Archive pour le Tag 'd’énergie'

Politique d’énergie en Allemagne : le nucléaire, le chatbon et maintenant le gaz russe !

Politique d’énergie en Allemagne : le nucléaire, le charbon et maintenant le gaz russe  !

Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir en Allemagne pour mettre en œuvre une politique énergétique moins productrice de carbone en Allemagne. En effet pour des raisons essentiellement d’alliances politiques avec les écolos l’Allemagne est passée brutalement de l’arrêt du nucléaire,  au développement très polluant des centrales à charbon et maintenant des centrales à gaz russe plus rouge que vert. Le pire c’est que l’Allemagne tente de faire admettre par l’union économique que le gaz russe est plus vert sur le plan du carbone que le nucléaire français qui n’en produit pas du tout.

 

Aujourd’hui, c’est plutôt la dépendance allemande au gaz fossile importé de Russie qui persiste, et qui ne devrait pas faiblir avec la prochaine mise en route du gazoduc géant Nord Stream 2 (même si l’Allemagne a pour l’heure suspendu le processus de certification). Déjà en service depuis plusieurs années, le premier projet Nord Stream 1, qui passe sous la Baltique, assure déjà à lui seul les deux tiers des approvisionnements gaziers outre-Rhin.

Non seulement l’Allemagne n’est pas prête d’atteindre ses propres objectifs climats mais elle s’oppose au développement du nucléaire français pour des raisons commerciales. L’enjeu est en effet d’empêcher la France de devenir une puissance industrielle mondiale et de développer sa technologie et ses échanges.

L’Allemagne va donc continuer d’entretenir sa double dépendance énergétique et politique au gaz russe. Ni très écolo, ni très heureux sur le plan géostratégique.

 

Permettre un suivi des réelles économies d’énergie

Permettre un suivi des réelles  économies d’énergie 

Après l’audit de la Cour des comptes sur le financement des travaux d’économie d’énergie, rendu public en octobre, l’entrepreneur Henri de Noblens ,Président de la start-up Homeys, note, dans une tribune au « Monde », que le bâtiment totalise presque la moitié de la consommation énergétique de la France.

 

Tribune.

 

 La relance post-Covid-19 est verte, et c’est une excellente nouvelle. Les aides pour la rénovation énergétique des bâtiments remportent un fort succès avec presque 580 000 dossiers déposés depuis un an pour MaPrimeRénov’ et l’on ne peut que s’en féliciter tant il y a urgence à rénover les bâtiments si l’on souhaite combattre efficacement le réchauffement climatique.

Pour rappel, le bâtiment, c’est presque la moitié de la consommation énergétique du pays et plus de 30 % des émissions de gaz à effet de serre. Et puis la rénovation énergétique est un grand pourvoyeur d’emplois sur un spectre qui va de l’industrie des matériaux de construction aux artisans du bâtiment.

Malgré ces bons chiffres, les données publiées par l’Observatoire climat-énergie montrent que les émissions du bâtiment sont encore presque 15 % supérieures aux objectifs fixés et la Cour des comptes, dans un audit flash daté du début d’octobre, pointe que l’efficacité énergétique des travaux financés par les aides n’est pas connue.

Le constat est là : malgré les budgets importants consacrés à la rénovation énergétique –l’Etat dépense presque 4 milliards d’euros par an sur ce sujet –, l’efficacité réelle des politiques publiques menées dans le bâtiment en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre est trop peu mesurée.

Sans doute l’idée que ces budgets importants contribuent à créer des emplois et sortent des centaines de milliers de ménages tous les ans de la précarité énergétique n’y est pas pour rien. Il devient cependant important de s’assurer rapidement qu’un euro dépensé pour la rénovation énergétique des

Presque tous les barèmes d’aides à la rénovation énergétique sont fondés sur la réalisation d’économies d’énergie théoriques et non réelles. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a bien défini des gains standards par type de travaux, mais ces gains sont théoriques et ne sont pas vérifiés après la réalisation des travaux dans la majorité des cas.

On finance donc aujourd’hui des économies d’énergie théoriques qui pourraient n’avoir qu’un impact théorique sur la réduction des émissions de dioxyde de carbone.

