Archive pour le Tag 'd’emploi'

Faute d’emploi, sanctionner plus durement les chômeurs

Faute  d’emploi, sanctionner plus durement les chômeurs

C’est le paradoxe, alors que l’économie se tasse sérieusement au point même de se contracter  en fin d’année 2018, le gouvernement a décidé de sanctionner les chômeurs. En clair alors que l’emploi stagne voir même se rétracte, le gouvernement choisit la pédagogie du bâton pour taper ceux  qui sont à la recherche d’un emploi. Avec évidemment toujours le même faux argument : à savoir qu’il existerait 300 000 emplois vacants. En fait une vacance provisoire et structurelle qui correspond à des mises à la retraite, à des démissions ou à des problèmes de santé. Pas de quoi évidemment offrir une perspective au plus de 5 millions de chômeurs. Certes il existe certains abus qui ont été chiffrés entre 0,4 et 0,8 % mais les autres chômeurs sont déjà suffisamment punis d’être privés d’emploi sans qu’il soit nécessaire de renforcer l’arsenal de répressions et d’humiliations.  En attendant les résultats de la négociation relative à l’Unedic et surtout une éventuelle reprise économique, le pouvoir vient de sortir un décret qui durcit les contrôles et les sanctions des chômeurs. Ce décret est plus dur que le barème présenté initialement par le ministère du Travail en mars 2018. Jusqu’à aujourd’hui, ne pas se rendre à un entretien à Pôle emploi pouvait entraîner deux mois de suspension des allocations-chômage quand ne pas justifier d’actes positifs de recherche d’emploi était sanctionné par deux semaines de radiation. Désormais, la non-présentation à un entretien peut être sanctionnée par un mois de suspension. Tout autre manquement important – essentiellement l’incapacité à justifier une recherche d’emploi mais aussi le refus d’une offre raisonnable d’emploi entraîne la suppression pure et simple des allocations pendant un mois au premier manquement, pendant deux mois au deuxième et quatre mois au troisième. Ce décret est plus dur que le barème présenté initialement par le ministère du Travail en mars 2018 (qui limitait à 15 jours la suspension pour non-présentation à un entretien), ce qui a agacé les syndicats. La réforme va même plus loin: le pouvoir de diminuer les allocations revient à Pôle emploi alors que l’agence ne pouvait auparavant que suspendre des droits, leur réduction étant aux mains des préfets. En outre, le gouvernement Philippe renforce une mesure lancée sous la précédente mandature: la création d’équipes dédiées au contrôle des demandeurs d’emploi, qui dépendaient auparavant de leurs conseillers eux-mêmes. Ces équipes dédiées passeront de 200 à 600 personnes d’ici à mi-2019, puis à 1000 d’ici à 2020. Selon une étude de Pôle emploi publiée fin août, 12 % des chômeurs montraient une «insuffisance de recherche d’emploi».

A défaut d’emploi, sanctionner plus durement les chômeurs

A défaut d’emploi, sanctionner plus durement les chômeurs

C’est le paradoxe, alors que l’économie se tasse sérieusement au point même de se contracter  en fin d’année 2018, le gouvernement a décidé de sanctionner les chômeurs. En clair alors que l’emploi stagne voir même se rétracte, le gouvernement choisit la pédagogie du bâton pour taper ceux  qui sont à la recherche d’un emploi. Avec évidemment toujours le même faux argument : à savoir qu’il existerait 300 000 emplois vacants. En fait une vacance provisoire et structurelle qui correspond à des mises à la retraite, à des démissions ou à des problèmes de santé. Pas de quoi évidemment offrir une perspective au plus de 5 millions de chômeurs. Certes il existe certains abus qui ont été chiffrés entre 0,4 et 0,8 % mais les autres chômeurs sont déjà suffisamment punis d’être privés d’emploi sans qu’il soit nécessaire de renforcer l’arsenal de répressions et d’humiliations.  En attendant les résultats de la négociation relative à l’Unedic et surtout une éventuelle reprise économique, le pouvoir vient de sortir un décret qui durcit les contrôles et les sanctions des chômeurs. Ce décret est plus dur que le barème présenté initialement par le ministère du Travail en mars 2018. Jusqu’à aujourd’hui, ne pas se rendre à un entretien à Pôle emploi pouvait entraîner deux mois de suspension des allocations-chômage quand ne pas justifier d’actes positifs de recherche d’emploi était sanctionné par deux semaines de radiation. Désormais, la non-présentation à un entretien peut être sanctionnée par un mois de suspension. Tout autre manquement important – essentiellement l’incapacité à justifier une recherche d’emploi mais aussi le refus d’une offre raisonnable d’emploi entraîne la suppression pure et simple des allocations pendant un mois au premier manquement, pendant deux mois au deuxième et quatre mois au troisième.

