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« Jaurès aurait dénoncé l’accaparement du pouvoir par une classe sociale » (Brustier)

« Jaurès ait dénoncé l’accaparement du pouvoir par une classe  sociale » (Brustier)

 

Intreview de Gael Brustier dans le Figaro *

 


LE FIGARO: Jean Jaurès fut assassiné il y a tout juste 100 ans. Aujourd’hui, François Hollande peut-il revendiquer son héritage?

Gaël BRUSTIER: Jaurès figure sur un mug de la boutique du Parti socialiste (PS): «What would Jaurès do?» («Que ferait Jaurès?»). La question taraude donc nombre de socialistes le matin en prenant leur café! C’est la prolongation en version merchandising d’une revendication d’héritage qui a été celle de tous ceux qui se sont réclamés de l’idéal socialiste depuis cent ans. Pas un seul n’a manqué à l’appel. Ni dans la «vieille maison» ni parmi ses dissidents, qu’ils aient été communistes en 1920 ou, plus tard, néosocialistes en 1933. Plus tard encore, les scissions du Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement (1993) puis du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon (2008) se sont réclamées de Jaurès. C’est une constante. Ce n’est pas toujours illégitime.

Les usages politiques de Jaurès tranchent cruellement, ces derniers jours, avec la richesse des études jaurésiennes… On ne peut se réclamer de Jaurès en le réduisant à quelques sympathiques citations qu’on utilise dans le seul but de faire croire que cet homme assassiné il y a cent ans aurait souscrit aux politiques actuelles. Jaurès est mort à la veille de la Première Guerre mondiale, avant la Révolution de 1917 et des soubresauts des années 1930. Aller raconter qu’aujourd’hui il voterait le «pacte de stabilité» ou qu’untel ou untel est sa réincarnation tient de l’absurdité la plus achevée. Personne, d’ailleurs, ne va aussi loin (sourire)…

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas essayer de penser l’avenir avec Jaurès. Il y a quelques constantes dans la pensée jaurésienne. Cette idée forte, d’abord, que l’aspiration au socialisme vient de loin et préexiste à la Révolution industrielle. Jaurès va jusqu’à la rechercher chez Luther les racines de l’idée socialiste. Il cherche une synthèse entre le prolétariat et la nation, en soulignant la «hauteur idéale» de cette dernière. Il cherche même une forme de synthèse entre l’humanité et Dieu… Jaurès, en plus d’être un élu républicain exemplaire, un inlassable combattant social aux côtés des mineurs de Carmaux, est, à l’instar de son ami Lucien Herr, véritable inspirateur du socialisme républicain, un authentique intellectuel. Le socialisme républicain a deux papas: Lucien Herr et Jean Jaurès!

On ne peut se réclamer de Jaurès en le réduisant à quelques sympathiques citations qu’on utilise dans le seul but de faire croire que cet homme aurait souscrit aux politiques actuelles.

La gauche française et plus largement toute la social-démocratie européenne se sont-elles éloignées des fondamentaux de celui qui a contribué à unifier le mouvement socialiste?

D’abord Jaurès est entré plusieurs fois en conflit avec la social-démocratie européenne de l’époque, en particulier avec la social-démocratie allemande, à laquelle il reprochait notamment de n’avoir aucune tradition révolutionnaire et de se réfugier dans l’intransigeance du verbalisme. La «tension amicale», lui, il l’a pratiquée! Parlons de la période présente: comme l’ont montré Fabien Escalona et Mathieu Vieira dans leurs travaux, la social-démocratie a, depuis une trentaine d’années, perdu environ 20 % de sa base électorale en Europe. Elle a participé au consensus européen, celui qui a fait de «l’intégration négative», de la déréglementation et de l’orthodoxie économique et financière le moteur de l’unification de l’Europe. Elle a été confrontée à une grave crise d’identité (qui défend-elle?) et à une incapacité à maintenir son hégémonie culturelle (quelle est sa vision du monde?).