Il est grand temps d’agir pour accélérer le suivi des économies d’énergie réelles afin de flécher au mieux les budgets importants qui sont alloués à la rénovation énergétique et de maximiser leur impact. Maintenant que les compteurs communicants, Linky en tête, sont déployés sur quasiment tout le territoire, il s’agit simplement de collecter ces données et de les analyser pour mesurer l’efficacité réelle des travaux de rénovation énergétique et leur impact sur la planète.

Tesla: » oui aux bitcoins produits « avec 50% d’énergie propre » !!!

Tesla: » oui aux bitcoins produits « avec 50% d’énergie propre » !!!

 

  • Nouveau changement de discours du patron de Tesla, Musk. Ce dernier avait d’abord servi la cause du bitcoinsen indiquant que son entreprise avait investi environ  1,7 milliards, cet dans cette cryptomonnaiee. Ensuite il avait proprement démoli le bitcoins, ce qui avait notamment provoqué un phénomène important de baisse. Maintenant, il se ravise et déclare qu’à nouveau l’entreprise pourrait accepter les bitcoins à condition qu’ils soient produits par au moins 50 % énergie propre. Autant dire des bitcoins à moitié verts. En réalité forcément gris voir totalement noir car qui ira voir dans quelles conditions sont produits ces bitcoins dans la mesure où la plupart d’ailleurs sont extraits en Chine pays où les énergies polluantes dominent notamment le charbon.

« Lorsqu’il sera confirmé que les mineurs (de bitcoin) utilisent une quantité raisonnable d’énergie propre (environ 50%) avec une tendance à l’amélioration, Tesla recommencera à autoriser les transactions en bitcoins », a écrit le multi-milliardaire sur son compte Twitter dimanche.

La revue scientifique Nature a récemment publié une étude montrant que les « mines » de bitcoins en Chine, qui alimentent près de 80% du commerce mondial de cryptomonnaies et fonctionnent en partie grâce à des centrales à charbon, risquent de compromettre les objectifs climatiques du pays.

L’homme d’affaires réagissait dimanche à un article évoquant la possibilité qu’avec ses tweets, qui font régulièrement bouger la valeur du bitcoin dans un sens ou dans l’autre, il manipule les cours du marché au bénéfice de son entreprise.

Coronavirus : baisse consommation mondiale d’énergie

 Coronavirus : baisse  consommation mondiale d’énergie

La crise sanitaire a mécaniquement provoqué une réduction sans précédent de la consommation mondiale d’énergie. Mais le fait le plus significatif est sans doute l’installation de tendances structurelles de consommation. Le résultat d’une modification assez durable du rapport de l’usager notamment à la mobilité.

Selon l’agence internationale de l’énergie, la demande mondiale d’énergie doit baisser de 5% en 2020 par rapport à 2019. Cette baisse devrait être plus ou moins marquée selon les combustibles, mais touche davantage les énergies fossiles. La consommation de pétrole, fortement pénalisée par la quasi mise à l’arrêt du trafic aérien, doit chuter de 8% cette année. Celle du charbon de 7% par rapport à 2019.

Le déclin pour le gaz naturel est moins marqué avec une demande en recul de 3%. Même tendance pour la demande d’électricité, avec une baisse attendue de 2% tandis que seules les énergies renouvelables affichent une légère croissance.

Les fournisseurs d’énergie alternative veulent davantage d’électricité nucléaire….. à bas prix !

Les fournisseurs d’énergie alternative veulent davantage  d’électricité nucléaire…à bas prix

 

Les fournisseurs d’électricité dite alternative paradoxalement demandent de faire jouer une clause qui leur permettra d’acheter de l’électricité nucléaire à bas prix à EDF.

Un  dispositif d’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh) permet aux fournisseurs dits alternatifs de s’approvisionner en électricité nucléaire auprès d’EDF à un prix préalablement fixé.