Ce décret est plus dur que le barème présenté initialement par le ministère du Travail en mars 2018 (qui limitait à 15 jours la suspension pour non-présentation à un entretien), ce qui a agacé les syndicats. La réforme va même plus loin: le pouvoir de diminuer les allocations revient à Pôle emploi alors que l’agence ne pouvait auparavant que suspendre des droits, leur réduction étant aux mains des préfets. En outre, le gouvernement Philippe renforce une mesure lancée sous la précédente mandature: la création d’équipes dédiées au contrôle des demandeurs d’emploi, qui dépendaient auparavant de leurs conseillers eux-mêmes. Ces équipes dédiées passeront de 200 à 600 personnes d’ici à mi-2019, puis à 1000 d’ici à 2020. Selon une étude de Pôle emploi publiée fin août, 12 % des chômeurs montraient une «insuffisance de recherche d’emploi».

Les 35 heures ne créent pas d’emploi (sondage)

Les 35 heures ne créent pas d’emploi (sondage)

Selon une étude Qapa.fr 71% des Français estiment que les 35 heures ne permettront «absolument pas la création de nouveaux emplois», Et seuls 29% pensent que la mesure peut être utile pour lutter contre le chômage. Ils sont même 39% en faveur de sa suppression. Hors  d’après le gouvernement les 35 heures auraient permis de créer environ 400 000 emplois. Un chiffre tout à fait approximatif et illusoire pour plusieurs raisons. Le premier est d’ordre méthodologique ;  ces évaluations sont toujours très discutables car on ne dispose pas d’une période de référence au même moment sans les 35 heures. Seconde remarque plus fondamentale il faudrait comparer la création immédiate d’emploi des 35 heures avec la masse de suppression que cela a généré pendant des années du fait d’une perte de productivité. Sans parler de la culture RTT qui s’est diffusée chez nombre de travailleurs y comprit les cadres. D’ailleurs globalement si les sondages montrent que les Français considèrent que les 35 heures n’ont pas créé d’emploi par contre ils ne semblent  pas prêts à revenir sur cette durée du travail. Même sils considèrent que c’est à chaque entreprise de la  fixer.  D’une certaine manière la génération RTT s’est imposée. Cette  mesure, ajoutée à toutes les autres (par exemple le poids de la fiscalité) a porté  atteinte à la compétitivité et a largement plombé la croissance du pays et favorisé aussi le chômage. 63% des Français affirment passer plus de 35 heures par semaine au travail, selon cette  étude Qapa.fr. Seuls 22% assurent être vraiment aux 35 heures, et 15% déclarent faire moins d’heures. Mais si les Français travaillent davantage, l’appât du gain ne serait pas leur première motivation puisque 49% déclarent travailler plus avant tout pour pouvoir terminer leurs objectifs, précise l’étude. Ils sont tout de même presque aussi nombreux (47%) à apprécier les heures supplémentaires et leur majoration. Une petite minorité (4%) admet cependant rester plus longtemps au travail pour faire acte de présence et plaire à sa hiérarchie.  Alors à qui profitent les 35 heures? «À personne!», répondent 28% des sondés. Seuls 21% pensent qu’elles sont favorables aux salariés, et 7% aux patrons. La polémique sur la durée légale du travail profiterait même davantage aux hommes politiques pour 26%. Plus important encore, 71% des Français estiment que les 35 heures ne permettront «absolument pas la création de nouveaux emplois», note l’étude. Et seuls 29% pensent que la mesure peut être utile pour lutter contre le chômage. Ils sont même 39% en faveur de sa suppression.  L’avenir des 35 heures semble donc bien sombre. Les Français ont tout de même quelques solutions. Ils demandent à 70% une concertation entre les salariés, les patrons et l’Etat. Et une meilleure application de la mesure. Pour la grande majorité (74%), la loi ne peut s’appliquer de façon identique à tous les secteurs. Une proposition en accord avec une étude CSA publiée en septembre qui chiffre à 71% le nombre de Français favorables à ce que les entreprises puissent «fixer librement le temps de travail, par accord avec leurs salariés