Quant à la gauche française, si elle veut être fidèle à l’idéal de Jaurès, elle doit non seulement rechercher ses sources républicaines, qui ne se résument pas à marteler des formules sur «l’ordre républicain» mais également puiser dans l’analyse de la société, de ses évolutions, les clés pour rebâtir un horizon et un projet émancipateurs. Ce que l’on appelle assez injustement «social-démocratie» est le plus souvent un simple social-libéralisme, actuellement mué en «social-conservatisme». Quant à la gauche radicale, elle semble parfois s’égarer dès qu’elle perd le fil rouge de l’unité… S’il y avait une leçon à tirer de Jaurès pour l’actuel PS, ce serait le refus de laisser la République être confisquée par une classe sociale. Il avait été, en tant que député républicain modéré, particulièrement marqué par cette tendance de la bourgeoisie. En ce sens, l’utilisation des mots de la République à des fins de maintien d’un ordre social manifestement injuste n’a rien de jaurésien.

 

L’époque de Jaurès et la période actuelle sont-elles vraiment comparables?

L’UMP nous avait habitués à manifester un gaullisme de profanation. La gauche devrait éviter d’en faire autant avec Jaurès.

L’essor du socialisme, à l’époque de Jaurès, a deux causes: la Révolution française et la révolution industrielle. C’est dans cette réalité que le socialisme républicain puise alors sa force. On peut comparer, sur le plan international, les deux mondialisations (ainsi que l’a fait Suzanne Berger) et percevoir, à travers les réalités différentes de bouleversements de même ampleur, la nécessité d’une nouvelle synthèse intellectuelle pour y répondre. On peut aussi essayer de comprendre les formidables mutations que nos sociétés sont en train de vivre avec les bouleversements sociologiques de l’époque.

Jaurès cherche, comme les pionniers de la sociologie de l’époque, au premier rang desquels Émile Durkheim, à comprendre les processus sociaux. Il bâtit sa conception du socialisme républicain sur les interdépendances entre le prolétariat et la bourgeoisie et cherche à opérer une synthèse non seulement entre socialisme et République mais également entre l’humanité et Dieu… L’ambition intellectuelle qui est la sienne est immense, comme en témoigne L’Armée nouvelle, sa dernière grande œuvre.

 

Si on peut se demander si François Hollande aurait voté Jaurès aujourd’hui, Jean Jaurès voterait-il pour l’actuel président?

L’UMP nous avait habitués, chaque année à Colombey, à manifester un gaullisme de profanation. La gauche devrait éviter d’en faire autant avec Jaurès. Penser l’œuvre de Jaurès, y puiser des outils pour la nouvelle synthèse à bâtir demain est nécessaire. Cela ne peut pas consister en une récupération hasardeuse, quelques analogies mal pensées, voire en quelques anachronismes… Jaurès mérite mieux.

 

 

*Gaël Brustier est docteur en sciences politiques. Il est notamment l’auteur de Voyage au bout de la droite (Mille et une nuits, 2010) et de La Guerre culturelle aura bien lieu (Mille et une nuits, 2013).


 

 

Factures téléphoniques UMP: Dati confirme mais dénonce

Factures téléphoniques UMP: Dati confirme mais dénonce

 

