la gauche ». Elle trouve même « curieux » que « les boules puantes ne visent qu’un seul ‘camp’ : Hortefeux, Bertrand, Raffarin, Daubresse, Copé… ». Ce serait donc, selon elle, les partisans déclarés de Nicolas Sarkozy qui seraient la cible de ces attaques. L’eurodéputée interpelle directement Alain Juppé et François Fillon, membres du triumvirat à la tête de l’UMP et considérés comme des adversaires de l’ancien président. « Je leur demande si leurs frais ont été pris ou sont pris en charge par l’UMP : leurs montants et leurs natures (sic) », martèle-t-elle dans un tweet. Elle demande « la transparence sur le financement de leur think-tank, leur club ou micro-parti ».

 

Circulation alternée : la presse dénonce le manque de courage politique

Circulation alternée : la presse dénonce le manque de courage politique

 

« Cette mesure relève plus du gadget écolo que d’une politique environnementale digne de ce nom », assène Yves Thréard dans Le Figaro.   »Restreindre le trafic routier lors des pics de pollution revient à donner du paracétamol à un grippé. Ça ne peut pas faire de mal, l’un des symptômes peut même être levé. Mais la maladie n’est pas traitée », ironise Didier Rose (Les Dernières Nouvelles d’Alsace). « En ce sens, la brume de particules fines sur nos villes révèle un autre brouillard. Celui qui règne dans l’esprit des politiques, censés remédier à ce qui s’annonce comme un scandale sanitaire pire que l’amiante. » « Au sommet de l’État comme au plus près des concitoyens, s’en prendre frontalement à la voiture reste un tabou », poursuit Didier Rose. « Les citadins perdent entre six et huit mois de vie du fait qu’ils respirent? Certes. Mais l’automobiliste est aussi électeur. À quelques jours d’un scrutin municipal, pas question d’étouffer les intentions de vote. »  Pour Hervé Cannet (La Nouvelle République du Centre Ouest), « malgré les craintes d’une pagaille intense et les protestations vigoureuses et indignées des associations d’utilisateurs, le bilan de ce lundi impair est globalement positif…: moins de trafic, moins de bouchons et par conséquent moins de pollution » et « les Français, râleurs impénitents, ont démontré là un indiscutable civisme. »  Mais « passer dans une ère verte nécessite de mettre en action une politique sur le long terme », insiste Yann Marec (Le Midi Libre), voulant croire que « les mentalités conservatrices se dissoudront dans une réalité sanitaire ». « Le diesel pollue ? Stoppons alors le parc hexagonal de 75 % de ces véhicules ! », s’exclame-t-il.   »Cette mobilisation d’hier, n’aura été qu’un coup d’épée dans l’air en l’absence de politique d’aménagement urbain, de transports, de fiscalité adaptée, à moyen et long termes », martèle Jacques Camus. « On n’a pas senti, hier, dans les propos de Philippe Martin (le ministre de l’environnement) une vision désembuée de l’avenir. Il s’est contenté de célébrer un jour sans lendemain. »   »La démonstration est faite pour Paris que la population est prête à accepter une telle initiative sans trop regimber, en dehors des habituels lobbys à quatre roues. Les esprits ont évolué depuis 1997″, estime Jean-Michel Helvig (La République des Pyrénées). « On veut croire que cela incitera les gouvernants…à avoir enfin le courage d’engager une vraie politique visant à réduire drastiquement les émissions atmosphériques de particules fines cancérigènes, en s’attaquant à la +diésélisation+ du parc automobile, mais aussi à d’autres causes comme le chauffage au bois et au fioul et le fonctionnement de certaines industries. L’expérience parisienne d’hier aura alors été une utile répétition générale. »

 

Gouvernement: Batho dénonce un jugement de cour

Gouvernement: Batho dénonce un jugement de cour

 

