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Dénatalité : la politique familiale responsable

Dénatalité : la politique familiale responsable

Il est clair que les atteintes régulières à la politique familiale notamment de Hollande mais aussi de certains de ses prédécesseurs ont porté un rude coup à ce qui constituait  un atout du pays à savoir la dynamique en matière de natalité. Gérard-François DUMONT , Professeur à la Sorbonne-Paris IV ,évoque les facteurs explicatifs de la baisse démographique. Parmi eux les trop grandes incertitudes économiques qui interrogent des familles sur les perspectives professionnelles des enfants.,L’auteur a notamment publié «Géographie des populations. Concepts, dynamiques, prospectives» (Armand Colin, 2018).

 

Pendant longtemps la natalité dynamique constituée un atout du pays mais la fécondité actuelle ne suffit pas à renouveler la population. r. L’indice de fécondité décline en effet depuis maintenant quatre ans. La population ralentit : l’écart entre naissances et décès n’a jamais été aussi faible depuis l’après-guerre.

L’érosion de la fécondité a une cause macroéconomique. Comme dans toute l’Europe, la natalité s’est nettement infléchie depuis la profonde récession de 2009. Quand l’horizon s’abaisse, cela n’encourage guère à faire des enfants. Et cet effet se prolonge sans doute dans une France anxieuse. Mais ce n’est pas la seule explication. Les transformations du marché du travail font craindre à beaucoup de Français un avenir moins brillant pour eux et leur descendance. Et peut-être que la prise de conscience d’une planète aux ressources limitées commence-t-elle à peser sur le choix essentiel d’avoir un enfant – ou non. L’autre élément qui a pesé lourdement et le rabotage régulier notamment sous Hollande de la politique familiale. Gérard Dumont confirme que la crise du qu’au vide n’a pas amélioré la situation bien au contraire. Interview le Figaro

 

La baisse des naissances observée en janvier en France, mais aussi dans la plupart des pays européens, est-elle liée à la crise du Covid 19? Le confinement ne laissait-il pas espérer un «baby-boom»?

Gérard-François DUMONT. - Avec la pandémie, la baisse des naissances était inéluctable. Elle a contraint à repousser certains mariages programmés et une première naissance a parfois été retardée. En outre la fermeture de nombreux lieux de sociabilité a signifié une très forte diminution des possibilités de rencontre, de mise en couple et donc de projets parentaux. Par ailleurs, la détérioration du marché de l’emploi a pu conduire à renoncer à des projets d’enfants en raison des incertitudes économiques.




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