En faitt implicitement Dati confirme qu’elle a bien faiat payer des frais téléphoniques à L’UMP mais elle dénonce les délateurs. Elle vise en particulier Fillon et Juppé les concurrents de Sarkozy, ce dernier  qu’elle soutient.  L’UMP rembourserait 10.000 euros de factures téléphoniques par an à Rachida Dati, selon « Le Canard Enchaîné ». L’eurodéputée dénonce des « pseudos révélations-calomnieuses » et s’en prend à François Fillon et à Alain Juppé. L’audit financier de l’UMP a été dévoilé ce mardi 8 juillet. Le parti a accumulé une dette de 74,5 millions d’euros à la fin 2013. Et parmi les dépenses, il y aurait d’importantes factures téléphoniques de Rachida Dati. « Les montants annoncés par la presse, je les découvre et les ignore », a affirme l’eurodéputé dans un sms envoyé à l’AFP. Selon Le Canard Enchaîné, qui a pu se procurer les annexes de l’audit, l’UMP payerait 10.000 euros par an pour deux téléphones mobiles de l’ancienne ministre de la Justice. Sur Twitter, Rachida Dati affirme cependant que ce ne sont pas des dépenses personnelles. « L’UMP a pris en charge une ligne de téléphone et un abonnement au ‘fil AFP’, en ma qualité de responsable de l’UMP », écrit-elle. Autre révélation du Canard Enchaîné : une des collaboratrices de Rachida Dati serait rémunérée par le parti à hauteur de 7.000 euros par mois. L’eurodéputée dément également : Rachida Dati attaque de front ces informations du Canard Enchaîné, qu’elle juge calomnieuses. Selon l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, « tout ce qui sort, qui est distillé minutieusement dans la presse, ça ne vient pas de la gauche ». Elle trouve même « curieux » que « les boules puantes ne visent qu’un seul ‘camp’ : Hortefeux, Bertrand, Raffarin, Daubresse, Copé… ». Ce serait donc, selon elle, les partisans déclarés de Nicolas Sarkozy qui seraient la cible de ces attaques. L’eurodéputée interpelle directement Alain Juppé et François Fillon, membres du triumvirat à la tête de l’UMP et considérés comme des adversaires de l’ancien président. « Je leur demande si leurs frais ont été pris ou sont pris en charge par l’UMP : leurs montants et leurs natures (sic) », martèle-t-elle dans un tweet. Elle demande « la transparence sur le financement de leur think-tank, leur club ou micro-parti ».

 

Circulation alternée : la presse dénonce le manque de courage politique

Circulation alternée : la presse dénonce le manque de courage politique

 

« Cette mesure relève plus du gadget écolo que d’une politique environnementale digne de ce nom », assène Yves Thréard dans Le Figaro.   »Restreindre le trafic routier lors des pics de pollution revient à donner du paracétamol à un grippé. Ça ne peut pas faire de mal, l’un des symptômes peut même être levé. Mais la maladie n’est pas traitée », ironise Didier Rose (Les Dernières Nouvelles d’Alsace). « En ce sens, la brume de particules fines sur nos villes révèle un autre brouillard. Celui qui règne dans l’esprit des politiques, censés remédier à ce qui s’annonce comme un scandale sanitaire pire que l’amiante. » « Au sommet de l’État comme au plus près des concitoyens, s’en prendre frontalement à la voiture reste un tabou », poursuit Didier Rose. « Les citadins perdent entre six et huit mois de vie du fait qu’ils respirent? Certes. Mais l’automobiliste est aussi électeur. À quelques jours d’un scrutin municipal, pas question d’étouffer les intentions de vote. »  Pour Hervé Cannet (La Nouvelle République du Centre Ouest), « malgré les craintes d’une pagaille intense et les protestations vigoureuses et indignées des associations d’utilisateurs, le bilan de ce lundi impair est globalement positif…: moins de trafic, moins de bouchons et par conséquent moins de pollution » et « les Français, râleurs impénitents, ont démontré là un indiscutable civisme. »  Mais « passer dans une ère verte nécessite de mettre en action une politique sur le long terme », insiste Yann Marec (Le Midi Libre), voulant croire que « les mentalités conservatrices se dissoudront dans une réalité sanitaire ». « Le diesel pollue ? Stoppons alors le parc hexagonal de 75 % de ces véhicules ! », s’exclame-t-il.   »Cette mobilisation d’hier, n’aura été qu’un coup d’épée dans l’air en l’absence de politique d’aménagement urbain, de transports, de fiscalité adaptée, à moyen et long termes », martèle Jacques Camus. « On n’a pas senti, hier, dans les propos de Philippe Martin (le ministre de l’environnement) une vision désembuée de l’avenir. Il s’est contenté de célébrer un jour sans lendemain. »   »La démonstration est faite pour Paris que la population est prête à accepter une telle initiative sans trop regimber, en dehors des habituels lobbys à quatre roues. Les esprits ont évolué depuis 1997″, estime Jean-Michel Helvig (La République des Pyrénées). « On veut croire que cela incitera les gouvernants…à avoir enfin le courage d’engager une vraie politique visant à réduire drastiquement les émissions atmosphériques de particules fines cancérigènes, en s’attaquant à la +diésélisation+ du parc automobile, mais aussi à d’autres causes comme le chauffage au bois et au fioul et le fonctionnement de certaines industries. L’expérience parisienne d’hier aura alors été une utile répétition générale. »