Les concurrents d’EDF dans la distribution d’électricité peuvent ainsi lui acheter jusqu’à 100 terawatts/heure (TWh) sur une année, soit environ un quart de sa production nucléaire, au prix de 42 euros par mégawats/heure (MWh). Pour l’avenir il s vaudraient acheter la totalité de la production. Notons que pour la distribution le réseau véhicule surtout de l’énergie nucléaire.

Depuis, l’épidémie de Covid-19 et les mesures de confinement décidées pour tenter d’enrayer la propagation de la maladie ont provoqué une chute d’environ 15% de la demande d’électricité en France, selon RTE, le gestionnaire du réseau national de transport d’électricité.

Les prix de gros sont désormais loin des 42 euros/MWh payés par les fournisseurs alternatifs dans le cadre de l’Arenh.

Lundi matin, le contrat de base pour livraison en juin se négociait sur le marché à 20,40 euros/MWh tandis que le contrat pour le troisième trimestre se traitait à 26,20 euros/MWh.

Les fournisseurs alternatifs ne veulent plus de cette électricité à 42/MWh qui les arrangent quand les cours mondiaux était hauts, ils veulenent désormais des prix plus bas.

“Le marché s’est complètement effondré”, a dit l’une des sources à Reuters. Selon cet expert du marché français de l’électricité, il s’agit d’une situation exceptionnelle qui, si elle n’est pas traitée comme telle, pourrait briser les principes de l’Arenh dont l’objectif est de garantir une équité commerciale entre EDF et ses concurrents.

“Cela représente une perte colossale pour les fournisseurs alternatifs alors que leur concurrent (la division commerciale d’EDF-NDLR) n’aura pas à subir la même chose. C’est une forte distorsion du marché”, a dit cette source.

EDF réclame depuis des années aux gouvernements successifs l’abandon de ce dispositif de régulation qu’il juge trop à l’avantage de ses concurrents, lesquels y ont recours quand les prix de gros sont élevés mais se tournent vers le marché quand les prix sont bas.

Politique énergétique : recul sur le nucléaire et les économies d’énergie

Politique  énergétique : recul sur le nucléaire et les économies d’énergie

 

 

Comme il fallait s’y attendre le document d’orientation mis en ligne par le gouvernement dans la perspective de définition de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) recule sur de nombreux points notamment sur  le nucléaire.  Pendant le mandat de Macron, seule la centrale de Fessenheim pourrait être fermée. Cette fermeture sera largement compensée par l’EPR de Flamanville. Les autres suppressions sont reportées en 2028 (deux réacteurs) et éventuellement d’un autre en 2026 en fonction du contexte ! En fait pour réduire réellement la part du nucléaire le pouvoir renvoie la responsabilité après 2022. Notons aussi que Macron a annoncé de possibles décisions pour deux nouveaux réacteurs de la filière EPR en 2021. Officiellement on décale l’objectif de réduction de la part de du nucléaire à 50 % non pas en 20 25 mai en 2035. Mais compte tenu de ce qui a déjà été évoqué cette date de 2035 paraît déjà illusoire. L’autre recul concerne la réduction de la consommation d’énergie. . Alors que la loi de 2015 visait un recul de 20% d’ici 2030, le gouvernement ne table plus que sur une baisse de 17%. En résumé, la part du nucléaire devrait reculer beaucoup moins que prévu, de même que les économies d’énergie. Enfin on mettra la pédale douce sur les synergies alternatives pour privilégier seulement les moins coûteuses (le conseil d’analyse économique, institution qui éclaire le premier ministre, avait ces jours derniers mis en cause le coût des éoliennes). Peut-être pour rééquilibrer ces reculs qui ne seront pas très appréciés par les écolos, on prévoit cependant de supprimer quatre centrales au charbon. Le texte vise les centrales fonctionnant « exclusivement au charbon », laissant la porte ouverte à des projets de reconversion intégrant de la biomasse. Ce dernier point inquiète les ONG de défense de l’environnement, par ailleurs très critiques sur plusieurs aspects du texte. « Les reculs ne concernent pas seulement l’objectif de 50% de nucléaire mais aussi celui sur la baisse de la consommation d’énergie », regrette Morgane Creach, directrice du Réseau Action Climat.

 




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