Batho réagit encore à son licenciement sans ménagement du gouvernement ; Victime de l’oligarchie énarchique liée à la finances, victime aussi de la monarchie républicaine «  moi, je »), Batho se réveille sur la réalité du pouvoir actuel. Ses propos pourraient être ceux de l’opposition ou tout simplement du français moyen. « Malheureusement, depuis le 2 juillet, la preuve a été faite qu’il n’y a pas de jurisprudence Batho dans la gestion du gouvernement. J’ai en quelque sorte bénéficié d’un traitement de défaveur », a déclaré l’ex-ministre de l’Ecologie lors d’un pique-nique avec des sympathisants socialistes à Azay-le-Brûlé (Deux-Sèvres)   »Je le dénonce parce que j’y vois un problème de hiérarchie des valeurs lorsqu’il faut trois mois pour démissionner un ministre du Budget suspecté de fraude fiscale et moins de trois heures pour limoger la ministre le l’Ecologie qui dit la vérité sur le budget de son ministère », a déclaré la députée des Deux-Sèvres, émue, lors d’un discours d’une dizaine de minutes.  L’élue a aussi estimé avoir fait l’objet d’un « jugement de cour », reprenant en souriant la fable de La Fontaine: « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».  Elle pense avoir déplu parce qu’elle a « défendu une conception de l?État fort face à un certain nombre d?intérêts particuliers et face à certaines puissances économiques ».   »La transition énergétique, malheureusement, n’est pas compatible avec la rigueur », a dit Delphine Batho qui s’est déclarée « pour le redressement des comptes publics sans sacrifier l’avenir ».   »J’ai dit ce que tout le monde pense. J’ai dit ce que disent les ministres en privé. Beaucoup de gens ont le sentiment de ne pas être entendus. Aujourd’hui, je ne me sens pas seule », a-t-elle lancé.   »Il y a un an, on était dans l’enthousiasme du lendemain des victoires électorales. Je ne veux pas qu’on soit aujourd’hui dans le temps des déceptions et désillusions parce je sais qui pourrait en profiter, et en profite déjà, en particulier en milieu rural », a affirmé Delphine Batho.  Mme Batho a ajouté qu’elle entendait « continuer (son) travail dans la seconde circonscription des Deux-Sèvres et à l’Assemblée nationale dans la majorité » et « continuer à se faire entendre dans la vie politique nationale ».

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Cahuzac : celui qui l’a dénoncé en prison

Cahuzac : celui qui l’a dénoncé en prison

 

Pierre Condamin-Gerbier, ex-cadre de la banque suisse Reyl & Cie et témoin-clé dans l’enquête sur l’affaire Jérôme Cahuzac, du nom de l’ancien ministre du Budget français soupçonné de fraude fiscale, a été arrêté en Suisse, a annoncé samedi le ministère public de la Confédération helvétique. Pierre Condamin-Gerbier a été arrêté 5 juillet et « se trouve actuellement en détention préventive« , a précisé dans un mail envoyé à l’AFP le parquet suisse qui « a ordonné l’ouverture d’une instruction pénale » à son encontre. Selon les sites internet du Point et de la Tribune de Genève, son arrestation est intervenue peu après son retour de France, après son audition par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur d’éventuels dysfonctionnements du gouvernement dans le dossier d’évasion fiscale de l’ancien ministre du Budget. Pierre Condamin-Gerbier avait annoncé le 3 juillet devant la commission avoir transmis à la justice une liste d’hommes politiques français détenant un compte en Suisse. Le Point.fr écrit que l’ancien employé de la banque privée Reyl & Cie, qui abritait le compte de Jérôme Cahuzac, a été interpellé à Saint-Prex, dans le canton de Vaud, où il réside, le 5 juillet et que sa détention provisoire a été prolongée quatre jours plus tard. Le ministère public de la Confédération a confirmé l’information à la Tribune de Genève, qui indique que Pierre Condamin-Gerbier « est en détention préventive et une instruction pénale a été ouverte contre lui« . « On l’accuse en particulier de ‘service de renseignement économique’, autrement dit d’avoir transmis à des tiers des données bancaires« , indique le journal. Dans un communiqué diffusé samedi, la banque Reyl & Cie annonce avoir déposé une plainte contre Pierre Condamin-Gerbier pour vol, falsification de document et violation du secret professionnel et commercial.  »Les nombreuses déclarations mensongères maintenues en dépit des démentis catégoriques de la Banque, la falsification d’un mémorandum interne de Reyl Private Office, et sa remise à un média français, n’ont laissé d’autre choix à la Banque que de sortir de sa réserve et d’agir à l’encontre de Pierre Condamin-Gerbier« , indique l’établissement. La banque suisse Reyl & Cie a réaffirmé la semaine passée qu’elle ne comptait aucun homme politique français parmi ses clients.