 

Gouvernement: Batho dénonce un jugement de cour

Gouvernement: Batho dénonce un jugement de cour

 

Batho réagit encore à son licenciement sans ménagement du gouvernement ; Victime de l’oligarchie énarchique liée à la finances, victime aussi de la monarchie républicaine «  moi, je »), Batho se réveille sur la réalité du pouvoir actuel. Ses propos pourraient être ceux de l’opposition ou tout simplement du français moyen. « Malheureusement, depuis le 2 juillet, la preuve a été faite qu’il n’y a pas de jurisprudence Batho dans la gestion du gouvernement. J’ai en quelque sorte bénéficié d’un traitement de défaveur », a déclaré l’ex-ministre de l’Ecologie lors d’un pique-nique avec des sympathisants socialistes à Azay-le-Brûlé (Deux-Sèvres)   »Je le dénonce parce que j’y vois un problème de hiérarchie des valeurs lorsqu’il faut trois mois pour démissionner un ministre du Budget suspecté de fraude fiscale et moins de trois heures pour limoger la ministre le l’Ecologie qui dit la vérité sur le budget de son ministère », a déclaré la députée des Deux-Sèvres, émue, lors d’un discours d’une dizaine de minutes.  L’élue a aussi estimé avoir fait l’objet d’un « jugement de cour », reprenant en souriant la fable de La Fontaine: « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».  Elle pense avoir déplu parce qu’elle a « défendu une conception de l?État fort face à un certain nombre d?intérêts particuliers et face à certaines puissances économiques ».   »La transition énergétique, malheureusement, n’est pas compatible avec la rigueur », a dit Delphine Batho qui s’est déclarée « pour le redressement des comptes publics sans sacrifier l’avenir ».   »J’ai dit ce que tout le monde pense. J’ai dit ce que disent les ministres en privé. Beaucoup de gens ont le sentiment de ne pas être entendus. Aujourd’hui, je ne me sens pas seule », a-t-elle lancé.   »Il y a un an, on était dans l’enthousiasme du lendemain des victoires électorales. Je ne veux pas qu’on soit aujourd’hui dans le temps des déceptions et désillusions parce je sais qui pourrait en profiter, et en profite déjà, en particulier en milieu rural », a affirmé Delphine Batho.  Mme Batho a ajouté qu’elle entendait « continuer (son) travail dans la seconde circonscription des Deux-Sèvres et à l’Assemblée nationale dans la majorité » et « continuer à se faire entendre dans la vie politique nationale ».

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Cahuzac : celui qui l’a dénoncé en prison

Cahuzac : celui qui l’a dénoncé en prison

 

Pierre Condamin-Gerbier, ex-cadre de la banque suisse Reyl & Cie et témoin-clé dans l’enquête sur l’affaire Jérôme Cahuzac, du nom de l’ancien ministre du Budget français soupçonné de fraude fiscale, a été arrêté en Suisse, a annoncé samedi le ministère public de la Confédération helvétique. Pierre Condamin-Gerbier a été arrêté 5 juillet et « se trouve actuellement en détention préventive« , a précisé dans un mail envoyé à l’AFP le parquet suisse qui « a ordonné l’ouverture d’une instruction pénale » à son encontre. Selon les sites internet du Point et de la Tribune de Genève, son arrestation est intervenue peu après son retour de France, après son audition par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur d’éventuels dysfonctionnements du gouvernement dans le dossier d’évasion fiscale de l’ancien ministre du Budget. Pierre Condamin-Gerbier avait annoncé le 3 juillet devant la commission avoir transmis à la justice une liste d’hommes politiques français détenant un compte en Suisse. Le Point.fr écrit que l’ancien employé de la banque privée Reyl & Cie, qui abritait le compte de Jérôme Cahuzac, a été interpellé à Saint-Prex, dans le canton de Vaud, où il réside, le 5 juillet et que sa détention provisoire a été prolongée quatre jours plus tard. Le ministère public de la Confédération a confirmé l’information à la Tribune de Genève, qui indique que Pierre Condamin-Gerbier « est en détention préventive et une instruction pénale a été ouverte contre lui« . « On l’accuse en particulier de ‘service de renseignement économique’, autrement dit d’avoir transmis à des tiers des données bancaires« , indique le journal. Dans un communiqué diffusé samedi, la banque Reyl & Cie annonce avoir déposé une plainte contre Pierre Condamin-Gerbier pour vol, falsification de document et violation du secret professionnel et commercial.  »Les nombreuses déclarations mensongères maintenues en dépit des démentis catégoriques de la Banque, la falsification d’un mémorandum interne de Reyl Private Office, et sa remise à un média français, n’ont laissé d’autre choix à la Banque que de sortir de sa réserve et d’agir à l’encontre de Pierre Condamin-Gerbier« , indique l’établissement. La banque suisse Reyl & Cie a réaffirmé la semaine passée qu’elle ne comptait aucun homme politique français parmi ses clients.