Offres d’emploi: des candidatures sans réponse

Offres d’emploi: des candidatures sans réponse

Signe sans doute de la crise, les candidatures à une offre d’emploi sont tellement nombreuses que beaucoup d’entreprises ne répondent pas aux demandeurs de cet emploi. On peut admettre que les entreprises soient débordées (des dizaines de réponses voire des centaines dans certains cas pour un seul emploi) mais Pôle emploi pourrait au moins suppléer les sociétés et se charger d’aviser les intéressés. Ce qui par parenthèse permettrait aussi à Pôle emploi de suivre un peu mieux les chômeurs. L’enquête, réalisée pour le site JOBaProximite, montre que 46% des sondés, qu’ils soient salariés, indépendants, étudiants ou demandeurs d’emploi, disent avoir régulièrement des réponses (4% de manière systématique et 42% souvent mais pas toujours) lorsqu’ils postulent, et ce qu’elles soient positives ou négatives.  Mais ils sont 47% à dire qu’ils en ont rarement et 6% jamais (1% étant sans opinion).  Chez les chômeurs, la proportion de candidats n’ayant pas de réponse grimpe à 72%, tandis qu’elle est de 51% pour les salariés ou de 50% pour les étudiants.  Par tranches d’âge, elle est de 57% chez les 50 ans et plus et de 43% pour les 25-34 ans.  Pour 78% des personnes interrogées à la recherche d’un poste, les entreprises ne répondent pas parce que « seuls les candidats retenus les intéressent », 39% estimant qu’elles n’ont pas le temps.  Lorsqu’une entreprise refuse leur candidature, 89% jugent pourtant important de connaître les raisons de cette décision. D’abord pour mieux comprendre ce qui leur fait encore défaut et s’améliorer (cité par 79% des sondés) et pour améliorer leur recherche d’emploi (62%).  Ils sont aussi 41% à y voir une question de respect et 17% une façon de garder le moral.

 

Chômage : bidouillage du nombre de chômeurs, mode d’emploi

Chômage : bidouillage du nombre de chomeurs, mode d’emploi

 

Grande victoire en octobre avec la baisse de 20 000 chômeurs sur plus de 3 millions.  En réalité, il s’agit du bidouillage des chiffres par Pôle emploi. La méthode est simple, il suffit de rayer sans raison les chômeurs ou de ne pas les inscrire. Première méthode, décourager les inscrits auxquels on ne propose rien pendant des mois et des années. Le chômeur qui ne peut prétendre à aucune indemnité se lasse et ne ‘s’inscrit plus. Seconde méthode la plus efficace celle-là, rayer les inscrits pour non actualisation à temps. Dès le lendemain de la date prévue le chômeur est radié. On peut aussi rayer des listes ceux qui ne répondent pas à des convocations qu’ils n’ont pas reçus. Enfin la radiation pour motifs administratifs, (52 000 en octobre en hausse de 50%), il suffit qu’un seul papier manque (et pas question d’envoyer une copie du fameux document par la poste ; il faut se présenter avec original dans la plupart des cas). °. Les différentes méthodes permettent d’éliminer ainsi de 100 à 200 000 chômeurs. Pas compliqué dans ces conditions que le nombre de chômeurs baisse de 20 000. Du coup nombre de chômeurs passent du Statut de pôle emploi à celui de RSA  En un an, le nombre de bénéficiaires du RSA a progressé de 4%. Il franchit la barre symbolique des deux millions de foyers, dont 1,55 million pour le RSA socle. Au total, la prestation touche 4,3 millions de personnes. La promesse d’une inversion du chômage est donc une fumisterie et le demeurera tant que la croissance ne repartira pas. C’est le cas en 2013 puisque le PIB progressera  de 0.1 à 0.2% et de 0.9% en 2014. Or il faut environ 0.8% pour stabiliser le chômage et de l’ordre de 1.5% pour retrouver une solde positif d’emplois. L’Insee qui, lui, compte les non inscrits prévoit d’ailleurs une montée du chômage à 11% en 2014.

Guéant : soupçons d’emploi fictif

Guéant : soupçons d’emploi fictif

 

Claude Guéant n’en finit plus d’alimenter la chronique. Une information judiciaire contre X a en effet été ouverte le 10 mai par le parquet de Nanterre sur des soupçons d’emploi fictif au cabinet de l’ancienne ministre du Logement Christine Boutin (2007-2009), et il serait directement impliqué. « Trois juges d’instruction ont été désignés dans le cadre d’une information judiciaire contre X pour détournement de fonds publics, complicité et recel », a indiqué le parquet de Nanterre à l’AFP. Cette information judiciaire fait suite à une enquête de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE). En 2008, Claude Guéant, qui occupait alors le poste de secrétaire général de l’Elysée, aurait favorisé l’embauche de Philippe Pemezec, maire UMP du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) au cabinet de Christine Boutin, alors ministre du Logement. Selon le Canard enchaîné, il aurait été recruté en tant que « chargé de mission pour l’accession sociale à la propriété ». Or, selon Le Monde, les travaux de Philippe Pemezec auraient été « peu concluants ».. La présidente du Parti chrétien démocrate, qui n’est plus élue, a pris l’habitude de réagir à l’actualité sur son compte Twitter. Elle a remis ça, jeudi : « Je confirme que ce recrutement m’a été imposé par le secrétaire général de l’Elysée en 2007″. Joint par l’AFP, l’avocat de Claude Guéant, a balayé tout soupçon de favoritisme. « M. Guéant a dirigé M. Pemezec auprès du ministère du Logement, seulement car il était spécialiste des questions de logement social », a assuré Me Jean-Yves Dupeux. Claude Guéant, déjà aux prises avec son affaire de tableaux et de virement jordanien, devra le prouver.

 




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