 

Peyrelevade dénonce les « mensonges » de Tapie

Peyrelevade dénonce les « mensonges » de Tapie

L’ancien patron du Crédit Lyonnais a contesté les déclarations de Bernard Tapie hier soir sur France 2. Il a parlé de « mensonges » en s’appuyant notamment sur l’arrêt rendu par la Cour de cassation en 2006.  Jean Peyrelevade était le patron du Crédit Lyonnais de 1993 à 2003, il a donc suivi de près tous les épisodes d’une affaire commencée avant son arrivée à la tête de ce groupe. Et ce lundi soir, il a trouvé Bernard Tapie « peu convaincant« . Et il s’explique : « Je ne pense pas que les cris, la fureur, les emportements puissent tenir lieu d’argumentation, l’histoire qu’il raconte est toujours la même ». « Il n’avait pas la capacité de payer ses dettes » Et Jean Peyrelevade de parler d’une « très belle légende », et de « mensonges » dont le premier est à l’origine de l’affaire. « A-t-il été volé ? La réponse est non » assure l’ancien patron du Crédit Lyonnais qui s’appuie sur l’arrêt rendu en 2006 par la Cour de cassation : « C’est un mensonge. Je n’arrête pas de le répéter et la légende est là. Au moment de la session d’Adidas, monsieur Tapie est incapable de rembourser ses dettes. En fait, il est en état de cessation de paiement. Il se sert de la politique dans une situation où il n’avait pas la capacité de payer ses dettes ». « On a habillé la vente d’Adidas pour sauver le soldat Tapie » Et l’ancien patron du Crédit Lyonnais d’exprimer un regret. Celui que la banque dans cette situation n’ait pas suivi la procédure normale, c’est-à-dire saisir le tribunal de commerce : »On aurait dû faire cela dés le début 1993. Au lieu de cela, on a habillé la vente d’Adidas pour sauver le soldat Tapie et dans des conditions telles que le Crédit Lyonnais gardait tous les risques. »

Austérité : Montebourg à défaut d’agir dénonce ; il parle à qui, à Hollande ?

Austérité : Montebourg à défaut d’agir dénonce ; il parle à qui,  à Hollande ?

Montebourg dénonce encore et encore. Cette fois le fétichisme des 3% de déficit public ; pourtant à Bercy théoriquement c’est lui le patron avec Moscovici. Montebourg a sans doute oublié qu’il n’est plus dans l’opposition mais au gouvernement. Même chose pour le chômage, il dénonce mais concrètement, il faiat quoi ?  Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a  donc dénoncé vendredi le « fétichisme des 3% » de déficit public maximum fixé par le Pacte de stabilité et estimé que la croissance en Europe était étouffée par « l’obsession des comptes publics » et les plans d’austérité. »Nous ne pouvons pas laisser la moitié de l’Union européenne s’enfoncer pour cause de fétichisme des 3%, que d’ailleurs aucun des pays – à part deux ou trois marginaux et d’ailleurs petits – n’ont jamais respecté en période de croissance », a lancé le ministre. « Pourquoi faudrait-il le mettre en œuvre en période de crise ? », a-t-il ajouté, intervenant en clôture d’un colloque consacré à l’économiste Jean-Paul Fitoussi à l’Institut d’études politiques de Paris.  Evoquant la croissance, présente « partout dans le monde » mais « pas en Europe », il a dit craindre « que nous l’étouffions par l’obsession univoque des comptes publics, de la dette publique, qui pourtant doit être réglée ».   »Nous l’étouffons en multipliant les plans d’austérité qui empêchent la reprise », a ajouté M. Montebourg.  Or selon lui, « la fin de l’austérité doit être programmée, ce qui n’enlève rien à notre politique du sérieux budgétaire ».  En matière monétaire, le ministre du Redressement productif souhaite « amener la Banque centrale européenne à prendre des positions nouvelles ». « Nous n’échapperons pas, comme le fait la Banque du Japon, la Banque d’Angleterre, la Federal Reserve Bank, à des politiques accommodantes qui permettent de résoudre une partie du poids de la dette », a-t-il affirmé.  Il a appelé à une « réorientation économique de l’Union européenne: la préférence non pas pour le chômage, mais pour la croissance, la préférence pour la renaissance industrielle et de l’économie plutôt que du rétablissement des comptes publics ».