 

Peyrelevade dénonce les « mensonges » de Tapie

Peyrelevade dénonce les « mensonges » de Tapie

L’ancien patron du Crédit Lyonnais a contesté les déclarations de Bernard Tapie hier soir sur France 2. Il a parlé de « mensonges » en s’appuyant notamment sur l’arrêt rendu par la Cour de cassation en 2006.  Jean Peyrelevade était le patron du Crédit Lyonnais de 1993 à 2003, il a donc suivi de près tous les épisodes d’une affaire commencée avant son arrivée à la tête de ce groupe. Et ce lundi soir, il a trouvé Bernard Tapie « peu convaincant« . Et il s’explique : « Je ne pense pas que les cris, la fureur, les emportements puissent tenir lieu d’argumentation, l’histoire qu’il raconte est toujours la même ». « Il n’avait pas la capacité de payer ses dettes » Et Jean Peyrelevade de parler d’une « très belle légende », et de « mensonges » dont le premier est à l’origine de l’affaire. « A-t-il été volé ? La réponse est non » assure l’ancien patron du Crédit Lyonnais qui s’appuie sur l’arrêt rendu en 2006 par la Cour de cassation : « C’est un mensonge. Je n’arrête pas de le répéter et la légende est là. Au moment de la session d’Adidas, monsieur Tapie est incapable de rembourser ses dettes. En fait, il est en état de cessation de paiement. Il se sert de la politique dans une situation où il n’avait pas la capacité de payer ses dettes ». « On a habillé la vente d’Adidas pour sauver le soldat Tapie » Et l’ancien patron du Crédit Lyonnais d’exprimer un regret. Celui que la banque dans cette situation n’ait pas suivi la procédure normale, c’est-à-dire saisir le tribunal de commerce : »On aurait dû faire cela dés le début 1993. Au lieu de cela, on a habillé la vente d’Adidas pour sauver le soldat Tapie et dans des conditions telles que le Crédit Lyonnais gardait tous les risques. »

Austérité : Montebourg à défaut d’agir dénonce ; il parle à qui, à Hollande ?

Austérité : Montebourg à défaut d’agir dénonce ; il parle à qui,  à Hollande ?

Montebourg dénonce encore et encore. Cette fois le fétichisme des 3% de déficit public ; pourtant à Bercy théoriquement c’est lui le patron avec Moscovici. Montebourg a sans doute oublié qu’il n’est plus dans l’opposition mais au gouvernement. Même chose pour le chômage, il dénonce mais concrètement, il faiat quoi ?  Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a  donc dénoncé vendredi le « fétichisme des 3% » de déficit public maximum fixé par le Pacte de stabilité et estimé que la croissance en Europe était étouffée par « l’obsession des comptes publics » et les plans d’austérité. »Nous ne pouvons pas laisser la moitié de l’Union européenne s’enfoncer pour cause de fétichisme des 3%, que d’ailleurs aucun des pays – à part deux ou trois marginaux et d’ailleurs petits – n’ont jamais respecté en période de croissance », a lancé le ministre. « Pourquoi faudrait-il le mettre en œuvre en période de crise ? », a-t-il ajouté, intervenant en clôture d’un colloque consacré à l’économiste Jean-Paul Fitoussi à l’Institut d’études politiques de Paris.  Evoquant la croissance, présente « partout dans le monde » mais « pas en Europe », il a dit craindre « que nous l’étouffions par l’obsession univoque des comptes publics, de la dette publique, qui pourtant doit être réglée ».   »Nous l’étouffons en multipliant les plans d’austérité qui empêchent la reprise », a ajouté M. Montebourg.  Or selon lui, « la fin de l’austérité doit être programmée, ce qui n’enlève rien à notre politique du sérieux budgétaire ».  En matière monétaire, le ministre du Redressement productif souhaite « amener la Banque centrale européenne à prendre des positions nouvelles ». « Nous n’échapperons pas, comme le fait la Banque du Japon, la Banque d’Angleterre, la Federal Reserve Bank, à des politiques accommodantes qui permettent de résoudre une partie du poids de la dette », a-t-il affirmé.  Il a appelé à une « réorientation économique de l’Union européenne: la préférence non pas pour le chômage, mais pour la croissance, la préférence pour la renaissance industrielle et de l’économie plutôt que du rétablissement des comptes publics ».

Affaire Cahuzac : Rémy Garnier dénonce l’administration fiscale

Affaire Cahuzac : Rémy Garnier dénonce l’administration fiscale

Le vérificateur fiscal lot-et-garonnais a donné une leçon de dignité, de courage et de ténacité aux députés de la commission Cahuzac, mercredi On n’entendait plus une mouche voler hier soir à l’issue de la déposition de Rémy Garnier devant la commission d’enquête « Cahuzac » à l’Assemblée. Accueilli par des sourires condescendants à droite et par des yeux revolvers à gauche, le vérificateur fiscal lot-et-garonnais a finalement donné une petite leçon de dignité, de courage et de professionnalisme à la représentation nationale, hier. Ni le président de la commission, le centriste Charles de Courson, ni son rapporteur, le socialiste Alain Claeys, n’avaient le cœur à rire au terme de son réquisitoire implacable. Quand les députés s’attendaient à entendre un fonctionnaire tatillon et aveuglé par sa soif de « vengeance » contre Jérôme Cahuzac, ils sont tombés sur un homme sans haine, droit dans ses bottes et tenace comme un fox-terrier.  Loin de Cahuzac, l’essentiel du discours de Rémy Garnier a consisté à démontrer les lâchetés et déviances de l’administration fiscale comme d’une partie de la justice. « La justice à Agen, c’était Outreau-sur-Garonne » a-t-il lâché hier, arguments à l’appui. « Mon destin m’a valu de croiser Jérôme Cahuzac trois fois. En 1999, dans le cadre de la vérification fiscale de la coopérative France-Prune qui a marqué le début de mes ennuis avec mon administration. Je ne lui en ai jamais voulu à lui. Il était dans son rôle de député à l’époque. Puis en 2008, lorsque j’ai rédigé un mémoire avertissant ma hiérarchie de son probable compte en Suisse. Là, c’est moi qui étais dans mon rôle. Et une seule fois physiquement, en octobre 2012, lorsque je suis venu demander réparation au ministre du Budget pour tous les torts, finalement reconnus par la justice, qui m’avaient été faits durant ces années. Cela ne m’a pas porté chance de croiser trois fois Jérôme Cahuzac. À lui non plus d’ailleurs », a-t-il résumé. Non sans humour.  Absorbés à confondre le « délateur » qu’ils pensaient avoir devant eux, les députés n’ont pas pensé à lui demander comment il aurait reçu en novembre 2012 le journaliste de Mediapart et les enquêteurs privés engagés par Patricia Cahuzac contre son mari, si ce dernier avait lavé son honneur comme il le souhaitait lors de leur rencontre du 26 octobre 2012. « Ce jour-là, Jérôme Cahuzac m’a beaucoup déçu. Il m’a expliqué que la justice me donnerait finalement raison. Mais qu’il n’interviendrait pas pour me réhabiliter, pour une question d’honneur. Je m’attendais à ce qu’il me parle de mon mémoire mentionnant son compte suisse. Je suis convaincu que s’il en avait été au courant, il l’aurait évoqué. Même lui a été enfumé par sa propre administration sur sa situation. Une administration dont l’étonnement n’a pas cessé de m’étonner après les révélations de Mediapart. En regard de cette administration, Cahuzac est tout à fait sympathique. Lui au moins a avoué et demandé pardon. » Pressé de questions, Rémy Garnier a lâché quelques perles hier. « Les privés qui enquêtaient sur lui pour Patricia Cahuzac voulaient savoir s’il avait eu une relation avec Florence Parly, si son fils lui ressemblait ! Ils faisaient fausse route avec moi. Ces privés se disaient eux-mêmes filochés par d’autres, agissant pour des laboratoires pharmaceutiques. Des labos dont ils m’ont montré une liste. Cahuzac avait touché 1,5 million d’euros de leur part selon eux. » À une députée PS s’étonnant de sa proximité avec Me Gonelle, Rémy Garnier a répondu : « Politiquement, je suis aux antipodes de l’ancien député-maire RPR de Villeneuve. Je suis un militant CGT. Mais on peut ne pas être du même bord et partager le même respect de la loi et de la République, ne croyez-vous pas ? » D’où le silence des parlementaires, à la fin.