Affaire Cahuzac : Rémy Garnier dénonce l’administration fiscale

Affaire Cahuzac : Rémy Garnier dénonce l’administration fiscale

Le vérificateur fiscal lot-et-garonnais a donné une leçon de dignité, de courage et de ténacité aux députés de la commission Cahuzac, mercredi On n’entendait plus une mouche voler hier soir à l’issue de la déposition de Rémy Garnier devant la commission d’enquête « Cahuzac » à l’Assemblée. Accueilli par des sourires condescendants à droite et par des yeux revolvers à gauche, le vérificateur fiscal lot-et-garonnais a finalement donné une petite leçon de dignité, de courage et de professionnalisme à la représentation nationale, hier. Ni le président de la commission, le centriste Charles de Courson, ni son rapporteur, le socialiste Alain Claeys, n’avaient le cœur à rire au terme de son réquisitoire implacable. Quand les députés s’attendaient à entendre un fonctionnaire tatillon et aveuglé par sa soif de « vengeance » contre Jérôme Cahuzac, ils sont tombés sur un homme sans haine, droit dans ses bottes et tenace comme un fox-terrier.  Loin de Cahuzac, l’essentiel du discours de Rémy Garnier a consisté à démontrer les lâchetés et déviances de l’administration fiscale comme d’une partie de la justice. « La justice à Agen, c’était Outreau-sur-Garonne » a-t-il lâché hier, arguments à l’appui. « Mon destin m’a valu de croiser Jérôme Cahuzac trois fois. En 1999, dans le cadre de la vérification fiscale de la coopérative France-Prune qui a marqué le début de mes ennuis avec mon administration. Je ne lui en ai jamais voulu à lui. Il était dans son rôle de député à l’époque. Puis en 2008, lorsque j’ai rédigé un mémoire avertissant ma hiérarchie de son probable compte en Suisse. Là, c’est moi qui étais dans mon rôle. Et une seule fois physiquement, en octobre 2012, lorsque je suis venu demander réparation au ministre du Budget pour tous les torts, finalement reconnus par la justice, qui m’avaient été faits durant ces années. Cela ne m’a pas porté chance de croiser trois fois Jérôme Cahuzac. À lui non plus d’ailleurs », a-t-il résumé. Non sans humour.  Absorbés à confondre le « délateur » qu’ils pensaient avoir devant eux, les députés n’ont pas pensé à lui demander comment il aurait reçu en novembre 2012 le journaliste de Mediapart et les enquêteurs privés engagés par Patricia Cahuzac contre son mari, si ce dernier avait lavé son honneur comme il le souhaitait lors de leur rencontre du 26 octobre 2012. « Ce jour-là, Jérôme Cahuzac m’a beaucoup déçu. Il m’a expliqué que la justice me donnerait finalement raison. Mais qu’il n’interviendrait pas pour me réhabiliter, pour une question d’honneur. Je m’attendais à ce qu’il me parle de mon mémoire mentionnant son compte suisse. Je suis convaincu que s’il en avait été au courant, il l’aurait évoqué. Même lui a été enfumé par sa propre administration sur sa situation. Une administration dont l’étonnement n’a pas cessé de m’étonner après les révélations de Mediapart. En regard de cette administration, Cahuzac est tout à fait sympathique. Lui au moins a avoué et demandé pardon. » Pressé de questions, Rémy Garnier a lâché quelques perles hier. « Les privés qui enquêtaient sur lui pour Patricia Cahuzac voulaient savoir s’il avait eu une relation avec Florence Parly, si son fils lui ressemblait ! Ils faisaient fausse route avec moi. Ces privés se disaient eux-mêmes filochés par d’autres, agissant pour des laboratoires pharmaceutiques. Des labos dont ils m’ont montré une liste. Cahuzac avait touché 1,5 million d’euros de leur part selon eux. » À une députée PS s’étonnant de sa proximité avec Me Gonelle, Rémy Garnier a répondu : « Politiquement, je suis aux antipodes de l’ancien député-maire RPR de Villeneuve. Je suis un militant CGT. Mais on peut ne pas être du même bord et partager le même respect de la loi et de la République, ne croyez-vous pas ? » D’où le silence des parlementaires, à la fin.

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