L’Allemagne dénonce aussi les salaires des fonctionnaires européens

L’Allemagne dénonce aussi les salaires des fonctionnaires européens

 «4.365 fonctionnaires européens gagnent plus d’argent que la chancelière », Cette révélation publiée lundi par le quotidien allemand Die Welt  a blessé les fonctionnaires européens. Habitués à être vilipendés par la presse tabloid britannique, ils se demandent pourquoi le coup part cette fois de Berlin. Et d’un quotidien réputé sérieux et conservateur. Piqué au vif, le porte-parole du Commissaire en charge de l’Administration, Maros Sefcovic a ainsi répliqué qu’aucun fonctionnaire ne gagnait davantage qu’Angela Merkel, dont le revenu mensuel est évalué à 21.000 euros. Seuls les Commissaires européens perçoivent un salaire équivalent, et même supérieur (plus de 23.000 euros) pour les présidents de la Commission, du Conseil, du Parlement et la haute représentante aux affaires extérieures.  Accusés par le premier ministre britannique David Cameron de vivre « dans un monde parallèle », les fonctionnaires européens ont pourtant consentis des efforts pour se mettre au diapason de l’austérité avec une chute de leur pouvoir d’achat de 7,6 % entre 2004 et 2011. En outre, depuis une réforme menée en 2004, avec une baisse de quelque 20% des salaires de début et de fin de carrière, la carrière européenne a perdu du lustre. La Commission européenne propose de la compléter par d’importantes mesures d’économies sur les cinq prochaines années : diminution de 5% du personnel, augmentation de la durée du travail de 37 à 40 heures hebdomadaire sans compensation salariale, relèvement de l’âge de la retraite de 63 à 65 ans, baisse sensible des salaires pour certaines fonctions. Toutes ces propositions représentent un milliard d’économies sur sept ans. Mais les gouvernements des Vingt-Sept réclament encore davantage de sacrifices. David Cameron en a fait son cheval de bataille.  Reste que les salaires de l’administration représentent à peine 3 % du budget de l’Union. Aussi hors démagogie, les seules possibilités de réellement diminuer les frais de fonctionnement européens portent sur l’élimination du double siège du Parlement européen (Bruxelles et Strasbourg) ou un abandon des frais de traduction dans les 23 langues officielles de l’Union ; toujours est-il que le nombre de fonctionnaires (55 000) donnent des armes à Londres et à Berlin pour dénoncer les gâchis financiers

 

Marini (Sénat) dénonce les gâchis financiers de l’Europe

Marini (Sénat) dénonce les gâchis financiers de l’Europe

 

Marini dénonce le gâchis financier de la commission européenne qui pourtant impose la rigueur la plus dure aux Etas et surtout aux peuples. Alors que François Hollande a déclaré, dimanche que les conditions « n’étaient pas encore réunies » pour un accord sur le budget européen, Philippe Marini, le président de la Commission des finances du Sénat, a vivement réagi, au micro de BFM Business. Invité du Grand journal lundi 4 février, le sénateur-maire UMP de Compiègne s’est montré très critique envers les nouvelles dépenses envisagées: « la semaine dernière, j’étais à Bruxelles, a-t-il commenté. Qu’ai-je entendu à propos de ce budget européen? Une espèce de délire dépensier et clientéliste qui serait digne de n’importe quelle assemblée locale. C’était absolument extraordinaire! C’était à qui, entre le Commission, et les élus des Etats, demanderait plus de dépenses publiques. Financées par qui? Naturellement par le contribuable !« Il a ensuite poursuivi son attaque en règle: « je pense que l’Europe qui prêche la rigueur devrait aussi s’appliquer une certaine rigueur pour son propre budget, lorsque l’on voit que l’Union européenne voudrait faire voter des dépenses d’administration en hausse de 25%, que la politique étrangère commune représenterait entre 60 et 70 milliards d’euros pour la période de la programmation, et que l’on n’est prêt à aucun sacrifice sur les fonds structurels. Alors que sur la période précédente, il y avait 55 milliards de ces fonds qui étaient inutilisés et qu’il a fallu réaffecter« .

 

Tunnel Lyon-Turin ; Bruxelles dénonce les contradictions de la France et de l’Italie

Tunnel Lyon-Turin ; Bruxelles dénonce les contradictions de la France et de l’Italie

 

 

Dun coté, la France et l’Italie demandent  un financement européen à hauteur de 40% pour ce projet discutable ; de l’autre, elles ont fait rogner le budget européen prévu à cet effet pour l’affecter à l’agriculture. La cohérence habituelle des pays latins ! La Commission européenne a invité mardi les dirigeants français et italien à défendre ses demandes de fonds pour les grands projets d’infrastructures dans le budget 2014-2020 afin de pouvoir cofinancer la liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin.   »Un cofinancement de 40% pourrait venir du budget européen, mais cela dépend d’un soutien très fort des dirigeants français et italien pour le +Connecting Europe Facility+ » (le mécanisme européen d’interconnections dans les Transports, l’énergie et les télécommunications), a averti Helen Kearns, porte-parole du commissaire aux Transports, Siim Kallas.   »Il s’agit d’un fonds très important qui est sur la table comme partie inhérente du budget pour la période 2014-2020 pour financer des infrastructures clé en Europe », a-t-elle rappelé.  La Commission a demandé de doter cette initiative de 40 milliards d’euros sur la période, dont 15,5 milliards pour les grands projets d’infrastructures.  L’enveloppe a été amputée de 9 milliards d’euros au fil des projets de compromis présentés par le président du conseil européen, Herman Van Rompuy, lors du sommet sur le budget en novembre. Mais les coupes opérées dans les demandes de la Commission ont été jugées insuffisantes par plusieurs Etats.  La dotation demandée pour les actions pour la croissance et l’emploi, dans laquelle est intégré le mécanisme pour les interconnections, devrait encore servir de variable pour tenter d’arracher un accord lors du prochain sommet prévu au début de l’année 2013, ont indiqué à l’AFP plusieurs négociateurs.  La France et l’Italie portent une grande responsabilité dans ces coupes, car ils ont réclamé l’affectation d’une partie des fonds retirés aux actions pour la croissance à l’enveloppe destinées à financer les aides directes à l’agriculture, dont ces deux pays sont les principaux bénéficiaires.  Le président français François Hollande et le chef du gouvernement italien Mario Monti ont confirmé lundi le lancement du projet controversé de liaison ferroviaire à grande vitesse (LGV) Lyon-Turin, sans toutefois lever l’obstacle de son financement qui requiert une importante contribution européenne.  Le budget européen peut théoriquement financer 40% des 8,5 milliards d’euros que coûtera la construction d’un tunnel transalpin de 57 km, soit 3,4 milliards. L’Italie prend à sa charge 2,9 milliards et la France 2,2.

 

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